
On le croyait ennemi des confidences. Surprise: David Lynch signe son autobiographie, "Mon histoire vraie", publiée cette semaine en France. Le résultat? Un bouquin bizarre qui mêle anecdotes personnelles et apologie de la méditation transcendantale. Bienvenue dans le "mystère Lynch".
Il a réalisé les films les plus furieusement déconcertants du dernier quart de siècle. Bousculé la grammaire du cinéma. Plongé si profond dans les zones troubles de l’intériorité que ses fictions provoquent des chocs traumatiques intenses chez les spectateurs.
Pas de doute: de "Blue Velvet" à "Inland Empire" et de "Eraserhead" à "Mulholland Drive", David Lynch est bien l’un des cinéastes les plus inquiétants (et inventifs) de son temps. La publication en France de son autobiographie suscitait donc une attente à la hauteur du mystère qu’il incarne.
Des mérites inouïs de la méditation et de la sagesse…
Surprise ou pas? Fidèle à son art déstabilisateur, Lynch, dans ce petit bouquin de 150 pages composé de 82 chapitres lapidaires (deux heures de lecture suffisent pour liquider l’affaire), prend un malin plaisir à déjouer l’attente. A utiliser le "je" pour mieux se planquer. A aligner, avec un laconisme exemplaire, les remarques générales. But apparent: ne point trop en dire sur ses secrets personnels et la gestation de ses films.
Rédigé dans un style neutre, "Mon histoire vraie" vante essentiellement les mérites, inouïs selon son auteur, de la méditation transcendantale et de la sagesse intérieure. Quoi? L’auteur de "Twin Peaks", le cinéaste fasciné par les gouffres, le docteur ès fantasmes et névroses, serait un apôtre du recueillement et de la zénitude? Oui et ce n’est pas une blague.
La preuve: Lynch a créé une fondation pour un enseignement basé sur la conscience et la paix. Tout un programme. Logiquement, le livre abonde en remarques pédago et, on ne rit pas, en conseils de vie:
"Commencez à plonger en vous-même, activez cette béatitude. Accroissez votre bonheur et votre intuition. Appréciez la joie d’agir. Et vous rayonnerez paisiblement.
"Vos amis seront très, très contents de vous. Tout le monde aura envie de s’asseoir à côté de vous. Et les gens vous donneront de l’argent!"
Des fragments d'existence et des impressions
Entre manuel de l’hébétude ("Le sommeil, c’est vraiment important", assène Lynch à ses lecteurs insomniaques) et précipité de la sagesse ("Que chacun soit heureux. Que chacun soit à l’abri de la maladie. Que l’espoir soit partout. Que la souffrance épargne tout le monde. Paix."), "Mon histoire vraie", vaguement hallucinant, pousse l’art de la frustration dans ses ultimes retranchements.
L’auteur y consigne des fragments de son existence, y retrace quelques épisodes vécus lors de ses tournages, mais, refuse obstinément d’en dire plus. Le récit d’un rendez-vous avec Fellini, sur son lit de mort, n’apprend rien sur le contenu de la conversation entre les deux monuments. Le retour sur les débuts sert de prétexte pour consigner des impressions diffuses (très diffuses) sur la peinture, l’atmosphère des petites villes américaines et la découverte du cinéma.
Entre les lignes, Lynch se livre un peu
Alors, déception totale? Pas sûr. Dans les interstices, Lynch, peut-être inconsciemment, en dit plus qu’il n’y paraît sur lui-même et son art. La fascination pour les éléments et les matières (le feu, le bois). Les notations sur l’abstraction et le grand huit sensoriel. L’admiration pour Hitchcock. La croyance dans les vertus de l’indépendance.
Dans certains chapitres, enfin, on découvre des manies et pratiques liées intrinsèquement à la matière si singulière de ses films:
"Il y a dans un corps en putréfaction une texture incroyable. Avez-vous déjà vu un petit animal en train de pourrir? J’adore les observer, de même que j’aime regarder de près l’écorce d’un arbre, un petit insecte, une tasse de café ou une part de tarte."
Nous voilà rassurés: quoi qu’il dise et écrive sur lui-même, David Lynch reste une énigme. Cette dernière, une fois la (fausse) autobiographie achevée, demeure entière. Et si c’était tant mieux?
► Mon histoire vraie de David Lynch - Ed. Sonatine - 160p. - 19€.

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Quel passage et quel film?
Et puis rajoute un e à Hess, sinon c'est le nom d'un nazi...+
Exact : Hesse
C'est dans Mulholland Drive , un moment , une des deux gonzesses , ou les deux , de toutes façons , c'est les mêmes, je sais plus bref , arrive dans un théâtre ou il y a un espèce de magicien avec une boite bizarre et des portes , et la même scène est écrite vers la fin du Loup des Steppes ..
