L'envoi de renforts en Afghanistan et le sommet de l'Otan à Bucarest illustrent le virage prôné par le Président. Décryptage.

Quelques pages dans un petit carnet de note illustrent la distance parcourue en un peu plus d'un an dans le positionnement international de la France. Mes premières notes portent sur un » briefing » d'un conseiller de l'Elysée à l'époque de Jacques Chirac, en novembre 2006 :
» L'Otan ne doit pas apparaître comme le gendarme d'un monde occidental bien pensant » … » l'Otan n'est pas l'alpha et l'omega de l'organisation de la sécurité internationale » … » le risque est que l'Otan devienne le club occidental de sécurité qui s'étendra au monde entier. »
Quelques pages plus loin, des notes toutes fraîches, lors d'un » briefing » de l'ère Sarkozy, il y a quelques jours :
» Pendant trente ans, la France a été hypocrite. Elle a fait chier tout le monde, et elle y allait. On a joué au gaullisme à peu de frais. Nicolas Sarkozy dit clairement des choses qui étaient déjà dans les faits… Sa vision du monde : la France est dans le bloc occidental, c'est assumé, et c'est une rupture… L'Otan devient globale, y compris en Afrique » .
« Situer la France au sein de sa famille occidentale »
Ces deux postures, à un an d'intervalle, sont au coeur du virage de la politique étrangère française, et ce tournant passe par l'Afghanistan, où la France va envoyer des renforts militaires, et par Bucarest, où Nicolas Sarkozy participe mercredi et jeudi au Sommet de l'Alliance atlantique.
Le successeur de Jacques Chirac assume son positionnement en des termes que n'auraient jamais employés ses prédécesseurs. » Relisez son discours de politique étrangère le plus important, celui qu'il a prononcé devant le corps diplomatique le 18 janvier » , souligne notre » briefeur » . On est allé voir, et, de fait, il affiche la couleur :
» J'ai d'abord voulu situer, franchement et nettement, et là est la première rupture, la France au sein de sa famille occidentale. (…) En se plaçant clairement dans sa famille occidentale, la France, et c'était mon objectif, accroît sa crédibilité, sa marge d'action, sa capacité d'influence à l'intérieur comme à l'extérieur de sa famille. D'ailleurs, comment espérer avoir de l'influence sur sa famille politique si, dans le même temps, on n'y a plus sa place ou si les membres de cette famille politique se méfient de vous ? La capacité d'influence de la France sur sa famille occidentale tient à la clarté de son engagement et de ses choix. » .
Appelons cela l'Atlantisme décomplexé… C'est donc le choix de l'engagement au côté des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, signifié par les deux grands voyages et deux grands discours prononcés par le Président à Washington en novembre et à Londres la semaine dernière. Le choix du retour plein et entier dans les structures militaires de l'Otan qui semble quasiment acquis. Dans le même temps, on entend dans les allées du pouvoir des phrases comme » Kohl-Mitterrand, Verdun, le sentimentalisme franco-allemand, c'est fini » … Un choix stratégique qui tourne le dos à quarante ans d'histoire, et, de fait, renvoie le gaullisme au musée des lubies françaises : une partie de l'UMP appréciera.
Faire intervenir l'Otan en Afrique ?
Les Américains ont répondu positivement à l'ouverture que leur a offerte Sarkozy. On a ainsi vu défiler à Paris des responsables américains qui venaient flatter l'égo national en soulignant que les Français étaient les seuls en Europe, avec les Anglais, à savoir se battre, et qu'on avait besoin d'eux en Afghanistan :
» Les Allemands arrivent là-bas avec le mauvais matériel et ne veulent pas se battre, alors que vous, les Français, vous êtes bien entraînés et motivés, et avez l'expérience du désert » …
Le choix de Sarkozy aurait du sens s'il y avait une stratégie clairement définie, au-delà du repositionnement dans l'espoir de prendre la tête d'une défense européenne ressortie de la naphtaline. L'Otan n'a pas de stratégie évidente, ni sur sa manière de gagner face aux talibans en Afghanistan, ce qui ne l'empêche pas d'accroître ses effectifs, ni sur son rôle dans l'organisation de la sécurité mondiale.
