A debattre

Les biocarburants ont-ils encore un avenir ?

Un temps présentés comme les sauveurs de la planète, les biocarburants sont désormais désignés comme les affameurs des pays pauvres. Peu connus et peu répandus en France, doivent-ils être définitivement abandonnés ou, au contraire, améliorés ?

Dans 'Retour vers le futur 2', la Deloreane roule aux déchets (AdamL212/Flickr).

De quoi s'agit-il ? Le biocarburant n'a aucun rapport avec l'agriculture bio. Autant associer dragon et drag-queen. S'il a été baptisé ainsi, c'est parce qu'il est élaboré à partir de la biomasse. Un raccourci commode pour nommer un carburant d'origine végétale, ou agricole, un temps surnommé « agrocarburant ».

Biocarburants, kézako ?


Les biocarburants existent sous forme d'huile, d'alcool ou de gaz. Le colza et le tournesol donnent de l'huile, qui peut être directement utilisée comme carburant pour les moteurs diesel. En France, le biodiesel est appelé « diester ». La betterave, le maïs ou le blé, eux, cultivés pour leur sucre, sont transformés après fermentation en alcool. L'exemple le plus connu est le bioéthanol, qui peut être mélangé à l'essence. Pour être utilisé pur, comme au Brésil, il nécessite une transformation du moteur. Le biométhane, lui, est un combustible issu de la fermentation de matières organiques, qui peut se substituer au gaz naturel.

Formidable parade au pétrole, le biocarburant avait tout pour plaire : meilleur contre l'effet de serre, moins polluant et surtout infini, car renouvelable au fil des saisons et des cultures. La France voit grand, et propose d'incorporer 7% de biocarburant dans les moteurs pour 2010. Outre-Atlantique, Georges W. Bush décrit même les biocarburants comme un « elixir magique ». Brésil et Etats-Unis se lancent ainsi dans une production effrénée dès la fin des années 1980.

Or les études démontent au fil des ans cette panacée. Contrairement à ce qu'annonçait l'Ademe en 2002, une étude américaine démontre que le diester rejette autant de gaz à effet de serre que le gazole. Marc Jacobson, de l'université de Stanford, conclut de son côté que le bioéthanol participe à l'augmentation du l'ozone et que l'effet cancérigène de l'E85 est similaire à celui de l'essence.

Autre problème, de taille,la quantité d'hectares dédiés à cette seule agriculture. Jean-Marc Jancovici, ingénieur, détaille ses résultats sur son blog : pour éliminer le pétrole des transports français, il faudrait cultiver 120% du territoire hexagonal pour produire suffisamment de betterave en vue de fabriquer du bioéthanol. Les biocarburants sont condamnés à n'être qu'un complément. Mais au Brésil, sa culture fait des ravages sur la déforestation.

Dernier coup de tonnerre : la flambée des prix alimentaires et les émeutes de la faim qui éclatent un peu partout. Encourager les pays en développement à abandonner leurs cultures alimentaires pour produire du carburant apparaît dès lors comme une erreur flagrante. Le 18 avril, le président du FMI Dominique Strauss-Khan, déclare sur Europe 1 que les biocarburants issus de produits alimentaires lui posent « un problème moral ». L'Allemagne réagit rapidement et diminue la part de biocarburant dans les véhicules.

Réponse ambiguë

La France tarde à se prononcer. Comment faire machine arrière, deux ans après avoir encensé ce qui pouvait redorer l'image de la culture intensive et pérenniser les revenus des agriculteurs ? Mardi, Jean-Louis Borloo prend enfin la parole et annonce « une pause » dans les biocarburants de première génération. Mais le lendemain, Dominique Bussereau modère la déclaration :

« Il ne faut pas interrompre le mouvement qui est en cours sur les biocarburants. »

Anne Souyris, porte-parole des Verts, dénonce une mascarade :

« Dans les faits, le gouvernement n'abandonne pas ses objectifs ! Monsieur Borloo annonce une pause tout en précisant que les investissements déjà lancés seraient honorés. Et le secrétaire d'Etat aux transports en rajoute une couche. Où est la pause ? “

Comme la DeLorean de Doc

Dans sa déclaration du 22 avril, Jean-Louis Borloo évoque l'avenir :

‘Cap sur la deuxième génération de biocarburants !

