Entretien

Guédiguian : « Il faut absolument redevenir choquant »

Robert Guédiguian en février à la Berlinale (Reuters).

Dans « Lady Jane », Robert Guédiguian filme une nouvelle fois Marseille et ses acteurs fétiches (Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan), mais il arpente un univers inédit, celui du polar. Résultat : un film noir désenchanté et captivant… Rencontre.

L'affiche du film 'Lady Jane' (DR).Que sont ses amis devenus ? Et ses illusions ? Autrefois, Muriel tournait la tête des garçons -de tous les garçons- et arborait une foi inébranlable en des lendemains meilleurs. Aujourd'hui, la quarantaine lasse, elle vit toujours à Marseille, mais son boulot tannant et sa solitude sentimentale ne lui donnent aucune raison de sourire à l'existence. Le pire est à venir. Bientôt, l'enlèvement de son gamin la plonge dans un profond désarroi et réveille le souvenir d'événements sordides survenus deux décennies plus tôt. Contrainte et forcée, elle renoue avec ses deux amis d'adolescence : François et René. Vingt-cinq ans auparavant, le trio, animé par le goût irrépressible de la fête et des idéaux révolutionnaires rouge-vif, semait la zizanie dans les quartiers riches de la ville. Les retrouvailles ne sont pas auréolées de la même frénésie. Et si le passé tumultueux des trois anciens gauchistes revient agiter leur quotidien assoupi, il n'est pas sûr, pas sûr du tout, que l'époque se prête à la renaissance de l'utopie politique et amoureuse. Sale temps.

La vengeance et la mélancolie. La violence et l'oubli. Les nuits louches de Marseille et le règne omnipotent du fric… Dans « Lady Jane », Robert Guédiguian (« A la vie, à la mort ! “, ‘Marius et Jeannette’) abandonne ses territoires de fiction habituels (la fable politique et la chronique sociale) pour aborder les rivages du film noir et du cinéma de genre. Une façon pour lui d'inscrire ses thèmes de toujours (l'amitié, l'engagement, l'idéal communautaire) dans une nouvelle forme de narration. Le résultat, à la hauteur des espérances, prouve que le metteur en scène est probablement à un tournant de sa carrière. Il s'en explique.

D'où vient cette fascination pour l'univers du polar ?

Robert Guédiguian : J'ai toujours adoré les séries B américaines des années 1950, signées William Wyler ou Nicolas Ray. Ces films-là sont terriblement efficaces. Je les ai découverts à la télévision, à une époque où il y avait encore des ciné-clubs diffusés à des heures décentes sur les chaînes de service public. Les scénarios des films noirs renvoient à des schémas que j'affectionne, ceux de la tragédie classique. J'apprécie également leur toile de fond sociale, urbaine, réaliste. La plupart du temps, l'action se déroule dans des milieux défavorisés, avec des personnages qui fluctuent entre délinquance et révolte.

Avec ‘Lady Jane’, vous revendiquez donc l'appartenance au genre.

Complètement ! D'ailleurs pendant l'écriture du scénario, Jean-Louis Milesi et moi avons dû faire gaffe à ne pas être trop frontalement social et politique. Ces éléments devaient apparaître en filigrane, mais il ne fallait pas que la structure du film de genre soit dénaturée. J'ai vraiment fait un effort pour que mes personnages ne semblent pas trop sympathiques.

Comment est née ‘Lady Jane’ ?

Après le tournage de mon film précédent, ‘Le Voyage en Arménie’, j'ai traversé une phase de doute intense. Je ne savais plus quoi faire ni quoi raconter. Tourner de nouveau un conte, une proposition utopique ? J'y ai pensé et puis j'ai laissé tomber. Je n'avais pas envie de parler aux gens de cette manière.

Pourquoi ?

Tout est affaire de contexte. Les mois qui ont précédé la dernière élection présidentielle étaient synonymes de déconfiture politique. Sarkozy commençait à nous casser les couilles avec ses propositions à la noix. Les socialistes se déchiraient pour désigner leur candidat, mais on sentait bien qu'ils étaient dépourvus d'idées. J'aime beaucoup la phrase d'Emmanuel Berl : ‘Je n'écris pas pour dire ce que je pense, mais pour savoir ce que je pense.’ J'ai travaillé sur ‘Lady Jane’ dans cet état d'esprit. Je me suis appuyé sur la structure du polar avec ses figures imposées : ses parkings, ses cabarets, ses ambiances torves. Avec Jean-Louis, nous avons eu l'idée de l'enlèvement du gamin, d'une demande de rançon, et puis on a déroulé.

