AïE ! TECH 07/04/2008 à 19h35

Une hydrolienne géante mise en service au large de l'Irlande

Aïe ! Tech"
Pierre Vandeginste | Journaliste scientifique, blog Aïe ! tech


Une hydrolienne Seagen (DR).

L’énergie de la mer a franchi une étape symbolique. Seagen, la première hydrolienne de production dépassant le mégawatt vient d’être posée par 24 mètres de fond, dans le détroit de Strangford, en Irlande du Nord.

L’un des plus puissants courants de marée du monde lui permettra de produire jusqu’à 1,2 mégawatts d’électricité en pointe, pendant dix-huit à vingt heures par jour.

L’installation, partiellement émergée, comporte un pylone central, sur lequel un bras mobile portant deux hélices circule entre une position basse de production et une position haute facilitant la maintenance. Les deux hélices bipales de 16 mètres d’envergure sont réversibles, afin d’exploiter le courant aussi bien lors de la marée montante que descendante.

Bientôt une ferme de sept hydroliennes au Pays de Galles

Seagen devrait être opérationnelle dans quelques semaines et reliée au réseau électrique cet été. Elle doit alimenter un millier de foyers. Le constructeur, Marine Current Turbines, prolonge ainsi l’expérience acquise depuis l’installation en 2003 de l’hydrolienne Seaflow de 300 kW à Lynmouth, près de Cardiff. La suite ? Une ferme de sept hydroliennes totalisant une puissance crête de 10 mégawatts devrait être installée d’ici 2012 au large de l’île galloise de Anglesey.

L’installation de Seagen confirme la position de pionnier de la Grande-Bretagne en matière d’énergie de la mer. On sait qu’elle risque d’être quelque temps handicapée par un coût élevé, induit par la spécificité du milieu marin (corrosion, accessibilité…).

Mais on sait également qu’elle représente un vaste potentiel (surtout l’énergie des vagues), tout particulièrement pour une nation encerclée par la mer et qui dispose d’un « savoir-faire-sous-la-mer » développé pour l’exploitation du pétrole offshore.

Publié initialement sur
Aïe ! Tech
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  • Hélène Crié-Wiesner
    • Posté à 22h53 le 07/04/2008
    • Internaute 57
      Binationale

    Ravie de voir que les expérimentations des années 90 sur l’hydrolien sont enfin passées à l’étape industrielle. Le business va suivre, c’est couru d’avance. Déjà, aux Etats-Unis, les grandes boîtes spécialisées dans le solaire et l’éolien estiment qu’elles ont momentanément atteint leur phase de croisière, et renvoient les ingénieurs et autres spécialistes qui les démarchent en vue d’une embauche vers les entreprises « hydroliennes ». Ce sont elles, apparemment, qui attirent maintenant les capitaux-risqueurs de l’énergie alternatives.

  • Gastlag
    Gastlag
    flâneur | identi.ca/gastlag
    • Posté à 23h08 le 07/04/2008
    • Internaute 8274
      flâneur | identi.ca/gastlag

    Et les poissons ? seront-ils hachés menu et récupérés derrière pour faire de la soupe de poisson ? Ou sont-ils assez intelligent (avec leur mémoire de 2 secondes) pour les éviter ?
    Le poisson d’avril risque d’être une espèce en voie de disparition...

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à Gastlag
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 04h22 le 08/04/2008
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      La société Aïe teck envisage de prendre le mois d’avril comme mois de maintenance pour remonter le matériel immergé, le réviser. Avec comme avantage collatéral celui de sauver sauver cette espèce de poisson.

      Mais n’ayez crainte, les premiers essais montrent que le trafic des poissons est régulé par la présence des hélices un peu comme la circulation routière l’est avec des « round-about ». Ils s’arrêtent ; laissent passer la pale et se glisse de l’autre côté. Bien évidemment, le processus de sélection naturelle est renforcé par ce procédé. Les poissons les moins doués se font avoir ou sont trop lents et se font hachés menu ; ce dégât collatéral devenant un avantage collatéral.

