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Maître de conférences à Londres

Derrière la ch'timania, beaucoup de poncifs et d'ambiguïtés

Kad Merad et Dany Boon dans 'Bienvenue chez les Ch'tis' (Pathé Distribution).

Le succès du film de Dany Boon est remarquable : plus d'un quart de la population française, toutes régions et générations confondues, a vu à ce jour cette comédie. Cet engouement est d'autant plus inattendu que l'action se déroule dans le Nord-Pas-de-Calais, une région méconnue dans laquelle –nous enseigne l'œuvre de fiction– la population autochtone parle une langue distincte du Français : le Ch'timi.

Les clivages centre-périphérie (Paris-province) ou nord-sud existent dans la plupart des pays européens. Ces rivalités régionales renvoient, dans tous les cas nationaux, à une opposition d'une double nature : culturelle et de classe.

Dans le cas français, une lecture stéréotypée perçoit le nord comme une région défavorisée, à forte densité ouvrière, donc culturellement fruste. Inversement, on associe au sud le dynamisme économique, un art de vivre supérieur et une population généralement sophistiquée.

Une absurde représentation de « l'enfer du nord »

Dans ce film, Dany Boon cultive les stéréotypes négatifs à propos du nord pour démontrer que cette région n'est pas l'enfer décrit par la plupart des « sudistes ». Grossissant délibérément les clichés anti-nord, Boon fait le pari de démythifier la perception négative que l'on a généralement de cette région. La satire produit un effet paradoxal : se conformer aux poncifs sur le nord pour en révéler la beauté cachée.

Le film aborde le double registre culturel et classiste. Culturel d'abord, avec la mutation dans le nord du directeur de la poste à Salon-de-Provence (Kad Merad), à la suite d'une faute professionnelle (le nord comme peine de prison symbolique). Cette partie du film épuise le répertoire des représentations fantasmagoriques du nord.

L'intrigue et les gags s'enchaînent de manière prévisible (le Pôle-Nord, la sonorité grotesque d'un Ch'timi largement imaginaire, la laideur des paysages, etc.). La caricature est le propre de la comédie et appelle le rire (fût-il gras). Cette mise en train fait rire le public car elle exprime un racisme anti-nord sans fard, tellement outré qu'il ne peut que susciter l'hilarité de tous. Dans une courte apparition, Michel Galabru illustre jusqu'à l'absurde la représentation fantasmée de l'enfer du nord.

Le Ch'ti pour souligner la générosité des nordistes

Le Ch'timi est-il l'attribut culturel essentiel des nordistes ? Rien n'est moins sûr. Seule une minorité de nordistes parle le patois. Et encore cette pratique est-elle socialement et générationnellement connotée : le français mâtiné de Ch'timi est essentiellement pratiqué par les personnes âgées en milieu rural. Il est ainsi invraisemblable que les postiers à Bergues puissent interpeller les usagers du bureau de poste en patois.

Le film donne faussement l'impression qu'à Amiens, Calais ou Armentières, les Ch'tis parlent le même patois. En fait, le Ch'timi n'est pas une « langue » unifiée, mais peut connaître des variations d'une localité à une autre. Le Ch'timi relève surtout de la sphère privée, amicale ou familiale, celle de la détente et du loisir. On plaisantera occasionnellement en patois entre amis ou en famille, mais pas sur le lieu de travail.

C'est la langue de la transgression, du « mauvais Français » comme l'ont inculqué les instituteurs de la République à des générations d'écoliers. « Ecraser le patois », c'est être « cancre », « inculte ». En réalité, ce qui caractérise les nordistes n'est pas tant le Ch'timi qu'un accent régional prononcé et reconnaissable (comme celui des sudistes).

Le sur-emploi anachronique du Ch'timi dans le film n'est pas fortuit : il permet de souligner à gros traits la nature « accueillante » et « populaire » des nordistes et de suggérer en même temps qu'ils sont un peu « babaches » (primaires). Non seulement les personnages principaux parlent un patois incompréhensible, mais ils sont aussi laids et obèses (à l'exception d'Anne Marivin, la postière), inactifs ou oisifs, et bien entendu, ont un penchant pour la bouteille.

