Dans une interview à Rue89, l'ex-ministre de la Culture répond à la polémique sur sa visite en Côte-d'Ivoire et s'en prend au PS.

Certains affirment que Jack Lang est inquiet, mais lui assume parfaitement. Interrogé par Rue89 sur sa virée du week-end dernier avec le président Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, le député socialiste considère qu'elle était même « très intéressante », nullement gêné par le reportage de la télévision ivoirienne RTI diffusé en France par Bakchich :
Au cours de notre entretien, Jack Lang a répété qu'il considérait Laurent Gbagbo comme « un humaniste », se fiant à son « intuition ». Il en a également profité pour tacler les dirigeants socialistes, notamment le Premier secrétaire du PS François Hollande, qui auraient participé à la « diabolisation » du président ivoirien. Interview.
Pourquoi vous êtes-vous rendu en Côte d'Ivoire ?
Ce sont des amis qui m'ont approché. Jean-Marie Le Guen [vice-président de l'Assemblée nationale, ndlr], qui est un ami, m'a parlé il y a quelques semaines de la situation en Côte d'Ivoire et m'a dit : « Voilà, Gbagbo aimerait te rencontrer. Il a été très blessé par la façon dont Hollande l'a traité au moment de la guerre civile. Il a confiance en toi. » C'est vrai que j'ai acquis là-bas une sorte de sympathie pour différentes raisons : mon anticolonialisme ancien, mon attirance pour l'art traditionnel, mon amitié avec les musiciens comme Youssou N'Dour et d'autres…
Pourquoi Laurent Gbagbo souhaitait-il vous voir vous ?
Gbagbo souhaitait que quelqu'un comme moi vienne se rendre compte sur place de la situation et aide à une forme de réconciliation. Une réconciliation intérieure. Il m'a demandé de rencontrer les différents leaders qui naguère se sont affrontés physiquement : Soro qui est devenu Premier ministre, Bédié l'ancien Président qui a été chassé par un coup d'Etat, Ouattara qui vient du Nord et qui n'était pas là mais que j'ai appelé…
Une réconciliation avec les socialistes français également, mais je crois que je n'arriverai pas à les convaincre, Hollande a prononcé des propos définitifs. C'était un travail de contact, une visite d'amitié, une visite très intéressante. J'étais mon propre envoyé, si j'ose dire.
N'avez-vous pas eu peur de créer la polémique ?
Gbagbo est un homme de gauche, un humaniste. Il connaît l'histoire du mouvement socialiste français mieux que certains socialistes d'aujourd'hui. C'est un patriote qui a été élu démocratiquement, autant que la démocratie fonctionne en Côte d'Ivoire. C'est un président légitime et légal. Il s'est trouvé confronté à une situation de rébellion et d'invasion de la part de troupes venant du Nord et notamment du Burkina Faso. On ne va pas reprocher à un président en fonction de se battre pour préserver l'unité de son pays.
Après, un affrontement c'est un affrontement, on ne fait pas dans la dentelle. Ce qui n'est pas normal, c'est que l'agressé -Laurent Gbagbo et son gouvernement- ait été présenté dans les médias européens ou américains comme l'agresseur.
Je ne suis pas enquêteur, je ne suis pas chargé de dire le bien et le mal, mais mon intuition et le témoignage de gens en qui j'ai confiance me permettent de dire que cet homme a été injustement calomnié, maltraité par le gouvernement français de l'époque. Et certains dirigeants socialistes français manipulés ou mal informés ont participé à cette diabolisation.
Aviez-vous besoin d'aller en boîte de nuit pour vous en rendre compte ?
J'ai dit à Laurent : « Si tu es si populaire, allons donc se promener dans les quartiers populaires. » Et on a descendu cette magnifique rue, en toute décontraction, avec un dispositif de sécurité très léger. Il y avait une sorte d'enthousiasme et de respect dans les regards des Ivoiriens qu'on a croisés. On est ensuite allés en boîte, elle s'appelle le Queen's [qui appartient au footballeur Didier Drogba, ndlr]. Vous savez, la Côte d'Ivoire est un des pays où la musique bouge le plus.
