
C'est la feuille de route du Parti socialiste. Débattue pendant de longs mois au sein de la commission présidée par Alain Bergounioux, elle sera soumise au vote de la convention nationale le 14 juin prochain ; avant d'être entérinée au congrès de novembre. Au menu : fini les références révolutionnaires, vive « l'économie de marché régulée » d'un « parti réformiste » qui défend le « socialisme démocratique ».
En un siècle, cinq déclarations de principes pour marquer les grandes évolutions
En un siècle, les socialistes ont élaboré à cinq reprises (1905, 1946, 1969, 1990 et 2008) une « déclaration de principes », sorte de vade-mecum idéologique qui trace les grandes perspectives pour les années à venir. S'il est vrai que la politique est une histoire d'hommes et d'idées, alors celles du PS se trouvent ici. Mieux : si l'on considère l'adage d'Antonio Gramsci toujours vrai -la victoire idéologique précède la victoire politique-, ce texte est censé être la première pierre d'une rénovation attendue par beaucoup.
Outre le préambule, il se découpe en trois parties : nos finalités fondamentales, nos objectifs pour le XXIe siècle, notre parti socialiste, elles-mêmes divisées en 21 articles.
Fin de la référence révolutionnaire
Alors que le PS a toujours inscrit dans ses références la « révolution », il abandonne ici la notion, en dehors d'une allusion, dans le préambule, aux principes fondateurs de la Révolution française. Même s'il s'agit de « bâtir un monde nouveau et meilleur », l'héritage du PS est désormais strictement balisée par le cheminement suivant :
« Il revendique le souvenir de la Commune, l'héritage de la République et de son œuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédé. »
Bref, une histoire de gauche complètement intégrée à celle des cinq républiques françaises. A cet égard, la première partie du document est très nettement articulée autour des valeurs consensuelles de la République, revisitées dans une hiérarchie « progressiste » rappelée au début de l'article 2 :
« L'égalité est au cœur de notre idéal. Cette quête n'a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l'idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. »
La fraternité disparaît donc au profit d'une humanité universelle.
Le socialisme démocratique, c'est quoi ?
Pour reconstruire une histoire idéologique du PS, sa narration, les penseurs socialistes ont renouvelé le genre en détournant des concepts anciens. Au centre de ce lifting, la notion de « socialisme démocratique » revue et corrigée. Là encore, l'idée est détaillée dans le préambule :
« Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l'action, un avenir pour l'humanité. Sa nature est “d'aller à l'idéal et de comprendre le réel', d'inventer le futur et de travailler dans le présent, d'assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.”
En somme, le “socialisme démocratique” serait le “story telling” du PS, son récit en cours de tournage. Avec un contenu, immédiatement fourni dans le premier article du texte, qui mérite à lui seul d'être intégralement cité :
“Etre socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est. L'idée socialiste relève, à la fois, d'une révolte contre les injustices et de l'espérance pour une vie meilleure. Le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.”
Personne et planète : binôme indispensable de toute plate-forme de pensées contemporaines.
L'écologie au cœur de la démarche d'émancipation de l'Homme
Est-ce là l'aspect le plus novateur de cette déclaration d'intentions ? En tout cas, les rédacteurs n'ont pas lésiné sur les références appuyées au “deep thinking” du monde : sans respect de la nature, l'homme n'est plus rien.
Préambule :
“Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l'homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes…”
Article 3 :
“Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l'avenir des générations nouvelles.”
Article 4 :
“Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète.”
Article 6 :
“Les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux.”
Article 7 :
“Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l'innovation technologique, l'impératif écologique, la création d'emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production.”
Alors, fini le productivisme ? La foi dans le progrès et la technologie ? Pas tout à fait, si l'on lit attentivement cette dernière phrase de l'article 7 où “manière” et “contenu” de la production voisinent avec “quantité des richesses produites”. Mais le PS se met à la page (article 4) avec les “nano- et biotechnologies”, “l'ingéniérie génétique”, le “principe de précaution”… Une alliance avec les Verts serait-elle dans les cartons ?
Vers une social-démocratie à la française ?