Une profonde mélancolie règne sur ‘Lady Jane’. Ça correspond à votre état d'esprit ?

L'idéalisme en miettes, la jeunesse perdue, l'oubli… Les sentiments de mes personnages ne me sont pas étrangers. Ce n'est pas un hasard si j'ai conçu le film au moment où, pour la première fois, je n'ai pas voté pour le Parti communiste. Aujourd'hui, je ne sais plus comment faire de la politique. Je n'ai pas de réponses. Je peux contribuer ponctuellement à certaines choses. Dans le cinéma, bien sûr. Également dans la défense des sans-papiers, les problèmes de la justice… Comme beaucoup de monde, j'agis au coup par coup, pour des causes spécifiques. Sinon, je peine et je ne me reconnais dans aucun parti. Les socialistes ? Ils parlent comme Bayrou et, sur certains points, ils sont moins à gauche que l'UMP, ce qui veut tout dire. L'extrême gauche ? Elle ne se fonde pas sur une réelle proposition politique. Tout semble malheureusement indiquer une victoire absolue de la social-démocratie. Je n'ai pas ma place à l'intérieur de ça. Ce n'est pas un jugement de valeur, juste un constat. Évoquer mon désarroi dans des films représente aujourd'hui l'essentiel de mon activité politique.

La vengeance est omniprésente dans ‘Lady Jane’

Oui. Cela renvoie probablement à ma double origine germano-arménienne, même si je ne suis nullement affligé par une conscience de ‘génocidaire’ ou une conscience de ‘génocidé’. Voilà pour la psychologie… Sinon, il suffit d'observer l'actualité internationale pour constater que la vengeance et la loi du Talion continuent de sévir partout. Nous sommes tous prisonniers de la vengeance. Elle entraîne parfois aux pires débordements, comme dans le film.

Vous montrez un meurtre particulièrement choquant. Comment échapper à la complaisance quand on se risque à mettre en scène une telle violence ?

Tenter de répondre à cette question signifie déjà qu'on se la pose, ce qui est bon signe… Représenter la violence pose un problème fondamental de regard et donc de morale. Je pense qu'il faut en revenir à certains principes : simplicité, sobriété, refus de la spectacularisation. En même temps, je crois en la nécessité de montrer. La violence doit effrayer. Sinon, on la banalise. Aujourd'hui, à force de ralentis, de musique tonitruante et de stylisation, l'abjection de la violence ne choque plus personne. Je pense qu'il faut absolument redevenir choquant. Je m'interroge d'autant plus à ce sujet que mon prochain film traitera de la période de la résistance et de la torture.

Ce sera votre premier film d'époque.

Ça tombe bien, je ne sais pas quoi dire sur aujourd'hui. Le sujet sera le groupe Manouchian. Avec eux, du point de vue des valeurs, je suis peinard (rires). Ce sont des vrais héros. Ils ont toujours raison. Et comme ils meurent jeunes, ils n'ont pas le temps d'avoir tort. Dans un sens, heureusement qu'ils ne sont plus là pour voir ce que ce monde est devenu.

Quand débute le tournage ?

Le 16 juin. Je dirigerai des acteurs et actrices d'une génération correspondant à l'âge des personnages, entre autres Virginie Ledoyen et Louis Garrel. Simon Abkarian jouera Manouchian. Jean Pierre et Ariane seront là eux aussi.

Vous n'avez pas rencontré de problèmes financiers pour produire ce film ?

Non. Depuis le succès de ‘Marius et Jeannette’, tous mes films ont engrangé des bénéfices. Au pire, ils sont rentrés dans leurs frais. Mais il est clair que si je me plante une fois ou deux dans un avenir proche, je repasserai dans la catégorie majoritaire des cinéastes qui rament.

Quel est votre regard sur l'économie du cinéma français ?