La deuxième génération s'appuie sur des produits non-alimentaires et les déchets des cultures, comme la paille et la lignocellulose en général, tiges, copeaux, feuilles.

Toujours à la pointe, l'Allemagne a inauguré jeudi dernier une première mondiale : une raffinerie de biocarburant à partir de résidus de bois. Mais là encore, le triomphalisme serait de trop. Le processus de transformation est périlleux et cher. Pour produire un litre d'éthanol, il faut 43 kilos de bois.

Pour Jacques Pasquier, de Confédération paysanne, la deuxième génération ne résoudra pas tout :

Aujourd'hui, le monde comprend enfin que les biocarburants de première génération sont une arnaque technique, environnementale et humanitaire. Désormais, c'est la deuxième génération qui est censée être formidable. Mais elle n'existe qu'à l'état de micro-projets. Ces biocarburants ne seront jamais à l'état de production industrielle.
La troisième génération semble être la plus raisonnable.’

Rouler au phytoplancton ?

Car une autre génération a vu le jour, encore à l'état expérimental. Dans ce futur proche, ce sont les algues qui pourraient nourrir votre moteur. Très riches en graisses, et beaucoup plus abondantes, elles évoluent dans un milieu marin qui se reproduit plus vite que la terre ferme. Des équipes françaises planchent déjà. Autre source de carburant, plus judicieux encore aux yeux de Jacques Pasquier, le phytoplancton, dont le processus de transformation est plus aisé.

La plupart des mouvements écologistes -Confédération paysanne et Les Verts compris- ont une solution encore plus simple : réduire au strict minimum l'utilisation de la voiture. Autre solution enfin, comme dans le film ‘Retour vers le futur’, faire rouler les voitures aux déchets ménagers. Une idée moins fantaisiste qu'elle n'en a l'air, puisqu'elle est déjà mise en pratique à Lille.

83 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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De kawouede

09H40 | 24/04/2008 | Permalien

Il serait plus exact de parler d'« agrocarburants » : pour ne pas confondre avec l'agriculture bio, qui n'a rien à voir !
Les Verts parlent même de « nécrocarburants » pour alerter sur les effets pervers de leur développement actuellement. http://lesverts.fr/article.php3 ? id_article=3912

Portrait de kk

à kawouede Portrait de kawouede De kk

star malgré elle | 11H06 | 24/04/2008 | Permalien

j'allais l'écrire.
Je sais bien que le terme « biocarburants » n'est pas impropre mais effectivement il prete à confusion.
Ces agrocarburants sont d'autant moins bio qu'ils sont produits (comme pour toute l'agriculture productiviste) à grands renforts de pesticides, herbicides, engrais…
J'ai déjà signalé celà à plusieurs reprises ici, effectivement, si j'emploie moi « nécrocarburant », agrocarburant me semble un minimum

Portrait de peplum85

à kk Portrait de kk De peplum85

18H45 | 24/04/2008 | Permalien

biocarburants n'est pas impropre , quoi que , c'est surtout de droite

Portrait de charlotte cordier

De charlotte cordier

09H44 | 24/04/2008 | Permalien

il faudrait déjà réduire tous les déplacements inutiles , rouler avec de petits véhicules , et on ferait de substentielles économies sur le carburant

faire du carburant avec des déchets , pourquoi pas , mais à condition de bien faire le bilan entre énergie utilisée pour les produire au final, et énergie produite .C « est pas gagné

quant aux agrocarburants , s'ils ne sont pas subventionnés , les paysans vont préférer cultiver des céréales pour nourrir les affamés , les prix étant à la hausse

je n » ai pas envie d » utiliser ces carburants , sachant qu'ils affament une partie de la planète,

condanné notre mode de vie ………..

Portrait de 3880

à charlotte cordier Portrait de charlotte cordier De 3880

étudiant | 10H30 | 24/04/2008 | Permalien

Je ne serais pas aussi catégorique, Il existe trois grands types de biocarburants selon la matière végétale ou animale utilisée :
- les biocarburants issus des plantes contenant de l'huile comme le colza ou le tournesol (Diester ou biodiesel)
- les biocarburants obtenus à partir d'alcool produit avec des plantes contenant du sucre ou de l'amidon (bioéthanol).
- Les biocarburants produits, sous forme gazeuse, par fermentation sans oxygène de déchets alimentaire, végétaux (biogaz).

