L’idée circulait depuis l’élection de Nicolas Sarkozy: travaillant dans une chaîne qui appartient à un proche du Président, les journalistes de TF1 veulent faire entendre leur voix. La fin de règne du directeur de l’information Robert Namias leur en donne l’opportunité. Le bureau de la société des journalistes sera élu ce jeudi après-midi.
Jusqu’ici, les journalistes de la chaîne, dont le métier est d’informer le public, n’avaient pas la possibilité de s’exprimer collectivement. Le 6 mai 2007, Claire Chazal laissait voir à l’antenne une flûte de champagne quelques dizaines de minutes avant 20 heures. Puis, dans un suspense intenable, le visage du nouveau Président Nicolas Sarkozy apparaissait sur les écrans de TF1. Le propriétaire de la chaîne, Martin Bouygues, est le parrain du dernier fils de l’heureux élu. Le groupe qu’il dirige, numéro 1 mondial du BTP, conclut de nombreux contrats avec l’Etat.
Cette situation gêne de nombreux journalistes, qui s’en plaignaient très discrètement. Mais la parution du livre « Madame, Monsieur, bonsoir » est venue changer la donne. Ecrit par cinq journalistes toujours en poste à TF1 sous le pseudonyme collectif de Patrick Le Bel, il levait un coin du voile sur le fonctionnement de la chaîne, les caprices de ses stars, les accointances politiques de ses dirigeants et, surtout, le malaise de la rédaction.
Le directeur de l’info, Robert Namias, proche de Jacques Chirac, s’est toujours opposé à la renaissance de la société des journalistes, étouffée en 1996 par l’ancien PDG Patrick Le Lay. Aujourd’hui, il n’a plus son mot à dire. Il est sur le départ, et « la stratégie de la direction, c’est de lui mener la vie dure », croit savoir un journaliste.
Après l’élection de Nicolas Sarkozy, plusieurs journalistes avaient déjà tenté de faire renaître la SDJ. Selon nos informations, la direction de l’information avait réussi à faire capoter le projet. Ces dernières semaines, ces reporters et d’autres sont revenus à la charge. Une consultation des journalistes a été organisée en catimini, et 80% d’entre eux se sont déclarés favorables à la renaissance de la société.
Lors de l’assemblée générale constitutive, qui commence à 14 heures ce jeudi après-midi, un bureau de neuf personnes sera élu. Il y a 25 candidats, sur un total de 240 journalistes.
► Correction 20/04/08: 240 journalistes (au lieu de 300).






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C’était l’époque ou TF1 avait le droit de réponse,
http://www.dailymotion.com/video/xuaer_desproges-polac-droit-de-reponse_…
Aujourd’hui, cette chaine est dirigé par un maçon, nous avons droit à des infos mensongères en béton.
« Le propriétaire de la chaîne, Martin Bouygues, est le parrain du dernier fils de l’heureux élu. »
La renaissance d’une SDJ à TF1 ne sera pas une illusion si les journalistes enfoncent le clou.
S’il rendent coup pour coup face aux pressions politiques de droite comme de gauche. S’ils exigent de leurs présentateurs autre chose que de la « soupe sans sel » au menu. S’ils s’opposent à toute forme d’auto-censure (spécialité paraît-il du sieur Namias)car la censure hélas est déjà dans les gènes de l’infoTF1.
S’ils disent « nous voulons faire du journalisme et plus de la propagande ».
Voici quelques années, le mot « grêve » a été prononcé dans une des rares AG organisée depuis la privatisation de TF1. Les noms des 10 meneurs sont parvenus illico entre les mains de Le Lay.
La grêve est restée un mot et lettre morte!
La SDJ new look, ne pourra pas prendre le pouvoir.
En exercer un serait déjà une révolution de palais.
Courage les gars!
TF1 ne sait plus quoi inventer pour redresser des chiffres d’audience en chute libre. Maintenant, ils veulent nous faire croire que l’information pourrait un jour, si dieu veut, devenir un peu plus libre. La seule chose qui n’a semble t’il pas changé, c’est leur habitude de prendre les téléspectateurs pour des cons. Par principe, je ne regarde plus TF1 que par accident et ce n’est pas prêt de changer. Quant à leur journal télévisé, je n’arrivais pas à savoir s’il s’agissait d’un divertissement, de propagande ou d’une fiction pour adulte consentant, mais c’était avant l’élection car depuis, j’évite de me faire désinformer. Il y a France info qui le fait déjà très bien et en moins de temps. Heureusement qu’on trouve un peu plus de liberté sur internet. La seule attitude raisonnable consiste à boycotter tout ce qui appartient aux proches du président.
Relire encore et encore Guy Debors « la société du spectacle ».
Les journalistes ne sont que les instruments du spectacle…
Un journaliste, ça ferme sa gueule ou ça démissionne…
En ce pays, apparemment c’est la muselière qui a été choisie. Allez les toutous, communiquez (surtout ne pas informer), sinon pas de nonos !!!
Pour les autres, bonne galère mais avec l’inestimable honneur de n’avoir pas souillé ce bel idéal de la profession, la déontologie de l’information.