Or, les deux nouveaux meilleurs amis de la France trainent toujours le boulet de leur engagement en Irak, et le lègueront sans doute à leurs successeurs, très prochainement à Washington, et peut-être aussi à Londres. Et, dans une fuite en avant de dernière minute, George Bush force la main à ses alliés pour engager des démarches d'adhésion pour l'Ukraine et la Géorgie, au grand dam de Vladimir Poutine qui sera vendredi à Bucarest pour faire, lui aussi, des adieux fracassants à ses ennemis préférés de l'Otan, et, sans doute, leur dire ses quatre vérités.
L'Otan est devenue incontournable : cette alliance militaire qui n'avait pas tiré un seul coup de feu avant la chute du mur de Berlin, est aujourd'hui en plein essor, non seulement en récupérant les uns après les autres tous les pays ex-communistes, mais surtout en devenant, de fait, le bras armé occidental dans le monde entier. Oubliés les vieux débats sans fin sur le » hors zone » , c'est-à-dire sur les interventions hors du » théâtre » historique de la guerre froide, au coeur de l'Europe. A Paris, on est même prêt à envisager de voir l'Otan intervenir en Afrique, drôle de rupture avec la Françafrique !
Dans un monde où les institutions multilatérales comme l'ONU ont perdu toute capacité d'intervention, où les menaces sont diffuses et multiples, le discours sarkozyste a une logique de » bloc » qui peut sembler rassurante. Elle a toutefois l'inconvénient de s'aligner sans conditions sur des pompiers pyromanes, qui portent, avec leur unilatéralisme de la guerre d'Irak et leur incapacité à favoriser la moindre avancée dans les conflits du Moyen-Orient en général, une responsabilité majeure dans la dégradation du climat international. Pas vraiment rassurant, et les prochaines années montreront si la France ne sera pas sortie de son ambiguité diplomatique à ses dépens, pour paraphraser le Cardinal de Retz que Nicolas Sarkozy a choisi d'ignorer.



















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à Alyssa
De sccber
19H50 | 02/04/2008 |
Alyssa, vous me donnez envie de vomir : quelle leçon d'humanisme ! D'autant que votre argumentaire (63 millions de bouches à nourrir contre 20 au XVIIIe siècle) est inepte : les 20 millions souffraient de malnutrition (avec en autres conséquences 1789) alors qu'aujourd'hui en France on essaie de rattraper les américains en ce qui concerne l'obésité.
60% d'inactifs, là vous faites fort : c'est vrai quoi, tous ces jeunes au berceau, à l'école, tous ces vieux dans les hospices, que l'on supporte, on est exangue ! Vous, en tous cas, vous ne vivez surement pas d'amour et d'eau fraiche (enfin pour la boisson, je ne suis pas sûr)…
à Alyssa
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 08H03 | 03/04/2008 |
Alyssa
Voua avez essayé de lire l'article jusqu'au bout ?
A moins que vos neurones ne supportent pas la lecture ?
D'où avez-vous vu que la France supporte 60% d'inactifs ? ? ? ? ? ? ?
Et que proposez vous dans ce cas ? Le gazage ? ? ? ? ? ?
De Caius
Expert en management | 11H12 | 02/04/2008 |
L'OTAN est un héritage du passé, construit pour faire pièce au Pacte de Varsovie. A l'époque, ses objectifs étaient clairs, aujourd'hui, ils sont pour le moins flous.
On note quand même une tendance de l'OTAN de vouloir se substituer aux seuls Etats-Unis en tant que « gendarme du monde ». La question est : au nom de quelle légitimité ? Sous quelle direction politique ? Celle d'un lobby militaro-industriel ?
Rappelons le : la guerre est une chose trop sérieuse pour la laisser aux militaires. C'est au politique qu'il appartient de prendre, ou au minimum d'approuver les décisions de portée stratégique. Or il n'existe pas de structure politique internationale puissante et cohérente à même de piloter l'OTAN.
C'est donc une organisation qui est devenue dangereuse, parce qu'elle est placée sous une autorité politique fluctuante au gré des initiatives de tel ou tel exécutif, comme le montre la manière dont notre cher Nicolas 1er modifie du jour au lendemain la position de la France à son égard. De fait, elle est donc devenue le bras armé des Etats-Unis, seule puissance à jouer un rôle politique directeur.