      L’Insomniaque.

      • argiope
        argiope répond à Claude PELLETIER
        chatouille ou pique, c'est selon
        • Posté à 21h35 le 08/04/2008
        • Internaute 34103
          chatouille ou pique, c'est selon

        Exactement comme l’humanité, qui devient de plus en plus intelligente grâce à la sélection naturelle qui fait que les jeunes chauffards se tuent avant d’avoir fait souche.

  • Christobal Colon
    Christobal Colon
    Scandalisé à 999%
    • Posté à 23h19 le 07/04/2008
    • Internaute 6494
      Scandalisé à 999%

    Faudra prévenir les sous-marins nucléaires et autres terribles... qu’on met des joujoux dans le bassin !

    Se prendre un pylone sous l’eau avec des ogives dans la poche, ça donne quoi ?

  • romain13
    • Posté à 23h56 le 07/04/2008
    • Internaute 14824

    Les amis des bêtes qui ont peur pour les pauvres ptits poissons... comme précisé dans l’article, c’est le courant qui fait tourner l’hélice... donc elle tourne... à la vitesse du courant... donc le risque pour le poisson n’est pas d’être broyé... mais au pire de se cogner...

    Si une hélice résiste à la force du courant, je pense pas qu’un ptit poisson puisse nager à contre courant et se faire trancher en 2...

    Vous me faites trop rire, il y a 2 hélices posées dans un espace grand comme 70% de la surface de la Terre et vous flippez alors que tous les jours ya des millions de poissons qui se prennent un filet de pêche dans la tronche et personne ne crie au génocide !

    Ca m’a donné faim tout ça...

  • Servais-Jean
    • Posté à 00h00 le 08/04/2008
    • Internaute 4591
      43

    (Essai de désinformation)

    Le vent est ralenti par les éoliennes et maintenant on va nous freiner les courants marins.
    Et puis un jour on va nous annoncer que le Gulf-stream va disparaître.

    Autrement dit on nous refait le coup du pétrole.

    • romain13
      romain13 répond à Servais-Jean
      • Posté à 00h04 le 08/04/2008
      • Internaute 14824

      Et on la fait avec quoi l’énergie qui vous sert à faire fonctionner votre ordinateur pour écrire ce post si on trouve pas des solutions nouvelles ?

      • A.V.
        A.V. répond à romain13
        • Posté à 00h22 le 08/04/2008
        • Internaute 24685

        « Le vent est ralenti par les éoliennes. » Vous êtes vraiment simple, citoyen.

         
        • romain13
          romain13 répond à A.V.
          • Posté à 01h35 le 08/04/2008
          • Internaute 14824

          Ehhh ca va pas c’est pas moi qui ai écris ça ! !

          Relisez mon vieux !

          • Claude PELLETIER
            Claude PELLETIER répond à romain13
            Retraité dans son jardin
            • Posté à 04h24 le 08/04/2008
            • Internaute 10710
              Retraité dans son jardin

            Les gens sont méchants !

          • A.V.
            A.V. répond à romain13
            • Posté à 08h40 le 08/04/2008
            • Internaute 24685

            Décidément, c’est du 5ème de degré chez vous.

            • Servais-Jean
              Servais-Jean répond à A.V.
              43
              • Posté à 17h01 le 08/04/2008
              • Internaute 4591
                43

              (Essai de désinformation)

              C’est ce que j’ai mis en haut de ma remarque.
              Y mettre des panneaux indicateurs à chaque ligne me semblait un peu exagéré. Mais si vous insistez !

              • A.V.
                A.V. répond à Servais-Jean
                • Posté à 19h14 le 08/04/2008
                • Internaute 24685

                Oublie ! Même avec des néons clignotants, y percutera pas.

        5 autres commentaires
      • A.V.
        A.V. répond à romain13
        • Posté à 00h25 le 08/04/2008
        • Internaute 24685

        Eh, Jean ! T’as oublié de rappeler que les panneaux solaires épuisaient l’énergie du soleil.

