Dans les écoles, les professeurs discutent encore des changements,
mais déjà, les nouveaux manuels commencent à circuler.

La grande consultation des enseignants vantée par Xavier Darcos n'est-elle qu'un cache-sexe ? C'est ce que commencent à croire de plus en plus de professeurs des écoles, alors que le ministre de l'Education nationale vantait pas plus tard que le 20 février la dynamique consultative dans sa présentation officielle des nouveaux programmes.
Sur le site du ministère de l'Eduction nationale, un document de présentation daté du même jour porte d'ailleurs la mention explicite :
« Les nouveaux programmes de l'école primaire. Projet soumis à consultation. »
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Officiellement, tout indique donc que rien n'est encore acté. Seulement voilà : des enseignants, de plus en plus nombreux à nous contacter, affirment avoir reçu dans leurs écoles des specimens destinés à la rentrée prochaine, tenant compte des changements soumis à consultation. Les enseignants s'interrogent : a-t-on fait semblant de les associer à la réforme ? Les éditeurs ont-ils pris l'initiative d'acter de futures modifications, alors même que rien n'avait été décidé ? Hélène Gaborit, professeur des écoles à Alfortville, à la sortie de Paris, se sent flouée :
« Le samedi 29 mars, tous les enseignants de mon école ont été réunis. On a téléchargé les programmes sur Internet, puisqu'ils ne nous ont pas été envoyés, et nous en avons discuté. Mardi 2 avril, au retour du week-end, je découvrais comme d'autres collègues des manuels scolaires envoyés par les éditeurs.Or ces spécimens prennent acte de plusieurs modifications, notamment en lecture et en calcul. On ne va pas nous faire croire que les éditeurs les ont écrit en un week-end, surtout si la consultation est encore en cours ! De qui se moque-t-on ? “
Précipitation
Aujourd'hui chargée d'une classe à double niveau CP-CE1, elle enseigne depuis 1982, et n'est pas syndiquée. Elle qui n'a pas souvenir d'une consultation de cette ampleur sur le contenu des programmes depuis le début de sa carrière dénonce ‘la précipitation dans laquelle le ministère a agi’ :
Côté ministère, on soutient qu'aucun programme officiel n'a pour l'heure été adopté :
‘La consultation court jusqu'au 15 avril, date à laquelle on étudiera les remontées des enseignants, qui peuvent pour l'instant consulter l'ébauche des textes sur notre site.’
Et les spécimens des maisons d'édition reçus par les enseignants ?
‘Ca, c'est avec les éditeurs qu'il faut voir. Au ministère, ça ne nous concerne pas. Libre à eux d'imprimer les livres qu'ils veulent, il n'y a rien à en dire…’
En fait, la réponse un peu crispée des services du ministère de l'Education nationale révèle la tension qui entoure ce dossier. Y compris chez les éditeurs, d'où il se dégage une impression générale de cacophonie.
Au service communication de Hatier, on fait valoir un peu vertement que ‘contrairement à d'autres éditeurs sur la place de Paris, la maison n'a justement pas décidé d'envoyer de specimens avec les modifications. Vous croyez quoi : qu'on teste nos manuels auprès des enseignants, comme si c'étaient des cobayes ?
Pour les éditeurs, c'est une vraie catastrophe’
Mardi 2 avril, l'école Victor-Hugo d'Alfortville, où enseigne Hélène Gaborit, recevait deux exemplaires de manuels scolaires de chez Bordas, estampillés ‘Nouveaux programmes 2008 soumis à consultation’, et un autre specimen, de Nathan, sur lequel était indiqué en tout et pour tout ‘Edition 2008’, sans autre mention de la consultation. D'autres enseignants relèvent qu'on a accolé la mention ‘Nouveautés 2008’ sur certains exemplaires.