Ceux qui ont la video et le livre chez eux peuvent verifier.
Et m' indiquer si je délire ou pas .
effectivement, c'est le fameux théatre des rêves, au cours duquel il voit -entre autre- les mille figurines de son ame. et cette mise en abîme du rêve dans la fiction est présente souvent chez lynch.
Merci beaucoup batila . Ca rassure un peu de constater qu' il existe encore de par le monde quelques entrepreneurs cultivés . Vous ne voulez pas m'engager, par hasard ?
Grace a vos précisions , tous les Lynchiens peuvent constater que je ne critique pas completement dans le vide .
J' aime beaucoup Bunuel , ou Rivette , et des tas de realisateurs des années 60 et 70 qui ont fait des films oniriques , émotionnels et deconstruits, ce n'est pas ça le probleme , pour moi .
La chose qui m'enerve chez Lynch , ou par exemple chez Almodovar , c'est que j' ai toujours l' impression , en voyant leurs films que ce sont des realisateurs qui se regardent filmer
" Oh la belle image que je vous ai faite !"Oh vous avez vu le film genial que je suis en train de tourner avec ce scenario imbitable ou atroce !" , "Ooh les supers references que je vous cache dans mon film" , " je suis un génie"!
Alors que d' autre grand realisateurs ( exemple Kubrick" ) se sont attachés avant tout a rechercher humblement la perfection ,a chaque fois avec des films completement differents .
Bon , je connais personnelement de fabuleuses Lynchéennes , chacun son gout , hein ..
Merci beaucoup.
C'est rassurant aussi de voir qu'on laisse le temps aux prisonniers de lire et de voir des films... LoL.
En ce moment le business est un peu difficile mais je vous fait signe en cas d'augmentation du CA.
Je suis d'accord avec vous sur le coté énervant de ces réalisateurs (sans doute augmenté du fait de leur personnage médiatico-narcissique).
Il n'en reste pas moins à reconnaître leur talent et l'émotion qu'ils ont sues susciter par leurs films. Et même, serait-il si bon sans ce trait de caractère que l'on retrouve plus ou moins chez tous les créateurs. Quand un artiste sans talent dit qu'il en a, il frise le ridicule. Quand un artiste a du talent et qu'il le dit, on trouve cela culoté, qu'il a l'égo hypertrophié, etc... mais on ne le contredit pas.
Perso, j'ai appris très jeune à ne regarder que l'oeuvre, et de m'abstenir sur le personnage-auteur, très important depuis -peut-être- l'époque à laquelle une commission de censure sévissait, quand les auteurs venaient défendre leur biffteak et quand donc le succés commercial d'une oeuvre dépendait d'autre chose que de son intérêt par ailleurs reconnu jusque sous le manteau.
Mais je m'éloigne du sujet.
Pour finir, je crois me rappeler avoir perçu des similitude entre Steppenwolf et lost highway au moment du concert.
La drogue et le rêve, de toute manière très présente dans ce livre ne peuvent que ressembler à l'univers lynchéen. En relisant quelques passages du steppenwolf, on peut s'amuser à les projeter comme sous texte des images de lynch, et ç'en est un commentaire stupéfiant!!!
Digression fort sympathique!
C'est vraiment mal comprendre le travail de Lynch que de dire cela... je me sens obliger de te répondre. Non, il n'y a pas besoin d'avoir telle ou telle référence pour "comprendre" un film de Lynch. Son travail n'a jamais été axé sur la référence, d'ailleurs Lynch a toujours été contre les références, les citations, les parallèles, pour pouvoir interpréter ses films et a rendu fou tous les interviewers et analystes qui s'y essayaient. Bien sur, par exemple si tu vois "Kiss me deadly" de Aldrich, le parallèle est évident avec "Lost Highway", mais non nécessaire pour aborder le film de Lynch, et évidemment tous les créateurs s'inspirent plus ou moins inconsciemment de ce qu'ils ont lu, vu, vécu, etc. Ensuite, la démarche de Lynch n'a rien a voir avec celle de Bunuel, et encore moins avec Rivette, c'est radicalement différent. Par exemple Bunuel a souvent mêlé l'hyperréalisme avec le surréalisme surtout dans sa période mexicaine. Lynch ne se situe pas du tout dans cette sphère, que ce soit sa peinture, ses sculptures, ses photos, sa musique ou ses films, et l'onirisme n'y est pas du tout traité de la même manière. Concernant la chose qui t'énerve chez Lynch, je dirais c'est déjà bien qu'il te provoque une sensation, au moins tu n'es pas indifférent. Bon, pour la comparaison avec Almodovar, la je ne vois aucun rapport. Mais je ne crois pas que l'on puisse dire que c'est un réalisateur "qui se regarde filmer". La démarche de Lynch est avant tout plastique, il est peintre et expérimentateur avant d'être cinéaste. Alors oui son travail sur l'image (en étroite collaboration avec ses chefs opérateurs) est extrêmement travaillé. Voir en cela du narcissisme n'est en faite pas la question, et n'est aucunement la nature de son esthétique et de son processus créatif.
