Baba Traore, Ivan, Chulan Zhang… Les décès lors de contrôles se multiplient. Des enquêtes sont lancées, mais ou mènent-elles ?

Il y a une semaine, Baba Traore mourrait dans la Marne, à hauteur de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). Malien, âgé de 29 ans et célibataire, il venait d'être contrôlé à la sortie du RER par des agents de la RATP et des policiers. A leur présenter, Baba Traore n'a que sa carte de la RATP. Pas de pièce d'identité. Encore moins de titre de séjour : il était arrivé en France pour donner un rein à sa soeur, en 2004, et son titre de séjour était arrivé à expiration. Lui était resté, sans papiers.
Depuis le mois de janvier, il était sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Lorsque les policiers -en civil, raconteront des témoins- lui demandent de les suivre pour vérifier son identité, il prend la fuite. Au bout de la course, les parapets qui protègent les berges du fleuve. Il saute à l'eau. Hydrocution : la Marne était à 6 degrés ce vendredi 4 avril. Il se passe encore quelques minutes avant que les secours ne le repêchent, inconscient. Transporté à l'hôpital à Paris, il décède peu après.
Ce récit, c'est celui du parquet de Créteil, en charge du dossier. Car une enquête a été ouverte et confiée par le parquet à l'IGS, la « police des polices ». L'autopsie indique que Baba Traore est mort d'un choc cardiaque lié à la température de l'eau. Brigitte Franceschini, secrétaire générale du parquet au TGI de Créteil, précisait vendredi soir que l'enquête sur la mort de Baba Traoré était « quasi bouclée » :
« Si nous constatons une infraction pénale de la part des policiers, nous pouvons décider de poursuivre. Mais les témoignages sont formels et confirment les résultats de l'autopsie : il n'y a pas eu de contact après le contrôle entre les policiers et Baba Traore. Il n'y a aucune trace de violences. »
La soeur de Baba Traore, elle, contestait dans la presse, quelques jours après le drame, que son frère ait pu se jeter à l'eau : « Parce qu'il aimait trop la vie. »
Des précédents tragiques
L'annonce de ce décès a déclenché un vif émoi dans l'opinion publique. Car l'histoire de Baba Traore entre en résonnance avec celle d'autres sans-papiers, morts après un contrôle d'identité. C'est le cas de ce jeune Congolais qui s'est jeté du deuxième étage de l'hôtel de police, à Lyon, le 4 août. Le cas, aussi, le 20 septembre, de cette Chinoise qui s'est elle aussi défenestrée, boulevard de la Villette, à Paris, lorsque les policiers étaient venus perquisitionner dans un appartement au 1er étage. L'enquête révelera que la police cherchait en fait son logeur dans une affaire de vol. Chulan Zhang avait 51 ans.
C'est aussi le cas d'Ivan, 12 ans, né à Grozny, dont l'histoire a été très médiatisée. Le 9 août, la police réveille cette famille tchétchène en sonnant à la porte de leur appartement d'Amiens. Les parents d'Ivan refusent d'ouvrir, le père panique et décide de passer sur le balcon du voisin du dessous lorsqu'il entend la police défoncer la porte. Son fils veut le suivre. Il tombe. Il passera plusieurs jours dans le coma, puis de longs mois hospitalisé.
Contacté vendredi, maître Lec, son avocat, raconte qu'Ivan a repris les cours au collège à mi-temps et qu'il est en rééducation le reste du temps. Ses parents et lui ont arraché un titre de séjour provisoire d'un an, alors qu'Ivan était encore dans le coma.
A l'époque, Ivan est le quatrième sans-papiers à passer par la fenêtre en un mois et demi. Là aussi, une enquête a eu lieu. Au pas de course et dans une grande discrétion : Ivan chute du balcon le 9 août, l'IGPN boucle son enquête le 3 septembre. Quelques jours plus tard, le parquet d'Amiens classe l'affaire sans suite. A l'époque, Me Francis Lec expliquait à Rue89 que l'Etat pourrait être inquiété dans cette affaire. Huit mois plus tard, l'avocat précise :
« L'enquête est close et nous ne sommes guère étonnés des conclusions. Mais on peut encore porter plainte contre X pour faire rouvrir l'information judiciaire. Les milieux associatifs qui entourent la famille poussent en ce sens. Devant le tribunal administratif, nous pourrions poursuivre l'Etat. Les parents, eux, ne sont pas encore décidés. »
Que se passe-t-il réellement sur place pour qu'on en arrive là ?
