Le plan en trois étapes pour libérer Ingrid Betancourt
La mission humanitaire française, soutenue par la Suisse et l'Espagne, destinée à libérer l'otage franco-colombienne détenue par les Farc est partie avec une proposition en trois temps : la libération d'Ingrid Betancourt, l'accueil par la France d'une poignée de cadres rebelles détenus par Bogota et l'appui de la France pour que les Farc soient retirés de la liste européenne des organisations terroristes.
Selon des sources proches de la médiation franco-hispano-suisse, le plan du président français comporte trois étapes :
- Il prévoit l'échange d'Ingrid Betancourt contre une grâce signée par le président colombien en faveur d'une poignée des guérilleros condamnés à de lourdes peines de prisons, connus comme les » colonels » des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
- Ces hauts-gradés seraient accueillis en tant que » réfugiés politiques » par la France, qui s'engage à rester » mobilisée pour un accord humanitaire » afin d'obtenir la libération des 38 otages restants et des 500 détenus reconnus par les deux parties.
- Les Farc pourraient bénéficier en contrepartie de l'appui de la France au sein de l'Union européenne -qu'elle va présider à partir du 1er juillet prochain- pour être retirés de la liste des organisations terroristes.
Cette offre est la traduction concrète du message lancé aux FARC par Nicolas Sarkozy le 1er avril : » Par cet acte déclencheur, vous répondrez à l'insupportable attente des familles et à la clameur de la communauté internationale unanime. Vous rendrez compréhensible votre discours. Vous dessinerez enfin des voies d'avenir. Vous ouvrirez des perspectives pour la paix. » La guérilla la plus ancienne d'Amérique latine, fondée en 1964
Comme l'a révélé la presse colombienne, c'est l'universitaire suisse Jean-Pierre Gontard, accompagné par l'ancien consul français à Bogotá, Nöel Saez, qui est chargé de faire aboutir sur place ce marché.
Rappelons également que la France, l'Espagne et la Suisse sont reconnus comme facilitateurs par la gouvernement du président Álvaro Uribe et par les Farc. Et ce, dans le conflit armé qui les opposent.
Les médiateurs Gontard et Saez sont à Bogota pour s'entretenir avec l'un des sept chefs du » secrétariat » qui commande la guérilla la plus ancienne de l'Amérique Latine, fondée en 1964. Une réunion qui a reçu le feu vert d'Alvaro Uribe que les deux médiateurs ont déjà rencontré.
Cette réunion doit aussi être autorisée par les Farc. Le président Uribe, lui, devra en connaître le lieu et les modalités avant d'éloigner ses troupes. Elle pourrait se dérouler avec ou sans la participation du Comité international de la Croix Rouge (CICR) et toujours en informant préalablement le gouvernement colombien.
La France met la médiation du président vénézuélien Chavez hors du jeu
Négocier directement et sur ces bases avec la France obligerait les Farc à plusieurs sacrifices. Les Farc seront appelés à digérer l'absence du président vénézuélien Hugo Chavez, comme médiateur. Les rebelles devront ensuite établir la liste des prisonniers susceptibles d'être libérés par Alvaro Uribe.
Elles devront choisir une minorité parmi les 1 700 membres qui sont actuellement détenus, la plupart inculpés mais pas encore condamnés, une condition pour être gracié. Enfin, les Farc devront se contenter des promesses des trois pays médiateurs et faire le premier pas : libérer Ingrid Betancourt qui est, rappelons-le, dans un état critique.
Sous pression internationale, les Farc ont avec ce marché la perspective d'un processus politique semblable à celui qu'a connu l'OLP dans les années 70. Et ce, en abandonnant les pratiques contraires au droit international humanitaire, qui interdit les attaques contre les populations civiles, les blessés et les personnes non combattantes. Avec cette conversion, les Farc pourraient devenir un interlocuteur pour une solution pacifique du confit en Colombie.
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De jac le rat
aventurier | 00H47 | 06/04/2008 |
Gracias a dios….
ET après ça, attaquons-nous, journalistes compris, a tous les disparus, assassinés, par les amis de Mr Uribe, dont on parle si peu.
Les colombiens connaissent la situation.
Mais les colombiens vivent dans la peur depuis si longtemps.
Demandons aussi aux multinationales européennes, asiatiques ce qu'elles en pensent.
Et bien-sûr aux US….
Demandons à l'« oligarchie » colombienne…
Et demandons à toutes les minorités-indigènes et afro-colombiennes et paysannes….
OU EST LE VRAI SCANDALE ? ? ?
Quelle est l'origine de tout ce bordel ?
(cf. les chiffres. Amnesty international, etc.)
à jac le rat
De citoyensly
12H13 | 06/04/2008 |
en colombie aucune opposition ne peut exister , des opposants des syndicalistes sont liquidés sous les ordres de Uribie , sous le regard a peine caché de washington ! En effet uribe est pour la maison blanche le seul allié d amerique latine au milieu des chavez castro correa ….
je souhaites juste que cette femme ne perde pas la vie , mais elle est prise au milieu de ce « jeu géopolitique » !
des infos censurées sur http://vigicitoyen.canalblog.com/
à citoyensly
De napakatbrax
14H14 | 06/04/2008 |
Un plan en trois étapes pour Ingrid Betancourt. Et combien d'étapes pour libérer les presque 3000 autres otages des FARC ?
