Le patrimoine alimentaire, une simple histoire d'identité

Dans la cuisine de La Roche Le Roy, à Tours (C. Fleuriot).

« Nous avons la meilleure gastronomie du monde », avait déclaré le président de la République, le 23 février dernier, au Salon de l’agriculture. Alors, la demande d’inscription de la cuisine française au patrimoine de l’Unesco, une candidature « bling-bling »?

L’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation (IEHCA), à l’origine du projet de candidature de la France pour l’inscription de sa cuisine au patrimoine de l’Unesco récuse toute forme d’élitisme dans cette initiative. Tandis que ses détracteurs lui reproche de n’être que l’expression d’une fierté exacerbée.

Ni élitiste ni prétentieux

« Ce n’est pas la candidature des grands chefs et des tables étoilées », explique pourtant Gérard Cagna, ancien deux étoiles au guide Michelin et membre de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires, porteuse du projet. Pour Loïc Bienassis, chargé de mission scientifique à l’IEHCA, la notion de patrimoine alimentaire est bien plus large:

« Ne parler que de gastronomie représente un double écueil: le côté élitiste et l’image d’une France prétentieuse. Or, cela concerne chacun d’entre nous. Les Français considèrent la cuisine comme un élément important de leur identité. C’est ce qui fonde la légitimité de notre demande. »

Dans la cuisine de La Roche Le Roy, à Tours (C. Fleuriot).

Au regard de la convention de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, les maîtres mots sont: les savoir-faire, l’identité, la transmission du patrimoine de génération en génération et son évolution permanente. Notre art culinaire doit répondre à ces critères pour espérer faire partie du patrimoine de l’Humanité.

Un comité d’experts constitué d’universitaires s’attelle à cet exercice de définition du patrimoine alimentaire. Leurs travaux ont à peine commencé. Loïc Bienassis donne toutefois quelques pistes:

« Il ne s’agira pas d’une liste de chefs, de restaurants, d’aliments ni de savoir-faire. »

La bouillabaisse appartient aussi au patrimoine des Strasbourgeois

Pas question non plus de fixer des normes de fabrication de produits, car « la cuisine est vivante, elle évolue ». A exclure aussi, une énumération de régions:

« Un aspect régional serait l’antithèse du projet, puisqu’il s’agit du patrimoine français. Un Strasbourgeois doit reconnaître la bouillabaisse comme une composante de son patrimoine. »

L’étendue de cette notion semble poser des difficultés. Les cuisines des D.O.M.-T.O.M., riches d’influences multiples, doivent-elles être prises en compte? Loïc Bienassis opte pour une définition nationale:

« Tout ce qui est à l’intérieur de nos frontières relève de notre patrimoine alimentaire. »

La candidature de la France sera accompagnée d’un plan de sauvegarde. Son objectif: mettre en valeur notre cuisine. Loïc Bienassis avance quelques idées:

« Une politique d’éducation au goût plus développée, des mesures pour préserver les savoir-faire pourraient être proposées. »

Mais pourquoi ce besoin, aujourd’hui, d’agir pour protéger notre art culinaire? Gérard Cagna estime que ces démarches permettraient une « prise de conscience » qu’il juge importante, vu « l’état de mal bouffe qui s’installe en France ». Au-delà de ces aspects, hisser notre cuisine au rang du patrimoine de l’Unesco serait une consécration aux retombées économiques probables.

Dans la cuisine de La Roche Le Roy, à Tours (C. Fleuriot).


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12H14 19/04/2008

Bof, quel combat de beaufs c’est pitoyable. Et le rattrapage in extremis aux branches à propos de la culture gastronomique des Dom-Tom est pathétique.

Au fait, pour mémoire, la cuisine en France a toujours été et aussi loin que l’on remonte, une affaire de femmes. Où sont-elles sur cette photo où on peut voir 4 hommes en toque, devant l’évier à laver les assiettes ?

Pour ma part, si j’apprécie nos spécialités culinaires (ça ne fait aucun doute), je reconnais à la cuisine grecque ses lettres de noblesse. Faut-il encore la connaitre, savoir en admirer le goût et la générosité. Mais peut-être que notre petit président est si ignorant de ses racines, ou si honteux, qu’il préfère s’accaparer un sujet prétendûment consensuel pour mieux rebondir ?