Nathan s'étonne pour sa part de ‘cette polémique’ :
‘Les plans d'édition sont prévus sur le long terme, et on espère bien que ce sera conforme aux changements définitifs. Bien sûr, on va toujours dans le sens du vent, et heureusement : nous sommes des entreprises privées, notre but est de donner satisfaction aux enseignants. Nathan n'a pas d'avis à donner sur la consultation du ministère.’
Responsable des manuels de primaire au sein de la même maison d'édition, Mahin Bailly, va plus loin et plaide :
‘En primaire, on sait pertinemment que des enseignants travaillent avec des manuels complètement périmés car il n'y a pas de budget pour renouveler le parc pour chaque enfant. En outre, nous avons notre liberté d'éditeur et les auteurs font des choix.Dès que nous avons pris connaissance des changements, début février, nous avons remanié certains contenus par rapport au document, en fonction de ce qu'il était vraisemblable d'imaginer du nouveau programme.’
Chez Bordas, on ne conteste pas que les changements en cours engendrent ‘une vraie catastrophe’ :
‘L'usage, c'est que nous disposions d'un laps de temps suffisant pour écrire nos ouvrages, près de 14 mois en général. Nos manuels avaient besoin d'être rénovés, nous avons donc entrepris une nouvelle édition pour la rentrée scolaire 2008. Fin janvier, les épreuves sont parties chez l'imprimeur. Soudain, Nicolas Sarkozy annonce une vaste consultation, relayé par Xavier Darcos.Pour nous, c'est un drame : il a fallu rattraper in extremis les exemplaires, en précisant bien par une astérisque que certains changements étaient soumis à consultation. Nos catalogues étaient déjà faits.
Nous avons décidé d'envoyer quand même les manuels, soit 80 000 copies adressés aux écoles primaires pour qu'elles puissent faire leur choix et passer commande. En croisant les doigts pour qu'il n'y ait pas trop d'évolution d'ici la rentrée de septembre, sinon il faudra tout refaire durant l'été.’
Que penser, alors, des remarques de certains professeurs des écoles qui pistent depuis quelques jours les similitudes entre les programmes des specimen et le document soumis à la consultation ? Toujours chez Bordas, on en vient à juger que ‘ce serait un heureux hasard : nos manuels ne seraient pas complètement à refaire ! :
On prend aussi la température sur le terrain. Quand on prépare un ouvrage, on espère que les conseilleurs qui nous font remonter des modifications éventuelles connaissent leur sujet. Il faut bien anticiper.’
Quiproquos entre éditeurs et gouvernement ? Amateurisme ? Consultation hypocrite ? Les critiques du monde enseignant vont crescendo sur le mode opératoire calamiteux. Mais pas seulement : les détracteurs brocardent aussi le contenu des nouveaux programmes. Pour Hélène Gaborit, l'enseignante d'Alfortville, comme pour d'autres internautes de Rue89, la nouvelle mouture est ‘rétrograde’ parce qu'ils privilégient ‘des apprentissages mécanistes et la mémorisation’ :
L'institutrice de CP-CE1 d'Alfortville n'est pas la seule à protester contre les textes dont elle a pris connaissance : Rue89 a reçu plusieurs témoignages en ce sens et la mobilistion s'accélère sur le Net.




















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à m a i a
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 20H25 | 04/04/2008 |
C'est le week end , Pierrre est en permission jusqu'a lundi matin ..
à Numerosix
De Axior
Citoyen | 23H31 | 04/04/2008 |
Un peu de patience, crénom ! on est en train de nettoyer sa cage.
à m a i a
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 20H26 | 04/04/2008 |
Pas la peine maia.
Il suffit d'ignorer totalement. Comme ce qui est en train de se passer en ce moment. Pas une seul pastille car même naze ne signifie plus rien à ce stade.
à Jonas2
De Pierrrrre
20H35 | 04/04/2008 |
»…même naze ne signifie plus rien … »
==> et Jonaze, ça veut dire quoi ?
à Pierrrrre
De Lemmy
Headbanger since 1980 | 01H46 | 06/04/2008 |
Allez-y Pierrrrrot ne vous laissez pas emmerder !
