Reprise des conflits salariaux dans les grandes entreprises. Chez Coca-Cola, les ouvriers bloquent l'usine de Grigny depuis une semaine.

Sur le flanc de l'autoroute A6 flottent les couleurs de Coca-Cola. Au ralenti : le site de Grigny, dans l'Essonne, est en grève depuis le 17 avril. Alors que l'usine tourne à plein d'ordinaire, pas un camion n'en est sorti en sept jours. En temps normal, le va-et-vient atteint 150 camions par 24 heures.
Les salariés de Coca réclament une hausse de salaire depuis trois semaines. Le mouvement a fait tâche d'huile, de Marseille à Dunkerque, tandis que s'ouvraient les négociations annuelles. A Grigny, tout à commencé à coups de débrayages de deux heures par équipe. En fin de semaine dernière, des piquets de grève se sont installés aux entrées de l'usine, sous le patronnage d'une intersyndicale FO-CFDT-CFTC-CGT.
Brasero rituel et mauvaises blagues sur Sarkozy
De temps en temps, un gréviste fait pivoter la poubelle qui barre l'accès au site : côté pile, un drapeau blanc de la CFDT. Côté face, le rouge CGT. L'ambiance reste bon enfant, brasero rituel et mauvaises blagues sur Nicolas Sarkozy… Pour laisser passer les voitures, on fait glisser la poubelle sur le côté. D'ailleurs, les grévistes se sont garés à l'intérieur.
La mobilisation ne faiblit pas dans l'usine de 230 salariés : après une semaine, Hamid Benahmed, le délégué syndicat CGT, se félicitait qu'« au moins 60% des ouvriers en CDI » étaient en grève » (40% selon la direction qui inclue l'ensemble des salariés dans son décompte) :
« Le personnel administratif ne fait pas grève, les intérimaires non plus. Mais chez les OS, la mobilisation est forte : les cinq équipes. On a réussi à bloquer les trois lignes de production, alors qu'on a découvert que la direction avait fait appel à des intérimaires pour nous remplacer sur la chaîne. Mais aucune bouteille n'est sortie. »
Les ouvriers qui travaillent en 3/8 d'habitude se relayent devant l'usine, de jour comme de nuit. Mardi après-midi, ils étaient une quarantaine à casser la croûte, au son du moteur des poids-lourds qui traversent la zone industrielle en klaxonnant.
« Coca, c'est pas le petit boulanger du coin »
Le pouvoir d'achat est sur toutes les lèvres. Assis contre une voiture, à quelques mètres de l'entrée du site, le leader cégétiste réclame une revalorisation supérieure à l'inflation :
« L'Insee est aux fraises, avec ses chiffres : pour nous, le passage à l'euro a marqué le début de la flambée des prix. Or on nous propose 3% de hausse cette année, c'est clairement insuffisant. Ce n'est pas comme si Coca, c'était le petit boulanger du coin ! “
Pour étayer ses revendications, l'intersyndicale argue que le métier a changé. Si Hamid Benahmed ne nie pas que ‘le boulot est plus intéressant’, il estime que ‘les gars ont besoin d'une reconnaissance financière en contre-partie’ :
‘Si on travaille comme il y a dix ans, il n'y a plus une bouteille qui sort. Aujourd'hui, un ouvrier sur les lignes de production fait aussi du contrôle qualité, de la maintenance, le réglage des machines… Toutes ces tâches, c'est du personnel qualifié qui s'en chargeait. On a besoin de reconnaissance, car le métier d'ouvrier n'est plus même et le niveau d'exigence a énormément augmenté. D'ailleurs, sur les lignes, on recrute au niveau BEP ou bac Pro et on demande une expérience industrielle. Le salaire doit aller avec.’
Prime TGV et majoration Ile-de-France
A Marseille, leurs collègues du site de Pennes-Mirabeau ont arraché, début avril, une hausse de 80 euros par personne et par mois. La direction a appelé ça ‘la prime TGV’, concédant que le coût de la vie avait décollé avec l'arrivée du TGV. En région parisienne, les salaires des ouvriers de l'enseigne sont déjà rehaussés d'un cinquième.
Accoudé à la poubelle à roulettes, on compare les salaires, tandis que le délégué syndical précise que l'entreprise privilégie désormais les augmentations individuelles plutôt qu'une revalorisation globale du pouvoir d'achat. 1800 euros nets pour l'un, 2000 euros, primes comprises pour un autre. Car, si les salaires ne sont pas dérisoires chez Coca-Cola, ils tiennent compte des primes d'équipes, primes de 3/8, et d'une majoration de 40% pour les heures de nuit.