Ramener les Français au niveau de la ceinture, c’est tout son programme. Bouffe, sexe, télévision, il ne lui manque que la promotion du pinard et la boucle sera bouclée !

 
16H15 19/04/2008

À inscrire dans le petit livre rouge de Moa/J’sais-tout : «  »Nous avons la meilleure gastronomie du monde », avait déclaré le président de la République ».

Parle pour ta pomme ! On voit que tu ne vas pas faire tes courses tous les jours chez Leader Price !!!

 
hogan | actif
18H32 19/04/2008

1. Leader Price vend peu de produits français.
2. On parle de cuisine, je ne vois le rapport avec l’endroit où l’on fait ses courses.
3. Oui nous avons la meilleure cuisine du monde, à l’étranger (Grèce, Italie,etc…) vous trouvez bien sûr des spécialités nationales, en France c’est très différent, le cuisine est effectivement inscrite culturellement, que ce soit dans le type de plat ou dans le type de produits. Ce qui fait la force de la gastronomie française:
- l’importance de la tradition,
- cela peut paraître contradictoire mais l’imagination,
- la richesse et la diversité,
Songez simplement sous quels aspects la cuisine française est réputée:
- les fromages
- les viennoiseries
- les vins
- ses chefs
- la qualité de ses AOC
- la force de ses cuisines régionales
- la quantité de plats mondialements réputés
L’inscription à l’UNESCO peut être prise comme un coup de frime, c’est avant tout une garantie de protection. L’uniformisation mondiale du goût est avérée, l’exemple emblématqiue est évidemment mc do qui sert la même cuisine partout dans le monde. Mais il n’y a pas que ça, tous les agro-industriels établissent des standards culinaires qui ressemblent de plus en plus d’un pays à l’autre, ceci est en partie dû aux règles de l’OMC sur le libre échange des denrées alimentaires.
Il est aujourd’hui très facile d’imaginer que d’ici un demi siècle le monde entier mangera plus ou moins la même chose.
Bon appétit, et vive le Saint-Marcellin dégoûlinant!!!!!!!!!!!!!!

 
20H16 19/04/2008

Le rapport est clair pourtant. Comment prétendre pouvoir honorer cette fameuse identité culinaire lorsqu’on en est réduit à acheter chez les hard-discounters des produits de basse qualité ?

Naturellement, quand on a des moyens financiers, on va chez le crémier, chez le poissonnier, chez le boucher et on prend ce qu’il y a de meilleur, on n’hésite pas à se faire des sauces et à Noël on met les petits plats dans les grands, ce qu’un pauvre ou un modeste est bien en peine de faire.

Le pauvre ou le modeste, lui, de la gastronomie française, il connait les nouilles, le jambon et le gruyère à goût de plastique. Voilà le rapport.

 
20H25 19/04/2008

Comptecourant qui fait de la cuisine gastronomique chez soi ? Peu de gens, quand on le fait ça reste une occasion et dans ce cas on ne va pas chez leader Price, mais on trouve de très bons produits en supermarché, des AOC, des labels rouges et des produits fermiers, pas besoin d’aller chez le boucher ou le crémier.

 
20H40 19/04/2008

Je ne crains pas de dire que les fromages AOC du supermarché sont loin d’être aussi savoureux, gustativement parlant, que ceux de mon crémier, lequel les affine ou se les fait livrer affinés. Ca a une autre allure croyez moi, et puis il y a le choix incomparable des vrais produits au lait cru (autre chose que Lactalis).
Et puis l’entrecôte du boucher, c’est tout de même autre chose que celle du supermarché.

Après, je suis d’accord avec vous, les tralalas alimentaires sont passés de mode et on reçoit moins qu’il y a 30 ans. Cependant il suffit que je lance une invitation pour faire table complète, j’ai idée que mes convives savent à quoi s’attendre lorsqu’ils viennent chez moi c’est à dire un peu de respect pour leurs mandibules et leur estomac. Et ma foi, le respect a un coût, il ne faut point se le cacher pendant qu’on en discute ici.