Certes Kubrick était perfectionniste, mais tout comme Lynch (il fait partie des rares réalisateurs à avoir le final cut de ses films, il fait lui même le montage, les produits, etc). Au festival de cannes, c'est l'unique réalisateur qui est allé vérifié le son et la copie avant la projection.
Aussi tu parles des grands réalisateurs qui "a chaque fois ont fait des films différents". Je ne pense pas que ce soit un critère pertinent, par exemple je ne sais pas si tu considères Hitchcock de ceux-las, mais celui-ci a dit qu'il a toujours cherché a faire le même film. D'autre part, si tu ne vois pas de différence entre Elephant Man, Une histoire vrai et Lost Highway, je t'invite a revoir ces films.
Enfin, je te rappelle que Kubrick a dit qu'il y a un seul film au monde qu'il aurait voulu réalisé, il s'agit de Eraserhead de Lynch... Eh oui, chacun ses gouts! Il ne s'agit pas d'aimer ou non, mais d'être informé sur le travail de cet artiste, sans extrapoler.
perso je ne cherche pas à comprendre un film de lynch, c'est son taf de m'embarquer dans son (ses) rêve, il y arrive quand avec un travelling il fait disparaître une des deux héroïnes de mulholland drive(pas d'artifice juste un plan génial), après l'âpreté de certains réalisateurs m'emmerdent assez ,"style je suis meilleur que".... de qui pourrait-on parler ? ceci dit merci pour vos posts !
Bon , bon . Ok . La prochaine fois qu' il passera un Lynch à la TV , je le regarderai en tenant compte de vos interessantes remarques pour vérifier si la dialectique a pu casser des briques ..
Bon dimanche .
N'oublie pas qu'il ne s'agit pas "d'aimer ou non", mais qu'en même temps "chacun ses goûts" et qu'il s'agit surtout "d'être informé sur le travail d'un artiste" et de ne pas "chercher à comprendre".
-} Vas faire un tour sur wikipédia, débranches ton coeur et ton cerveau, et alors, si tu y arrives, laisse-toi guider par ton goût!
N'auriez vous pas "compris" monsieur l'entrepreneur?
Précisons : "Chacun ses goûts" était relatif au souhait de Kubrick concernant Eraserhead tout en étant une subtile référence au message précédent de Numerosix.
D'autre part, aborder un film sur le registre "j'aime/j'aime pas" n'est pas d'une grande utilité lorsqu'on développe une vision critique sur film ("critique", vous savez, ce mot qui voulait dire "être capable de discernement" il y a très très longtemps).
"Etre informé sur le travail d'un artiste": ça me parait capital dans la mesure ou l'idée reçue de "l'analyse appartient au spectateur" donne lieu a de vastes fumisteries du genre "Murnau était expressionniste" et autres déformations de l'histoire du cinéma.
Enfin, "ne pas chercher a comprendre": la diegèse même de certains films de Lynch se refusent a toute interprétation logique et rationnelle . De plus la structure du récit est une véritable rupture dans la narratologie cinématographique. Quelqu'un qui me dit "c'est nul parce que je ne comprend pas comment un personnage se transforme en un autre", je trouve justement que l'esthétique de Lynch est fascinante quant à l'insaisissabilité de cette transformation, et qu'il ne s'agit pas de comprendre, l'interprétation étant autre chose, ainsi que les sensations. (lisez les entretiens avec Chris Rodley bon sang!! ou jetez Kafka aux ordures!)