         
        • Gudule
          Gudule répond à A.V.
          • Posté à 09h23 le 08/04/2008
          • Internaute 9720

          N’oublions pas non plus que nous usons la Terre à force de marcher dessus.

          • nono le simplet
            nono le simplet répond à Gudule
            gauchiste placide
            • Posté à 09h50 le 08/04/2008
            • Internaute 9767
              gauchiste placide

            marchons sur les mains pour préserver la terre.
            marcher sur la tête, c’est déja fait .

        2 autres commentaires
    • nono le simplet
      nono le simplet répond à Servais-Jean
      gauchiste placide
      • Posté à 09h48 le 08/04/2008
      • Internaute 9767
        gauchiste placide

      il y a 10 éoliennes près de chez moi et le lieu-dit « buffevent » va être rebatisé « calmeplat »
      Non aux éoliennes qui bloquent les nuages par manque de vent et en les coupant en morçeaux ,font pleuvoir sur nous.
      Je propose que l’on stocke leur énergie produite pour faire ventilateur pendant les canicules .

  • FdT
    FdT
    En pleine décroissance
    • Posté à 01h50 le 08/04/2008
    • Internaute 24641
      En pleine décroissance

    Il est temps que nous investissions massivement sur ce potentiel énergétique gigantesque offert par océan.
    Les hydroliennes ont de plus l’avantage d’avoir un impact sur l’environnement très limité comparativement au barrage et éolienne. Il est bon de noter que la vitesse de rotation des pales d’une hydrolienne n’est pas importante et ne représente donc aucun danger pour les organismes marins traversant une hydrolienne.
    Il y a aussi les centrales à marée-motrice qui offre un potentiel énergétique non négligeable.

    Les hydroliennes, les centrales à marée-motrice et le solaire allié aux technologies d’économies d’énergie ont le potentiel de fournir l’énergie nécessaire à l’humanité sans avoir à être dépendant du nucléaire. Concernant le solaire cette source d’énergie est aussi extrêmement prometteuse sous condition que le problème des batteries soit rapidement réglé. A vrai dire ces problèmes sont déjà réglés mais de puissants lobbies font tous ce qui est en leur pouvoir pour ralentir le développement des énergies alternatives, et nous verrons que ce sera une fois arrivé au bord du chaos seulement que comme par enchantement des technologies extraordinaires apparaîtront du jour au lendemain car elles y auront été autorisées...

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à FdT
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 04h32 le 08/04/2008
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      En tant qu’agent de ces lobbyes,
      je vous signale que j’ai bien failli effacer votre message
      mais comme vous ne nommez pas les membres de ces puissants lobbyes,
      je vous félicite pour votre discrétion et
      je me contente de vous prévenir : ne donnez pas de nom !

      La Sentinelle 001

      • Servais-Jean
        • Posté à 17h09 le 08/04/2008
        • Internaute 4591
          43

        La Sentinelle 001

        J’en connais une de Lauby, elle était dans la bande des « nuls » et son prénom est Chantal.

        Signé
        Un mouchard

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à FdT
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 04h32 le 08/04/2008
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      En tant qu’agent de ces lobbyes,
      je vous signale que j’ai bien failli effacer votre message
      mais comme vous ne nommez pas les membres de ces puissants lobbyes,
      je vous félicite pour votre discrétion et
      je me contente de vous prévenir : ne donnez pas de nom !

      La Sentinelle 001

    • A.V.
      A.V. répond à FdT
      • Posté à 08h44 le 08/04/2008
      • Internaute 24685

      Et n’oublions pas que la technologie la plus prometteuse en terme de rendement est... l’économie d’énergie. Parce qu’au rythme de la croissance mondiale, toutes les énergies renouvelables réunies n’y suffiront pas.

