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On ne parle que du Hamas depuis que le mouvement islamiste a gagné les élections législatives en janvier 2006, au détriment d'un Fatah déphasé après les échecs des négociations de Camp David en 2000, la seconde Intifada et la mort de Yasser Arafat. Un livre tente d'en décrypter le succès et l'avenir.
Ayant pris la tête du gouvernement à dominante islamiste, puis d'un gouvernement d'union nationale en avril 2007 avec son rival, le Hamas a fini par conquérir tout le pouvoir à Gaza en juin 2007. Bien que sous les feux de l'actualité palestinienne et alors que sa percée s'inscrit dans une vague régionale, le mouvement de résistance, qui figure sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne, des Etats-Unis et d'Israël, n'a pas suscité, jusqu'ici, de livre de fond. Cette lacune est comblée avec la parution de » Hamas » , par Khaled Hroub, universitaire et journaliste palestinien, né dans un camp de réfugiés près de Bethléem, devenu le directeur du programme d'étude des médias arabes à lUniversité de Cambridge.
Comme l'écrit Dominique Vidal, historien et journaliste, dans sa préface, » le mouvement a progressivement plongé ses racines au plus profond de la société palestinienne » . Né sur les décombres de quarante ans de frustrations palestiniennes, en 1987, lors de la première Intifada, créé par le Cheikh Ahmed Yassine mort assassiné depuis, le » mouvement de résistance islamique » s'inspire des Frères musulmans dont il est issu pour mener un combat nationaliste et religieux visant la libération de la Palestine.
Une alternative aux failles du Fatah
On retient, à juste titre, les attentats kamikazes dont le mouvement s'est rendu coupable en Israël, son refus de négocier avec ce dernier et les atteintes aux libertés auxquelles il se livre à Gaza contre ses adversaires. Mais, comme l'explique l'intellectuel palestinien Khaled Hroub dans son ouvrage du même nom, le Hamas ne se réduit pas, loin de là, à ces seules dimensions.
Historiquement, politiquement, culturellement, religieusement et socialement, c'est à la fois le principal mouvement islamiste palestinien mais surtout une formidable alternative aux failles du Fatah, décrédibilisé par son échec stratégique, sa gestion corrompue et son absence de vie démocratique interne.
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Le Hamas était idéologiquement le mieux placé pour faire face à l'impasse des accords, processus de paix devenu processus d'occupation : doublement du nombre de colons, désarabisation de Jérusalem-est, transformation de la Cisjordanie en bantoustans, multiplication des check-points, incursions israéliennes et contrôle effectif des Territoires face à une Autorité palestinienne impuissante.
Très présent sur le terrain social local depuis vingt ans, le Hamas -même si, comme l'écrit l'auteur, » il ne souhaitait pas gagner les élections » - a dû faire face à ses responsabilités à l'annonce des élections.
Au lieu de négocier avec le vainqueur des premières élections démocratiques réalisées dans un pays arabe du Proche-Orient, l'Occident a imposé des sanctions à une population déjà frappée pour moitié par le chômage et vivant aux deux tiers avec moins de deux dollars par jour. L'instauration d'un gouvernement d'unité nationale s'inscrivant explicitement dans la perspective de deux Etats n'y a rien fait : l'embargo des Etats-Unis et de l'Europe a accéléré la radicalisation des éléments islamistes. En » punissant » les Palestiniens, l'Occident les a poussés un peu plus dans les bras de l'aile la plus radicale du Hamas.
Une enquête complète sur les racines du mouvement
Sur le fond, le livre revient dans un jeu de questions-réponses sur la structure, l'idéologie, la stratégie, les soutiens, les attentats kamikazes, l'enracinement progressif du Hamas dans l'histoire et le présent de la société palestinienne. Khaled Hroub a rencontré et interviewé les principaux dirigeants du mouvement pour mener son enquête et écrire son livre. C'est déjà une gageure. Résumer le contenu du livre en quelques lignes est impossible et des choix s'imposent. Hroub commence par évoquer la Charte du mouvement, rédigée en 1988, et dont les dirigeants se sont petit à petit éloigné ; il revient sur les éléments les plus dérangeants du corpus idéologique du Hamas, à savoir la légitimité d'Israël, la conspiration faite contre les Arabes lors de la création de l'Etat hébreu en 1948, le caractère religieux du combat nationaliste.