Ajoutant au désarroi qui va crescendo, les cas se multiplient : le 8 janvier, un autre sans-papiers, Algérien de 26 ans, mourrait en se jetant dans le vide durant une perquisition, en région parisienne. Et l'opinion publique de s'interroger : comment peut-on en arriver à tant de contrôles à l'issue dramatique ? Que se passe-t-il réellement sur place pour qu'on en arrive là ? L'ouverture d'une enquête est systématique sitôt que l'affaire débouche sur un décès. Deux autorités peuvent en être à l'initiative : le préfet ou le parquet. Mais ces enquêtes, annoncées très vite après le drame, sont-elles efficaces et crédibles ? Vite menées, discrètement closes, elles ne débouchent le plus souvent sur rien.
Contactés cette semaine pour faire le point sur l'enquête, sept mois après la mort de Chulan Zhang, ni l'IGS ni le parquet de Paris n'ont voulu répondre à Rue89. A Créteil, où s'instruit l'enquête sur la mort de Baba Traore, Brigitte Franceschini, la secrétaire générale du parquet, a, elle, accepté de nous parler de l'affaire :
« C'est la toute première fois que nous sommes confrontés à un tel cas. Je sais qu'il y a eu des précédents, et d'autres enquêtes à la clef, mais on n'échange pas, entre parquets. Les autres affaires, c'est par la presse que j'en ai entendu parler. »
Une conséquence de la politique du chiffre
Proche de la gauche et ouvertement hostile à la politique actuelle envers les sans-papiers, le Syndicat de la magistrature n'hésite pas à aller plus loin :
« Nous n'avons pas encore de chiffres sur ce point. La question du suicide d'étrangers en centre de rétention ou de décès lors d'interpellation est assez récente. C'est la pression du chiffre qui crée les conditions d'un stress légitime pour les étrangers : ils veulent échapper par tous moyens à la police. »
Enfin, outre l'enquête administrative, lancée par l'administration concernée, et l'enquête judiciaire, sous le contrôle du parquet, ces affaires peuvent aussi déboucher sur une enquête de la Commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS), sur l'initiative d'un député.
La CNDS rendait justement public, cette semaine, son rapport annuel pour 2007. La Commission, peu diserte par téléphone, concède toutefois du bout des lèvres quelques mots sur ces affaires :
« Oui, nous avons des cas comme celui [De Baba Traoré]. Nous sommes alors en droit d'exiger des pièces émanant de l'enquête judiciare ou administrative, qui existe à côté. Mais nous restons soumis au bon vouloir des gens qui nous répondent : ça peut prendre plusieurs mois, en cas de blocage d'un juge d'instruction, par exemple. Notre appréciation des faits est régulièrement différente de celle de l'IGS, c'est notre raison d'être. »
Et la CNDS, qui avait été créée en 2001, de souligner que ses moyens restent très limités « pour une bonne raison : lorsqu'il y a un décès, il nous manque un témoignage crucial, celui du mort ! “





















295
(Pour réagir, connectez-vous)
à Quinine
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 15H26 | 14/04/2008 |
>« Je vous le dis pour le cas où vous vous trouveriez dans la même situation. »
Vous croyez qu'il y aura des riverains assez éruptifs pour vous en vouloir de lui avoir soufflé. : )
à Quinine
De Unstern
17H22 | 14/04/2008 |
@ Quinine
Bien trouvé et bien répondu : -)))
à Unstern
De Quinine
traducteur et amoureux des chats | 18H00 | 14/04/2008 |
@ Unstern
C'est de la petite bière à côté de votre réponse à Louis Gohier de 18h02. Encore bravo ! ; -)
à Quinine
De Pierrrrre
22H50 | 14/04/2008 |
»…Je crois que, sauf si on est né avec ou s'il est greffé, le ceinturon peut se déboucler. Je vous le dis pour le cas où vous vous trouveriez dans la même situation…. »
==> permettez moi d'avoir quelque réserves envers ceux qui aiment à afficher leur courage…aussi sec.