L'utilisation local de ces carburants, peux être une bonne solution. Surtout s'ils sont fabriqués à l'aide de déchet de l'industrie agroalimentaire. Autre exemple : Des communes Française ont des méthaniseurs alimenté par les déchets vert (Chambéry et bien d'autre).

Il est évidement dommage de réduire l'agriculture à la culture de carburant. Mais il est intéressant de développer des sources d'énergies multiples et local.

C'est comme tout un petit peux c'est bien, beaucoup sa fait des dégât et trop c'est destructifs pour la planète TERRE.

Portrait de jojo1er

De jojo1er

14H58 | 24/04/2008 | Permalien

« Mais il est intéressant de développer des sources d'énergies multiples et local. »

C'est là que se pose le principal des agroarburants…Cette source d'énergie devant pour rapporter aux financiers leurs indispensables dividendes se traduire par des agro-industriolo-carburants.

Alors on transporte le colza dans des coopératives, qui le transportent dans des centrales d'achat, qui le transportent dans des complexes industriels de transformation, qui le revendent ensuite (sous forme de carbuarnt) à des grossistes, lesquels le transportent jusqu'au détaillant installé à côté du producteur de colza…

Tous ces transports stériles générant moult taxes, dividendes et pollution.

Par contre mon voisin qui cultive son colza n'a pas le droit de le presser, filtrer, décanter et de me le vendre directement dans mon réservoir.

Alors bien sûr l'agrocarburant dans les mains des financiers du pétrole sont presque aussi nocifs que le pétrole lui-même.

Des circuits courts et pas seulement dans ce domaine, ce serait vraiment un minimum à rendre à notre planète vu tout ce que nous lui prenons…

Jojo1er, le bon sens n'est pas bankable.

Portrait de sobriquet

à 3880 Portrait de 3880 De sobriquet

Courageux anonyme | 16H11 | 24/04/2008 | Permalien

Produire des carburants végétaux à partir des déchets alimentaire permet d'éviter la concurrence avec la filière alimentaire, mais reste une mauvaise idée. Cela provoque l'appauvrissement accéléré des terres, en transformant la richesse des sols en carburant. Une telle pratique provoquerait ôterait toute la matière première exploitable d'un champs pour le rendre bientôt inexploitable.

Si l'on utilise des engrais, il faut également pondérer le gain écologique escompté par le coût de la production et de l'acheminement de ces engrais, qui sont souvent fabriqués de l'autre bout de l'Europe, et dont la fabrication demande beaucoup d'énergie et est assez polluante.

Si l'on tient à garder nos champs fertiles, il vaudrait mieux utiliser nos déchets alimentaires eux-même comme engrais plutôt que les brûler.

Portrait de léo solo

à charlotte cordier Portrait de charlotte cordier De léo solo

11H39 | 24/04/2008 | Permalien

Pour nourrir les affamés
une solution alternative existe.
Une fois que les véhicules alimentés aux agronécroburants arrivent en fin de course, on peut manger leurs ailes.

Portrait de DBL8

à charlotte cordier Portrait de charlotte cordier De DBL8

Retraité | 20H06 | 24/04/2008 | Permalien

D'autant plus, que ses carburants sont nocifs pour les joints et autres matières synthétiques les décomposant !
Il faut des véhicules conçus pour les utiliser.
Ce que des constructeurs font, mais de là à en mettre dans l'essence consommé dans les véhicules actuels…
Ne soyez pas surprit si ça merde !

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 09H55 | 24/04/2008 | Permalien

pour éliminer le pétrole des transports français, il faudrait cultiver 120% du territoire hexagonal pour produire suffisamment de betterave en vue de fabriquer du bioéthanol.

Si c'est pour traverser un pays devenu sur l » ensemble de son territoire un champ de bettraves aussi moche ,triste et antiphatique que la beauce sur des routes glissantes et pleine de terre gadouilleuse, ca ne vaut vraiment plus le coup de rouler du tout.