Or, ‘la prime ne supprime pas l'inconvénient’, argue Dominique, qui a derrière lui cinq ans de maison chez Coca-Cola, et qui raconte que son pouvoir d'achat a pris du plomb dans l'aîle ces derniers mois :
Dominique et Nadjib le reconnaissent assez volontiers :
‘A côté d'autres boîtes, nous ne sommes sans doute pas les plus malheureux. Mais c'est aussi une question de principe : tout va aux actionnaires à Atlanta, alors que nous faisons des bénéfices énormes. Il parait même que les cadres ont été augmentés de 29% alors qu'on nous refuse d'être au niveau de l'inflation !
Faux, répond la direction, qui affirme avoir proposé, vendredi dernier, entre 5 et 6,5% d'augmentation pour tenir compte du pouvoir d'achat’ et augmenter au même rythme ouvriers et cadres, hors primes.
Pas les moyens de se payer du Coca, ‘un produit de luxe’
En ces temps de médiatisation du pouvoir d'achat, les revendications salariales trahissent surtout la rancœur que ressentent ces ouvriers qui touchent un salaire comparable à celui que nous confiait une enseignante agrégée, rencontrée lors d'un reportage à Chelles, fin mars.
A Grigny, le ressentiment va crescendo chez ceux qui sortent plusieurs dizaines de milliers de bouteilles par heure mais n'ont droit d'en prendre que ‘douze par mois’. Nadjib, qui fait désormais ses courses chez les hard-discounters, affirme qu'il n'aurait pas les moyens de se payer du Coca, ‘un produit de luxe’, désormais.
Travailler plus pour gagner plus ? Difficile de faire des heures supplémentaires, quand on est en 3/8 : une équipe en remplace une autre et les rotations se succèdent au fil des jours. ‘On n'a pas d'augmentation et même plus de petits cadeaux, comme des T-shirts, par exemple’, s'insurge Nadjib, délégué du personnel FO, ouvrier chez Coca-Cola depuis dix ans :
Coca-Cola n'est pas seul confronté à des grèves salariales. D'autres enseignes voient éclore ces conflits, comme Carrefour ou Mondial Assistance, où les salariés ont fait huit jours de grève le mois dernier, pour revendiquer un salaire de 1500 euros, une prime de vacances et un quatorzième mois.
La présidentielle a cristallisé la question… dans les grandes boîtes
Pour le sociologue Thierry Pech, spécialiste des questions sociales, ces conflits couvaient et c'est la décrue du chômage qui les remet depuis peu au cœur du débat social :
‘Le retour des conflits salariaux naît de la convergence de plusieurs facteurs. Structurellement, la menace du chômage décroît en France du fait du cycle démographique. En termes conjoncturels, il y a la hausse des prix, mais aussi la campagne présidentielle, qui s'est faite essentiellement autour du pouvoir d'achat. Ce faisant, on a justifié les revendications autour du gagner plus'. Or demander plus, c'est un chemin plus court encore vers une hausse de salaire que travailler plus.’
Nnotant que cette accélération des revendications sur les salaires va compliquer la réforme du SMIC, Thierry Pech souligne qu'il n'y a rien d'étonnant à ce que les piquets de grève essaiment chez Carrefour ou Coca-Cola. Pas parce que les salaires y sont les plus faibles, loin s'en faut :
‘A 1800, 2000 euros net par mois, ils sont juste au-dessus du salaire médian. Mais, dans les entreprises moyennes et grandes, il existe des collectifs structurés et une relation d'emploi relativement stable. Dans les petites structures, dans le secteur des services à la personne, par exemple, il n'y a pas de revendication salariale et les salaires sont souvent inférieurs.’
Un effet d'entrainement peut-il avoir lieu sur l'ensemble du marché du travail ? Thierry Pech en doute : c'est la revalorisation des minima sociaux qui peut avant tout agir comme un ‘effet de dominos’ sur le niveau global des salaires.”
“Chez Coca, les gars sont quand même sacrément payés…”
Cet après-midi-là à Grigny, un chauffeur de camion, salarié d'un sous-traitant qui travaille sur le site, est passé à l'usine. Grève ou pas, il sera payé et il sourit, “solidaire”. Tout en précisant, 1800 euros nets par mois, heures supplémentaires, prime accident, ancienneté et week-ends compris :
“Chez Coca, les gars sont quand même sacrément payés… Espérons que ça pourra nous être profitable ! ‘
Or Thierry Pech avance justement que la revalorisation de salaires dans une grande entreprise comme Coca-Cola ou encore Peugeot peut avoir un effet contraire chez ses petits sous-traitants :
En cédant sur les salaires en interne pour garantir un relatif confort social à ses employés, une grande boîte va chercher à imposer des prix encore plus comprimés à ses sous-traitants, dont les salariés, eux, vont se trouver encore plus précaires. En amont de la chaîne, c'est plus à des dégâts sociaux qu'à un effet de levier qu'on risque d'assister. A terme, c'est justement le sous-traitant qui risque d'être délocalisé.’





















