Enquête

Quand la « France officielle » parle du génocide rwandais

Quatorze ans après le génocide au Rwanda, Bernard Kouchner et le général à la retraite Lafourcade livrent leur vision des faits.

Crânes humains au Mémorial du génocide de Murambi (A.Asiimwe/Reuters).

Il est rare que les militaires prennent position sur des sujets politiques. En mars 2008, la revue Défense nationale et sécurité collective consacre un dossier au Rwanda. L'occasion, pour un ministre en exercice et un général à la retraite, de livrer leur vision, quatorze ans après les faits : petites omissions et gros messages en direction du gouvernement. L'enjeu ? Ecrire l'histoire et éviter la case tribunal.

Kouchner : « Il y a eu ces bouillies de crânes sur lesquelles nous avons marché »

Bernard Kouchner ne pouvait pas choisir meilleur titre à son article : la normalisation et la vérité. Dans l'ordre, d'abord l'impératif politique, puis celui de l'histoire. Quitte à faire passer la « vérité » au second plan. Reconnaissons à son auteur, ministre des Affaires étrangères, la volonté de vouloir sortir de l'ornière. Depuis la rupture des relations diplomatiques, à l'automne 2006, le Rwanda et la France mènent une lutte sourde, sur fond de polémiques historiques. Sujet de la discorde : comment et jusqu'où qualifier le soutien apporté par Paris à l'ex-régime génocidaire de 1994 ? Bernard Kouchner, donc, ne manque pas de volonté. Sans doute parce que lui a vu, contrairement à l'ensemble de la classe politique française (hormis Edouard Balladur et François Léotard intervenant lors de Turquoise) pour qui les 800 000 morts du génocide restent une abstraction. Il l'explique ainsi :

« Seulement, il y a eu les centaines de milliers de morts Tutsis et Hutus modérés, il y a eu ces bouillies de crânes sur lesquelles nous avons marché, il y a eu un génocide tellement semblable aux nôtres et tellement différent aussi, et il y a maintenant des soupçons aussi graves qu'insupportables pesant sur nous, sur notre armée, sur nos soldats. »

La vision ethnique des événements a-t-elle disparu ? Pas sûr.

On se prend alors à espérer… une nouvelle approche des faits, un tri entre les clichés, les évidences et les informations vérifiées dans les nombreux ouvrages déjà écrits sur le Rwanda. Dès la deuxième page, l'auteur revient longuement sur la vision « ethnicisée » de la problématique rwandaise, entretenue pendant des décennies par les occidentaux.

« De ce soutien, la politique française doit être comptable, au moins par omission. Depuis 1970, une série d'approximations, d'inadvertances et d'erreurs d'analyse fondèrent une politique inégalitaire et négligèrent la réalité humaine des problèmes, à l'aune de cette phrase prononcée par un très haut responsable : “Au Rwanda, c'est la lutte des serfs contre les seigneurs'.”

Une phrase où François Mitterrand comme l'ancien ministre de la Coopération, Bernard Debré, auraient pu se reconnaître. L'ancien French Doctor, qui a beaucoup travaillé en Afrique, n'ignore rien des prismes officiels français.
Au chapitre de la “vérité”, Bernard Kouchner récuse les tentatives de réduire le génocide à des interprétations douteuses. Parmi ces tentatives, la lecture dont Pierre Péan s'est fait le héraut, où l'écrivain donne à l'attentat du 6 avril 1994 un sens tautologique (ceux qui sont derrière l'attentat sont aussi les responsables des massacres). Kouchner répond posément, sans citer l'écrivain :

“Je ne peux pas cautionner cette vision simpliste et infamante qui fait des Tutsis les responsables de leur propre malheur, pas plus que je ne peux supporter d'entendre certains défendre la thèse d'un double génocide Tutsi et Hutu.”

Pourtant, dans la même revue, le général Jean-Claude Lafourcade, ancien commandant de l'opération Turquoise, livre une vision tout à fait conforme aux clichés ethnistes du XXe siècle. En six pages, il emploie d'ailleurs les qualificatifs “hutu” (dix fois) et “tutsi” (neuf fois) comme autant de clés d'analyse du conflit, dont le “contexte complexe” tient dans cette première et unique assertion :

“Dès l'indépendance du Rwanda, en 1962, éclatent des conflits entre Hutus et Tutsis (représentant respectivement environ 85% et 15% de la population).”

Comme si la politique et la violence sociale pouvaient se réduire au règne de la démocratie ethniquement majoritaire… Pourquoi ? Comment ? L'officier des Troupes de marine ne soulève pas ces questions. En 2008, le Rwanda reste donc une source inépuisable d'approximations. Bernard Kouchner en fait la démonstration en revenant sur le tournant initié par le président Giscard d'Estaing :

“La France, par le jeu d'accord de défense datant de 1975, s'est portée au secours de son allié menacé par le Front patriotique rwandais (FPR) des Tutsis chassés de leur pays depuis 1959, 1963, voire 1967 et réfugiés en Ouganda et au Burundi.”