Quand vous dites « 38 otages restants », il s'agit des otages politiques. Il y a presque 3000 otages au total en Colombie, selon le gouvernement colombien.
Je sais, c'est pas bien de dire ça.
http://www.LesMotsOntUnSens.com
à napakatbrax
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
14H55 | 06/04/2008 |
Ne vous en faites pas. C'est juste le plan « B », celui qui n'existe pas.
à jac le rat
De allo-ici-la-terre
15H05 | 06/04/2008 |
A lire pour comprendre un peu la Colombie.
COLOMBIE - Les Indiens embera du Choco se battent pour la reconnaissance de leurs droits à la santé et à l'éducation
Fernand Meunier
mardi 28 août 2007, mis en ligne par F. Meunier
Périple en Colombie
Pour la 4e fois, je suis retourné en Colombie, dans le département du Chocó du 23 mai au 9 juin 2007, afin de réaliser des reportages pour une nouvelle ONG « Explorer Humanity » (E.H.), dont je suis l'un des fondateurs. Je tenais aussi à présenter mon livre de photographies co-édité avec Amnesty en décembre 2006. Mes clichés photographiques sont la mémoire de ce que j'ai vu et serviront pour des expositions photos, des articles, des conférences. Une photo vaut mille mots. J'étais avec un jeune reporter photographe, qui m'avait déjà accompagné en Israël, T.O et Jordanie en février 2007.
En Colombie, nous avons rencontré des communautés indigènes dans la Cordillère occidentale et des déplacés afro-colombiens et indigènes à Istmina et Quibdó. Je tiens à vous faire partager ce témoignage.
Le Chocó en Colombie
Vu d'avion, le département du Chocó, (un territoire de 46 530 km²) limitrophe du Panama au nord est entièrement constitué d'une immense forêt tropicale humide.
La forêt du Chocó est l'endroit où la biodiversité est la plus importante au monde. Il s'agit d'une région stratégique significative, où les intérêts sont différents selon les acteurs armés : exploitation des ressources forestières et minières, cultures intensives (palme africaine), cultures de coca permettant de financer le conflit.
Quibdó, établie au bord du fleuve Atrato, enclavée dans cette forêt tropicale, est la capitale du Chocó avec 120 000 habitants. Tous les villages sont construits en bordure des fleuves. L'implication des civils dans le conflit est sans cesse encouragée. Ils sont victimes du blocus économique, de l'occupation de leur terre, des déplacements forcés, des prises d'otages, des disparitions et des massacres, Les acteurs armés légaux et illégaux (les paramilitaires, forces d'extrême droite et guérillas, forces d'extrême gauche : FARC et ELN) violent ainsi le principe de Distinction du Droit International Humanitaire des Conventions de Genève : il est essentiel de faire la distinction entre combattants et civils pour ne pas impliquer ces civils dans le conflit armé interne.
La fuite, l'expropriation et les violations des droits humains sont le lot quotidien des habitants de la région, otages de ces affrontements. 40% des personnes vivant actuellement au Chocó ont été déplacées et Quibdó accueille à présent 18 000 victimes du conflit. Les conditions d'hygiène et d'assainissement n'existent pas, les droits à l'alimentation, à l'éducation et à la santé ne sont pas appliqués envers la plupart des habitants et surtout pour les minorités ethniques, tels les Indiens embera (environ 35 000). Tous ces facteurs ne font qu'aggraver les problèmes humanitaires.
Après avoir pris l'avion de Bogota pour Quibdó le samedi 26 mai 2007, le père Jésus Florez Alfonso, dit Chucho nous attend à l'aéroport. Nous avons juste le temps de poser nos sacs chez lui pour partir à Istmina, afin de mettre au point avec le diocèse de cette ville une coordination avec ceux de Quibdó et d'Apartado pour mieux gérer les problèmes provoqués par le conflit auprès des civils. Nous mettons trois heures pour faire 75 km, tant la route est mauvaise et du fait des check points nombreux avec fouilles complètes.
Lors du retour, un appel sur son portable va transformer tout notre agenda pour les jours suivants. Chucho nous explique la situation : la communauté embera du Chocó avait réalisé une action symbolique du 23 au 27 avril 2007 devant le siège du Gouverneur du Chocó afin de revendiquer ses droits sociaux et culturels quant à son droit à l'éducation. Cette action avait mené à la conclusion d'un accord entre les communautés et l'État colombien. Cependant, vu le manque de volonté politique visant à l'application de ces accords, les indiens embera ont établi un blocus sur les deux seules routes qui rejoignent Quibdó : celles de Medellin et de Pereira.
Ce samedi 26 mai 2007, à 7 heures, tandis que les indigènes déjeunaient, les troupes de la brigade mobile anti-émeute (ESMAD) de la police, avec des camions blindés ont brutalement réprimé les indigènes, ont détruit les campements et brûlé les affaires personnelles, ce qui a provoqué une situation de panique vers le petit village d'Aguita. Après ces violences, les indigènes ont dénombré plusieurs disparus au sein des communautés. Trois enfants seraient apparemment tombés dans le rio San Juan. Les indigènes ont fui les lieux pour se protéger, mais d'autres ont manifesté sur la route prés du village de Guarato pour continuer le blocus.
