Economie, social, monde… les citations clé du Président commentées par les journalistes, experts et internautes de Rue89.

Cet article « à trois voix » a été rédigé au fur et à mesure de l'interview du Président. Les déclarations les plus récentes apparaissent en tête du texte.
Stratégie gouvernementale
22h13. Cette soirée a un peu été celle du grand mea culpa public. Nicolas Sarkozy a prononcé une dizaine de fois et sur tous les sujets les phrases « J'ai ma part de responsabilité », « j'ai commis des erreurs », « je n'ai pas tout bien fait ». Le Président a reconnu des erreurs et est apparu plus sur la défensive. Briguera-t-il un second mandat ? Nicolas Sarkozy trouve que dix ans de présidence, c'est trop : « Imaginer s'en prendre pour encore cinq ans après, c'est pas le sujet. »
22h05. Rupture de thématique (conclusion de l'exercice) : le thème du couple exécutif. « J'assume, il y a eu des couacs », « j'aurais dû sanctionner » : message très fort aux ministres. « C'est moi le patron » et vos sièges sont des strapontins ! L'exemple des OGM est utilisé pour témoigner de la nécessaire omniprésence ! Puis, « je sais où je vais » : la fin du quinquennat. Il annonce que ce sera l'heure du bilan, donc il laisse ouverte l'hypothèse de sa candidature, pour créer les conditions de l'évaluation de sa politique. Il annonce enfin symboliquement, à propos de la médiatisation de sa vie privée, la rupture de sa stratégie de communication. Il conclut en donnant « du temps au temps », presque mitterrandien ! (Jean-Philippe Roy)
22h02. « J'essaie de faire mon travail le mieux possible, j'y consacre un temps infini… (silence) Mon rendez-vous c'est la fin de mon quinquennat. Il faudra que je fasse le bilan. J'ai une décision à prendre toutes les dix minutes. » PPDA : « Votre vie privée a eu des conséquences ? Réponse de l'intéressé : “On en a beaucoup parlé… Sans doute ai-je une part de responsabilité, c'est une bonne raison de ne pas en parler ce soir.”
22h00. “Y'a eu des couacs [dans la communication du gouvernement, ndlr]. Certains m'ont fait le reproche de ne pas sanctionner ces couacs. Ce n'est pas une question de gentillesse, mais j'ai voulu être tolérant. Je pense que j'ai fait une erreur et que ça ne se reproduira plus.” La promotion de Xavier Bertrand à l'UMP, ça introduit de la concurrence avec le Premier ministre ? “Un garçon de très grande qualité. L'UMP gagnerait a une plus grande diversité, à utiliser les talents, Xavier en fait partie.”
Politique étrangère
21h59. Nicolas Sarkozy reprend une stratégie de justification sur Ingrid Bétancourt. Puis Hervouet aborde le problème des moyens mis en œuvre, évoquant le cas de Marchiani, condamné alors qu'il était à l'origine de la libération des otages du Liban, il y a vingt ans. Nicolas Sarkozy annonce qu'il entend assumer le droit de grâce individuel. Retour de la posture pragmatique ! (Jean-Philippe Roy)
21h58. Et si le tapage médiatique avait été négatif pour Ingrid Betancourt ? “Mais… je me suis battu ! Peut-être pas bien mais on a eu la preuve de vie et on a eu les six libérations ! ‘ Nicolas Sarkozy ajoute que ces ex-otages savent à qui ils doivent leur libération. A lui et à Chavez. La libération de la franco-colombienne reste une priorité : Je ne dis pas qu'on a tout fait bien mais on y arrivera.’
21h51. ‘Enfin quand même ! Nicolas Sarkozy est indigné lorsque Vincent Hervoüet lui demande s'il parlera au Hamas. La réponse est non’. ‘Et je ne parlerai pas au président iranien’ qui souhaite rayer Israël de la carte du monde.
21h48. Autre sujet : l'Afghanistan. Pourquoi avoir envoyé de nouveaux renforts (700 soldats supplémentaires) ? Etes-vous prêts à discuter avec les Talibans ? Avec un long développement sur ‘la femme qu'on a amputée d'une main parce qu'elle avait mis du vernis à ongles’ et les ‘millions de jeunes filles qu'on empêche d'aller à l'école’, la sanction tombe :
‘Nous ne discuterons pas avec ces moyenâgeux'.’
