
Aimé Césaire est mort, jeudi 17 avril, à l'âge de 94 ans. Le poète martiniquais était hospitalisé depuis une semaine à Fort-de-France. Avec lui, les Antilles perdent leur plus célèbre figure.
En 1931, à peine arrivé à Paris, que Césaire rencontre Léopold Sédar Senghor. Boursier au lycée Louis-Le-Grand, le petit-fils du tout premier instituteur martiniquais prépare avec lui Normale Sup'. Senghor est sénégalais, et un dialogue fusionnel s'ouvre entre les deux hommes, alors que Césaire n'avait de cesse de répéter qu'on « n'est pas impunément noir ».
De Senghor, Césaire dira, des années plus tard, qu'il incarnait « l'Afrique éternelle dans sa noblesse, sa dignité, son histoire, sa philosophie, sa sagesse. » Là où les Antilles de l'esclavage et de la traite des noirs, dans la bouche du poète martiniquais, resteront plutôt « une Afrique démembrée, déchirée, lacérée ».
Ensemble, les deux écrivains créent un courant inédit dans la littérature francophone : la négritude. Ils en deviennent très vite les fers de lance et resteront ses maîtres incontestés. Césaire racontait ainsi volontiers sa volonté de traduire « l'obsession nègre : sa joie, son sarcasme, sa douleur »… « et surtout son ricanement ».
« Les images, la mélodie et le rythme »
De lui, Senghor dira qu'Aimé Césaire aura engendré « le plus beau poème de la négritude » avec « Cahier d'un retour au pays natal ». Pour l'écrivain sénégalais, ce recueil avait pour lui « les trois qualités de la poésie nègre » : « les images, la mélodie et le rythme. »
A la fois subtil et populaire, ce « Cahier » qui date de 1939 est aujourd'hui enseigné dans tous les lycées de l'Hexagone et de l'Outre-mer. C'est ce recueil, le premier, qui aura contribué à infuser les programmes scolaires de la littérature noire.
Plus de soixante ans après la rencontre entre les deux hommes, le festival d'Avignon rendra hommage à Césaire à l'été 1996. Encore vivant, il n'assistera toutefois pas à la représentation de « La Tragédie du Roi Christophe », « fatigué ». Cet été-là, vingt comédiens noirs montent sur scène dans la cour d'honneur du palais des Papes. C'est la première fois de toute l'histoire du festival.
Depuis une dizaine d'années, une nouvelle génération d'auteurs antillais avaient commencé à critiquer l'héritage de Césaire, arguant qu'il consacrait toujours « une Afrique fantasmée » ; là où eux essayaient de porter l'identité créole contemporaine.
Fin de non-recevoir pour Nicolas Sarkozy
Anticolonialiste fervent, le chantre de la négritude devait rencontrer Nicolas Sarkozy, en visite à Fort-de-France, en décembre 2005. Auteur dès 1950 du très fondateur « Discours sur le colonialisme », Césaire refusera finalement de recevoir le président de l'UMP, en plein débat sur la loi très décriée qui imposait qu'on enseigne « les aspects positifs du colonialisme » à l'école.
Car la vie d'Aimé Césaire n'est pas seulement littéraire mais aussi très politique. Dès 1945, il rafle la mairie de Fort-de-France, avant de représenter l'île au Palais Bourbon jusqu'en 1993. D'abord sous la banière communiste, mais il quitte le parti dans les années 50 pour fonder le Parti progressiste martiniquais. Patriarche, il restera maire de Fort-de-France 56 ans, jusqu'à son départ, en 2001. Aimé Césaire avait alors 87 ans, et passait la main sur un bilan contrasté :
Adulé de Dominique de Villepin, sa dernière grande apparition publique avait été pour Ségolène Royal, qu'il avait soutenu durant la campagne présidentielle de 2007.
► Mis à jour le 17 avril à 17h43 : le passage sur l'engagement d'Aimé Césaire en faveur de l'autonomie ou de l'indépendance de son île de souche a été modifié, plusieurs internautes ayant lancé le débat dans les commentaires. Lire commentaires.





