L'ESMAD est intervenu à 14h 30 avec des gaz lacrymogènes, puis a chargé et maltraité avec une extrême violence les manifestants. Au total ce sont 22 personnes qui auraient disparu, dont 14 mineurs et 8 adultes. On a retrouvé plusieurs vêtements et sacs à dos dans la rivière. Les policiers ont détruit des ustensiles de cuisine, des moyens de communication (téléphones et mégaphones). Ce même jour, deux promotrices de santé du diocèse, présentes auprès des indigènes, ont été détenues pendant 4 heures par la police, qui les accusait de faire l'apologie de la rébellion.
Nous sommes arrivés sur les lieux où se sont produites les interventions armées des forces de l'ordre. Nous avons assisté au décompte des disparus, recensé les affaires personnelles incendiées ou retrouvées dans la rivière et vu les campements détruits. Nous avons accompagné les indigènes dans leurs diverses démarches pour faire reconnaître les disparitions, participer aux nombreuses rencontres entre eux et la police, pour comprendre ce qui s'est passé.
A un moment, une femme embera m'a serré dans ses bras en me remerciant d'être là. Leur douleur était la mienne. Nous étions tous bouleversés par cette violence qui a provoqué des morts. J'étais révolté et impuissant. Des enfants hagards, perdus dans leurs cauchemars restaient près de nous, j'essayais de les réconforter. Je leur montrais avec tendresse les photos de mon livre et arrivais à les faire sourire un peu.
Nous nous sommes inquiétés de la suite à donner pour la reconnaissance de leurs droits à la santé et à l'éducation entre autres droits économiques, sociaux et culturels. De nombreux indigènes se plaignent auprès de nous que l'État et ses institutions les considèrent comme des animaux et qu'il est donc très facile de ne pas respecter leurs droits fondamentaux.
Le soir, nous sommes restés dans un petit hôtel, car, Chucho estimait qu'il n'aurait pas été prudent de rentrer à Quibdo en pleine nuit après ce qui s'est passé.
Le lendemain nous sommes revenus vers les indigènes et les avons accompagnés dans leurs réunions. Nous avons rencontré la police de Santa Cecilia, afin que les faits passés soient confirmés. Les camions blindés de l'ESMAD étaient là, garés au bord de la place du village, qui fourmillait de soldats. J'ai pu prendre sans risque des photos pour témoigner de ce que j'ai vu. A ce jour, suite à ces violences disproportionnées, il y a deux enfants disparus, trois femmes qui ont avortés et de nombreux blessés. On a retrouvé les autres personnes errantes dans la jungle ou revenues dans leur village après quelques jours.
L'autre route qui va sur Medellin
Le mardi 29 mai 2007, nous sommes partis pour visiter les diverses communautés indigènes sur la route de Quibdó à Medellin. Au check point de Tutunendo, la police nous affirme que le passage est impossible à cause d'un éboulement sur la route. Nous repartons à Quibdó. Une heure de trajet pour faire 20 km sur une piste défoncée. Nous voyons le père Chucho, qui négocie avec le Colonel des Droits de l'Homme de l'Armée nationale basée à Quibdó. Il ne devrait pas y avoir de problèmes. Nous repartons de nouveau à Tutunendo et là, le même discours pour nous dissuader de continuer plus loin. Nous appelons le père Chucho via le seul poste téléphonique du village et il nous demande d'attendre. Il va revoir le colonel des DH. Vingt minutes plus tard, un jeune soldat vient vers nous avec un grand sourire et nous dit qu'il n'y a pas de problème pour continuer notre route vers les communautés indigènes. Le colonel des droits humains a joint directement le commandant du check point. Mentir ne les gène pas, avec l'aplomb d'une communication qui se veut conciliante et protectrice, mais ce n'est que du bluff, pour nous empêcher de voir les indigènes.
Nous sommes allés directement vers le second lieu du blocus encore effectif. Les forces de l'ordre étaient absentes des lieux, par contre de nombreux postes de contrôle de l'armée étaient établis le long de cette route qui va de Quibdó à Medellin.
Arrivés à la communauté où se passait le blocus, 500 personnes nous ont accueillis chaleureusement. Nous y sommes restés trois jours. J'ai rencontré de nombreuses personnes que j'avais déjà vues en 2005, dont le cabildos (le gouverneur indigène). Il ne m'avait pas oublié, ainsi que d'autres indigènes, heureux de me retrouver.
Mon livre de photographies sur la Colombie a circulé parmi eux et les diverses communautés embera, que nous avons rencontré les jours suivants. Ce livre reste l'exemple concret de notre travail de sensibilisation que nous pouvons faire en France pour parler des droits bafoués des civils par les acteurs armés légaux ou illégaux colombiens. Au retour, nous avons visité les communautés El Consuelo, Toldas, la 18 et la 20.
Nous avons vu que les écoles et les points de santé sont dans un abandon le plus total. Les indigènes manifestent pour cet état de fait, afin que l'État responsable de ces droits les assume et prenne des dispositions afin de ne pas léser ces populations indigènes pour l'accès à la santé et à l'éducation, entre autres DESC.
Istmina et Quibdó : les déplacés
Nous sommes allés à Istmina (diocèse voisin de Quibdó) et nous avons rencontré la « Commission Vie, Justice et Paix » du diocèse, qui nous a permis de rencontrer divers déplacés par le conflit tant chez les afro-colombiens que chez les indigènes pour voir leurs conditions de vie. Celles-ci sont impensables. Certains déplacés vivent dans des caves insalubres de maisons inachevées.