Du “parti révolutionnaire” (historique) au “parti de la transformation sociale” (1990), voici le Parti socialiste devenu en 2008 un “parti réformiste”, comme l'indique l'article 13 :
“Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu'elle résulte d'une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l'idéal, les réalités et l'histoire.”
Ou encore le dépassement de la contradiction initiale du capitalisme, article 7 :
“Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l'emploi et d'autres seraient enfermés dans l'assistance.”
Le courant strauss-kahnien semble donc avoir définitivement imprimé sa marque dans la définition du rapport à l'économie, avec le tracé d'une social-démocratie à la française. Même si les compromis accordés aux Fabiusiens truffent le texte : Article 6 :
“Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d'inégalités, porteur d'irrationalité, facteur de crises, qui demeure d'actualité à l'âge d'une mondialisation dominée par le capitalisme financier.”
Ou encore, Article 8 :
“Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l'apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l'Etat social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité.”
Réformiste donc, mais aussi et dans l'ordre parti “républicain”, “laïque”, “décentralisateur”, “européen”, “internationaliste”, “populaire”, “démocratique” et enfin, “des cultures de la gauche”. Ultime concession faite aux différents courants de la rue de Solférino ?
Qui incarnera le mieux les valeurs déclinées : Ségolène, François, Bertrand… ?
Au petit jeu des devinettes qui vont agiter les militants socialistes dans les prochains mois, il est intéressant de relever les différentes valeurs décrites dans la déclaration, comme si ses rédacteurs avaient voulu dessiner le pourtour d'un discours que le prochain premier secrétaire devra incarner. Au menu, d'abord la paix dans le monde, article 9 :
“Lutter pour la paix, la sécurité collective et le codéveloppement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C'est notre horizon pour le siècle qui commence.”
La France, “pays ouvert”, luttant en faveur des “droits de l'homme” et contre “toutes les discriminations”. “Pluralisme et indépendance de l'information dans les médias”, laïcité comme “une condition de notre vivre ensemble” et défense des “grands principes de la Justice”, le PS “met la culture au centre de ses valeurs”. Proposition audacieuse… qui se rapproche beaucoup du programme présidentiel du PS auquel la candidate ne croyait pas tant que ça.
Dernier point : le fair-play auquel chaque prétendant devra s'astreindre, article 20 :
“Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux.”
Vraiment à tous les niveaux ? …






















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De Grums
à bâbord + + | 18H08 | 21/04/2008 |
Ho pu…. je suis le prems ! ! !
Je fais un voeux ! Mais je ne le dis pas.
Beaux et bons à la foix ces principes, encore un peu timorés quand même, mais qui sera le chef ?
Parce que c'est bien là que réside le problème.
à Grums
De compte supprimé17
18H39 | 21/04/2008 |
Curieux ce réflexe de vouloir a tout prix un chef ! Je laisse ça aux poutiniens, berlusconiens, sarkozistes. Je me contenterai d'un représentant, d'un porteur de projet au nom d'un ensemble de citoyens qui se reconnaissent dans ce projet. Marre des chefs ! ! ! Des grands et des petits ! ! !
à compte supprimé17
De tomtombenz
Etudiant Master en alternance | 19H38 | 21/04/2008 |
Si je vote pour toi, ça fait de toi un chef ou celui qui porte un projet au nom du citoyen bibi ? En tout cas, j'adhère.
Note quand même qu'ils faut quand même des gens qui, s'ils ne sont pas chef, sont quand même porteur d'idée nouvelles et qui les défendent.
à tomtombenz
De petit pain
11H21 | 22/04/2008 |
.
Hé bé… C'est pas joyeux joyeux le devenir du PS…
Puis ils n'écartent pas la prière.
« Etre socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est. L'idée socialiste relève, à la fois, d'une révolte contre les injustices et de l'espérance pour une vie meilleure. »
« L'espérance pour une vie meilleure »… ! ! !
A genoux Peuple égaré ! …
F'raient mieux de revenir à l'espoir d'une vie meilleure… ça tend un peu plus à l'engagement que l'espérance…
Bref, wouam j'reste révolutionnaire. J'en suis pas de leur famille.