L'auteur revient ensuite sur ce qui fâche : le présupposé antisémite du mouvement, le présupposé anti-sionisme de ce dernier, l'avenir de la présence juive au Proche-Orient. Hroub ne manque pas de signaler que le Hamas reste délibérément flou sur certains aspects des rapports entre juifs et musulmans, entre Israéliens et Palestiniens. Et évidemment sur la question de la reconnaissance d'Israël, clé de l'affaire. Ce n'est pas » inenvisageable » selon lui. Parce que » le pragmatisme et le réalisme dont font preuve ce mouvement face aux problèmes laisse la porte ouverte à un tel dénouement » . C'est peut être aller vite en besogne mais » il faudrait [quand même] que le climat se prête à un pas aussi décisif » . On en est loin autant pour Israël que pour la Palestine.
Le Hamas face aux défis de l'avenir
Longuement, Hroub démontre brillamment l'évolution » pragmatique » du Hamas entre 1988 et 2008, sa place dans le cœur meurtri des Palestiniens et dans le cœur blessé des Arabes. Et vingt années de lutte, cela compte.
Voilà pour le présent. Mais quel sera l'avenir dans la bande de Gaza du Hamas et la Cisjordanie du Fatah… Et du Hamas ? Quel est l'avenir des relations du Hamas avec le monde arabe ? Avec l'Occident ? Difficile de le dire comme toujours au Proche-Orient. Tout peut basculer d'un jour à l'autre.
Interrogeant une personne à Gaza sur les raisons de son vote pour le Hamas, il obtint cette réponse :
» Quand je vote pour le Hamas, je vote pour Allah. »
Est-ce à dire que la prochaine étape, après la prise de Gaza par Haniyeh, sera l'implantation radicale et dangereuse d'Al Quaeda ? L'auteur ne cache pas sa crainte, même si le Hamas veille. C'est dire qu'il lui faut se normaliser, et passer du statut de mouvement de résistance Ne reculant pas devant des méthodes terroristes (c'est à dire ciblant des civils innocents) à celui de mouvement politique » fréquentable » .
On rachète tout le monde dans le monde d'aujourd'hui. Mouammar Kadhafi le sait bien. Alors, pour rassurer, s'il le peut, le Hamas a tendance –mais est-il crédible ? - à répéter : » We are Erdogan, not Taliban » . Un Hamas plutôt tendance Erdogan, du nom du premier ministre turc » islamo-démocrate conservateur » , comme on dit à Ankara, que tendance » Fous de Dieu » comme à Kaboul.
Beaucoup d'incertitudes subsistent, l'auteur le reconnaît. Mais laissons lui le mot de la fin :
» Les différences entre ces deux mouvements sont considérables, jusque dans leur nature. C'est pour cette raison que le Hamas tient absolument à garder ses distances avec Al Qaeda et ne veut surtout pas s'engager dans une coopération. »
A la bataille mondiale de l'organisation d'Oussama Ben Laden, terrorisme inclus, contre les nouveaux croisés de l'Occident, le Hamas oppose une lutte visant à rendre un territoire aux Palestiniens, un pays à part entière où ils puissent vivre libres. Et l'on ne compte plus les déclarations de ses dirigeants, Ismaïl Haniyeh en tête, selon lesquelles ce territoire pourrait se trouver aux côtés d'Israël, et non prendre sa place… Encore faut-il que s'ouvre l'espace d'un dialogue politique, auquel Khaled Hroub, avec son livre, entend contribuer avec conviction, sans préjugés et en respectant le recul nécessaire face à l'actualité.
► Hamas, par Khaled Hroub (préface de Dominique Vidal), trad. Laurence Decréau - éd. Demopolis - 242p., 20€.




















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De lifka
14H22 | 21/04/2008 |
Voilà engagée la grande bataille pour rendre fréquentable un mouvement dont la Charte s'inspire ouvertement du « Protocole des Sages de Sion ».