David Pujadas lui rappelle alors qu'il y a un an, le candidat Sarkozy s'était engagé à un retrait de l'Afghanistan, arguant à l'époque que dans l'histoire, aucune guerre n'avait jamais été gagnée en terrain étranger sans soutien de la population. Il a bonne mémoire, cela se passait le 26 avril 2007 (voirla vidéo) :
‘La présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive. […] D'ailleurs le président de la République a pris la décision de rapatrier nos forces spéciales et un certain nombre d'éléments, c'est une politique que je poursuivrai. Et de toute manière si vous regardez l'histoire du monde, aucune armée étrangère n'a réussi dans un pays qui n'était pas le sien. Aucune, […] quelle que soit l'époque, quel que soit le lieu.’
Réponse du chef des Armées, à quatre reprises : ‘Ce n'est pas une guerre, nous sommes aux côtés des Afghans.’
21h45. S'il est président de la République au moment de l'éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union européenne, Nicolas Sarkozy convoquera un référendum. Une précision utile alors que le projet de loi constitutionnelle, adopté mercredi en Conseil des ministres, ne ferait plus de l'organisation d'un référendum pour toute ratification d'un traité relatif à l'adhésion d'un Etat à l'UE une obligation constitutionnelle.
21h42. Nicolas Sarkozy veut que la France reste le pays des droits de l'homme. Et c'est pourquoi il tient tant à ses bons rapports avec la Chine : ‘La Chine est un pays immense et a un droit de véto au Conseil de sécurité. Ce n'est pas une affaire de contrats.’ Plus fort : ‘La Chine aide le monde au Darfour, la Chine aide le monde en discutant avec l'Iran sur le dossier nucléaire.’ Le Président s'adressant aux Français, l'heure est à la pédagogie : ‘Les Français doivent savoir que le dalaï lama ne demande pas l'indépendance du Tibet et le boycott des Jeux.’ Le Président s'est donné une mission : renouer le dialogue entre le dalaï lama et le gouvernement chinois. Il a quatre mois. En face, Vincent Hervoüet a l'air sceptique : pourquoi la France ? ‘Parce que si la France ne le fait pas, qui le fera ?
21h40. Début de la séquence internationale avec Vincent Hervouët (LCI) qui, tout de suite, attaque par la Chine et le conflit du Tibet. Réplique de Nicolas Sarkozy : J'ai parlé avec le dalaï-lama et ses collaborateurs.’ ‘Directement ? Confirmation du Président : Oui. Qu'est-ce qu'on essaie de faire ? De créer les conditions d'un dialogue entre la Chine et le dalaï-lama.’ Sur la cérémonie d'ouverture des JO, le Président joue la prudence, refusant de préciser si il y assistera ou non.
Questions de société
21h37. ‘Ce qui est arrivé à la Société Générale est proprement stupéfiant. Qu'un seul puisse faire ça… et qu'on n'en tire aucune conclusion…’ PPDA : ‘Cela vous gêne que Daniel Bouton n'ait pas démissionné ? Sarkozy : C'est pas lui. Mais quand on a des salaires de cette nature et qu'on fait des erreurs de cette nature, il faut en tirer les conclusions.’
21h34. Sur les OGM, le Président ne veut pas mollir : ‘Je ne trahirai ni l'esprit, ni la lettre du Grenelle de l'environnement.’
21h31. Cadrage sur les retraites : les 41 ans on y va. Puis affirmation : je suis là et je continue, je ne cède pas devant les revendication catégorielles. Il s'agit d'un principe d'intérêt général. Il se met en posture de dire cet intérêt général. Idem sur les OGM et sur le principe de précaution. ‘La sécurité sanitaire c'est la responsabilité d'un Chef de l'Etat.’ C'est un message symbolique. (Jean-Philippe Roy)
21h30. Yves Calvi le titille sur la laïcité et sa déclaration (au Vatican) sur l'instituteur qui ne sera jamais remplacé par le curé… Il répond :
‘L'instituteur est là pour former le citoyen, enseigner des matières, le pasteur, le curé, le rabin, qui vous voulez, essaye de donner du sens à la vie.’