 
21H00 19/04/2008

D’accord avec vous pour les crémiers, bouchers et autres si on apprécie vraiment les saveurs. Près de chez moi j’ai un crémier excellent il est vrai que son beurre, sa crème fraîche sont excellents mais le vrai beurre de Ste Mère d’Isigny (et non d’Isigny seulement) vendu chez Leclerc n’est pas loin de cette qualité. Quand à la variété des fromages fermiers c’est sur que là les crémiers sont imbattables, idem pour les cavistes.
C’est pour quand la prochaine invitation ? ;-))

 
21H07 19/04/2008

ah ah on voit les fines bouches, comme quoi d’un coup le rayon frais du supermarché devient nettement moins attractif ;))

 
déluge | menuisier
22H01 19/04/2008

Si l’on ne peut achetter ses produits, même occasionellement, chez les commerçants spécialisés, sans parler de gastronomie mais simplement de nourriture correcte, il faut acheter des produits frais et les transformer soi même: Faire la cuisine.

Ce sera mons cher, et de beaucoup, que les plats pré-préparés. Plus longs à faire, certe.

Mais manger économique, bon et sain.

Un Français, en moyenne, regarde la tv 3h30 par jour.
Vous retirez une demie heure et vous bouffez bien.

 
22H12 19/04/2008

Coucou déluge. Moi je n’ai pas de télé, je suis mince comme une gana et je n’achète que de vrais produits. Tu as raison c’est un choix, il vaut mieux moins manger mais consommer de bons produits et faire soi-même la cuisine. En plus ça fait travailler les petits fabricants au lieu des industriels.
Et toi c’est pour quand ta prochaine invitation ? ;-)
Fin cuisinier aussi ?

 
déluge | menuisier
22H29 19/04/2008

Bonsoir Les Chats
Ici aussi on n’a pas la télé.
Fin cuisinier?
Non.
Honnête cuisine de famille, tout au plus. Mais avec le gout de la faire et de perfectionner.
Pour l’invitation, il faudra y joindre votre ami le rat, ça lui changera de gouter des produits frais. Je ne veux nommer perrrsonne.
A bientôt!

 
17H36 21/04/2008

Tout à fait d’accord avec vous déluge.

Petite fille de cuisinière de métier en bourgogne, j’ai appris à tout transformer.

Jamais de plat préparé.

Et même si je n’achète pas chez les commerçants (pour deux raisons : je suis pas dans une grand ville et n’ai pas de quoi le faire en permanence) le goût est là et bien là si j’en crois ceux qui viennent manger chez nous où simplement l’avis de l’Homme.

Pour moi, cuisiner est un tel plaisir que je me dis que beaucoup y perdent en ne le faisant pas. Mais c’est parfaitement perso n’est ce pas.

 
benouse | deuxième porte au bout du couloir
10H00 21/04/2008

@comptecourant:
Si on suit votre logique démagogique, cessons d’écrire des livres, car tout le monde n’a pas les moyens d’en acheter; stoppons la production de voiture, c’est de toute facon trop cher pour certains; cessons de faire du cinéma, vous avez vu le prix des places?

Ou comment tirer tout le monde vers le bas en prétendant vouloir défendre le pauvre et sauver la veuve et l’orphelin…

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
22H35 19/04/2008

@ hogan,

demande-lui:
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/04/jean-pierre-per.html
lorsqu’il sortira. servi par un traiteur, ça devrait être correct… et puis, il ne doit pas être mal avec Sarko !

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

 
fav
17H36 20/04/2008

Votre comparaison de la cuisine française vis à vis de l’étranger révèle juste un manque criant de culture gastronomique.
La cuisine n’est meilleur qu’une autre, c’est juste une histoire de culture.
Un peu de curiosité et d’ouverture d’esprit et vous vous verrez que les asiatiques ou les nord africains n’ont rien à nous envier. Simplement, la France est un pays multiculturel et par voie de conséquence a beaucoup pris aux autres.
Allez à Rome et vous découvrirez que Paris est une ville pauvre côté gastronomie. Les français croient que la cuisine se sont les 3 étoiles, mais le reste est en train de foutre le camps. Il n’y a plus de restaurants familialiaux ni de restaurants ouvriers, qui font la vrai culture gastronomiques.
Avant de vouloir donner des leçons aux autres, essayons déjà de nous regarder en face.
Cette proposition de NS relève du populisme destiné à faire vibrer la corde nationaliste.
Pour ma part, je préfère la cuisine russe ou libanaise.

 
13H09 21/04/2008

Un sondage récent disait que le plat préfèré des Français était… le couscous et c’est une très bonne chose.

