Sur Internet, des vidéos parodiques contre les suppressions de postes dans le secondaire sont au cœur d'un bras de fer.
Les vacances de printemps ont démarré samedi dans la zone C, qui englobe notamment l'académie de Créteil. Une académie particulièrement touchée par les suppressions de postes, et dont dépend la Seine-et-Marne : c'est dans ce département qaue la mobilisation avait décollé après l'annonce de 227 postes en moins. Notamment sur le Net : profs et élèves ont alimenté leurs blogs de vidéos, clips et autres tubes dont la diffusion s'est révélée très virale.
Ainsi, les internautes ont vu partout les profs et élèves du lycée Emily-Brontë, de Lognes (Seine-et-Marne), se dandinant en short de tennis très années 80 au son de « Toutouyoutou » dans une parodie assez drôle de la publicité pour les renseignements 118-218.
Partout ? Et pour cause : la première fois que les enseignants d'Emily-Brontë ont pris contact avec Rue89, c'était pour nous suggérer d'afficher leur clip dans notre rubrique ZapNet et d'aller jeter un œil sur leur blog.
En quelques jours, la mobilisation d'Emily-Brontë pour 5 postes de professeurs faisait l'objet d'une dépêche AFP et de nombreux articles, notamment dans Le Parisien. Il y a trois jours encore, Libération.fr, dans un article consacré aux nouveaux outils web et sms de la mobilisation dans l'éducation nationale, renvoyait sur l'opération « 77-227-Toutouyoutou ».
Entre temps, une internaute de Rue89, enseignante au lycée Emily-Brontë, nous a tenu au courant d'un autre feuilleton qui s'ouvrait en marge de celui des suppressions de postes. Ce feuilleton court toujours, même si les vacances ont démarré samedi en région parisienne. Il concerne justement la désormais fameuse vidéo « 77-227 » mais aussi un rap composé par un enseignant de ce même lycée de Lognes.
Retirer le clip au nom de la protection des mineurs
Alors que nous venions de constater la disparition mystérieuse du clip dans notre colonne ZapNet, le weekend dernier, notre internaute, qui co-anime le blog d'Emily-Brontë, reprend contact avec Rue89 :
« L'inspection académique, le rectorat et notre direction nous demandent de supprimer avant lundi la vidéo “77-227” de notre blog et de YouTube. »
Bataille d'images, alors que la vidéo commençait justement à se tailler une petite réputation sur la Toile ? C'est ce que pensaient alors les enseignants, qui avaient pourtant associé les élèves dans le clip, soufflant tous ensemble en leggings et petit short ridicules. Un enseignant du lycée nous confiait alors, très amer :
« Les autorités qui nous liquident ne tiennent certainement pas à ce que le mouvement devienne populaire et sympathique. On préfère parler de corporatisme, de violence et d'hystérie plutôt que de mettre à jour les revendications claires et légitimes des professeurs et des élèves inquiets, non pour leurs statuts, leurs options ou leurs programmes, mais pour l'Ecole républicaine. »
En fait, c'est au nom de la protection des mineurs que l'on a demandé aux auteurs du clip de retirer celui-ci du Web. L'argument ?
« Il est interdit de filmer ou de prendre en photo des élèves dans l'enceinte du lycée sans le consentement écrit de leurs parents. »
C'est en effet ce que dit la loi. En principe. Mais celle-ci s'applique-t-elle en période de grève ou de blocus, lorsque le lycée échappe à son fonctionnement ordinaire ? Et cette loi concerne-t-elle une opération similaire menée devant les bâtiments de la préfecture, comme ce fut le cas pour une autre vidéo ?
« Et pourquoi cette règle ne s'applique-t-elle pas, alors, aussi aux rituelles photos de classe ? “ s'interroge même la prof, internaute de Rue89.
Renseignements pris, les enseignants de Lognes ont décidé de réintégrer la vidéo sur le Net :
‘Seule la direction de l'établissement est allée voir le service juridique du rectorat mais elle n'a pas été en mesure de prouver que des parents s'étaient plaints.’
MC V.Ner au micro
Fin du feuilleton ? Pas vraiment : le ‘Toutouyoutou-clip’ n'est pas seul à faire l'objet d'un bras de fer. Il en va de même pour un titre de rap composé par un des profs du lycée Emily-Brontë. Pas syndiqué, comme la plupart, il préfère rester anonyme et hésite à répondre aux journalistes. Il a en effet fait l'objet de ‘pressions’, racontent ses collègues. Son tort ? ‘Avoir bafoué le devoir de réserves des enseignants’, s'est entendu reprocher par la direction de l'établissement celui qui se fait appeler ‘MC V.Ner’ sur le Web.