A Quibdó, à El Futuro, la municipalité a construit des logements de deux pièces pour des familles de cinq enfants. Ces maisons sont donc inhabitables et se dégradent rapidement. De plus, le HCR avait donné 450 000 euros pour 125 familles, soit 3 600 euros pour une famille afin qu'elle puisse acheter sa maison. Mais tout cet argent n'est jamais arrivé aux déplacés via la municipalité. Ces sommes ont été détournées. La corruption est aussi un des fléaux de la Colombie. En 2006, il y a eu 15 000 déplacements collectifs dans le territoire du diocèse d'Istmina.
Par ailleurs, des mégaprojets menacent l'intégrité des territoires collectifs des indigènes et des afro-colombiens. La monoculture de la palme africaine en est un, tenu par les paramilitaires.
Les déplacés savent très bien que cette violence vise à imposer un modèle économique exclusif, un modèle de vie unique. C'est une stratégie contre–insurrectionnelle, appuyée par une politique de la terreur et une dépossession des terres collectives ou individuelles. C'est une main mise sur les richesses forestières, minières et les ressources agro-alimentaires. Une forme de néo-colonisation du territoire. La guérilla et les paramilitaires ont chassé la population dans les années 1990. Les civils se sont donc entassés dans les villes, mais il reste encore des civils vivant dans leur ville d'origine, qui luttent pour ne pas être obligés de partir. Ils subissent la loi de la guérilla ou des paramilitaires. Les lois et la protection du gouvernement sont inapplicables, du fait aussi de la topographie des lieux trop difficiles d'accès.
Toutes les communautés indigènes ont d'étroits liens avec la terre de leurs ancêtres dont dépend leur survie culturelle. Dans la région nord-ouest de Chocó, plus de 1.700 indigènes Wounaan ont fui leur territoire traditionnel.
Les paramilitaires
La « Loi de Justice et paix » approuvée en juin 2005 fixe à 8 ans d'emprisonnement la peine maximale encourue par les chefs des AUC ayant participé au processus de démobilisation. En février 2006, il est prétendu que quelque 31 000 paramilitaires ont déposé les armes et réintégré la société. Ceci devrait rendre le pays moins conflictuel, mais en 2007, les Nations Unies publient un rapport démontrant que les paramilitaires ont tué des centaines de personnes au cours des dernières années, en violation du cessez-le-feu dans le cadre du processus de leur démobilisation. Aujourd'hui, de nouveaux groupes émergeants ne restent pas inactifs : Águilas Negras, Los Rastrojos ainsi que l'organisation Nueva Generación assassinent de nouveau. Seul le nom change : le paramilitarisme demeure. Ce n'est pas la première fois qu'il se régénère : en 1965 (L'article 25 d'un décret permet la formation de groupes de civils au service de l'armée sous la présidence de Guillermo León Valencia Muñoz), en 1970 le Triple A, Alianza Anticomunista Americana (Alliance anticommuniste américaine), en 1982 le MAS (Mort au Sequestrateurs), en 1994 les CONVIVIR (coopératives rurales de sécurité), en 1997, les AUC (Autodéfenses unies de Colombie). Ces milices d'extrême droite, bras allié de l'armée sont toujours aussi présentes dans le Chocó. Elles sont responsables de 70 % de crimes politiques. En ce moment, la parapolitique bouleverse la vie colombienne, puisque la justice colombienne examine plus de cent cas de collusion présumée entre les paramilitaires et des représentants de l'État.
La politique de l'État colombien vise l'implantation à la lettre du modèle néo-libéral. A cette fin, les communautés paysannes qui pratiquent l'agriculture de subsistance afin de faire place à de mégaprojets de type agro-industriels (palme africaine, exploitation intensive du bois) sont chassées. L'objectif est de « sécuriser » les régions stratégiques. Pour ce faire, les groupes paramilitaires sont envoyés pour y faire le « ménage » sous prétexte de combattre la guérilla (qui est vrai est là bien présente), puis une fois que des milliers de paysans ont été déplacés, dépossédés de leurs terres et réfugiés dans les villes sans aucune possibilité de survie digne, les grands propriétaires terriens proposent à ces mêmes communautés du travail au sein des méga plantations mises en place sur ces mêmes terres qu'on leur a volées. Le déplacement forcé, l'augmentation de la pauvreté, la malnutrition, la réduction de la production d'aliments, les désastres environnementaux (érosion des sols, pollution de l'eau, disparition de la diversité végétale et animale) sont caractéristiques de ce modèle de développement basé sur les monocultures.
En Colombie, le développement des plantations de palmiers à huile se fait sur des territoires collectifs de communautés noires et indigènes, territoires protégés par la constitution nationale de 1991 qui garantit l'inaliénabilité, l'indivisibilité, l'imprescriptibilité des territoires ancestraux des communautés noires et indigènes.
En quelques années, les surfaces concernées ont progressé dans tout le pays passant de 170 000 hectares en 2001 à 300 000 hectares aujourd'hui, avec le projet d'atteindre les 6 millions d'hectares d'ici 2015. En mars 2007, le ministre de l'Agriculture a déclaré que la Colombie voulait devenir le premier producteur de biodiesel en Amérique latine.