Moi, franchement, je ne sais pas : Pour le plongeon dans la Seine, si je n'ai pas deux bouteilles vides comme flotteur à me glisser sous le pull, c'est certain que je me contente de m'agiter sur la rive.
à Pierrrrre
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 17H21 | 14/04/2008 |
>« si parlant de “délinquance en col blanc”, vous parlez des ISF »
Alors comme ça, vous voulez autre chose que des réponses… comment déjà ? Ah oui… erruptives, c'est ça ?
Vous voulez jouer à qui-sait-de-quoi-il-parle-et-ne-répète-pas-bêtement-ce-qu'il-entend Pierrre, c'est bien ça ?
Alors puisque vous évoquez les ISF qui sortent du pays, je vais vous laisser nous dire combien il y en a chaque années et, sur le nombre, combien le font pour des raisons fiscales, histoire de nous montrer toute l'étendu de ce péril national et comment notre bon président travaille à l'avenir de nos enfants en s'y attaquant sans faiblesse.
Vu que vous avez un avis très tranché sur la question et que vous êtes un homme d'argumentation et non de préjugés (pas comme nous, quoi), je ne doute pas un instant que vous ayez des chiffres fiables sur ce sujet fondamental de la politique économique sarkozienne, qui comme chacun sait n'est que pragmatisme, n'est-ce pas Pierrrre ?
Je serai assez content que cela vienne de vous. Et quand vous nous les aurez donnés (rassurez-vous, au cas bien improbable où vous les auriez « oublié », on devrait pouvoir les retrouver), vous essaierez, sur la base de ces chiffres, de nous expliquer vos conclusions. Vous nous aurez ainsi brillamment démontré toute votre objectivité.
Vous allez voir, on va bien se marrer. Dans l'échange et sans insultes. Tout ce que vous aimez.
P.S. : en réponse à mon autre message, vous avez dit « chiche » Pierrre hein. Alors, allons-y, je compte sur vous.
à PonG
De Pierrrrre
21H55 | 14/04/2008 |
Me suis contenté d'aller chercher ma réponse sur internet ; elle est longue mais édifiante :
Les statistiques du Ministère des Finances sur le sujet du nombre de contribuables et du volume des capitaux qui ont quitté la France depuis l'instauration de l'ISF en 1988, ne valent que par la tendance qu'elles indiquent : de 1997 à 2003 en effet, les chiffres officiels évoquent la délocalisation d'un contribuable par jour, puis ils mentionnent une forte augmentation à partir de 2002 pour atteindre 650 départs en 2005, soit un doublement des expatriations en trois ans.
Les chiffres de Bercy2 souffrent d'une tare méthodologique qui les disqualifie sans appel et minimise très fortement le nombre des départs et surtout les capitaux délocalisés, parce qu'ils méconnaissent leur profil.
En effet, de nombreux contribuables s'expatrient pour éviter à la fois l'impôt sur les plus-values et l'ISF
. Un chef d'entreprise qui n'est pas assujetti à l'ISF (car son patrimoine hors outil de travail est inférieur au seuil de taxation) et qui vend sa société pour, par exemple, 10 (ou 50) millions € a objectivement intérêt à s'expatrier en Belgique au préalable (ce faisant, il n'apparaîtra pas dans les statistiques des assujettis délocalisés), puis à céder son entreprise en économisant 27% d'impôt sur la plus value (s'il est le fondateur de l'entreprise, comme c'est souvent le cas, la plus-value est proche du prix de cession), avant de s'installer définitivement en Belgique à l'abri de tout impôt sur la fortune.
Cette situation n'est en aucun cas prise en compte par les statistiques et pourrait bien concerner cinq à dix fois plus de personnes que les évaluations officielles4.
Selon les banquiers Suisses,1200 riches Français s'établiraient dans le canton de Genève chaque année (soit dix fois les chiffres de Bercy) et environ 1000 dans le canton de Vaud (Lausanne).
Le nombre total de Français installés pour des raisons fiscales serait de 12 000 à Genève et 10 000 dans le Valais. Sur la base d'un patrimoine moyen de 5 millions € – soit la moitié des chiffres donnés par la DGI (hors outil de travail)
quant à la valeur du patrimoine taxable des contribuables à l'ISF qui s'expatrient en Suisse – on obtiendrait, pour les 20 000 foyers, un total de 100 milliards € uniquement en Suisse.
