L'histoire était trop tentante, comment résister ? Un « petit génie », comme les affectionne la civilisation du temps de cerveau disponible, fait la leçon à une prestigieuse institution scientifique, la Nasa. Et nous apprend que la fin du monde est (peut-être) pour 2036.
Les « savants » avaient bien repéré l'astéroïde Apophis, mais ils avaient oublié un truc : les satellites ! Si le gros caillou se cogne dans l'un d'entre eux lors de son premier passage en 2029, estime le jeune allemand de 13 ans, sa trajectoire sera modifiée au point qu'il risque vraiment de nous tomber dessus au prochain passage, en 2036.
Le gosse refait les calculs et trouve que la probabilité d'un impact n'est pas de une chance sur 45 000, comme l'indique la Nasa, mais de une sur 450. Une erreur d'un facteur 100, la honte pour la Nasa, la gloire pour le gamin…
Une improbable dépêche de l'AFP, truffée d'erreurs, reprise un peu partout
C'est pas un beau sujet, ça ? Cette mayonnaise prend d'abord dans la presse allemande locale (le Potsdamer Neueste Nachrichten) et moins locale (comme le Bild), elle est ensuite reprise en France et dans le monde, via l'AFP, qui publie une improbable dépêche (encore disponible sur Atlasvista) dans laquelle rien n'est vérifié et à peu près tout est faux.
Sauf au moins une chose : l'adresse de page du site spécialisé de la Nasa qui fournit (et fournissait déjà avant cette affaire) tous les détails nécessaires pour constater que le gamin s'est mis le doigt dans l'œil jusqu'à l'omoplate.
Car si Apophis doit effectivement passer dans les parages de la Terre en 2029, à quelque 33 000 km d'altitude, ses chances de se cogner au passage sur un satellite géostationnaire (orbitant à quelque 36 000 km) sont en fait infimes.
Pas seulement parce qu'ils ne sont qu'un bon millier, en comptant les morts, et certainement pas 40 000 comme l'indique la dépêche. Mais surtout parce que l'astéroïde arrivera « en biais » et passera très au large de l'orbite équatoriale fréquentée par ces satellites. C'est écrit en toutes lettres sur la fiche d'Apophis sur le site ad hoc de la Nasa.
Une démenti officiel de la Nasa, qui n'a jamais été en contact avec le « petit génie »
Dans ce désastre journalistique, j'apprécie tout particulièrement cette phrase : « La Nasa et Nico Marquardt estiment qu'en cas de collision, la boule de fer et d'iridium d'un diamètre de 320 mètres et lourd de 200 milliards de tonnes tomberait dans l'océan Atlantique. » Un collier d'énormités.
Le site de la Nasa estime la masse de l'astéroïde à 20nbsp ; millions de tonnes (soit 10 000 fois moins) et suppose qu'il est du type « chondritique », essentiellement pierreux. Raté pour la « boule de fer et d'iridium », dont on ne parle dans aucun livre d'astronomie.
Cerise sur le gâteau, alors que le document de la Nasa explique en long et en large qu'Apophis a toutes les chances de rater la Terre dans les grandes largeurs, l'AFP nous annonce que c'est dans l'océan Atlantique que le caillou tombera.
Le blog de l'Allemand Daniel Fisher semble avoir été le premier à rétablir les faits, après un contact avec Don Yeomans, le pape de la chasse aux astéroïdes à la Nasa.
Laquelle, pour finir, a produit un démenti officiel, pour défendre ses excellents calculs, qui tiennent compte des satellites, merci, c'est gentil de nous y avoir fait penser, mais le risque d'impact, le 13 avril 2036, est toujours évalué à 0,000022 (soit une chance sur 45 000).
Et la Nasa de préciser : non, elle n'a pas eu le moindre contact avec le « petit génie ». Non, contrairement à ce qui a été largement colporté, elle n'a pas reconnu la soi-disante erreur, et encore moins concédé que les calculs du jeune Allemand seraient exacts.
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à marmotte64
De A.V.
tamagotchi89 | 14H35 | 17/04/2008 |
@marmotte64
Oui, mais c'est quand même beaucoup plus que la distance tronche-pare-choc quand on marche dans la rue. Alors regardez droit devant vous et pas trop en l'air. Et puis je vous trouve bien poltron, pour un super-héros.
à A.V.
De marmotte64
Super héros | 15H07 | 17/04/2008 |
Ha oui, mais je ne suis pas spécialisé dans les météorites. C'est pour ça.
