Alors que, depuis quatre ans la mode du "biopic" sévit aux Etats-Unis, deux films français revisitent, cette semaine, le parcours ou l’esprit de personnages bien réels: "Sans arme ni haine ni violence" de Jean-Paul Rouve et "Passe-passe de Tonie Marshall". Sur le papier, les deux font également envie. A l’écran, la même déception rôde.
"Sans arme ni haine ni violence", premier long-métrage de Jean-Paul Rouve, qui y tient le rôle principal, ressuscite Albert Spaggiari, l’auteur du casse de la Société générale à Nice en 1976 (50 millions de francs dérobés, la monnaie des commissions pour Jérôme Kerviel), son évasion du palais de justice ainsi que sa cavale en Amérique latine.
"Passe-passe" de Tonie Marshall évoque, sans la citer, une Christine Deviers-Joncour (interprétée avec une légèreté "borderline" par Nathalie Baye) lâchée par son amant de ministre, traquée par de mystérieux Coréens, paumée sur les routes de France, un sac Hermès remplis de biftons, son portable dernier cri et le guide Michelin à la main.
Dans "Sans arme ni haine ni violence", Rouve retrace l’époque: Giscard, les spots d’Europe 1, "14 ans les Gauloises" d’Eric Charden, les pulls jacquard. Il n’édulcore pas les zones d’ombres de Spaggiari, ses réflexions racistes envers une vendeuse asiatique, sa nostalgie des colonies. Mais il peine à restituer toute la démesure et les contradictions de son modèle, que Gilles Lellouche, journaliste de Paris-Match venu l’interviewer, ne lui renvoie qu’une seule fois au visage: "C’est facile de critiquer l’existence des gens quand on vit avec l’argent des autres."
Bref, Rouve, dont le film se voit sans déplaisir, tire assez bien le portrait d’un malfrat mégalomane, désinvolte et fanfaron qui se rêve en rock-star ou en Alain Delon (il vit d’ailleurs avec une grande sauterelle, Alice Taglioni), mais ne dit pas suffisamment ses sympathies d’extrême-droite: le casse des égoutiers a tout de même été perpétré dans le but d’aider les fascistes du monde entier.
Pour "Passe-passe", Tonie Marshall ("Vénus beauté institut") s’inspire visiblement de Christine Deviers-Joncour (dont Nathalie Baye emprunte même la coiffure au carré le temps d’une scène) pour camper une grande bourgeoise légèrement piquée qui recrute un chauffeur (Edouard Baer) au débotté, ne jure que par les grands vins, éprouve une peur farouche de la prison et se réfugie au Ritz dès qu’elle ne sait plus à quel saint se vouer.
Le film revisite, non sans quelques baisses de rythme, les comédies américaines d’antan (un couple que tout oppose, etc), sans tirer jusqu’au bout le parti de son postulat, la réalisatrice se contentant de convoquer une évaporée libérale qui finira chez les altermondialistes, là où elle aurait pu acérer un trait plus politique ou plus féministe. Malgré deux ou trois bonnes répliques ("Rouge et vert, ça fait crudité", s’exclame Nathalie Baye à propos de la tenue choisie pour elle par Edouard Baer), "Passe-passe" déploie donc une excellente idée qui reste, hélas, étrangement sous-employée.
► Sans arme ni haine ni violence de Jean-Paul Rouve - 1h28 - Avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Gilles Lellouche.
► Passe-passe de Tonie Marshall - 1h33 - Avec Nathalie Baye, Edouard Baer, Guy Marchand.

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M'enfin, patron de restaurant ce n'est pas un emploi! Quant à "intermittent du spectacle", j'ai un doute.
Par contre, pour l'anpe, bosser comme salarié à 10h par semaine, c'est suffisant pour être rayé des stats. Un de sauvé, yipee!
(C'est du vécu)
D'ailleurs, à l'anpe, vaut mieux se lancer dans la formation à la création d'entreprise pour bien comprendre les subtilités de tout ça. Et ensuite, aller vomir!