Il est donc tout à fait raisonnable de tabler sur un exode fiscal d'au moins le double, soit 200 milliards € depuis la création de l'ISF.
les statistiques de Bercy attestent d'un doublement du nombre de départs « officiels » en 2005 par rapport à 2002).
Le coût de l'expatriation est double :
fiscal, par le manque à gagner lié au départ des redevables
et économique,par la perte de PIB qu'elle induit,
les capitaux s'investissant alors à l'étranger, où ils créent des emplois, etc. Comment évaluer cette « double peine » que s'inflige le pays ?
Il faut distinguer entre le manque à gagner direct (l'ISF qui aurait dû être recouvré si le contribuable était resté en France)
et le manque à gagner indirect :
les expatriés ne paient plus d'impôt sur le revenu,
ni de taxe d'habitation,
pas plus que de droits de succession ;
devant demeurer plus de 183 jours hors du territoire français pour bénéficier du statut de non résidents, ils ne consomment plus en France (ou beaucoup moins), ce qui génère un manque à gagner sur l'IR (et d'abord sur les plus-values qui sont à l'origine du départ), TVA, sur la TIPP…
Ces pertes sont d'autant plus importantes que les redevables dont il s'agit ont des revenus élevés, dépensent en conséquence et disposent de« facultés contributives nettement supérieures à la moyenne ».
le rapport entre les recettes fiscales de l'Etat en 2003 (environ 220 milliards €) et le patrimoine des ménages en France, est de 3%.
A proportion des 200 milliards € expatriés, on obtient une perte de recettes d'environ 6 milliards €.
Ces estimations de manque à gagner fiscal tous impôts confondus pour l'Etat restent toutefois plus faibles que celles de Patrick ARTUS, Directeur de la recherche et des études d'IXIS-CIB qui affirmait récemment « l'ISF coûte deux fois en TVA non perçue ce qu'il rapporte ».
Les capitaux qui sont partis à l'étranger du fait de l'ISF sont très largement sous estimés par les services du Ministère de l'Economie et probablement de l'ordre de 200 milliards €.
Sur cette base, le manque à gagner pour le Trésor serait d'environ 7 milliards € par an, soit deux fois le produit de l'impôt. Il est vraisemblable que ces 200 milliards € épargnés par des Français à l'étranger du fait de l'ISF, privent le pays de plusieurs dizaines de milliers d'emplois et expliquent une partie de différentiel entre la croissance française et celle de ses voisins anglais et allemands.
Un manque à gagner de 0,2% du PIB représente à titre indicatif une imputation de la richesse nationale de 3,5 milliards soit l'ordre d'idée du rapport de l'ISF ce qui accrédite la formule de Raymond Barre selon lequel l'ISF agirait sur l'économie à la manière d'une leucémie.
à Cosette
De Manumanu
En bretagne Est... | 09H03 | 14/04/2008 |
« Il n'avait commis aucun crime,si, celui de ne pas avoir de papiers. »
Et oui, car c'est un délit, sinon un crime. Un délit inventé de toutes pièces par les tenants des frontières. Par les tenants du pouvoir financier. Un délit pour lequel on te parque, on te frappe, on t'expulse… Un délit pour lequel tu meurs. Un délit avec lequel te montrer solidaire est un délit (à Rennes, une assoc » se nomme « Délit de Solidarité »). Un délit pour lequel tu meurs, car refuser l'expulsion c'est risquer la prison, et là… là aussi, la mort.
à Cosette
De martin citron
stagiaire en Colombie | 16H15 | 14/04/2008 |
Totalement d'accord, les sans papier servent de boucs émissaires et pendant ce temps les comptes au lichenstein augmentent, l'argent public disparait ou est mal utilisé, les hommes politico-financiers se votent des lois pour leur unique avantage(retraite des députés, dépénalisation de la déliquance en col blanc…).
Les expulsions occupent le 20heures, et les cols blancs leurs comptes en banque….