 
19H51 19/04/2008

Quel rapport ?

 
psyche | Agitateur d'inconscience
18H48 19/04/2008

Bonjour à tous,

Serait-ce le dernier sursaut d’un président décadent pour réhausser la « grandeur » passée de la France dans le monde?

De plus je ne vois pas comment l’on pourrait citer la cuisine au patrimoine mondial, elle reste une « activité humaine » avec tout ce que cela comporte d’imperfection, d’imprécision et d’inconstence.

Un monument, oui! il est là! solide! en théorie durable et constent! tout comme un site naturel par exemple.

Même si je reconnais que nous avons une excellente « grande cuisine » réalisée par de grands chefs, je ne pense pas que ce soit la « flamme » qui fasse « briller » la France dans le monde….

 
11H42 20/04/2008

Cette inscription au patrimoine de l’UNESCO est en réalité très importante pour la cuisine française et surtout la qualité de ses produits régionaux. Si Sarkozy pense que la cuisine française est la meilleure du monde alors qu’il ne boit pas de vin et n’est pas perçu comme le plus fin palais du pays on est en droit de mettre sa parole en doute et de la qualifier de prétentieuse par ses relents bling-bling. Si avancer sur ce terrain c’est vouloir protéger tout ce qui fait la richesse de la cuisine française, le savoir faire excepté, alors c’est une très bonne chose. En effet, les décideurs de Bruxelles sont tellement certains d’être dans le vrai, tétanisés par l’hygiène alimentaire, qu’ils ont voulu et failli passer à la trappe les camemberts au lait cru, les seuls dignes d’une AOC qu’il faut absolument protéger. Heureusement ils ont fait marche-arrière! Tous les moyens sont bons pour protéger les AOC et la qualité des produits quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent.

 
12H19 19/04/2008

J’espere que la gastronomie francaise sera boycottee a cause de son autorisation des OGM et que l’UNESCO sera assez independante pour se rendre compte de la supercherie

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
16H11 19/04/2008

Pour quelle raison ? Où serait la supercherie ?

La « gastronomie » et les « hygiènes de vie » ne sont pas sur le même plan. Les bons repas génèrent souvent une belle surcharge de matières grasses et de sucres …… La gastronomie et le cholestérol ça se marie bien ……

?

 
19H55 19/04/2008

Pas du tout. Vous ne faites pas des repas gastronomiques tous les jours. Par contre la nourriture industrielle c’est sûr et c’est quotidien.

 
FdT | En pleine décroissance
03H36 20/04/2008

Sachez bien que les problèmes récents liés au maladies cardio vasculaires, diabète…sont des maux modernes qui étaient peu fréquent il y a un siècle de cela. Or le quotidien alimentaire de la France du passé était « gastronomique », on ne se préoccupaint pas du gras du porc ni du cholestérol des oeufs…et plus notre société s’éloigne de sa tradition gastronomique plus les problèmes sont importants. Idem pour des pays tels que les USA par exemple. Il est bien documenté que là-bas les problèmes liés à l’obésité, au diabète, aux maladies cardiovasculaires était peu fréquente il y a seulement une cinquantaine d’année, or la nourriture se composait principale de lard, d’oeufs, diverses autres viandes…le problème n’a jamais été les graisses, ni le cholestérol mais l’explosion de la présence de sucres raffinés dans notre alimentation (sucre blanc, farine de blé raffinée), auxquels s’ajoutent la présence de divers additifs alimentaires toxiques (graisses hydrogénées)…et la diminution de la consommation de légumes et fruits frais.
La fréquente surconsommation de glucides raffinés induit des pics d’insuline importants tout au long de la journée stimulant la production endogène de cholestérol (une chose souvent ignorée est que la production de cholestérol dans l’organisme est lié à l’insuline et ceci indépendamment des apports en cholestérol dans son alimentation). Par contre la consommation d’aliments riches en cholestérol n’induit pas d’hypercholestérolémie, c’est sa consommation de glucides et notamment ceux raffinés ou ayant un IG élevé qui est responsable de cela.

le problème de notre alimentation moderne c’est qu’elle contient trop d’aliments raffinés ayant une valeur nutritive pauvre (calories vides) et provoquant également une production d’insuline trop importante.

