L’énergie de la mer a franchi une étape symbolique. Seagen, la première hydrolienne de production dépassant le mégawatt vient d’être posée par 24 mètres de fond, dans le détroit de Strangford, en Irlande du Nord.
L’un des plus puissants courants de marée du monde lui permettra de produire jusqu’à 1,2 mégawatts d’électricité en pointe, pendant dix-huit à vingt heures par jour.
L’installation, partiellement émergée, comporte un pylone central, sur lequel un bras mobile portant deux hélices circule entre une position basse de production et une position haute facilitant la maintenance. Les deux hélices bipales de 16 mètres d’envergure sont réversibles, afin d’exploiter le courant aussi bien lors de la marée montante que descendante.
Bientôt une ferme de sept hydroliennes au Pays de Galles
Seagen devrait être opérationnelle dans quelques semaines et reliée au réseau électrique cet été. Elle doit alimenter un millier de foyers. Le constructeur, Marine Current Turbines, prolonge ainsi l’expérience acquise depuis l’installation en 2003 de l’hydrolienne Seaflow de 300 kW à Lynmouth, près de Cardiff. La suite? Une ferme de sept hydroliennes totalisant une puissance crête de 10 mégawatts devrait être installée d’ici 2012 au large de l’île galloise de Anglesey.
L’installation de Seagen confirme la position de pionnier de la Grande-Bretagne en matière d’énergie de la mer. On sait qu’elle risque d’être quelque temps handicapée par un coût élevé, induit par la spécificité du milieu marin (corrosion, accessibilité…).
Mais on sait également qu’elle représente un vaste potentiel (surtout l’énergie des vagues), tout particulièrement pour une nation encerclée par la mer et qui dispose d’un “savoir-faire-sous-la-mer” développé pour l’exploitation du pétrole offshore.
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Si je comprends bien l’illustration, ce sont les avantages de l’usine marée-motrice de la Rance sans les inconvénients.
Je ne suis pas plus connaisseur que ça mais je pressens qu’il y a là quelque chose de génial.
Juste une question : quid de l’impact sur la faune et la flore aux abords de ce pylone ?
Elles m’effraient ces hélices.
Réponse par une autre question: quid de l’impact sur la faune et la flore aux abords d’une station pétrolière marine?
Et bien tous les baigneurs qui s’approcheront d’un peu trop près seront transformés en plancton. Le plancton, lui, restera plancton. Bref, que des bonnes nouvelles pour la mer.
La France n’est qu’à des petits essais depuis le début du mois d’avril dans l’estuaire de l’Odet près de Quimper
http://www.quimper.maville.com/Sabella-la-petite-hydrolienne-tourne-aujo…
A suivre
L’eau étant un milieu notablement plus visqueux que l’atmosphère, le forçage (courant, 5-6 noeuds au grand maximum) étant bien plus faible que les condidions habituelles de vent, il ne faut pas imaginer les pales tournant à la même vitesse que celle d’une héolienne.
On peut donc « supposer » un impact très limité sur la faune et la flore.
Le site web de TidalStream indique une vitesse de rotation de 10 m/s… ce qui ne veut pas dire grand chose,on voudrait plutot des tours/s ou radians/s. Apparemment l’hélice a un diamêtre de 10 metres, ce qui ferait environ une vitesse angulaire de 2 rad/s soit un tour complet en un peu plus de 3 secondes…?
http://www.johnarmstrong1.pwp.blueyonder.co.uk/Turbines.htm
L’impact est faible pour deux raisons. L’absence de barrage (contrairement à l’usine marémotrice de la Rance. Ici on ne cherche pas à canaliser le courant, on le prend là où on le trouve, un peu comme le vent dans une éolienne. Du coup, on ne crée pas de compartiments, on ne gène pas les déplacements de quoi que ce soit.
Second point : ces hélices tournent très lentement (15 tours/mn max) et très régulièrement. Peu de chance qu’un animal qui se risque dans un endroit où le courant est si fort se laisse surprendre.
Cette installation est sous surveillance environnementale et n’est autorisée que pour cinq ans. Après quoi une décision plus durable sera prise en fonction des constatations en matière d’impact.
Wait and sea ;-!
Une petite vidéo qui aide à piger tout ça.