Portrait de Gringo

De Gringo

| 10H03 | 24/04/2008 | Permalien

J'interviens juste sur la fin de l'article.

J'ai travaillé un peu sur le chantier du Centre de Valorisation Organique à Lille :

1. Il s'agit bien de déchets Organiques (et non ménagers) qui y sont traités. Ils permettent de produire le « biogaz » qui fait rouler les nouvelles lignes de bus (pas encore les voitures).
2. Il s'agit d'un process allemand. L'Allemagne compte déjà plusieurs CVO qui eux fournissent de l'electricité (et font rouler quelques tramways, il me semble)

Ceci dit, il s'agit bien de déchets et non de culture spécifique à la production d'énergie.

Portrait de Yifu66

à Gringo Portrait de Gringo De Yifu66

12H05 | 24/04/2008 | Permalien

process = procédé.
Ce n'est pas parce que c'est allemand qu'il faut utiliser un mot anglais !

Portrait de Gringo

à Yifu66 Portrait de Yifu66 De Gringo

| 15H44 | 24/04/2008 | Permalien

En génie civil, on entend par « process » le lot qui comprend l'étude du procédé, la fourniture et la pose de toutes les installations nécessaires au traitement du produit considéré.

'Process » est un mot « francisé » qui est employé à ce titre et que vous trouverez dans nombre de documents officiels, comme par exemple les cahiers des clauses techniques particulières, y compris sur les marchés publics.

Portrait de Xtophe

De Xtophe

10H04 | 24/04/2008 | Permalien

effectivement, deux points fondamentaux :
bien parler d'agrocarburants - ou encore mieux comme le disent les verts - de necrocarburants pour éviter toute méprise et définitivement faire dérailler ceux qui veulent surfer sur la vague bio en nous faisant croire que ces carburants là sont l'avenir
plutôt penser à moins se servir du carburant plutôt que de chercher à tout prix à continuer à rouler comme des cons
et pour finir, se poser clairement la question de la décroissance, plutôt que de chercher des expédients pour continuer à vivre dans notre système vérolé

Portrait de kawouede

à Xtophe Portrait de Xtophe De kawouede

10H28 | 24/04/2008 | Permalien

Sur la décroissance : on est en plein dedans (récession, baisse du « pouvoir d'achat » ou plutôt augmentation du coût de la vie) et ça ne rend pas les gens très heureux.

Besoin de changer de paradigme de société ? Il faudrait plus qu'un mai-juin 68 (deux mois sans télé, sans radio, sans carburant pour les bagnoles, et à la place des débats populaires dans les lieux publics et des vélos) pour commencer à amorcer le tournant. Personnellement je suis pessimiste : la grève générale braquerait contre elle ce qu'on appelle (improprement mais c'est comme ça) « l'opinion » aujourd'hui.

Enfin, certains y croient encore…
http://www.philippon.org/

Portrait de Gudule

à kawouede Portrait de kawouede De Gudule

15H11 | 24/04/2008 | Permalien

Non ! la décroissance, qui est volontaire n'est pas la récession, conséquence d'un système malade !
Au quotidien ça se résume à vivre mieux en consommant moins.
Evidemment, ça, ça peut emmerder les industriels, les pauvres, je compatis.

Portrait de hoshiko

De hoshiko

10H18 | 24/04/2008 | Permalien

« une étude américaine démontre que le diester rejette autant de gaz à effet de serre que le gazole. »

Oui, certes. Mais ce CO2 est re-piégé par les plantes qui le produisent. Donc le bilan carbone est quasi-nul (pas entièrement, car il faut cultiver les plantes, transporter le carburant…etc).

Il existe une assoc » à Marseille qui collecte les huiles de fritures usagées pour en faire du diester : www.roulemafrite.org là aussi, le bilan carbone est quasi-nul puisqu'on réutilise des déchets.