Yves Calvi remarque : donc ceux qui ne fréquentent pas le pasteur, le curé, le rabin et Calvi ajoute ‘l'imam’, n'accèdent pas à cet enseignement du sens de la vie… C'est leur choix, répond Sarkozy.
21h27. Sur l'Education nationale, Nicolas Sarkozy est inflexible. Trop de profs, trop d'options, trop d'‘élèves fichus’ à la sortie de l'école primaire. Bref, une politique qui coûte cher (‘le premier budget de la Nation ! ) pour rien. Je ne vais pas la continuer.’ Quant aux lycées qui manifestent, le Président a son idée très personnelle sur le sujet : ‘Quand on est jeune, on est forcément inquiet.’ On est loin des tilleuls verts sur la promenade.

21h25 Pour les lycées, ‘y'a des tas d'options où personne ne va’. C'est, une fois de plus, du grand n'importe quoi. Quand personne ne va dans une option, elle est supprimée, c'est simple. Il ne faut pas confondre avec ‘le gouvernement supprime des options’ sous le prétexte que personne n'y va…(Bernard du Nord, riverain de Rue89)
21h25.Après avoir parlé des nombreuses oppositions syndicales actuelles, Nicolas Sarkoy conclut : ‘En France, il y a toujours quelqu'un qui n'est pas content.’ Une manière d'expliquer que les manifestants, lycéens notamment, pourront être nombreux, il appliquera tout de même les réformes qu'il entend mener.
21h23. Yves Calvi s'accroche à sa question. Pour la troisième fois, le journaliste demande : ‘Y aura-t-il des suppressions de postes à l'Education nationale d'ici 2009 ? Le Président, qui a jusque-là esquivé la réponse, finit par lâcher : On maintient les réformes qui permettront les réductions de postes.’
21h19. Calvi : ‘Vous ne renoncerez pas à ces suppressions de postes, c'est ce que vous dites aux lycéens ce soir ? Sarkozy : Je ne suis pas un idéologue. La Nation a fait un effort considérable pour l'Education nationale. C'est pas en mettant toujours plus de profs qu'on règlera les problèmes.’ Pujadas : ‘Les suppressions de postes prévues pour 2009 seront maintenues ? Sarkozy : Ce ne sont pas des objectifs simplement comptables. Nous avons dans le primaire des enfants qui travaillent 26 heures par semaine, le plus élevé d'Europe. On va passer à 24 heures. Les plus faibles auront des petits cours de soutien. Autre exemple : y'a des tas d'options où personne ne va. Donc, nous allons faire le choix de la qualité, plus que la quantité.’
21h18. Sur le droit de vote des étrangers, Nicolas Sarkozy dit qu'il y est ‘favorable’, mais qu'il n'a ‘pas la majorité’ pour faire passer un tel projet, faisant référence aux nombreux élus UMP qui y sont opposés. Il n'essaiera donc pas de faire appliquer cette idée qui date de l'époque où il était ministre de l'Intérieur. Il l'avait d'ailleurs retirée in extremis de son programme présidentiel, sachant qu'il n'arriverait pas à la faire passer.
21h16.Yves Calvi demande si la fiche de paye ne vaut pas titre de séjour. Réponse choquante de Sarkozy : ‘Non ! On ne devient pas français parce qu'on travaille dans la cuisine d'un restaurant, aussi sympathique soit-il. Il faut parler français, signer un contrat d'intégration’. Il confond ici l'obtention de la nationalité avec celle d'un simple titre de séjour régulier… S'emmêle-t-il les pinceaux ou fait-il exprès de confondre régularisation d'un étranger et naturalisation française, pour créer un climat de peur ? 21h13. Citer Michel Rocard, c'est bien. Le citer sans le tronquer, c'est mieux : ‘La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part.’