      • Servais-Jean
        Servais-Jean répond à A.V.
        43
        • Posté à 01h33 le 09/04/2008
        • Internaute 4591
          43

        A.V.

        Ca va pas non ? C’est pas l’économie d’énergie, mais l’énergie économique, celle qui en produit plus qu’elle n’en consomme.

  • Caius
    Caius
    Expert en management
    • Posté à 09h58 le 08/04/2008
    • Internaute 35080
      Expert en management

    J’aimerais bien savoir si, en France, on a déjà fait un premier inventaire des sites qui pourraient accueillir de telles installations.

    Il en faudrait près d’un millier pour compenser une centrale nucléaire, donc ce n’est pas une solution miracle, mais toute contribution authentiquement renouvelable est bonne à prendre. A condition, comme le souligne très justement AV, qu’on n’en profite pas pour oublier que la priorité, c’est de consommer moins.

  • deecurl
    • Posté à 10h56 le 08/04/2008
    • Internaute 13077

    l’exploitation de l’énergie des vagues est testée dans plusieurs endroits maintenant, en plus de l’Irlande la société Hydrohélix teste un prototype en Bretagne et au Portugal on teste un « serpent de mer » écossais, le Pelamis.
    c’est une excellente chose puisqu’en multiplant les expérience une technologie pérenne d’exploitation des courants va sans doute émerger après qu’elle soit restée dans les cartons pendant des années.

    mais comme dit AV, que cela ne nous empêche pas d’éteindre la lumière en sortant des toilettes

    • A.V.
      A.V. répond à deecurl
      • Posté à 11h32 le 08/04/2008
      • Internaute 24685

      Question technologies restées dans les cartons... La pile à combustible date du XIXe siècle. Le problème est que le choix politique d’une énergie repose sur son potentiel de croissance, pas sur son rendement. C’est l’inversion du principe de l’énergie. Comment consommer plus pour produire plus ...

      • Pierre Vandeginste
        Pierre Vandeginste répond à A.V.
        Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
        • Posté à 20h13 le 09/04/2008
          rédacteur
        • Journaliste 8947
          Journaliste scientifique, blog (...)

        La pile à combustible dans les cartons ? C’est au contraire un sujet très chaud.

        Mais pour commencer, ce n’est pas une « source » d’énergie. Juste une façon de transformer une énergie portative (hydrogène ou autre fluide) en électricité.

        Mais la façon la plus rentable connue pour fabriquer de l’hydrogène, c’est à partir du gaz naturel. L’hydrolyse de l’eau a un très mauvais rendement (25%). Bref, on cherche…

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 12h49 le 08/04/2008
    • Internaute 29846
      menuisier

    Tout ces équipements, c’est très bien.
    Mais si on considérait le problème en terme de Négatwatt ?
    A savoir que le principal gisement d’énergie réside dans celle que l’on peut économiser (éclairage publique dispendieux, isolation thermique des logements, chauffage passif, lampe basse conso, etc) ?
    Moins spectaculaire mais que des avantages.

  • Le_semeur_de
    • Posté à 13h22 le 08/04/2008
    • Internaute 25241

    Décidément alors que les éolienne horizontale ne fonctionne pas plus de 30% du temps que se pose l’orientation etc ... même sous l’eau on continue ce principe merdique alors qu’il existe d’autres systèmes plus efficaces ! ! !

    C’est pas comme ça que les énergies renouvelables seront rentables ! ! !

    • Pierre Vandeginste
      Pierre Vandeginste répond à Le_semeur_de
      Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
      • Posté à 14h30 le 08/04/2008
        rédacteur
      • Journaliste 8947
        Journaliste scientifique, blog (...)

      C’est un peu plus compliqué que ça.

      D’abord, on a par exemple montré que la France, qui comporte trois « bassins » de vent (mer du Nord, Atlantique, Méditerranée) peut espérer dispooser en permanence de 25% de la puissance éolienne installée (si elle est bien répartie). En d’autres termes, 4 GW installés, judicieusement placés, garantiraient 1 GW permanent. L’interconnexion à l’échelle d’un continent, voire plus (cf projet euro-africain Desertec) est la meilleure façon de rendre fiable les énergies aléatoires.