Une banderole qui paraphrase ironiquement ce film

La banderole des supporters du PSG était injurieuse, mais elle n'a fait que paraphraser de manière ironique le message que véhicule implicitement le film de Dany Boon. Le scandale qu'elle a provoqué en France peut donc paraître paradoxal car la source de son inspiration se trouve bien dans cette comédie.

La colère du maire socialiste de Lens à cette occasion peut prêter à sourire. Le groupe socialiste de la région Nord-Pas-de-Calais n'a-t-il pas financé à hauteur de 600.000 euros le film de M. Boon ? Cette décision a d'ailleurs suscité l'incompréhension et la colère d'une grande partie de la population nordiste.

On notera enfin que les principaux personnages travaillent à la poste. S'agit-il d'une promotion d'un service public essentiel et un pied de nez indirect à la rupture néolibérale promise par le sarkozysme ? On peut le comprendre ainsi, mais une lecture symétrique est possible : ces postiers sont des fonctionnaires pépères (des « bringueurs » invétérés), pas très professionnels (Dany Boon en postier alcoolique) ; bref le nord que l'on donne à voir ici se conforme à l'imagerie dominante d'une région à la main-d'œuvre peu qualifiée et peuplée d'assistés sociaux.

Un Germinal comique, mais ambigu

Le film dégage un pessimisme social, accentué dans le dénouement de l'histoire : après trois années de purgatoire dans le nord, le directeur s'en retourne vers le paradis sudiste (en réalité, nombre d'exilés involontaires dans le nord décident de s'y établir).

« Bienvenue chez les Ch'tis » est donc une comédie ambiguë. Bien intentionnée, elle campe un Germinal comique, mettant en scène un prolétariat dévoué, mais pas très futé, dans une région économiquement arriérée. Bon gré, mal gré, ce film flatte les principaux poncifs anti-Nord : serait-ce la raison de son succès commercial phénoménal ?

259 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 13H34 | 19/04/2008 | Permalien

J'ai vu le film et j'ai beaucoup ri. Il n'est pas populiste mais populaire…

Décidément Pierre Desproges avait raison : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde… »

http://phil195829.overblog.com

Portrait de gerard2

De gerard2

flicaillon retraité | 13H35 | 19/04/2008 | Permalien

J'en suis un de ch'ti… Né il y a 60 ans sous le soleil du vieux Lille, a deux pas de la Treille, pour ceux qui connaissent. Entre la rue Esquermoise et la rue de la Monnaie.
je l'ai quitté fin 78 pour du boulot ailleurs. La haut, ça manquait un peu … Mais mes racines, ma famille, mes amis sont là bas. Je n'ai jamais retrouvé non plus, dans cet ailleurs, le même accueil, ni la même ambiance…
Je n » ai pas vu le film, et n'ai aucune envie de le voir… Je n » ai pas envie qu'on lui fasse trop de pub à mon Nord. Je n'ai nulle envie qu'on en parle, en bien ou en mal… Enfin, c'est trop tard , maintenant.
Mais quand j'y vais, j'ai toujours le même pincement, le même bien être. Bref j'y suis bien.
Pour le moment, je ne peux y retourner vivre, mais ça va se faire.

Portrait de machiavel.

De machiavel.

14H08 | 19/04/2008 | Permalien

Je trouve assez bizarre qu'une personne parle de quelque chose qu'elle ne connait pas et apparemment je ne suis pas le seul ! On a le droit d'avoir des aprioris mais des jugements sur quelque chose que l'on a pas « gouté » »…Ça me parait étrange en effet ! Voire même enfantin vous faites penser à un gamin faisant la grimace devant des épinards ou devant quelque chose de nouveau qu'il n'a jamais gouté….
désobligeant ! Mais vous l'êtes tout autant ! Je n'ai pas à vous le dire…Aller le voire ne serait-ce que par curiosité et après on en reparlera !

Portrait de Natha

à machiavel. Portrait de machiavel. De Natha

comédien | 14H42 | 19/04/2008 | Permalien

Je vous prie de m'expliquer en quoi je suis désobligeant…Je n'ai pas émis d'opinions sur votre supposée bêtise, fermeture d'esprit ou penchant élitiste, alors que ce sont les arguments qu'on m'avance.