Ils défendent leurs intérets, s'engraissent dans notre dos… et le veau moyen qui hurle « les sanspapiers, les sanspapiers, les sanspapiers…. » sans réfléchir un minimum, il reprend ce qu'on lui dit parcequ'il est impensable qu'un homme politique puisse lui mentir et servir ses propres intérets(électoraux, financiers…) car ils sont tous honnetes, c'est bien connu…
De talonette66
animatrice | 08H38 | 14/04/2008 |
chère marie, vous avez sans doute raison, on peut faire confiance à la lucidité des jeunes lycéens : après les avoir bassiné avec la peur de ne pas trouver un emploi, la nécessité de se qualifier, et …la valorisation des métiers…voila qu'on leur sape le bac pro en une année de moins, voilà qu'on réduit encore le nombre de postes, alors qu'on en a supprimé 50000 en combien ? 5 ans ? Il faut croire ce type qu'on apelle ministre ? Ces types sont des killers coast c'est tou, ils n'ont aucune vison politique
à talonette66
De Pierrrrre
15H29 | 14/04/2008 |
»….ils n'ont aucune vision politique…. »
==> alors que vous ! … c'en est lisible !
De marie 75
08H43 | 14/04/2008 |
Présentation du livre « La Chasse aux enfants » au Théâtre de la
Colline le 11 avril 08 (vidéos)
« La Chasse aux enfants », Miguel Benasayag, Angélique del Rey et des
militants du RESF _L'EFFET MIROIR DE L'EXPULSION DES SANS-PAPIERS
Ce livre qui vient de sortir aux éditions La Découverte était
présenté hier soir au Théâtre de la Colline Paris 20° par Miguel
Benasayag, Angélique Del Rey, Stéphane Hessel, Pierre Cordelier,
François Gèze et le slammeur Julien Delmaire… et bien sûr les
nombreux membres du groupe de travail « resf miroir » présents dans la
salle (http://www.resfmiroir.org/).
La salle était pleine. Pour ceux qui n'ont pu entrer ou qui n'ont pu
se déplacer ce soir là, des extraits vidéos de la soirée (seule la
fin de débats manque, faute de cassette ! )
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php ? article12800
_____________________________________________
ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 08H55 | 14/04/2008 |
La politique de Sarkozy-Hortefeux, c'est celle de la terreur, point à la ligne. Il n'y a rien à ajouter.
Tous les cas cités sont révoltants, mais celui de Baba Traoré l'est particulièrement. Il était venu en France accomplir un acte altruiste, le don d'un rein à sa soeur, lequel n'était pas seulement fraternel, mais aussi tellement CITOYEN que peu de Français « de souche » en sont capables…
La politique de la terreur tue les valeurs. Elle accorde une prime à la force aveugle. Si nous y souscrivons délibérément ou par passivité, nous serons tous des terroristes.
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 08H55 | 14/04/2008 |
Une copine a proposé dans le réseau cette action sympa et totalement gratuite :
*Vous prenez une carte postale (une gratuite, on en trouve partout ! )
*Vous y écrivez le texte suivant :
PROPOSITION POUR LA RENTREE
« Désormais chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se verront confier la mémoire de l'un des 11 000 enfants
victimes des lois Sarkozy-Hortefeux contre l'immigration.
Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un enfant renvoyé dans son pays.
Rien n'est plus émouvant pour un enfant que l » histoire d'un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui. »
Vous envoyez (gratuit, franchise postale) à :
Monsieur le Président de la République,
Palais de l'Elysée,
55, rue du Faubourg Saint-Honoré,
75008-- PARIS.
Faites passer à vos réseaux.
La terre est ma patrie, l'humanité ma famille. Khalil Gibran.
à eelisa
De Compte supprimé 5
Locataire du 35370 | 10H00 | 14/04/2008 |
- Eelisa !
- Y'a rien à gauche, tu le sais bien…
- Et foutons la paix aux gosses, pas leur niquer leur enfance, c'est déjà si court…
- Tu cites Khalil Gibran, j'adore…
Courage
à eelisa
De Louis Gohier
Robespierriste | 10H41 | 14/04/2008 |
Pas du tout démagogique comme « proposition ». Et sinon, si on se bougeait plutôt politiquement ? C'est pourrait être plus utile et moins grotesque.
à eelisa
De Compte supprimé 5
Locataire du 35370 | 11H15 | 14/04/2008 |
- Contagieuses tes conneries !
- La carte(offerte par Handicap international » part ce tantôt…
à eelisa
De Cosette
( délinquante amoureuse) | 15H21 | 14/04/2008 |
Bravo eelisa
Bonne initiative.
J'espère que le p'tit président va crouler sous les tonnes de cartes !