Faite l’expérience suivante par vous même: pendant 1 mois ne consommer UNIQUEMENT les aliments suivants:

Viande fraîches, poissons, oeufs frais.
Fromage AU LAIT CRU
Légumes frais à volonté
Légumes secs
Fruits frais
Huile d’olive vierge, beurre frais

Eliminer totalement: le sucre sous toute ses formes (blanc, brun roux…), biscuits, gâteaux, et les féculents de type riz et pâtes et pain, à remplacer par des légumes secs (pois-chiche, pois-cassé, lentilles, flageolets…)

Pratiqué une activité physique régulière.

A l’issue d’un mois aller faire tester votre cholestérolémie et vous aurez une agréable surprise. A moins d’être génétiquement prédisposé à une production de cholestérol importante votre cholestérolémie va s’effondrer avec un tel régime. Essayer vous ne risquez rien en 1 mois.
Notons que rien n’empêche la réintroduction des féculents à l’issue de cette expérience, mais veiller à en limiter considérablement leur consommation en privilégiant les légumes secs et frais.

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
18H55 20/04/2008

Merci pour vos efforts, même si j’aurais apprécié trouver des références médicales ou expérimentales sous votre plume (clavier), mais je conteste la réalité de ce que vous nommez « tradition gastronomique » de notre société ; cette idée d’identité bien pratique et qui fonctionne comme une évidence pour vous. Se méfier des évidences.

Cette idée d’un passé très stable, tout comme celle d’une communauté homogène est une vue de l’esprit. Je comprends votre inquiétude, vos appréhensions et le légitime besoin de rassurer. Et pour finir, n’oubliez pas que les progrès médicaux ont fait augmenter le nombre des maladies en permettant la survie d’une foule de gens qui seraient morts jeunes (et en bonne santé si je puis me permettre …). Bon je file réchauffer ma soupe de légumes. Bien à vous.

 
FdT | En pleine décroissance
10H09 21/04/2008

Ce que je nomme tradition gastronomique c’est ce que mangeais les gens à la maison il y a plus d’un demi-siècle de cela. Une alimentation généralement saine quasiment dépourvu d’aliments transformés, de graisses hydrogénées (gras trans), où la part des légumes frais et secs tenaient une place importante et où le sucre n’occupait pas une place aussi importante que maintenant. Notons également que le ratio oméga 3 (anti-inflammatoire) oméga 6 (pro-inflammatoire) était par le passé beaucoup plus favorable au bon fonctionnement de l’organisme en raison de l’alimentation du bétail qui différait de celle d’aujourd’hui. Pour simplifier aujourd’hui le bétail est nourri principalement de maïs et autre plante riche en omega 6, de ce fait les graisses de ces animaux sont aussi excessivement riches en omega 6 notamment en acide arachidonique. Nous avons besoin d’omega 6 mais en excès cela conduit le corps à être en permanence dans un état inflammatoire résultant tôt ou tard en maladie dégénérative.

Le lard, les oeufs, le lait cru, le beurre, fromage, la mayonnaise…à l’origine ne sont pas responsables des maladies dégénératives modernes ce sont, répétons-le, l’excès de féculents raffinés, de sucre, d’aliments hautement transformés ayant perdu toute valeur nutritive, la présence de graisses toxique (graisses hydrogénées), le déséquilibre du ratio omega 6 et oméga 3, et la carence en aliments à forte densité nutritive (légumes) et activité physique.

Quand aux études consulter les sites de publications scientifiques mais surtout faîtes un travail de recherche personnel en récoltant le plus de données concernant les habitudes alimentaires passées et présentes dans différentes cultures, ainsi que les statistiques concernant diverses maladies. En faisant ce travail il se dégage des récurrences et troublantes coïncidences entre l’apparition de telle ou telle habitude alimentaire, tel ou tel aliment et certains troubles…