On nous affirme qu'il se serait progressivement éloigné de sa Charte. Qu'à cela ne tienne, qu'il la déclare « caduque » ! A ma connaissance, aucun membre de cet honorable mouvement n'a encore pris ses distances avec les références de cette Charte, ni ne s'en est excusé.
On nous parle des « plus radicaux » du Hamas, comme si il existait un Hamas « modéré ».
On nous le présente comme pragmatique et « visant la libération de la Palestine ». Sans surtout nous dire ce qu'il entend par « Palestine » et « libération », et sans nous dire qu'en fait son but premier annoncé n'est pas la création d'un Etat pour les Palestiniens, mais l'islamisation de toute terre qui a été une fois musulmane Sans nous dire qu'il ne tolère les autres religions qu'à condition que celles-ci reconnaissent la supériorité de l'islam et acceptent d'être dominées par lui.
On nous répète les propos d'untel ou untel qui prétend être plus proche d'Erdogan que des Talibans. Mais c'est refuser de voir ce qui se passe à Gaza sous sa domination : absence de liberté de la presse, arrestation et torture des opposants, obligation pour toutes les filles de porter le voile, interdiction de certains groupes de musique, interdiction des cyber-cafés…
Et on va jusqu'à nous menacer : si on n'accepte pas le Hamas, ce sera al-Qaïda.
Quelle discussion peut-il y avoir avec un tel mouvement ? A moins que par discussion, on ne suggère d'Israël accepte de se saborder volontairement ? Ce qui évidemment résoudrait quelques problèmes internationaux, mais dans ce cas qui pose la question de ce qu'il adviendrait non seulement des Juifs, mais des chrétiens sous la coupe d'un « parti » qui a une telle idéologie ?
Tout cet angélisme est assez lamentable.
à lifka
De blablablaetblablabli
patati et patata | 15H06 | 21/04/2008 |
et a votre avis la cause de tout ça ? et au départ c'était un peuple laic pourtant.
à blablablaetblablabli
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 20H46 | 21/04/2008 |
blablablaetblablabli,
votre nom en dit déjà long sur la qualité blablatesque de vos messages.
Vous arrive-t-il aussi d'exposer une pensée qui va au delà de
quelques mots lancés en pâture ?
Un peuple laïc ne le serait plus ? A bon !
De quel peuple parlez vous ; en quoi était-il laïc ; quand, pourquoi et comment a-t-il cessé de l'être ?
Qu'il s'en ait trouvé des riverains pour donner du « top » à cette chose, pardonez moi, apprenez à mieux viser !
à lifka
De SB68
19H03 | 21/04/2008 |
Sans occupation israélienne, pas de Hamas en Palestine. Sans occupation israélienne, pas de Hezbollah au Liban.
Et surtout, sans desiderata israéliens, pas de guerre en Iran !
à SB68
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 20H49 | 21/04/2008 |
Ah bon, ah bon, ah bon.
À vous lire, je me demande comment le monde a fait pour être en état de guerre quasi-permanent AVANT 1948, création d'Israël.
Désidérata israéliens =====> Guerre en Iran ? Laquelle ?
à leconcombrevert
De lifka
12H23 | 22/04/2008 |
« comment le monde a fait pour être en état de guerre quasi-permanent AVANT 1948 ? »
Mais je me demande bien pourquoi vous posez la question. La réponse est écrite en toutes lettres dans la Charte de ce délicieux mouvement pragmatique qu'est le Hamas :
« Depuis longtemps déjà, considérant les causes agissantes sur le cours des choses, les ennemis ont dressé des plans et les ont adoptés pour parvenir là où ils sont arrivés actuellement. Ils ont travaillé à rassembler des fortunes matérielles considérables et dont l'influence est grande qu'ils ont affectées à la réalisation de leur rêve. Grâce à l'argent, ils règnent sur les médias mondiaux, les agences d'informations, la presse, les maisons d'édition, les radios, etc. Grâce à l'argent, ils ont fait éclater des révolutions dans différentes régions du monde pour réaliser leurs intérêts et les faire fructifier. Ce sont eux qui étaient derrière la révolution française, la révolution communiste et la plupart des révolutions dont nous avons entendu et entendons parler de-ci de-là. Grâce à l'argent, ils ont créé des organisations secrètes qui étendent leur présence dans toutes les parties du monde pour détruire les sociétés et réaliser les intérêts du sionisme, comme la franc-maçonnerie, les clubs Rotary et Lyons, le B'nai B'rith [Abnâ » al-'Ahd], etc. Ce sont toutes des organisations qui se livrent à l'espionnage et au sabotage. Grâce à l'argent, ils sont parvenus à prendre le contrôle des Etats colonialistes et ce sont eux qui les ont poussés à coloniser de nombreuses régions pour en exploiter les richesses et y répandre leur corruption.