Faites-vous encore de nombreux voyages de la sorte ?
J'ai eu dans ma vie ce privilège, par l'action que j'ai menée, de voyager. Mais la plupart de mes voyages sont motivés par des envies personnelles. J'ai une attirance particulière pour les pays du Sud, l'Afrique et l'Amérique du Sud. J'ai beaucoup voyagé au Vénézuela chez mon ami Hugo Chavez. Aujourd'hui, les hommes politiques, Hollande notamment, ne voyagent pas, et c'est très regrettable.





















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De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 12H21 | 05/04/2008 |
Ahhhh ! The Djack ! Le John Travolta des cartes vermeil !
T'as pas eu ton ministère ….Les boules !
Obligé de faire le Bézu dans les discothèques de banlieue de l'African'tour.
T'as de la chance , le disco revient à la mode et tu vas pouvoir troquer tes cols mao pour les pelles à tarte !
Tu es en tournée prochainement au Zimbawé Club ?
Tu inaugures bientôt le Bongo Strip Dancing ?
à Charles Mouloud
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 12H27 | 05/04/2008 |
Mouloud ? Formidaaaaable !
( continue, Charles, je suis sur qu » il aime ça)
De François Doutriaux
Juriste et enseignant chercheur | 12H36 | 05/04/2008 |
Les relations entre la France et Gbagbo sont complexes.
Lorsqu'il était en exil sur notre territoire, il n'a bénéficié d'aucune reconnaissance officielle (que ce soit des socialistes ou de la droite), et était jugé comme « encombrant » : Houphouët-Boigny le considérait comme plus dangereux pour lui à Paris qu'à Abidjan, et a obtenu de la France qu'elle le pousse à retourner dans son pays…
Son programme (socialiste), les périodes d'emprisonnement qu'il a subi en côte d'ivoire et le fait qu'il ait imposé (certes dans des conditions rocambolesques) un semblant de démocratie dans son pays aurait pourtant du lui valoir les faveurs du quai d'Orsay.
Aprés la guerre civile de 2002, Gbagbo n'était même pas présent lors de la conférence de Marcoussis (qui le maintien pourtant au pouvoir, assortie d'un premier ministre de « conciliation ») : 60% du pays est contrôlé par les forces rebelles et il a, de fait, perdu la guerre, bien qu'il conserve le pouvoir sur la partie du pays contrôlée par les forces gouvernementales.
Les relations avec la France se sont dégradées en 2004, lorsque Gbagbo, qui a trés lourdement investi dans le militaire (avions et hélicoptéres de combat, armement lourd, enrôlement de nombreuses troupes) cherche à reprendre deux villes rebelles et dénonce les accords de Marcoussi.
Les Français s'y opposent et obtiennent que les casques bleus s'interposent entre l'armée ivoirienne et les rebelles.
En résulte le bombardement de Bouaké du 6 novembre 2004 (9 soldats français sont tués) et les manifestations « spontanées » (accompagnées de pillages) devant notamment la base militaire française. La France anéantie en riposte la maigre flotte aérienne ivoirienne dans sa totalité, et réprime les manifestations dans des conditions qui restent polémiques.
Les français affirment que certains manifestants étaient armés. Gbabgo écrit dans le Nouvl obs que l'armée française a « décapité » de jeune smanifestants ivoiriens.
Les seuls faits connus (bilan des hopitaux ivoiriens) : 57 civils tués, 2226 blessés, 10 gendarmes tués côté ivoirien. 80 blessés côté français. Les blessures et les morts sont pour l'essentiel faits par armes à feu.