Faux. L'accord particulier d'assistance militaire du 18 juillet 1975 a pour objectif de former une gendarmerie rwandaise. Pas de venir au secours d'un régime contestable. Laquelle gendarmerie deviendra, grâce à la coopération française, le support d'un excellent maillage du territoire, qui permet en cas de crise d'avoir sous la main un réseau à l'efficacité redoutable. Tous les militaires le savent : pas de meilleur service de renseignements que la gendarmerie.

Peut-on être “impartial” face à un génocide ? Oui, répond le général Lafourcade

S'il n'apporte aucune explication concrète aux “approximations, inadvertances et erreurs d'analyse” de la période 1990-1994, marquée par des “pogroms”, le chef de la diplomatie française s'attache à ne pas fâcher ses nouveaux amis de la majorité présidentielle :

“Je ne tiens ni Edouard Balladur ni Alain Juppé ni Hubert Védrine pour responsables de ce qui s'ensuivit. Leur bonne volonté était entière. Les erreurs d'analyse venaient de plus loin.”

Mieux : il prépare le terrain de la justification alambiquée du général Lafourcade qui, oubliant de rappeler l'ordre de mission de ses troupes (le texte ne mentionne pas le mot “génocide” pas plus qu'il n'indique qui tue qui), présente ainsi la “délicate mission” :

“Il fallait mettre fin aux massacres avec l'impératif d'impartialité qui imposait de n'entrer en contact frontal ni avec les forces en retraite de l'armée gouvernementale (FAR) ni avec celles qui progressaient (Tutsis de l'extérieur-FPR). Il s'agissait aussi de montrer que la France n'avait pas l'intention de revenir durablement au Rwanda.”

En d'autres termes, les soldats français de Turquoise devaient être “impartiaux” et “neutres” face à un génocide. On comprend le caractère “délicat” de la mission. Mais là encore, cette contradiction est sagement ignorée.

Les soldats de l'opération Turquoise ont laissé fuir certains génocidaires rwandais

Sans revenir sur l'ensemble de l'opération militaro-humanitaire -on sait qu'elle fut à multiples tiroirs, dont certains n'ont pas encore été ouverts-, les deux auteurs insistent sur un point qui semble leur poser problème. D'abord Bernard Kouchner :

“Elle a d'abord permis de sauver des milliers de vies, même si elle a sans doute facilité la fuite de certains génocidaires qui quittèrent le territoire rwandais, brouillant hélas la lecture des événements.”

Hélas pour le ministre, le général Lafourcade reprend ce thème de la “fuite de certains génocidaires”, pour raconter une version à trous de l'histoire :

“La plupart des principaux responsables du génocide avaient fui au Zaïre avant notre intervention, mais la présence d'un certain nombre de Hutus ayant participé aux massacres s'est posée. Ceux-ci, ayant cessé leur activité avant notre arrivée, n'étaient pas immédiatement identifiables. Nous n'avions ni le mandat ni les moyens de les arrêter.”

Outre le mensonge de la fuite des génocidaires (beaucoup se sont fait connaître, croyant que la France venait à leur rescousse) fallait-il un mandat aux soldats français pour arrêter ces criminels de guerre, ministres, préfets, officiers d'actives ou réservistes… ? Juridiquement, dès lors que la convention de l'Onu sur le génocide (1948) était invoquée, il revenait aux forces en présence de faire appliquer la loi internationale. Le général français l'admet d'ailleurs quelques phrases plus loin :

“Nous avons néanmoins, avec des moyens limités, procédé à des arrestations de suspects et lancé de nombreuses procédures judiciaires.(…) Les dossiers des personnes suspectées d'avoir participé au génocide ont été alors remis aux Nations unies.”

Alors, quels intérêts défendaient les 2 500 soldats français de Turquoise ? Arrêtons-nous sur une date charnière : le dimanche 17 juillet 1994.

Face aux légionnaires, deux membres du gouvernement intérimaire, celui du génocide

Ce jour-là, dans le sud de la ZHS (Zone humanitaire de sécurité) contrôlée par la France, un convoi de Mercedes noires et de pick-up des Forces armées rwandaises (FAR) s'arrête dans une villa de Cyangugu. Au bord du lac. Deux des membres les plus importants du gouvernement intérimaire sont là. Deux génocidaires : le président de la République, Théodore Sindikubwabo, et le ministre des Affaires étrangères, Jérôme Bicamumpaka.

Le commandant du secteur, le lieutenant-colonel Jacques Hogard, va s'assurer de leur identité avec un groupe de commandos du 2e REP (Régiment étranger parachutiste). Les arrêtent-ils ? Non, ils leur donnent 24 heures pour “foutre le camp”. En clair : allez vous perdre dans la forêt zaïroise du Kivu. Voici comment s'expliquait le colonel Hogard, lorsque je l'ai rencontré en 2006 :

“Je n'avais pas le mandat de les arrêter, si on avait eu le mandat de les arrêter, on l'aurait fait, ça ne me posait aucun problème. Personne ne nous jamais demandé de les arrêter. Et ce n'est pas les autorités françaises que j'incrimine, parce que les autorités françaises n'ont jamais eu ce mandat de la part de la communauté internationale. Alors, défaut de volonté, défaut de rapidité de transmission, hésitations des chancelleries, que sais-je encore ? ‘

En réalité, la hiérarchie militaire va demander des ordres à Paris. Un ordre politique’ qui viendra le lendemain. Trop tard : les génocidaires et leur escorte d'une centaine de tueurs de la Garde présidentielle sont déjà passés au Zaïre. Ce jour-là, le lundi 18 juillet 1994, marque la fin de la guerre : le camp du génocide l'a perdue. Autre reculade : les militaires français ont aussi proposé de descendre l'émetteur mobile de la RTLM (radio des mille collines), la radio-la-mort appelant aux massacres, qu'ils avaient réussi à localiser. Là encore, Paris a répondu : ne faites rien.