Sortez-nous un de ces bons jeux de mots dont vous avez le secret ! Et par pitié (chrétienne) ne nous en communiquez pas la recette… elle ne sied qu'à votre éloquence.
à Lemmy
De Pierrrrre
11H28 | 08/04/2008 |
»…Allez-y Pierrrrrot ne vous laissez pas emmerder ! … »
==> moi qui étais pret à leur tendre la main…
à m a i a
De Pierrrrre
20H30 | 04/04/2008 |
…et celle de copiner/picoler chez vous aussi.
à Pierrrrre
De m a i a
aquoiboniste | 20H43 | 04/04/2008 |
On se connaît ? !
: -O
maia, bonjouuuuuuur je m'appelle maia, bonjouuuuuuuur maia !
à Pierrrrre
De léo solo
23H28 | 04/04/2008 |
Là, on voit la bouteille à moitié vide.
à Pierrrrre
De zut
09H26 | 05/04/2008 |
Cela commence à bien faire !
à zut
De zut
09H29 | 05/04/2008 |
Vu l'endroit où mon message est passé, il peut y avoir confusion.
Je m'adressais à Pierrrrre. Le copiner/picoler ne passe pas.
à m a i a
De Lemmy
Headbanger since 1980 | 01H39 | 06/04/2008 |
C'est toute sa passion le copier-coller.
Alors laissez-lui au moins ça, il risquerait de devenir méchant… en plus.
« ==> merci pour cette grande leçon de pédagogie, qui nous révèle ouverture d'esprit et capacité d'expression contradictoire. »
Ô Pierrrrrot, comme il est vrai que votre prose est éloquente, elle ! Une tartine de villes étrangères en guise « d'ouverture d'esprit », et puis… rien, en guise « d'expression contradictoire ».
Je vous ai connu plus en verve.
Pas de « gaullo-gaucho-communistes complice de l'islamisme »… vous perdez le sens des valeurs !
De marie 75 3563
20H03 | 04/04/2008 |
pour la lecçon de morale…
Sarko et la charité médiatique
'cf bakchcih
Adoncques, l'histoire est belle : Carla Bruni-Sarkozy a donné aux Restos du cœur les 60 000 euros de dommages et intérêts que la justice de son pays lui avait accordés, au mois de février, dans l'affaire de la publicité Ryanair.
Et Nicolas Sarkozy, dans l'un de ces nobles élans par quoi se reconnaissent les grandes âmes, a aussitôt fait don, aux mêmes Restos, de la même somme. On sait que l'homme a du bien : outre qu'il s'est tout récemment augmenté le salaire dans des proportions gigantesques, il a surtout, on se le rappelle, fait naguère, en son fief neuilléen, sur le bord de la Seine, une très confortable culbute immobilière.
Mais tout de même, 60 000 euros ? C'est une jolie somme – dont les heureux bénéficiaires expriment, naturellement, une vaste gratitude : « Ces 120 000 euros vont contribuer à financer les actions en faveur des plus démunis que mène l'association, et ses responsables remercient le président ainsi que son épouse pour leur soutien et leur générosité fidèle ».
Aussi émouvant qu'une aventure de Oui-Oui
Sarkozy est gentil, Sarkozy n'a pas moins de cœur que les Restos éponymes : c'est presque aussi émouvant qu'une aventure de Oui-Oui au pays des souriceaux philanthropes. Dans la vraie vie, cependant, le même Sarkozy, dans le même temps qu'il ordonne sa médiatique charité, continue de prendre aux pauvres, pour donner aux riches : on a là une espèce de Robin des Bois inversé, et cela se vérifie, ces jours-ci, facilement.
Son premier geste, sitôt qu'élu, fut en effet, comme on le sait, de faire confectionner, pour une minorité nantie, un opulent paquet fiscal de 15 milliards d'euros. Il fit dire ensuite, par ses plus fidèles affidés, qu'une moitié au moins de cette somme serait uniquement dévolue à la détaxation des heures supplémentaires – et que par conséquent la mesure, loin de ne prêter qu'aux riches, ferait aussi la joie du salarié impatient de travailler plus pour gagner plus.