21h11. ‘Il y a 22% de chômeurs parmi les immigrés réguliers. Qu'on ne vienne pas me faire croire qu'on est obligé d'aller chercher un malheureux clandestin’ pour travailler. ‘La régularisation globale, c'est la catastrophe’ car ‘cela créée un appel d'air qui profite à qui, M. Calvi, aux trafiquants ! Calvi insiste : Ils payent des impôts, ils se lèvent tôt pour aller travailler.’ Réponse de Sarkozy : ‘Brice Hortefeux va examiner les dossiers au cas par cas.’ Quant au sort des 800 sans papiers qui demandent une régularisation, il répond : ‘Je ne suis pas un roi, moi. Il y a une loi (…) il faut laisser les préfets voir point par point.’
Economie
21h08. ‘Je ne peux pas faire tout, tout de suite.’ Si Nicolas Sarkozy comprend ‘l'impatience des Français’, il demande du temps : il ne peut pas tout faire ‘en huit mois’. Il répond ainsi à la déception croissante des Français illustrée par des études d'opinion toujours plus mauvaises, et conserve sa ligne de défense en demandant à ce que son bilan ne soit fait qu'à la fin du quinquennat.
21h07. Sur le couac Carte familles nombreuses de la SNCF, Nicolas Sarkozy assume : ‘On a commis une erreur et je la prends à mon compte.’ Erreur reconnue, erreur réparée. Au passage, le Président salue le ‘travail des cheminots’ et le ‘bénéfice de 1 milliard d'euros, bravo ! Le message est limpide : c'est à l'Etat de financer la politique familiale du pays.
21h06. Toutes ces réformes se tiennent, elles se complètent et ça forme un ensemble cohérent.’ Conclusion de la partie économique de l'entretien.
21h05. ‘Il y a 500000 offres d'emplois qui ne sont pas satisfaites aujourd'hui avec 1,9 million de chômeurs.’ Nicolas Sarkozy justifie le projet de sanction des chômeurs qui refusent deux offres d'emplois répondant à leurs aspirations salariales et à leur niveau de qualifications. Oui mais avec ‘70% du salaire’ et ‘à moins d'une heure’ du domicile, précise David Pujadas.

21h01. Hommage aux syndicats. Ça y est, l'affirmation d'une attention particulière au syndicats est faite. Puis la sanction pour le chômeur qui refuse un emploi est présentée comme la sanction d'une faute morale, c'est un processus de victimisation du chômeur qui refuse. Autrement dit, pour être un ‘bon citoyen’ il faut être un travailleur.
La logique est même appliquée aux séniors : être à la retraite peut être une situation à observer, voir à juger du point de vue citoyen. (Jean-Philippe Roy)
20h59. Le RSA sera en bonne partie financé par un ‘redéploiement’ de la prime pour l'emploi, a-t-il précisé… donc par les plus modestes des ménages imposables. (Marie7777, riverain de Rue89)
20h58. Le RSA (Revenu de solidarité active), qui ne concerne aujourd'hui que 40 départements, ‘c'est une très bonne idée’. Nicolas Sarkozy veut sa généralisation ‘rapide’, il a, ‘avec François Fillon’, fait ‘entrer Martin Hirsch au gouvernement’ pour le faire. La généralisation, ce sera ‘pour l'année prochaine’, mais : ‘Il y deux ou trois sujets qu'il faut que j'arbitre.’ ‘Le RSA se fera, il se fera en en maîtrisant les coûts’, martèle-t-il. Et de chiffrer la mesure : ‘On va tourner autour de un milliard, un milliard et demi.’ Martin Hirsch a dit, lui, avoir besoin de deux ou trois milliards d'euros, mettant sa démission dans la balance.