.
à compte supprimé17
De pierre_caracas
20H12 | 21/04/2008 |
C'est bien là le problème : la cinquième république et notre bonne vieille France posent dur comme fer sur la conception d'un « président fort », à l'image des régimes présidentiels. Souvenez-vous des commentaires à l'adresse de Ségolène, genre « elle n'a pas la poigne » ou « elle n'a pas la capacité pour être présidente », focalisant l'attention sur le charisme d'une personne et pas sur son programme.
Le parti socialiste se base sur l'assemblée, sur la notion du collectif ; seul un régime parlementaire lui permettrait de se défaire un peu de cette préoccupation du nom du chef. (bien que les régimes parlementaires européens se focalisent également sur un leader).
En clair, je pense que la structure politique de la cinquième république joue à l'encontre du parti socialiste.
à pierre_caracas
De ivantozzi
21H23 | 21/04/2008 |
Oui, mais la France vote avant tout pour une personne, un représentant. Que cela soit en politique, en entreprise, en opposition de groupe, en galère… en France ou ailleurs le groupe à besoin d'un décideur … l'histoire le montre même jusqu'au danger que cela implique.
à Grums
De psyche
Agitateur d'inconscience | 20H48 | 21/04/2008 |
Bonsoir à tous,
C'est bien beau les déclarations de principe, mais faudrait voir a passer à l'acte ! !
à psyche
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 14H35 | 22/04/2008 |
Passer aux actes c'est bien à la condition d'avoir bien réfléchi et bien ouvert les yeux.
Quand on veut changer le monde, il faut d'abord comprendre comment il fonctionne, étudier ses rouages. La société ext complexe et l'économie est compliquée à saisir. L'histoire nous livre aussi des expériences passées dont il vaudrait mieux tenir compte si l'on ne veut pas tomber dans les mêmes pièges que nos prédécesseurs. Allez on se remet à l'étude !
Passer aux actes SANS réfléchir c'est GIGOTER en cadence, c'est seulement s'agiter. Rockin » for ever, rockin » pour se faire plaisir.
Ici et maintenant, la droite et la gauche ne réfléchissent pas beaucoup. M'en fiche pour la droite … quoique……
Ce qui m'ennuie vraiment c'est que la gauche (en général) soit en retard dans son calendrier de réflexion. Que le PS travaille sur des déclarations de principe en phase avec le monde actuel est à vue de nez un progrès. Reste à voir ce qui se passe chez les Verts, et chez les Trotskystes d'aujourd'hui ……
(Bon,,,, on peut lire ma réponse à Jess)
à Claude PELLETIER
De psyche
Agitateur d'inconscience | 19H18 | 22/04/2008 |
@ Claude PELLETIER
Avec tout le respect que je vous dois, notemment dû à votre statut (Retraité dans son jardin), ne croyez vous pas qu'ils ont suffisamment réfléchi au PS, depuis ces dernières années de déroute ?
Moi je trouve qu'ils s'agitent beaucoup justement, mais seulement pour déplacer du vent.
Ou encore pour savoir qui va succéder à Hollande ; de graves question existentielles somme toute !
Quant à Besancenot, plus rien, il a eu une extinction de voix ? on ne le voit que lors des élections sur les plateaux de TV, faisant de belles déclarations révolutionnaires, promettant des manifs et des grèves monstrueuses, il n'est même pas présent aux côtés des lycéens !
Tant que l'on aura une gauche aussi molle et préoccupée d'elle même, le gouvernement pourra continuer à avancer sur une belle autoroute.
La gauche, élus compris, doit descendre dans la rue, exprimer sa colère devant toutes les injustices que nous impose le gouvernement, plutôt que de réfléchir à faire des déclarations de principe !