à marmotte64
De Pierre Vandeginste
(auteur)
Journaliste scientifique, blog Aïe ... | 19H08 | 17/04/2008 |
La probabilité, pour chacun d'entre nous, d'être tué par un astéroïde, a été estimée à une chance sur 50 000. Sur une vie entière. C'est comparable au risque pour un européen de mourir dans un accident aérien.
Et il faut comprendre que ce qui pèse le plus lourd dans le cacul de probabilités sous-jacent, c'est que si un caillou de 10 Km de diamètre (taille de l'astéroïde de l'événement KT, cause probable de la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années) nous tombe dessus, il y aura 6 milliards de morts.
à Pierre Vandeginste
De A.V.
tamagotchi89 | 19H45 | 17/04/2008 |
Si le risque de mourir dans un accident aérien est le même, pour un européen et sur une vie entière, que d'être tué par un astéroïde, pourquoi n'y a-t-il pas autant de victimes d'astéroïdes que de catastrophes aériennes ?
à A.V.
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 20H21 | 17/04/2008 |
Ça c'est envoyé !
On attend la réponse en ricanant grave.
GnaAAFff ! GnarFFF !
Et qu'est-ce qu'il appelle astéroïde ? Les petits cailloux, les graviers de l'espace ? Les moustiques en piqué ?
[… et votre recherche sur l'euthanasie continue.]
à Claude PELLETIER
De A.V.
tamagotchi89 | 22H51 | 17/04/2008 |
Euthanasie… par astéroïde ?
Promenons-nous dans les bois pendant que le caillou vole bas.
Par une de ces nuits du mois d'août où pleuvent les étoiles.
C'est quand même plus sympa qu'un sac sur la tête…
à A.V.
De Autre raleur
21H15 | 17/04/2008 |
Ce n'est pas incohérent. En gros il y aurait :
- Une chance sur 50000 que tout le monde meurt à cause d'un asteroide d'ici la fin du siècle ;
- Une chance sur 50000 que une personne *donnée* meurt à cause d'un accident d'avion d'ici la fin du siècle.
Maintenant si des personnes meurent régulièrement en avion c'est parce qu'il y a beaucoup de gens qui prennent l'avion. Ainsi :
- Il y a de très forte chance que *au moins une* personne dans le monde meurt à cause d'un accident d'avion d'ici la fin du siècle.
---------
Par contre ce qu'il faut voir c'est que le sens de ces différentes probabilités n'est sans doute pas le même :
- pour les avions, il s'agit sans doute de statistiques (un nombre obtenu à partir du nombre de passagers tués en avion, du nombre de passagers total etc.). C'est le même sens que dans la phrase « j'ai une chance sur deux de faire pile avec cette pièce » ;
- pour l'astéroide, il s'agit sans doute d'un nombre obtenu dans un certain modèle probabiliste et incluant les différentes incertitudes (sur l'orbite précise de l'astéroide notamment). C'est le même sens (en moins idiot j'espère) que dans « Sarkozy a 40% de chances d'être réélu selon untel ».
Pour l'avion, le sens est donc simple. Pour l'autre, il faut espérer que le modèle ne soit pas trop idiot… Pour la navette Challenger ( ? ), il me semble bien qu'après l'explosion, ils avaient vaguement changé le modèle et que la probabilité d'explosion avait été revue sérieusement à la hausse…
------
Quoiqu'il en soit, dans un cas comme dans l'autre, ces « probabilités » n'ont pas de sens a priori…
à Autre raleur
De marmotte64
Super héros | 21H42 | 17/04/2008 |
Très bonne explication en réponse aux lmessages précédents. Il faut en effet se garder de jouer avec les résultats de probabilité qui à l'instar des pourcentages qui ne s'additionnent pas sont retours aux simplifications et explications.
à A.V.
De compte supprimé 24
| 21H02 | 17/04/2008 |
A.V. :
« …est le même, pour un européen… »
Quid des Africains, des Asiatiques, etc. ?
Sachant que les couches atmosphériques sont plus épaisses sous les tropiques que dans les régions polaires et que, par conséquence, les aérolithes y tombent en plus grand nombre, les particules gazeuses en supension tout là-haut accélérant l'amorce de leur chute – phénomène avéré –, quelles sont donc alors les probabilités comparées de ce caillou cosmique d'aplatir à tout jamais un Inuit d'Iqaluit chaussant ses bottes en sifflotant, et un moine Tibétain de Jigatse se carapatant à toute blinde (24,5 kms/h) pour éviter la balle d'un pistolet (300 m/s) tirée à bout portant et dans la nuque par un membre du gracieux service d'ordre de la flamme olympique ?