MC V.Ner et les élèves en short ont-ils bafoué droit à l'image et devoir de réserve ? A Lognes, la mobilisation sur le Web prend des proportions inattendues : le feuilleton a surgi au menu de l'avant-dernier conseil municipal. Avec projection du clip en short et diffusion du rap dans les hauts parleurs, comme l'a confirmé un élu municipal de cette ville de 15000 habitants où la moitié de la population a moins de trente ans.
Rue89 a voulu en savoir plus, connaître la teneur des débats, où l'on nous dit que Michel Ricart, maire (PS) de Lognes, a bien souligné ‘la dimension humoristique de la parodie’.
Mais s'il nous fut répondu que le maire était d'accord pour nous répondre ‘car il est solidaire du mouvement’, la municipalité n'a finalement jamais donné suite.
De son côté, la direction de l'établissement n'a pas répondu aux appels de Rue89, malgré la tension qui va crescendo. Sur le Net, la vidéo de l'opération ‘77-227’ avait, elle, dimanche, été visionnée 114 fois en cinq jours, depuis son retour sur Dailymotion.
A Albi, le tube du printemps : ‘Sauvons nos options’
Ailleurs, d'autres vidéos fleurissent. A Albi, le blog du lycée Arsonval publie à son tour plusieurs vidéos. Non sans succès puisque l'une d'elles, intitulée ‘Sauvons nos options’, affiche dores et déjà plus de 150 000 vues sur YouTube :


























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De Dombrowski
de la commune de Paris | 20H57 | 20/04/2008 |
Les médias dits classiques occultent complètement les manifs (toutes les manifs) alors qu'il y en a chaque semaine dans Paris.
Que faut-il faire pour se faire entendre ? de la violence ?
à Dombrowski
De Fuel_Injected
21H20 | 20/04/2008 |
La violence peut-être pas ! Mais le moment venu, ce n'est que ton coeur qui parlera et en cela, aucun média ne peut le prévoir ni l'occulter !
De Dombrowski
de la commune de Paris | 21H22 | 20/04/2008 |
le coeur ou la raison… un sujet dont on peut parler longtemps.
à Dombrowski
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 22H04 | 20/04/2008 |
Vrai… Mais aujourd'hui, si vous me permettez, il faut faire parler les deux : le coeur et la raison ( mots classés par ordre alphabétique).
à Dombrowski
De Tinhinane
Médiatrice scientifique | 21H23 | 20/04/2008 |
Suggestion : pas de violence mais de l'intelligence comme les lycéens d'Albi. Leur mouvement, et par ricochet celui de tous les lycéens, est désormais visible.
En démultipliant les exemples de ce type il y a plus de chance de gagner, n'allez pas vers les terrains où ils vous attendent avec leur traditionnel arsenal répressif et leur langue de bois larmoyante et culpabilisante.
De papy55
prof. en province | 21H06 | 20/04/2008 |
Je suis d'une académie qui va reprendre demain, je n'ai pas beaucoup suivi l'actualité « tout court » avec assiduité pendant ces quinze derniers jours, j'ai cependant lae curieuse impression que les média ont traité tout ce qui concerne l'agitation à l'EN avec une retenue suspecte !
Je crois cependant qu'en voulant magner l'étouffoir, les autorités risquent sérieusement d'aboutir à une situation inverse de celle qu'ils pensaient, d'autant plus qu'il n'y a pas qu'à l'EN que la grogne monte (et pas seulement dans le secteur public) !
De Dombrowski
de la commune de Paris | 21H19 | 20/04/2008 |
Tu as raison Papy55, dans le transport aussi ça grogne et pas seulement à cause du prix du gazoil.
De ortolan
Enseignante | 21H22 | 20/04/2008 |
Je pense que l'on peut, en matière d'Education Nationale parler de « CENCURE ». L'emploi de ce mot n'est pas excessif quand on considère les obstacles auxquels se heurtent les jounalistes qui couvrent ce domaine d'information. Impossible de pénétrer dans les écoles, collèges et lycées sans autorisation préalable des Inspections Académiques concernées. On imagine que ces dernières autorisent à tour de bras en temps de grève et contestations … On filme donc ce qui se passe à l'extérieur des établissements (plus ou moins objectivement selon les chaînes …) mais on ne nous montre pas la réalité. Les images montrent donc les effets (les manifs) mais jamais les causes (des classes de 36 élèves par exemple.) Je parle des images, pas des commentaires audios.