Il s'agissait, il va de soi, d'une plaisanterie – dont les ressorts comiques n'apparaissent qu'aujourd'hui : neuf mois seulement sont passés depuis la confection de ce paquet fiscal, et qu'annonce le gouvernement ? Il annonce qu'il veut faire « six à sept milliards » d'euros d'économies - en rognant, par exemple, sur le logement, la santé, l'emploi ou la formation professionnelle.
Les pauvres vont bel et bien payer pour les riches
Sept milliards ? C'est justement, réjouissantissime coïncidence, le montant de la moitié de paquet fiscal que le gouvernement prétend avoir dédiée aux salariés. Le logement, la santé, l'emploi, la formation professionnelle ? Ce sont justement les secteurs où la solidarité nationale bénéficie en priorité aux plus démunis. En sorte que finalement, les pauvres vont bel et bien payer pour les riches – puisque aussi bien le gouvernement reprend de la main droite ce qu'il affirme leur avoir donné de la main gauche : mais ils pourront toujours aller, si besoin, aux Restos du cœur, envers qui Sarkozy est si fidèlement généreux…
De saintgui
20H27 | 04/04/2008 |
1
Pour avoir un lu ces programmes en ligne, j'ai aussi trouvé que l'accent était clairement mis sur « des apprentissages mécanistes et la mémorisation ».
Pas d'éveil culturel, moins de réflexion, pas d'expression personnelle.
C'est de l'éducation ou de l'élevage : p)
2
Il y a beaucoup de contrevérités idéologiques dans la rédaction de ces programmes : il y a souvent écrit « rétablissement de ceci » alors que « ceci » se fait depuis des années, ou encore « arrêt de ceci » alors que « ceci » ne se fait plus depuis les années 80.
En somme, la rédaction est vraiment démagogue.
3
Dans les médias, Xavier Darcos défend bien mal sa position à grand renfort de mauvaise fois, de mensonges, sans jamais répondre aux questions mais en attanquant systématiquement. C'est bien simple, il me rappelle Jean-Jacques Aillagon… C'est pour dire…
Hervé.
De Dom86
20H28 | 04/04/2008 |
Au lieu de vous plaindre, commencez donc par signer la pétition (http://www.programmesecoleprimairecopiearevoir.org/index.php) contre les nouveaux programmes justement.
C'est un mouvement en profondeur qui est en passe de toucher la grande majorité des collègues des écoles de France et de Navarre. Un mouvement de refus de ces programmes et du reste qui touche au coeur de la profession enseignante. Le refus de la caporalisation, du fonctionnaire qui applique, aux ordres de la hiérarchie et du ministre.
Les réunions locales organisées notamment par le SNUipp/FSU connaissent des succès fulgurants. A Poitiers la semaine dernière, 370 enseignants des écoles se sont retrouvés pour aborder toutes les questions qui touchent la profession : stages de « remise à niveau », « nouveaux programmes » déjà ficelés avec les manuels (je confirme) déjà dans les écoles. Et c'est la même chose dans toute la France.
On ne s'en servira pas de ces manuels, on n'y mettra pas le doigt dans les « stages » (30 « enseignants volontaires » dans la Vienne, soit 1,5 % des instits) et la « semaine Darcos », elle peut rester rue de Grenelle !
Alors, organisez des réunions locales autour de vous, mobilisons-nous, les enseignants, les parents, les élus, les citoyenNEs : bougez-vous !
Il n'y a pas de combat perdu, s'il n'y a pas eu de bagarre avant !
à Dom86
De Pierrrrre
20H31 | 04/04/2008 |
Mais je le savais, je le savais… enfin, on est sauvés, et quelle originalité !
une pé-ti-tion !
à Pierrrrre
De anne56
08H23 | 05/04/2008 |
et vous Pierrrrrrrre, que proposez-vous quand vous avez devant vous une « réforme » inadaptée et dangereuse ?
