« Avec votre réforme, Jules Ferry doit se retourner dans sa tombe »
Professeur d'histoire-géographie dans un collège de l'ouest de la France, Bernard Girard nous a fait part de cette lettre ouverte adressée à Xavier Darcos, alors que la mobilisation dans le monde enseignant contre la réforme des programmes scolaires de l'école primaire ne faiblit pas.
Monsieur le Ministre,
La réforme de l'enseignement primaire que vous avez annoncée il y a peu suscite un peu partout une vive opposition, portant aussi bien sur le fond -le contenu du projet- que sur la méthode adoptée pour la
faire passer. Et si aujourd'hui, quelques jours après son lancement à l'initiative de professionnels de l'éducation, enseignants, éducateurs, pédagogues, chercheurs mais aussi parents, une pétition a déjà reccueilli près de 20 000 signatures vous demandant de revenir sur votre réforme, il doit bien y avoir une raison.
Les reproches adressés portent en premier lieu sur un appauvrissement sans précédent des contenus de l'école primaire. Sous le prétexte d'en revenir aux « fondamentaux », aux « bases » qui, paraît-il, feraient cruellement défaut aux élèves, on restreint les procédés d'enseignement à de simples rudiments, procédés mécaniques et répétitifs, incapables à eux seuls d'assurer des apprentissages efficaces. Ce que, déjà en son temps, déplorait Jules Ferry :
« Aux anciens procédés qui consument tant de temps en vain, à la vieille méthode grammaticale, à la dictée -à l'abus de la dictée-, il faut substituer un enseignement plus libre, plus vivant, plus substantiel. » (Discours du 2 avril 1880.)
Un Jules Ferry dont se réclament, sans manifestement le connaître, les partisans du retour à l'école du passé, et qui doit se retourner dans sa tombe à la lecture de votre projet. L'inefficacité de ces méthodes est d'autant plus prévisible que l'on envisage maintenant de faire revenir les élèves en difficulté à l'école… sur le temps de vacances, forme de stigmatisation des plus faibles, dénoncée rigoureusement comme une hérésie par tous les spécialistes des rythmes scolaires.
Réciter, répéter, recopier… est-ce cela, enseigner ?
Tout occupés à réciter, répéter, recopier, refaire, les élèves se verront interdire les chemins de la
connaissance et du savoir. L'histoire, la géographie, l'éducation civique, par exemple, disparaissent pratiquement du cursus primaire, remplacées par la simple récitation de quelques dates, de noms de fleuves, de maximes, tirés d'une liste vide de sens pour de jeunes enfants. Quant au sang impur qui abreuve les sillons, on doute qu'il soit suffisant pour former des citoyens critiques et éclairés. Mais ce n'est sans doute pas là, non plus, l'objectif de ces programmes.
On s'interroge également sur les raisons qui vous poussent à supprimer, toutes affaires cessantes, les programmes actuels de l'école primaire, programmes qui ne remontent nullement à Mai 68, comme on voudrait le faire croire, mais à 2002, programmes approuvés et cosignés par vous-même alors que vous étiez ministre délégué de l'Education nationale.
Ces programmes, déjà modifiés à la rentrée 2007, tout juste rentrés en application, n'ont encore jamais été évalués. Pourquoi, dans ces conditions, vouloir les rendre responsables des dysfonctionnements inévitables d'un système éducatif, qui, par nature, doit de toute façon s'adapter à son temps ? Dans un même ordre d'idées, il faut rappeler qu'en 2005, le Parlement adoptait, après un long débat public, la loi d'orientation sur l'école (loi Fillon) avec en son coeur un socle commun de connaissances et de compétences, censé servir de ligne directrice à tout le système éducatif pour une quinzaine d'années.