Retour à Bogota
Le lundi 4 juin 2007, nous étions à l'Université Javeriana de Bogota, pour le lancement du livre « Droit à l'alimentation et au territoire dans le Pacifique colombien » écrit par Jesus Alfonso Flórez López et Constanza Millán Echeverria. Ce livre se présente comme un rapport alternatif à celui présenté par l'État aux Nations Unies pour la période 2000-2005. Son objectif est d'illustrer un bilan sur l'accomplissement des droits économiques sociaux et culturels (DESC), en ce qui concerne le contrôle et la location du territoire et ses implications correspondantes dans le bénéfice du droit à l'alimentation des Communautés résidantes. Le livre présente le contexte sur l'inégalité et l'exclusion dans la région ; il fait une analyse sur les politiques publiques mises en oeuvre et l'impact de l'intervention d'acteurs armés, légaux et illégaux, sur le territoire et le droit à l'alimentation ; offre un espace aux organisations ethniques territoriales pour la présentation de ses propositions.
Ce rapport intègre deux éléments dont la correspondance n'est pas évidente : le droit à l'alimentation et au territoire. Le contrôle sur ce dernier pour le développement de monocultures limite le droit au travail et, en conséquence, arrache à la population une de ses principales sources de soutien, l'agriculture, d'autant plus quand la production ne rentre pas dans une dynamique d'agriculture vivrière.
Conclusion et recommandations : une réforme des institutions colombiennes semble indispensable si le département du Chocó veut vivre en paix. La paix n'est pas possible sans développement économique et social. Il est impossible d'avancer dans ce contexte actuel, puisqu'il n'y aucune sécurité alimentaire, aucune santé digne de ce nom (les médicaments sont absents, les soins sont rudimentaires, les centres de soins inadaptés ou délaissés). Au niveau de l'éducation : 14 000 enfants ont besoin d'un programme éducatif, pas forcément celui promu par l'État colombien. Les indigènes revendiquent une éducation qui respecte leur culture ancestrale. Le gouvernement doit reconnaître les droits fondamentaux en faveur des indigènes et se doit de mettre en place un programme éducatif spécifique. Une autre loi « justice et paix » doit être revue afin que l'impunité ne demeure pas et les terres spoliées doivent être restituées…
Par ailleurs, la résurgence des paramilitaires, impliqués dans le narcotrafic, dans la parapolitique, dans les assassinats ciblés des syndicalistes, journalistes, militants des droits humains et des leaders des communautés, complexifie encore plus le conflit ; de même le fait que les FARC ne souhaitent aucun accord humanitaire avec le gouvernement, ni aucune libération des otages décourage la société civile. La voie du gouvernement qui ne veut régler ce conflit que par les armes, non par la négociation, n'arrange rien. Le conflit risque encore de stagner ainsi au détriment des civils qui sont assassinés sans état d'âme, simplement parce que certains revendiquent leurs droits fondamentaux ou veulent tout simplement vivre en paix.
Ce séjour de 20 jours ne m'aura pas laissée indemne, mais mon existence est bien paisible comparée à celles des civils colombiens, qui mettent leur vie en périls tous les jours pour des droits que l'on pense définitivement acquis en France…
Ce témoignage permet de montrer que les civils résistent, même si le prix à payer devient de plus en plus pesant. Nous ne devons pas les abandonner. Pensons y.
Fernand Meunier, Président d'Explorer Humanity.
Dimanche 12 août 2007.
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Quelques liens :
Infos sur la Colombie dans AlterInfos : http://www.alterinfos.org/spip.php ? article1582
Présentation de mon livre de photos, Périples en Colombie
: http://www.alterinfos.org/spip.php ? article722
ONG Explorer Humanity : http://www.explorerhumanity.org/
à allo-ici-la-terre
De Servais-Jean
alpha-béta | 20H40 | 06/04/2008 |
Ras le bol des commentaires à rallonges que personne ne regarde.
à allo-ici-la-terre
De Papillon de Guyanne
éxilé en cavale | 08H37 | 07/04/2008 |
Sois gentil avec ton ONG, attends la proclamation des JO 2016 pour Bogota et renvoies nous ton aventure ecrite ! ! !
De I.P
Flat4 | 01H13 | 06/04/2008 |
On peut difficilement souhaiter à madame Bétancourt de rester en captivité…
D'un autre coté je trouve vraiment que toutes les contreparties pour les FARC sont disproportionnés, au final le message que fera passer la France c'est « si vous enlevez un français qui a accès aux media on vous donnera tout ce que vous voulez »… plutôt dangereux non ?
à I.P
De jac le rat
aventurier | 01H33 | 06/04/2008 |
I.P, svp, lisez l'histoire de la Colombie ! ! !
Celà dit, bien-sûr, nous espérons tous la libération de
IB et de TOUS les AUTRES.
Ca peut vos sembler cynique…
Mais ces libérations ne dépendent pas seulement de las FARC.
Quel est l'intérêt du gvt pseudo démocratique d'Uribe ?
-Qu'ils crèvent tous, peut-être, peut-être….( ? )
De Servais-Jean
alpha-béta | 02H37 | 06/04/2008 |
Sarkozy vient de montrer aux FARC qu'il les prenait pour des guignols.
Sans avoir préparé avec eux l'organisation de la libération des otages il a envoyé une mission pour les récupérer en croyant que les FARC, impressionnés par ce geste, cèderaient.
La réponse cinglante ne s'est pas faite attendre : Ingénu. Ce mot est, pour eux et pour nous aussi la plupart du temps réservé aux femmes et donc montre bien le peu de cas qu'ils font de Sarkozy d'autant plus que ce dernier est considéré comme le responsable de la mort du numéro deux des FARC qui a été localisé grâce à une communication téléphonique française.
