Les procédures pour outrage se multiplient devant les tribunaux, et les militants accusent la police de « faire du chiffre ».
Naomi Campbell a passé sept heures au poste, à Londres, ce week-end, pour avoir craché sur un policier. La top model réputée forte en gueule n'est pas la seule à avoir maille à partir avec les forces de l'ordre. En France, les affaires invoquant l'outrage à agent se multiplient, et le nombre de cas soumis aux magistrats ont explosé en quelques années. La plupart du temps, pas de projection de salive, mais de simples paroles prononcées lors d'opérations de police.
A Rue89, pour la seule semaine dernière, nous avons été sollicités à trois reprises à ce sujet. Jean-Jacques Reboux, éditeur et auteur familier de Rue89 dont nous avons déjà publié le témoignage, nous a ainsi contacté :
« Après beaucoup d'hésitations, je vais publier le 20 juin un petit livre intitulé “Lettre au garde des Sceaux : pour une dépénalisation du délit d'outrage'. L'ouvrage va sortir une semaine avant mon procès pour outrage, le 27 juin. Je cherche à recueillir des témoignages de gens ayant été condamnés pour outrage.‘Histoire d'étayer mon propos, j'ai besoin d'exemples -autres que ceux, nombreux, que je connais. J'avais pensé à publier, non pas une tribune, mais une petite annonce’ ( ! ) sur Rue89, qu'en pensez-vous ? ‘
L'auteur hésite, craignant de se retrouver noyé sous un flot d'infos’. Mais il a déjà tranché sur la signature du livre : sa lettre ouverte sera co-écrite avec Romain Dunant, un militant de la CNT et du Réseau éducation sans frontières. Le 14 février, ce dernier a en effet été condamné à 800 euros d'amende pour ‘outrage’ pour avoir comparé au régime de Vichy le ministère de l'Intérieur, du temps où Nicolas Sarkozy l'occupait.
Jean-Jacques Reboux s'interroge et souhaite ouvrir le débat : où commence l'outrage ? Faut-il considérer, à l'instar de Romain Dunant, le militant du Doubs, qu'il commence ‘dès qu'on essaie de parler de son travail avec un policier dans l'exercice de ses fonctions’ ? Deux adolescentes interpellées en marge des manifestations lycéennes
Au même moment, le Web se mobilise au sujet de deux adolescentes scolarisées au lycée Utrillo, à Stains, et qui ont été interpellées mardi 1er avril en marge des manifestations lycéennes. Les deux élèves, dont l'une est majeure, ont été placées en garde à vue jusqu'au lendemain matin au commissariat de la gare du Nord, à Paris, après une rixe avec des policiers en civil dans le métro à la fin de la manifestation.
C'est ce que nous raconte un enseignant du lycée, qui nous écrit en regrettant que la mobilisation des profs n'ait pas été plus forte, notamment pour assurer la sécurité des élèves :
‘Une fois de plus, la réponse donnée aux citoyens qui utilisent leur droit démocratique de manifester est la violence. Sans même savoir les raisons qui les ont amenés à choisir tel ou tel manifestant pour les interpeller, nous devons tous condamner pour leurs méthodes violentes et injustifiables les policiers qui sont intervenus à la station Vaneau.Les passagers du wagon, dont ces deux jeunes lycéennes revenant de manifester, ont eu raison de protester. L'outrage à agent’ qui leur est aujourd'hui reproché ne découle que de cette réaction humaine et citoyenne. C'est le droit de parler qui est entravé ce soir par ces comportements de police et demain par la justice si elles devaient être condamnées.”
Les deux lycéennes sont sorties depuis quelques heures à peine du commissariat, lorsqu'à Aix, mardi 2 avril, Philippe Chouard est interpellé en train de distribuer des tracts pour la manifestation “contre l'immigration jetable”, qui avait lieu samedi 5 avril un peu partout en France. Il est d'abord appréhendé par un vigile, puis par la police municipale, appelée sur les lieux par ce vigile.
Militant des droits de l'homme, cet ingénieur retraité, également “officier de réserve”, comme le précisent volontiers les sites militants, a passé la nuit au poste. Motif ? Là encore, “outrage à agent”. Son avocate, Me Claudie Hubert, résume sa version des faits :
“Il a fait valoir son droit à se trouver sur la voie publique auprès du vigile. Ensuite, mon client a refusé de les suivre les deux agents de la police municipale, et il a finalement été interpellé pour ses propos contre les policiers. L'enquête est en cours, il a été libéré mais sera convoqué ultérieurement. Toutefois, j'ai tout lieu de penser qu'il n'y a pas eu outrage.”