Cordialement
De hogan
actif | 18H13 | 21/04/2008 |
Mon humble avis est qu'à un moment où le libéralisme financier commence à montrer ses travers et ses limites, prendre une orientation qui rejoint peu à peu le centre, accepte l'économie de marché et le financiarisme est une erreur voir une faute stratégique. Le peuple de gauche va s'éloigner de plus en plus du P.S. , à un point qu'en cas de duel gauche/droite lors des prochains scrutins, on risque de voir de forts taux d'abstention de la part du peuple de gauche. Il va y avoir un recalage, l'extrême gauche va devenir la gauche, la gauche va devenir le centre. Mais pourquoi faudrait-il que pour devenir « modernes » les syndicats ouvriers et les partis de gauche se droitisent ? Etre de gauche, vraiment de gauche ne veut pas dire être archaïque. En déformant légèrement un titre de film ça donnerait « Un éléphant ça [se] trompe énoooormément. »
à hogan
De léo solo
19H08 | 21/04/2008 |
Est-ce que lire dans le marc de café est une nouvelle forme de présence dans le réel ?
à hogan
De pierre_caracas
20H22 | 21/04/2008 |
Je suis assez d'accord, le grand mouvement tend vers la social-démocratie, mais cela fait disparaître l'essence de la gauche !
Il paraît que l'Europe est de gauche, de nombreux partis social-démocrates au pouvoir chez nos voisins, mais je ne vois pas de quelle gauche il s'agit !
Pour moi un « capitalisme modéré » ou une « économie de marché sociale et écologique », c'est justifier le capitalisme. Un peu de miel pour que ça passe.
J'ai peut-être tord, mais je tends à penser qu'une cission du PS ne serait pas une si mauvaise chose : les divisions sont profondes, sont idéologiques, comment les maquiller ? Je crois que cette conception de la grande gauche l'empêchent de développer ses idées.
Je laisserais volontiers les sociaux-démocrates se rapprocher du centre afin que les autres puissent revendiquer leurs idées.
Pourquoi est-ce que cela devrait être fratricide ? En temps électoral, union et accords d'intérêts (des compromis, de toute façon on vote toujours pour le moins-pire) …
à pierre_caracas
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 02H23 | 22/04/2008 |
le capitalisme est le meilleur régime comparativement aux autres. Il faut ouvrir les bouquins dhistoire. la sortie de la pauvreté de masse vient du capitalisme. Il faut réflechir. Plus on est riche plus les inégalités sont insoutenables. Cest la que la raison, l'histoire doivent permettre un jugement réfléchi, modéré. Le votre ne l'est pas. « un peu de miel »…Que voudirez vs ciomme régime concrètement ? TTes nos richesses, les libertés (le capitalisme nécessite paix et libertés de l'individu), les droits, viennent de lui.
Je dis tt de suite aux éxtremistes de passer leur chemin. Ce n'est pas parce que je dis ca que je suis un type de droite, ou lepeniste ou je ne sais quelle autre connerie. Je suis meme de centre gauche. Le spays du nord de l'europe sont les pauys ou lont vit le mieux a lheure actuelle (niveau déducation, satisfaction des services publics, chomage, formation, temps de loisirss….) Ce sont pourtant des pays « capitalistes ». Réveillez vs la terre entière est capitaliste. Et puis il en existe plusieurs sortes (Andersen° Ce n'est pas figé.Soyez moins carricatural
à Jess Feuillie
De zut
10H18 | 22/04/2008 |
Oui, et la démocratie est le pur produit du christiannisme…
à Jess Feuillie
De jojo1er
10H47 | 22/04/2008 |
Et c'est l'auteur de ce commentaire qui nous demande d'être moins caricaturaux….
Jojo1er, ……
à Jess Feuillie
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 13H21 | 22/04/2008 |
Jess,
Non la Terre n'est pas entièrement capitaliste. Des pays ont réussi à résister à l'économie de marché : Cuba, Corée du Nord, …… et ça baigne pour tous ceux qui y vivent.
Certains comme l'URSS, les pays de l'Est, la Chine ont fait leurs premier pas dans l'économie de marché et certaines de ces nouvelles économies se portent plutôt bien ce qui est scandaleux car cela sème un doute sur notre croyance en la profonde nocivité du marché ! Cela tient du blasphème ! Il devrait être interdit de bousculer ainsi nos rêves.