A cette occasion, le parti socialiste a rompu avec celui de Gbagbo (le FPI, qui apprtient à l'internationale socialiste)
La crise prend fin en 2007, sur injonction de l'ONU, avec la loi d'amnisitie de bgagbo en faveur des rebelles, la nomination de Soro (leader de l'opposition, qui fait l'objet d'un attentat à la roquette trois mois aprés la signature des accords de Ouagadougou, probablement organisé par des officiers de son propre camp, qui lui reproche une absence de consultation) en tant que premier ministre et les accords politiques de Ouagadougou, qui prônent notamment une politique de pardon.
En 2006, quelques mois avant le sommet d'Ouagadougou, Gbagbo affirmait au Monde que le « temps des négociations était fini » et souhaitait proposer un « plan alternatif » à l'Union Africaine, largement influencée par la France. Il menaçait plus ou moins ouvertement de rompre avec la communauté internationale , avertissement relativement claire aux Français s'ils tentaient d'influencer les négociations (arbitrées par Compaoré) pour obtenir sa destitution.
Les relations de Gbagbo avec les états voisins sont plutôt bonnes (à l'exception du Burkina Fasso, qui acceuillait par ailleurs les forces rebelles avant la guerre civile de 2002).
Ses liens avec Kadhafi (qui s'est rendu en Côte d'ivoire en 2007 et y a été acceuilli triomphalement) sont obscurs mais celui-ci le soutient (la France a cependant récemment prouvé que reçevoir le leader Lybien, grand humaniste et démocrate éclairé, n'était semble-t-il pas problématique…).
Selon Chirac : « Laurent Gbagbo est un chef populiste, charismatique et nationaliste, qui ressemble par certains côtés aux fascistes ».
De fait, depuis 2002 et particulièrement depuis 2004, les disparitions et assasinats de journalistes se sont multipliées en côte d'ivoire : l'affaire de la disparition de Kieffer (la justice française met directement en cause Gbagbo), la mort de Jean Héléne (assassiné par un policier ivoirien, condamné depuis à 17 ans d'emprisonnement), la séquestration et la torture pendant plusieurs jours de Dembélé Vazoumana, la disparition de Amadou Dagnogo (qui travaillait notamment sur les dissessions au sein des rebelles), etc..
De plus, les sièges de plusieurs radios ont été incendiés, les livreurs de journaux et les journalistes font l'objet de fréquentes agressions ou tentatives d'intimidation, voir de licenciements ou de menaces d'annexion directe par le gouvernement. Les kiosques distribuant des journaux « antinationaux » sont régulièrement détruits.
Les « jeunes patriotes », mouvement téléguidé par Gbagbo et que celui-ci refuse de dissoudre, constituent une véritable milice parralléle qui terrorise la population civile et « concurrence » les forces de sécurités officielles. Ils interviennent notamment largement dans le contrôle de la presse. Certains journalistes ivoiriens parlent d'« escadron de la mort » sur le « modéle » soudanais et RSF les qualifie de « prédateurs de la liberté de la presse ».
L'ONU classe sur ce terrain la côté d'ivoire (rapport annuel 2007) comme l'un des pays les plus dangereux d'afrique pour les journalistes, nationaux comme étrangers : l'organisation considére que le président Gbagbo est intouchable et que depuis 2006, un véritable contrôle de l'information par la contrainte a été instauré, tant par des moyens « légaux » que par l'instrumentalisation de la violence des « jeunes patriotes ».
De fait, le conseil d'administration de RTI a été dissous (suite à la diffusion - jugée « séditieuses » par Gbagbo) d'un discours du premier ministre intérimaire, Konan Banny, estimant « impérieux » de surseoir à l'exécution des décréts réintégrant dans leurs fonctions les responsables administratifs suspendus dans le cadre de l'affaire des déchets toxiques d'Abidjan) et entièrement repris en main par le pouvoir présidentiel.
Le président Gbagbo est un homme complexe qui affronte dans son pays une situation qui ne l'est pas moins.