Rien ?
Les bras croisés ?
Ou vous faites « confiance », comme le dit Jean Sarkozy, à ceux qui nous gouvernent et font tout pour notre bien ?
à anne56
De Pierrrrre
17H07 | 06/04/2008 |
»….et vous Pierrrrrrrre, que proposez-vous quand vous avez devant vous une « réforme » inadaptée et dangereuse ? …. »
==> je fermerais la porte de ma classe, et je mènerais mon cours comme je l'entends,
avec 4 élèves autour des postes informatique que m'auraient donnés gratos l'entreprise du coin,
6 élèves pour aller bécher le coin de potager,
aidés par une maman jardinière,
et le reste de la classe à visionner un « C'est pas sorcier » que j'interromprais de temps en temps pour répondre aux questions.
Pas de dictée, jamais, mais obligation d'écrire sans faute, toujours, avec dico pour chaque élève (dicos achetés à 1 euro chacun dans des foires à la brocante, ou donnés par les parents)
Et l'aprés midi, échange entre deux classes, avec les grands de la classe d'à coté qui viendraient expliquer aux plus petits le mystère des divisions, par groupes de 4 élèves disposés en carré.
Et moi, cool, circulant dans les rangs.
15 mn avant la fin de la classe, des élèves seraient chargés du rangement, du balayage et du vidage des poubelles.
La réforme ? je m'en taperais, et je n'en ferais pas argument pour justifier mon incapacité à leur apprendre quoi que ce soit.
Eb cas d'inspection ? des renseignements pris à l'avance sur les lubies de l'inspecteur, afin de le brosser dans le sens du poil le jour de l'inspection (prévue lontemps à l'avance),
et quand même, un coup d'oeil sur la réforme la veille de sa venue,
histoire de l'intégrer à mon verbiage pédant-gogique.
De nombreuses réunions avec les parents, pour leur expliquer comment je progresse, leur faire comprendre, voire partager ma pédagogie, et être en harmonie avec eux.
Et surtout… m'inquiéter… « vos enfants sont-ils heureux de venir à l'école ? “
à Pierrrrre
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 17H07 | 06/04/2008 |
Pour la réunion avec les parents
il convient d'essayer l'herbe qui fait rire, soit sous forme d'encens soit en tisane.
D'accord pour clamer avec vous « Vive le pédan-gogisme ! »
à Pierrrrre
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 22H19 | 06/04/2008 |
Ah, la télé pour apprendre, rien de mieux !
Et Pierrrr prone le refus d'obtempérer aux ordres, qu'on l'enferme pour outrage ! Si les profs refusent d'être des fonctionnaires dociles, mais où va-t-on ? Les pièces de la machine se croiraient dotés d'autonomie, maintenant ?
à Network 23
De Pierrrrre
11H32 | 08/04/2008 |
»…Ah, la télé pour apprendre, rien de mieux ! … »
==> la télé, c'est un outil,
ainsi qu'un marteau,
qui peut aussi bien servir à planter des clous qu'à casser des têtes.
Tout est dans la manière d'utiliser l'outil.
Et je prétends qu'il est des émissions télé qui valent bien un cours.
J'ai pris comme exemple « c'est pas sorcier » qui est trés bien faite et peut servir au prof de support afin d'aborder tout sujet scientifique.
----------------
»…prone le refus d'obtempérer aux ordres…. »
==> je me contente de rappeler que les enseignants n'appliquent que rarement les réformes contre lesquelles ils opposent une inertie redoutable.
Ce sont des électrons libres qui ne sont pas managés.
Certains en font bénéficier leurs élèves,
d'autres leur confort.
Et la plus part, en souffrent avec leurs élèves.
La vraie réforme,
la seule qui puisse être efficace,
est une remise en cause du statut enseignant.
Ce qui entrainerait une vraie responsabilisation de ceux-ci,
et une réelle entraide entre les classes d'une même école.