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De FdT
En pleine décroissance | 00H54 | 24/04/2008 |
A empoisonner les gosses et les plus grands à travers le monde entier avec leur daube ils peuvent se permettre bien les payer leurs ouvriers chez Caca Cola. Et puis un ouvrier bien payé est un ouvrier qui a des sous à dépenser ! Il peut acheter quelques litrons par semaine de Caca Cola à ses gosses, les emmener en sortie pédagogique chez McDo et à EuroDysney afin de s'initier aux subtilités culturelles d'un monde réduit à une marchandise…
Les patrons en France n'ont toujours pas réalisé que la propagande capitaliste a gagné (merci la télé ! ) et que par conséquent ils peuvent sans hésitation augmenter les salaires. En effet les travailleurs français à l'image de leurs cousins d'Amérique réinjecteront l'essentiel de leurs revenus dans le circuit économique en surconsommant de l'inutile, ainsi ils feront tourner la machine économique à plein régime. Il est fini le temps où les petites gens thésaurisaient momentanément leurs modestes revenus si durement gagnés afin de les utiliser pour se construire une vie. De nos jours les salariés se font un honneur de claquer le maximum de fric en gadgets électroniques, en vêtements à la mode (pour ressembler le samedi soir à George Clooney, jouer au boss quoi ! ), en restos de merde…et même ils vont jusqu'à faire des emprunts chez Cofidis et autres Cofinoga, à des taux époustouflants, quand les revenus ne suffisent plus à satisfaire cette soif consumériste inextinguible. Le plus triste c'est qu'en quelques années seulement aucune de ces acquisitions matérielles ne subsistent dans la maison. Tout a fini par être jeté car démodé, tombé en panne, cassé ou simplement tant l'objet était inutile que son heureux propriétaire à fini par s'en lasser pour le foutre en l'air…je consomme, donc je suis !
à FdT
De marie 75
07H04 | 24/04/2008 |
les flics ? ? ? ? DEs augmentations ?
Des voyages vacances, à l'oeil ! ! ! !
Vous avez dit Mali ou Tchétchénie ? ? ? ?
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S'offir un voyage sur le dos des expulsés
Mis en ligne le 23/04/2008
En juillet 2007, plusieurs syndicats d'Air France-KLM et le Réseau éducation sans frontières avaient tenté en vain de convaincre direction et actionnaires de la compagnie de refuser « l'utilisation des avions du groupe » pour ces expulsions.
Les policiers français qui escortent les immigrés en situation irrégulière lors de leur expulsion par avion bénéficient des « miles » accordés par les compagnies aériennes à leurs clients fidèles, a indiqué mercredi le ministère de l'Intérieur. Cette information a été révélée par le journal satirique, le Canard enchaîné.
« Ce système n'est pas illégal », a-t-on souligné de même source, ajoutant qu'« avant même la parution de l'article, le ministère avait déjà envisagé de modifier sur ce point précis le prochain contrat » avec les transporteurs.
Sur quelque 23.000 expulsions par an, toutes ne se font pas en avion, et seul un tiers de celles réalisées par voie aérienne nécessite une escorte, de un à trois policiers, a-t-on précisé de même source, contestant les calculs du Canard enchaîné.
« A raison de 23.000 éloignements en 2007, selon le ministère de l'Intérieur, et sachant qu'en moyenne trois policiers accompagnent celui qui va être expulsé, voilà de quoi se constituer assez vite un joli stock de voyages gratuits sur le dos des clandestins », affirme le journal, qui cite des agents d'escale d'Air France à l'aéroport parisien de Roissy-Charles De Gaulle.
Contactée par l'AFP, la compagnie Air France qui transporte l'immense majorité des immigrés expulsés par avion, s'est refusée à tout commentaire.
En juillet 2007, plusieurs syndicats d'Air France-KLM et le Réseau éducation sans frontières (RESF) avaient tenté en vain de convaincre direction et actionnaires de la compagnie de refuser « l'utilisation des avions du groupe » pour ces expulsions.