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De Louis Gohier
Robespierriste | 14H30 | 17/04/2008 |
Ce qui va me faire beaucoup rire, c'est l'immense « hommage » que vont lui rendre nos élites médiatique (je fiche mon billet qu'on va entendre parler d'obsèques nationales, de panthéon ou d'autres énormités de ce genre vu le personnage), alors qu'il était…. indépendantiste.
Le culte pervers de la mémoire va vraiment à l'encontre de notre construction nationale, pourtant si efficace pendant des siècles, laminée aujourd'hui par les « repenteurs professionnels » ou par la Guaino stupides…
à Louis Gohier
De ptigenie
Technicien météo en Guyane | 14H37 | 17/04/2008 |
Il était autonomiste… Oui, oui, autonomiste.
à ptigenie
De Louis Gohier
Robespierriste | 14H51 | 17/04/2008 |
non indépendantiste, c'est écrit dans le papier.
à Louis Gohier
De ptigenie
Technicien météo en Guyane | 15H33 | 17/04/2008 |
Ah bah si c'est écrit dans le papier, c'est sûrement la vérité…
Aimé Césaire est le premier à avoir proposé la départementalisation de la Martinique après la guerre. Il était loin d'être un indépendantiste.
Alors au risque de me répéter : oui, oui, il était autonomiste.
à Louis Gohier
De Bruenor
étudiant en pharmacie à Lille | 15H33 | 17/04/2008 |
c'est pas parce que c'est écrit dans la papier que c'est vrai, mon lapin, Césaire disait lui-même qu'il était autonomiste
à Bruenor
De Louis Gohier
Robespierriste | 16H13 | 17/04/2008 |
Pauvre Chloé leprince, sortie des sans-papiers, elle a du mal… c'est ma la monomanie ! : D
à Louis Gohier
De Yann Guégan
Rue89 | 17H14 | 17/04/2008 |
Vous êtes dur ! Chloé suit un grand nombre de sujets sur Rue89 : éducation, santé, travail, logement… Elle a plus d'une corde à son arc, et ses sujets sont régulièrement repris par nos chers confrères.
à Louis Gohier
De brogilo
in angulo | 21H56 | 17/04/2008 |
Louis Gohier, sombre ganache…
à brogilo
De Louis Gohier
Robespierriste | 08H33 | 18/04/2008 |
ce commentaire m'a tout retourné. Sisi vraiment, je ne m'en remettrai pas…
à Louis Gohier
De brogilo
in angulo | 10H42 | 18/04/2008 |
Ce commentaire n'était pas destiné à vous « retourner », soyez-en sûr.
Non, c'est juste qu'à vous lire ici et là, j'ai fini par vous trouver un profil de coupeur de têtes féminines qui ne me plait guère.
Allez, on est vendredi, un p'tit coup de Chou-king pour la route, rapport à l'absence - supposée - de talent de Chloé Leprince.
« Le talent des autres, il faut le considérer comme le vôtre. Votre rhétorique sera vraiment exceptionnelle si vous avez égaré votre visage et conservé votre coeur ».
A plus, mon bon Louis.
à Louis Gohier
De brogilo
in angulo | 10H55 | 18/04/2008 |
.
à ptigenie
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 16H37 | 17/04/2008 |
Bonjour
Il semblerait que les choses soient plus complexes a vrai dire, et fluctuant depuis les annéées 50. Ainsi, on trouve quelques citations intéressantes sur la question et par exemple :
Dans un livre d'entretiens avec Françoise Verges chez Albin Michel en 2005 :
« Je suis indépendantiste. Comme tout Martiniquais, je crois à l'indépendance, mais encore faudrait-il que les Martiniquais la veuillent vraiment ! […] Pour moi, ni indépendance, ni assimilationnisme, mais autonomie, c'est-à-dire avoir sa spécificité, ses formes institutionnelles, son propre idéal, tout en appartenant à un grand ensemble. […] A l'heure actuelle, nous sommes un pays qui ne produit plus rien, mais qui consomme de plus en plus. C'est une situation d'assistanat, dont il faut nous sortir. »
Ou encore, En 1967, Aimé Césaire déclarait au sujet de l'autonomie : « Cette indispensable conquête du pouvoir politique par le peuple martiniquais, nous, le PPM, nous pensons qu'elle ne peut se faire par l'accession de la Martinique à l'autonomie dans l'ensemble français…tout en restant dans le cadre français, nous entendons pouvoir prendre librement les décisions qui nous concernent au premier chef en tant que martiniquais et exécuter nous-mêmes ces décisions…par conséquent nous préconisons dès maintenant l'institution d'une assemblée délibérante martiniquaise souveraine dans un certain nombre de domaines lesquels sont à délimiter, et d'un exécutif martiniquais ».