Le qualifier « d'humaniste » et le présenter exclusivement sous l'angle victimaire est, à tout le moins, une excessive simplification…
à François Doutriaux
De Thiery
13H46 | 05/04/2008 |
Merci François
à François Doutriaux
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 14H04 | 05/04/2008 |
@ François,
il ne manquerait pas un éπsode dans ce récit ? celui qui a mené à la première engueulade (peut-être, d'ailleurs la seule) entre Villepin et le Chi ? Et à cause de quoi Licorne a existé…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De François Doutriaux
Juriste et enseignant chercheur | 14H28 | 05/04/2008 |
il en manque bien d'autres ^^
Les conditions de la première élection de Gbagbo, notamment, avec l'instrumentalisation du Code électorale pour écarter certaines candidatures « génantes », les résultats autoproclamés par le vainqueur, etc..
Les conditions « particuliéres » de la création de Licorne, son lien avec les habituelles barbouzades françafricaines, sur fond de politique onusienne plus ou moins instrumentalisée.
La répression des manifestations du 25 mars.
L'incidence sur le cour du Cacao et son impact sur l'économie ivoirienne (et quelques fortunes privées au passage).
etc..
Ceci étant, je ne suis pas du tout un spécialiste de la question Ivoirienne. Les propos de monsieur Lang me paraissaient néamoins requérir une présentation succinte du contexte, histoire de pouvoir les mettre en persepctive pour ceux qui ne connaîtraient pas bien la période 2000-2007, années de toutes les instabilitées qui a transformé l'ex « terre d'acceuil » en un bourbier incontrôlable et incontrôlé…
Ceci étant, et pour ma propre culture, si quelqu'un a des éclaircissements sur les rapports en la France et le Burkina Fasso, troisiéme acteur majeur de cette période, je suis preneur…
à François Doutriaux
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H11 | 05/04/2008 |
@ François,
je ne suis pas non plus un spécialiste de la CI, seulement un journaleux qui a eu l'occasion de travailler avec Guy-André Kieffer sur des affaires sensibles voici vingt ans.
et à qui Rue 89, une fois, a repris UN des sujets de ce volumineux dossier :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/affaire_kieffer/index.html
car, justement, il n'y a pas grand monde en France à connaître un peu le sujet.
si je signalais UN éπsode précis, c'est parce qu'il a son intérêt dans la situation ACTUELLE du pays.
le passé de Gbagbo est le passé. à Paris 18e ou en CI. c'est le passé colonial de la France, avec tous ses travers.
le présent, hélas, n'en est qu'une forme de continuité, même si d'aucuns clament haut et fort que « l'Afrique de papa, c'est fini ». mais la famille Kieffer a été reçue (pour la première fois) à l'Elysée alors qu'avaient lieu les « rencontres de Montreuil » en présence de Alassane Ouattara. ne me dis pas que c'est un pur hasard !
sais-tu AU MOINS à qui appartient la boîte de nuit où le grand Djaques était après 00h40 ? à un ancien footballeur formé dans des clubs bretons et répondant au doux prénom de Didier. je te laisse chercher avec quels fonds il acquis cet établissement d'Abidjan-Plateau, puisque tu es chercheur…
cordialement,
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à François Doutriaux
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 14H05 | 05/04/2008 |
Exposé indispensable pour qui ne connait pas bien la Côte d'Ivoire et qui permet de mieux comprendre la position de Lang, si tant est qu'elle soit compréhensible.
