"The Eye": Hollywood, refuge du cinéma de genre français

Jessica Alba dans 'The Eye' (Mars Distribution).

De Jacques Tourneur (« La Féline ») jusqu’à Alexandre Aja (« La colline à des yeux »), en passant par Jean-Pierre Jeunet (« Alien: Resurrection »), Hollywood a su attirer les réalisateurs français, en leur donnant les moyens de voir grand.

Pour leur deuxième film, « The Eye », qui sort ce mercredi en France, les réalisateurs Xavier Palud et David Moreau ont eux aussi choisi de s’exiler. Leur démarche est une illustration des difficultés actuelles du cinéma français, mises en avant par le rapport du Club des 13.

Le groupe de réflexion formé par des professionnels du cinéma (dont Pascale Ferran) pointait notamment les difficultés de financement des « films du milieu », ni oeuvres d’art et d’essai, ni grosses machines formatées. Le constat vaut aussi le cinéma de genre, les films d’horreur, d’épouvante ou les thrillers très éprouvants, rappellent les deux cinéastes:

« Au début, on a fait des films à petits budgets, et on s’est démerdés, comme pour notre premier long-métrage, « Ils ». Pour « The Eye », on a disposé d’un budget moyen, tellement difficile à boucler en France, surtout pour le cinéma de genre, qui tombe sous le coup d’interdictions au jeune public. »

« Avec un budget de 6-7 millions d’euros, on est coincés »

David Moreau précise:

« Il n’y a pas de chaîne de télévision derrière nous. Donc, avec un budget de 6-7 millions d’euros, on est coincés, car ni TF1 ni France 2 ne veulent diffuser « The Eye » à 20h30…

« C’est sur les grosses comédies qu’ils vont mettre de l’argent. Les exemples abondent depuis le début de l’année. Avec parfois des surprises (« Bienvenue chez les Ch’tis ») ou le bon sens des spectateurs refusant des mastodontes (« Astérix aux Jeux olympiques »). Mais ce n’est pas nouveau, c’est plutôt une lame de fond, née d’un un besoin de films ‘fédérateurs’. »

Le nombre d’entrées de ce type de productions n’est pas non plus suffisant pour assurer le financement:

« Dans le cinéma de genre, quand un film cartonne, c’est qu’il fait 300 000 entrées; 500 000, c’est rarissime, et ce sont surtout des films américains. Côté français, il n’y en a qu’un qui ait vraiment bien marché, c’est ‘Promenons-nous dans les bois’ [de Lionel Delplanque, ndlr], qui a fait 800 000 entrées. Ensuite, c’est notre premier film, ‘Ils’, avec 250 000. Tous les autres films français sont en dessous de 100 000. »

Ce manque de fréquentation pourrait être compensé par l’exportation, une meilleure exploitation des autres supports de diffusion. Mais il faudrait que les locomotives du secteur s’intéressent à ce type de projets. « On est trop dépendants des chaînes de télévision en France », nous explique David Moreau, et estime même que « si le cinéma français fonctionnait sur le système des studios, on n’aurait pas besoin des chaînes de télévision »:

« Aux Etats-Unis, il y a une alternative aux chaînes de télévision. Les productions sont variées et le cinéma de genre occupe une place non négligeable. »

« On arrive à produire des émotions fortes avec deux francs cinquante »

Toujours en recherche de nouveautés, les producteurs américains scrutent les sorties des films qu’ils cherchent à produire. Et il se trouve qu’ils « sont fascinés par le fait qu’on arrive à produire des émotions aussi forte que la peur, ou le rire, avec deux francs cinquante ». Cette qualité, née, d’une certaine manière, d’un dysfonctionnement du système de production français, peut se révéler une bonne carte de visite.

« Notre premier film a eu un énorme buzz, tous les producteurs américains qui font ce genre de film ont voulu travailler avec nous », indique Xavier Palud. Le travail des réalisateurs est reconnu, mais il serait naïf de croire que c’est uniquement pour leurs talents qu’ils sont recrutés:

« C’est comme les films qu’ils achètent pour faire des remakes. Il séduisent parce qu’ils sont différents de leur culture: avoir un réalisateur étranger est une valeur ajoutée. Que l’on soit français, espagnol ou allemand, pour eux, c’est la même chose. »

David Moreau rapelle aussi qu’il y a quelques années, les producteurs ne regardaient que le box-office américain, l’international n’était qu’un bonus. Désormais, certains films font beaucoup plus d’argent hors des frontières des Etats-Unis, et ils en tiennent compte.