Mais en effet si vous avez davantage d'informations sur ce terrain, nous sommes preneurs !
à Louis Gohier
De quetzal2012
enseignant précaire | 15H37 | 17/04/2008 |
Quand vous dîtes : « Le culte pervers de la mémoire va vraiment à l'encontre de notre construction nationale, pourtant si efficace pendant des siècles », j'espère que vous ne parlez pas de celle qui a été bâtie sur les piliers infâmes de la colonisation…
oui il a déjà commencé son p'tit, tout p'tit numéro de « grande tristesse » auquel, j'ose l'espérer, de moins en moins de gens croient. Césaire n'était, lui, pas dupe du tout de cette dangereuse confusion entre mémoire et histoire, de cette politique du spectacle
ridicule en diable…
Le figaro va nous faire croire que Césaire admirait Sarko en isolant une phrase de son contexte et bientôt nous fera croire que Césaire avait changé d'opinion depuis ce jour de 2005 où il a dit ça :
« Je n'accepte pas de recevoir le Ministre de l'Intérieur Nicolas SARKOZY.
Pour deux raisons :
1ère : des raisons personnelles
2ème : parce que , auteur du “Discours sur le Colonialisme”, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu.
Et ne saurais paraître me rallier à l'esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005*.
Je vois dans toute campagne faite par tel quotidien martiniquais sur une possible rencontre SARKOZY-CESAIRE un piège dans lequel je ne tomberai pas. »
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
à quetzal2012
De Louis Gohier
Robespierriste | 16H15 | 17/04/2008 |
Aucune mémoire durable n'a été bâtie sur la colonisation. C'est justement ça mon propos : faut arrêter avec ces expressions débiles comme travail de mémoire, mémoire bâti sur etc etc…
Il faudrait relire braudel, pour comprendre.
De Olif _archipolak
varsolidaire a la bonne cause | 15H07 | 17/04/2008 |
Zut, Nicolas a rate une belle occasion d'essayer de refiler encore une legion d'honneur (qui elle eut ete justifiee), vite, Senghor est encore vivant, il habite a cote de Caen en plus (il aura meme pas a sortir 3 falcon).
à Olif _archipolak
De mammia mia
16H47 | 17/04/2008 |
Senghor est mort le 20 Décembre 2001
De Chandrakhala
15H46 | 17/04/2008 |
Césaire, indépendantiste ? Ne croyez pas tout ce que vous lisez, même sur Rue 89, il peut y avoir des erreurs ! Césaire n'a jamais été indépendantiste, c'est même lui qui a obtenu la départementalisation de l'île en 1946 ! Au contraire des mouvements indépendantistes des autres colonies française, d'Afrique, d'Asie… il reste attaché à la France.
Quand à Senghor, il me semble qu'il est mort à 2001.
Ici, en Martinique, cela est considéré comme un deuil national, Césaire était la personnalité la plus importante de l'île depuis plus de 50 ans, même après son retrait de la vie politique.
Néanmoins, il faut bien avouer que les Martiniquais, pas plus que les métropolitains, ne l'ont lu. Ses ouvrages poétiques et théâtraux, à la langue, très (trop ? ) riche et complexe, où fleurissaient à outrance les métaphores, n'a jamais vraiment réussi à devenir populaire, contrairement à ce que dit l'article, et si moi-même, enseignante, je fais lireà mes 3èmes des extraits du Cahier d'un retour au pays natal, c'est toujours par petites doses. Cela n'empêche pas les élèves d'être intéressés (c'est lié à leur histoire), mais le texte, s'il n'est pas décortiqué mot à mot les rebute. Et en définitive, Césaire était plus connu pour son combat politique que sa poésie.