... et il est où son resto? (je cherche du taf et vu que je l'ai déjà eu comme client de café et qu'il était... correct.)
http://zemagicsyl.hautetfort.com/
Bonjour à tous,
Est-ce que par un tour de "Passe-passe", "Sans arme ni haine ni violence" va concurencer "Bienvenu chez les cht'is"!?
L'histoire (cinématographique) avec un petit "h" nous le dira.
Ce post est futile et sans intérêt mais j'en avais envie...
les casses d'extrême-gauche sont beaucoup plus nobles, n'est-ce pas ?!
Bien sur que oui ! Evidemment ! Quelle question ???!!
"les casses d'extrême-gauche sont beaucoup plus nobles, n'est-ce pas ?!"
Non certainement pas mais en règle générale, ils sont justement décris comme des casses d'extreme gauche et tout le monde le sait bien.
Alors que ce casse de Spagiari est là plupart du temps simplement décrit comme "le casse du siècle" ou un acte de banditisme "banal". L'aspect "financement" des mouvements neo fascistes est souvent occulté !
On a pas encore vu les truands se mouiller pour alimenter l'extreme gauche ! si l'extreme gauche a besoin de moyens c'est tres rare qu'elle sous traite , faut pas deconner . lol . Mesrine se foutait pas mal des radicaux de gauche , c'etait pas sa tasse de thé .
Un ami journaliste vient de recevoir en service de presse un livre sur Spaggiari et les Truands, qui s'appelle Le Monde des Truands. Spaggiari est d'ailleurs en couverture avec Mesrine. L'auteur est un acteur de ciné dont le visage me dit quelque chose mais dont le nom ne me dit rien. Mon ami ne l'a pas encore lu, il est un peu sous l'eau, mais l'avez-vous lu, et si oui que faut-il en penser ? Ca vaut le coup de l'acheter, ou bien il n'y a que des platitudes déjà connues dedans ?
Voilà le lien que j'ai trouvé sur Amazon, il n'y a pas de détail sur le contenu du livre : http://www.amazon.fr/monde-truands-Dominique-Zardi/dp/2952364788/ref=sr_...
l'acteur on dirait Maurice Garrel . Mefions nous de ces bouquins , un exemple : les bouquins qui font passer Francis le belge pour un truand au grand coeur alors que c'etait une vipere comme on en fait plus , quand aux freres Hornec (puisqu'ils sont sur la couverture de ce livre) c'est pas des gitans joueurs de guitares .Idem pour le casseur niçois non violent , plus proche de Hitler que de Bonnot .
et bientôt sur vos écrans :
Spaggiari Vs Mesrine
On peut m'expliquer pourquoi les commentaires premiers commentaires parlent de tout sauf du film ?
Parce que personne ne les encore vus ?
Ben parce que si on ne parlait que de ce qu'on sait, on ne dirait plus rien...
Encore deux grands moments de cinéma !!! Et toujours les mêmes. C'est affligeant! Vraiment ras-le-bol de ces pseudo comédiens... Comment ont-ils systématiquement les budgets alors que tant de réalisateurs et d'acteurs (des vrais) ne travaillent quasi jamais ?
Bah, c'est faux, regarde Delon et Depardieu ils sont dans un grand film en ce moment (un peplum-like tire d'un grand succes Uderzo-Goscinnesque). Si ca c'est pas de la pointure d'acteur dans un film a gros budget, merci de definir plus precisement ce qu'est un vrai acteur et un vrai realisateur !!!
Spaggiari était un sinistre xénophobe raciste colonialiste. Alors, le faire passer pour une sorte de robin des bois est scandaleux. De plus, le film passe sous silence l'objectif du casse, qui était de financer des mouvements fascisants d'extrême-droite. Honte à Rouve, que je ne savais pas favorable aux thèsesz fascisantes. On en apprend tous les jours.
Pour Rouve je sais pas , encore que , mais pour Spaggiari on est d'accord c'est un neo nazi , point barre .