Je suis peut être enfantin mais j'ai tout de même le droit d'avoir une idée sur quelque chose que j'ignore.

Vous paraissez tous outré personnellement, or j'ai jugé un film, ni ceux qui l'ont vu, ni ceux qui l'ont aimé, simplement j'ai construis un raisonnement sur ce qui émane de ce film (car impossible ne pas en entendre parler) et je ne parle que du film.

D'aucuns me fustigent personnellement comme s'ils se sentaient insultés par une opinion sur un film. C'est tout de même fort de café ; dîtes moi « tu te gourres ce film est bien », ne me dîtes pas « t'es un connard fermé d'esprit »…enfin, si c'est cela les arguments qu'on emploie pour aller voir LE film que tout le monde a vu, concevez que ça n'ai pas l'air très exaltant.

Enfin, relisez mon jugement en occultant que je ne l'ai pas vu, et dîtes moi ce qui est faux, je me coucherais alors moins bête et avec l'envie de le voir.

Portrait de Kris.m

à Natha Portrait de Natha De Kris.m

15H19 | 19/04/2008 | Permalien

Peut être que de dire que ceux qui l'ont vus se sont fait « arnaqués » et qu'ils ont étés « pris pour des cons » qui provoquent ces réactions.

Et il ne faut pas confondre,

« tu te gourres ce film est bien »
C'est pour les gens qui l'ont vus avec qui on peu parler du film.Qu'ils l'aient aimés ou pas, ils l'ont vus et peuvent donné un avis honnêtes.

Le « t'es fermé d'esprit » c'est plutôt, justement, pour, comme vous, ceux qui jugent sans voir, sur le nombre d'entrée, la couleur politique, les messages supposés etc etc.

Portrait de Natha

à Kris.m Portrait de Kris.m De Natha

comédien | 15H35 | 19/04/2008 | Permalien

Mais je ne demande qu'à me laisser convaincre !

Dîtes moi en quoi mon à priori est faux et j'irais, or là, on me dit que je suis con d'avoir un à priori (ce qui est vrai mais j'assume, je veux bien changer d'avis…et puis comme si je monopolisais la discipline…)
-Est ce que j'ai tort de penser ça de ce film ?
-t'es un con pédant et ennuyeux

Je ne vois pas là matière à me précipiter pour le voir.

Portrait de gudule62

à Natha Portrait de Natha De gudule62

19H01 | 19/04/2008 | Permalien

parce qu'avoir un priori… c'est con

Portrait de php62

De php62

14H11 | 19/04/2008 | Permalien

Derrière cet article, beaucoup de poncifs et, quoi d'autre ?

Portrait de ribelle

De ribelle

14H15 | 19/04/2008 | Permalien

je ne suis pas allée voir « les ch'tis » et je le verrai quand il passera à la télé …peut-être… je suis néanmoins étonnée de la virulence des critiques ici ou ailleurs quand on émet un avis négatif sur ce film. On est « accusé » entre autres de ne pas savoir profiter des choses simples, vraies, populaires et d'intellectualiser ce qui ne devrait pas l'être, ou bien de ne pas avoir d'humour.., ou encore de rechercher le fallacieux là où il n'existe pas. Cela me fait penser « aux bronzés » : si on ne rigole devant les bons mots des Bronzés, on n'a rien compris. J'ai des collègues qui sont capables de réciter certains tirades par coeur. Maintenant on a droit quotidiennement à celles des « Ch'tis ». je n'ai jamais pu regarder « les Bronzés » jusqu'au bout . J'aime m'amuser, rire, mais ce n'est pas mon humour…
Je me méfie des représentations sur les gens selon leur origine, leur culture, leur environnement… Il y a des gens chaleureux, intelligents et … cons partout, même chez les gens du Nord… Il existe peut-être des traits spécifiques à chaque région, mais ils ne suffisent pas pour déterminer l'identité même de cette région, et surtout celle de ceux qui y vivent..
En plus, dans mon patois morvandiau (région où je ne réside plus) un ch'ti c'est « un petit dans le sens d » un enfant », mais signifie également « méchant »…