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à marie 75
De marie 75
07H07 | 24/04/2008 |
Voyages gratuits sur le dos des illégauxRédaction en ligne
le soir belgique
mercredi 23 avril 2008, 23 : 09
Les policiers français qui escortent les immigrés en situation irrégulière lors de leur expulsion par avion bénéficient des « miles » accordés par les compagnies aériennes à leurs clients fidèles, ce qui leur permet de s'offrir des voyages.
archives
Les policiers français qui escortent les immigrés en situation irrégulière lors de leur expulsion par avion bénéficient des « miles » accordés par les compagnies aériennes à leurs clients fidèles. Cette information a été révélée par le journal satirique, le Canard enchaîné.
« Ce système n'est pas illégal », a-t-on souligné au Ministère de l'Intérieur, ajoutant qu'« avant même la parution de l'article, le ministère avait déjà envisagé de modifier sur ce point précis le prochain contrat » avec les transporteurs.
Sur quelque 23.000 expulsions par an, toutes ne se font pas en avion, et seul un tiers de celles réalisées par voie aérienne nécessite une escorte, de un à trois policiers, a-t-on précisé de même source, contestant les calculs du Canard enchaîné.
« A raison de 23.000 éloignements en 2007, selon le ministère de l'Intérieur, et sachant qu'en moyenne trois policiers accompagnent celui qui va être expulsé, voilà de quoi se constituer assez vite un joli stock de voyages gratuits sur le dos des clandestins », affirme le journal, qui cite des agents d'escale d'Air France à l'aéroport parisien de Roissy-Charles De Gaulle.
à FdT
De pablico
09H53 | 24/04/2008 |
FdT, vous êtes en retard d'une décénie. Vous décrivez le « fordisme » Henry Ford (1863 - 1947). le capitalisme cool, ou avant de traire la vache on lui donnait à manger.
On est passé au capitalisme sauvage. Maintenant on trait la vache, elle doit se démerder pour manger, on ne la nourrit plus.
excusez ces deux images triviales. espérons que cela ne va pas tourner vilain comme dans cette histoire :
Je vais habituer mon bourricot à ne plus manger (ça sera rentable)
et voilà que tous les matins il supprima une cuillère d'avoine à son âne
Pour la première semaine ça a marché la deuxième aussi
et la troisième quand il alla chercher son bourricot il le trouva mort
Alors il lança dans un soupir : Dommage au moment ou il s'est habitué à ne plus manger il est mort !
à pablico
De FdT
En pleine décroissance | 11H09 | 24/04/2008 |
Quel serait le sens d'une société de consommation sans consommateur ?
Certes face à l'apathie généralisée nos Maîtres tirent un maximum sur la corde mais ils seront lâchés du mou avant que cette dernière ne cède. Le chaos ne les intéressent que lorsqu'ils en sont les instigateurs, en revanche un soulèvement populaire hors de leur contrôle risquerait de troubler leur confort. Vous verrez, maintenant qu'ils ont bien pressé le citron ils vont nous balancer quelques miettes qui seront calmer la clameur populaire.
En fait les ploutocrates sont face à un dilemme : nous rémunérer le moins possible tout en nous accordant un pouvoir d'achat suffisant pour faire tourner l'économie car c'est sur la surconsommation que cette dernière se fonde. De plus il est aussi important pour eux que nous nous endettions ; un individu endetter non seulement rapporte des sous à ses créanciers mais en plus en raison de ses dettes à tellement peur de perdre son travail qu'il devient soumis au caprice de son employeur…pas facile de maintenir le juste équilibre ! Nos Maîtres n'ont pas la vie facile mine de rien !
Je suis persuadé que les ploutocrates doivent être effarés du succès de leur propagande, ils n'ont certainement pas anticipé que l'asservissement d'hommes a priori libres allait être une entreprise si aisée. J'ai toujours dit que la capitalisme avec sa démocratie de façade était le mode de contrôle de l'humain le plus abouti qu'ait connu l'histoire de l'humanité. A vrai dire je tire mon chapeau à ces génies de la manipulation !
à FdT
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H50 | 24/04/2008 |
arrétez vvs carricatures, au secours ! ! La siciété de conso nest pas imposée. On l'accpete, on y articipe. Ce n'eest pas un méchant qui a un jour décrété quon la ferait. Croire que l'homme nest que'aspiration intellectuelle ou je ne sais quoi tient du ridicule. Il n'est que désir. La consommation est un moyen dessayer d'assouvir ce désir, meme si le résultat est plus que partiel.
Je ne considère pas que j'ai un maitre. Tu est libre de ne pas acheter. Moi aussi. Je suis irréductiblement libre, meme si l'espace social me contraint en parti, puisquil conrtibue a faconné mes représentations, ma liberté se situe dans le rapport, dans la réflexivité que j'entretien a tt cela.