Euh... quel est le rapport avec Wikipedia? J'avoue que la je ne "comprends pas".
bla bla bla bla bla
"On n'y comprend rien "... je crois que c'est le commentaire de base que j'ai le plus entendu sur les films de Lynch. Oui, il est certains que son cinéma est à l'opposé des films formatés avec un schéma narratif classique, et devant lesquels on peut tranquillement savourer son pop corn. Alors dès que le spectateur est devant une proposition cinématographique autre, il panique et s'énerve parce qu'il ne "comprend rien". Que répondre a cela? Que les films de Lynch n'ont pas pour but d'être "compris", mais qu'ils sont avant tout une expérience esthétique qui provoque des sensations. Mais le spectateur risque a nouveau de ne pas comprendre... On pourrait employer le mot "synesthésie" pour qualifier ses films? mais alors là le spectateur ne va vraiment "rien comprendre"...Dommage, car quant on étudie ses films de près, on s'aperçoit qu'ils sont incroyablement cohérent et clairs. Mais bien sur, c'est "trop fatiguant" de comprendre, et comme dit le proverbe "Jamais renard fainéant n'eut la gueule pleine de plumes". Mais est ce que je me fais comprendre?
100% avec toi Freddam. Mais le plus rassurant, c'est la "popularité" de Lynch, si loin des cercles bobos "t'y comprends rien? Pauvre andouille, t'es passé à côté de l'esthétique sémantico pouet-pouet du Maître".
Lynch, c'est une expérience du point d'interrogation: en plein dans le bide et plus bas, puis le cerveau qui s'affole.
ça remue... Après, tu t'interroges. Puis tu discutes. Bref... J'aime bien quand ça m'arrive ce genre d'expérience.
Non, c'est juste que structurer aussi finement une telle quantité de matière inconsciente pour en faire une intrigue de film, c'est pas donné à tout le monde !
Bobo c'est le nouveau gros mot à la mode censé laisser tout le monde baba !
Ne pas voir le genre trop vite. Pour ceux qui n'aiment pas ses derniers films "façon puzzle", il est toujours temps de revoir Elephant Man, Blue Velvet, Une histoire Vraie ou Sailor et Lula dont les intrigues sont tout à fait linéaires.
Je me réjouis. Je suis fan de ses films de son univers, à certaines périodes de la vie.
On ne ressort pas indemne à plonger dans cet univers-là.
Sous la trame des histoires(qui donne déjà bien du fil à retordre à la raison) palpite le magma d'un inconscient collectif où il semble nager comme un poisson dans l'eau.
Dériver avec lui dans ces territoires étrangèrement familiers est un pur délice. A condition de dévérouiller la tour de contrôle.
On en a pour son argent. Un bon nombre de visionnage des films n'est pas superflu. On ne se lasse pas d'y capter le détail de plus qui permet de mieux dérouler le fil de l'intrigue.
Fil du rasoir sur lequel il nous laisse marcher en état de somnolence.
Le jeu Lynchien nous impose de garder en éveil une pointe très aiguë de lucidité tout en laissant notre masse cérébrale sombrer en un liquide amniotique amnésique.
Un vertigineux voyage Lynchien pour le prix d'un ticket de cinéma vaut toutes les conquêtes de l'espace.
Je suis fan absolu des films de Lynch même le dernier INLAND EMPIRE qui a pas mal déçu mais que je considère comme un sommet...
Mais je dois avouer que tout ce qui gravite autour, l'expo de peintures à la fondation Cartier l'année dernière, cette fausse autobio, la méditation transcendantale (avec une vidéo où on voit son gourou soutenir le IIIème Reich et Lynch prendre la parole pour essayer de le rattraper face à des endoctrinés interrogatifs), le soutien à Sarkozy... c'est qu'il a un peu pris la grosse tête et qu'il surjoue l'énigme.
Qu'il fasse plus de films et qu'il arrête avec tous ces produits dérivés, BON SANG !!
Soutien à Sarkozy ? J'ignorais. Mais encore ?
J'ai du mal à le croire tant les fonctionnements de ces deux-là me semblent totalement antinomiques.
Quoique Sarkozy me semble être sous l'emprise d'un archétype au sens jungien...
De toute façon ce n'est pas la pensée consciente de Lynch qui est intéressante.
Ben oui Kris.
Quand on est décoré de la légion d'honneur par Mr Bling, on ferme sa gueule !
Et tu peux aller sur www.elysee.fr dans la rubrique "Distinctions".
En matière d'aide et de soutien au président, y'a pas mieux (surtout lorsqu'il s'agit d'analyse sur notre société et ce que nous vivons avec ce gouvernement).
Bling est dévoué à tous ses con-citoyens, dit-il avec ferveur.
C'est fou comme on peut être admiratif de ce réalisateur et être perclu d'iirrationnel.
Du Lynch, quoi !
Perclu d'irrationnel ?
Que tu le veuilles ou non, il y a chez tout être humain "une vie inconsciente" que tu réduis platement sous le vocable "irrationnel" qui reste passionnante à explorer. Lynch le fait à merveille.
Ce qu'il pense de Sarkozy, ne m'empêchera pas d'apprécier ses films.