De plus la proposition française d'arriver à permettre l'ouverture de négociations avec le gouvernement colombien n'est pas sérieuse et pas envisageable pour eux et encore moins pour Uribé. Ils ne veulent pas négocier. Et négocier quoi ? Que les FARC se rendent ou qu'Uribé quitte le pouvoir ?
C'est une lutte à mort qui se déroule en Colombie et ce n'est pas Sarkozy qui en détient la solution.
Cette lutte est celle des USA contre l'Amérique du Sud.
Et Ingrid Bétancourt là au milieu n'existe pas, c'est une création de nos politiciens.
Mais c'est elle qui est en train de mourir, avec beaucoup d'autres inconnus, paysans pour la plupart, tués par les paramilitaires aux ordres d'Uribé.
Ses enfants n'ont pas de haine pour les FARC, ils savent ce qui se passe en Colombie. Et si elle est libérée c'est à ses enfants qu'elle le devra.
La marche blanche de ce dimanche est leur marche à eux.
à Servais-Jean
De jac le rat
aventurier | 03H33 | 06/04/2008 |
Et cette lutte, Servais-Jean, est d'abord une lutte « proprement » interne.(quelques familles se partagent la Colombie depuis tjs)
Belle analyse, celà dit.
C'est aussi une lutte complètement nouvelle pour nous, occidentaux, celle, phénoménale, dans toute l'Amérique du Sud, pour l'IDENTITE proprement latino, par opposition, selon eux, aux « gringos » ET aux européens.
J'appelle ce phénomène : le complexe du père.
Un jour, des hommes européens sont arrivés ici,
ils ont possédés nos mères(indiennes), leur ont fait des enfants.
Ils ont pillé toutes nos ressources, ont violé notre TERRE.
ET puis, ils sont repartis, abandonnant les mères, leurs femmes, et leurs propres enfants(NOUS)
etabandonnant une terre exsangue.
C'est aussi « simple »… que ça.
Ce « complexe » est proprement métisse, et bien-sûr majoritaire là-bas.
Le « Latino », peut-être capitaliste extrêmiste de droite(Uribe), ou « socialiste“(type Chavez)
Et il ya les gens…
Restent les indiens, qui survivent comme ils peuvent, résistant à l'ethnocide depuis des siècles, pour préserver ce qui leur reste de leur territoire sacré, culturel…et de leur dignité.
Et les afro-américains, descendants directs des esclaves, qui se sont reconstruits une culture propre
au coeur de la grande forêt, aprèsl'horreur de l'escavage.
Et toutes ces terres, encore, menacées, et déjà si spoliées par le capitalisme foireux et malsain…
Tout celà est tjs très vivant, là-bas.
ILS n'ont jamais lâché le morceau.
à jac le rat
De Sinouhé
07H09 | 06/04/2008 |
Bonjour
Très bonne réflexion Monsieur le RAT.
Nous les Occidentaux avons le monopole de la justice , de la compassion et décidons de qui souffre, de qui mérite d'être sauvé, qui sont les monstres a exterminé, qui sont les peuples qui survivrons a notre colonisation politico financière et guerrière, notre conquête planétaire et bientôt inter planétaire…Certain sont en se moment même en guerre, certain sont en se moment même entrain de mourir dans le silence et l'ignorance de tous. L'Afrique saigne, La Chine trime et extermine, l'Inde se mutile,L'Europe se prépare a la guerre, recrée des castes . Des millions d'Ingrid Bétancourt par le monde, otages de la misère sont en sursis. Certain survive a la marge de la société, certain sont tirer comme des lapins, des sans papiers, des vies en suspend des morts vivant , des cobayes de laboratoire des sous être humain des sur être humain ( Même Paris Hilton est a plaindre)des humains des hommes des femmes, des fétus, des intouchables des esclaves, des fils d'esclaves, des ouvriers, des hommes des femmes qui n'ont comme revendication que l'idée de vouloir un peut de paix et de liberté, de l'amour, de la fraternité, le partage des richesse pour une vie sur terre en harmonie. Simple fructueuse…La vie et le respect le respect de la vie.
Ingrid bétancourt souffre ces un fait, ses enfants sont mobilisé pour la sauvé et ces normal.
Humainement ces insoutenable, notre devoir est de lui apporté le soutient qu'elle mérite.
Notre devoir est aussi de réfléchir au tenant et aux aboutissant de l'histoire derrière l'histoire.
Les F A R C sont en Guerre semble t'il ?
Tous cela s'inscrit dans une logique de guerre, alors…. ?
Qui aurait pu convaincre Hitler d'être plus doux avec les juifs ? Qui aurai pu convaincre les Américains de lancer leurs bombes ailleurs que sur Hiroshima ?
Qui va convaincre les FARC d'être plus généreux face a leurs revendications ?
A défaut de devenir présidente de la Colombie Ingrid Bétancout,est devenu un enjeu politique, et le symbole de la souffrance de l'insoutenable.
Que l'issu lui redonne sa famille, mais que le combat de tous ceux qui la réclame prenne en compte par la suite la souffrance des peuples, les lutes qui conduise le plus souvent a des catastrophes.
Les prise d'otages, ces aussi le péché mignon de notre NS National qui conforte ainsi sa posture historique de Sauveteur , brillamment démarré en 1993 avec l'affaire Human Bomb.
à Sinouhé
De Gotch
09H52 | 06/04/2008 |
Bonjour.