Aujourd'hui s'est éteint un homme de valeur de plus, qui a laissé sa trace dans l'histoire et la littérature. Mais c'est surtout le symbole d'une époque qui disparaît : un homme qui avait une vision engagée du monde, et qui a lutté pour ses idées. C'est sans doute ce qui manque le plus dans la société actuelle : des hommes unis autour d'une utopie et qui se battent pour elle. Quels qu'aient été les horreurs causées par le communisme en URSS et ailleurs dans le monde, il ne faut pas oublier l'enthousiasme et l'espoir qu'il a suscitész dans la population française et surtout ici, en Martinique, où malgré la départementalisation, même dans les années 50, un système quasi colonialiste subsistait, pour le plus grand confort des békés.
Si vous êtes intéressés par cela, en Martinique passe actuellement un bon documentaire qui retrace le procès des 16 de Basse-Pointe, accusés du meurtre d'un béké, Guy de Fabrique. Il retrace bien le climat politique et social de ses années là. Césaire y fait d'ailleurs une courte apparition.
à Chandrakhala
De cowboysolitaire
doctorant | 16H50 | 17/04/2008 |
Je crois me souvenir qu'il n'est pas le seul à avoir voulu la départementalisation, et qu'il y avait été incité par des députés communistes (dont Vergés, le père de l'avocat) mais c'est à vérifier
De patrick114
psychiatre à st anne | 15H59 | 17/04/2008 |
repose en paix papa
à patrick114
De Louis Gohier
Robespierriste | 16H17 | 17/04/2008 |
Papa ? heureusement que vous êtes psychiatre ! ! ! !
à Louis Gohier
De Chandrakhala
23H05 | 17/04/2008 |
Je me permets de reprendre les propos de Pysche pour répondre à votre post hors de propos :
« Une disparition qui va tourner une page de la Martinique, car oui Aimé Césaire était un PERSONNAGE de l'ile, écouté, respecté et quelque part “craint” par les hommes et femmes politiques de la métropole. »
J'ajouterai que ce vénérable monsieur était aussi aimé et admiré par les martiniquais. Si vous êtes déjà venu en Martinique, vous avez pu constater que l'île est petite, et que, dans la population (400 000 hb), tout le monde se connait, les relations sociales sont ici un tissage de liens de parenté et d'amitiés. Et c'est donc pour tous les Martiniquais, aujourd'hui comme s'ils
perdaient un membre de la famille, qui un oncle, qui un père ou un grand-père. D'où ce qualificatif de « papa » qui revient à la bouche de nombreuses personnes que vous croiserez dans les rues ici ou que vous entendrez réagir à la radio.
Mais bien sûr, dans notre métropole de plus en plus urbanisée et individualiste, où les liens familiaux se limitent parfois au lien parents-enfants, difficile de comprendre ce contexte !
à Chandrakhala
De Louis Gohier
Robespierriste | 08H35 | 18/04/2008 |
Manifestement, vous êtes imperméable à l'humour. Votre vie est-elle si triste ?
à Louis Gohier
De brogilo
in angulo | 17H27 | 19/04/2008 |
Va savoir, elle est peut-être imperméable à l'humour triste…
De Jean Matouk
Economiste | 16H18 | 17/04/2008 |
Un immense poète vient de nous quitter ! Un poète dont la Martinique a fait don à la France , et que le monde entier nous envie. J'ai eu l'insigne privilège de rencontrer Aimé Césaire en décembre à propos de Haïti qu'il connaissait si bien. Dans le corps très frêle, la flamme brillait encore de mille feux. Quand il me raccompagna, j'eu conscience d'avoir rencontré , probablement pour la dernière fois, un de ces hommes exceptionnels qui honorent l'humanité.