à Servais-Jean
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H31 | 05/04/2008 |
@Servais-Jean,
si tu as envie d'approfondir quelque peu, ce blogue est intéressant :
http://andresilverkonan.over-blog.com/
il est tenu par André Silver Konan. tu peux t'abonner (gratuitement, bien entendu) et - si tu veux des bonus - m'écrire que je lui transmette tes coordonnées.
pour ton information, André travaillait au Nouveau réveil (quotidien local, passé peu à peu entre les mains du pouvoir à la fin de 2007). il a lancé son blogue en décembre à ma connaissance (c'est du moins là qu'il m'a prévenu) soit trois mois après avoir gagné son procès pour « atteinte au chef de l'Etat » tout en étant encore en vie.
il écrit épisodiquement, mais pertinemment. il « sévit » aussi ailleurs, mais je ne peux me permettre (pour lui) de te dire où. ce afin qu'il ne finisse pas comme GAK… qui faisait partie des griefs que le ministère public ivoirien lui reprochait, d'ailleurs !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à François Doutriaux
De marigae
16H33 | 06/04/2008 |
Ouf…il y aurait eu juste l'article sans ses « rappels » (entre guillemets, car le lien entre majorité des faits cités et la persone du président ivoirient prendra du temps à être établie) serait à faire douter de la volonté d'éclairage et d'investigation du journal. Que Laurent Gbagbo ait été un ami de Jack Lang quand il faisait ses études en France, et que ce dernier profite de son statut et de son accès aux médias pour dire et faire n'importe quoi, c'est tout à fait limite.
De Pierre2008
journaliste | 12H45 | 05/04/2008 |
On aurait pu avoir la charité d'indiquer à cet ancien ministre de la culture que l'un des premiers problèmes d'un pays qui sort d'une guerre civile, c'est de s'occuper de l'agriculture. La culture sans l'agriculture ne mène à rien.
L'agriculture elle, mène à la culture.
Si les femmes Ivoiriennes sont descendues dans les rues pour protester contre la vie chère, ce n'est pas pour critiquer un gouvernement ou un autre (c'est actuellement une coalition ! ), mais pour pouvoir manger, car le relais de transmission des informations n'existe plus entre le peuple et ses élites. Vous pensez bien qu'en matière de politique, ces femmes ont d'autres soucis plus « terre à terre » : la survie. Elles veulent vivre. Un point c'est tout. La politique n'est plus leur problème aujourd'hui.
Mais pour les élites d'Afrique, c'est d'une véritable politique de développement agricole dont a besoin ce continent. Et cela aurait du être fait dès 1960, date des diverses indépendances.
Mais on peut légitimement regretter toutes ces guerres qui ont affamés les populations africaines depuis cette époque.
La Côte d'Ivoire qui avait de nombreux atouts économiques et agricoles sort ruiné après huit années de conflits (1999-2007).
Comment peut-on imaginer qu'un tel pays en soit réduit à la famine dans des régions comme l'Ouest montagneux (frontalière avec le Libéria). Des villages entiers ont disparus. Et personne ne vient en aide aux populations rurales pour reprendre les travaux des champs.
Gouverner, c'est prévoir ! Qui donc a eu l'audace d'oublier que quand les champs sont délaissés, la nourriture viendra obligatoirement à manquer ? Qui donc à oublié cette évidence qu'une population réduite à la famine ne pourra pas reprendre les travaux des champs ?
Qui dont comme ancien ministre a manqué à ses devoirs pour en instruire ceux qui avaient oubliés ce bons sens ?
Le courage en politique, c'est de rappeler à ses amis des vérités essentielles, même si cela n'est pas plaisant à entendre.
Dieu fasse que les élites africaines entendent le bon sens et reprennent le chemin du bien être des populations à commencer par les populations rurales.
En fait on aurait du aider cet ancien ministre en lui indiquant avant son séjour dans ce pays, les articles parus dans la presse française concernant la réalité sur le terrain comme le blog de M. Jacques Attali (la grace des femmes) : . Voir aussi le site de cette coopérative agricole : La Grâce des femmes : qui avait lancé dès 2005 un appel au secours pour une aide d'urgence pour reconstruire et aider le monde rural avant que la famine ne vienne. Voilà, nous y sommes maintenant. La famine est là dans ces régions et qu'avons-nous fait et que ferons-nous ? On devrait vous poser ces questions Monsieur l'ancien Ministre de la Culture.