La durée du tournage est calculée au plus serré, quitte à revoir le scénario

Pour les « frenchies » délocalisés en Californie, les conditions de travail ne sont pas fastueuses. Tout est calculé pour produire, in fine, un film rentable. Le choix du lieu de tournage est fait avec soin. Certains états proposent des subventions pour accueillir des équipes de cinéma, et le Mexique offre une fiscalité si allégée qu’il y a toujours deux ou trois équipes hollywoodiennes sur place. « The Eye » a été tourné à Albuquerque (Nouveau Mexique), au Mexique et à Los Angeles, jouant ainsi sur plusieurs tableaux.

La durée du tournage est elle aussi calculée au plus juste. Pour « The Eye », elle a été fixée à trente-sept jours, pas un de plus. David Moreau raconte: « On avait un très bon premier assistant. En se basant sur le script, il a tablé sur cinquante-deux jours de tournage. Trop long pour la production. »

Mais le scénario proposé par la production américaine avait tendance a répéter les éléments narratifs:

« On a essayé d’élaguer au maximum. Le gros du travail a été de gommer le constant besoin de justification et de surlignage. Il faut faire comprendre au producteur que le spectateur n’est pas complètement débile et qu’il est capable de comprendre les choses par lui-même. »

Le travail de réécriture fait partie de la vie d’un film: le scénario évolue pour contenter les deux parties. Il a fallu « faire un gros travail de modification des dialogues, pour que les personnages ne se justifient pas tout le temps. On a changé aussi la fin, qui dans le scénario original se déroulait aux Etats-Unis, et l’emplacement du ‘climax’ [le point culminant de l’intrigue] au sein du film. »

La société de production de « The Eye » n’est autre que Cruise-Wagner Production, fondée par Tom Cruise et Paula Wagner. On retrouve au catalogue de cette société les trois épisodes de « Mission: Impossible », mais aussi « Les Autres », d’Alejendro Amenabar, « Vanilla Sky » et « Le Dernier Samouraï ». Le succès relatif du premier film de Xavier Palud et David Moreau ne leur a pas permis de trouver leur place au sein du cinéma français. Les chasseurs de têtes américains eux, ont flairé le bon coup.

The Eye de Xavier Palud et David Moreau - avec Jessica Alba - 1h37.


En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.

 
19H07 09/04/2008

« The Eye » est l’exemple parfait de l’exploitation du cinéma mondial par les américains : on pille un scénario ici, un réalisateur par-là, parfois même un acteur et hop on sort du hamburger pré-mâché pour le public américain à la chaîne.
Le résultat est insipide : 0 créativité, toute aspérité propre à l’œuvre originale gommée.
Que financièrement ce soit intéressant pour les réalisateurs ou pour leur carrière ok, mais pour le cinéma ou le spectateur c’est quoi la plue-value ?

 
Tyb | (par ici, par là)
19H39 09/04/2008

Oui alors là effectivement l’article tombe complètement à coté, si je ne me trompe pas The Eye est le remake (avec actrice aussi bankable que tacherone) du film thaïlandais du même nom, lui même déjà passablement remake ou du moins repompe servile sans génie de
tout ce qui se fait en matière de fantastique asiatique.

Et en plus il me semble bien que les deux réals viennent de se faire gicler sans explication de la réalisation d’un autre film par Miramax, auquel ils contribuaient depuis un moment.

bref exemple très très mal choisi, parce qu’au final on se retrouve devant un film type représentatif de ce qui ne va plus à hollywood.

les parcours de Florent Emilio Siri avec « Hostage » ou Aja avec « La colline a des yeux » était plus pertinent…

 
Jean.Aubert78 | étudiant
22H10 09/04/2008

Tout à fait d’accord avec tyb du point de vue des exemples, c’est vrai que quand on regarde un chef d’oeuvre du genre comme « haute tension » ( à mon sens bien meilleurs que « ils » … ) on en vient à regretter la fuite de nos réalisateurs vers l’outre-mer.
Canal + avait diffusé il y a un an ou deux, un reportage sur le cinéma d’horreur et sur sa très contemporaine remise à jour. Il est vrai que depuis un certain temps, ce genre était devenu réellement gignolesque ( souviens toi l’été dernier, scream 2, 3, 4 . .. ) et nous rendait nostaliques de l’age d’or du cinéma de genre ( nos parents ont connus roméro, argento , dante ; que diable ! ). Ce genre à connu son apogée lors de la pointe des revendications anti-millitaristes des années soixante dix. Des réalisateurs comme roméro, traitant du droit à la terre au travers de films comme « zombie » . . .

Est il alors curieux de voir, aujourd’hui, en pleine débacle de seconde guerre du golfe, une réminiscence de ce genre qui allie ( ou peut allier ) l’absurde au politique ?
Aujourd’hui des artistes comme eli roth manient à perfection la dénonciation sociale tout en gardant la dérision si chère au gore. Lorsque les journalistes montraient pour la première fois des corps de soldats mutilés par la guerre au vietnam, l’art, et le cinéma particulièrement (car traitant de l’image) n’avait plus de tabous quant à l’horreur. Dorénavant le pendant les clichés de soldats américains torturant des prisonniers, permettent l’exploration « médiatiquement libre » des bassesses humaines, des films tels que « hostel » ou « saw » en sont les plus parfaits exemples.