A l'école primaire, cette loi qui n'a pas encore reçu le moindre début d'application, se voit par votre projet de réforme, jetée aux oubliettes. Et moi qui croyais, bien à tort, sans doute, qu'en démocratie, la fonction d'un ministre était de faire appliquer les lois votées par le Parlement… Pourquoi, donc, cette précipitation à vouloir mettre en œuvre une réforme bâclée et jamais discutée ? Du « populisme scolaire » en pleine campagne électorale
Est-ce un hasard si cette réforme a été annoncée en pleine campagne électorale, comme s'il s'agissait, en brodant sur le thème de l'école d'autrefois, une école mythique qui n'a jamais existé, de s'attirer les suffrages d'un électorat âgé, très peu au courant des enjeux éducatifs réels ? Dans ces conditions, votre réforme s'apparenterait fort, monsieur le Ministre, à ce que deux de vos prédécesseurs appelaient, il y a peu, un « populisme scolaire ».
Enfin, une question demeure sans réponse : alors que le Conseil national des programmes a été supprimé, on ne sait toujours pas par qui, sur quels critères, après quelles analyses, quelles consultations, les
nouveaux programmes ont été rédigés. Autour de vous, ces derniers mois, on a beaucoup vu d'éminents linguistes, de savants mathématiciens, des pamphlétaires à la mode, moustachus ou non, d'autres sans doute, que vous avez qualifiés de « scientifiques ».
En revanche, on n'a jamais vu d'enseignants, de pédagogues, d'éducateurs, de professionnels de l'éducation. Une chose est sûre : ces programmes ont été élaborés dans le plus grand secret, en grande hâte, à la sauvette pourrait-on dire, par des gens sans doute infiniment respectables mais dont on pressent qu'ils n'ont jamais dû mettre les pieds dans une école primaire depuis bien des années.
Une concertation en cours, alors que les manuels sont déjà imprimés
Pour faire bonne mesure, vous avez organisé dans l'impréparation la plus totale un semblant de concertation au niveau des établissements, mais dans des conditions matérielles unanimement dénoncées.
On ne dira rien de la consultation « grand public » que vous avez cru bon lancer sur internet par l'intermédiaire d'un organisme de sondage, consultation dont l'amateurisme, le manque de sérieux sont
proprement affligeants : chacun peut s'y exprimer autant de fois qu'il le veut, sans avoir à décliner son identité ni son adresse e-mail, à condition d'être âgé de 8 ans et plus…
Pour juger de la portée de cette concertation et de ce qu'on peut en attendre, il faut quand même préciser que les établissements ont reçu depuis quelques jours des éditeurs les nouveaux manuels scolaires estampillés « conformes aux nouveaux programmes 2008 », alors que ces programmes sont censés être en cours de discussion. Compte tenu des délais de préparation d'un manuel, il apparaît donc que les programmes et la réforme du primaire ont été arrêtés depuis déjà plusieurs mois et que la « concertation » n'est qu'un leurre.
Dans ce contexte de lourde défiance et de profond mépris envers les personnels de l'éducation pensez-vous réellement, monsieur le Ministre, pouvoir réduire l'échec scolaire, ce qui est notre objectif à tous ? ► Lire aussi : Nouveaux programmes : consultation, piège à profs ?
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De asozial
aus Berlin | 20H12 | 06/04/2008 |
quelque chose me dit que dans les écoles privées où vont les enfants de ces politiciens et experts, le programme Darcos ne sera pas appliqué…
à asozial
De Arzur
Là | 21H15 | 06/04/2008 |
Article interessant mais je voudrais juste donner une précision sur ce héros national qu'est Jules Ferry, en effet on peut juger que son approche de la question de l'éducation était innovatrice mais certaines de ses idées l'étaient moins comme dans ce discours a l'assemblée nationale à propos du vote des crédits pour achever la conquete de madagascar en 1885 : « Les races supérieurs ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je dis qu'il y a pour elles un dritparce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieurs » Journal officiel, séance du 28 juillet 1885
A vous de juger !
à Arzur
De kundalini
22H30 | 06/04/2008 |
+1 arzur
Et oui, Jules Ferry « franc macon notoire » avait de bien curieuses pensées parfois…(une distorsion de plus )
Et 120 ans apres, c est etrangement d actualite (comme
par hasard), ces gens là sont patient… tres patient….