‘La France a certainement commis sur de longues années des erreurs politiques…’

Bref, cette exfiltration et d'autres petits secrets continuent de peser sur les consciences. Est-ce ce qui motive les prises de position très fermes du ministre et du général ? Dans un joli couplet, Bernard Kouchner et Jean-Claude Lafourcade se renvoient la balle. Commençons par le ministre qui s'adresse directement à ses homologues rwandais, notamment le président Kagamé qu'il connaît bien :

‘La France a certainement commis sur de longues années des erreurs politiques, fondées sur des interprétations fausses, mais il serait odieux et inacceptable de penser qu'elle ait pu être coupable de crimes ou de complicité de crimes de génocide. C'est un point sur lequel je ne transigerai pas. Notre rapprochement avec le Rwanda ne se fera pas au détriment de l'honneur de l'armée française, au détriment de la vérité historique. La question aujourd'hui n'est plus là.’

Au passage, rappelons qu'en parallèle du dialogue avec Kigali, une plainte pour complicité de génocide est actuellement instruite devant le Tribunal aux armées de Paris. Elle vise l'ensemble des acteurs de Turquoise. Le général Lafourcade ne l'a pas oublié, c'est pourquoi il prend la précaution de langage suivante :

‘Il appartient au pouvoir politique et aux plus hautes autorités de l'Etat d'assurer la défense des militaires qui ont rempli les missions souvent difficiles qu'ils leur ont assignées, d'autant que ces derniers sont astreints au devoir de réserve. L'abandon ou l'absence de soutien de leur hiérarchie, en cas de mises en causes liées aux activités opérationnelles auraient de graves conséquences. Comment ne pas craindre alors que certains hésitent à s'engager réellement dans l'exécution de missions difficiles, voire qu'ils les refusent : ou encore que d'autres soient tentés d'interpréter les ordres et d'adapter l'exécution de la mission à leur appréciation personnelle, s'ils ont le sentiment que le projet politique présente des risques judiciaires ou médiatiques.’

Ces paroles ont le mérite de la clarté : si vous, les politiques, vous vous lâchez sur le Rwanda… le retour de bâton sera terrible. Ultime détail (mentionné dans l'ours de la revue mais que le néophyte n'aura pas forcément remarqué) : le comité d'études de Défense nationale est présidé par le général Christian Quesnot, ancien chef d'Etat-major particulier de François Mitterrand, officier qui connaît parfaitement le dossier rwandais pour l'avoir piloté des années à l'Elysée. Le message de mars 2008 vaut donc avertissement pour l'avenir.

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Portrait de castorpolitique

De castorpolitique

Rien | 10H15 | 07/04/2008 | Permalien

Revenant du Canada, je peux dire que, là-bas, personne ne se pose de questions : par son inactivité et par sa complaisance envers les Hutus, la France s'est fait complice du génocide.

Il faut aussi savoir que les ethnis hutu et Tutsi n'existent pas. Elles ont été créés ex-nihilo par les colonisateurs belges pour faciliter la conquête du pays et son administration. Ils ont tout simplement selectionné les plus riches et les noirs les plus clairs, ceux qui ressemblaient plus aux occidentaux, les ont appelés Tutsis, et les ont placés aux commandes du pays. D'où la haine qui s'est développé à leur égard dans le reste de la population.

D'où, peut-être, notre vision sociale de lutte des classes, et notre complaisance envers la classe « opprimée », les hutus.

Vu qu'il n'y a aucune richesse au Rwanda, que nos intérets y sont inexistants, on pourrait espérer un peu plus de courage et de vérité de la part de nos dirigeant. Mais l'état français est exceptionnellement peu à même de se remettre en question. C'est une particularité française qui s'applique aussi à nous tous, en tant qu'individus. Cet effet de miroir entre la psychologie des individus et le gouvernement est curieux et sans doute normal. Dommage.

Portrait de le soudanais

à castorpolitique Portrait de castorpolitique De le soudanais

ici et là | 12H52 | 07/04/2008 | Permalien

Il est vrai qu'un hutu riche pouvait ainsi devenir tutsi, ainsi (et surtout) que ses enfants.

Portrait de nitroglycerin

à castorpolitique Portrait de castorpolitique De nitroglycerin

étudiant | 13H35 | 07/04/2008 | Permalien

Non, les ethnies n'ont pas été crées ex nihilo par les colonisateurs. Ces derniers ont choisi d'organiser la société sur des bases ethniques mais il y avait des hutus, des twas et des tutsis bien avant leur arrivée.