Pas plus que ça ne me fera changer d'avis sur Sarkozy.
Aimer ses films…évidemment.
C'était juste pour combler ta lacune sur "J'ignorais. Mais encore ?".
Mais c'est inconscient de répondre cela. Lynch le fait tant pour nous.
De toute façon c'est du cinéma tout ça (la légion...)
Je suis à peu près sûre que Sarkozy ne connaît rien à l'univers de Lynch (à part Elephant man).
Et qu'après 10 minutes de Lost Highway il pète un cable !
ahaha!!
Et après 10 min de muhuoland drive? il va se louer fast and furious
Tu l'as dit !
Et je ne suis même pas sûr qu'il comprenne un film des Charlots.
Puis, quand on a comme référence rock l'alcoolique johnny, on se demande si la culture à une place de choix chez lui.
Marrant cette légion d'honneur, alors que dans le même temps il joue au mystérieux à propos du 11 septembre...
http://www.prisonplanet.com/articles/january2007/250107lynchquestions.ht...
Bon, mais on n'évalue heureusement pas la valeur d'un artiste à ses opinions politiques, sauf, bien sûr, pour les partisans du réalisme soviétique ou de la propagande hollywoodienne.
perso,j'aime lynch (cinéaste), je ne comprends pas tout (expliquez-moi) et je m'en fous...il est cependant interessant que dès qu'un cinéaste livre sa bio autant des gens réagissent...quant à moi je préfère l'expérience de ses films :eraserhead (traumatisant), mulholland drive (comment faire disparaître un personnage par un travelling), une histoire vraie (un vrai mélo aussi fort que "du" sirk), elephant man (autre mélo que tod browning n'aurait pas renié), blue velvet (oppressant)...bref un auteur de films qui parle (peut-être) mieux de lui dans son oeuvre que dans une autobiographie (que je n'ai pas lue. il existe (selon moi) peu de livres donnant à aimer le travail d'artistes tels que lynch, j'en aime deux "comme une autobiographie" de kurosawa et les entretiens Hitchcock/Truffaut.
hors sujet peut-être...mais cela me réconcilie avec la beauté du monde ou du moins celle que des esthètes nous en donnent.
"deux heures de lecture suffisent pour liquider l'affaire", mais peut-être pas pour voir en lui autre chose qu'un psychotique transcendental et morbide...
Quelle utilité d'écrire sur un livre ne vous a pas touché?
Sauf si bien sûr vous avez un problème avec Lynch...
Dommage ... mais n' empêche que ce mec a sû capter , comme moi , hi hi hi , l' ineffable beauté de l' inconscient . Sauf que lui est un génie pro-sarkö et moi un crétin anti-sarkö : mystère de l'être humain , erreurs du conscient.
Blague à part , la méditation transcendantale est une expérience que je conseille à tous , mais sans gourou .
bon ,puuisque c'est comme ça, je vais de ce pas me taper un nicholas ray... johnny guitar en vo...le pied !
Il est glauque ce type,quel plaisir autre que malsain peut-on trouver dans ce genre de délire???,j'aime déjà pas ses films,alors son bouquin je vais m'en passer sans remords...classement vertical!
cher nuklear "j'aime pas ses films" les auriez-vous vus?
David Lynch est tout simplement un habitant de Twin Peaks .
David Lynch ... c'est pas lui qui a réussi à rater "Dune" ?
Dune n'est pas raté, Dune était très difficilement adaptable à l'écran, comme le sont tous les Franck Herbert (surabondance de monologues intérieurs, explications narratives à rallonge).
Sans vouloir défendre aveuglément Lynch, je trouve qu'il ne s'en est pas si mal sorti.
Car faut quand même reconnaitre que mettre en scène Dune était un tout autre défi que de réaliser Star Wars...
meme Lynch a renié ce film...donc oui c'est plutot raté, meme si ca partait surement d'une bonne intention.
Et realiser star wars je pense pas que cela soit donné a tout le monde, que l'on aime ou non.
"Nous voilà rassurés" ; "on le croyait ennemi des confidences.."; "chez les spectateurs"... SVP parlez pour vous, pas en vous faisant le porte-parole de l'opinion dite générale.
Les films de Lynch que j'ai vu m'ont toujours indifféré sur le plan formel et assez débecté sur le plan du fond et de la vision profondément conservatrice des rapports sociaux (l'image de la femme dans ses films: avilie, dégradée, violentée, etc...). Est-ce pour la beauté de l'art ? au nom de l'irresponsabilité artiste ? du mystère de "l'essence féminine" et autres inepties intellocentrées ?
mais ceci n'est que MON point de vue.