Mais si vous préférez danser pendant ce temps-là… vous en oubliez une réalité qui elle est bien présente… Et c'est pourquoi j'ai la charité de vous avoir mis ce petit mot en solidarité envers ces populations rurales africaines. Vous me remercierez plus tard…
à Pierre2008
De Pierre2008
journaliste | 17H48 | 05/04/2008 |
l'adresse de La coopérative la Grâce des Femmes : http://la-grace.new.fr/
à Pierre2008
De destribat
anti-corruption | 13H09 | 07/04/2008 |
J'espère Pierre2008 sait au moins que la Côte d'Ivoire produit au moins 44% du cacao mondial.
Les denrées chères qui ont conduit à une manifestation de rue ne sont pas un problème typiquement Ivoirien, le cas de la Côte d'Ivoire, c'est un problème structurel datant de l'époque Houphouët-Boigny.
La politique du riz a échoué dans les années 70 en Côte d'Ivoire à cause des difficultés de la SODERIZ. Les agriculteurs qui se sont lancés dans cette affaire se sont retrouvés avec des paddy de riz invendus et des dettes.
Dans la région de Divo, des agriculteurs avaient investis dans du matériel agricole moderne (tracteurs, moissonneuses batteuses) pour se retrouver endetté fin 1976 parce que la SODERIZ était incapable d'acheter toute la production et quand elle le pouvait c'était à un prix dérisoire, prix d'achat qui ne couvrait pas les coût de production. Des camions restaient bloqués des jours à Gagnoa en attendant le déchargement.
Amadou Koné (Houpouët-Boigny et la crise Ivoirienne –Editions Khartala –p160-161) écrit :
« L'afflux des capitaux liés aux avantages du code des investissements et l'accroissement de la production agricole permirent aux pouvoirs de créer près de 250 sociétés d'état (SODE) dans le droit fil conducteur du capitalisme d'Etat : SODESUCRE, SODERIZ, SODEHEVEA, EECI, SODEPALM, SODECI etc. qui se révélèrent de véritables gouffres financiers du fait du coût élevé de leur réalisation et de leurs charges. Devenues inopérantes, du fait de l'incurie de leur PDG, la plupart furent dissoutes sans que soient congédiés les responsables de ces échecs. D'autres furent dissoutes bien que performantes.
Ce fut le cas de la SODERIZ créé en 1970, et qui fut la victime du lobby des importateurs de riz se recrutant dans l'entourage du président Houphouët-Boigny. Sa dissolution est exemplaire à plus d'un titre. Performante, elle avait permis de réduire le volume d'importation. Seuls les problèmes de trésorerie la firent plier. G. Frelaste (in le Mois en Afrique) observe que dans les années 1975-1976 alors qu'elle voulait se porter acquéreur de l'ensemble de production, les banques refusèrent de la soutenir. Cette constatation interpelle Bernard Contamin et Yves-A Fauré qui s'interrogent : Comment ne pas voir dans cette opposition des instructions ou à tout le moins une caution gouvernementale tant le système bancaire est soumis au pouvoir politique ? Les producteurs locaux de paddy et la SODERIZ étaient en passe de supplanter les importateurs ! »
La Côte d'Ivoire est un grand Pays agricole et les Ivoiriens ne sont pas des paresseux. Il suffit de couper lherbe sous le pieds de ses importateurs (dont de nmbreux ivoiro-libanais) pour que la Côte d'Ivoire retrouve n'importe plus de riz.
De rintin
12H47 | 05/04/2008 |
y-at-il de l'intelligence chez nos hommes politiques ?
Leur attitude semble prouver le contraire
De TARPON
13H01 | 05/04/2008 |
Le probleme de Jacques Lang est qu'on lui change pas assez souvent sa litiere.
De Le Yéti
yetiblog.org | 13H43 | 05/04/2008 |
PIÈCE MONTÉE
Jack Lang est l'exemple même du personnage de théâtre, artificiel et creux, entièrement monté et maintenu sous perfusion par les médias.