Vos propos sont anarchistes. Mais de tt temps, cest une constante de « lhistoire humaine, lhomme a voulu des chefs, de l'autroité. Non pas pour vos idées de “corde”, de blanc et de noir, mais pour donner du sens, pour remplir le vide.
Ts nos droits proviennent, en partie, ou du moins dune certaine manière, du capaitalisme. Car il nécessité liberté, pacification de l'espace sociale, construction étatique, ouverture des moeurs (mobilité sociale, fin des systèmes rigides, acceptation de la sexualité de l'autre………..)Bien des auteurs ont ainsi montré comment Mai 1968 était un symbole de l'homme de cette nouvelle société, cet homme ultra individualiste que répugne le collectif, le passé, le politique…
Votre mainère de pensée est très rigide, mécanique. Vous aplliquez a postériori un systeme figé a la réalité. Pour penser librement, il faut un minimum de relativisme historique. En fait, paradoxalement, je crois que cest vous l'esclave (de vos préjugés).
A bon entendeur, salut
à Jess Feuillie
De déluge
menuisier | 13H36 | 24/04/2008 |
« lhomme a voulu des chefs (…) mais pour donner du sens, pour remplir le vide. »
Un chef qui remplit un vide, ça s'appelle un abus sexuel sur subordonné.
Et c'est très mal vu.
à déluge
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 13H39 | 24/04/2008 |
lol. Je me demande si j'ai besoin de répondre puisque votre mesage est ironie.
Enfin bon je ne peux men empécher. Ce ue je voiulais dire cest que le chef nest pas une abomination. Il est dune part un besoin lié au désir de sens, et en plus un gage d'efficacité dasn la société (produire cest s'organiser en vue detre maximisateur).
A bon entendeur salut !
à Jess Feuillie
De pablico
14H57 | 24/04/2008 |
il y a chef et chef, l'homme a besoin de deux sortes de chefs : un guide,et un sage.
Pas des esclavagistes, des despotes, des demi-dieux.
à pablico
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 14H59 | 24/04/2008 |
ce qui m'amène a vous poser une question : de manière générale, considérez vs les patrons d'entreprise (a coté de chez vous, au cac 40, je ne sais ou) comme des esclavagistes ?
à Jess Feuillie
De pablico
15H14 | 24/04/2008 |
les patrons de ses entreprises ne sont qu'une partie d'un grand ensemble,qui n'a plus rien d'industriel (le patronat de papa , avec son paternalisme et son fordisme)
ce patronat est financier avant tout. c'est assez sauvage comme capitalisme, il ressemble de plus en plus à une espèce de communisme (le pire, celui des apparatchik)
à pablico
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 15H18 | 24/04/2008 |
donc vs ne mettez pas forcément en cause le patron mais plutot la dérive financière du capitalisme ? Sur ce point je suis tout a fait d'accord et il y a de quoi (spéculation sur les matières premières, meme si cenest pas la seule cause de la montée des prix des matières premières), subprimes…
Tchuss Pablo
à Jess Feuillie
De pablico
16H10 | 24/04/2008 |
c'est exactement ce que j'ai vécu dans ma vie professionnelle. passage du paternalisme au « sauvagisme » ou « sauvagitude » du profit'. C'est devenu « sauvage » car c'est géré par mécanismes soit disant économiques.
la progression doit-être à deux chiffres, sinon c'est un échec……… notre gouvernement devrait en prendre exemple
à Jess Feuillie
De FdT
En pleine décroissance | 14H48 | 24/04/2008 |
Vous me semblez un peu perturbé par mes propos, auriez-vous souscrit à un prêt chez Cofinoga ?
Votre argumentation est celle utilisée par les tortionnaires du genre humain afin de légitimer leur oppression. Ils partent du principe que nous sommes libres et que par conséquent nous méritons notre sort car notre passivité ne serait rien de plus qu'un accord tacite. Les choses peuvent-elles être réduites de la sorte ? Est-ce si simple ? Non, car si l'homme est libre il est aussi manipulable.
Que nous soyons libres d'acheter ou pas là n'est pas la question. La question est de se demander comment une minorité est-elle parvenue à embarquer une humanité a priori libre dans cette galère. Vous n'êtes probablement pas sans savoir les horreurs qui se passent dans le monde ? Des horreurs qui n'ont pas d'autre origine que la cupidité d'une élite de fanatiques.