Portrait de castorpolitique

à nitroglycerin Portrait de nitroglycerin De castorpolitique

Rien | 18H39 | 08/04/2008 | Permalien

Je me suis peut-être mal exprimé : les mots hutu et tutsis existaient bel et bien, et désignaient d'un côté les pasteurs, de l'autre côté les cultivateurs (en gros). Mais les belges ont fortement accentués l'ethnicisation en faisant une selection par la richesse (les pasteurs pauvres devenaient hutus) et par des critères physique (couleur de la peau, forme du nez, etc.).

http://castorpolitique.wordpress.com

Portrait de Victor NGIRABATWARE

à castorpolitique Portrait de castorpolitique De Victor NGIRABATWARE

18H47 | 07/04/2008 | Permalien

Je trouve plaisant que les Canada se permette des commentaires sur l'attitude d'autres pays que lui-même !

Quel est le pays qui a couvert d'honneurs le général qui commandait la MINUAR en 1994 et qui a signé le fiasco le plus sanglant et le plus retentissant de toute l'histoire des opérations de maintien de la paix de l'ONU ?

Quel est le pays qui a permis qu'une de ses ressortisssantes soit promue à un très haut poste de responsabilité à l'ONU après avoir organisé au TPIR l'impunité des crimnels de guerre ?

Pour que ces deux hauts responsables - DALLAIRE et Louise ARBOUIR - soient à ce point récompensés pour avoir facilité l'accession au pouvoir puis l'impunité du FPR, ne fallait-il pas qu'ils aient en mains, outre les instructions de façade de l'ONU, une instruction secréte qui leur donnait les véritables buts à atteindre…très éloignés des buts officiellement affichés ?

Alors vous comprendrez que l'opinion des canadiens sur le sujet…autant demander à CLINTON, qui a interdit que le mot génocide soit prononcé à l'ONU avant d'être totalement consommé !

Portrait de Azza

à Victor NGIRABATWARE Portrait de Victor NGIRABATWARE De Azza

Ingénieur en informatique scientifi... | 09H23 | 08/04/2008 | Permalien

De nouveau un mélange tordu d'informations tirant dans un sens en se donnant l'air de tirer dans l'autre :

Vous accusez DALLAIRE et ARBOUIR d'avoir organisé l'impunité des criminels de guerre (de qui parlez vous ? des génocideurs ? Dans ce cas, criminels contre l'humanité me semble plus approprié) tout en facilitant l'arrivée au pouvoir du FPR (qui était l'énemi déclaré des auteurs du génocide, a savoir le Hutu Power dirigé par le clan Habyarimana). A moins que dans votre esprit, FPR=« criminels de guerre“=‘responsables du génocide’ ? C'est sur le dernier ‘=’ que je coince. Qu'on accuse le FPR de crimes de guerre, ça peut se défendre. Les accuser d'être les responsables du génocide (donc de crime contre l'humanité), c'est reprendre la propagande révisoniste tordue qu'on entend depuis 14 ans et c'est grave. Alors encore une fois je le rappelle, le génocide a été planifié longtemps à l'avance par le parti ‘Hutu Power’ au pouvoir au Rwanda avec la présidence d'Habyarimana. Le rwanda d'Habyarimana a été soutenu, armé et entrainé par la France avant, pendant, et après le génocide (dernières livraisons d'armes autorisées par Paris plusieurs semaines après la fin des turies).

Soyez plus précis dans vos affirmations : où voulez vous en venir ?

Portrait de Victor NGIRABATWARE

à Azza Portrait de Azza De Victor NGIRABATWARE

11H45 | 09/04/2008 | Permalien

Votre affirmation : « Alors encore une fois je le rappelle, le génocide a été planifié longtemps à l'avance par le parti “Hutu Power” au pouvoir au Rwanda avec la présidence d'Habyarimana » est très contestable !

Cette planification n'a jamais été prouvée par personne et bien au contraire, les meilleurs experts devant le TPIR tels que GUICHAOUA estiment qu'elle n'apparait pas avant le début de 94, fin 93 au plus tôt.

Tout comme d'ailleurs l'expression « Hutu power » qui n'apparait qu'au cours du dernier trimestre 93.

Auparavant le régime d'Habyarimana comme vous dîtes était un gouvernement multipartite aux mains des hutus modérés tels que le premier ministre Dismas NSENGYAREMYE. C'étaient eux que la France appuyait.

Rappelons que l'armée française a quitté le Rwanda en décembre 93 et n'y est revenue que fin juin 94, alors que le génocide était largement consommé et que les génocidaires étaient déjà assez largement passés au Zaïre.

Il s'ensuit qu'elle n'était pas là au plus fort du génocide et qu'elle n'était plus là au moment où s'est formé le hutu power et l'éventuelle planification du génocide.

Les dates et les faits sont incontournables !