Portrait de sobriquet

à hoshiko Portrait de hoshiko De sobriquet

Courageux anonyme | 16H19 | 24/04/2008 | Permalien

Oui, certes, sur le long terme, tout le CO2 sera réabsorbé par les plantes ! Entre temps, deux siècles se seront écoulés, la mer aura monté de 40 mètres, la Suède exportera ses oranges, l'Amazonie sera un désert, … Mais si le bilan carbone est nul à terme, pas de problème ; )

Blague à part, je ne suis pas sûr qu'il soit pertinent de prendre en compte le re-piégeage du CO2 par les plantes dans le bilan carbone.

Portrait de C. Creseveur

De C. Creseveur

D'actualité | 10H19 | 24/04/2008 | Permalien

Dans les années 80 Renault avait conçu un modèle qui consommait moins de 1l au 100. Ce véhicule (une Clio, je crois) avait d'ailleurs été dérobé lors d'un salon de l'auto.

Je ne suis pas certain qu'il y ait une seule solution. En tout cas il y avait là plus qu'une piste.

Naturellement tout le monde comprend bien qu'un univers automobile où l'on ne consomme quasiment plus de carburant n'est pas très intéressant pour les groupes pétroliers ! Encore moins pour un gouvernement dépensier qui trouve là une ressource de complément assez importante.

Portrait de argiope

De argiope

verte jusqu'au 18 décembre | 10H21 | 24/04/2008 | Permalien

En cherchant à économiser un peu les réserves pétrolières, les bio (ou agro ou necro) carburants ne sont qu'une manière de repousser l'échéance inéluctable d'un équilibre entre les ressources et la consommation.
La planète offre à chacun des 6 milliards d'humains actuels environ 1,5 hectare, et tout ce que cet hectare et demi peut produire (espace, oxygène, alimentation, ressources naturelles). Le problème, c'est que depuis les années 70, la Terre est surexploitée biologiquemnent, en pompant dans les réserves ; en moyenne, chaque humain utilise l'équivalent des ressources de 2,5 hectares, avec des disparités énormes (un Américain : 10 hectares, un Européen : 5 hectares, un Africain : 1 hectare). Les réserves étant par définition limitées, il arrivera fatalement un moment où on ne disposera que de ce que la planète peut produire. Ce moment arrivera d'autant plus tôt que le nombre d'humains continuera à augmenter et que chacun de ces humains voudra améliorer son niveau de vie.
Sans diminution volontaire de la pression sur l'environnement, obtenue soit par diminution du niveau de vie moyen, soit par diminution du nombre d'humains (2 utopies totales), on laissera la nature choisir la manière de rétablir l'équilibre, ce qui pourrait être brutal.

Portrait de jide

De jide

jide.romandie.com | 10H28 | 24/04/2008 | Permalien

Valoriser les déchets organique pour apporter un complément d'énergie (compost, agrocarburant, central de valorisation) est absolument logique. même si l'energie ainsi récupérée est minime par rapport aux « besoins ».
Par contre , défricher et cultiver POUR produire des carburants, destinés a l'exportation sans changer de mode de consommation / déplacement est une absurdité sans nom.

http://jide.romandie.com

Portrait de pablico

De pablico

10H29 | 24/04/2008 | Permalien

on est pas prêt de trouver une solution valable. au prix du litre : on a passé 10 francs (je le dis en francs pour choquer)
On va droit dans le mur, et rien n'a été fait, car tous les spécialistes le prédisent depuis plus de 10 ans.
On parle, on parle, et rien n'a été fait de concret.
Les villes ne sont même pas toutes dotées de tramways.
au prix des carburants, cela va revenir très cher d'en construire d'autres (infrastructures).
je suis très pessimiste. espérons que le président ce soir va trouver une solution (comme il a l'habitude) pour qu'on ait un avenir radieux….mais ce n'est pas la ST Nicolas aujourd'hui dommage.

Portrait de José_PB

De José_PB

11H23 | 24/04/2008 | Permalien

Juste un petit commentaire sans prétention : « Panacée universelle » est un pléonasme.

Portrait de Ophélie Neiman

à José_PB Portrait de José_PB De Ophélie Neiman (auteur)

Rue89 | 14H12 | 24/04/2008 | Permalien

OUps, comme vous avez raison !
C'est corrigé, merci !