Portrait de wangpi

De wangpi

14H25 | 19/04/2008 | Permalien

moi j'ai vu le film, et je n'ai pas souri une demi-seconde, c'est une merde totale. mais je l'ai regardé jusqu'au bout pour comprendre le « phénomène ».
pas de scénario, quelques poncifs débiles remâchés pendant une heure et demie, pas une seule réplique drôle.
d'ailleurs, faites le test. tout film comique à succès permet au spectateur de ramener au moins une réplique, voir deux, qui lui permettent en la répétant de se souvenir du film (ex. caaaassséééé ! bon, c'est un ex.), et d'en rire une deuxième fois avec quelqu'un qui l'a vu, ou même qui ne l'a pas vu, mais qui vous croira sur parole quand vous lui direz qu'il faut aller le voir, parce que vous l'aurez fait sourire.
dans le film dont on parle, je vous défie de rencontrer quelqu'un qui pourrait vous citer UNE réplique, et même plus, de vous citer UNE scène dont on se souvienne.
nullissime, le désert comique, l'indigence intellectuelle, la vulgarité conceptuelle.
les français ressemblent à ce film, et plutôt que de se flinguer devant le constat, ils affirment en rire…

quel respect d'enfant pour « le consensus bonne humeur » !
il va bien à cette plèbe des vanités, toujours enthousiaste, et toujours déçue. les français sont sans goût parce qu'ils n'ont eu de rien une expérience heureuse, et ne reconnaissent rien de leurs expériences malheureuses, parce qu'ils sont sans goût et sans courage.
à tel point qu'aucun type d'imposture, générale ou particulière, ne peut lasser sa crédulité intéressée.

cqfd.

Portrait de Grégory

à wangpi Portrait de wangpi De Grégory

15H29 | 19/04/2008 | Permalien

Manifestement vous n'avez pas très bien compris ce qu'est « un scenario ». Je peux vous garantir que non seulement ce film en a un, mais que c'est même en bonne part ce scenario et les choix qui sont dedans qui en font le succès. Et que faire ce scénario précisément n'a rien de facile.

Maintenant ça ne veut pas dire que c'est un bon film ou qu'il faut l'aimer. Personnellement je déteste et Les Visiteurs et La Grande Vadrouille. Mais je ne dirais pas qu'ils n'ont pas de scenarios. Ils sont écrits, et pas qu'un peu, tout comme les chtis.

Portrait de meg

à wangpi Portrait de wangpi De meg

15H44 | 19/04/2008 | Permalien

Il faut bien que les français aient perdu leur cerveau en route pour avoir élu un tel président. Comment s'etonner de les voire moutonner devant les divertissement indigents. Bientôt il n'y aura plus une seul immigré pour satisfaire leur soif de chasse à l'homme, il va falloir trouver un nouveau défouloir. Le connard de la région voisine fera l'affaire. Il est important de bien enfoncer les clichés pour alimenter la machine à foncer dans le mur.

Portrait de Dan51

De Dan51

14H29 | 19/04/2008 | Permalien

Je suis totalement estomaquée devant tant de commentaires de gens qui ne suivent que des préjugés parisiens du haut de leur « culture » et ne veulent surtout pas s'abaisser à aller voir ce film. Je vis à l'étranger et je suis allée le voir en région frontalière. Je ne m'attendais pas à un film intellectuel, et je dois dire que j'ai ri de bon coeur ainsi que mon mari allemand bilingue. C'était un bon moment de rire naturel, pas d'une extravagante finesse, mais qui faisait du bien dans cette société si peu naturelle et si sophistiquée.
.
Cet intellectualisme à deux balles, je le trouve terrible. J'ai entendu un jour un couple de Parisiens dire - sans rire - qu'entre « la Province » et Paris il y avait une génération de différence… à l'avantage de Paris bien sûr. Pauvres cons. Ils n'ont rien compris.
.
Avec leur intellectualisme, ils se retrouveront tout autant au fond de leur cerceuil quand ils auront fini de vivre et ils auront tout simplement oublié les joies simples de la vie.