La parole du prévenu contre celle du policier
Comme souvent dans ces affaires, c'est la parole du prévenu contre celle des policiers. Cette avocate, qui travaille “sur des cas de nature très différente”, ne saurait pas dire précisément si le nombre de cas d'outrage augmente dans son secteur géographique.
Du côté de la magistrature, on estime que le nombre de cas “pas seulement d'outrage mais même de rébellion” est “en pleine explosion”. Emmanuelle Perreux, juge et présidente du Syndicat de la magistrature, constate ainsi “une forte augmentation du nombre de poursuites pénales” :
“Nous n'avons pas de statistiques nationales, mais j'avais fait une étude auprès du parquet de Bordeaux il y a trois ans, dans laquelle je constatais déjà une hausse de 70% du nombre de cas soumis au tribunal de grande instance de Bordeaux. Depuis, la progression est flagrante.”
Vice-procureur au parquet de Bordeaux, Denis Chausserie-Laprée acquiesce :
“Il y a eu ces dernières années une augmentation notable du seul fait d'outrage ou de rébellion, en général dans des affaires qui font suite à un contrôle de police ou à une intervention des services de police.‘Mais il est surtout intéressant de constater que les parquets sont désormais saisis de ce seul fait-là, alors que, par le passé, on poursuivait parfois pour outrage à l'occasion d'une autre infraction, plus importante.’
Intérêt statistique : le taux de résolution des affaires augmente
Pour Denis Chausserie-Laprée, le climat a changé :
‘Avant, on observait plutôt une volonté d'apaisement des forces de l'ordre. Ce n'est plus le cas. On peut s'interroger sur l'intérêt statistique des poursuites pour outrage, à l'heure où l'on réclame un taux de résolution de plus en plus élevé : ce sont des affaires rentables, puisqu'une poursuite pour outrage à agent est par définition aussitôt résolue.’
Souvent, les peines pour outrage se résument à une amende. Mais la magistrature rappelle ainsi que, de plus en plus souvent, ces délits débouchent sur des peines de prison avec sursis. Un magistrat du parquet précise toutefois :
‘Une peine de prison avec sursis sera souvent prononcée selon le passé du prévenu, sachant qu'il s'agit souvent de profils plutôt jeunes et souvent issus des quartiers sensibles.’






















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à Sinouhé
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 09H15 | 12/04/2008 |
Ce n'était pas à vous Sinouhé que je m'adressais, mais à wieeinstlilimarleen qui vous répondait.
Vous lui parlez d'une situation précise il répond sur une autre, autrement dit on lui parle de vol de camembert il répond sur un viol ou un meurtre.
De machinchose
08H15 | 07/04/2008 |
et l'outrage à citoyen ?
non ? celui là non on ne l'envisage pas ? Faut dire que c'est une politique gouvernementale donc évidemment c'est plus délicat.
Et pourquoi personne ne se décide à poser la question de la pénalisation des manifestations critiques.
Maintenant les manifestations critiques vis à vis du pouvoir offrent deux caractéristiques :
* Médiatisation résiduelle ou nulle (cf. Sans papier ce week end et lycéens)
* risque notable de détour par le poste de police pour les manifestant avec création d'un casier judiciaire en sus plus éventuellement violences.
La France redevient elle un pays de flic ?
De Alain Cognitault
07H49 | 07/04/2008 |
Puis-je signaler une attitude similaire des agents de securite dans les aeroports francais ? Employes d'entreprises privees, je suppose que leur statut est similaire a celui de vigile. Lors de la fouille des bagages a main et vetements avant embarquement, il suffit de reclamer un peu de delicatesse dans la manipulation de composants electroniques fragiles pour declencher l'ire repressive et la venue de la PAF. J'ai eu droit au meme traitement en demandant simplement a l'agent de me fournir des ordres clairs et precis afin que je puisse m'y conformer sans confusion ni erreur. Il a appele la PAF. A chaque fois, je demande aux officiers de la PAF de bien vouloir m'indiquer le point de reglement/legislation que j'ai enfreint. Aucune reponse. Sauf le releve de mon identite. Tout cela est rassurant. Derive securitaire quand tu nous tiens dans tes doigts crochus….