Portrait de Vouzetesté

De Vouzetesté

lycéen | 11H41 | 24/04/2008 | Permalien

Vous vous foutez pas un peu de notre gueule avec vos fausses questions ? Vous appelez ça du journalisme ? Ca vous dit de nous informer ? Ah pardon, je suppose que dans deux minutes, vous allez choisir vos commentaires préférés et fermer tous les autres.

http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/technologi…

http://www.aci-multimedia.net/bio/voiture_air_comprime1.htm

Portrait de argiope

à Vouzetesté Portrait de Vouzetesté De argiope

verte jusqu'au 18 décembre | 13H49 | 24/04/2008 | Permalien

« les moteurs baptisés CATs (à air comprimé) se caractérisent par leur simplicité et une pollution nulle »

La pollution n'est nulle qu'au moment où le moteur tourne, il faut bien un « vrai » moteur (qui lui consomme de l'essence ou de l'électricité) pour comprimer l'air avant (avec des pertes de rendement). A moins que l'on ne construise des compresseurs à pédales (qui pourraient remplacer les fitness : dix heures de pédale pour une heure de micro-voiture, si tu veux une plus grosse voiture tu pédales plus).
En aucun cas cette sympathique technologie, certainement utile localement, ne saura résoudre globalement les besoins des transports.

Portrait de glaurent

à Vouzetesté Portrait de Vouzetesté De glaurent

ingénieur info | 13H50 | 24/04/2008 | Permalien

Pour le cas où vous vouliez sous-entendre par vos liens que la voiture à air comprimé résoudrait le problème du carburant, vous êtes vous demandé quelle était l'énergie nécessaire pour compresser assez d'air pour remplir son réservoir ?

Portrait de Ophélie Neiman

à Vouzetesté Portrait de Vouzetesté De Ophélie Neiman (auteur)

Rue89 | 14H08 | 24/04/2008 | Permalien

Et vous, vous pourriez rester poli ?
Parler de la voiture à air comprimé est tout à fait judicieux en commentaire, mais difficile à intégrer au sein d'un article sur la composition du carburant.
Après j'hésite, est-ce que je sélectionne votre commentaire parce qu'il est intéressant, ou est-ce que je ne suis pas assez maso ?

Portrait de kawouede

à Ophélie Neiman Portrait de Ophélie Neiman De kawouede

16H15 | 24/04/2008 | Permalien

D'accord avec vous, même si vous avez désélectionné mon commentaire : -) Pour la peine ce nouveau lien vers une tribune des Verts, sur le thème : comment éviter le retour des famines ? http://lesverts.fr/article.php3 ? id_article=3916

Merci en tout cas pour vos articles

Portrait de Nicosauvage

De Nicosauvage

Conseiller en Environnement | 11H44 | 24/04/2008 | Permalien

Manger ou conduire, il faut choisir…

Cet engouement pour les agrocarburants pose en fait la question : Manger ou conduire, faut-il choisir ?
Et bien oui, l'un est un besoin vital, l'autre ne l'est pas (du moins pas tout le temps).
Le découverte d'un carburant durable (c'est loin d'être le cas pour l'instant) et une réduction de la consommation de carburant (en d'autres termes un changement de comportement de l'automobiliste) sont deux initiatives qui vont main dans la main.
Pour ce qui est du carburant, peut-être arrivera t-on a quelque chose de véritablement durable au bout de la dixième génération ; il faut donc continuer la recherche scientifique tout en mettant le holà à cette conversion frénétique des terres à des fins énergétiques aux détriments des cultures alimentaires.
Puis, notre conception de l'automobile doit changer. Les mots « voitures » et « ville » doivent devenir antinomiques. Des idées telles que les péages urbains (ou même l'interdiction de la voiture dans certains quartiers) et un développement des réseaux de transport en commun doivent être sérieusement envisagées pour toutes les grandes villes. Les gens doivent tout simplement apprendre à laisser leur voiture au garage quand c'est possible, faire du vélo et marcher, c'est bon pour la santé et l'environnement.

Aujourd'hui, puisque nos mentalités n'ont pas encore suffisamment évoluées en matière d'utilisation de la voiture, un carburant cher reste la seule et unique solution rationnelle pour limiter notre consommation.

Mon billet sur les agrocarburants :

http://sustainablefood.wordpress.com/2008/04/17/manger-ou-conduire-il-fa…

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