La seule organisation politique internationale qui ait une vraie légitimité pour diriger un bras armé est l'ONU. Malgré tous ses défauts, l'organisation représente l'ensemble des nations, et non le seul bloc occidental.
On sait bien que les Casques Bleus, dans l'état actuel des choses, sont largement inefficaces en raison de leurs règles d'engagement, qui sont incompatibles avec la réalité du terrain, et qui les conduisent trop souvent à assister l'arme au pied aux pires exactions en attendant un ordre politique qui ne vient jamais à temps.
Quelles sont les menaces qui justifieraient, aujourd'hui, une force militaire internationale dotée d'une unité de commandement, d'une réelle efficacité tactique sous couvert d'une autorité politique ? Les conflits internes, d'une part, le terrorisme d'autre part.
Si l'on veut contrer ces menaces actuelles, ce qui serait nécessaire, ce serait la création d'une organisation militaire internationale, sur le modèle, si l'on veut, de l'OTAN, mais sous l'autorité de l'ONU. Une organisation dont toutes les puissances, y compris la Russie, la Chine, l'Inde, etc. soient membres.
Une telle organisation pourrait se substituer aux Casques Bleus dans des missions de maintien de la paix avec des règles d'engagement tactique plus souples, ce qui signifie en clair le droit d'intervenir par la force lorsque la situation sur le terrain l'exige.
Et quant au terrorisme, remarquons quand-même que c'est une menace qui relève beaucoup moins de l'action militaire conventionnelle, ici totalement inefficace, que du renseignement.
Donc le virage à 180° de Nicolas 1er vers une intégration plus poussée de la France dans l'OTAN est un retour vers le passé, et non une orientation vers l'avenir. On préfèrerait que la France use de son influence pour renforcer et moderniser l'action de l'ONU !
à Caius
De boumboumbadaboum
17H24 | 02/04/2008 |
Permettez-moi de corriger une petite erreur :
Le pacte de Varsovie était une alliance militaire conclue le 14 mai 1955 entre la plupart des États du bloc communiste par le traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle, ou traité de Varsovie. Nikita Khrouchtchev, qui en fut l'artisan, l'avait conçu dans le cadre de la Guerre froide comme un contrepoids à l'OTAN qui avait vu le jour en 1949.
à boumboumbadaboum
De Caius
Expert en management | 10H51 | 04/04/2008 |
Vérification faite, vous avez tout à fait raison ! Et boum !
De Ouiquende à Rome
11H13 | 02/04/2008 |
Ce qui a trahi votre tentative de poisson est la sévérité de votre message même si pendant une demi heure j'ai craint qu'il ne vous soit arrivé qq chose. Dans tous les cas respect total d'une décision de sagesse. Je ne vous cache pas qu'après notre bref échange téléphonique l'envie de vous serrer dans mes bras fût forte, car cet esprit espiègle vous va si bien. Dénué de toute attente, je reste ainsi un contemplatif amoureux de la beauté et du bon goût. Pour conclure le présent message, je vous livre une phrase de Hang Yü qui illustre parfaitement ma façon de voir les choses « Qui s'assied au fond d'un puits pour contempler le ciel, le trouvera petit » Que cette journée vous soit belle.
De Tintinac
11H15 | 02/04/2008 |
Bizarre, bizarre …
J'ai toujours cru que l'UMP était de forte tendance gaulliste. Pourtant ce sont ces mêmes gaullistes qui ont refusé la création de la Communauté européenne de défense le 30 août 1954. L'argument étant la création préalable d'une entité politique.
Nous sommes en pleine rupture. Certains doivent faire un super grand écart. Attention aux ruptures de ligaments et surtout ne pas s'étouffer en avalant des couleuvres.
La politique a ça de bien c'est que les élus sont capables de faire le contraire de leurs convictions. Il ne faut pas s'étonner ensuite que les électeurs ne s'y retrouvent pas et boudent les urnes.