L'homme est libre mais manipulable. Bien sur que ces Chinois de Nankin plus nombreux que la soldatesque japonaise qui les ont massacré étaient libres de répliquer à l'horreur par la violence mais il ne l'ont pas fait. Avez-vous vu les documents d'époques ? Les gens se laissaient enterrer vivants sans autre réaction que d'hurler et pleurer sous les yeux de témoins tout aussi passifs qui attendaient gentiment leur tour. Les foules assistaient sans broncher à l'insupportable spectacle de bébés arrachés des bras de leur mère pour être jetés en l'air et embrochés à la baïllonette par les soldats…quitte à mourir n'aurait-il pas mieux valu le faire un couteau entre les dents ? Ces gens étaient libres de se saisir de bâtons, de couteaux, de haches, de barre de fer… et de fondre en masse comme des enragés sur leurs tortionnaires mais il ne l'ont pas fait, il ont fait le « choix » de se laisser un par un violer, éventrer, enterrer vivants sans manifester la moindre opposition ou presque. 300 000 personnes sont mortes de la sorte en 6 semaines. L'homme est libre mais manipulable.
à FdT
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 14H55 | 24/04/2008 |
-« si l'homme est libre il est aussi manipulable ». Dans une autre vie, vous seriez dictateur vous.
- Ce n'est pas une minorité qui a fait la société de consommation. « Les hommes font l'histoire mais ils ne savent pas l'histoire qu'ils font » (Marx). Tout le monde est responsable, pas uniquement les patrons. Vous achetez vous aussi, que cela vous plaise ou non, des objets de seconde nécessité.
- Les horreus nont pas attendu les « fanatiques de la cupidité ». Elles sont une donnée de l'histoire et traversent les époques.
-Super votre exemple. De ce dernier vous tirez une généralisation au genre humain. Vs êtes esclave de vos préjugés.
à Jess Feuillie
De loller
16H11 | 24/04/2008 |
Les premiers Pharaons d'Egypte ont été élus par le peuple pour qu'ils protègent les récoltes de l'avidité des pillards…
Puis, rendus fous par le pouvoir, on sait ce qu'il est advenu… La mort de milliers d'esclaves ordonnée par les « fils du soleil » pour la construction des pyramides et autres gabegies.
Peut-être le chef tel que vous l'entendez nuit plus à la société que l'apparente sécurité qu'il apporte ?
Pour ce qui est de la participation volontaire à la société de consommation, cher riverain, ce que vous dites se heurte à plusieurs écueils pourtant relativement apparents : la publicité permanente, qui ne serait pas là s'il ne fallait entretenir le désir ; les lobbies, qui ne seraient pas là si les produits à vendre avaient une utilité ; et enfin la nécessité de consommer en achetant, car le troc n'est plus en vogue, et les paysans autarciques, ça n'existe plus tellement.
Vous semblez nier l'évidence : impossible d'échapper à la société de consommation, sous peine de s'exclure de la société en elle-même.
Tous nos droits ne proviennent pas du capitalisme, comme vous l'insinuez légèrement, mais de l'équilibre des pouvoirs issu de la lutte contre le capitalisme débridé. Ce sont les arguments fondateurs de toute la politique d'après-guerre, l'état assurant entre tous la solidarité. Principe désormais révolu, grâce au Medef.
Quand à votre irréductible liberté, elle est fortement compromise par notre assemblée et le gouvernement, ainsi que par les multitudes de contrats qui vous lient à toutes sortes d'entreprises privées.
Mais encore faut-il vouloir s'en rendre compte.
Platon disait qu'il n'est rien de pire que les citoyens à demi instruits.
à FdT
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H39 | 24/04/2008 |
Sur quoi vs basez vs pour dire quavant les gens économisaient pour se consrtruire une vie ? ? ? Vs avez des chiffres le prouvant. Le « cété bien hier tu te rappelles » ca va 5 minutes non ?
« en restos de merde ». Mais pour qui vs prenez vous pour dicter aux gens ce quils on a faire. Etes vous l'apotre du bon gout ? Est ce une manière de vous déifier ? Personnellemnt, meme si ca vous hérisse, jaodre me faire un resto vin rouge avec des potes, sortir éméché et bouffer franchouillard.
Je vous conseille de lire « une petite philosophie du shopping » ou ilm est dit,,en substance, pour reprendre Bachelard, « que l'homme est une créaation du désir non pas une création du besoin ». L'opposition futile/vertueux c'est carricatural, on croirait du Bush.