Je ne connais pas, malheureusement, la situation exacte en Amérique centrale et du sud. Tout ce que j'imagine, c'est l'éternelle histoire de ceux qui veulent dominer « parce que c'est dans leur nature » imbécile, alors que tendre les mains, devenir frères, s'entraider, est à long terme tellement plus gratifiant ! J'inclus là-dedans bon nombre des dirigeants européens, y compris le nôtre. Il est si tentant de commander, de ne pas faire d'efforts, de reporter sur les autres tout le poids de la vie ! Depuis mon petit coin plutôt calme, j'ai beau jeu, bien sûr, de dire aux autres : résistez, vous avez le beau rôle ! même quand la sanction risque d'être la torture et la mort….
Notre seule possibilité, nous européens, est de mettre à notre tête des dirigeants ouverts, cultivés, résolus à ne plus, eux aussi, être les esclaves de l'argent et de ses condottieres qui mettent le monde à feu et à sang. Encore 4 ans…. si tout va bien !
à Servais-Jean
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 09H44 | 06/04/2008 |
Je présume que votre source pour affirmer que Raul Reyes aurait été localisé (noter le conditionnel) grâce à l'assistance française vient de l'agence de presse colombienne ANNCOL, relayée par le Nouvel Obs (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080403.OBS7927…).
Or, plusieurs autres sources affirment que c'est par l'aide des Etats-Unis, qui auraient mis les téléphones satellitaires des FARC sous écoute, que Reyes a été localisé (http://www.eltiempo.com/justicia/2008-02-20/ARTICULO-WEB-NOTA_INTERIOR-3…).
Beaucoup affirment aussi que la précision du tir effectué (« smart bomb ») dépasse la compétence des Colombiens et, par conséquent, renvoie à une assistance militaire étrangère. Washington est tout de même beaucoup plus proche de Bogota que Paris (Plan Colombie, etc.), l'hypothèse de leur aide me semble plus probable (et on ne comprend pas trop pourquoi Paris aurait eu intérêt à aider Uribe alors qu'on essaie de négocier la libération de Betancourt).
à Network 23
De Servais-Jean
alpha-béta | 13H38 | 06/04/2008 |
L'un n'excluant pas l'autre.
Les USA fournissent la technologie, la France fournissant la connerie (elle en a à revendre).
à Servais-Jean
De Pierrrrre
20H24 | 06/04/2008 |
»…Les USA fournissent la technologie, la France fournissant la connerie … »
==> c'est pas vrai, vous y allez ?
à Pierrrrre
De Servais-Jean
alpha-béta | 20H46 | 06/04/2008 |
Pour vous tenir compagnie ? Non merci.
Mais bon séjour quand même.
à Network 23
De NuklearCocroach
ex GeneralSubverciòn | 14H38 | 06/04/2008 |
c'est un secret de polichinelle que la plupart de armées latino-américaines profitent ou ont profité du soutien de « conseillers militaires » U.S,de formations de contre-guérilla à « l'école des amériques »,et de cours dispensés par d'anciens cadres de l'armée française ayant pratiqué le renseignement militaire et la torture en Indochine et en Algérie,voire même,comme en Bolivie, des conseils éclairés de gens comme Klaus Barbie,ancien chef de la Gestapo de Lyon.C'est un vieux panier de crabes mais on sait à qui ça profite d'agiter l'épouvantail de la lutte contre le communisme ou autre connerie du genre.Les otages ne sont pas uniquement ceux aux mains des FARC,mais toute la population de ces pays soumis aux diktat des prédateurs économiques pour qui la vie n'a aucune valeur quand bien même c'est celle de quelqu'un qui ne leur est pas franchement hostile…
à NuklearCocroach
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 15H55 | 06/04/2008 |
Je ne vois pas en quoi ce que a pu démontré Marie-Monique Robin dans son livre & son documentaire sur « Escadrons de la mort : l'Ecole française », peut avoir un rapport avec l'assassinat de Raul Reyes.
Ce n'est pas avec des généralités que l'on analyse un fait historique particulier.
De jissé
Ingé retraité | 05H55 | 06/04/2008 |
Bonjour.
Hier Hugo CHAVEZ s'est payé la tête de l'agitation Sarkozienne et inutile (envoi d'un avion pour l'éventuel retour D'I. B. - libérée par qui et comment ? ) - en le mettant au défi de faire là-bas une action COURAGEUSE mais risquée.
Chavez lui proposait d'aller TOUS LES DEUX ENSEMBLE, PHYSIQUEMENT, dans la jungle Colombienne à la rencontre des Farc et d'y demander I. B.
On attend tjrs la réponse de notre courageux président ..
Va dire qu'il a loupé l'avion ?
Bon Dimanche.
JC
PS1 : On ne nous parle que des Farc, mais les « escadrons-de-la-mort », on en fera quoi ?
PS2 : Un précédent libéré par les Farc (qui en avait vraiment « bavé » là-bas) était interviewé, réfugié à Paris (interviewé dans un précédent article Rue89).
Il logeait au Fouquet's.
à jissé
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H00 | 06/04/2008 |
Chavez lui proposait d'aller TOUS LES DEUX ENSEMBLE, PHYSIQUEMENT, dans la jungle Colombienne à la rencontre des Farc et d'y demander I. B.
Et s » ils n » y arrivent pas, ils peuvent aussi essayer de capturer un Marsupilami , en compensation ..