à Alain Cognitault
De machinchose
07H52 | 07/04/2008 |
le citoyen qui se prétend libre devient un ennemi.
à Alain Cognitault
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 13H22 | 08/04/2008 |
Dès lors que la police intervient, elle relève les identités des personnes impliquées de part et d'autre.
L'incident est ensuite consigné dans le registre dit de main courante.
En gros, si les policiers de la PAF se contentent d'un simple relevé de votre identité sans vous reprocher quoi que ce soit, c'est qu'il n'y a rien à vous reprocher, c'est que c'est une intervention uniquement destinée à calmer la situation, sans prendre parti pour l'un ou l'autre.
Dans un régime sécuritaire, on ne tient pas de tel registre. Dans un régime sécuritaire, on n'est pas en mesure d'opérer un suivi des interventions de police.
à wieeinstlilimarleen
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H13 | 08/04/2008 |
L'incident ? Ah oui demander à un flic de faire attention au matériel électronique c'est une grosse injure monsieur ! Que dis-je une insulte de très très haut niveau.
Et cela doit être inscrit dans un registre, pendant ce temps là les vrais truands peuvent dormir tranquille et l'administration continuer à gonfler les paperasses.
Ils n'ont que ça à faire des écritures pour des peccadilles ?
Chloé a raison dans son titre : « peut-on encore parler aux policiers »
à Les Chats
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 20H19 | 08/04/2008 |
Dans votre premier message, vous parlez d'un agent de sécurité dans un aéroport.
Maintenant, vous suggérez qu'il s'agit d'un policier.
Vous parlez d'injure, d'insulte, alors qu'il n'en a pas été question dans votre message précédent - ni dans le mien.
Vos propos sont terriblement incohérents. Je ne pense pas que la police doive se soucier d'être populaire auprès de gens aux facultés de raisonnement aussi embrumées.
à wieeinstlilimarleen
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H59 | 08/04/2008 |
Visiblement vous vous trompez d'interlocuteur wieeinstlilimarleen, c'est Alain Cognitault qui en a parlé et a qui vous avez répondu.
Moi Les Chats je vous ai fait répondu suite à la réponse que vous avez faite à Alain.
Les messages en réponse sont toujours décalés sur la verticale par rapport à votre intelocuteur.
à Les Chats
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 16H15 | 09/04/2008 |
Il faut lire « je vous ai répondu, suite à la réponse que vous avez faite à Alain
De sinclair
07H54 | 07/04/2008 |
Le glissement vers un état policier est insidieux. Mais lorsque l'on voit des gens risquer leur vie pour leur échapper et cela non parce qu'ils ont commis des meurtres mais juste de ne pas avoir de papiers en règle on ne peut être qu'inquiet.
Lorsque le petit délinquant est prêt a tout pour échapper y compris risquer sa vie est celle des autres c'est inquiétant.
Lorsque l'on utilise la garde a vue pour un oui ou un non avec tout ce que cela accompagne d'humiliation c'est inquiétant ( NB la garde a vue ne peut normalement être utilisée sans nécessité)
Lorsque pour interpeler 5 ou 6 délinquants on mobilise un millier de policiers. Pour protéger une flamme fut elle olympique on en mobilise 3000 aujourd'hui. C'est inquiétant
Losqu'a la moindre manifestation fut elle de Lycéen on met en face un nombre égal voir supérieur aux manifestants. C'est inquiétant
Lorsque les forces de l'ordre elles même ne tiennent plus compte des lois qu'elles sont censées faire .On ne peut être qu'inquiet ou inconscient.
à sinclair
De machinchose
08H09 | 07/04/2008 |
lorsque vous dites ; « Lorsque le petit délinquant est prêt a tout pour échapper y compris risquer sa vie est celle des autres c'est inquiétant. » j'espère que vous ne parlez pas des jeunes électrocutés qui n'avaient rien fait, ils avaient simplement peur de la police. ce qui est très révélateur.
Pour le reste nous sommes terriblement d'accord.
j'ajouterai également qu'un des rares cas de condamnation pour caricature ayant eu lieu en France (pays où notre président affirme préférer l'excès de caricature à la censure) et l'a été pour un dessin représentant des agents de police.