Tout s'est considérablement durci ces dernières années. Notamment dans la distribution et l'exploitation. On peut toujours tourner un film : il suffit d'une petite caméra DV, de quatre copains comédiens. Ça ne coûte rien, ou pas grand-chose. Mais ensuite, pour la diffusion… Je suis solidaire avec tout ce qui se dit. Les gros films coûtent de plus en plus chers et sont de plus en plus cons. À l'autre extrémité, les petits films sont ghettoisés et leur contenu souffre parfois d'une grave anémie. Toutefois, je pense qu'une sorte de révolution copernicienne doit s'opérer chez les auteurs français. Il faut arrêter d'être pantouflard ! Il faut cesser de se recroqueviller dans son aristocratie d'auteur ! On ne peut pas me suspecter d'être mal disposé à l'égard des indépendants. Sur ce terrain, je suis comme un juif qui parle des juifs ou un Arménien qui parle des Arméniens (rires). Mais je soutiens que la question du public, du ‘à qui je m'adresse ? doit être posée. Et je ne me transforme évidemment pas en Patrick Le Lay en disant cela…

Lady Jane de Robert Guédiguian. Avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan… En salles le 9 avril.

► A signaler, en librairies, un excellent bouquin d'entretiens avec Robert Guédiguian, Conversation avec Robert Guédiguian’, par Isabelle Danel (Ed. Les carnets de l'info, 187p. 19 €). Le cinéaste y revient en profondeur sur son itinéraire personnel, ses choix politiques, sa filmographie.

31 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Bardamu

De Bardamu

difficile | 14H09 | 07/04/2008 | Permalien

Un de ces jours, il faudra quand même dire la vérité sur Guédiguian : cinéaste cégétiste particulièrement lourdingue, essayant en vain de nous arracher des larmes avec une sorte d'indigeste brouet de nostalgie stalinienne et de dénonciation balourde du vilain capitalisme.

Portrait de pablico

à Bardamu Portrait de Bardamu De pablico

14H35 | 07/04/2008 | Permalien

Il est comme tout le monde ce cinéaste.
Il doute, et ses repaires de jeunesse ont foutu le camp.
Mais il a le courage de dire qu'il est pommé. Comme tout le monde d'ailleurs.
On vit notre monde sans connaitre les règles du jeu et les interactions qui changent tout le temps.
C'est le cas de nos dirigeants aussi, mais eux n'avouent jamais qu'ils ne comprennent pas grand chose. Ce qui ne les empêchent pas de nous promettre à chaque fois des « bonheurs de tantale'.
En étudiant bien l'histoire, cela a toujours été comme ça, et l'on s'en sort toujours, heureusement dans cette fuite en avant.

Portrait de in girum

à Bardamu Portrait de Bardamu De in girum

16H03 | 07/04/2008 | Permalien

Bardamu, toujours en tête de gondole au rayon vérité, vous revoilà en promo des fins de série.
vous n'êtes pas difficile, Bardamu, vous êtes prédictible, c'est à dire terriblement facile …
allez, du nerf, vous avez l'air complètement périmé.

Portrait de Bardamu

à in girum Portrait de in girum De Bardamu

difficile | 16H23 | 07/04/2008 | Permalien

Vous voulez dire « prévisible » (excusez-moi, je pratique peu le néo-français) ?

Mais bien sûr. Etre prévisible, c'est être cohérent, c'est la moindre des politesses de la pensée.

Vous vous doutiez bien en effet qu'un vieux bolchevique recuit comme Guédiguian ne serait pas ma tasse de thé. J'en suis fort aise.

Portrait de léo solo

à Bardamu Portrait de Bardamu De léo solo

13H11 | 08/04/2008 | Permalien

Pliés et repliés d'entrée les posts de Bermuda sont difficile d'accès.
Merci aux plieurs, autant de temps gagné.

Portrait de Compte supprimé 5

à Bardamu Portrait de Bardamu De Compte supprimé 5

Locataire du 35370 | 17H38 | 07/04/2008 | Permalien

@ Bardamu
« -Ô nature, fragile humanité, moisissure tard venue à la surface d'une planète en refroidissement !
- Comme tu enfantes d'étranges cerveaux !
- Comment les réussis-tu si sommaires, nature ?
- Réponds-moi, je te cause !
- Pourquoi te permets-tu des esprits aussi torturés que le mien ?
- Moi qui aurait tant aimé être con ; vraiment, totalement, bienheureusement con !
- Moi qui aurais su faire ; je le sens à toutes mes velléités, à mon empêtrement dans l'intelligence qui m'échut ».

San-Antonio, tire-m'en deux c'est pour offrir, Fleuve noir.

Portrait de albinlemarin

à Bardamu Portrait de Bardamu De albinlemarin

06H02 | 09/04/2008 | Permalien

Pour une fois Bardamu a raison. Je ne vois pas pourquoi on a replié son commentaire.
Guédiguian, avant de réussir a être choquant, devrait commencer a être moins chiant.