      Ensuite, il y a complémentarité ente les différentes formes d’énergie renouvelable intermittentes. Quand il n’y a pas de vent, le soleil n’est pas forcément couché. Lorsque la tempête se calme, en mer (plus d’énergie éolienne), il y a encore de grosses vagues pendant longtemps.

      Enfin, nos besoins ne sont pas non plus constants. Certains besoins peuvent même être assez corrélés avec la production : lorsque le soleil tappe, les panneaux solaires permettent de faire etourner la clim…

      • jimmyb
        • Posté à 18h06 le 08/04/2008
        • Internaute 28000

        L’interconnexion ne viendra pas me faire changer d’idée pour ce qui est de l’éolien classique, le problème, c’est sa compensation par le thermique, et particulièrement par des centrales au charbon. Or nous n’avons pas en France de ces centrales, celles qui existent ne peuvent pas permettre cette régulation. Il faudra donc en construire, nous augmenteront donc notre production de CO2, ce qui est quand même aberrant. Et si l’on trouve une solution de remplacement au thermique, alors l’éolien deviendra obsolète. La France ne s’est jeté sur l’éolien que pour faire le beau devant l’Europe en tentant de respecter la convention de Kyoto. Et ceci au détriment de toutes les recherches dans les autres énergies renouvelables, car on a arrosé copieusement de subventions cette énergie qui si elle est renouvelable est loin d’être écologique. Aujourd’hui, l’ADEME défend bec et angle son bébé, et refuse d’ouvrir les yeux, pourtant des centrales de régulation commence à se construire, et on continue la politique de l’autruche. Là-dessus, on ajoute l’appât du gain pour les petites collectivités étranglées par le désengagement de l’Etat, et l’on voit fleurir partout des éoliennes en dépit du bon sens.
        Si je crois que l’hydroéolien peut changer quelque chose à cet état de fait, c’est par sa constance de production et sa prévisibilité de non production. C’est là que porte toute la différence, d’abord il faudrait presque 3 barils d’éolien classique pour un baril d’hydroéolien. En clair, on devra compenser 20% de la production, contre 70% avec l’éolien, le calcul est vite fait en terme de pollution indirecte.
        La pollution est certes un tout, mais la production d’électricité en France est loin, très loin derrière les transports dans ce domaine. C’est là qu’est notre principal problème en France, les transports sont responsables de près de 80% de notre production de CO2, mais là, aucune solution véritable en vue, on tient particulièrement à nous faire consommer jusqu’à la dernière goutte de pétrole en ramassant le pactole des taxes.

  • marie 75
    • Posté à 14h35 le 08/04/2008
    • Internaute 3563

    il faudrait connaître la production. Le syst. paraît simple.

  • jiji61
    • Posté à 14h44 le 08/04/2008
    • Internaute 38407

    Un article bien clean mais qui laisse croire que la solution au problème énergétique passe par la technologie (pardon, en bon français : la technique). Cette idée reçue fait le bonheur des grands groupes multinationaux, les seuls à avoir les finances assez solides pour entreprendre de tels investissements. Et nous, les citoyens, on regarde, on subit... et on paie !
    La (les) solution(s) passe(nt)par la simplicité de systèmes beaucoup plus locaux qui responsabilisent la population. Si j’ai une micro éolienne, quelques mètres carré de panneaux solaires et un récupérateur d’eau, je prends conscience de ce que je produis et de ce que je consomme et j’organise ma vie en faisant de vrais choix. Si, au contraire je continue de m’alimenter sur les réseaux : je ne décide de rien, je paie mais n’influe pas sur les modalités de la production. Evidemment ce second type d’organisation n’intéresse pas les grands groupes parce qu’il leur échappe. Pourtant il est générateur de milliers d’emplois (concepteurs, installeurs, « entreteneurs »)... et il dispense des risques dus à la fragilité des réseaux (tempête de 1999 ou effet domino d’une surtension locale en Europe).
    Il faut se souvenir que la modernité n’a toujours pas régler les grands problèmes de l’humanité (faim, guerres) et qu’elle en a généré de nouveaux (pollutions, cataclysmes « naturels »...).

    jiji61 qui vous salue bien.