à machinchose
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 13H30 | 08/04/2008 |
Vous oubliez de préciser, à propos de votre cas de condamnation pour injure publique (« caricature n'est pas une qualification pénale), que la caricature qui selon la juridiction pénale “ présente le policier sous des traits particulièrement dégradants dont l'accumulation et le caractère outrancier participent d'une volonté délibérée de donner une image à la fois humiliante et terrifiante de la police ” visant “ l'institution de la police nationale dans son ensemble ” vu l'emploi de “ l'expression générale ‘que faire face à la police’ ” était en couverture d'un guide juridique réalisé par un magistrat.
Ce n'était pas une caricature dans un journal hebdomadaire. C'est, selon la justice “ en totale contradiction avec le style de l'ouvrage qu'il entendait illustrer ; ouvrage dont il n'est pas contesté qu'il était dépourvu de toute vocation humoristique ou même pamphlétaire ” (http://riesling.free.fr/20070505.html)
PS : puisque vous abordez des condamnations pénales, pourquoi ne nous donnez-vous pas l'ensemble des éléments nécessaires pour se faire un point de vue ?
à wieeinstlilimarleen
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 18H17 | 08/04/2008 |
« présente le policier sous des traits particulièrement dégradants dont l'accumulation et le caractère outrancier participent d'une volonté délibérée de donner une image à la fois humiliante et terrifiante de la police »
C'est vrai que ce n'était pas nécessaire c'est déjà fait pour l'image des flics et celle là ce n'est ni une interdiction, ni une condamnation qui l'effacera.
Ils vont s'autopourrir avec de telles situations, ensuite ils leurs faudra des années de bons et loyaux services envers les citoyens pour remonter la pente.
De Phil2922
Retraite invalidité | 07H56 | 07/04/2008 |
Si on leur dit « Casse toi pauvre con », y'a outrage… ?
Dans les manifs des lycéens, j'aime bien le slogan « Police partout, justice nulle part ».
Aujourd'hui des milliers de policiers vont protéger la flamme olympique, alors que l'on ne peut plus fumer dans les troquets… ! !
http://phil195829.overblog.com
De Sibyllin
07H57 | 07/04/2008 |
Le gros problème c'est que ces mêmes policiers qui poussent à bout les citoyens peuvent espérer toucher des dommages et intérêts auprès du tribunal. ils ont donc un intérêt majeur à ce que chacun pête les plombs puisque cela arrondit leur fin de mois !
De mathieu-s2
08H06 | 07/04/2008 |
Témoignage à l'attention de Jean-Jacques Reboud :
Un samedi soir à Lille, une équipe de police (plusieurs voitures et un fourgon) fait une « opération-alcoolémie », Avenue du peuple Belge, selon une routine bien connue des habitants du lieu.
En très peu de temps, le fourgon est rempli, un certain nombre de véhicules immobilisés, des permis confisqués, 7 personnes conduites en garde à vue au « Central ».
Dans le fourgon un policier interroge l'un après l'autre les prévenus : Nom, prénom, profession. Le fourgon est encombré. Un policier massif monte tandis qu'un autre derrière lui pousse dans l'habitacle une jeune femme qui, hagarde répète « Ah, j'y crois pas, ah, j'y crois pas ».Négligemment le policier massif lance à son collègue interrogateur : « Bon tu t'occupes de Madame ».
Le policier interrogateur est séparé de la jeune femme par deux prévenus et l'imposant masse d celui qui l'a arrêtée. Elle est en train de s'asseoir sur le banc. L'interrogateur marmonne : « Nom, prénom, profession ? » La jeune femme ne l'entend ni ne sait qu'il lui parle, se croyant toujours sous la responsabilité de celui qui l'a arrêtée. L'interrogateur répète, en regardant ses papiers : « Nom, prénom, profession »… Il laisse un bref temps, puis soupire et écrit sur sa fiche : « Bon, refus de répondre. C'est un outrage. Je suis désolé Madame, je dois vous mettre un outrage. On reverra ça tout à l'heure ». De sorte que cette dame, très peu au-dessus de l'alcoolémie limite, non seulement passera la nuit en garde à vue, mais sera de plus poursuivi pour « outrage ».
