En 1998, Jim Murple Memorial faisait paraître son tout premier album, « Rythm & Blues jamaïcain ». Pour fêter ses dix années d'activité discographique exclusivement dévolues aux musiques jamaïcaines des années 60, l'atypique et acoustique orchestre, façon big band, sort son septième opus, sur 33 tours vinyle uniquement.
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Une somptueuse compilation, « Spapadoo-Hey ! Spadoo-Oh ! », de douze titres (dont deux inédits) de rythm'n blues, jazz, ska, soul et rocksteady jamaïcains. Le disque est fait, comme les précédents, d'autant de reprises et d'adaptations que de créations, dans l'exacte tradition de cette période musicale.
On ne résiste pas l'envie de suivre le tempo, battre la mesure, bouger et danser quand on l'écoute. Ce best-of sera dans les bacs le 26 avril, mais les aficionados pourront l'acheter auparavant dans les prochains concerts du Jim Murple. L'album sera en téléchargement payant sur leur site à partir du 15 avril.
It's easy - Jim Murple Memorial
Game of Love - Jim Murple Memorial
Qui que l'on soit - Jim Murple Memorial
Love Song - Jim Murple Memorial
A l'occasion de cet anniversaire, le groupe -une chanteuse-trompettiste, un batteur, un contrebassiste, deux guitaristes, un saxophoniste et un trompettiste- a récemment donné le dernier d'une série de trois très chauds et très dansants bals jamaïcains, au mythique dancing La Java, dans le quartier de Belleville à Paris.
Le vieux son jamaïcain typique des années 60
Quand on écoute le Jim Murple Memorial, on a d'abord la sensation que l'orchestre a réussi à dégotter la fameuse machine à voyager dans le temps et dans l'espace. L'illusion est parfaite, les JMM parviennent à restituer ce vieux son jamaïcain typique des années 60 sans bouger de leur propre studio de Montreuil, en enregistrant leurs albums sur un vieux quatre pistes TEAC 3340 acheté aux puces. (Voir la vidéo.)
Retrouver le son des pionniers de la musique moderne jamaïcaine pour en restituer l'esprit, c'est l'objectif ambitieux et un peu dingue que s'est fixé le Jim Murple Memorial en 1996 à sa création. Il n'a pas cessé depuis d'explorer cette courte période de l'histoire musicale de la Jamaïque, qui se termine avec l'invention du reggae au début des années 70. (Voir la vidéo.)
N'appartient pas au Jim Murple Memorial qui veut
Depuis 1996, l'eau a coulé sous les ponts pour le Jim Murple Memorial, mais le groupe a réussi à garder le cap malgré les vicissitudes, l'adversité et les galères. La disparition du contrebassiste Fabrice Lombardo en 2003 et le départ du batteur Denis Baudrillart, tous deux membres originels du collectif, ont représenté des « blessures quasi-impossible à cicatriser“ sur le plan humain et artistique.
Le reste du groupe n'a pas révisé à la baisse ses exigences vis-à-vis des remplaçants potentiels. Depuis, une vingtaine de musiciens au total se sont succédés pour tenter de les remplacer. Mais n'appartient pas durablement au Jim Murple Memorial qui veut, comme l'explique Anne-Marie Dallaine, la chanteuse :
‘On ne fait pas de la musique au sein du Jim Murple pour devenir des stars mais pour humblement faire danser les gens et partager avec eux la joie simple que procure cette musique populaire.
Pour y parvenir, l'implication des membres du groupe doit être totale, afin d'accéder à la transe. Cet état déconcentration extrême nous permet de transmettre à la fois la puissance et la légèreté de cette musique et de vibrer avec le public. C'est par cette transe que nous pouvons espérer rejoindre l'esprit de ces groupes de bal.
Il y a une vraie émotion dans le fait de rechercher des instruments acoustiques de l'époque. Notre Graal, c'est de tendre vers cette façon typique qu'ils avaient de pratiquer la musique dans le but de la restituer au public d'aujourd'hui.
C'est une démarche très touchante que de retrouver la magie d'une orchestration toute simple où chaque musiciens a sa place et où personne n'essaie de tirer la couverture à lui.
Tout ce que j'aime quand je chante, c'est remettre les gens deux par deux le temps d'une danse et accrocher un sourire sur leur visage. C'est une mission que les Jim Murple ont toujours prise très au sérieux.
► Spapadoo-Hey ! Spadoo-Oh ! du Jim Murple Memorial - 33 tours vinyle - Patate Records et Pias France.




















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De ex-riverain
x | 18H10 | 10/04/2008 |
un groupe bien sympathique en live ! Allez les voir/écouter !
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 18H35 | 10/04/2008 |
C'est vrai.
J'ai eu le plaisir de transpirer un soir sur leur musique généreuse. Je finissais par croire que j'avais la grâce chaloupée des Jamaïcains et ils ne se sont pas foutus de moi.
Rien que pour ça, je les aime, les JMM.
De Gargamel
04H39 | 11/04/2008 |
Je suis moi-même fan de ska (Skatelites, Skarface, New-York Ska-Jazz Ensemble, Tokyo Ska Paradise Orchestra, Saint-Petersburg Ska-Jazz Review, Big D and the Kids Table, The Rollings, Getatchew Mekuria , Ska-P (non, je déconne), Kargol's, medef inna babylone, The Kingpins, The Toasters, La Ruda Salska, pour n'en citer que quelques uns).
Mais le rock steady, je ne peux pas. C'est bizarre, mais je m'ennuie aux concerts de JMM. J'ai bien le sentiment d'être différent : tous mes amis raffolent de ce groupe, mais j'y reste hermétique.
à Gargamel
De guerzit
Incomprenant majeur | 09H24 | 11/04/2008 |
Essayez Toots and the maytals, ou les premiers Bob Marley… J'ose espérer qu'ils vous feront changer de sentiment sur le bon rock steady si chaud, si bon…
à Gargamel
De guerzit
Incomprenant majeur | 09H25 | 11/04/2008 |
Ceci dit je reconnais que la différence de BPM peut étonner, aux vues du ska boosté que vous écoutez…
à Gargamel
De Prolo du livre
10H35 | 11/04/2008 |
T'inquiète Gargamel !
Moi-même fan de Trojan, Desmond Dekker, Bad Manners, Laurel Atkin, de Rock Steady, Toots, Marley, de Reggae, Ragga, Punk et Oi ! , j'ai du mal avec JMM…
Non pas que je ne leur reconnaisse pas de qualités, musicales, scéniques et « d'esprit », mais j'ai du mal.
Je les avais vu, il y a quelques années au défunt Festival des collines (snif…), je n'avais pas réussit à me laisser embarquer. Surement dommage, mais c'est comme ça…
Maintenant, qu'un groupe continue à faire du vinyl, de la scène, avec un super esprit, ben… y a tout bon.
P.S. : Medef inna Babylon, du ska ? Plutôt un bon punk occitaniste traditionnel (la tradition n'appartient pas aux nationalistes ! ) revisité par un poil d'éléctro !
à Prolo du livre
De Prolo du livre
10H37 | 11/04/2008 |
Ha ! Et allez faire un tour à la boutique Patate records, rue de Charonne (encore Paris…), pas loin du Silence de la Rue (rue Faidherbes me semble), ni de Born Bad (rue Kleber)…
De emmala
chargée de mission | 18H00 | 13/04/2008 |
hello Clotilde,
comment je fais pour t'envoyer des SP ?
besitos
emma éditions Lézard et petit lézard
emma-chan@noos.fr