Mais que voulez vous… quand on privilégie la.. lutte des classes !
De DIOPZO
20H32 | 04/04/2008 |
Pour répondre à marie 75 au sujet de Mai 68.a l'époque nous (je dis « nous » car j'avais 20 ans à l'époque)ne pensions qu'à quitter une société de consommation pour vivre, en rupture, notre société idéale.
Les jeunes d'aujourd'hui manifestent pour qu'on leur donne la possibilité de mieux s'intégrer dans la société telle qu'elle est.Nous avions le luxe de l'insousiance dans une société qui ne connaissait ni le chomage ni le sida. Bon courage les enfants.
De skalpa
actif et militant ? | 20H36 | 04/04/2008 |
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 00H00 | 05/04/2008 |
Oh là skalpa t'as fait fort cette fois ! Excellent faut croire que ces quelques jours d'absence t'ont fait du bien : -))
De CORINNE29
20H58 | 04/04/2008 |
Pour répondre à Pierrrre, une pétition c'est toujours mieux que de laisser passer ces programmes sans réagir !
Je suis bien placée pour rassurer les enseignants, les remontées sont extrémement négatives et même si nous n'étions pas dupes sur le mot « consultation », nous y avons répondu pour montrer combien nous refusons ces programmes en bloc.
Quelle personne avec un minimum de logique peut penser que l'on va venir en aide aux élèves en difficulté en proposant à des CM1, le programme actuel de math de 5ème, comment va-t-on aider ces enfants en leur proposant en fin de moyenne section ce qui est demandé en milieu de CP actuellement ?
Parents, réveillez-vous, le seul but de ces programmes est de réduire le nombre d'enseignants et donc de mettre plus d'enfants dans les classes : à 20 ou 50, pour faire des exercices de Bled, il n'y a pas de problème ! !
Ces programmes ont été élaborés par un groupe d'influence qui s'appelle les SLECC et uniquement par eux, ils nient toutes les recherches actuelles sur le développement de l'enfant, ils prennent les élèves pour des oies à gaver mais surtout pas pour des êtres pensants, on voudrait nous faire croire qu'ils sont ambitieux, ils sont en réalié tout le contraire, ils réduisent les enfants à des mahines à apprendre sans comprendre et en regardant Canal+ hier soir, nous avons eu un bon exemple du résultat de l'apprendre sans comprendre, notre cher ministre incapable d'effectuer une régle de trois,il ne se souvenait plus comment faire et comme il n'avait pas compris comment cette régle est construite, il n'a pas pu la retrouver : est-ce vraiment ce que les français veulent pour leurs enfants,
Moi, pas.
Réduire les problèmes de la socièté française à des programmes moins ambitieux que ceux de Jules Ferry, c'est vraiment se moquer du monde.
La vidéo de Canal est sur leur site si vous ne l'avez pas vue, allez-y, c'est terrible, quant à la pétition en ligne elle est sur le site du café pédagogique, et n'est pas réservée aux enseignants.
à CORINNE29
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 21H44 | 04/04/2008 |
Bien vu.
Vous avez raison de souligner le manque d'ambition réelle
de ces gens superficiels et pleins d'assurance. Ils se contentent d'approximations, de regrets populistes.
Ils ignorent tous ceux qui ont fait progresser la propédeutique, ceux que Darcos appelaient hier soir les « spécialistes » pour préciser aussitôt qu'il ne les avait pas suivis au sujet de l'enseignement de la division (émission de Canal+).
De Dom86
20H58 | 04/04/2008 |
Au lieu de vous plaindre, bougez-vous ! Déjà en signant la pétition (http://www.programmesecoleprimairecopiearevoir.org/index.php) contre les « nouveaux programmes » justement !
Signée par plus de 16 300 personnes en 5 jours, c'est le signe annonciateur d'un mouvement massif de rejet de la contre-réforme en cours. Des signes vérifiés partout avec la participation aux réunions locales organisées notamment par le syndicat majoritaire dans les écoles, le SNUipp/FSU. Ainsi à Poitiers, 370 enseignants des écoles étaient présents à une réunion d'information syndicale la semaine dernière : du jamais vu dans la Vienne ! C'est près de 20 % des 2 000 enseignants du département !