Portrait de CA Not Dead

De CA Not Dead

Glandouilleur Pro | 10H08 | 07/04/2008 | Permalien

J'adore les versions officielles ! Bientôt dans nos beaux manuels d'histoire…

Ce qui m'impressionne le plus c'est la désinvolture à reconnaitre une succession « d'erreurs politiques ». Responsable mais pas coupable, on préfère plaider l'incompétence que la malhonnêteté…

Portrait de Azza

à CA Not Dead Portrait de CA Not Dead De Azza

Ingénieur en informatique scientifi... | 09H30 | 08/04/2008 | Permalien

Je fais un peu l'opportuniste en répondant à votre commentaire pour (je l'avoue) placer un peu de pub en partie visible de la discussion, mais cela vaut le coup. Je comprendrais sans problème que certains riverains puissent trouver le procédé un peu cavalier et je m'en excuse par avance. En espérant que le bénéfice de l'information pourra me faire pardonner le procédé :

MOI(S) CONTRE LA FRANCAFRIQUE

Organisé par Survie Paris Île-de-France

DU 7 AVRIL AU 13 MAI

Jeudi 10 avril, 18h,
à l'Univ. Tolbiac, Centre PMF, 90, rue Tolbiac
Réunion publique Non au néo-colonialisme français ! Non à la « Françafrique » !
Avec Raphael Granvaud, Survie, auteur d'un dossier noir à sortir sur les questions militaires françaises en Afrique, et des représentants des organisations initiatrices de la réunion : Comité de Paris-I pour un Nouveau Parti Anticapitaliste, FSE Paris-I/IV, Groupe CRI, Mouvement Pour l'Égalité. Après l'analyse de la situation et la discussion, seront présentées plusieurs initiatives concrètes, notamment le lancement du « Mois contre la Françafrique » et la proposition d'une manifestation unitaire contre le néo-colonialisme français en Afrique, début mai.

Samedi 12 avril, 16-23h,
à l'Olympic Café, 20 rue Léon, M° Château-Rouge, Prix libre
Les Pilleurs de l'Afrique - Multinationales, dictateurs et mafiafrique exploitent le continent
Concerts : 16h Apkass (Slam), 19h Kaar Kaas Sonn (chanson Tchad-Laval), 22h Komandant Simi Ol
in the Arrr Force (Afro Roots Rock Reggae, Côte d'Ivoire-Paris)
Débats :
16h30 : Lutte contre le pillage des ressources naturelles et pour la restitution des Biens Mal Acquis avec
Grégoire Niaudet (Secours-Catholique), Benjamin Moutsila (Fédération des Congolais de la Diaspora), Olivier Thimonnier
(Survie).
20h De la Françafrique à la Mafiafrique : exploitation d'un continent avec André Fine de Survie

Lundi 14 avril, 20h,
FIAP, salle Athènes, 50 rue Cabanis, 14e, M° St-Jacques
Djibouti entre tourmente et Françafrique.
Avec l'Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti.
Soirée sur Djibouti et la région, ses liens avec la France sous les différents gouvernements, les accords militaires
et leurs évolutions, la présence et l'influence des entreprises françaises, les « affaires », le point sur l'affaire Borrel,
analyse de la communication dans les media, les conflits dans la région et le rôle des américains.

Mercredi 16 avril, 20h,
A la librairie Jonas, 14 rue de la maison blanche 13ème, M° Tolbiac, 2€
Odile Biyidi Tobner, présidente de Survie, parle du racisme français
Soirée débat conviviale avec Sangria

Jeudi 17 avril, 18-21h,
Univ Censier 13 rue Santeuil, 3ème, Salle 336 M° Censier-Daubenton
La situation au Niger avec Moussa Tchangari du groupe alternative Niger.
Le Niger a connu une mobilisation exemplaire contre la vie chère en 2005. En février 2007, un mouvement de
rébellion au nord Niger porte les revendications de la population en dénonçant les pollutions générées par
l'exploitation d'uranium. La répression et la censure des journalistes pose la question de l'avenir des résistances
dans ce pays. Voir aussi www.lesjeudisafricains.net

Jeudi 24 avril, 20h,
FIAP, salle Bruxelles, 50 rue Cabanis, 14e, M° St-Jacques
Le Canada dans la mafiafrique, avec William Sacher, du collectif « ressources d'Afrique », auteur de « Noir
Canada », et le collectif « Areva hors-la-loi au Niger ».
Le Canada, malgré son image « bon gars » au niveau international, se taille la part belle dans le pillage des
ressources du continent noir. Les sociétés minières canadiennes profitent aussi largement des mines de diamants,
d'or, de cobalt, de cuivre ou encore de l''uranium au Niger. Voir aussi www.lesjeudisafricains.net.

************

Survie sera aussi présent à :

·Lundi 7 avril : Commémoration du génocide des tutsis au Rwanda par Ibuka. 16h-17h30, rassemblement au parvis des droits
de l'homme. 18h30-22h : cérémonie du souvenir, 57 rue traversière, 12°, M° Gare de Lyon.

·Samedi 12, dim 13 avril, Espace. Blancs Manteaux, 48 rue du Temple, 4e, Festival du livre des droits de l'homme.