S'il eut son heure de gloire (méritée) lors de son passage au ministère de la Culture, qu'en reste-t-il depuis, après tout ce temps de navrant délitement ? Quelle assise populaire justifie encore sa présence médiatique, lui qui saute d'une région à l'autre sans parvenir à s'y faire la moindre place durable. Lui qui multiplie l'annonce venteuse de projets qu'il ne mène jamais à bout (ah, ses multiples annonces de candidatures, toutes avortées ! ), qui se discrédite à coup de retournements de veste toute empruntes d'une veulerie aussi désolante que comique.
Le voici aujourd'hui en une de Rue 89, invité à s'exprimer sur ses soirées night-club avec une caricature de dictateur. On pourrait se demander ce que de si pathétiques élucubrations people viennent faire là. Mais bon, après tout, par ces temps troublés, tout le monde semble avoir acquis le droit de droit de faire et de dire les conneries qui bon leur semblent. Alors…
De Obash
13H27 | 05/04/2008 |
En effet, un peu complaisante cette interview.
En même temps, difficile de faire dire à Lang que Gbagbo n'est pas un saint, voire qu'il est plutot dictateur que démocrate.
De goutefut
13H40 | 05/04/2008 |
Gbagbo est un humaniste, voilà un titre que je ne connaissais pas à cet individu corrompu. Mais si c'est d'jack qui le dit c'est que c'est rai.
En vérité pour Jack Lang c'est le prix à payer pour pouvoir voyager gratis, être hébergé gratis et paraître encore un peu dans la lumière.
Bien sûr que les frères gbagbo et Lang sont des humanistes qui oeuvrent pour l'amélioration de « l'homme et de la société », belle vitrine que politiques de cet acabit qui montrent à quel point l'on peut renier ses engagements philosophiques et de progrès pour assouvir ce qui devenu une drogue : le pouvoir et l'argent.
Je suis socilasites mais ne partage pas les mêmes valeurs que ce papillon aux ailes brulées qu'est celui qui fut en dans des temps révolus ministre de la Culture. Pauvre d'jack.
De pollutor
13H41 | 05/04/2008 |
Tres fin danceur de Zouk Love ce Jack, j'attends avec impatience une demonstration de Bobaraba avec Bongo ! ! ! !
De Aziz Thuram né en mai 68
15H30 | 05/04/2008 |
« Gbagbo est un homme de gauche, un humaniste ».
Pile poil tout comme toi en somme.
Autant il n » est pas le seul responsable de la crise qu » a connu la Côte d » Ivoire. Les autres cités (avec il me semble l » oubli du défunt général Gueï « il faut balayer ») ainsi que les dirigeants limitrophes vendeurs d » armes ont leur grosse part de responsabilité, dans le bain de sang qu » il y a eu.
Autant le qualifié d » humaniste…
Dans le premier post qlq » un a suggéré une extinction de voix ( pour les prochaines élections ? ).
AMEN. Dieu préserve.
De Obash
15H16 | 05/04/2008 |
Bonjour,
Je pense qu'on est tous d'accord pour dire que Gbagbo n'est certainement pas un humaniste. . Mais que peuvent dire les politiques ? Commencer par se taire pour commencer. Au moins, ne pas en rajouter…, Et que peuvent faire les politiques ?
C'est vrai, on peut commencer par arrêter de fournir des armes aux dictateurs. Et puis… ? Ils iront en chercher autre part. Que tout le monde arrête de leur fournir des armes ? Il restera toujours la machette !
Et si nos politiques crient au dictateur ? Il y aura tension, rupture de dialogue. Et la population dans tout ce merdier ? Franchement, je n'aimerai pas être à la place de nos politiques…
Ah si, peut être une solution. Laissons au peuple le pouvoir de se révolter sans nous en mêler. Il y aura certainement des morts, des massacres. Mais nous autres français, aurions nous pu faire une révolution sans bains de sang ?