Dans la foulée, un jeune lance au flic : « J'encule ta grand mère, et je la lui fais sucer après ». Le flic fait mine de ne pas avoir entendu. Le jeune dit à la jeune femme : « Vous voyez, vous, ils ont pas peur de vous, alors vous avez un outrage. Moi, ils savent qu'après quand ils viendront dans le quartier ils pourraient bien prendre une brique dans le pare-brise ». Le flic parle alors : « Mouloud, ferme ta gueule ! ».
Pour la suite… je ne suis pas au courant.
à mathieu-s2
De sevinilud
en liberté surveillée | 08H44 | 07/04/2008 |
et la grand-mère, elle a dit quoi ?
à mathieu-s2
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 13H36 | 08/04/2008 |
L'outrage n'est pas caractérisé pour le « refus de répondre ». Ne vous inquiétez pas pour votre petite dame, si elle ne conduisait qu'à un taux contraventionnel, elle aura son timbre amende et repartira à pied chez elle ensuite. Il ne faut pas confondre ce que peux dire un policier à un instant donné et les suites pénales données.
Par ailleurs, votre anecdote contredit parfaitement la théorie de cet article.
On ne constate nul empressement de la part des policiers de relever l'outrage contre le jeune qu'on présume de zone urbaine sensible. Ce serait parce qu'ils auraient peur d'un pavé ? Les pavés pleuvent de toute façon, un outrage de plus ou de moins n'y change rien.
à mathieu-s2
De brogilo
in angulo | 22H10 | 08/04/2008 |
Excellemment bien racontée cette petite histoire, Mathieu-s2, on s'y croirait…
De damon99
Citoyen, c'est déja beaucoup | 08H29 | 07/04/2008 |
Je n'ai pas encore vu de témoignage d'un « représentant » des forces de l'ordre, c'est pourquoi j'apporte ma pierre à l'édifice.
Depuis quelques années déjà, le débat est en train de glisser et le plus souvent hélas nous nous trompons de cible. Il est bien entendu de bon ton dans notre « sociétédesdroitsdelhomme » (terme utilisé à tout bout de champs) de considérer qu'il est impensable de regrouper l'ensemble de la jeunesse française derrière des termes tels que casseurs, branleurs et j'en passe.
Je constate amèrement que les policiers ne sont pas logés à même enseigne. Je lis vos commentaires et revoit ressurgir toute l'amertume de chacun envers la police, entre ceux qui ont des « amis » qui ont raconté ceci, ou ceux, qui pour on ne sait quelle raison hait la police, mais persuade son auditoire que c'est de leur faute et pas de sa mauvaise foi chronique. Bref, entendons nous déja sur un point : merci de ne pas généraliser et nous partirons sur des bases saines de débat.
SVP un peu d'objectivité, je ne prétends pas maitriser ce sujet compliqué, mais j'essaye seulement d'écouter les 2 parties et de pas me faire aveugler par mes préjugés.
à damon99
De machinchose
08H43 | 07/04/2008 |
le problème n'est pas de généraliser. Le problème est que l'on constate la multiplication des témoignages, la multiplication (factuelle) des procédures, la multiplication des présences, que tout le monde a été témoin d'une scène au mieux dérangeante, entre des flics et des individus, au pire scandaleuse. Tout bon parisien aura vu plusieurs fois des deux dans sa vie.
Quand je suis arrivé à Paris j'ai adoré la police parce que j'étais jeune et que, perdu, j'avais demandé à un agent mon chemin et qu'il m'avait salué d'abord puis aidé. La politesse, la disponibilité, m'avaient fait forte impression. (je m'en souviens encore). Aujourd'hui, alors que j'ai parfois plus l'air d'un militant UMP que d'un rebelle trotskiste je n'ai plus confiance.
Il m'est arrivé, un jour, il y a des années une petite aventure :
ce n'était pas la police mais la douane. Une autorité. Sur un parking en vacance. trois jeunes préparent leur sac (dont moi). Nous avons eu droit à la fouille au corps et du vehicule. Eh bien, alors que nous n'avions rien ni rien fait (ce qui fut constaté) je peux vous assurer qu'au bout de quelque minutes je tremblais comme un coupable. Voilà l'impression que provoque l'autorité dans notre beau pays. La confiance a sauté.