Plus rien ne m'étonne …
à Tintinac
De marie 75
3563
15H05 | 02/04/2008 |
ce n'est plus gaulliste, c'est seulement parfois gueulard …
Mais c'est surtout : France, ferme ta gueule, ya un le Mec à la Carla qui cause !
Ecouter le discours de Dom Sarkozy de Nagy Bosca devant la City à Londres est d'un gd enseignement (sur site élysée) . Cet homme, qui malheureusment dirige la France, critique -hors territoire les Français. Nous sommes des fainéants.Il se dit pour la mondialisation, puis pour les règlementations… Le tout et son contraire, en se grattant se nez qui le démange tellement.
Un gouvernement d'affairistes à la botte des States… Vous l'avez voulu Georges Dandin, vous l'avez voulu …
Les quelques gaullistes qui restent vont mal, mais ils n'ont pas assez de « couille » (désolée de la vulgarité, mais ces gens le sont au delà de tout) pour déchirer leur carte UMP.
L'odeur de la soupe ! ! !
Mais ne désespérons pas : Goasguen insulte Lelouch qui insulte Goasguen, Probst règle son compte à Devedjian, Devedjian s'engage contre Pasqua, Balkany la mère s'étripe avec devedjian, Debré ronge son frein, Chirac compte les points… des députés s'opposent à la politique OGM…
Beaucoup ont perdu leur mairie ou leur pré carré et ne le pardonnent pas à Sarkozy.
Les luttes fratricides ont débuté et nous ne connaissons pas tous les coups…
Bientôt, On comptera les morts !
CEla va mal finir ! ! ! ! dirait Léotard.
Qu sera Brutus ?
à marie 75
De Alyssa
18H05 | 02/04/2008 |
Sans doute du temps de Pompidou, Giscard, Mitterrand étaient plus calmes à l'intérieur des appareils politiques ?
Que nenni, ce sont des hommes et des femmes égocentriques assoiffés de pouvoirs, toujours plus de pouvoirs, sous les projecteurs jusqu'au pouvoir suprême !
Bref, cette France n'avance plus depuis longtemps ! Les réformateurs, les vrais sont broyés à la fois par les gueulards de la rue (street democracy) et les politiques effrayés de voir leur pouvoir remis en cause par les gueulards !
Nous avions espéré que Sarkozy eut été différent ! Que nenni, lui il est tourmenté par un égo surdimensionné depuis la naissance à satisfaire jour après jour… ce qui donne ce que nous avons : un cuistre obséquieux à la botte d'un Bush et d'une Angleterre toujours pas décidé à entrer une fois pour toutes en Europe et à larguer les amarres de l'oncle Sam !
De remi86
le croquant ...du poitou | 11H19 | 02/04/2008 |
L » OTAN en emporte le vent ! !
De Haina
11H26 | 02/04/2008 |
Ah, vous ca ne vous « emeut » pas plus que ca ?
Bonjour la casse ! La Tchequie boycotte les JO de Pekin et on y trouve l'argument : regardez, meme les anciens communistes ont du courage ! »
Des as en geopolitique, les passants de rue89…
Le bloc d'en face est definitivement morcelle, on reaffirme au plus vite l'homogeneite de l'Occident, et l'hegemonie devient reelle. Le monde entre dans sa derniere phase d'occidentalisation et j'ai bien peur que ce ne soit pas la moins « houleuse'(si on se refere au maux deja visibles et au declin annonce, decrie, craint par dessus toute raison mais qui ne veut pas venir).
La Russie, la Chine, l'Iran et tous les acteurs de ce que j'appellerais l'opposition, y compris -tenez-vous bien- la Lybie de notre ami elyseen “le guide”, ont-ils encore du poids ? Helas oui.
Et c'est la que le bas blesse. A moins de mettre du poison dans les cannettes de coca (plus qu'un symbole de l'occidentalisation, une veritable arme de guerre ! ) je ne vois pas comment notre arrogance pourra eliminer jusqu'a la derniere resistance.
N'oublions pas que l'opposition est humainement/demographiquement la plus nombreuse (l'Inde aura ainsi son role a jouer) et que si referendum universel il y avait sur la question, vos avis n'obtiendraient pas 53 pourcents des votes : -)(je vous laisse faire le cacul pour vous en convaincre).