    • A.V.
      A.V. répond à jiji61
      • Posté à 15h17 le 08/04/2008
      • Internaute 24685

      Faisable en dehors des villes. Or, il me semble que 9 français sur 10 vivent dans une agglomération de plus de 50 000 habitants...

      • ovny1984
        ovny1984 répond à A.V.
        auprès de mon arbre...
        • Posté à 18h30 le 08/04/2008
        • Internaute 307
          auprès de mon arbre...

        il existe des éoliennes à axe vertical pas plus grandes qu’un arbre et qui s’intégrent assez bien justement en ville ! Voir aux Pays Bas.

    • Pierre Vandeginste
      Pierre Vandeginste répond à jiji61
      Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
      • Posté à 17h03 le 08/04/2008
        rédacteur
      • Journaliste 8947
        Journaliste scientifique, blog (...)

      C’est gentil comme idée mais faux. L’autonomie est un luxe.

      L’interconnexion permet au contraire de consommer l’électricité produite ailleurs, quand il y a du soleil, du vent ou des vagues là-bas, et d’en fournir aux autres quand il y en a ici.

      L’autonomie serait plus économique si l’on savait bien stocker l’énergie : ce n’est pas le cas. Pourtant, on cherche…

      Maintenant, si ce que vous voulez dire, c’est qu’on peut se passer d’électricité quand il n’y a ni soleil ni vent… c’est un autre sujet.

      • jimmyb
        • Posté à 17h24 le 08/04/2008
        • Internaute 28000

        Peut-être, mais pas trop loin quand même, car les pertes liées au transport sont trop importantes sur longues distances. Mais en fait, c’est tout le monde qui a raison, la preuve en est de la construction de bâtiments qui produisent plus d’électricité qu’ils n’en consomment. Or la pollution en CO2 en France comporte deux axes principaux, les transports et le chauffage collectif ou individuel, et le meilleur moyen de remédier au second est en effet de produire au moins une part de son énergie soi-même. Et cela, c’est possible même en ville, bien que là, cela reste du collectif la plupart du temps. Les américains seront toujours en avance d’un ton sur nous, on construit là-bas de plus en plus d’éolienne sur des toits d’immeuble, pas des éoliennes à hélices, mais dont l’allure est plutôt celle d’un batteur à œufs.
        Mais il reste qu’il faudra toujours produire de l’électricité à grande échelle, bien que l’interconnexion soit aussi avantageuse que source de problème comme on l’a vu lors de la gigantesque panne d’il y a quelques années. Mais c’est nécessaire de toute façon, produire soi-même reste comme le dit Pierre Vandeginste un luxe certain, ne serait-ce que par le cout des installations, et il existe beaucoup plus de solutions en rural qu’en urbain.

      • Jean-Jacques Louis
        • Posté à 22h28 le 08/04/2008
        • Internaute 2277

        « L’autonomie serait plus économique si l’on savait bien stocker l’énergie. »

        On cherche et, chose plus rare, on trouve.

        L’hydrogène est une des solutions. Pendant les périodes d’excès d’électricité, on peut électrolyser de l’eau pour produire de l’hydrogène qui est assez facile à stocker (gazomètre, bonbonnes, hydrures non stoëchiométriques, ...). On peut ensuite l’utiliser dans des piles à combustible (avion Hélios de la NASA et bus à hydrogène de Van Hool) ou dans un moteur thermique adapté (VW ou Dieter Valley). Dans les années 70, j’avais aussi essayé avec un succès relatif d’utiliser un moteur de Stirling chauffé par un Bunsen alimenté à l’hydrogène.