Allez hop, au boulot, petit génie.
à compte supprimé 24
De marmotte64
Super héros | 21H44 | 17/04/2008 |
Je pense que c lié au fait que les africains statistiquement prennent moins l'avion que les européens.
à marmotte64
De compte supprimé 24
| 22H04 | 17/04/2008 |
Oui mais Marmotte, la densité est plus forte en Afrique équatoriale – les africains ont le dense dans la peau, c'est bien connu – donc ça doit s'équilibrer, non ?
Et la relation entre tout ça et les chutes d'avions en Afrique, statistiquement très élevées, hein ? C'est qu'ils se prennent plus de météorites sur la carlingue, non ? Rassurez-moi. J'ai peur… Non ! Pitié monsieur le policier, je veux pas rentrer dans le charter ! Non ! La prochaine fois, j'aurais plein de papieeeers !
— Passe-moi le ruban adhésif, Roger.
— Mmmmmmmmm ! Mmmmmmmm !
Et à ce moment précis, un bolide en platine iridié de cent douze tonnes collisonne un satellite-espion américain et voit sa trajectoire déviée, comme l'avait prévu un génie en herbe (les scientifiques se financent comme ils peuvent, de nos jours : l'hydroponique, ça paye mieux que le CNRS) dont la presse pourrie s'était gaussé.
Chute tragique à l'Élysée : quinze morts.
à marmotte64
De jissé
Ingé retraité | 08H39 | 18/04/2008 |
Bonjour Marmotte.
« Les africains prennent moins l'avion que les européens ».
Ce n'est pas certain.
Signé : Hortefeux
Bonne journée.
PCC : Jissé
à compte supprimé 24
De A.V.
tamagotchi89 | 23H21 | 17/04/2008 |
@Cyp
Salut Lotois.
Tu ne croyais quand même pas que j'allais tomber dans le piège.
D'abord, un Inuit d'Iqaluit ne met jamais ses bottes en sifflotant. Il caille à mort, et le moindre filet de vapeur d'eau lui collerait les lèvres jusqu'au dégel. Tous les Inuits se fringuent en la bouclant.
Deuxio, toi et moi avons vu Matrix, mais pas les Moines Tibétains de Jigatse. Ils ne savent pas qu'on peut éviter les balles. Ils n'essaieront même pas.
Alors avec tes problèmes mathématiques niveau CP que même un taré de créationniste pourrait comprendre, tu peux aller te rhabiller (en sifflotant, si tu veux).
à A.V.
De compte supprimé 24
| 23H51 | 17/04/2008 |
Ah,comment t'as fais pour deviner que j'ais nul en maths (comme en sport, sur le bulletin : O,5/20, élève sympathique) ?
Pour Iqaluit, bravo. Bien vu. Y a l'ex » à une copine qui est en train d'y passer l'hiver sur la mer gelée sur son bateau polaire… Va jeter un œil chez lui, il fait des photos supers et cause des gens du coin :
http://www.auroramagnetica.com/
Je savais pas non plus que t'étais un rinpoché aussi balaise que le Foudre Bénie d'Hergé…
J'suis épaté, dis…
Bon, je renroule ma ceinture de flanelle et me carre la chapka sur l'occiput : -(
Cui-cui.
De Pierre Vandeginste (auteur)
Journaliste scientifique, blog Aïe ... | 21H53 | 17/04/2008 |
« pourquoi n'y a-t-il pas autant de victimes d'astéroïdes que de catastrophes aériennes ? »
Si le risque est équivalent, alors (en supposant que l'on parle d'une même population), c'est que le nombre (théorique) de victimes des astéroïdes est proche de celui des catastrophes aériennes. Par définition.
Il tombe sur Terre des « astéroïdes » de toutes tailles, mais avec des fréquences inversement proportionnelles. En simplifiant, il tombe un caillou de 10 mètres par siècle, un de 100 mètres tous les 10 000 ans, un de 1 Km tous les un million d'années et un machin de 10 Km tous les 100 millions d'années. Un astéroïde de 10 mètres peut tuer quelques personne ou personne. Un bolide de 100 mètres peut tuer des milliers de personnes. Mais à partir de un Km, les effets commencent à devenir « globaux » (ciel noirci, d'où hiver nucléaire, plus d ephotosynthèse…) et c'est une bonne fraction de la population mondiale qui y passe. 10 Km : on est tous morts.