C'est dur, très dur à avaler. Et je ne suis pas non plus certain d'être d'accord avec moi-même. Les propos semblent logiques, mais tout mon être s'y révolte…
Je n'aimerai pas être à la place de nos dirigeants !
De dalun
15H28 | 05/04/2008 |
c'était peut etre une mission bling-bling ? qui est commanditaire de cette chose ?
à dalun
De sabaudia
07H29 | 06/04/2008 |
Pas besoin d'être mandaté par bling-bling,
blang-blang sait très bien manipuler les media. Au fait, Monique était-elle du voyage ?
De Caius
Expert en management | 15H41 | 05/04/2008 |
Jack Lang vient hélas de montrer, une fois de plus, qu'il n'est qu'une diva de la politique. Tant que le PS acceptera que ce genre de ludion incontrôlable lui serve de vitrine, il est pour le moins mal barré.
Le meilleur moyen de l'empêcher de dire des âneries, ce serait peut-être de l'empailler…
De ibouse28
16H04 | 05/04/2008 |
Les dirigeants français ont toujours diabolisé les chefs d'Etat qui aiment l'Afrique, ceux qui ne sont pas couchés…
Depuis Toussaint Louverture, en passant par Samory Touré, la France a toujours diabolisé et tué lâchement tous ceux qui aiment l'Afrique et le peuple Noir : Thomas Sankara, Marien Nguabi…
à ibouse28
De cooper59
pour la decroissance ! | 16H39 | 05/04/2008 |
vous mettez Gbagbo sur le meme pied d'egalité que Thomas Sankara ? ! Voilà une surprenante comparaison a laquelle je n'avais pas pensé . En tout cas , ce qui est sur c'est que la France est mouillée jusqu'au coup dans son elimination , au profit du docile Campaoré . Quand a Jack , le ridicule ne tuant pas , ses jours ne sont pas en danger !
à cooper59
De ibouse28
17H02 | 05/04/2008 |
Cooper, je ne les compare pas forcément. Mais, Ce que Laurent Gbagbo et les Patriotes ont fait en Côte d'Ivoire est énorme. C'est la première fois en Afrique, au Sud du Sahara, que des Français ont préfé la valise que le cercueil.
Bien sûr, la France de Mitterrand et de Chirac(et de Guy Penne) a assassiné lâchement Thomas Sanakra, parce que ce dernier n'était pas couché. Oui, Thomas Sanaka est un Grand homme digne de ce nom. Comment peut-on accepter tout ce que la France, qui n'a jamais respecter les Droits de l'homme en Afrique, nous raconte ? Démocratie dans la colonisation, droits de l'homme, instituions interenationales(Fmi, Banque Mondiale…)…Thomas Sankara ne l'a jamais accepté, car il n'était pas comme certains de nos dirigeants impuissants, corrompus, néocolonialistes et « élèves de la démocratie ». Les Africains ont-ils besoin de la démocratioe ou des « élèves de la démocratie », dans des Etats qui ne sont pas indépendants ? Leur mission n'est pas la démocratie, mais le respect de notre dignité et, naturellement, l'amélioration de notre condition de vie.
à cooper59
De fouqs
cadre du BTP | 20H27 | 05/04/2008 |
bien vu meme si je ne partage pas l'expression expeditive ,salut à toi
à ibouse28
De TARPON
16H50 | 05/04/2008 |
sans oublier Ray Charles,Srevie wonder …
à TARPON
De ibouse28
17H19 | 05/04/2008 |
Après avoir tué Toussaint Louverture, Samory Touré, Thomas Sankara, Marien Ngouabi…
La France, « Patrie des Droits de l'homme » a tué aussi lâchement :
-Aline-Sitoe DIATTA(Sénégal)
-Amilcar CABRAL (Cap-Vert)
-Silvanius OLYMPIO (Togo)
-Barthélémy BOGANDA (République Centrafricaine)
-François TOMBALBAYE ( TCHAD)
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