 
jabier | consultant dans les Landes
23H27 19/04/2008

Avez-vous conscience, mesdames et messieurs, qu’en Haïti, qu’en Egypte, qu’au Sénégal on CRÈVE DE FAIM ! Qu’en France il y a des pauvres qui font les poubelles des restaurants étoilés. Pendant que Véronique Touzet nous vend son bouquin, qui crève les plafonds des beat sellers, sur les plateaux du top shows pour nous apprendre à rentrer dans nos maillots avant juillet ou août. Les copains de Sarkozy spéculent sur les céréales : riz, maïs, blés… en vertu que c’est l’essence du capitalisme, que ce n’est pas politiquement correct de remettre en cause cette règle fondamentale : la spéculation. Chut ! Il ne faut pas l’ébruiter, ni même l’évoquer à demi mot.
Il vaut mieux évoquer la production d’éthanol, la surpopulation de la planète, que les pays en voie de développement auraient la prétention de se nourrir correctement, qu’il faut absolument recourir aux OGM pour augmenter la production des sols etc. Que d’arguments pour noyer le poisson. Nous empêcher de penser que les spéculateurs sont les principaux responsables de la hausse des prix. Qu’échaudés par la spéculation sur les prêts immobiliers aux USA, énormément de capitaux se sont libérés et se retrouvent sur le marché de l’alimentation mondialisée.

 
bilqis | citoyenne du monde
13H09 19/04/2008

Je pense que l’idée de créer un patrimoine culinaire mondial est sympa.
Lors d’un séjour au Liban, je m’étais dit que la cuisine libanaise (la vraie ;-)devrait être inscrite au patrimoine de l’Unesco.
Et la cuisine italienne, indonésienne, indienne, japonaise……
Tout de suite il est question d’être les meilleurs… un peu de modestie ne ferait pas de mal à la France

 
20H00 19/04/2008

Il me semble que la cuisine italienne est aussi gastronomique et variée que la nôtre.
D’ailleurs nos 2 pays sont les seuls fabriquer de vraies pâtisseries dont l’origine est française je crois.

 
08H37 20/04/2008

les seuls a fabriquer de vraies patisseries?

il y a au Liban, en Syrie, en Palestine, en Iraq, une tradition de patisserie associee a chacune des fetes chretiennes ou musulmane. le mois de Ramadan, les fetes de Pacques, et de Noel, la sainte barbe, etc. Chaque fete a ses plats et ses desserts.

et puis, il y a les dessert lies aux fruits, aux saisons.

il faut voyager…..

 
09H09 20/04/2008

Mais je n’ai pas dit qu’elles n’existaient pas dans les autres pays, je connais très bien ces patisseries qui sont souvent frites à base d’huile.
Je parle de quantités de variétées, de plus elles sont faites au beurre et très peu à l’huile.

 
fav
17H39 20/04/2008

Merci de rappeler quelques évidences.
Cette idées de NS n’est qu’un relent de nationalisme populiste.

 
13H11 19/04/2008

« Nous avons la meilleure gastronomie du monde »
Une fois de plus, le nombrilisme a frappé, et qui plus est au sommet de l’incongruité. Tout le monde sait que d’autres cuisines égalent ou dépassent telle ou telle recette culinaire française qualifiée de haute volée. La phrase correcte eu été par exemple: « Nous avons une des meilleures gastronomies du monde » par simple souci d’élégance, de modestie et de…savoir-vivre.

 
13H26 19/04/2008

Elégance, modestie et savoir-vivre : ça fait peut-être beaucoup d’un seul coup pour Monsieur le Président de la République Française, non ?

 
20H02 19/04/2008

Complètement d’accord avec vous zelectron. Quand on parle de raffinement il faut aller jusqu’au bout et dans le fond et dans la forme.

 
Pépé61 | Retraité à plus 1.1 %
13H17 19/04/2008

Il faut une jolie dose de cynisme pour paraphraser sur la gastronomie française quand des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont menacés par la famine.
Il faut une aussi jolie dose d’inconséquence pour mettre ce sujet en avant pendant que l’on balance des « réformes » à tout va sur les prestations sociales.
Tous les symptômes d’une incompétence politique gravissime sont en train de se rassembler.
Mais comme disaitt l’autre : « ensemble, tout est possible ».

 
Axior | Citoyen
14H11 19/04/2008

En couverture de l’HD cette semaine : un jeune haïtien montre sa langue.
Elle est verte.
Il vient de manger un gâteau de boue fabriqué avec de la terre, de l’herbe, du sel et un peu de graisse végétale. Ces galettes sont fabriquée industriellement par les femmes haïtiennes à Port-au-Prince, puis vendues pour la plupart dans le bodonville de Cité-Soleil où vivent dans la misère la plus totale près de 300 000 personnes.

Lorsque je regarde cette photo, je n’ai pas trop envie de débattre sur la supériorité ou non de l’art culinaire français, ni sur le fait de savoir si on doit classer la cuisine française, chinoise, indonésienne ou même mondiale au patrimoine de l’humanité.