Je suis ouvrier, dans un groupe qui paie bien, a la manière de Coca. Je pense que paradoxalement, les ouvriers qui veulent encore plus sont loin d'avoir une attitude de gauche, sociale, démocratique, bref ce que tu veux, car ts les sous traitants vont moins payer leur salarié. C'est omme ca chez moi. Cest limage meme du « a chaciun pour sa peau » derrière la noble lutte salariale. Mais a 1800 ya pas de quoi se palindre. Ma belle mère est philosphe a la sorbonne bac plus 8 et ne gagnent que 2800. C'est comme le coup des petits syndicats francais qui s'arc bouttent sur les avantgaes dune minorité, ce qui fait bcp de tort aux jeunes entrants, aux intérimaires, qui n'osent rien contre un type CDI surprotégé (tu palres de démocratie), bref aux fragiles.
Vos paroles ne servent a rien en fait : une longue plainte pour se faire mousser soi meme mais sans aucune connection avec le monde réel. Celui de l'emploi, de laccession a un certain standing pour les ouvriers (télé, machine a laver, ordinateur, voiture, bref comme tt le monde). La sciété de conso, cest Ford, et cest a quand meme permis a des milliers de gens de retrer dans les classes moyennes. Mais bon, jimagine que vs y étiez déja vs et que vs pourvez vs permettre de regarder ca de haut, en Dieu vivant….
à Jess Feuillie
De FdT
En pleine décroissance | 14H50 | 24/04/2008 |
Bon d'abord veuillez respirer calmement par le nez et allez prendre une petite camomille (ou un petit coca sans caféine ? ), vous verrez ça ira mieux.
Bien sur que les gens sont libres d'aller manger dans un resto de merde et de s'endetter pour des broutilles, ce n'est pas un vil libertaire comme moi qui leur interdirait ces doux plaisirs ! Je n'interdis rien, je fais juste quelques petites constations. Manifestement la causticité de mes propros vous a fait l'effet d'une giclée de vitriol lancée au visage…
à FdT
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 14H57 | 24/04/2008 |
« constations » ne me va pas du tt, cela sous entend que cest objectif. Ce qui est faux.
Oui, car rien nest arguumenté, prouvé, sérieux, bref valable.
à Jess Feuillie
De pablico
15H22 | 24/04/2008 |
rien n'est parfait, même pas les modèles de sociétés.
si il y avait un modèle parfait cela se saurait, et tout irait dans le meilleur des mondes
on se dit des âneries, ça va encore. : -)
il y a quelques temps on préparait une guerre pour cela.
ce qui a permis d'avoir un gentil capitalisme très social pendant ce temps là.
De Asse42
Royalais | 01H00 | 24/04/2008 |
Bien sûr que l'on soutient ce mouvement et en plus il y a une intersyndicale c'est super !
Mais ce n'est pas suffisant il faut une manifestation massive regroupant tous les salariés de ce pays, de la fonction publique au prive, pour dénoncer cette politique salariale qui consiste à donner moins à ceux qui travaillent.
Ensuite j'irais encore au-delà, il faut une grande manifestation européenne qui regroupent tous les syndicats européens pour dénoncer cet état de fait et obliger nos gouvernants à s'atteler sérieusement au problème. Car ce n'est plus vivable. Les emplois qu'on te proposent quand tu n'as pas la chance d'être qualifié dans des métiers porteurs, sont proches de l'esclavagisme à la chinoise. On y va tout droit en tout cas.
Alors les manifestations chacun dans leur coin c'est bien mais ce n'est pas suffisant. Syndicats de tous les pays unissez-vous !
à Asse42
De Martin D
08H09 | 24/04/2008 |
tout à fait d'accord, il faut que tous les salaries privés (et public) de toutes les grandes entreprises en France et en Europe, fassent une grande manif générale pour réclamer des augmentations substentielles.
je suis dans une boite qui fait 8 milliards de CA et dont le pdg est parti avec 8 millions d'euros..
moi, j'ai eu 1.9% d'augmentation…et ils nous ont annoncé que c'était un cadeau !
De kawouede
01H12 | 24/04/2008 |
Le 1er mai promet d'être l'occasion d'une mobilisation massive. Surtout s'il fait beau ! En plus des lycéens, y compris dans les académies en vacances, se joindront aux cortèges syndicaux.
à kawouede
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 01H48 | 24/04/2008 |
on va faire la révolution « surtout s'il fait beau » ? : ))
j'adore ^^ (je vote « top », ça a un côté « temps des cerises » très réjouissant)
sinon, un petit conte horrifique mais vrai sur coca-cola : c'est dur pour eux ici… mais alors en Inde, ça craint franchement.
http://www.dailymotion.com/video/x2lb36_doc-leau-pompee-de-coca-cola_pol…
le reportage est un peu long, mais il vaut la peine d'être vu juqu'au bout - à aucun moment il n'est envisagé que le bouleversement climatique puisse aussi avoir une influence dans l'histoire, mais cela ne change pas grand chose, au final.