Mais nous… ont a le COEUR… : )
« Pour que le mal triomphe, il suffit que les personnes au grand cœur restent sans rien faire. » Martin Luther King (1929-1968)
Tout le meilleur
à kundalini
De tseaparis
21H38 | 09/04/2008 |
excellent, kundalini.
Ils sont même d'une patience infinie, ils ont le temps pour eux.
Mais ces temps-ci, ils paraissent bien pressés de nous réduire en esclavage, les dominants.
à Arzur
De kundalini
22H30 | 06/04/2008 |
+1 arzur
Et oui, Jules Ferry « franc macon notoire » avait de bien curieuses pensées parfois…(une distorsion de plus )
Et 120 ans apres, c est etrangement d actualite (comme
par hasard), ces gens là sont patient… tres patient….
Mais nous… ont a le COEUR… : )
« Pour que le mal triomphe, il suffit que les personnes au grand cœur restent sans rien faire. » Martin Luther King (1929-1968)
Tout le meilleur
à Arzur
De peace_and_love
22H35 | 06/04/2008 |
Totalement stupide de prendre ce genre de discours et de le placer (d'ailleurs, pourquoi en fait ? ) dans un contexte complètement différent. On ne peut pas appliquer les mêmes grilles de valeurs que l'on a aujourd'hui a un discours prononcé il y a plus de 100 ans. Oui Jules Ferry croyait en la supériorité de la race blanche car c'était un lieu commun de l'époque (terrible j'en conviens, mais malheureusement il a fallu attendre encore quelques décennies pour commencer à s'en défaire, et d'ailleurs s'il subsiste aujourd'hui chez certains imbéciles et ignorants, ce n'est pas en vidant les programmes d'histoire qu'on améliorera cela…bref ), mais tout comme personne ne remettait en question l'existence de Dieu ou le fait que la terre tourne au Moyen Age…Ce n'est donc pas un reproche très pertinent je trouve. Ce serait exactement comme reprocher à a démocratie grecque d'avoir autorisé l'esclavage…Ca n'a simplement aucun sens.
Jules Ferry reste malgré tout un homme très progressiste pour son temps, et qui a rendu l'école publique, obligatoire et gratuite…et ça tu en fais quoi, Arzur ? ?
à peace_and_love
De Axior
Citoyen | 00H42 | 07/04/2008 |
La supérriorité des races n'est pas une croyance, c'est un manque de bon sens. Ce n'est pas pareil.
On peut croire des choses par ignorance, mais à toutes les époques, même les plus lointaines, il a eu des gens qui avaient du bon sens et d'autres qui n'en avaient pas.
Pour l'histoire qui nous concerne, je citerais la réponse de Clémenceau à Ferry :
» Pour ma part, j'en rabats singulièrement depuis que j'ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d'une race inférieure à l'Allemand. Depuis ce temps, je l'avoue, j'y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation et de prononcer : homme ou civilisation inférieure ! «
Il faut savoir que la principale motivation de Ferry était de rattraper le retard sur l'Allemagne en matière d'éducation scolaire ; une conséquence de la défaite de 1870, les soldats allemands étant jugés mieux instruits que les Français.
à Axior
De sylvaindurand
10H43 | 07/04/2008 |
Axior, aujourd'hui, il semble impensable de juger les gens par leurs origines, leur couleur de peau, leur orientation sexuelle, ou leur croyance, et le concept de race nous parait moralement indéfendable.
Néanmoins, il est impossible de juger, a posteriori, des convictions culturelles de nos ancêtres d'il y a plus d'un siècle. Ces concepts de races ont justifié bien des choses, de la colonisation à la Seconde Guerre Mondiale en passant par quelques génocides.
Reprocher ceci à M. Ferry serait un non-sens total ; M. Ferry a vécu en son temps, a eu des croyances (car il s'agit bien d'une croyance) qui étaient communément admises, et on ne peut donc pas juger aussi facilement de monstre Jules Ferry que s'il avait prononcé la même phrase un siècle plus tard.
Bien sûr, certains n'étaient pas d'accord, tel le très célèbre discours de Clemenceau que vous avez cité. N'oublions pas que Clemenceau et Ferry n'étaient pas de grands amis en politique, et que quelque soit les opinions de Clemenceau, il est clair que le concept de race supérieure / race inférieure était très admise à la fin du XIXème.