De JRCW
11H29 | 02/04/2008 |
53% des Français ont voté pour Sarkozy.
Je propose que l'on envoie les enfants de ces 53% ä commencer par le fils de notre président adoré.
Cordialement vôtre
à JRCW
De marie 75
3563
11H47 | 02/04/2008 |
les fils : il en a 2 en âge de combattre pour la gloire des USA et de la chrétienté !
Mais ceux qui vont y aller : ce sont les enfants des « pauvres » qui se sont engagés pour « bouffer » car ils n'avaient pas d'emploi !
à marie 75
De vincelle
14H52 | 02/04/2008 |
le con seiller général de neuilly (qui se définit comme un « gros travailleur comme papa » : 2ème année de droit à 21 ans ! ) a dit publiquement qu'il ne souhaitait qu'une chose : être au service des gens de neuilly.
et accessoirement de son portefeuille.
à JRCW
De parousnik
18H50 | 02/04/2008 |
Tout a fait d'accord mais il ne sont que 50,76% des suffrages exprimés a l'avoir désigné. 18 983 138 ne représente pas 53ù des français…
à parousnik
De jojo1er
09H13 | 04/04/2008 |
J'aime bien ce genre de calcul, mais j'en arrive toujours à penser ensuite que 100% des français permettent son maintien au pouvoir et là j'attends vainement la rupture…
Jojo1er, …
De levraidebat
11H32 | 02/04/2008 |
Sarkozy a TRAHI sa promesse de campagne sur l'Afghanistan, pour s'aligner sur Washington.
La preuve en image (à diffuser) ICI :
C'était le 26 avril 2007, avant le second tour :
http://www.levraidebat.com/article-18375179.html
à levraidebat
De remi86
le croquant ...du poitou | 11H54 | 02/04/2008 |
Juste celle ci ? ! ! ! …hummm il est un mensonge , une aberration a lui tout seul ! alors quel est le ligaud qui peux croire qu il va faire ce qui devait le porter a la tete des finances du pouvoir, des armées ! Faut pas rever c est le 1er avril tous les jours avec lui et sa bande…maintenant il me semble utile d agir autrement plutot que derriere son clavier et faire baisser sa pression de colere ! ..Et de désappointements a venir…j ai jamais autant manifester dans les rues que cette année et je continu a croire qu ils ne peuvent pas faire fi de nos revendications de tous ordres ! ya un moment ou sa passe ou sa casse !
De Haina
11H49 | 02/04/2008 |
On nous a dit que les jouets du capitalisme necessitaient la stabilite et que par conscequent le capitalisme amenait la stabilite (grace a ces armees notamment qui jouent le role moyennageux de nos preux chevaliers).
On nous avait pas dit que ces jouets pouvaient tout de meme tomber HS. On nous avait pas dit que cette panne pouvait declencher justement une instabilite pire encore que celle que nous avons cru combattre.
N'ayez pas peur, brave gens, a l'abris dans vos chateaux-forts vous ne risquez pas grand chose des chasses aux sorcieres, et des batailles rangees qui trouveront des champs loin de votre seuil, loin de votre vue. Continuez de servir vos seigneurs et vos templiers, mais evitez de monter dans les tours pour voir plus loin, on sait jamais.
De Romainal
Citoyen du monde | 12H22 | 02/04/2008 |
« Quarante ans de Gaullisme » ?