Seulement voilà, dans nos sociétés, quand quelquechose a de l’intérêt, il est aussitôt pervertit par l’obcession du proffit. Nous voyons débarquer des films de plus en plus barbares, de moins en moins, intéressants, des suites prétextes à montrer de la viande toujours plus rouge. Car ces films, s’ils ne rencontrent pas le succès des bloc busters comme spiderman où star wars, coûtent infiniment moins cher. Le cinéma d’horreur est actuellement le plus rentable d’un point de vue coût/proffit, ce qui justifie les daubes cinématographiques pondues de manières régulières.

Il y’a quelques années, Aja , Roth, et bien d’autres, formaient une réelle avant garde du cinéma de genre. En france, ils avaient les conditions de tournages ( final cut ô combien précieux ) mais aucun fonds, il n’est pas étonnant de voir que ces jeunes talents aient fuits vers le pays de l’oncle sam. Producteurs français, c’est vous que je blâme, de ne pas avoir sur lire le talent de ces artistes en herbe lorsqu’il le fallait. . .

 
lamorille | montlu
23H14 09/04/2008

d’accord avec l’obsession du profit… pas d’accord avec votre vision « sociale » des films tels que saw et hostel qui ne sont que des resucées du grand guignol à la hersell gordon lewis qui lui avait au moins l’honnêteté (je m’étrangle…) d’avoir peu de moyens. Aja et Roth entre autres exploitent eux-aussi un filon porteur. il y a bien longtemps, je sortais épouvanté après avoir « zombie » de romero ou  » massacre à la ronçonneuse » de hooper du cinéma. ma maman ne comprenait pas pourquoi j’allais voir de tels films… maintenant je crois comprendre: outre le gore (nouveau à l’époque et terriblement jouissif pour un ado), ces films avaient une dimension sociale… je passe sur le blabla de ceux qui crachaient sur de telles horreurs ( et le cinéma de genre en général), je me sentais plus proche du zombie et du redneck que de leurs ennemis. seulement voilà, ce genre désormais s’affiche en tant qu’esthétique, avec les mêmes plans, la même couleur poisseuse, dans un contexte sociologique différent. mes élèves jubilent devant saw 4 parce qu’on y commet des atrocités soi-disant indescriptibles, je l’ai vu…j’ai vu un film fasciste qui fait l’apologie de la torture, est-ce pour autant que je ne suis qu’un vieil aigri réactionnaire?
une dernière chose, quand ond on fait en classe un travail sur « freaks » de tod browning, l’impact y est beaucoup plus puissant, ainsi que dans le cadre de « lycéens au cinéma » un travail sur « shining ». Ils aiment, ils n’aiment pas, mais ils ne sont pas indifférents.
vive la série b, z ou bz
salutations
 une

 
Jean.Aubert78 | étudiant
00H51 10/04/2008

j’ai du mal m’exprimer, mais c’est justement ce que je voulais dire. Je fais seulement une distinction, qui n’est apparement pas partagé, entre saw l’original, le thriller, et ses suites au scénario tous plus bidons les uns que les autres .
Je pense voir les même chose que vous dans ce genre, et je n’y cherche pas non plus une catharcie morbide : j’ai réellement mal due me faire comprendre, je suis aussi un adepte des midnight movies , et en déplore les dérives sadique …
Mais je maintiens que des films tels que « cabin fever » ou « haute tension » sont les dignes succésseurs de Hooper (qui n’a fait incontestablement qu’un film correct dans toute sa carrière)et autres .

ps : je vous défie de me dire que vous aviez de l’ampathie devant les forains de freaks ! :D

 
lamorille | montlu
12H31 10/04/2008

pas d’empathie pour hercule et l’écuyère c’est sur
 lm

 
Tyb | (par ici, par là)
19H41 09/04/2008

Par ailleurs croire que les réalisateurs étrangers séduisent les américains parce qu’ils sont différents de leur culture est une lourde erreur, et même un contre sens total quand on voit justement ce que deviennent les films achetés en masse une fois passés par le filtre du remake hollywoodien.

 
lamorille | montlu
20H47 09/04/2008

l’original ne m’a pas semblé terrible, mais c’est une question de goût. la tendance au remake n’est pas que le fait de réals autres qu’américains (cf soderbergh et l’horrible « solaris » ou le nanard « 2001 maniacs »). en fait hollywood fait tellement preuve d’imagination que sont recyclés et les chefs d’oeuvre et les films moyens et les pires nanars (j’adore pourtant HG Lewis). mais je pense que cela correspond à la globalisation dans tous les domaines
cf les diaboliques, assaut (une trahison signé richet)sur le central 13, mr et mme smith, ladykillers (même les frères coen ont fait leur merde) etc etc…bref tout cela ne montre pas une quelconque vitalité cinématographique,plutôt une sclérose pseudo-artistique
ps: le remake de scorsese d’infernal affairs est ma foi meilleur que l’original