Portrait de Quinine

à albinlemarin Portrait de albinlemarin De Quinine

traducteur et amoureux des chats | 19H50 | 09/04/2008 | Permalien

Vous serait-il possible, à vous ou à votre camarade Bardamu, de ne pas recourir d'emblée à l'invective et au mépris et d'expliquer pourquoi Guédiguian est « chiant », « lourdingue », etc., de manière à apporter la lumière aux béotiens enténébrés qui ne sont pas de votre avis ?

Portrait de albinlemarin

à Quinine Portrait de Quinine De albinlemarin

09H24 | 10/04/2008 | Permalien

Je me permettais juste de remarquer, très maladroitement il est vrai, que mon « camarade » comme vous dites, avait justement le droit d'avoir pour une fois une opinion différent de la votre, et que, d'une certaine manière, pour un cinéaste qui tourne toujours avec les mêmes acteurs, dans la même ville et le même « point de vue », la provocation tournait un peu à vide.
Voila, j'espère que je n'est pas été trop long…ni trop chiant ! …
Bonjour à vos chats…

Portrait de albinlemarin

à Quinine Portrait de Quinine De albinlemarin

09H36 | 10/04/2008 | Permalien

Je me permettais juste de remarquer, très maladroitement il est vrai, que mon « camarade » comme vous dites, avait justement le droit d'avoir pour une fois une opinion différent de la votre, et que, d'une certaine manière, pour un cinéaste qui tourne toujours avec les mêmes acteurs, dans la même ville et le même « point de vue », la provocation tournait un peu à vide.
Voila, j'espère que je n'est pas été trop long…ni trop chiant ! …
Bonjour à vos chats…

Portrait de Quinine

à albinlemarin Portrait de albinlemarin De Quinine

traducteur et amoureux des chats | 10H25 | 10/04/2008 | Permalien

Bonjour,
Ni trop long, ni trop chiant, et je transmettrai aux chats… ; -) Bonjour aux vôtres, si vous en avez.
Quant à moi, je me permettais de faire remarquer (mais j'aurais pu m'abstenir de vous taxer de camaraderie avec Bardamu) que ce dernier a cette fâcheuse habitude d'émettre sur à peu près tout des commentaires ampoulés et à l'emporte-pièce dont il ne ressort rien de précis, sinon une haine viscérale pour tout ce qui est à gauche.
Cela étant, il a parfaitement le droit d'avoir des opinions différentes des miennes, c'est même ce qui fait son charme. Qui pourrais-je bien contredire, s'il n'existait pas ?
Cordialement

Portrait de otto didakt

De otto didakt

citoyen en colère | 14H09 | 07/04/2008 | Permalien

avec Robert Guédiguian, je me sens moins seul :
il sait si bien restituer les espoirs déçus, nos hésitations, la lâcheté de notre génération !

Portrait de Prolo du livre

De Prolo du livre

14H33 | 07/04/2008 | Permalien

Et hop ! On va encore avoir une envolée de l'immobilier à Marseille…

Portrait de Compte supprimé 5

à Prolo du livre Portrait de Prolo du livre De Compte supprimé 5

Locataire du 35370 | 17H44 | 07/04/2008 | Permalien

- C'est le coté Pagnol de Guédiguian…

Portrait de DIKIE

De DIKIE

14H55 | 07/04/2008 | Permalien

j'ai hâte de voir la « patte » Guediguian dans un polar…son regard sur les choses de la vie, les rapports sociaux et son nouveau rapport au public (comme il le reconnaît dans l'entretien) laissent présager un bel objet cinématographique où le fond ne nuit pas à la forme ; en fait peut être la vraie définition de cinéma populaire

Portrait de zénon denon 84

De zénon denon 84

Bonne | 15H17 | 07/04/2008 | Permalien

C'est vrai que son
« Promeneur solitaire » ,
qui oh combien n'avait rien de marseillais,
avait ,disons ,un ton et une vue
assez juste. Meme si « tiré “du roman d'un
homme qui n'envisageait pas encore
__La villa Médicis _ pres de chez le Pape …

Portrait de joker

De joker

15H46 | 07/04/2008 | Permalien

Merci M De Bruyn pour cette rencontre avec ce cinéaste touchant et terriblement humain. Il est malheureusement très en accord avec notre époque : Désenchantée !