à Numerosix
De jissé
Ingé retraité | 12H14 | 06/04/2008 |
Bonjour, numerosix.
Vous n'y pensez pas, lâcher un Marsupilami dans le beau sarkonavion ! ! !
Bof, il piloterait comme notre vénéré .. A vue.
Bonne fin de journée.
Jissé
PS : Cet échange est à lire sur le ton de l'humour, ce PS pour les « indignés » permanents.
à jissé
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 12H45 | 06/04/2008 |
VIVA ZANTAS !
à Numerosix
De NuklearCocroach
ex GeneralSubverciòn | 14H41 | 06/04/2008 |
Ou échanger IB contre Sarko
De LeSultanDeBruni
. | 07H01 | 06/04/2008 |
Si Ingrid Betancourt avait été une otage comme les autres (fondue dans la masse) elle serait peut être libérée depuis longtemps.
Le battage médiatique fait autour de son enlèvement, puis durant sa captivité, a démontré aux Farcs qu'elle était un otage monnayable et ils vont s'en servir jusqu'au bout.
à LeSultanDeBruni
De Papillon de Guyanne
éxilé en cavale | 08H45 | 07/04/2008 |
Je n'en suis pas sur, elle etait quand meme candidate aux elections et Uribe n'aurait pas eu la victoire facile si elle avait pu se presenter ! !
Certains ont meme ete jusqu'a accuser Uribe d'avoir fomente le coup avec les FARC (ce qui reste a prouver ! ).
Je reste persuade qu'elle est devenu une cible a cause de la campagne politique qu'elle faisait (l'electorat qu'elle visait etait les gens en province qui vivent majoritairement de l'agriculture : FARC et Narco-trafiquants recrutant deja sur ce meme « marche » ; elle genait aussi un peu ! ! ), ce n'est qu'apres le battage mediatique dont vous parlez que sa valeur a grimpe en fleche ! ! !
De burp
Même avec des lunettes, difficile d... | 07H19 | 06/04/2008 |
Pourquoi les FARC ne bénéficieront jamais de l'appui de la France Sarkosienne pour le retrait des FARC sur la liste des organisations terroristes :
1 L'Etat colombien est un Etat sattelite des Etats-Unis, qui reçoit un soutien financier, logistique dans sa lutte contre les FARC, accusés à raison d'encourager la production de drogue. Même s'il y a d'autres raisons à cette production de drogues.
2 La France sarkosienne s'aligne sur la position des Etats-Unis. La décision non débattue d'envoyer des troupes en Afghanistan combattre des terroristes identifiés par les Etats-Unis le montre bien.
3 Cet alignement est systématique : alors tirons en les conséquences : si Ingrid Bétancourt est libérée, alors, il y a toutes les chances que les Etats-Unis suivis par la France fassent pression pour éradiquer les FARC.
4 les FARC sont un groupes militarisés, alors que BATaSUNA est un parti politique non militarisé, et de masse : or, BATASUNA est considérée aujourd'hui comme une organisation terroriste, avec une législation d'exception qui permet d'arrêter toute personne travaillant pour ce parti. La violence d'Etat n'a jamais été décriée (la torture dans les prisons a continué après Franco), et lorsqu'un des partisans de BATASUNA craque, c'est le fait divers qui établit la preuve de terrorisme de BATASUNA. La liberté d'expression par conséquent est sacrément limitée : tout cela pour dire que si BATASUNA EST TERRORISTE, ALORS NE NOUS FAISONS PAS D'ILLUSION SUR CE QUI ATTEND LES FARC APRES LA LIBERATION D'INGRID.
à burp
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 09H48 | 06/04/2008 |
L'analogie FARC/BATASUNA est à côté de la plaque, dans la mesure où le Pays basque et l'Espagne ne sont pas comparables à la Colombie. Tant qu'à proposer des comparaisons sans intérêt, vous auriez pu aussi bien citer les Moujahiddins du Peuple (groupe iranien sur la liste noire de l'UE malgré l'absence de toute action terroriste).
à burp
De Pierrrrre
20H28 | 06/04/2008 |
»….retrait des FARC sur la liste des organisations terroristes … »
==> c'est tout ce qui les interesse.. défendre leurs amis les FARCS.
Faut dire qu'ils mènent un jeu subtil, les FARCS :
ils fomentent des actions terroristes, afin de faire pression, pour qu'on les enlève de la liste des organisations terroristes !
à Pierrrrre
De jac le rat
aventurier | 21H44 | 06/04/2008 |
Surtout, Pierrrrrre, interressez-vous aussi aux vraies actes terroristes, en Colombie !
Assassinats, menaces, disparitions…
D'indiens, de paysans…
Pour s'approprier leurs terres…
Tout celà, au service du gvt colombien, des familles…
Et des multinationales…
La Colombie, Pierrrre, est tenue par des bandes armées
criminelles…
Et savez-vous, en passant, qui sont les plus gros narco-trafiquants en Colombie ?
Demandez à Uribe…
Au sommet de l'Etat…
Renseignez-vous !
Et sans parler des assassinats d'avocats, de journalistes, de juges, de travailleurs sociaux…
La liste est si longue !
Vous direz plus tard : je ne savais pas ?
Question d'honneur, Pierre.
Mais en effet, si vous avez peur de la vérité à ce point, alors ok,
continuez de traîner sur ce site.
Au moins, ça peut nous obliger à réagir.
Merci Pierrrrre.