This is coca-cola hapiness factory ! (titre d'une de leurs célèbres pubs)
à Lohiel
De NuklearCocroach
10H43 | 24/04/2008 |
on va faire la révolution « surtout s'il fait beau » ? : ))
et après on arrête pour partir en vacances à Palavas les flots,après on ira voter pour l'ordre et la sécurité comme en 68,et dans 40 ans,on en parlera encore avec des trémolos dans la voix…
à NuklearCocroach
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H54 | 24/04/2008 |
héhé. Grave. Mais l'homme est malin, il s'accomode tjrs de son histoire pour en tirer profit. A 40 ansn il dira quil na pas changé, ou aura effacer son passé de sa mémoire….hahahaha
De kawouede
01H14 | 24/04/2008 |
Merci encore une fois Chloé Leprince pour faire ce travail de terrain, qui vaut tous les reportages et interviews de vos confrères à la sortie du conseil des ministres (même quand ils refusent de filmer parce qu'on les écarte à l'aide d'un cordon…) !
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 01H36 | 24/04/2008 |
Extrait de l'article
« Pour le sociologue Thierry Pech, spécialiste des questions sociales, ces conflits couvaient et c'est la décrue du chômage qui les remet depuis peu au cœur du débat social :
“Le retour des conflits salariaux naît de la convergence de plusieurs facteurs. Structurellement, la menace du chômage décroît en France du fait du cycle démographique. En termes conjoncturels, il y a la hausse des prix, mais aussi la campagne présidentielle, qui s'est faite essentiellement autour du pouvoir d'achat. Ce faisant, on a justifié les revendications autour du ‘gagner plus'. Or demander plus, c'est un chemin plus court encore vers une hausse de salaire que travailler plus.’
Je vais essayer de traduire d'abord le passage d'article cité par mes soins : ‘la décrue du chômage’, c'te bonne blague, est peit-être encore plus due à l'emploi de travailleurs pauvres qu'au bidonnage des statistiques. (En fait précédemment je n'ai rien traduit, j'ai donné une explication, parce que dans cet article il n'est pas question des travailleurs pauvres -vous savez, ceux qui dorment dans la rue - sans parler des sans-papiers, souvent travailleurs encore plus pauvres que les travailleurs pauvres qui ont des papiers).
Maintenant, traduction de la citation de M.Pech :
Les salariés se remettent à faire grève parce qu'ils en ont marre, même ceux qui ont voté pour le grand chef car ils croyaient qu'ils allaient avoir des sous en plus donc du vrai manger grâce à lui et ils voient que c'est même pas vrai. Maintenant ils ne veulent plus se lever tôt pour même pas pouvoir se payer cinq fruits ou légumes par jour et ils gueulent parce qu'ils se rendent compte que le grand chef a menti.
Me permettrai-je un commentaire ? Ils ont raison de gueuler, surtout s'ils n'ont pas voté comme des buses (pardon, les buses), mais même s'ils l'ont fait, pour le grand chef l'année dernière.
Veuillez m'excuser, des ‘raisons conjoncturelles’ m'empêchent de poursuivre.
Je suis confusée d'avoir massacré notre bien beau français (celui de M. Pech est encore plus beau, je ne doute pas que chacun m'approuve sur ce point).
à compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 02H30 | 24/04/2008 |
oui, c'est marrant cette histoire de baisse du chômage que nous ressortent régulièrement des tas de journalistes, y compris parmis les plus honnêtes…
alors que la politique de radiation forcée et de tripotage des chiffres ne se cache même plus ^^
déjà, voir ici le blog d'une ancienne employée (pendant 9 ans) de l'ANPE :
« Taux de chômage : des chiffres tellement manipulés qu'ils sont dépourvus de toute signification »
http://bgabrielli.over-blog.com/article-17399961.html
Et ce site, qui explique clairement le mode de calcul des chiffes officiels du chômage :
http://www.chomiste-land.com/lesvraischiffreschomage.htm
l'association « les autres chiffres du chômages »
http://acdc2007.free.fr/
et même l'Expansion, qu'on ne peut soupçonner de partisanerie, qui note -en savantes ellipses, il est vrai- que tout cela ne sent vraiment pas très bon :
« Chômage, les bons chiffres ne dupent personne »
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/chomage-les-bons…
à Lohiel
De Coragyps Atratus
Dans l'attente du moment propice | 05H01 | 24/04/2008 |
Le nombre de chômeurs ? Cela fait bien longtemps que les gouvernements s'en contrefoutent. Ce qui leur importe n'est pas de faire baisser le chômaage mais le CHIFFRE du chômage, ce qui n'est pas la même chose….