
Il lui a fallu cinq ans de “montagnes russes” pour parvenir à financer son dernier long métrage, « Le Premier venu ». Un film où l’intime tutoie la morale et le désir, la répulsion. Jacques Doillon, qui n’a jamais mâché ses mots, évoque son travail, les acteurs et l’omnipotence des télévisions. Un témoignage qui relaie parfaitement le constat dressé, la semaine dernière, par le Club des 13 de Pascale Ferran.
Rue89: « Le Premier venu » est l’histoire d’une jeune fille, Camille (Clémentine Beaugrand), qui, dans les paysages de la Baie de Somme, s’accroche à Costa (Gérald Thomassin), sous le regard d’un flic (Guillaume Saurrel). D’où l’idée a-t-elle jailli?
Jacques Doillon: Comme toujours, de fragments, de dialogues, de “machins” qui me viennent pendant la nuit. Mes films ne naissent pas d’une idée. Ils commencent par ruser, ne veulent pas trop se montrer. La période de gestation -trois ou quatre ans pour ce film-là- peut être longue, un peu comme pour les éléphants. On note, on perd ses carnets, on sauve des bribes de choses sur un ordinateur, qui finiront par rester si ce dernier n’attrape pas la varicelle. Le premier venu a sans doute surgi du personnage de Camille et de ce qu’elle dit sur la lutte des verbes « se méfier » et « aimer ». Mais je me mets surtout dans la position d’un peintre qui pose ses chevalets et attend.
Au départ du film, il y a donc Camille, avec laquelle Costa s’est rendu coupable d’un « acte douteux »?
J’avais écrit quatre scènes qui rendaient compte de l’acte en question mais je les ai supprimées car je ne voulais pas qu’elles pèsent sur le film, qu’elles m’embarquent dans quelque chose de trop violent. Et puis, je trouvais intéressant qu’on puisse douter de la véracité de cette histoire, même si, moi, j’ai tendance à y croire. Très récemment, j’ai compris à quel point Camille cousine avec la Drôlesse. Toutes deux font une mauvaise rencontre mais toutes deux vont remettre un garçon dans la vie en le regardant. Camille, qui a fait des études, formule juste ses désirs de manière plus claire que la petite drôlesse de onze ans.
Si Camille est une drôlesse, peut-on considérer Costa comme un autre Petit criminel?
Bien sûr, mais la présence de Gérald est si forte qu’elle a tendance à me masquer les autres films. Tourner deux fois avec le même acteur va contre mes convictions, a priori. Sauf avec Jane Birkin, mais peut-être que nous vivions un peu ensemble. Ou avec Michel Piccoli que j’adore. C’est compliqué de choisir un comédien. Mais ce pari risqué m’amuse. Dès que Camille est apparue, j’ai commencé à me demander qui pourrait la jouer avec une évidence telle que le charabia virtuel de mon scénario prendrait corps. J’avais l’intuition que c’était Clémentine. Plutôt que de chercher un personnage, je cherche une personne sans pour autant dîner tous les soirs avec elle pendant six mois ou lui faire subir une enquête policière. Oui, la personne de l’acteur ou de l’actrice m’intéresse plus que tout.
Comment avez-vous travaillé avec elle?
Chaque jour, il fallait que la rencontre entre Clémentine et le personnage ait lieu. Il fallait à la fois aller chercher Camille et ne pas trop aller la chercher. Laisser les choses se faire. C’est une curieuse alchimie. Lorsqu’un acteur peine à dire son dialogue, est-ce qu’il me signale une lourdeur qui l’embarrasse ou est-ce qu’il essaie juste de se défiler? Dans ce cas-là, il va bien falloir qu’il crache quand même ses répliques, cet enfant de salaud (rires). J’ai choisi Gérald, Guillaume et Clémentine mais j’ai tout de même fait des essais avec d’autres comédiens. Pas pour qu’ils repartent avec le sentiment d’avoir fait des essais foireux mais pour me convaincre que je ne trouverai pas mieux.
Depuis « Carrément à L’Ouest » (2000), vous semblez avoir de plus en plus de difficultés à monter vos films?