 
23H06 09/04/2008

Pourquoi le cinema anglais est diversifié alors??? pourquoi le cinema espagnol est ecclectique alors??? pourqoi le cinema americain est diversifié alors??? Meme le cinema italien a eu son moment de gloire (bava, fulci,d’argento…)

La ligue 1 le cinema francais meme combat!!
Continuez de me faire rire avec les matches et les films qui sortent dans les salles obscures.

Le plus drole c’est de voir les promos : l’acteur ou l’actrice ne s’en remet jamais de son experience avec le réalisateur. Ils vivent le film ils sont le film…
Mon dieu (du cinema)pardonnez les producteurs francais car ils ne savent pas ce qu’ils font.

 
A.V. | sculpteur
23H48 09/04/2008

L’histoire des réalisateurs européens à Hollywood, c’est Barton Fink. Les grands studios américains se moquent des styles. Quand un réalisateur se fait connaître sur le vieux continent, ils s’intéressent à lui uniquement pour utiliser son nom, et se débarrassent de tout ce qu’il y a autour. Des types aussi talentueux que Stephen Frears y ont troqué leur style contre un déguisement de pute.
La seule période où Hollywood s’est réellement ouvert à l’expérimentation remonte aux années 70. Les vieilles recettes des grands studios ne suffisaient plus à remplir les salles, et le cinéma européen - italien surtout - avait des années-lumière d’avance. Bon gré mal gré, Hollywood a essayé des « choses ». En 1975, par exemple, la MGM produit un film réalisé par Antonioni, avec Jack Nicholson : « Profession : reporter ». On aime ou on n’aime pas (personnellement, j’adore), mais Antonioni n’a fait strictement aucun compromis avec la production. Un truc totalement impossible aujourd’hui.

Le problème français est d’avoir importé la moitié de la logique industrielle américaine et, manque de bol, la mauvaise moitié. Désormais, on sait faire aussi bien question uniformisation de l’écriture et de la mise en scène, mais on produit comme des neuneus.

 
01H57 10/04/2008

J’ai hate d’attendre le réultat…Je suis assez fan des slashers et des films d’horreur

Bah oui c’est dommage de s’exiler, mais si le film est bon et a du succes: tant mieux

En France soit on se tape de la grosse daube comique ultra promotionnée par toutes les radios et télés, genre les chtis ou asterix….
(Parfois on a aussi des films plus que moyen qui ont du succes, comme Les choristes…)

…Soit on se tape des paquets de films tous aussi nuls les uns que les autres; des films faussement intellectuels, de genre, qui nous endorment…
..Dur dur le cinéma francais

 
tAran | I Want To Believe
09H58 10/04/2008

L’exemple est très mal choisi. The Eye est peut être un film de genre, mais c’est avant tout un film de commande comme il en existe tant ces dernières années aux Etats Unis. On reprend les bons vieux films d’horreur et d’épouvante japonais, thaïlandais ou coréens et on les adapte à la sauce américaine :

- The Eye
- Dark Water
- Ring
- The Grudge (Ju On)

(en cherchant bien, on doit bien en trouver d’autres…)

Je vous renvoi à cet article du blog cinegore qui va plus loin dans la réflexion sur le cinéma d’horreur français avec la mise en place d’un chantier nommé French Frayeur :

http://cinegore.dhblogs.be/tag/french+frayeur

Non, l’exemple ne tient définitivement pas la route. Un bon exemple de difficultés de production et de distribution est le film Dead End.
Je vous renvoi d’ailleurs à l’interview des deux réalisateurs, Jean-Baptiste Andréa et Fabrice Canepa, et qui est à mon sens plus pertinente :

http://www.dvdrama.com/news-22771-jean-baptiste-andrea-dead-end-.php

La question posée est maintenant :

Comment rentabiliser un film de plus de 6 millions d’euro avec un public d’environ 350 000 amateurs de ce genre ?

(cf également cet article du Monde : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2007/06/12/emergence-de-l-horreur-a…)

 
14H26 10/04/2008

visiblement French Frayeur, plus qu’un chantier, est une nouvelle branche de prod chez C+, et Manuel Alduy, qui à peut-être découvert le duo pour leur premier film (eux disent avoir envoyé leur scénario à un producteur qu’ils ne connaissaient pas), ne s’est pas lancé dans l’aventure pour le second. peut-être le troisième, avec les pépettes U.S.

 
lamorille | montlu
12H34 10/04/2008

en faisant des films avec 6000 euros (euro-ciné cela va sans dire)
 lm