Reste le net. Des vidéos d'élèves et de professeurs circulent, palliant l'interdiction de séjour des journalistes, non leur professionalisme.
Le fait que ces vidéos disparaisse du Net m'évoque l'Internet chinois …
Sophie Ortolan (enseignante) http://soflv.blogspot.com/
De ortolan
Enseignante | 21H23 | 20/04/2008 |
Je pense que l'on peut, en matière d'Education Nationale parler de « CENCURE ». L'emploi de ce mot n'est pas excessif quand on considère les obstacles auxquels se heurtent les jounalistes qui couvrent ce domaine d'information. Impossible de pénétrer dans les écoles, collèges et lycées sans autorisation préalable des Inspections Académiques concernées. On imagine que ces dernières autorisent à tour de bras en temps de grève et contestations … On filme donc ce qui se passe à l'extérieur des établissements (plus ou moins objectivement selon les chaînes …) mais on ne nous montre pas la réalité. Les images montrent donc les effets (les manifs) mais jamais les causes (des classes de 36 élèves par exemple.) Je parle des images, pas des commentaires audios.
Reste le net. Des vidéos d'élèves et de professeurs circulent, palliant l'interdiction de séjour des journalistes, non leur professionalisme.
Le fait que ces vidéos disparaisse du Net m'évoque l'Internet chinois …
Sophie Ortolan (enseignante) http://soflv.blogspot.com/
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 22H23 | 20/04/2008 |
J'avais commencé sérieuse. Avec les cons qui polluent, c'est difficile de garder sa ligne. (Allez les cons, faites vos jeux de mots tout dans la finesse, je vous donne une occasion facile, profitez-en)
à compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
De raoul le magnifique
22H36 | 20/04/2008 |
….Cent mille ans ! ! ! Tout ca pour ca !
à raoul le magnifique
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 22H53 | 20/04/2008 |
Ouh je suis vexée, je ne sais pas quoi répondre, j'ai mal et j'ai peur !
Cela dit, comme vous êtes, de mon point de vue, inintéressant au possible à lire, je ne vous répondrai plus.
Vu que j'ai écrit cela, une question se pose : allez-vous vous déchaînez sur mon pseudo ou sur d'autres ?
Ou allez-vous vous rabattre sur Thierry Reboud ( vous savez, vous nous avez déclarés « p'tits amis », c'est chou, ça) qui a le courage d'indiquer son vrai nom ?
à raoul le magnifique
De Grums
à bâbord + + | 06H47 | 21/04/2008 |
Ce qu'il y a de terrible avec un con c'est qu'il laisse une descendance !
Fréderic Dard.
De parti
punishment park | 22H44 | 20/04/2008 |
bonne nuit nom pas déjà pris, j'aime bien les jeux de mots foireux néanmoins qui nous polluent les posts…un con qui te souhaite de faire de doux rêves
à bientôt
lm
à parti
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 22H59 | 20/04/2008 |
Bonne nuit aussi, Lamorille. D'habitude je trouve tes messages relativement pertinents, mais là, exception.
à compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
De parti
punishment park | 19H59 | 21/04/2008 |
sorry npdp, je m'étais un peu senti visé par « les cons qui polluent » un peu plus haut, quand arrive minuit je deviens parano…
bonne soirée et usez encore de vos messages que je trouve presque toujours pertinents…
De Mathô
00H06 | 21/04/2008 |
LE DEVOIR DE RESERVE N'EXISTE PAS dans la FPE (Fonction Publique de l'Etat, statut général, lois 83- 634 et 84-16 et dont ne ressortissent ni les magistrats, ni les militaires ni les fonctionnaires du parlement, qui, eux, ont un devoir de réserve). Seule existe une obligation de discrétion professionnelle. Or cette obligation est très limitée et ne peut s'appliquer à ces différents clips. La PREUVE :
Article 26 de la loi 83-634
« Les fonctionnaires sont tenus au secret professionnel dans le cadre des règles instituées dans le code pénal.[=assistantes sociales, médecins et autres professions “à secret” : ces oiseaux-là ne sont ni enseignants, ni chefs d'établissement]
Les fonctionnaires doivent faire preuve de discrétion professionnelle pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions. /…/ »
La circulaire du 23 avril 1999 relative à l'application du décret n° 82-451 du 28 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires décline cette obligation de discrétion professionnelle de façon extensive dans les termes suivants :
« /…/ les membres d'une commission /…/ manqueraient à une obligation légale s'ils rendaient publics les pièces et les documents à caractère nominatif qui sont ainsi portés à leur connaissance par l'administration. »
EN CLAIR, l'obligation de discrétion s'applique au fonctionnaire relativement aux données nominatives auxquelles il a accès dans le cadre de ses missions ; exemple : des informations individuelles sur tel problème de famille que rencontre un élève… toutes choses qui ne peuvent en aucun cas être reprochées à ces professeurs.