Vous encensez les pays scandinaves dont le capitalisme est pondéré par un encadrement politiquement plus social qu'ailleurs mais vous oubliez de dire que dans ces pays-là il y fait moins beau. D'accord c'est un détail.
Reprenons votre argumentaire délicat à suivre.
Votre premier point. Vous semblez affirmer que le capitalisme est l'organisation qui autorise une plus grande accumulation de richesses. Comment le prouver ? Ce n'est pas parce que Marx, il y a longtemps l'avait expliqué qu'il a encore raison. Ne pas oublier que les choses changent lentement mais sûrement et qu'il faut constamment regarder la réalité en face, en gardant plus notre regard sur la route qui défile devant que sur la carte Michelin ou Mappy.
Deuxième point. Si vous répondez oui à la précédente question, il vous faut réviser vos appréciations vu que le capitalisme n'arrête pas d'évoluer et de muter de crises en crises ; on parle de + en + de la financiarisation, et du rôle accru des actionnaires dont leur recherche déraisonnable de profit pourrait casser leur poule aux œufs d'or.
Troisième point que vous n'abordez pas. Si l'accumulation de richesses est majeure (grâce à des vertus propres à l'organisation capitaliste), il est incontestable que cet enrichissement ne profite pas également à toutes les couches de la société, et que la lutte de classes sociales reste d'actualité même si la réalité de ces classes sociales a elle aussi évolué.
En toile de fond, ne pas oublier qu'en France, la part des salaires dans le PIB a baissé de façon chronique sur qq dizaines d'années. Renseignez-vous.
Que faire ?
Sacré question. Ne me dires pas qu'il faut la révolution. Ce mot est aussi galvaudé, approximatif, trompeur, que le mot « réforme » dans la bouche de StarKo et il nous renvoie à la réalité de plusieurs expériences historiques du genre désastreux et plusieurs pathologies du siècle passé en ISME. Les révolutionnaires de 1917 qui ont ma sympathie ne voulaient construire ni une économie boiteuse, ni une dictature ……
Que faire ?
Ma réponse : étudier !
Étudier mieux cette société.
Étudier l'histoire.
Ceux qui ont des réponses trop rapides
et qui ont la faiblesse de ne pas se remettre à l'étude
nous conduiront dans des impasses.
à Claude PELLETIER
De compte supprimé 24
| 13H52 | 22/04/2008 |
Perso, c'est pas la renonciation à l'économie centralisée de type archéococo qui me gêne, Claude.
Même les Maoïstes fraîchement élus au Népal sont pour l'économie de marché.
Maintenant, je trouve que le temps n'est plus à l'étude : ce n'est plus de réformes que nous avons envie, mais de foutre tous ces peignes-culs à la rue, avec les SDF et les parias qu'ils ont eux-mêmes créés.
Hé oui, parce que le P(s) est tout autant responsable – et coupable – que les partis de droite, de la paupérisation de notre société.
Et ça s'appelle bêtement une révolution. Je ne vois pas d'autre mot.
à compte supprimé 24
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 15H11 | 22/04/2008 |
Cyp, il me semble que l'histoire montre, d'une poussée de fièvre de telle ou telle société à une inflammation plus générale des combustibles sociaux, elle montre dis-je des révolutionnaires courageux, entreprenants prendre le pouvoir au nom du Peuple (au singulier) ou de la classe ouvrière ou de l'alliance entre prolétariat et paysannerie…… et deux ans ou dix ans après on apprend que ces admirables révolutionnaires se sont transformés en gangster. Cette logique a été vérifiée des tas de fois. Suffit de prendre le temps de l'étude comme je le disais.
Faire la révolution sans avoir une garantie de résultat et de probité
moi je ne marche pas …… Il y a 100 ans je me serais fait avoir
mais pas au début du XXI° …
à Claude PELLETIER
De compte supprimé 24
| 15H56 | 22/04/2008 |
Entièrement d'accord, Claude, mais les révolutions du XXIème siècle n'auront pas grand-chose à voir avec celles du passé, je crois.