Désolé, mais Mitterrand, sur ce plan là de l'Atlantisme, nous a pas trop donné de leçon non plus (cf. Guerre du Golf)…
Et puis surtout ne parlons pas de l'Atlantisme aussi quazi-fanatique de Ségolène, de DSK, Lamy, BHL et co., toute cette dite « gauche » piètre et mollassonne…
Tout ce qui faisait le charme du « Gaullisme » est malheureusement mort ; ce qui en faisait la médiocrité a, quant à lui, survécu (cf. Afrique)… ça s'appelle prendre leçon de l'Histoire…
De parousnik
13H29 | 02/04/2008 |
Quel démocrate ? Quel homme ? Quelle femme sincére avec les droits humains et la liberté pour tous peut être d'accord avec la réentrée de notre pays au sein de l'Otan devenu sous l'impulsion de ploutocrates étatsuniens depuis la guerre des Balkans
« L'Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord » ? Qu'est ce qui justifie aujourd'hui l'existence de cette armada ? Ni la Russie ni la Chine n'ont de projet et n'ont jamais eu de projet d'agression alors qu'est ce qui justifie la réactivation de cette organisation grossière ? Seuls les véreux, les hypocrites, les racistes et les imbéciles peuvent prétendre que les attentats du 11 septembre et ceux de Londres ont été organisés par Ben Laden ? Qui est le monstre qui jusitifie cette organisation de guerre ? Quelles sont les prochaines cibles dont les sous sols regorgent de pétrole la Syrie l'Iran ? Comment nos « démocraties » peuvent elles au 21e siècle en être encore à cette barbarie primitive ? En plus ils mentent pour justifier de leurs crimes contre les humanités. Certains héritiers terrorisent le monde, font voter des lois liberticides.. C'est la fin du rêve d'un monde libre….
De Seccotine
13H35 | 02/04/2008 |
Pour que les français comprennent bien :
Il faudrait que les médias couvrent largement chaque retour de soldat mort ou blessé et qu'on leur rende hommage, seule façon de frapper l'opinion dans la triste réalité. On fait comme aux USA, on cache nos soldats « maladroits ».
Je trouve inique que l'on change ainsi de politique, trompant sans vergogne les 53 % (dont je ne suis pas) de français qui ont voté pour lui. Ils sont où d'ailleurs ? De plus en plus n'osent même plus avouer (on est loin de la revendication du début) leur vote !
A quand la prochaine manif CONTRE la guerre ? Même si c'est pas la rue qui décide, c'est quand même ses enfants qui iront se faire casser la figure ou qui rapporteront des maladies qu'on n'explique pas, comme ceux qui sont revenus du golfe et qui peinent toujours à faire reconnaître leurs maladies par l'armée.
Alors oui, Mesdames et Messieurs qui suivez comme un seul Homme notre Président dans ses dérives de cow-boy dégnéré made in USA, montrez l'exemple et faites enrôler votre progéniture. C'est bien le moins que vous puissiez faire pour nous convaincre que vous êtes convaincus !
De Tita
oiseau | 15H45 | 02/04/2008 |
Il était une fois un monsieur qui prenait des décisions sans consultation : la Shoah en CM2, la pub sur France TV, l'envoie de renfort en Afghanistan, et bien d'autres choses encore.
Faut-il en être surpris ? Non car lors de la campagne présidentielle, ce monsieur avait déjà surpris ses collaborateurs à ce jeu.
Cependant, surprise ou pas, ce cumul de décisions autocratiques me laisse un arrière goût d'absolutisme à la Louis XIV en travers de ma gorge démocratique. L'Etat, c'est Lui ; les Français, c'est Lui. Vous voulez un exemple ? Avant même la campagne présidentielle, il y a un an, il avait dit que, lui, il savait ce que les français avaient refusé lors du référendum concernant la constitution européenne et qu'il proposerait au parlement ce que les français n'avaient pas rejeté. J'ai perdu la source de cette information, mais je crois en sa crédibilité puisque les faits ont rattrapé ces paroles le 4 février dernier.
Bref, ce cumul de décisions autocratiques est logique. En effet, si ce monsieur pense que ce qu'il veut, c'est ce que veulent les français (et réciproquement), il est inutile de faire des consultations. Quant au parlement, qu'il se méfie puisque ce monsieur est à lui seul la représentation des français.
De Handyves
CELIBATAIRE | 14H24 | 02/04/2008 |
en 1936
Les troupes de la Wehrmacht occupent la zone démilitarisée de Rhur. Le chancelier allemand, Adolf Hitler, déclare caduques les dispositions du Traité de Versailles par lesquelles l'Allemagne s'engage à démilitariser la Rhur. Si les puissances occidentales s'insurgent face à cette violation du droit international, elles ne prennent aucune mesure concrète pour contrer l'Allemagne. En France, à la même époque, le gouvernement socialiste réagit en créant un sous-secrétariat d'État aux Loisirs et aux Sports, confié à Léo Lagrange puis l'instauration de la semaine de 40 heures et l'octroi de 15 jours de congés payés. On connaît la suite !