        On peut aussi pomper de l’eau vers un lac artificiel ou non puis la faire redescendre sur des turbines ou une hydrolienne. C’est appliqué entre autres en Belgique à la centrale de Coo Trois-Ponts.

         
        • Pierre Vandeginste
          Pierre Vandeginste répond à Jean-Jacques Louis
          Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
          • Posté à 11h45 le 09/04/2008
            rédacteur
          • Journaliste 8947
            Journaliste scientifique, blog (...)

          L’hydrogène est sur le papier une solution géniale pour stocker l’énergie. Malheureusement, le rendement est très bas pour le moment. À la louche, le rendement est de l’ordre de 60% quand on transforme l’hydrogène en électricité dans une pile à combustile mais d’environ 25% lorsqu’on transforme l’hydrogène ne élmectricité par électrolyse.

          Rendement du cycle : 15% !

          Et ce n’est pas tout, car on ne peut pas stocker l’hydrogène à pression athmosphérique, et on perd quelque 10% en le comprimant à 700 bars, ou encore 25% si on le liquéfie.

          Bref, on cherche à améliorer tout ça !

          La « station de pompage », c’est à dire le remplissage d’un lac de barrage hydroélectrique est effectivement la « batterie » essentielle de nos infrastructures électriques. Ça marche, et même fort bien, le rendement est de l’ordre de 70%, mais les capacités sont limitées.

        1 autres commentaires
  • lautzig
    • Posté à 14h46 le 08/04/2008
    • Internaute 31396

    Cette nouvelle est un drame pour la france.

    Si on résume ce qu’est une hydraulienne :
    Deux grosses pales qui ressemble bien à des ailes d’avion du point de vue industriel.
    Un gros générateur, du genre de ceux des TGV mais dans l’autre sens.
    Une installation en mer.

    Qui sont les leader mondiaux dans ces trois domaines, est ce que la France peut entrer dans la compétition ? Airbus pourrait fabriquer des pales, Alstom les générateurs et l’installation en mer pourrait être faite par Technip ou ex Bouygues offshore.

    Mais non. La france c’est Areva et Total. donc, motus. Il faut que des PME (Bretonne ou Vendéenne s’y collent). C’est Navran de perdre ainsi un avantage industriel.
    Quand la France se reveillera on serra dépassé.

  • Jean-Jacques Louis
    • Posté à 14h47 le 08/04/2008
    • Internaute 2277

    Merci pour cet article intéressant et porteur d’espoir.

    En janvier, j’ai été informé par une navigatrice solitaire de l’existence dans les fjords norvégiens d’un énorme chantier puissamment illuminé dans la nuit polaire ; on y installe des hydroliennes. C’est situé entre l’île sur laquelle se trouve la ville d’Hammerfest et le continent, près du très beau pont de Kvalsundet. (vers 70° 30’N, 23° 55’E)

    Elle m’a parlé d’une puissance installée de 10 MW qui sera augmentée ultérieurement. C’est déjà connecté au réseau de distribution d’électricité mais des unités supplémentaires doivent être mises en service en mai prochain. J’ai trouvé un site internet sur le sujet mais il ne dit pas grand-chose de concret : Lien.

    À vrai dire, l’énergie bleue ne date pas d’aujourd’hui. Des moulins à marée ont existé en Écosse dès le XVIIIe siècle. Il y en aurait eu aussi en Bretagne bien avant l’usine de la Rance mais je n’ai rien trouvé sur ce dernier sujet. Peut-être Charles Mouloud pourrait-il nous aider ?

    • ovny1984
      ovny1984 répond à Jean-Jacques Louis
      auprès de mon arbre...
      • Posté à 19h08 le 08/04/2008
      • Internaute 307
        auprès de mon arbre...