20h57. ‘Sur le paquet fiscal, d'ailleurs c'est un très mauvais nom, nous avons fait une erreur de communication totale.’ La communication ne s'est visiblement pas améliorée : Nicolas Sarkozy a du mal à expliquer en quoi sa première grande loi économique n'a pas favorisé les plus aisés. Par exemple, il ne comprend pas que l'on puisse critiquer les 3,5 milliards d'euros distribués aux héritiers (l'exonération touche les héritages jusqu'à 150000 euros, contre 50000 précédemment). Il peut pourtant sembler paradoxal de vouloir ‘réhabiliter la valeur travail’ et de commencer par favoriser l'acquisition du capital par l'héritage…
20h53. Le Président ‘n'explique’ plus, il ‘affirme’. Nicolas Sarkozy assimile la résorption du chômage et l'augmentation du pouvoir d'achat. Stratégie intéressante, car il associe l'augmentation du pouvoir d'achat à celle de la masse des ‘travailleurs’, c'est-à-dire la répartition du travail. On est proche d'un raisonnement de répartition du travail (type 35 heures) mais sans les garanties juridiques classiques du droit du travail. Il instrumentalise ensuite le RSA pour illustrer ce message. Il devient un cas typique du nouveau rapport au travail que propose Nicolas Sarkozy : il y a là un message lourd. (Jean-Philippe Roy)
20h51. A travers toutes les annonces sur la participation, la négociation salariale, il introduit un ‘gros morceau’ des politiques à venir : la réforme de la représentation syndicale. Puis premier gap de com”, à propos de la justification du “paquet fiscal”. L'altercation avec Véronique Auger oblige cette fois-ci Nicolas Sarkozy à “se justifier”. La ligne de lisibilité de sa com » est brutalement coupée. (Jean-Philippe Roy)
20h50. Isolé face à trois inquisiteurs, Nicolas Sarkozy la joue : « C'est trop injuste » : « Si le chômage augmente, c'est de ma faute ! Si le chômage baisse, je n'y suis pour rien. »
20h43. Petites notes d'ambiance : La salle des fêtes de l'Elysée a été aménagée avec une petite tribune où une quinzaine de personnes ont pris place. Qui sont-ils ? Des salariés de l'Elysée. Et pourquoi les avoir mis là ? Le service com » de l'Elysée nous répond : « Et pourquoi pas ? “ Au centre, une table en forme de diamant. Détail : Nicolas Sarkozy a pensé à rajeunir un peu son look en se laissant pousser les pattes (si, si, regardez bien, elles sont légèrement plus longues qu'avant).
20h41.De toute façon, il y a la pensée sarkozienne, la parole sarkozienne et l'action sarkozienne, 3 entités habitées par leur propre autonomie. Les sondages prouvent qu'une majorité de Français a compris que l'unicité de notre président n'existait pas ; il y a peu de chance qu'ils puissent remonter ! La communication permet de leurrer les gogos durant un certain temps, mais il arrive un moment où cela ne marche plus. Je crois que nous y sommes, et l'embauche -avec nos impôts- de plusieurs communicants ne changera rien ! Peut être n'ont-ils pas compris que la pub peut toujours faciliter la vente d'un produit (ici un président) mais ne permet pas ensuite de faire fonctionner un produit de mauvaise qualité (sauf à le rappeler en usine pour une mise à niveau)… On parle beaucoup des promesses : ‘Ce que j'ai dit je le ferai.’ J'aimerai aussi qu'on nous fasse la liste des ‘ce que je n'ai pas dit, et que je fais’. Surement fort intéressant : -) La question est surtout : comment en sort on ? ? ? (‘France d'en bas’, riverain de Rue89)
20h41. Nicolas Sarkozy écarte le ‘président du pouvoir d'achat’ pour le ‘président de la réhabilitation du travail’. Ainsi, il substitue la cause et l'effet. Il euphémise l'échec patent sur la réalité vécue du pouvoir d'achat pour dire : en fait, la priorité sera la relation de travail, le reste viendra de surcroit. Là aussi, il y a un travail de recadrage du sens de la stratégie politique conduite. C'est la nouvelle ligne de lecture qu'il propose. Deuxième temps important : il renvoie la responsabilité de la hausse des prix sur le secteur économique. En terme clair, c'est parce que le marché et la concurrence ne marchent pas qu'on fait moins bien qu'en Allemagne et ailleurs en Europe. Prenant la défense du consommateur, il poursuit en fait la logique de libéralisation de la concurrence et induit en filigrane la ‘rupture’ en fustigeant les ‘lois Raffarin et Galland’, c'est-à-dire l'ordre ancien chiraquien de droite. (Jean-Philippe Roy)
20h39. ‘Réduire le débat politique français à la seule question du pouvoir d'achat, c'est absurde’, déclarait Nicolas Sarkozy lors de la conférence de presse du 8 janvier, effectuant un virage à 180 degrés avec sa posture de ‘président du pouvoir d'achat’ de la campagne présidentielle. Aujourd'hui, retour aux promesses du candidat et recentrage du discours sur le pouvoir d'achat. Il a bien lu le sondage OpinionWay réalisé pour LCI et publié ce jeudi : 81% des sondés estiment que le Président devrait ‘traiter en priorité’ la question du pouvoir d'achat lors de son intervention télévisée. Mais 35% des personnes interrogées disent qu'elles ‘n'attendent rien’ et 24% ne se prononcent pas, soit près de 60% en tout.