Je ne vous parle pas des interpellations de la BAC la nuit…
à damon99
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 08H44 | 07/04/2008 |
Bonjour
Vous avez raison, damon 99 : le témoignage côté policiers serait nécéssaire dans ce dossier, et nous ne manquerons pas d'y revenir. Les syndicats de police ont été contactés dimanche, mais, justement : c'etait un dimanche…
Etes vous vous-même policier ?
à Chloé Leprince
De machinchose
08H59 | 07/04/2008 |
il y avait eu un reportage passionant sur france culture, l'émission de 13 h 30 sur le des flics affligés par la nouvelle politique du chiffre qu'on voulait leur imposer et qui décrivaient les terribles dérives qu'elle impliquait.
peut être celle ci d'emission :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/pieds/fiche….
à Chloé Leprince
De Sinouhé
09H15 | 08/04/2008 |
Chère Chloé Leprince.
Comme disait Coluche : « Les gardiens de la Paix aux lieu de nous la garder ils feraient bien de nous la foutre ».
Aux Policiers et Gendarmes,
Le problème : Actuellement toutes les nouvelles recrues sont choisis et formater pour servir la répression et permettre l'application de lois antidémocratique,antisociale, et liberticide.
Ces pauvres Femmes et hommes sont a leurs insu les joués d'un système qui les programmes pour devenir de bons chiens de garde aux ordres d'un pouvoir mal saint.
Franchement, je me demande comment ont peut s'endormir le soir tranquillement et le jours même avoir participé a combattre une manifestation pour la paix dans le monde ou pour la libération du Tibet, ou encore protégé la flamme de la discorde et pour cela cogné sur les manifestants .
Policier en tous genre je vous plain, même si aujourd'hui vous vous drapez dans l'outrage afin de vous protégez .
Les réveils sont difficile et le matin devant la glace l'image est comme vos actions « trouble ».
Je respecte par ailleurs la fonction et l'action de ceux qui s'inscrivent dans une logique normale et qui correspond aux besoin d'une société qui organiste une police afin de protégé la liberté et le respect de chacun.
à Sinouhé
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H58 | 08/04/2008 |
Pas sûr qu'ils le vivent bien Sinouthé :
http://www.lepost.fr/article/2008/02/05/1094411_encore-un-suicide-de-pol…
Il (UNSA) ajoute « s'interroger sur l'augmentation de la pression hiérarchique liée à l'instauration de quotas d'interpellations ou de contraventions » et il demande une « augmentation du nombre de psychologues » dans la police.
Une cinquantaine de policiers se sont donnés la mort en 2006 comme en 2007, selon les chiffres officiels, souvent avec leur arme de service.
Ce n'est pas une augmentation du nombre de psychologues qu'il faut mais supprimer l'instauration des quotas, anti démocratiques.
à damon99
De Galletas
09H15 | 07/04/2008 |
Tout à fait d'accord.
J'ai déjà eu l'occasion et curieusement de manière équitable, d'être confronté à des vrais têtes de cons, genre cowboy et au contraire à d'autres flics qui placent le dialogue comme véritable outil de leur intervention.
J'imagine qu'en fonction des services auxquels ils sont rattachés, ils n'ont sûrement pas les même méthodes, ni le même état d'esprit. Mieux vaut tomber sur un motard que sur un type de la bac, tout le monde en conviendra.
Le problème que pose l'article sur l'augmentation du nombre d'outrages dénote significativement l'obligation de ces fonctionnaires à faire du chiffre. Et l'une de ses expressions les plus simples : le contrôle de police qui lui aussi a augmenté de manière exponentielle.
Moi qui ai les cheveux longs et la barbe, qui roule en 205 et ne fais pas 30 ans, j'ai le droit à en moyenne à 1 contrôle par mois. Délit de faciès classique…
Alors face à ces faits, et face à la dégradation constante de l'image de la police auprès de l'opinion publique qui en est la conséquence indirecte, qu'attendent les bons flics pour élever la voix ? faire un moratoire ou je ne sais quoi d'autre ? Car au bout d'un moment, ils ne réussiront plus à limiter la casse…
à Galletas
De machinchose
09H28 | 07/04/2008 |
ça c'est un truc qui m'a toujours sidéré.
Je peux vous garantir que si vous vous faites couper les cheveux vous ne serez plus inquiété.
Cette « expérience » de vie a été faite par plusieurs personnes et elle est tout simplement terrible dans ce qu'elle dit de notre société.