      Il y a un très ancien moulin à marée à l’île de Bréhat encore visible, au large de Paimpol. Il doit encore pouvoir fonctionner, mais je ne l’ai pas vu en fonctionnement. Le principe en est très simple : une digue en pierre s’appuyant sur une cote rocheuse découpée forme un lac artificiel qui se remplit par un sas à la marée montante. Le sas est fermé à marée haute. le moulin entre en action pendant le marée descendante en utilisant l’énergie potentielle de situation de l’eau retenue, comme les moulins au bords d’un torrent alpin ou d’une rivière.

      La digue est faite pour résister aux grandes marées qui passent par dessus. le moulin en pierre est rustique et très rablais pour les mêmes raisons.

      • Jean-Jacques Louis
        • Posté à 22h00 le 08/04/2008
        • Internaute 2277

        Merci pour ce renseignement. Pendant les vacances, j’essaierai d’aller voir cela.

      • lautzig
        lautzig répond à ovny1984
        • Posté à 15h56 le 09/04/2008
        • Internaute 31396

        Je me damande si sur l’Ile au Moine (golfe du Morbillan) ce n’est pas aussi un moulin que l’on voit.

  • lo_tipol
    • Posté à 18h33 le 08/04/2008
    • Internaute 30187

    Heureusement pour nos sociétés, ce ne sont pas les journalistes « scientifiques » qui dimensionnent les installations, mais de vrais professionnels.
    4t/mn, et 16m d’envergure, ça fait 200m/s en bout de pale, soit 720Km/h.

    Bon, là, c’est un prototype, mais ils vont quand même devoir se faire entrainer par Philippe Lucas, vos piscidés ....si le parc prend un peu d’importance.

    • lo_tipol
      lo_tipol répond à lo_tipol
      • Posté à 20h44 le 08/04/2008
      • Internaute 30187

      J’adore la note.
      Mise probablement par un couillon d’écolo, qui sera le premier a aller se secouer les prunes dans une manif., lorsque tous les avantages et inconvénients subis par ce genre d’« invention » géniale, qui existait il y a 1000 ans (il est vrai que l’on peut disserter sur le thème du con et du moulin à vent) apparaitront au grand jour ...

      N’empêche que 4 t/s, avec une hélice de 16m de diam., ça donne 720 km/h en bout de pale.

      Que les amoureux des sardines irlandaies se rassurent : avant de hacher du piscidé, il faudra régler quelques pbs de cavitation et de tenue en milieu marin...enfin si les pales tournent vraiment à cette vitesse ; o))

    • argiope
      argiope répond à lo_tipol
      chatouille ou pique, c'est selon
      • Posté à 21h54 le 08/04/2008
      • Internaute 34103
        chatouille ou pique, c'est selon

      4t/mn, et 16m d’envergure, ça fait 200m/s en bout de pale, soit 720Km/h.
      1 minute = 60 secondes...
      4 t/mn ne serait-ce pas 200 m/minute soit 20 km/h ?

    • Jean-Jacques Louis
      • Posté à 22h09 le 08/04/2008
      • Internaute 2277

      Ne mélangeons pas les secondes et les minutes. 4 tpm pour une hélice de 16 m. de diam., cela fait 201 m/minute et pas par seconde. En fait, 3.35 m/s ou 12 km/h. si vous préférez. Juste un peu plus vite qu’un piéton.

    • jissé
      jissé répond à lo_tipol
      Ingé retraité
      • Posté à 22h22 le 08/04/2008
      • Internaute 23393
        Ingé retraité

      le-tipol

      Bonsoir.

      Un petit cours de maths.

      _ Si vos « données » sont exactes _ .

      Circonférence = 2 PI X R (pas deux « pierrrrre », ça on a déjà)

      Diamètre = 16 mètres, soit rayon de 8 mètres.

      R = 8 mètres, ce qui donne environ 50 mètres de circonférence.

      4 tours/minutes = 200 mètres par minute. Soit 12 KM/heure

      On dit merci qui ?

      Jissé

      PS : « edit » : d’autres ont été plus rapides.
      Sorry et z’excuses pour les « répétitions ».

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