Et c'est la même chose dans tout le pays. Il doit bien se passer quelque chose pour que des collègues se mobilisent, se mettent en grève. (dans le 49, le 25, …, la région parisienne bientôt)
Le rejet de la caporalisation, du fonctionnaire aux ordres, du dialogue qui n'en est pas un, est massif. Les stages de « remise à niveau », les nouveaux programmes, la semaine « Darcos » : que tout ça reste rue de Grenelle !
Notre président doit bien avoir quelques liens de parenté avec Attila : derrière lui rien ne repousse !
Organisez des réunions autour de vous, mobilisons les parents, les enseignants, les élus, les citoyenNEs…
Il n'y a pas de bataille perdue , s'il n'y a pas eu de bagarre avant !
De norman
21H08 | 04/04/2008 |
Cela fait treize ans bientôt que je n'enseigne plus, mais la pétaudière n'a pas reculé. La nullité des ministres non plus ajoutant leur réforme à la réforme du précédent ministre. J'ai connu de bons ministres, pragmatiques, concrets, faisant confiance aux profs : Maunoury (eh oui), Jospin (eh oui), Chevènement … Bayrou fut inexistant, Lang un météore. Les bons ministres préféraient le bon sens exprimé par les syndicats d'enseignants ou les praticiens eux-mêmes à l'avis de prétendus experts en tout (L'école des crétins ! ). Darcos va évidemment se planter, foutre l'éducation nationale dans la rue. Qu'on arrête de prendre les lycéens pour des jeunots manipulés. Ils savent quelle société Sarkozy leur prépare et ça ne passera pas. Quant à la gauche, capable d'audace après mai 68, mais pourquoi son discours est-il inaudible ? Des gens comme Peillon, Hamon, Montebourg n'ont-ils rien à déclarer ? Rappelez-vous, déjà de Robien voulait tout foutre en l'air avec sa réforme de l'apprentissage de la lecture, guidé qu'il était par les réacs aujourd'hui autour de Darcos. Le vieil instit que je suis appelle au sursaut : vive l'école de la République, gratuite pour tous, laïque et indépendante de tous le lobbies. Car j'ai peur que les pubs de Leclerc ou Auchan ne remplacent bientôt dans les écoles les textes de Daudet, Giono ou George Sand.
à norman
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 21H40 | 04/04/2008 |
Vous avez tort de minimiser les « prétendus experts ». Leur rôle est important. Ils sont les interlocuteurs naturels des praticiens.
Et en plus, sur cette appréciation, Sarkozy et les siens vous applaudiraient. Individuellement ou corporativement, l'on ne peut pas tout savoir. Nous avons besoin d'associer des compétences diverses. L'école a besoin de chercheurs, de spécialistes de tout horizon ; ils ont leurs outils, leurs méthodologies. Attention au populisme pédagogique. C'est bien lui qui anime Darcos et ses proches.
à norman
De Pierrrrre
21H41 | 04/04/2008 |
»…..j'ai peur que les pubs de Leclerc ou Auchan ne remplacent bientôt dans les écoles les textes de Daudet, Giono ou George Sand…. »
==> n'empèche que si on a 4 stylos d'affichés sur catalogue pour 2 euros 52 les 4,
on peut apprendre à savoir combien coûteraient 14 stylos…
mis à part qu'il faudrait s'en acheter 16, parce qu'on n'a pas le droit de dissocier les paquets…
Vous me suivez ? je vous jure, c'est presque du Daudet.
Que faire des deux stylos de trop qui jamais ne dirons ce qu'ils ont à nous écrire ?
Poésie contenue qui finira au fond d'un sac cornillen, petit cartable d'illusion,
pour faire croire que prose est sortie du stylo,
en vers et contre tout.