En ce qui concerne les guerres localisées et mondiales, aucune difficulté à en parler : ce sont eux qui étaient derrière la première guerre mondiale lorsqu'a été prononcée la condamnation de l'Etat du califat islamique. Ils ont amassé des bénéfices matériels considérables et pris le contrôle de nombreuses richesses. Ils ont obtenu la déclaration Balfour et ont jeté les bases de la Société-des-Nations pour gouverner le monde à travers cette organisation. Ce sont eux qui étaient derrière la seconde guerre mondiale qui leur a permis d'amasser d'énormes profits grâce au commerce du matériel de guerre. Ils ont préparé le terrain pour l'établissement de leur Etat et ce sont à leurs instigations qu'ont été créés l'ONU et le Conseil de sécurité pour remplacer la Société-des-Nations afin de gouverner le monde à travers eux.
Qu'une guerre éclate de-ci de-là et c'est leur main qui se trouve derrière. » (article 22)
« Le plan sioniste n'a pas de limite ; après la Palestine, ils ambitionnent de s'étendre du Nil à l'Euphrate. Lorsque ils auront parachevé l'assimilation des régions jusqu'aux quelles ils seront parvenus, ils ambitionneront de s'étendre plus loin encore, et ainsi de suite. Leur plan se trouve dans les Protocoles des Sages de Sion. » (Article 32)
à lifka
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 14H00 | 22/04/2008 |
Lifka,
merci d'avoir fourni la reponse du Hamas à la question que je posais à des fins, j'avoue, « rhétoriques » pour résumer le contenu implicite de ses affirmations plus ou moins gratuites.
À noter, avec quel sens de la délicatesse le Hamas réussit à ne jamais prononcer le mot « clef », laissant à la perspicassité du lecteur bien aimable le loisir de « deviner » qui ILS sont.
À noter aussi la ressemblence à peine voilée de certains chapitres au discours de Soh & ses derviches.
C'est vraiment une oeuvre d'art du genre « brute primaire » qui mérite une place de choix au musée de l'antisémitisme.
à leconcombrevert
De lifka
17H34 | 22/04/2008 |
J'avais bien compris le sens tout « rhétorique » de votre question ! Mais je n'ai pas pu résister à citer ce chef d'oeuvre de littérature.
En fait, ils citent ailleurs qui sont les « ils ». Je crois qu'ils ne sont pas assez « fins » pour faire dans l'implicite.
dans l'introduction :
»« Notre combat avec les Juifs est une entreprise grande et dangereuse qui requiert tous les efforts sincères et constitue une étape qui, sans nul doute, sera suivie d'autres étapes ; c'est une phalange qui, sans nul doute, sera soutenue par d'autres qui, phalanges après phalanges, viendront de cet immense monde arabe et islamique jusqu'à l'écrasement des ennemis et la victoire de Dieu. » »
dans l'article 7 :
»« L'Apôtre de Dieu -que Dieu lui donne bénédiction et paix- a dit : “L'Heure ne viendra pas avant que les musulmans n'aient combattu les Juifs (c'est à dire que les musulmans ne les aient tués), avant que les Juifs ne se fussent cachés derrière les pierres et les arbres et que les pierres et les arbres eussent dit : ‘Musulman, serviteur de Dieu ! Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le. Un seul arbre aura fait exception, le gharqad [Sorte d'épineux] qui est un arbre des Juifs’”
dans l'article 15 :
»« Face à l'usurpation de la Palestine par les Juifs, il faut brandir l'étendard du jihad et cela nécessite la diffusion de la conscience islamique parmi les masses locales, arabes, et islamiques. Il faut propager l'esprit du jihad dans la nation, l'engagement face aux ennemis et l'adhésion aux rangs des combattants du jihad. » »
L'article 20 :
»« Le nazisme des Juifs vise également les femmes et les enfants ; ils terrorisent l'ensemble de la population, s'attaquent au gagne-pain des gens, pillent leurs biens et menacent leur honneur. Par leurs actes monstrueux, ils se comportent avec les gens comme les pires criminels de guerre. Le bannissement loin de la patrie constitue l'une des formes du meurtre. » »
Le 28 qui montre bien que ce qui les dérange c'est que ce soient des Juifs :
»« N'oublions pas de rappeler à tout musulman que, lorsqu'ils occupèrent Jérusalem-la-Noble en 1967, les Juifs, debout au seuil de la mosquée bénie d'al-Aqsa proclamèrent haut et fort : “Muhammad est mort ne laissant que des filles”.