Je lis dans l'article :

« Les clivages centre-périphérie (Paris-province) ou nord-sud existent dans la plupart des pays européens. »

Ceci est ABSOLUMENT FAUX.

Ces clivages sont typiquement franco-français. Je vis en Allemagne depuis plus de 30 ans et le mot « banlieue » y est intraduisible dans le sens que lui donne le français.

En France, on rejette hors des villes les gens pauvres, les coupant de tout le confort des commerces et transports en commun, ils n'ont qu'à rester dans leur « banlieue ». En Allemagne, les « pauvres » sont intégrés dans les villes.

Tiens, je vous incite à aller lire à ce sujet l'excellent article sur Mediapart :

http://www.mediapart.fr/journal/france/190408/contrairement-a-la-france-…

notamment cette partie :

pays nordiques comme la Suède, de l'Autriche ou encore de l'Allemagne, où les villes ont mis en place le système dit des miroirs de loyers : les communes fixent le niveau moyen des loyers selon les secteurs. Et si un propriétaire fixe un loyer exorbitant, c'est un délit qui relève de l'usure. La commune pèse ainsi sur les phénomènes de spéculation et de bulle immobilière. Mais cette régulation du parc privé n'empêche pas la consolidation d'un parc social.

En Allemagne, 7 millions de logements sociaux sous conventionnement temporaire ont été construits depuis la guerre.

La situation du marché du logement est tellement détendue que, par exemple, à Berlin, le Land-Ville vient de supprimer les surloyers dans le parc HLM ainsi que les plafonds de revenus dans près de 75% du parc HLM berlinois.

Ce choix est dicté par une volonté très forte de mixité sociale.

Portrait de solstice

à Dan51 Portrait de Dan51 De solstice

pigiste | 15H12 | 19/04/2008 | Permalien

Ah ma bonne dame, cela fait du bien de ne pas lire que des discussions de comptoir de café littéraire parisien.
Le mélange des genres, la fatuité de l'intello en goguette qui cherche un public à épater, le parisien qui ne veut surtout pas être parigot…
La mixité sociale n'existe pas à Paris, pourtant affublé d'un maire socialiste : gauche caviar, quand tu nous tiens…

Portrait de Natha

à solstice Portrait de solstice De Natha

comédien | 15H18 | 19/04/2008 | Permalien

N'avez vous pas l'impression que votre dernier commentaire va dans le sens de l'article ?

Portrait de solstice

à Natha Portrait de Natha De solstice

pigiste | 15H26 | 19/04/2008 | Permalien

Second degré, mon bon, second degré…

Portrait de marie 75

à Dan51 Portrait de Dan51 De marie 75

16H53 | 19/04/2008 | Permalien

ce que tu dis sur le logment social en allemagne est extrêmement intéressant. Tu cites en ital… ca vient d'où ce texte.
Sorry : un A/R et j'ai vu que ca vient de media part. je ne suis pas abonnée.
Tu peux me le passer ?
Merci !

Portrait de machiavel.

De machiavel.

14H37 | 19/04/2008 | Permalien

cqfd. ! ! Ouais vous en donnez la preuve en effet ! Un promeneur tellement imbu de lui même qu'il se croit au dessus de la mêlée et qu'il se permet de juger ses contemporains d'un coup…D'un seul ! Quel pédanterie….

Portrait de thiriet

De thiriet

14H38 | 19/04/2008 | Permalien

S'il y a certes beaucoup de poncifs dans ce film, c'est plutôt dans cet article qu'il me semble deviner quelques ambiguïtés.

« Une banderole qui paraphrase IRONIQUEMENT le message que véhicule implicitement le film de Dany Boon dans ce film » ?

Consanguins, pédophiles, chomeurs, bienvenue … dans le monde de la paraphrase et de l'ironie !

L'auteur de cet article serait'il aussi IRONIQUEMENT maitre de conférences au « Cop de Boulogne » ?

à trop chercher le joli mot, on n'en finit parfois … qu'à publier de trop vilains articles .