Et puis nous avons tous les jours, parias de l'Occident, l'occasion de constater dans nos vies, que le réformisme n'est qu'une arnaque aussi efficace qu'un stage-bidon ANPE, dont le P(s) s'était fait le chantre lorsqu'il était au pouvoir.
De zénon denon 84
Bonne | 18H16 | 21/04/2008 |
Bon j'ai bien écouté ce matin chez Ali Badou (FR-CUL)
Michel Rocard ,au demeurant tres en forme,
nous dire que lui il était trés contant
de cette nouvelle disposition « historique “ selon lui ;
Alors,si Michel le dit ,ça me parrait
comme ça à vue de nez …comment dire,
bien parti,croyez pas ?
à zénon denon 84
De compte supprimé17
18H31 | 21/04/2008 |
si c'est Michou qui le dit ! c'est vrai et c'est forcément moderne ! ! !
Bon et les jeunes ils en disent quoi ?
à compte supprimé17
De zénon denon 84
Bonne | 18H54 | 21/04/2008 |
Demander ,un peu à Montebourg
ce qu'il en pense ?
Lui ,si virulent ,à un époque ,pas
si lointaine .Mais que voulez-vous
il faut s'ancrer dans le territoire
profond afin d'avoir une légitimité
plus grande .Dit-il, ah bon
Et apres ,ou plutot ,pendant ce temps ,
Tout dans le pays se détricotte ,à
la vitesse grand V .
Alors qu'est-ce qu'on fait ?
Nous les plus nombreux …
UN AN .
à zénon denon 84
De tomtombenz
Etudiant Master en alternance | 19H42 | 21/04/2008 |
Est-ce qu'on parle du même Montebourg qui vociférait contre le cumul des mandat et qui maintenant, au vue de sa carrière personnelle, semble nettement moins motivé ? ?
à zénon denon 84
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H10 | 21/04/2008 |
Et bien moi j'ai entendu ce soir sur France-Inter Vincent Peillon je n'en revenais pas j'ai été agréablement surprise par son discours et ton était vif, ferme et clair.
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/francparler/
Le franc parler
lundi 21 avril 2008
invité
Vincent Peillon
Député du Parti Socialiste Européen.
Il est durant la campagne présidentielle de 2007, l'un des trois porte-parole de Ségolène Royal.
Il rate de 143 voix (49,89%) la reconquête de la troisième circonscription de la Somme.
Dans le cadre des différents débats sur la rénovation du Parti socialiste lancés depuis juin 2007, Vincent Peillon crée l'institut Edgar Quinet en septembre 2007, afin de se doter d'un outil de réflexion et de débat.
Avec lui au moins cette émission méritait son titre.
Dites-nous ce que vous en pensez.
à Les Chats
De compte supprimé 24
| 22H34 | 21/04/2008 |
« Dites-nous ce que vous en pensez. »
Quand je pense Peillon, je vois une cuvette.
à compte supprimé 24
De compte supprimé 24
| 10H27 | 22/04/2008 |
Je vois : on me note mal… z'avez raison, c'est pas la bonne image.
Je vois un pot de chambre.
à compte supprimé 24
De déluge
menuisier | 13H20 | 22/04/2008 |
Moi, je vois ce qu'il y a juste en regard du pot.
Parceque la bonne faïence elle fait gaillardement son office.
à déluge
De compte supprimé 24
| 13H46 | 22/04/2008 |
Et l'œil au fond du pot (tu sais, y en avait des comme ça, des vases de nuit émaillés) qui regardait Caïn…
à compte supprimé 24
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H58 | 22/04/2008 |
« Ce que vous en pensez APRES l'avoir écouté » d'autant plus si votre avis est négatif ce qui était aussi mon cas.
J'ai même vérifié sur le site de France-inter pour savoir qui était l'invité croyant que j'avais mal entendu.
Idem pour Déluge que je salue au passage.
à Les Chats
De compte supprimé 24
| 22H43 | 22/04/2008 |
Non mais Peillon, c'est simple : suffit de se coller la porcelaine sur l'oreille : c'est comme avec n'importe quel coquillage, sauf que là, t'entends la merde.