De toute façon, critiquer M. Ferry sur ce point, là où l'on parle de ses faits en matière d'éducation est un hors-sujet total. Je pourrai moi-même, de la même manière, attaquer le discours ci-dessus de Clemenceau en parlant de son intransigeance lors de la Première Guerre Mondiale.
à sylvaindurand
De pablico
11H09 | 07/04/2008 |
« Tout occupés à réciter, répéter, recopier, refaire, les élèves se verront interdire les chemins de la
connaissance et du savoir. “
il faut une petite base de répétition, mais la répétition surtout à ce jeune age, va inhiber leur créativité (ils en ont beaucoup à cet age).
Mais que veux-on OBTENIR ?
des personnes robots qui ne se posent pas de questions, des personnes soldats, des artisans, des ingénieurs , des chercheurs, des savants, des génies, des visionnaires, des artistes ?
c'est un peu comme la nourriture chez les abeilles et les fourmis, suivant la nourriture vous obtenez : ouvrier, guerrier, roi, reine.
Nous c'est notre nourriture éducative qui nous programme.
l'abstraction qu'on nous montre et inculque, tout petit, et qui va nous servir de mécanisme de base toute notre vie.
Plus on a de créativité plus le métier a du panache.
Mais veut-on politiquement des gens créatifs ? ?
à pablico
De renini
enseignante | 13H17 | 07/04/2008 |
Sûrement pas des gens créatifs sont potentiellement dangereux , ils pourraient trouver le moyen de faire pêter le système !
à sylvaindurand
De Axior
Citoyen | 11H46 | 07/04/2008 |
Soyons clair : je ne juge pas Jules Ferry, je rétablis la vérité sur les faits qui ont été énoncés plus haut, en démontrant qu'avec un peu de bon sens, même à l'époque, les hommes politiques pouvaient faire évoluer les mentalités. Ce fut le cas de Clémenceau sur cette affaire là, mais de là à mettre Clémenceau sur un piedestal et jeter Ferry aux oubliettes, il y a une marge.
Clémenceau n'a pas montré beaucoup de tolérance non plus puisqu'il a poussé son collègue de gauche à la démission ; d'ailleurs l'intolérance de ce briseur de grèves a été plutôt néfaste par la suite pour le monde ouvrier.
Ne jugeons pas, soyons objectifs : c'est une des leçons que nous pouvons retirer de l'Histoire.
à peace_and_love
De Arzur
Là | 20H01 | 07/04/2008 |
---> peace-and-love
Ce que j'en fais ? Et bien je te répondrais que ta justification ne tient pas debout en effet si les opinions de la foule sont une excuse, il n'y a plus d'évolution, restant toujours au niveau des masses on exclus toute innovation. Et même si on peut excuser le commun des occidentaux de se croire supérieur au 19eme siècle des autres « races » on peut tout de même se poser la question quant il s'agit d'un députée qui appartenait de plus à l'élite intelectuelle de l'époque. Et lors de l'abolition de la peine de mort ? et l'autorisation de l'avortement ? n'est ce pas quelques députés qui à rebrousse poil de l'opinion publique ont fait des choix courageux et innovateurs ? Bref je reconnais que cette citation est legerement hors du contexte de l'article mais il est parfois bon de déssacraliser certain pilliers. Amicalement !
à peace_and_love
De marfan
13H45 | 08/04/2008 |
Ça montre simplement que Jules Ferry lui-même peut se planter sur certains sujets… Notamment peut-être en voulant donner trop de liberté à un enseignement primaire qui doit donner des bases solides avant d'envisager l'acquisition de connaissances plus vastes dans de meilleures conditions.
Quant au fait que la terre tourne, je pense que l'idée n'était pas si répandue au moyen-âge mais je peux t'assurer que maintenant, c'est admis par beaucoup de gens… ; -)
à Arzur
De mechante langue
10H58 | 07/04/2008 |
« A vous de juger ! »
Et ben non justement . Juger ,avec vos yeux d'aujourd hui ,des discours du XIXeme , c'est de l'anachronisme historique . Cela n'a aucun sens .