20h36. Ce soir, c'est ‘Sarkozy expliqué aux Français’. Le Président ponctue ses réponses de : ‘Je ne fuis aucune question’, ‘Je vais m'expliquer.’
20h35. Véronique Auger est la première des ‘novices’ à interroger le chef de l'Etat. Pas facile de se retrouver face à Nicolas Sarkozy pour l'ancienne chef du service économie de France2. En 1994, comme le racontent nos amis de Bakchich, l'ancien ministre du Budget n'avait pas aimé un sujet de l'intéressée :
‘Selon nos sources, un sujet sur la baisse des impôts qui aurait fortement déplu au ministre du Budget de l'époque, un certain Nicolas Sarkozy, au moment où il présentait le nouveau projet de loi de finances. Quelques coups de fil sarkoziens et une note balladurienne plus tard, la tête de Véronique Auger tombe.’
Depuis, Véronique Auger travaille à France3.
20h33. Nicolas Sarkozy évoque le ‘quadruple choc’ subi par l'économie française pendant la première année de son mandat : la crise des subprimes, la hausse des prix de l'énergie, la hausse de l'euro, la hausse des prix des autres matières premières. Il se félicite que la ‘France résiste plutôt mieux que les autres’ et donne comme exemple le chômage, dont le taux est descendu à 7,5%. ‘Le chômage de longue durée a baissé de 21%, ça prouve qu'on peut y arriver’, ajoute-t-il. Ce qu'il ne précise pas, c'est que la baisse du chômage, qui a commencé il y a plusieurs années, répond avant tout à une mécanique démographique, les babyboomers arrivant à l'âge de la retraite. Selon l'Insee, le taux de chômage devrait stagner cette année, alors qu'on s'attendait encore, il y a quelques mois, à la poursuite de sa baisse.
20h31. Nicolas Sarkozy se croit toujours en campagne mais personne ne lui a dit qu'il avait été élu. Les faits le rattrapent et ça il n'y peut rien. Un pseudo débat, pathétique, préparé comme on le sait et qui ne convaincra même pas sa majorité. Le combat du ‘je veux’ contre l'impuissance. Un vrai Don Quichotte. (Dijou, riverain de Rue89)
20h30. ‘Celui qui ne change pas alors qu'il est président de la République, c'est qu'il n'a pas compris le poids de la mission qui lui est confiée.’ Voilà une façon d'expliquer en une phrase tous les couacs gouvernementaux de ces dernières semaines, les revirements politiques nombreux.
20h28. Le registre choisi par Nicolas Sarkozy, dès le début, est : ‘J'explique’ et non ‘J'informe.’ Tout le problème, maintenant, est de savoir s'il va continuer sur ‘J'explique ma politique’ ou ‘JE m'explique’. Puis très vite, on voit apparaître déjà le registre de la justification : ‘Tout ça, je m'y attendais’ et ‘J'ai une part de responsabilité’. Enfin, il cadre : on le jugera ‘au bout du mandat’. Il s'inscrit dans la durée : c'est la posture de présidentialisation de la com'. Je ne suis pas comme le gouvernement, au charbon dans l'instant ; je gouverne dans la durée, ce qui nous donne la force de supporter les événements imprévisibles (hausse du pétrole, etc). Deuxième registre de justification : l'agenda des réformes est maîtrisé, le message est donc : ‘Rassurez vous, je gouverne ! (Jean-Philippe Roy)
20h25. Interrogé sur sa chute dans les sondages, Nicolas Sarkozy se pose en président responsable, à l'écoute : Je savais que je ne passerais pas cinq ans à commenter des sondages excellents.’ Il répète son habituel discours : les réformes, nécessaires, font des mécontents mais ‘j'ai été élu pour ça’.