Le chiffre de 1/50 000 résulte d'un calcul qui « intègre » tout ce charmant dégradé.
De A.V.
tamagotchi89 | 23H31 | 17/04/2008 |
Là j'ai un problème, Pierre. Je comprends très bien votre explication, mais ça ne répond pas à ma question. Et il est déjà tard, et ça va me turlupiner toute la nuit, et je ne vais pas dormir. Tout ça alors qu'à la base, je me désintéresse totalement des cailloux, gisants ou volants.
Tout ça parce qu'un petit morveux de 13 ans a voulu tirer la bourre aux chercheurs de la NASA, au lieu de jouer à touche-pipi comme tous les gamins de son âge.
à A.V.
De jck
07H51 | 18/04/2008 |
Si le temps considéré était sufisament long (par exemple 1000 milliards d'années) alors on observerait qu'en moyenne il y a autant de victime tués par les avions que par les astéroïdes)
l'astéroïde tue 6 milliards d'êtres humains tous les 100 millions d'années soit sur 1000 milliards d'années, soixante mille milliards d'êtres humains sont tués…
l'avion tue 60 êtres humains par an, donc sur 1000 milliards d'années : soixante mille milliards d'êtres humain !
Par contre cette statistique ne vous permet aucunement de dire que cette année, en 2008, il y aura autant de victime avion/astéroïde.
à jck
De A.V.
tamagotchi89 | 08H21 | 18/04/2008 |
Oui, donc c'est un peu comme si on disait : un être humain a autant de chances de mourir de rire qu'à l'extinction du soleil, si on admet que 5 milliards d'êtres humains meurent de rire tout les 5 milliards d'années (donc, un par an) et qu'il y aurait autant d'individus à la mort su soleil.
Ou l'art de faire du sensationnel avec des statistiques…
à Pierre Vandeginste
De cowboysolitaire
doctorant | 10H50 | 18/04/2008 |
Et quid de la probabilité de se manger une météorite lors d'un voyage en avion ? Je suis assez poisseux j'aime autant être informé
à cowboysolitaire
De kusanar
11H48 | 18/04/2008 |
L'avion étant en mouvement, tout comme l'astéroide, la probabilité s'en retrouve extrèmement faible (mais non nulle, faite attention si vous avez la poisse).
Maintenant, si cette situation vous arrivait, seriez vous ajouté dans les statistiques des crash d'avion ou celle des crash d'astéroides…sachant que l'avion ne se serait crashé sans cette rencontre avec un astéroide.
On peut aussi imaginer que l'astéroide vienne percuter l'avion à l'instant précis ou celui-ci se crash…pas de chance sur ce coup là d'autant qu'il sera nécessaire de déterminer quels seront les passagers morts à cause du crash de l'avion et quels seront ceux morts à cause de l'astéroide car ayant survécu au 1er crash.
(si l'avion se crash sur une autoroute, il ne faudra pas oublier de comptabiliser tout ceci dans les statistiques des accidents de la route)
à kusanar
De cowboysolitaire
doctorant | 10H52 | 19/04/2008 |
Bien vu,si on pouvait choisir sa mort, mort dans un crash aérien de la route provoqué par un astéroide ça aurait de la gueule quand même : )
à Pierre Vandeginste
De Autre raleur
11H20 | 18/04/2008 |
<<
Si le risque est équivalent, alors (en supposant que l'on parle d'une même population), c'est que le nombre (théorique) de victimes des astéroïdes est proche de celui des catastrophes aériennes. Par définition.
>>
A noter que c'est le nombre moyen de morts qui est le même (« espérance » mathématique) et pas le nombre aléatoire de morts (variable aléatoire) ni la loi du nombre de morts (probabilité).
Exemple simple, hors contexte et pas complètement en rapport mais un peu quand même.
Règle du « jeu » 1 : chaque jour, on tire au sort une personne au hasard en France et on lui file un euro.
Règle du « jeu » 2 : chaque jour, avec une probabilité de 1 sur 60 millions, on file un euro à tous les Français.
Nombre de personnes recevant un euro un jour donné :
- Jeu 1 : 1 (avec probabilité 1)
- Jeu 2 : 60 millions avec probabilité 1 sur 60 millions, 0 sinon.
Espérance du nombre de personne recevant un euro un jour donné :
- Jeu 1 : 1
- Jeu 2 : 60000000 * 1/60000000 = 1
Maintenant, remplacer le Jeu 1 par des avions et le Jeu 2 par des astéroides.