Portrait de brut

De brut

14H49 | 19/04/2008 | Permalien

Est ce qu'utiliser frustre au lieu de fruste dénote également une différence « culturelle ou de classe » qu'on pourrait parodier dans un éventuel scénario comique sur les maîtres de conférence ?
Ce film est une comédie probablement pas géniale, substituant des clichés à d'autres, mais je vous assure (parce que moi je l'ai vu) rien de bien méchant. Non, Natha, vous avez raison, il n'ajoute rien à l'inconscient collectif, vous dites des choses sensées mais Dany Boon n'a pas voulu faire le septième sceau. C'est moins bien que les fraises sauvages mais qui le conteste ?
Ce serait un film communautariste ? mais les 17 millions de spectateurs ne sont pas tous du nord, je pense ? Ce serait mieux si le postier s'appelait mamadou ? Ah bon, peut-être, écrivez votre scénario on verra bien.
La baraque à frites tenue par un arabe, c'est un cliché raciste ? ? ? ? Alors là il faut qu'on m'explique.
Les gags consistent juste à se foutre de la gueule des gens du nord, au moyen de clichés racistes là encore ? Oh là là ce n'est pas plus méchant que la vérité si je mens, on peut reconnaître la caricature, même plus ou moins fine et ne pas se vexer, un peu d'humour.
Le film montrerait une population d'assistés ? C'est pour les fonctionnaires de la poste que vous dite ça monsieur Marlière ?
Les personnages sont laids et obèses ? ? ? On tombe des nues. Qui est laid ? Line Renaud , Philippe Duquesne ? Qui, des noms, laid par rapport à qui, à Kad Merad, à vous ? Il y a un ou deux gros et alors ? Il faut pas les montrer ? Si on montre des pauvres, c'est des clichés, si on n'en montre pas c'est une vision idyllique et déformée, si on montre pas d'arabes c'est raciste, si on en montre vendant des frites c'est raciste aussi,il faut les montrer comment ? Quelle est la bonne proportion d'obèse dans un film ?
Je ne sais pas au juste ce que votre article dit sur le film, encore une fois loin d'être un chef d'oeuvre, mais on voit bien ce qu'il dit sur les maîtres de conf.
Allez voir bienvenue chez les chtis, je joue dedans, vous me reconnaîtrez je suis laid et maigre, et j'adore qu'on se foute de ma gueule. Faire rire les gens c'est un grand plaisir mais là dessus j'aurais des leçons à prendre auprès de vous.
Amitiés

Portrait de compte supprimé 13

De compte supprimé 13

15H18 | 19/04/2008 | Permalien

faut-il pleurer, faut-il en rire ?
dans l'édition internet du Monde que vois-je ?
le même papier signé de not'bon maître !
quelle révolution !

Ici Londres nous envoie la bonne parole, nous explique que nous n'avons rien compris, qu'il ne fallait pas rire, que tout cela est plein de trucs faciles…

eh bien je vous laisse votre texte de tâcheron qui ne démontre rien et je continuerai de rire avec ce que je veux et quand je veux.
Et croyez moi avec votre article j'ai bien ri !

Portrait de Numerosix

à compte supprimé 13 Portrait de compte supprimé 13 De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 17H28 | 19/04/2008 | Permalien

Le Maître est partout à la fois ..

Portrait de Grégory

De Grégory

15H32 | 19/04/2008 | Permalien

A mon sens l'auteur de cette critique se gourre et pas qu'un peu.

La raison première du succès du film est à mon sens qu'il parle de communautés et de comment un individu s'en dépêtre, ce qui est une difficulté partagée par tous. Et il en parle, ce qui est très rare au cinéma, de façon non parisienne. On aura assez lu que Danny Boon, qu'est d'là, a longument porté ce projet dans son coeur : totale street credibility, indispensable si on se fait porte parole d'une communauté.

Au final, un film sur la France sans Paris. La France moyenne donc, qui a un boulot normal, et au fond pas d'autres ambitions que de vivre au jour le jour.
On fait difficilement plus proches du spectateur, comme protagoniste : pas de sauveur de la veuve et de l'orphelin, pas de carriériste brillant aux dents longues, pas de coucheurs lubriques et sexy : juste des gens qui veulent vivre en famille le mieux possible.