Israël, par sa judéité et ses Juifs, constitue un défi pour l'islam et les musulmans : “que les lâches jamais ne ferment l'oeil”. » »
Finalement dans le 32, ils parlent des « Juifs marchands de guerre »
Ce qu'il y a de bien avec Internet, c'est qu'on accède directement à tous les chefs d'oeuvre d'un seul clic. Plus moyen de vivre caché.
à lifka
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H45 | 22/04/2008 |
Effectivement, y a pas à s'en pleindre, l'affreux est bien désigné.
Je n'en connaissais pas tous les passages, il faut admettre qu'il y a lecture plus agréable.
à SB68
De lifka
12H12 | 22/04/2008 |
Décidément, l'omnipotent « lobby » est toujours là !
A écouter certains, on a parfois l'impression d'un monde peuplé d'imbéciles n'ayant aucune volonté propre, aucune idée propre, aucune stratégie propre, aucun intérêt propre et prêts à tout moment à se livrer pieds et poings liés aux seuls êtres pensants (et bien sûr malfaisants) de cette planète.
à lifka
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 15H28 | 22/04/2008 |
Tu fais la pub pour M.E.N.S.A, le club des « riches en Q.I. » ? : o))
Non, je rigole, mais c'est bien comme tu dis.
à lifka
De garder les yeux ouverts
17H50 | 23/04/2008 |
Une suggestion que Israël reconnaisse ENFIN les PALESTINIENS. Oui vous avez bien lu, car Israël ne reconnait toujours pas fondamentalement la légitimité des palestiniens à vivre sur leur terre. Israël vit toujours sur le mensonge fondateur d'un « peuple sans terre pour une terre sans peuple ». Alors il est beaucoup question de reconnnaissance par le Hamas mais que donne Israël à M Abbas pourtant reconnu interlocuteur valable ? rien que la colonnisation accrue et un mur qui annexe une bonne partie de la Cisjordanie. Alors, cher Lifka, arrêtez de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
De poppy S
15H46 | 21/04/2008 |
Cet article est le prototype d'un mélange inadmissible entre une déclaration de foi s'un pro hamas caché sous le turban d'un journaliste et le compte rendu d'un livre sur le hamas dont l'auteur a des idées qui lui sont propres.
Ce manque de déontologie ne devrait pas accepté à R89.
Qui parle sous le titre « Une alternative aux failles du Fatah » : Boussois ou Hroub ? Qui parle de « l'assassinat » du cheik Yassine ? Qui dit que le Hamas est idéologiquement le mieux placé pour faire face etc etc ?
Il vaut mieux présenter cela comme un point de vue, une tribune. Au moins on peut le dscuter comme tel.
R89, attention aux piégeurs et celui-ci me^parait fort peu symapthique.
à poppy S
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H36 | 21/04/2008 |
En première page au moins, l'article est présenté comme une tribune.
De Voyageur
15H48 | 21/04/2008 |
Peut-on parler du Hamas aujourdhui comme d'un mouvement independant alors que toute ses actions nous montre qu'il est integre dans une strategie globale de destabilisation de la region.
On s'est bien rendu compte que le Hamas par ses actions a accelere la descente aux enfers des Palestiniens. La seule raison que je vois aux attentats,sont la radicalisation de la societe palestinienne face au represailles ,et justifier ainsi la mainmise politique du Hamas sur Gaza en diabolisant les Israeliens. Le Hamas est infeode aux Iraniens au meme titre que le Hezbollah, avec les memes sources de financement les memes armes,le meme entrainement la meme strategie.