Je te demande de me pardonner j'ai pas pu m'empêcher de répondre à qui tu sais…..
à eelisa
De raoul le magnifique
16H04 | 14/04/2008 |
« La terre est ma patrie, l'humanité ma famille. Khalil Gibran. »
et na na ni et na na na….Je pédale et je pédale…Bons sentiments ridicules, totalement faux, voir dangereux….
..Mais comment est ce possible d'écrire des choses pareilles….
…La France état faciste, rejoignez-nous mes amis dans notre secte ! !
POLICE PARTOUT, JUSTICE NULLE PART
Allez les cops, on écrit une lettre, la la li la lair ! !
à raoul le magnifique
De Compte supprimé 5
Locataire du 35370 | 16H16 | 14/04/2008 |
- Ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit…
Proverbe chinois.
à Compte supprimé 5
De raoul le magnifique
17H02 | 14/04/2008 |
Je vous l'avais dit que les chinois étaient des types bien !
De Bon Scott
09H01 | 14/04/2008 |
Le petit corps malade est en charge de la sécurité dans ce pays, violence et bavure sont le quotidien des forces de l'ordre.
La vidéo qui suit représente bien, la violence ultra sécuritaire instauré par le locataire de l'Elysée depuis ces nombreuses années (c'est la 3ème fois que je post ces image)
http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/04/06/1365-nicolas-sarko…
à Bon Scott
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 09H11 | 14/04/2008 |
Merci pour cette vidéo… Je n'ai jamais pu la regarder en entier… La terreur !
La France de sarko n'est pas la mienne.
à Bon Scott
De kane85
09H26 | 14/04/2008 |
J'avais déjà vu. Très bien faite.
La première fois que Nicolas Sarkozy a été ministre, je l'ai vu aux infos et j'ai dis à mon mari : regarde celui-là ! ! « taing quel ambitieux, ça se voit sur son visage. C'est un mec dangereux. Faudra faire gaffe à lui !
J'ai pas de boule de cristal mais là….
De Lairderien
09H08 | 14/04/2008 |
Il ne sert à rien d'enqueter sur la mort de chaque sans papiers. C'est inutile car toutes ces morts, chacune avec leurs « 'détails' » particuliers, n'ont qu'une seule et unique cause : LA PEUR ! ! !
Ces pauvres gens qui révaient d'une vie meilleure se retrouvent face à une machine aveugle de rejet des étrangers, érigés en boucs émissaires des maux de notre société, par des personnages qui sont les dignes héritiers de leurs prédécesseurs de droite plus ou moins extrème (euphémisme poli ! ! ! )
Et le bras armé de la puissance publique, comme à chaque fois applique sans trop d'état d'âme affiché et même un peu (beaucoup) de zèle, les consignes qui lui sont données.
''Merci' » aux 53% de votants, dont probablement les 2/3 ont été bernés par le discours du saltimbanque agité, parce qu'ils n'ont jamais cherché à s'informer, mais seulement pris en considération le petit bout de programme qui leur plaisait, en oubliant tous le reste.
à Lairderien
De Chipek
10H16 | 14/04/2008 |
bernés ou pas, il y a aussi un grand nombre de personnes qui de toutes les façons, quel que soit le candidat ne voteront jamais à gauche ………
la gauche, c'est le diable point !
la réciproque est sans doute vraie …….
bien que beaucoup aient pour la 1ere fois de leur vie voté à droite pour Chirac en 2002 ! ! ! ! ! ! ! ! !
De Bon Scott
09H21 | 14/04/2008 |
Article de « La Nouvelle République du Centre Ouest »
14 04 2008
Le ministère face à une recrudescence des suicides de policiers
Les policiers sont sans cesse au contact avec la violence et la délinquance : l'univers anxiogène qu'ils côtoient peut contribuer à les déstabiliser.
• Trois décès en un an au commissariat de Tours
• Les gendarmes veulent exprimer leur malaise
• La « police de proximité » expérimentée en Seine-Saint-Denis
La question du suicide des policiers est abordée de front au ministère de l'Intérieur au cours d'un comité d'hygiène et de sécurité. Il y a urgence : le phénomène connaît une inquiétante aggravation depuis le début de l'année.
Un comité central d'hygiène et de sécurité (CCHS) se penche, aujourd'hui au ministère de l'Intérieur, sur la question « récurrente et taboue » des suicides dans la police, les syndicats s'étant inquiétés après un « pic » observé début 2008.