à Galletas
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 21H45 | 07/04/2008 |
Il faut que cette politique du chiffre soit supprimée, si c'est pour se faire du fric sur le dos des gens sans aucune conscience, c'est plus que malhonnête pour des gens censés faire respecter la loi.
Finalement ils sont aussi pourris que les voyous qu'ils pourchassent, du moins pour ceux-là.
Certains jeunes sont rentrés dans la police pensant avoir tous les droits sur eux ?
Mais par définition un policier devrait connaître le droit et le respecter, il devrait aussi avoir une formation psychologique.
Pourquoi de telles affaires comme celle de « intrepide77 » est arrivée et a dégénérée ainsi ?
Pourquoi un homme de son âge est resté 7 heures sans boire ni manger ?
Pourquoi il se retrouve à poil avec fouille au corps si ce n'est pour l'humilier ?
Pourquoi aller jusqu'à exiger son ADN ?
Sans compter que ces méthodes coûtent cher à la société. Y aurait-il une société d'analyse d'ADN qui aurait besoin d'argent ? Et dans ce cas à qui appartient cette société ?
On est dans la folie douce là !
Serions-nous devenu un peuple barbare qui se moque du droit et des devoirs de chacun ?
Serions-nous devenu un pays mafieux qui se fait du fric sur le dos des citoyens et leur impose un viol psychique ?
Ne devait-il pas y avoir une caméra lors d'un interrogatoire ? Je croyais que c'était obligatoire.
Si la police continue à ce tarif là, elle va se pourrir elle même et se décrédibiliser.
Les flics corrects doivent dénoncer ces pratiques et lutter contre, car ils seront les premiers a en subir les conséquences, les gens finiront par les mettre dans le même sac.
Oui il y a des flics bien, alors bougez-vous, témoignez même sous couvert d'anonymat, mais ne laissez surtout pas les imbéciles guider la marche à suivre et pourrir la profession dans l'intérêt de tous.
à Les Chats
De wieeinstlilimarleen
imbepile.free.fr | 12H39 | 08/04/2008 |
La folie douce, les droits et les devoirs ?
« Pourquoi un homme de son âge est resté 7 heures sans boire ni manger ?
Pourquoi il se retrouve à poil avec fouille au corps si ce n'est pour l'humilier ?
Pourquoi aller jusqu'à exiger son ADN ? »
7 heures sans manger, en quoi est-ce choquant ? Si vous diner à 20 heure en ayant déjeuné à midi, ça vous fait plus de 7 heures sans manger. Je ne crois pas qu'il s'agisse d'une situation dramatique.
Sans boire, ce n'est guère confortable, bien évidemment. Mais là encore, ce n'est pas en soi dramatique. Lorsqu'une personne est gardée à vue, elle n'est de toute façon pas en situation de confort. Elle est mise à disposition, elle n'est pas en train de louer une chambre d'hôtel où elle pourrait aller et venir.
Vous questionnez la légimité d'une fouille de sécurité impliquant la nudité. Soit. C'est un point de vue qui peut se défendre. La suppression de cette fouille pourrait se justifier, si la loi ne disposait pas que le gardé à vue est sous la responsabilité de la police.
En effet, il ne faudrait pas ensuite, comme selon l'habitude, reprocher à la police qu'untel gardé à vue s'est suicidé avec une lame de rasoir/cutter qu'il portait dissimulée sur lui.
Pourquoi exiger l'ADN ? Pourquoi s'en priver. L'ADN, depuis qu'il est employé à permis à la fois d'avancer dans des enquêtes criminelles au point mort, à la fois d'innocenté des individus parfois déjà condamnés que tout jusque là accablait.
Permettre de mettre sous les verrous des violeurs et d'innocenter des victimes d'erreurs judiciaires, ça me semble être une raison suffisante pour exiger la signalisation génétique.
à wieeinstlilimarleen
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H14 | 08/04/2008 |
Visiblement vous n'avez pas lu le témoignage de « intrepide77 » interpellé pour outrage à cause d'une place de stationnement réservé à l'hôpital, car vous parlez des procédures en général qui concerneraient des cas bien précis.
Vous le précisez vous même dans votre dernier paragraphe où vous parlez de violeurs, criminels.
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Qui pourrait être contre ces investigations concernant ce genre d'affaires ?