Alors vouloir nous faire croire que le Hamas est pret a faire evoluer sa charte et a reconnaitre Israel alors que tout ses actes et toutes ses diatribes vont a l'encontre de cette affirmation c'est vraiment du foutage de gueule
Posez vous la question de savoir de qui les palestiniens de la bande de Gaza on le plus peur des Israeliens ou du Hamas quand la liberte de parole n'est pas respectee. Comment appelle t on un pays ou il n'y a pas d'opposant et pas de liberte de la presse
Dans mon dictionnaire ca s'appelle une dictature
Jean Michel
Jean Michel
à Voyageur
De blablablaetblablabli
patati et patata | 15H55 | 21/04/2008 |
j'aurais tout entendu là ,c'est pas plutot l'état hébreu qui déstabilise toute la région, apart les israeliens le monde entier le sais ,et malheureusement en france on le chuchote tout bas.
à blablablaetblablabli
De Voyageur
16H00 | 21/04/2008 |
Heureusement que vous etes la pour retablir votre verite
Merci ! ! ! !
à blablablaetblablabli
De lifka
12H29 | 22/04/2008 |
Moi je croyais qu'on le chuchotait tout haut.
Mais Chut ! les murs ont des oreilles !
à Voyageur
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 16H32 | 21/04/2008 |
La même chose de l'autre côté, mais sous couvert démocratique.
Blaise
Blaise
De Calicot Jack
16H05 | 21/04/2008 |
j'ai cherché le rapport qu'il pouvait y avoir entre le Hamas et le pragmatisme,et franchement,j'ai pas trouvé.Des sacs à merde qui envoient leurs propres gamins se faire plomber à leur place au nom de leur obscurantisme politico-religieux ne méritent même pas le qualificatif d'êtres humains.En face,ils ne sont pas mieux le tenants du néo-fascisme colonialiste israélien à connotation ultra-ortohodoxe.Font chier avec leurs histoires de bédouins illuminés,tous autant qu'ils sont.
à Calicot Jack
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 16H28 | 21/04/2008 |
Mon père l'avait acheté
Pour le prix de deux sous
L'agneau ! L'agneau !
Mon père l'avait acheté
Pour le prix de deux sous
Ainsi le raconte la Haggada
Rusé, le chat se tenait aux aguets
Il se jeta sur l'agneau et le dévora
Le chien qui avait étranglé le chat
Qui avait dévoré l'agneau
Que mon père avait acheté
Pour le prix de deux sous
L'agneau ! L'agneau !
Alors le bâton s'avance
Il s'abat et corrige le chien
Qui avait mordu le chat
Qui avait dévoré l'agneau
Que mon père avait acheté
Il l'avait acheté
Pour le prix de deux sous
L'agneau ! L'agneau !
Sans hésiter, le feu consume le bâton
Qui avait corrigé le chien
Qui avait étranglé le chat
Qui avait dévoré l'agneau
Que mon père avait acheté
Pour le prix de deux sous
L'agneau ! L'agneau !
Puis l'eau vint éteindre le feu
Qui avait consumé le bâton
Qui avait corrigé le chien
Qui avait étranglé le chat
Qui avait dévoré l'agneau
Que mon père avait acheté
Pour le prix de deux sous
L'agneau ! L'agneau !
[…]
Pourquoi chantes-tu donc, l'agneau ?
Le printemps n'est pas encore là et la Pâque non plus
Est-ce que tu as changé ?
Moi, j'ai changé cette année
Et tous les soirs, comme chaque soir,
Je n'ai posé que quatre questions
Mais ce soir, il me vient une autre question
Jusqu'à quand durera ce cycle infernal ?
Ce soir, il me vient une question
Jusqu'à quand durera ce cycle infernal
De l'oppresseur et de l'opprimé,
Du bourreau et de la victime
Jusqu'à quand cette folie ?