Je pense que l’UNESCO, dont les objectifs sont de « contribuer au maintien de la paix et de la sécurité dans le monde en resserrant, par l’éducation, la science, la culture et la communication, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations unies reconnaît à tous les peuples, » a bien d’autres choses plus urgentes à faire.

 
20H07 19/04/2008

Oui Axior mais ce n’est pas le seul rôle de l’UNESCO ils protègent aussi l’histoire, les vestiges, l’architecture.
Par contre dans la pratique pour la cuisine, je ne sais pas du tout comment cela va se concrétiser.

 
14H12 19/04/2008

La gastronomie française assaisonnée aux OGM est le meilleure au mooonde!!!

 
14H28 19/04/2008

que va devenir cette gastronomie française avec la culture autorisée de O G M
ce type de culture; votée a l’assemblée et un scandale
il nous faut NOTER le nom des senateurs et deputés qui ont votés en faveur de cette autorisation de cultiver
ses semances pour pouvoir les transmetre a nos enfants; qu’ils puissent porter plainte par la suite en cas de problémes
notre genération a connue l’affaire du sang contaminé
de l’amiante du piraléne et de tchernobil
stop a l’inconscience de nos decideurs politique
abreuvés par je ne sais qu’el lobistes
ne nous laissons pas faire REAGISONS une petition circule sur internet pour faire pression sur nos elus
SIGNE LA merci

 
Bigseb | Blazé
14H43 19/04/2008

Et dire qu’il a aussitot ajouté :

« enfin, de notre point de vue… »

Mouarf il démonte direct tout ce qu’il vient de dire avant, il passe une fois de plus pour un plouc !

Désolant.

 
15H14 19/04/2008

proposition sarkoziste pour agiter de l’air autour de ce petit moulin à vent!
Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca de brillat-Savarin… manquait plus que cela!

 
15H26 19/04/2008

À une époque où, dans notre France, les contenus des assiettes diffèrent très sensiblement d’un foyer à l’autre, d’un budget à l’autre, d’une culture à l’autre, inscrire la cuisine française - laquelle? Le boeuf bourguignon de M. Dubois ou le couscous de M. Nebbou, tous les deux français- au patrimoine de l’UNESCO me semble… de bien mauvais goût.
À quand, dans nos écoles, des cours de bonne cuisine bien française, en récitant la lettre de Guy Môcquet, alors que claque en haut du mât le drapeau tricolore?

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
16H01 19/04/2008
 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
16H03 19/04/2008

?

 
16H17 19/04/2008

Sachant que les français se torchent en « frottant » et que les américains se torchent en « tamponnant » est-ce une raison de vouloir faire classer une de ces deux techniques torche-bûgnesques par l’UNESCO?

Pauvre Rabelais, si tu voyais la soupe qu’on nous sert!

 
jck
18H06 19/04/2008

« Au-delà de ces aspects, hisser notre cuisine au rang du patrimoine de l’Unesco serait une consécration aux retombées économiques probables. »

Le reste de l’article est inutile

 
jabier | consultant dans les Landes
23H42 19/04/2008

inutile comme le tien. Tu rêves? Pince toi! jck

 
18H16 19/04/2008

un mec qui n’aime pas « bouffer »…..
un mec qui n’apprécie pas un grand Bordeaux…….
un mec qui affame les Français !!!!!!!!!!
Et ce mec … veut nous faire classer patrimoine UNESCO!!!

Grouille-toi, petit mec, les belles de Fontenay (des patates, coco!) sont à 2,5 euros le Kg …
Alors le pot au feu .. ca devient dur!

Aujourd’hui le même MEC classe Aimé Cesair au patrimoine Français, après avoir prononcé le discours de Dakar…

Mais … avec les dents … il ira chercher le pouvoir d’achat!

 
pomme53 | Médiation
18H44 19/04/2008

On classe souvent ce qui nous dépasse! Une façon comme une autre de ne pas se sentir déclassé!
Mais pour le pouvoir d’achat, il est déjà surclassé!

 
20H12 19/04/2008

Arrête Marie !!! Tu finis par lui ressembler. On ne fait pas un pot au feu avec des belles de fontenay voyons, on les déguste à la vapeur avec une noix de vrai beurre de printemps. ;-))