Une douzaine de policiers ont en effet mis fin à leurs jours depuis janvier 2008, selon des sources policières.
Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, a fait état, début 2008, d'une récente étude sur les suicides des policiers entre 1999 et 2008, évoquant de 39 à 55 suicides par an, ayant de « multiples origines », le plus souvent d'ordre privé mais aussi liées au travail.
Les suicides de début janvier, avec notamment cinq cas successifs, ont relancé la polémique et suscité l'inquiétude des syndicats, certains dénonçant la « pression » exercée sur les fonctionnaires. Le sujet est devenu brûlant dans les années 1990 où des vagues de suicides avaient été enregistrées. En 1996, une étude sans concession avait ainsi été menée par des psychologues après la révélation d'un « pic » de près de 70 suicides.
C'est la crainte d'atteindre, de nouveau, un tel seuil qui a mis les syndicats de police en émoi début 2008, selon eux.
Le cas du commissariat de Tours, où un policier de 34 ans est décédé, le 19 janvier, après s'être tiré une balle dans la tête avec son arme de service, a été, selon eux, « emblématique » de l'ampleur du problème (voir ci-dessous).
Parallèlement à celui-ci, d'autres suicides ont été révélés en France, au même moment, provoquant des réactions syndicales.
L'Unsa (premier syndicat de gardiens de la paix) et le Syndicat général de la police (SGP-FO) ont dénoncé comme l'une des possibles causes la « pression des chiffres et des résultats », insufflée aux policiers par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy en 2004. Interrogés cette semaine, leurs responsables ont réaffirmé cette analyse.
Pour Henri Martini, secrétaire général de l'Unsa-police, les suicides de policiers sont « complexes » mais « ne peuvent tous s'expliquer par des motifs d'ordre privé comme le dit l'administration ».
« Le métier de policier n'est pas un métier comme les autres », estime de son côté Nicolas Comte (SGP), « il y a de la pression ou du stress ».
Les deux syndicats réclament une « prévention efficace » et des « déclenchements d'alerte ».
L'Unsa a d'ailleurs dépêché au CCHS un professeur de médecine légale, Michel Debout, président de l'Union pour la prévention du suicide.
La pression
du résultat instaurée
par le ministre
Nicolas Sarkozy
M. Martini fait en outre un parallèle avec les suicides sur des sites de Renault : « Si des suicides sont liés au métier », selon lui, « l'administration doit assumer et elle ne le fait actuellement pas ».
A Alliance (second syndicat), Jean-Claude Delage est plus mesuré et dit, comme l'administration, que les suicides « sont majoritairement » liés à des « circonstances extérieures ». Il souhaite cependant un « état des lieux » et des « actions concrètes » à l'issue du CCHS.
Le très modéré Syndicat des commissaires (SCPN, majoritaire) a plusieurs fois réclamé un « débat » estimant que ces « suicides touchent même les “ patrons ” ».
Chez les gendarmes, une trentaine de suicides par an sont recensés, selon des sources internes. Mais, en tant que militaires, ils n'ont pas de syndicats pour le faire savoir
Sarkozy = Violence, Terreur , Haine, Pression, Chiffre, Résultat, etc ….
Vite un « grenelle du bien-être » pour mettre fin aux fonctions du petit corps malade !
à Bon Scott
De otto didakt
citoyen en colère | 14H58 | 14/04/2008 |
un sans-papiers noyé
un commissaire flingué
1 partout !
question : qui va gagner le championnat ?
à otto didakt
De pedro66
informaticien bon à rien | 15H28 | 14/04/2008 |
Les sans papiers , ils bien plus nombreux …..
Beaucoup trop nombreux ! ! !
25000 / an, ce n'est pas assez .
à Bon Scott
De raoul le magnifique
20H04 | 14/04/2008 |
« Violence, Terreur , Haine, Pression, Chiffre, Résultat, etc …. »
Tu as oublié facisme, nazisme, torture, viol, et meurtre
à raoul le magnifique
De Quinine
traducteur et amoureux des chats | 20H51 | 14/04/2008 |
Vous, vous avez oublié un « s » à « fascisme ». Rien de personnel, hein, c'est juste pour faire remarquer que la formation au ministère de l'Intérieur, c'est plus ce que c'était.