Il faut donc lutter contre l'abus de pouvoir de l'Etat qui est bien le premier à ne pas respecter ses propres lois !
à Mathô
De marie 75
3563
17H33 | 21/04/2008 |
fadaise idéologique ! ! ! ! !
fadaise idéologique ! ! ! ! ! voilà comment Darcos parle des manifs lycéennes (to day en alsace)
vu sur BFM ou ITV …
Mais crispé, qu'il est le ministre ! ! !
à Mathô
De caro
délinquante avérée | 22H12 | 21/04/2008 |
Vos informations retardent, en effet début mars 2007 a été votée la loi de prévention de la délinquance qui lève le secret professionnel dans certains cas ? Ex :
« Lorsqu'un professionnel de l'action sociale constate que l'aggravation des difficultés sociales, éducatives ou matérielles d'une personne ou d'une famille appelle l'intervention de plusieurs professionnels », il en informe le maire de la commune. Dans ce cas, le professionnel peut donner à lui seul ou au président du conseil général des informations confidentielles. Article 8 de la loi.
la délation est ainsi institutionnalisée.
D'autre part, avec les fichiers base élèves pour le primaire et SCONET pour le secondaire, il n'y a plus de secret, le Maire de la Commune, la CAF ont déjà accès à certaines données (les difficultés, l'absentéisme …) Les lycéens vont certainement avoir un rapport dans leur fiche est cela va les poursuivre toute leur vie ! ! ! ! ! !
L'abus de l'Etat est bien de mettre tout le monde en fiches et bientôt interconnexion
De Ouranos999
02H20 | 21/04/2008 |
C'est indescriptible et c'est peut-être ce à quoi va ressembler une dictature de demain : une dictature habilement déguisée, l'ONU et les autres n'ayant plus aucun pouvoir, les élus du peuple choisis réellement par les élus, pas de liberté officieuse d'opinion, etc.
Bon je vais arrêter la parano : D
De sanlucar
07H01 | 21/04/2008 |
vous racontez n'importe quoi : les élèves savent très bien pourquoi ils manifestent et n'ont pas besoin d'être réquisitionnés pour le faire
vous n'êtes qu'un mouton de panurge qui défend en bêlant la politique de destruction massive de l'éducation menée par darcos et compagnie
De Pierrot287
07H56 | 21/04/2008 |
68 a permis de se débarasser de la censure que l'état arrogant de droite imposait lourdement sur l'information.
40 ans plus tard, cette même droite tout aussi arrogante, improvisatrice, maladroite, veut en finir avec 68 et masquer ses errements, mensonges, échecs, en renouvelant la censure. A quand un ministère de l'information avec Nicolas Princen à sa tête ?
De Bardamu
difficile | 11H15 | 21/04/2008 |
@ Matho :
Ridiculement procédurier de brandir des textes de loi pour conclure triomphalement : « le devoir de réserve n'existe pas » !
Le devoir de réserve fait partie de la déontologie minimale de n'importe quel enseignant digne de ce nom.
Mais je vous l'accorde, le respect des consciences, surtout quand elles sont en formation, ne se décrète pas.
Cela ne donne pas le droit à un enseignant d'embringuer ses élèves dans ses luttes syndicales et de se livrer à de la propagande politique auprès d'adolescents sur lesquels il exerce un ascendant moral.
Qu'il faille, en 2008, argumenter sur de tels truismes est un signe très inquiétant.
à Bardamu
De Mathô
13H29 | 21/04/2008 |
Le rappel des textes en vigueur est une réponse à une attaque d'ordre administratif et juridique des personnels concernés. Que l'administration et donc l'Etat se permette de faire pression sur ses agents par l'intimidation en invoquant une disposition juridique qui n'existe pas est en soi extrêmement grave (le même pseudo devoir de réserve avait été invoqué pour le proviseur qui avait fait un blog personnel il y a quelques années).
Donc rappeler des textes règlementaires, non seulement ce n'est pas ridicule mais c'est essentiel. Si la hiérarchie de l'Education nationale veut convaincre ses agents de ne pas agir ainsi, qu'elle le fasse avec des arguments de fond et pas en abusant de son pouvoir ni en inventant des lois qui n'existent pas. C'est élémentaire.