Chanson traditionelle juive
à Blaise11
De pablico
16H40 | 21/04/2008 |
très joli Blaise. quelle humanité
à Blaise11
De lifka
12H45 | 22/04/2008 |
Ca tombe bien, c'est un chant de Pessah ! on l'a chanté samedi soir. Mais je ne connaissais pas cette fin. Est-elle de votre cru ?
à lifka
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 13H05 | 22/04/2008 |
Non : ) Quand même… Mais j'aurai dû préciser la provenance de ce dernier couplet :
Cette chanson Had Gadia est tiré du film Free Zone d'Amos Gitaï. À en croire un forum sur le cinéma, cet ajout revient à Hava Alberstein.
à Blaise11
De lifka
13H30 | 22/04/2008 |
Je n'ai pas perdu mon temps aujourd'hui ! j'ai appris quelque chose.
à Calicot Jack
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 18H13 | 21/04/2008 |
Font chier ? Sans notre belle Europe qui n'était alors (39 et même avant, 45 et un peu après) que géographique, rien de tout « cela » (je ne trouve pas d'autre mot) ne serait arrivé. Alors, il n'est pas question d'écarter de mon esprit les uns ni les autres comme des poussières qui tombent sur un écran d'ordinateur : je n'ai pas le culte du devoir de mémoire, mais je prétends avoir le sens des responsabilités.
à Calicot Jack
De adrak
18H48 | 21/04/2008 |
Le peuple Palestinien est tout sauf un peuple de bédouins, contrairement aux Transjordaniens par exemple. C'est un peuple sédentaire, d'agriculteurs, aux origines ethniques et religieuses très variées grâce aux brassages qui ont eu lieu dans la région pendant des siècles, qui expliquent aussi la richesse de la culture conservée par la diaspora palestinienne.
Les brassages ethniques et religieux (y compris l'immigration juive) n'avaient pas posé de tensions aussi vives avant 1948, à ma connaissance. Le peuple Israëlien qui a construit son identité sur le sionisme n'a rien non plus d'un peuple de bédouins inculte et homogène, au contraire, il a d'énormes problèmes pour intégrer la diversité de ses membres : survivants des pogroms et de la Shoah, idéalistes socialistes des kibboutz, Européens ashkénazes, Séfarades, Soudanais… entre autres.
Merci d'éviter les amalgames si vous déplorez les mouvements extrémistes.
à adrak
De LienRag
20H07 | 21/04/2008 |
Il ne faut pas oublier la révolte palestinienne de 1936, révolte anticolonialiste de grande ampleur, sauvagement réprimée par les Britanniques avec l'aide d'organisations armées sionistes, mais qui s'est malheureusement aussi accompagnée de massacres de colons juifs (européens) avec femmes et enfants.
Il n'est d'aucune pertinence de faire débuter l'histoire du conflit israélo-palestinien en 1948.
à LienRag
De lifka
13H02 | 22/04/2008 |
Les Juifs n'ont absolument rien eu à voir avec la répression des émeutes de 1936. Par contre ils en ont été comme toujours les victimes. Et à moins que vous ne considériez les Juifs de Jérusalem qui y résidaient depuis 200 ans (depuis qu'ils y avaient été à nouveau autorisés) comme des colons, les victimes juives sont loin d'avoir été des « colons juifs (européens) ».
Et n'oubliez pas non plus les émeutes anti-juives de 1920 (3 jours de pogromes aux cris de « nous boirons le sang des Juifs », entre autres à Hebron et Jérusalem, de 1921 à Jaffa et de 1929 à Jérusalem, Hebron et Safed (les trois villes saintes du Judaïsme dont deux ont des communautés remontant à la nuit des temps) qui ont obligé les Anglais à évacuer sous protection militaire la très antique communauté juive de Hebron. Une communauté dont les origines remontait aux temps bibliques dont il n'est plus rien resté, même plus les cimetières et synagogues.
à lifka
De adrak
15H20 | 22/04/2008 |
Merci LienRag et Lifka pour ces précisions. Ces révoltes et ces émeutes avaient lieu dans le contexte des luttes d'influence entre les peuples Arabes ou contre les colons de l'époque, les Britanniques. Je ne connais pas bien les détails des événements cependant.
Il est clair que le conflit israëlo-palestinien a des racines très complexes et plus anciennes que 1948.