20h20. Reprenant la critique de Ségolène Royal, David Pujadas questionne Nicolas Sarkozy sur le ‘choc de confiance qui ne s'est pas produit’. Le Président répond qu'il s'y attendait parce que ‘le monde change’. Pour arriver à ses fins, il propose de ‘compter sur ses propres forces’ et de ‘mettre en oeuvre les changements que les autres n'ont pas fait’, ce qui ‘bouscule les conservatismes’.
► Lire aussi : Sarkozy n'a pas toujours pas fixé de cap, l'éditorial de Pascal Riché





















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De Le Yéti
yetiblog.org | 20H42 | 24/04/2008 |
Salut à tout le monde ! Je passais juste par là. Non, non, je ne regardais pas la télé, mais je viens de parcourir en diagonales le compte-rendu de l » « intervention » du Foutriquet et les commentaires qu'elle inspire.
Deux conclusions :
1/ j'en sais assez, je me rebarre aussi sec ;
2/ va-t-on vraiment attendre encore six ans pour virer (d'une façon ou d'une autre) ce tocard ?
à Le Yéti
De linotte
20H59 | 24/04/2008 |
non…. plus que quatre (chut ! )
à linotte
De anti_Tsarcosy
etudiant | 21H06 | 24/04/2008 |
ou quelques semaines : -)
L'espoir fait vivre…
De Bernard_du_Nord
20H25 | 24/04/2008 |
Pour les lycées…
« y'a des tas d'options où personne ne va »
C'est, une fois de plus, du grand n'importe quoi.
Quand personne ne va dans une option, elle est supprimée, c'est simple.
Il ne faut pas confondre avec « le gouvernement supprime des options » sous le prétexte que personne n'y va…
à Bernard_du_Nord
De martin citron
stagiaire en Colombie | 21H41 | 24/04/2008 |
C'est vrai c'est completement con de dire ça, si personne ne va en option le prof me fait pas cours face a une classe vide…
Il justifie comme il peut sa politique de merde.
à Bernard_du_Nord
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H32 | 24/04/2008 |
« y'a des tas d'options où personne ne va »
Phrase toute faite ! Facile et nul comme réponse, une fois de plus.
De victoria
20H27 | 24/04/2008 |
La salle des fêtes a plutôt l'air de a salle du trone… Sur un plan large on aperçoit la tribune avec son tout petit public. On dirait la loge des nobles. On attend le tournoi… Mais qui est le champion qui a osé défier le Roi-Président ?
à victoria
De David Servenay
Rue89 | 20H33 | 24/04/2008 |
Comment trouvez-vous la prestation des journalistes, victoria ?
à David Servenay
De Bernard_du_Nord
20H36 | 24/04/2008 |
Je ne regarde pas, mais à vous lire, il me semble qu'Yves Calvi est plutôt bon.
De Luca
là | 20H31 | 24/04/2008 |
« casse toi pauv con », phrase du président de la République qui pourrait être utilisé en d'autres occasions…
De remi86
le croquant ...du poitou | 20H34 | 24/04/2008 |
sur mon msn, j ai passer ces deux derniers jours a boycotter cette ineterventon qui sers qu a dorer son porteuilleuille, le reste ne va qu etre mensonge et entourloupe de doroite facon bush ! , donc je regarde pas et pas mal d amis a moi aussi, car on sait a quoi s en tenir, le reste c est bon pour le pourcentage de l extreme droite voir la droite qui veux nous faire bosser jusqu a crever ! dehors ce type a gerber
Princen oublis pas chien chien de dire ca a ton maitre !
De Stefi
terrienne | 20H36 | 24/04/2008 |
désolée je ne peux pas regarder, cette semaine c'est « la semaine sans télé »
voir sur
http://www.casseursdepub.org/
à +
De eskimo
20H38 | 24/04/2008 |
y a 4,5 millions de croates et pas 3 millions comme le prétend Sarkozy
à eskimo
De Grums
à bâbord + + | 21H04 | 24/04/2008 |
Normal, 1.5 million de clandéstins !