·Les 10-11-12 avril, weekend africain à Bezons (95) salle Aragon, rue Francis de Préssensé, Le 12 débat : « relations
France Afrique, rupture ou pas » avec Odile Biyidi Tobner.

. Les lundi 5, 12, 19, 26 mai, 19h, pour les projections-débats précédées de lectures organisées par Origines (Apkass) au Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, 6e, M° Vavin. Le 5, film « Fratricide au Burkina, Thomas Sankara et la françafrique » avec la réalisatrice Thuy Tien Ho et Bruno Jaffré. Le 12, « Une mort de style colonial, Patrice Lumumba, une tragédie africaine “ avec le réalisateur Thomas Giefer. Le 19 ‘L'assassinat de Félix Moumié - L'Afrique sous contrôle’ avec le réalisateur Frank Garbely et Odile Tobner. Le 26, ‘Vol de nuit vers la mort - La fin violente de Dag Hammarskjöld’ avec le réalisateur Hans-Rüdiger Minow.

. Le Vendredi 9 mai, à la dernière représentation de la pièce ‘Elf La Pompe Afrique’, de Nicolas Lambert, au Grand Parquet 20 bis, rue du département Réservations 01 40 05 01 50.

. Les 30 et 31 mai et 1er juin : 3e salon international des Initiatives de Paix, organisé par la Coordination française pour la Décennie à la Cité des Sciences et de l'Industrie, Porte de la Villette.

·Vendredi 13 juin, Espace 1789, 2/4, rue Alexandre Bachelet, Saint-Ouen, Projection de ‘ Sometimes in April ’ de Raoul
Peck sur le génocide des Tutsis au Rwanda, débat sur l'implication française et la justice.

Portrait de le soudanais

De le soudanais

ici et là | 10H22 | 07/04/2008 | Permalien

Je constate avec un vif contentement que Rue89 compte le Rwanda comme un sujet important et rares sont les mois sans interventions dans ce sens. Qu'ajouter de plus aux nombreux posts qui ont été fait ces derniers mois, pas grand chose, les faits sont là et la complicité de la France ne fait aucun doute, reste à voir les modalités de la coopération. Quand Krouchner dit que Turquoise a sauvé des milliers de vies, il a sans doute raison, mais qu'est ce que 5, 6 ou même 10,000 vies face à plus de 800,000 victimes de la folie génocidaire et face à la volonté évidente et criminelle de la France de minimiser et d'effacer toute participation aux massacres ?

Je tiens également à rappeler au bon souvenir des lecteurs de Rue89 l'existence du Burundi, petit pays voisin du Rwanda qui a connu des massacres à grande échelle et une guerre civile suite à l'assassinat de son président un certain 6 avril 1994 : 300,000 victimes tout de même…

Petit pays qui connait drames sur drames, un des derniers en date étant l'horrible assassinat d'Agnès, volontaire française dans la paisible petite ville de Ruyigi le 31 décembre 2007. Les assassins courent toujours, une pétition est disponible pour réclamer la tenue d'une enquête : http://agnesdury.over-blog.com/ N'oublions pas…

Portrait de Pascal Riché

De Pascal Riché 7

Rue89 | 10H45 | 07/04/2008 | Permalien

Dans le film « Kigali, des images contre un massacre », le journaliste Jean-Chistophe Klotz raconte en image sa traversée du Rwanda avec Kouchner, en 1994. Il interviewe également, des années plus tard, ce dernier sur son impuissance pendant ces journées terribles, malgré son lien avec l'Elysée.
Kouchner, pour la première fois, paraît très fragile sur un écran. Il patine sur les mots. Il est très ému, il semble en colère (contre l'opération turquoise, organisée pour « protéger des salauds »), mais rien de très précis n'est exprimé. Il semble désorienté.
C'est un documentaire très personnel et très fort de Klotz, (qui avait alors pris une balle dans la hanche), que je conseille à tous de voir.

Portrait de Iris2

à Matthieu33 Portrait de Matthieu33 De Iris2

13H33 | 08/04/2008 | Permalien

Merci infiniment pour ce lien.

Portrait de zorbek

à Iris2 Portrait de Iris2 De zorbek

13H56 | 12/04/2008 | Permalien

Merci aussi.
C'est hallucinant de vérité. Rarement un témoignage ne m'aura autant bouleversé. Qui inclut la réponse exacte à « comment Auschwitz fut possible ? »…

Portrait de Courageux anonyme

De Ouiquende à Rome

11H07 | 07/04/2008 | Permalien

Je sais qu'après cette matinée silencieuse le présent petit signe sera apprécié. Je plante mon regard dans le votre et vous dit à demain je serai de nouveau l'homme libre … Tendresse

Portrait de Courageux anonyme

De Ouiquende à Rome

11H10 | 07/04/2008 | Permalien

Viens de lire votre message, dur d'écrire sous surveillance ! et loin de toute déception. Re tendresse

Portrait de Caius

De Caius

Expert en management | 11H17 | 07/04/2008 | Permalien

Voici deux mises au point (insatisfaisantes sur bien des points) qui montrent l'ampleur du cafouillage politique dans l'affaire du génocide.

