Aimé Césaire dans un état « préoccupant » à l'hôpital de Fort-de-France

L'état de santé du poète de 94 ans, ancien maire de Fort-de-France et député de Martinique pendant près de 50 ans, s'est aggravé. Il est hospitalisé depuis mercredi après-midi. Le chantre de la négritude souffre notamment de problèmes cardiaques.

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Portrait de FabiendeMénilmontant

De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 08H19 | 12/04/2008 | Permalien

Wikipédia l'avait enterré avant l'heure :
http://www.20minutes.fr/article/224868/France-Wikipedia-enterre-Aime-Ces…
et Nic », lui, a pris ses précautions : il a rebaptisé 15 janvier 2007, par arrêté du ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer, Dominique Perben, l'aéroport de Fort-de-France - Le Lamentin est dénommé « Aéroport Martinique - Aimé Césaire » :
http://www.martinique.aeroport.fr/
traduit avec la mention « International » sur la page d'accueil…

Heureusement que le grand homme ne voulait pas savoir qui était Sarkozy et avait apporté son soutien à Ségo…

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

Portrait de NuklearCocroach

De NuklearCocroach

15H05 | 12/04/2008 | Permalien

Hommage à un homme vrai dont l'intégrité ne peut être remise en doute,d'autre auraient bien aimé récupérer sa notoriété à leur profit,mais quand on tient tant que ça à s'approprier l'aura des autres c'est qu'on en a pas soi même et qu'on cherche à satisfaire une frustration narcissique qui voudrait qu'on soit quelqu'un de bien juste parce qu'on s'affiche aux côtés d'un personnage connu qui lui l'est réellement.On relève ce genre de symptômes chez les personnes que l'on nomme par un doux euphémisme : bipolaire,autrefois qualifié de maniaco-dépressif à comportement compulsif..ça vous rappelle pas quelqu'un ?

Portrait de lecok

De lecok

15H02 | 02/05/2008 | Permalien

AIMÉ CÉSAIRE :
TOUJOURS DANS LE TEXTE ET, À JAMAIS,
PARMI LES SIENS !

. Comment un apprenti poète procède-t-il pour dissiper le vertige de la page blanche ?
- Il lui faut lire après avoir renoncé à écrire, momentanément ! C'est, en tout cas, la méthode qui a la faveur d'un certain Gando, personnage principal de « Après les nuits, les années blanches », roman paru chez l'Harmattan à Paris en 1993.

Extraits :

« Les nuits suivantes, [Gando] allait se résoudre à tomber dans les bras du désespoir pour se consoler quand il fit une dernière trouvaille : dans l'état où étaient les choses pourquoi ne songerait-il pas à ses lectures classiques ? Elles lui murmureraient sans aucun doute les sons, les mots, les images, les tournures de circonstance pour faire réapparaître la Belle, la retenir et la fixer pour l'éternité.
Au lycée, ne lui suffisait-il pas de relire quelques vers d'Aimé Césaire du “Cahier d'un retour au pays natal”, quelques extraits du “Chant Général” de Pablo Neruda, quelques phrases de Frantz Fanon tirées indifféremment des “Damnés de la terre” ou de “Peau noire, Masques blancs” pour se sentir pousser des ailes et capable de défier les plus grandes envolées littéraires ? En effet, chaque fois qu'il n'avait pas oublié de déclamer des passages de ses auteurs favoris avant de composer, il obtenait non seulement de bonnes notes en dissertation – il en avait l'habitude – mais des notes excellentes et des observations particulièrement élogieuses de ses professeurs.
Le volumineux “ carnet ” de citations et de fiches de lecture qu'il se constitua pour préparer son bac de lettres, il le dédia à Frantz Fanon et, quand il n'en eut plus besoin, il le céda à un ami qui le céda plus tard à un autre ami… Tant et si bien que des générations successives de bacheliers en lettres de son pays lui devaient en quelque sorte un des volets de leur passeport pour l'École Normale ou [pour] l'Université…
Gando récita “Femme noire, femme nue”, poème de Léopold Sédar Senghor, réécrivit avec Chateaubriand ses méditations devant les pyramides d'Égypte, refit avec Victor Hugo le portrait de Quasimodo… Mais, il eut beau ressasser dans sa tête et parfois à haute voix les morceaux choisis les plus pertinents des auteurs qui l'inspiraient habituellement, la prosopopée à laquelle il aurait voulu recourir pour dissiper enfin son vertige de la page blanche ne prenait pas [ enfin, pas tout de suite]. »

Foin de commémoration, donc, de célébration voire de pétition pour une quelconque « Panthéonisation » d'Aimé Césaire ! Une consécration définitive de son œuvre et une réminiscence collective de sa pensée suffisent.

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