C'est une posture morale (ou bien evidement ,vous tenez le beau role) . Ce n'est ni de l'histoire , ni de l'analyse
à Arzur
De ovny1984
futur-ex-retraité ! rempilez qu'ils... | 13H35 | 07/04/2008 |
Bien qu'on ne puisse pas faire parler les morts, il faudrait transposer la pensée de Jules Ferry après la disparition réelle de l'esclavage, après la décolonisation, après le vote des lois contre la discrimination. Je pense qu'aujourd'hui, que celui qui a combattu pour la laïcité resterait le porteur, à l'instar de l'auteur de l'article, d'une véritable force de proposition, ce que M. Darcos ne sera jamais, trop occupé à son « populisme scolaire ».
Nous avons pris un retard qui risque de devenir considérable dans l'éducation morale, sociale, scientifique, technique et culturelle de nos enfants. L'école doit en plus aujourd'hui pallier aux carences de certains parents, à celles des familles éclatées.
Nous avons aussi oublié que le PIB de demain, que le remboursement de la dette, que le versement des pensions, que la gestion des dépenses de santé et de bien d'autres secteurs dépendent de la bonne santé industrielle, qui dépend étroitement pour sa compétitivité , sa réactivité, sa capacité à innover, du niveau de qualification des salariés et de la qualité de leur formation, or il faut près de quinze ans pour remonter la pente, quand on sait notre position actuelle, en déliquescence de surcroît ! !
Je demande d'urgence l'ouverture des états généraux de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur.
Des solutions pourraient être trouvées dans un œcuménisme consensuel, mais il faudra toujours les moyens matériels et les enseignants en nombre suffisant pour les mettre en application.
à ovny1984
De kestiontoi
travailleur forcé | 19H50 | 07/04/2008 |
« Je demande d'urgence l'ouverture des états généraux de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur. »
(OVNY 1984/prof à Lille)
Pourquoi organiser encore des états généraux ?
N'ont-ils pas eu lieu il y a quelques années ?
Ne suffit-il pas de lire les programmes de ces dernières années pour connaître les idées directrices de l'Education nationale ?
Le problème n'est-il pas dans les moyens mis à disposition des enseignants pour les appliquer ?
Pourquoi un éducateur de centre de loisir ou en colonie de vacances s'occupe-t-il du dixaine d'enfants au maximum alors qu'un enseignant à le privilège de pouvoir en accueillir jusqu'à 35 ?
Comment cet enseignant peut-il lutter contre l'échec scolaire ?
Quant aux heures supplémentaires que l'on voit maintenant proposées à ces enseignants, ne vont-elles pas nuire à la qualité des préparations ?
à Arzur
De William Tel
à Lille | 14H08 | 07/04/2008 |
Comment jugera-t-on dans 120 ans tous les hommes politiques qui ont un jour déclaré, ou même simplment admis que « l'immigration était un problème » ?
A vous d'imaginer !
à Arzur
De marie 75
08H16 | 09/04/2008 |
ne pas tout mélanger…
jules ferry - le père de notre école laïque - est un homme du XIXème…
C'est connu … et hors sujet !
Vous tentez de le discréditer.
Lycéen ou envoyé spécial ?
à asozial
De Rik
21H18 | 06/04/2008 |
C'est une certitude.
Et leurs gamins tournent à coups de cours particuliers, ce qui les dispense souvent d'être participatifs en cours.
Pour obtenir un bac au rabais, mais surtout pour intégrer ensuite des écoles privées très onéreuses et prestigieuses.
à Rik
De DIOPZO
09H35 | 07/04/2008 |
Les écoles privées sous contrat ont les mêmes programmes que les écoles publiques.
Quant aux écoles « onéreuses » et « prestigieuses » que l'on intégre avec un « bac au rabais » , citez-donc des noms, merci
à DIOPZO
De renini
enseignante | 13H19 | 07/04/2008 |
Pour le moment ! ! !