Quant à la rumeur, propagée par le ministre, qui voudrait que ce soient les enseignants qui embrigadent les lycéens et les poussent à manifester, c'est une pure bêtise et une insulte aux dits lycéens qui n'ont pas eu besoin d'un quelconque bourrage de crâne pour se rendre compte, sur leur terrain, de l'effet à venir de la suppression de postes et d'options, de la surcharge des classes, et de la transformation du bac pro. Cessez de prendre les lycéens pour des imbéciles, c'est mal les connaître et ignorer ce qu'est un lycée de nos jours. Le crédit qu'apportent les lycéens à ce que peuvent dire des professeurs est toujours soumis à jugement critique, cela fait longtemps que la parole du professeur n'est plus parole d'évangile. Et je rappelle que les lycéens ont leurs propres syndicats, qui n'ont pas besoin des syndicats de profs pour penser et pour agir.
D'ailleurs, s'il y avait embrigadement, il y aurait eu immédiatement des plaintes de parents, or il n'y en a eu aucune !
Si des lycéens et des professeurs se sont retrouvés d'accord sur des revendications, ce n'est pas le fruit d'un vaste complot, mais bien parce qu'ils jugent ensemble la situation grave.
à Mathô
De Bardamu
difficile | 19H45 | 21/04/2008 |
Vous voulez donner des leçons de droit et vous parlez de « syndicats lycéens » qui n'ont pas d''existence légale, comme chacun sait, puisque les lycéens ne peuvent constituer un « syndicat ».
C'est amusant.
Et ne me vantez pas la grande lucidité et la maturité des élèves de lycée… Je sais que le « jeunisme » ça marche toujours, et qu'il convient de caresser dans le sens du poil tout ce qui peut vous servir de relais idéologique, mais là, c'est un peu gros.
à Bardamu
De XavXav
23H30 | 21/04/2008 |
Pourquoi des lycéens ne pourraient-ils pas constituer un syndicat ? Qu'est-ce qui interdit la constitution d'une association de défense des intérêts lycéens ? Le lycéen serait-il un citoyen de seconde zone, à qui il est interdit d'utiliser ses droits constitutionnels comme le droit de manifestation ?
Trouvez-nous une bonne fois la loi qui l'interdit, et foutez donc la paix à ces lycéens qui ont encore les c*lles de défendre leurs intérêts face à Sarko et ses sbires.
à Bardamu
De Tiphainemmanuelle
optimisteparcequellelevautbien | 14H37 | 21/04/2008 |
je pensais que j'étais la seule à utiliser le terme embringuer…
pour le reste vous estimez que brandir des textes de loi pour servir un argumentaire qui ne vous convient pas est ridiculement procédurier
mais que dire de l'attitude des chefs d'établissement ou des rectorats qui cherchent à étouffer la liberté d'expression , ne font-ils pas de la procédure à outrance
vous êtes prompt à déplorer la manipulation intellectuelle dont seraient victimes les lycéens mais restez étrangement silencieux quant aux violences avérées
dont ils sont victimes lors des manifestations
violence qui seraient à en croire les journalistes étrangers et francophones une spécificité française
la répression policière contre de jeunes manifestants est en ce moment une règle de conduite chez les forces de l'ordre
et ne me servez pas svp la pseudo excuse des casseurs
la police sait faire la différence entre des lycéens et des casseurs
elle ne veut pas la faire , c'est différent
tant que les parents concernés directement ou non fermeront les yeux, ils pourront castagner nos jeunes en toute impunité
et c'est un déni de démocratie
au lieu de vouloir faire des économies de bouts de chandelle , que la France cesse de se mettre en situation de devoir régler des astreintes à la cour européenne de justice
à Tiphainemmanuelle
De Bardamu
difficile | 21H38 | 21/04/2008 |
Oui, brandir un texte de loi pour prétendre s'affranchir du droit de réserve est confondant de cynisme de la part d'enseignants.
C'est de la malhonnêteté intellectuelle, ce qui ressemble fort à une faute professionnelle pour de prétendus « pédagogues ».
Je ne vois pas bien le rapport avec les (supposées) violences policières… Sinon faire diversion en parlant d'autre chose. Mais c'est un peu gros.
à Bardamu
De parti
punishment park | 22H44 | 21/04/2008 |
attention vous allez vous con-fondre…
De Calicot Jack
14H49 | 21/04/2008 |
Ne vous gênez pas pour publier d'autres vidéos et ne vous laissez pas impressionner, profitez des vides juridiques et noyez les sous des recours administratifs ou des plaintes pour abus de pouvoir,menaces,chantage,atteinte à la liberté d'expression, etc…quand il y'a lieu de le faire ; ça les calmera un moment et ça montrera que vous n'êtes pas disposés à vous laisser impressionner.