Portrait de www.laguerredesmots.com-yannick

De www.laguerredesmots.com-yannick

pays de gex | 15H52 | 07/04/2008 | Permalien

Bienvenue dans l'adolescence de l'humanité.

Ne vous inquiétez pas, ça va passer

Portrait de Foofur

De Foofur

16H13 | 07/04/2008 | Permalien

Le titre et le thème de ce film me font étrangement penser à un excellent film réalisé par le Coréen Park Chan-Wook : « Sympathy for Lady Vengeance » ; bien que ce dernier soit dépourvu de réflexion politique.

Portrait de dalun

De dalun

16H53 | 07/04/2008 | Permalien

ça me plait bien moi ,quelqu'un qui ose dire ses doutes ,et relier la fiction à la réalité du monde dans lequel nous vivons .bel article.

Portrait de Gevrey

De Gevrey

19H38 | 07/04/2008 | Permalien

un vrai film français : les mêmes thèmes traités de la même façon, filmés sans réel talent, avec les acteurs intellos potes de Canal +,…. formidable, quelle vitalité !
Et puis le sous titre débile du titre « la vengeance appelle la vengeance »…

Je vais trouver une salle qui continue de jouer We Own The Night de James Gray…

Portrait de Oudaios

à Gevrey Portrait de Gevrey De Oudaios

20H43 | 07/04/2008 | Permalien

Tu as donc vu le film ? Vu qu'il ne sort que ce mercredi, tu as dû voir une avant première, c'est ça ?
Quant aux acteurs potes de C+, euh, tu blagues ? RG tourne avec la même famille d'acteurs depuis + de 20 ans.
Et pour toi, » We own the night » est supérieur ? Quelle deception pourtant… Une espèce de tambouille « Shakespearienne » même pas à la hauteur de ses deux précédents… A croire qu'à chaque fois qu'un cinéaste US dit « Je vais faire un film noir comme une tragédie grecque, comme ça tout le monde verra que ce sur ce coup là je manque d'inspiration » tout le monde tombe dans le panneau. Pitié ! ! !

Portrait de Gevrey

De Gevrey

21H04 | 07/04/2008 | Permalien

@oudaios : un peu agressif….. Bien évidemment chacun est libre de ses goûts et je ne permets pas de critiquer les amateurs de bienvenue chez les ……, le cinéma français d'auteur est légitime, tout comme la chanson française à textes.
Bien à toi.

Portrait de Le Yéti

De Le Yéti

yetiblog.org | 23H02 | 07/04/2008 | Permalien

LA RUE

« Il faut absolument redevenir choquant. »

Puisse l'ami Guédiguian avoir raison. Car ce n'est plus nos urnes qui nous offriront les portes de sorties auxquelles nous aspirons.

Mais la rue.

Naïfs ceux qui en appelleront encore au respect d'une non-violence de pure convenance (cette bécasse de flamme olympique vient aujourd'hui d'en faire la cuisante expérience ! )

Portrait de Gina Grimont

De Gina Grimont

21H16 | 07/04/2008 | Permalien

Euh, Guédiguian dit que Sarkosy c'est la social démocratie ? J'ai pas bien compris là, quelqu'un pourrait m'expliquer ? Merci

Portrait de Le Yéti

à Gina Grimont Portrait de Gina Grimont De Le Yéti

yetiblog.org | 21H26 | 07/04/2008 | Permalien

Je crois que Guédiguian veut dire qu'entre Sarkozy et la bouillie sociale-démocrate, il y a l'épaisseur insignifiante d'une feuille de papier-clope.

Le Yéti (non-fumeur guédignascophile invétéré)

Portrait de albinlemarin

De albinlemarin

05H38 | 08/04/2008 | Permalien

RRR…zzzz….RRR…zzzz…RRR…zzzz

Portrait de marie 75

De marie 75

16H38 | 08/04/2008 | Permalien

Guediguian et ses potes.
Jamais indifférent !

Portrait de Victor Kaplan

De Victor Kaplan

enseignant | 12H09 | 12/04/2008 | Permalien

On parle de la façon dont sont payés les techniciens d'Agat Films, la boîte de production de Guédiguian ou ce serait mal venu ? ….

Portrait de albinlemarin

à Victor Kaplan Portrait de Victor Kaplan De albinlemarin

04H31 | 14/04/2008 | Permalien

…Nous vous en prions, mais critiquer la petite bande de rue89 sur Rue89, ce n'est pas sans risques…

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