De victoria
20H38 | 24/04/2008 |
Merci merci merci d'avoir remarqué que le Roi fait exprès de confondre le fait pour un immigré d'obtenir des papiers ou de demander la nationalité Française.
Combien relèveront cette « petite erreurs » ?
De linotte
20H39 | 24/04/2008 |
quel confort ! je ne le regarde pas, ne le vois pas et je lis l'avancement de l'interview par les experts et journalistes et surtout vos commentaires et cela me suffit largement…
De netchou
assis devant le clavier,m'sieur le ... | 20H40 | 24/04/2008 |
Comme je l'ai lu plus haut,et j'ai aimé,c't'un tocard et il va bien y avoir un jour ou ce schyzophrène va se lacher VRAIMENT et se démasquer.Sinon pas de télé.
De ABDON
20H46 | 24/04/2008 |
grosse marrade : au sujet de kerviel et des cinq milliards NS : c'est qund meme incroyable qu'une personne puisse etc
PUJADAS : mais c'est seulement lui ?
NS : ben ecouté moi j'entend s'que lis
whaouh ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
à ABDON
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
21H14 | 24/04/2008 |
oui j'avais relevé aussi ! « moi j'entends ce que je lis » , encore une réplique culte
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H34 | 24/04/2008 |
ça va se retrouver dans les petites phrases de Rue89.
De anti_Tsarcosy
etudiant | 20H50 | 24/04/2008 |
à nos amis d'edf, vous voulez pas coupé le courant ?
putain, j'ai toujours autant de mal à croire que c'est le président
De Marie7777
20H49 | 24/04/2008 |
Interrogé sur l'intervention en Afghanistan, Sarkozy l'a justifiée par la défense des droits de l'homme, OK ; mais dans la foulée il a mis en cause ceux qui ont « bousculé la petite athlète handicapée » (chinoise) pour éteindre la flamme olympique et il les a assimilés à ceux que « la burqa ne gêne pas ». Au secours !
à Marie7777
De le gaulois
18H40 | 25/04/2008 |
à t'il parler des croix gammées peintes sur le drapeau français par les chinois ? non ! quel honte d'être servile à ce point.
De ipokop
Lecteur d'idées | 20H50 | 24/04/2008 |
« Quand on est jeune, on est forcément inquiet. »
Le jeune à côté de moi confirme qu'en l'écoutant, on est forcement inquiet…
à ipokop
De Cosette
( délinquante amoureuse) | 23H05 | 24/04/2008 |
@ ipokop :
Et bien moi, c'est lui qui m'inquiète ! ! !
à ipokop
De boissonzyskind
16H46 | 25/04/2008 |
idem pour la jeune qui est à côté de moi.
De France_d_en_Bas
Chercheur de Bon Sens | 20H51 | 24/04/2008 |
Un grand moment de plus alors :
« S'il est président de la République au moment de l'éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union européenne, Nicolas Sarkosinocchio convoquera un référendum »
à France_d_en_Bas
De Cinsault
Graine de rosé | 20H55 | 24/04/2008 |
On se demande bien alors pourquoi il rend ce referendum optionnel, lui qui déclarait fin 2004 :
« Nous devons être reconnaissants à Jacques Chirac d'avoir proposé dans la réforme constitutionnelle que le référendum soit la règle pour décider si oui ou non la Turquie sera intégrée ou associée. Le président de la République a fait un choix qui est républicain et démocratique »,
De anti_Tsarcosy
etudiant | 20H54 | 24/04/2008 |
« les grands ennuis ne viennent pas forcement des grandes réformes mais parfois des petits sujets »
(c'est ce qu'il a dit je crois)
le petit à talonnette vient de dire sa première vérité en 1 an
De akim32
marié | 20H58 | 24/04/2008 |
tainnnnn la j'en peut plus de le voir et l'entendre……une destitution serait la bievenue mais bon cela reste du domaine de l'utopie ! ! ! ! !
le reve est a rever…………
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