Cafouillage avant le génocide, quant les politiques, décidant depuis Paris, n'ont pas su ou pas voulu voir lla tempête qui s'annonçait, et ont par leur attitude donné un feu vert implicite au gouvernement de l'époque.

Cafouillage pendant l'intervention turquoise, au cours de laquelle les militaires sur le terrain n'ont pas eu de directives d'engagement claires et n'ont fait que le dixième, sans doute, de ce qu'ils auraient pu faire, aussi bien pour mettre un terme aux massacres que pour mettre hors d'état de nuire les génocidaires.

Une leçon pour les politiques : c'est sur le terrain qu'il faut des décideurs politiques de haut rang, si l'on veut comprendre en temps réel la situation et réagir rapidement ; pas dans un confortable cabinet parisien, d'où l'on voit les choses sous un angle fallacieux.

Portrait de ibouse28

De ibouse28

11H25 | 07/04/2008 | Permalien

La France n'est pas une complice, mais une coupable et une responsable. Seul François Mitterrand, qui a apporté tous les soutiens nécessaires à Habyarimana, pouvait arrêter les massacres.

Portrait de le soudanais

à ibouse28 Portrait de ibouse28 De le soudanais

ici et là | 12H51 | 07/04/2008 | Permalien

Les véritables coupables sont les sbires et la clique de Habyarimana qui des années durant ont préparés les paysans des collines à commettre l'irréparable entre 2 Primus autour d'une brochette. La France s'est faite complice de cette abomination, mais il ne faut pas minimiser les responsabilités des adeptes du Hutu Power. Le conditionnement d'une population est du ressort du régime en place. Toutefois, la France de fait est responsable du génocide, serait-elle intervenue et on parlerait « uniquement » du massacre de quelques dizaines de milliers de hutus modérés et de tutsis et non pas de l'extermination d'une population. France qui il faut le rappeler a été la seule à recevoir et à discuter avec les membres du régime intérimaire composé intégralement de génocidaires et de tenants de la ligne dure…

Portrait de Sinnerman

De Sinnerman

11H44 | 07/04/2008 | Permalien

En réalité, ce sont les LOGES NOIRES OCCIDENTALES qui sont responsables de ce génocide. Elles ont besoin de SANG (surtout de l'Africain) pour NOURRIR leurs EGREGORES.
Attention, l'histoire pourrait malheureusement se répéter au Togo où un pion de la Françafrique comme Charles DEBBASCH (pourtant recherché par la police française) fait la pluie et le beau temps. En 2005, Les autorités de ce pays se sont fait livrer des MACHETTES EN GRANDE QUANTITE juste avant des élections présidentielles assez controversées. A suivre…

Portrait de Anthropia

De Anthropia

11H45 | 07/04/2008 | Permalien

Qui pourra prouver quelque chose dans ce domaine ?

N'est-ce pas la commission Quilès qui a donné son satisfecit à la France ?

On n'est jamais si bien servi que par soi-même.

http://anthropia.blogg.org

Portrait de naturalisée328

De naturalisée328

gestionnaire paye à Antibes | 12H17 | 07/04/2008 | Permalien

Au Tchad on sait le rôle de l'armée française, au côté d'Idrisse déby qui a accédé au pouvoir par les armes.

Au Gabon on sait grâce à qui Bongo arrive à ce maintenir au pouvoir depuis plus de 30 ans. L'armée française est installée là-bas depuis de décennies par ailleurs, prête à intervenir dans toute l'Afrique centrale et pas seulement pour évacuer nos resortissants quand ça barde.

Monsieur Sakozy a dit à propos de la colonisation qu'elle avait eu des effets positifs et qu'il n'était pas question de repentance pour la France.
Toujours la même attitude…rien à nous reprocher, on n'a pas à s'excuser !
Un peu d'honnêteté, de respect de soi et des autres.

Les contextes sont difficiles, les missions périeuses. On ne peut pas en vouloir aux politiques et aux états-majors de commettre de erreurs, de prendre de mauvaises décisions, de ne pas en faire assez. Mais qu'ils aient le courage de le reconnaître pour ne plus faire les mêmes fautes. C'est honteux pour notre pays de voir nos élites se défiler ainsi. C'est honteux de voir des militaires si peu aptent à assumer leurs actes.
« c'est pas ma faute, je ne savais pas, je n'ai fait qu'exécuter les ordres… » Le procès de Nuremberg est si loin déjà ? !

Portrait de laurentdub

De laurentdub

12H23 | 07/04/2008 | Permalien

C'est quand même hallucinant de voir comment Kouchner semble ignorer/minimiser la dimension ethnique des massacres perpétrés en 1994. Il en serait presque coupable de négationnisme.

Autre point, la passivité et le manque de réactivité des autorités françaises au moment d'arrêter les responsables du génocide est proprement suspecte.

Jean Hatzfeld, auteur d'une remarquable trilogie sur le génocide rwandais, évoquait dans une série d'entretiens les suspicions qui planaient sur la France, coupable d'un silence lourd de conséquences :
http://www.contre-feux.com/international/jean-hatzfeld.html

Portrait de zut

De zut

12H30 | 07/04/2008 | Permalien

Que disait Kouchner à l'époque ?
Ces deux noms = la France officielle ?
Que disait la classe politique et la population à l'époque ?
Remarquons qu'il y a du progrès : il fut un temps où on attendait 40 ans, voire plus pour reconnaitre les situations inadmissibles, là on en est à moins de 20ans.