Dés son « Cahier d'un retour au pays natal », composé , à 26 ans, à sa sortie de l'Ecole normale supérieure, en 1939, apparut cette exubérance dans le jet et la gerbe, cette faculté d'alerter sans cesse de fond en comble le monde émotionnel , jusqu'à le mettre sens dessus dessous, qui caractérise la poésie authentique. André Breton put alors dire de cette œuvre qu'elle était le plus grand monument lyrique de ce temps. « Soleil cou coupé », « Cadastre » et « Moi laminaire » devaient ensuite confirmer cette immense talent . Mais le poète fut aussi dramaturge. Par sa « Tragédie du Roi Christophe » , comme sa
« Tempête », ce Shakespeare noir qui écrivait en français, fut un chantre infatigable de l'universalité humaine. Une conscience universelle ! Compagnon de Leopold Sedar Senghor dans la promotion de la négritude francophone, il ne put, lui non plus , se contenter de penser le monde Lui aussi voulu le façonner. Elu député en 1945, il obtint , dés 1946, la départementalisation de la Martinique et des autres DOM. Il fut , durant cinquante ans, un grand maire de Fort de France, sans jamais abandonner son combat anticolonialiste.
Adieu Aimé Césaire ! Par tous les combats que tu menas pour l'humanité, tu fus, comme tu le souhaitais, dans tes premiers « Cahiers » « un homme cafre, un homme hindou de Calculta, un homme de Harlem qui ne vote pas ». Souhaitons que tu restes, comme tu le voulais aussi, pour tous nos compatriotes martiniquais, « un initiateur et un ensemencement ». Nègre tu étais, nègre tu es resté, comme tu le proclamais. Mais aujourd'hui toute la France est nègre ! Car ce géant de la littérature nous rend tous fiers d'être français.
De psyche
Agitateur d'inconscience | 16H37 | 17/04/2008 |
Bonsoir à tous,
Une disparition qui va tourner une page de la Martinique, car oui Aimé Césaire était un PERSONNAGE de l'ile, écouté, respecté et quelque part « craint » par les hommes et femmes politiques de la métropole.
Pas un seul voyage officiel sans une visite à Aimé et si d'aventure il refusait de recevoir une personnalité politique, ce n'était pas bon signe pour celle-ci en terme de popularité dans l'ile.
Je suis d'accord avec ce que dit « Louis Gohier » au début de son post, nous allons sûrement avoir droit à des funérailles (hypocrites) nationales ventant les actions d'Aimé Césaire (alors qu'il les a plus génés qu'autre chose), il aura peut-être même droit à la légion d'honneur à titre posthume.
De marie.sauvage
Apatoudi | 16H44 | 17/04/2008 |
Personne à Rue89 pour faire autre chose que ce texte sans vie ?
Du titre à la chute, je lis un papier de commande qui me désole.
« Les Antilles perdent leur plus célèbre figure » Non ! Non ! J attendait autre chose.
J'arrête
à marie.sauvage
De Yann Guégan
Rue89 | 17H06 | 17/04/2008 |
Non, restez encore un peu !
Rue89 publiera sûrement d'autres contributions sur la mort d'Aimé Césaire dans les jours qui viennent. Hubert Artus, notre chroniqueur littéraire, prépare d'ailleurs un post pour son blog Cabinet de lecture.
Nous voulions simplement réagir rapidement à l'annonce de son décès en publiant une courte biographie, accompagnée de vidéos de l'INA. Tout le monde ne connaît pas l'oeuvre et le parcours du poète et politicien antillais.
à Yann Guégan
De Tinhinane
Médiatrice scientifique | 20H07 | 17/04/2008 |
J'espère qu'Hubert Artus n'omettra pas de nous parler des liens d'Aimé Césaire avec le surréalisme et avec un autre géant de la littérature et de la philosophie, également Martiniquais, Édouard glissant.
Avant le papier de l'expert, quelques éléments d'infos ici :
http://www.fabriquedesens.net/Edouard-Glissant-signataire-du
http://www.fabriquedesens.net/A-propos-d-Andre-Breton ? var_mode=calcul
De NuklearCocroach
16H47 | 17/04/2008 |
Nous sommes tous les nègres de quelqu'un d'autre selon les circonstances. Rien que le fait qu'il ait refusé de rencontrer Sarkozy me le rend définitivement sympathique,ça aurait été dégradant pour un intellectuel de sa stature de se fourvoyer avec un ignare inculte pareil.Dormez en paix Monsieur Césaire.
à NuklearCocroach
De brogilo
in angulo | 21H53 | 17/04/2008 |
Salut NuklearCocroach,
T'es meilleur sur ce coup-là que sur les « nibards de la vioque Angela »…