à DIOPZO
De marie 75
08H17 | 09/04/2008 |
des quantités ! ! ! !
prenez l'annuaire des école privées
à Rik
De sylvaindurand
10H51 | 07/04/2008 |
Dans le cas des écoles d'ingénieur (je parlerai de ce que je connais), la majorité des écoles très prestigieuses ne sont pas onéreuses (car publiques) et n'y sont pris que les excellents élèves (sur concours).
Pire, les classes préparatoires (pour préparer les écoles en question) ne jugent que de la qualité du dossier de l'étudiant, et donc pas de son bac, ou de sa mention au bac.
J'ignore comment cela se passe du coté des écoles de commerce ou de l'administration, mais je doute que cela ne soit vraiment différent.
Il me parait donc faux de penser que seul l'argent et les cours particuliers permettent l'accès aux grandes écoles.
à sylvaindurand
De marie 75
08H23 | 09/04/2008 |
L'égalité des chances n'est plus ce qu'elle était du temps de « les héritiers, les étudiants et la cullture » de Bourdieu et Passeron.
La démocratie a bcp reculé depuis 1968.
Regardez l'origine des étuidants des gdes ecoles et vous serez informé.
Et les réformes en cours sont dans cet objectif !
C'est Giscard qui a commencé le tir, en diminuant l'enseignement de l'histoire. Un peuple qui ne connaît pas son histoire, n'a plus de mémoire historique et possède - de fait - bcp moins d'analyse politique.
Ca ne remonte pas à hier ! ! ! ! ! ! !
La droite poursuit tjrs le même shéma.
à asozial
De marcl7
08H15 | 07/04/2008 |
regardez et faites circuler le lien suivant : édifiant
http://www.youtube.com/watch ? v=DMnNn3gdAOU
à marcl7
De expat
19H00 | 07/04/2008 |
il dit publiquement que les choses qu'il veut que les eleves apprennent leur seront inutiles a l'age adulte, c'est une tres bonne demonstration !
à asozial
De Bebert Cassandre
08H48 | 07/04/2008 |
L'éducation de masse n'est plus un enjeu. On se satisfera d'une population sachant manier les rudiments de la langue et de l'écriture. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est une population laborieuse asservie qui ne réfléchisse pas trop. Les écoles privées n'échapperont pas à la règle. Donner à chacun l'illusion du savoir, tel est l'enjeu de l'école de demain. Tout est prêt pour cela : vous n'imaginez pas le nombre de cons prêt à jurer que le certificat d'études de nos grands pères équivalait au niveau du bac d'aujourd'hui !
à Bebert Cassandre
De Pierrrrre
16H30 | 07/04/2008 |
»…. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est une population laborieuse asservie … »
==> coourage Bebert, un jour, on vous affranchira.
----------------
»….le nombre de cons prêt à jurer que le certificat d'études de nos grands pères équivalait au niveau du bac d'aujourd'hui ! … »
==> figurez-vous que j'en suis !
Brevet élémentaire Auxerre, juin 1894 :
Arithmétique :
« Une personne possède 45000 F. Elle a placé une partie de cette somme à 4,50% et le reste à 5%
Avec les 4/5 du revenu, elle achète : 1° une titre de 42F de rente 3% au cours de 101F (Elle paye les frais de courtage soit1/800 du capital engagé, et un droit fixe de 0,50F ; 2° un terrain de forme carrée dont le coté a 20,50m à 71,30 F l'are.
On demande les deux parties de cette somme qui sont respectivement placées à 4,5% et à 5% »
à Pierrrrre
De ron-ron
18H02 | 07/04/2008 |
Equations à une inconnue, programme de troisième en 1997.
J'ose espérer qu'en 10 ans, les programmes n'ont pas autant régréssés …
La seule difficulté de ce problème est son énoncé, étrangement orienté.
à ron-ron
De Pierrrrre
18H32 | 07/04/2008 |
« Equations à une inconnue, programme de troisième en 1997. »
==> « programme »..
mais combien pourraient en résoudre la question ?
Je l'ai montrée à une candidate au professorat des écoles : elle n'en comprend même pas l'énoncé.