Portrait de caramel2012

De caramel2012

15H21 | 07/04/2008 | Permalien

Que justice et vérité soit respectée un jour

Portrait de richelieu94

De richelieu94

15H40 | 07/04/2008 | Permalien

cela me rappelle un débat qui s'est tenu il ya quelques semaines sur ce même thème de la complaisance française »… je n'étais pas super chaud pour l'admettre au nom du manque de preuve. un internaute m'avait alors encouragé à consulter quelques sources. ce que je fis…bon, je reste sceptique (en scientifique) toujours en quete de preuves irréfutables (localisation d'éléments français armés, insignes, témoignages directs hors victimes…)mais c'est vrai que j'ai cherché, cherché, lu, relu, croisé, coupé. et ça pue grave du coté de nos forces armées… non seulement nous n'avons rien fait contre, mais certaines enquête bien dirigées montre que pour beuacoup de victimes (des femmes notamment) on s'est même bien « amusé »… je ne pense pas que nous saurons un jour de la bouche de nos politiques… enfin, à suivre. mais la grandeur de la france s'accompagne décidémment bien souvent d'une odeur de charnier et de sang !

Portrait de FdT

De FdT

En pleine décroissance | 15H49 | 07/04/2008 | Permalien

La version des faits nous la connaissons depuis longtemps. La France a apporter son aide à la planification de ce génocide. Point.

On a voulu nous faire croire que 800 000 à 1 000 000 d'être humains pouvaient se faire exterminer en l'espace de 3 mois sur un simple « coup de sang » résultant de vieilles rancoeurs ancestrales mal digérées et sans aucune préparation préalable…la bonne blague !
Il a fallu armer et entraîner minutieusement quelques milliers de fanatiques pour cela. Certes il ne faut pas grand monde pour pouvoir massacrer à grande échelle des civiles désarmés mais il est néanmoins nécessaire de planifier, de systématiser les choses afin d'obtenir de bons résultats si je peux m'exprimer ainsi. Or cette planification porte la signature de la France pays dont les compétences dans ce domaine ne sont plus à prouver.

Consulter entre autres le livre de Michel Sitbon « Un génocide sur la conscience ». Quelques révélations intéressantes sur l'implication directe de l'Etat français dans ce génocide.

Portrait de ghostdog

De ghostdog

Educateur à melun | 17H53 | 07/04/2008 | Permalien

force est de constater que toutes les références historiques sur les Rwanda sont souvent erronées ! elles decoulent de l'approche archaique,fausse et
contestable héritée des pères blancs et du colon Belge.Ajoutez à cela les manipulations et autres retouches historiques à des fins politiciennes,l'histoire du Rwanda devient floue.Ainsi à l'époque précoloniale d'u Rwanda rwa Gasabo,les hutus et les tustis n'étaient que des castes ou catégorie sociale,avec la possibilité de passer d'un cote à l'autre.L'histoire de Bisangwa bya rugombituri reflète bien ce passage.Né dans une famille pauvre donc cosideré comme hutu,à sa mort il était un grand seigneur tutsi,commandant l'armée d'Umwami(roi).Et si c'est vrai que les éthnies éxistaient à cet époque,elles n'étaient pas seulement trois mais plusieurs j'en citerai par exemple les abahima,abatsobe,ababanda,abega,…et j'en passe.La donnée éthnique a été faussée volontairement par l'église catholique et le colon Belge pour mieux exploiter le Rwanda.Formés par l'église,les présidents Kayibanda et Habyarimana s'en inspireront pour consolider leur pouvoir

Portrait de Victor NGIRABATWARE

De Victor NGIRABATWARE

18H36 | 07/04/2008 | Permalien

Quand vous écrivez que « Laquelle gendarmerie deviendra, grâce à la coopération française, le support d'un excellent maillage du territoire, qui permet en cas de crise d'avoir sous la main un réseau à l'efficacité redoutable. » vous faites la preuve que vous ne savez pas de quoi vous parlez, monsieur SERVENAY.

Avez-vous la moindre idée de ce qu'était la gendarmerie rwandaise en 1990 ?

La population était encadrée non pas par cette gendarmerie mais par le parti unique, le MRND, dans une organisation mise en place par le premier ministre de l'intérieur de la seconde république : un certain Alexis KANYARENGWE, devenu en 1990, président du FPR….et qui savait fort bien alors comment manipuler les foules rwandaises

Arrêtez d'induire vos lecteurs en erreur monsieur SERB+VENAY

Portrait de Victor NGIRABATWARE

De Victor NGIRABATWARE

18H38 | 07/04/2008 | Permalien

Il ne suffit pas de dire que :

« La France a certainement commis sur de longues années des erreurs politiques, fondées sur des interprétations fausses… »

Il faut dire lesquelles !

Et punir les coupables !

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