Personnellement je trouve aussi que Danny Boon évite justement pas mal de stéréotype du genre, justement en faisant ce qui énèrve le critique ci-dessus : en reconnaissant une base réelle aux clichés sur sa région (climat, identité prolétaires, alcoolisme) tout en les relativisant : il ne fait pas que pleuvoir, il n'y a pas que des pauvres, il ne boit pas en permanence et sans raison).

Cette démarche est bien plus habile et jouissive pour le spectateur que le reflexe bien pensant de pourfandeur des clichés. Goscinny l'avait bien compris dans Asterix : les gens d'une région, jusqu'à un certain point, en revendiquent les clicjés, et s'ils font rire les autres, c'est d'un rire facilement connivant qui dit « vous êtes comme ci, nous sommes comme ça, nous sommes au fond proche car nous avons en commun le fait d'avoir des spécificités ».

Tuer ces clichés aurait été mentir, faire le donneur de leçon pour au final ne satisfaire personne. Ce n'est pas ce que les gens voulaient voir, et Danny Boon, l'a bien compris.

Portrait de gudule62

De gudule62

15H24 | 19/04/2008 | Permalien

je ne suis pas bien sûr que toutes celles et ceux qui réagissent de façon épidermique à ce film comprennent ce qui se passe en ce moment. Pour habiter le nord depuis mon enfance, y travailler dans la culture et dons bien loin d'encenser le patois etc…, je rend pourtant hommage à Dany Boon. C'est une pagnolade du Nord, rien de plus ! A marseille, tous les habitants ne boivent pas le pastis en jouant aux boules, ou a la belote…
Ce que beaucoup semblent ne pas mesurer, c'est la frustration de se voir dépeindre de façon caricaturale depuis si longtemps. Un reportage à faire sur l'alcoolisme, le chômage, la misère sociale ? Allons dans le nord, et si possible dénichons quelqu'un dont on soit obligé de sous titrer les paroles.
Ce film positive le nord, sans prétention et c'est pour ça que tant de nordistes l'ont aimé.
Et c'est pour ça aussi que cette fameuse banderole à fait mal à tant de monde : elle arrivait au seul moment depuis tant d'années, où enfin le reste de la France acceptait de bien vouloir regarder le Nord et ses habitants sous un autre angle de caméra.

Portrait de Bardamu

De Bardamu

difficile | 15H27 | 19/04/2008 | Permalien

Bref, ce film ne fait rire personne, sauf le public.

Portrait de Ninouchka

De Ninouchka

15H43 | 19/04/2008 | Permalien

On ne demande pas à une comédie de nous faire réféchir mais de rire. J'ai ri sans me poser la moindre question, je connais assez la france pour savoir que TOUT est exagéré dans le film et je ne pense pas que Dany Boon ait réfléchit aux implications socio, communautaristo politico intello crétino. Il faut peut être cesser de se prendre le choux pout tout et n'importe quoi. L'auteur de l'article se sent il attaqué ou bien a t'il un vision des gens de cette région « cliché » ? On ne peut pas juste se marrer en visionnant un film marrant et distrayant ?

Portrait de quetzal2012

De quetzal2012

enseignant précaire | 15H52 | 19/04/2008 | Permalien

Le succès du film ? une preuve de plus du pouvoir des médias plutôt le succès d'une promotion car entre nous il faut bien avouer que ça n'arrive pas à la cheville de la grande vadrouille…

http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com

Portrait de ogareff

De ogareff

16H01 | 19/04/2008 | Permalien

Contribution au débat :
ma copine l'a vu, elle a trouvé ça à chier.

Portrait de ThomasLefebvre

De ThomasLefebvre

Rapatrié | 16H06 | 19/04/2008 | Permalien

« La banderole des supporteurs du PSG était injurieuse, mais elle n'a fait que paraphraser de manière ironique le message que véhicule implicitement le film de Dany Boon »

Ah, Dany Boon véhicule implicitement que les « nordistes » sont des pédophiles ?

Portrait de Buzhidao

De Buzhidao

Carte de presse n°343-F (oui, je sa... | 16H34 | 19/04/2008 | Permalien

Beaucoup de bruit pour pas (presque) rien…

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