à Handyves
De Dom69
14H46 | 02/04/2008 |
Au secours, au secours, on va se faire attaquer par l'Afghanistan ! Vite une guerre préventive !
à Handyves
De jissé
Ingé retraité | 14H59 | 02/04/2008 |
Handyves
Bonjour.
J'avoue ne pas y avoir pensé : la faute aux 40 heures et à « l'octroi » - le mot est beau - de 15 jours de congés-payés !
Mon père en a vraiment profité.
5 ans de « congés payés » à l'étranger, dans un des centre de « vacances » nommés « Stalag ».
Logé (mal) nourri (très mal) et habillé (par la marque « KG » = Krieg Gefangnis » = prisonnier de guerre marquée sur le dos)
Il en est revenu tuberculeux - on disait « tubard ».
La faute en était donc à Léo Lagrange …
No further comment.
Jissé
à Handyves
De Tita
oiseau | 15H40 | 02/04/2008 |
Tiens, Handyves, vous avez retrouvé les discours du Maréchal ?
Il était futé ce maréchal, n'est-ce pas ? Rejeter la faute de la défaite sur les français de base et les ouvriers, cela avait plein d'avantages :
1) les militaires de haut rang se dédouanaient de cet échec.
2) en se centrant sur les victimes, on occulte la responsabilité des bourreaux (c'est pratique quand on veut collaborer avec les nouveaux maîtres comme ne le cachait pas un certain Laval).
3) Culpabiliser le peuple, le rendait plus prompte à accepter sa soumission.
Bien sur, affirmer une relation causale entre les avantages sociaux de 36 et la défaite simplement parce qu'il y a quelques années de différence dans la chronologie est un peu stupide, mais qui n'y regarde pas trop tombe dans le piège de la propagande.
Le plus amusant, c'est de voir les conclusions de travaux récents d'historiens (par exemple http://video.google.fr/videoplay ? docid=-2895355960069342308 ) les causes de la défaites paraissent alors tout à fait ailleurs… Mais vous savez déjà cela, n'est-ce pas ?
De Dom69
14H37 | 02/04/2008 |
Merci pour votre article !
J'ajouterai si j'ose :
Afghanistan et Irak sont aujourd'hui liés, et fair le subtil distinguo au regard de la légalité internationale comme je l'ai entendu hier par Kouchner est spécieux. Renforcer nos troupes en Afghanistan c'est donner la possibilité aux USA de renforcer les leurs en Irak.
Que dire de l'utilité de combattre le terrorisme en envoyant des troupes d'occupation ! (vous avez noté on parle de terroristes, de talibans, d'Al Quaida on ne parle plus dans ce cas d'Afghans). Pour un terroriste de moins on en fabrique 100 en justifiant leur combat.
Se lancer au basques des USA et des anglais ne mène à rien de bon et c'est en plus très risqué ! La paix du monde serait renforcée par une Europe indépendante des US. Qui parlait de monde multipolaire déjà ?
Retrait des troupes françaises d'Afhanistan !
De Servais-Jean 4591
Hi-Han | 15H32 | 02/04/2008 |
Titrer L'atlantisme décomplexé de Sarkozy me semble un peu fallacieux car l'OTAN c'est les Etats Unis, c'est l'outil qu'ils se sont forgé pour régner sur le monde.
Le premier qui a compris cela,de Gaulle, a bouté les américains hors de notre territoire.
Mais chassés par de Gaulle et maintenus dehors par tous ses successeurs, ils reviennent par la fenêtre Sarkozy.
Je ne peux plus que mettre mon espoir dans les réactions des russes et des chinois, étant donné le niveau, proche de l'encéphalogramme plat, des élites françaises.
De Rébus
révolutionnaire à clavier | 15H38 | 02/04/2008 |
Juste un truc à éclaircir, comment ce type prétend-il « restaurer la grandeur de la France » en en faisant un vassal des États Unis, un deuxième commis venant de fait après nos voisins anglais.
Envoyer des soldats en Afghanistn parce qu'on confond Bush et le John Wayne idole de son enfance, c'est grave, docteur ?
http://sarkobasta.over-blog.com