à Pierre Vandeginste
De Panca
raleur qui aime les débats | 03H51 | 18/04/2008 |
Cette probabilité n'est pas la même pour chacun d'entre nous, par exemple, s'il s'avère que des astéroîdes d'importance frolent la terre « à peu près régulièrement tout les 140 ans » et que le dernier soit passé en 1900 alors pour qui est né en 1901 cette probabilité est beaucoup plus faible que pour quelqu'un né en 1980 pour la simple raison qu'il est très peu probable de vivre 140 ans. En fait une probabilité dépend de la question que l'on se pose et du « bon » modèle que l'on se donne.
à Panca
De Pierre Vandeginste
(auteur)
Journaliste scientifique, blog Aïe ... | 11H29 | 18/04/2008 |
Ce serait vrai si les astéroïdes avaient se donnaient le mot. Dans la vraie vie, ils sont « indépendants ». Donc, le fait qu'il en soit tombé un hier ne change rien au risque qu'il en tombe un autre demain. Cas particulier : il arrive qu'un gros caillou se fragmente, ce qui peut occasionner de véritables rafales de chutes d'astéroïdes.
De ritule
14H44 | 17/04/2008 |
Je rappelle juste qu'il y a une chance sur 14 millions de tirer les 6 bons numéros au loto et qu'il y a quasiment toujours un gagnant. Alors une chance sur 45000 ! ! ! Espérons que personne ne gagnera ! ! !
à ritule
De juliettelucie
Agitée du bocal | 14H57 | 17/04/2008 |
Oui, mais vous avez plus de participants. Ici, il n'y a qu'une météorite. Ne confondez pas la probabilité qu'une personne précise gagne avec la probabilité que parmis un ou deux milions de participants/ grilles remplies, il y ait un gagnant. La seconde est largement supérieure à la première.
De ptigenie
Technicien météo en Guyane | 15H25 | 17/04/2008 |
Promis c'est pas moi ce « petit génie »…
De La Grenouille
15H42 | 17/04/2008 |
Encore une polémique née de la publication d'une dépêche lamentable de l'AFP, approximative et erronée… On a l'habitude !
De Gringo
| 16H03 | 17/04/2008 |
Bon, admettons que l'astéroïde percute un des X (on se fout qu'ils soient 1 000 ou 40 000, puisque dans 28 ans, on n'a aucune idée de combien ils seront) satellites. Manifestement la théorie repose sur la probabilité d'en heurter UN, on ne sait pas le quel, ni ou, ni de quelle façon, de quel côté…
Alors, comment on sait que c'est dans l'océan atlantique qu'il tomberait ? Je veux bien comprendre qu'un savant calcul permette d'imaginer la position de la terre et des continents à une date et heure précise (qu'on ignore, puisqu'on ne sait pas quel satellite et où), nonobstant une éventuelle montée des eaux sous l'effet de la dilatation, bien sur. Mais de là à savoir où l'astéroïde pourrait tomber, ça m'échappe.
« On s'autorise à penser dans les milieux autorisés qu'un accord Secret Aurait été passé entre les deux chefs d'état. Eh ben, moi je dis que quand le mec il en sait pas plus que ça, il ferait mieux de fermer sa gueule » - Coluche.
Par contre, j'imagine très bien notre petit génie, en 2036, à 41 ans, éminent statisticien, donner de bonnes idées à des traders, par exemple, qui feront des raz-de-marée financiers faisant beaucoup plus de vagues et de morts qu'un caillou qui peut-être tombera cette année là dans un océan quelconque.
à Gringo
De Argos
19H07 | 17/04/2008 |
Pour moi ce n'est pas la probabilité de toucher un satellite qui me dérange dans la réflexion. ça donnera du travail pour le remplacer.
Mais plutôt COMMENT un caillou de plusieurs milliards de tonnes pourrait-il être le moins du monde détourné de sa trajectoire après avoir heurté un satellite de quelques 5 tonnes ? ou 320 m contre 5 mètres ! ! !
dans l'hypothèse nasa (20 millions), c'est un 40 tonnes contre un lièvre de 10 kg
dans l'hypothèse du jeune,(200 milliards), c'est un 40 tonnes contre un moustique d'1 gramme
vous croyez que le 40 tonnes va sortir de la route ? il ne s'en rendra même pas compte. Surtout à la vitesse où le caillou doit naviguer.
Je crois que je ne vais pas annuler mes vacances pour ce coup là.