Ça devient même mission impossible, hormis pour quelques cinéastes qui savent se faire aimer comme Chéreau ou Desplechin. Les télévisions publiques et privées font la course à l’audimat et à la pub qui va avec. Il leur faut des long métrages de divertissement propres à ne pas trop fatiguer des gens harassés par leurs trente-cinq heures. Arte double ses films diffusés à 21 heures. Et tout le monde n’est pas cablé: les abonnements, ça, coûtent du blé. Sous De Gaulle, et ce n’est évidemment pas pour lui tresser des couronnes, il n’y avait que trois chaînes. Mais ces trois chaînes témoignaient d’une ambition autrement culturelle. De la même façon, les lycées comptaient tous leur ciné-club: on pouvait donc voir quatre films remarquables par semaine. Notre goût du cinéma était formé. Aujourd’hui, il est formaté.
Qui a financé « Le Premier venu » et était-ce votre choix d’aller tourner au Crotoy?
C’était totalement mon choix. J’aime les tableaux d’Alfred Manessier qui peint les dessins des sables laissés par la mer. J’étais également en admiration devant la baie de Somme et les Bachans, cette surface ponctuée d’étangs et balisée d’abris de chasseurs. Je me disais que mes personnages pourraient se réfugier là. Ai-je un instinct de chasseur de canards que j’ignore? (Il se marre) En tous cas, la région Picardie, qui n’aide a priori que les premiers films, a accepté de m’épauler. Pour le reste, j’ai obtenu l’avance sur recettes et j’ai trouvé un producteur en Belgique. Ensuite, tout a été très chaotique. On ne peut pas dire que les gens de Canal+ se soient précipités pour me recevoir: ils ont fini par apporter leur quote-part au film, j’ignore si c’est à contrecœur, peu importe d’ailleurs. L’aide de France 3, elle, a été plus volontaire. Mais les sommes attribuées sont trois fois inférieures à ce qu’elles étaient il y a dix ans. J’ai essuyé beaucoup de réponses négatives ou pas très enthousiastes. J’ai entendu sur mon scénario, des choses comme « illisible ». Là je réponds: il faut apprendre à lire.
Que vous a-t-on dit sur le casting?
“Pourquoi ne prenez-vous pas la petite Machine qui sort du film de…?” Il faut bien avouer que la plupart des cinéastes jouent le jeu et vont directement piocher dans la liste des comédiens bien classés à l’ATP. Problème: ces comédiens veulent surtout faire des films populaires pour encaisser de gros chèques. Je rappelle qu’il y a cinquante ans, Gérard Philippe tournait deux long métrages dans l’année et jouait six mois des pièces de Kleist au TNP. Il était payé au tarif du machiniste. Aujourd’hui, quel comédien classé non pas premier, mais disons huitième à l’ATP, agirait de même? Il n’y a pas d’un côté les télés, grands méchants loups aux canines aiguisées, et de l’autre, les victimes. Il y a un système. Moi, on me répète toujours: « Vous, au moins, vous êtes peinard, les acteurs ne peuvent qu’aimer votre cinéma. » Je répliquerais que ça fait maintenant un certain nombre d’années que je n’ai pas reçu un seul coup de fil d’acteur désireux de travailler avec moi.
Comment la sortie se profile-t-elle?
Là aussi, c’est extrêmement difficile. Nous avions quatre salles sur Paris, hier, nous en avons cinq aujourd’hui. Peut-être en obtiendrons-nous six demain mais nous sommes à cinq jours de la sortie. Les circuits ne veulent pas du film. Les associations d’art et essai le jugent « trop pointu ». Très clairement, nous sommes lâchés de partout. Cela vaut-il la peine de passer cinq ans à essayer de monter « Le Premier venu »? De se rendre malade? D’en crever? Idéalement, il faudrait soit accepter des commandes pas trop connes. Soit choisir de travailler en marge, et de tourner des films en quatre jours pour les diffuser, ensuite, sur Internet. Au fond, « Le Premier venu » est déjà obsolète. Et si je devais refaire mes films aujourd’hui, je ne trouverais pas de financement. Qui prendrait le risque de produire « La Drôlesse », « La Vengeance d’une femme » ou « Ponette »? Il n’y a guère que « Le Petit criminel » qui serait épargné: donc un film sur vingt-quatre. Bonne moyenne, non?
► Lire aussi la critique, Mûrir d’amour grâce au « Premier venu », avec la bande-annonce.
► Le Premier venu de Jacques Doillon - Avec Clémentine Beaugrand, Gérald Thomassin, Guillaume Saurrel - En salles le 2 avril.





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Entre autres, à voir et revoir : Raja.
Gevrey ; réplique directe sans avoir vu le film, jugement à l’emporte-pièce, méchant et assumé, très bête quoi …
Doillon ?il fait encore des films?
oui, très français quoi…
:D
Edifiant que quelqu’un comme Doillon peine autant pour financer ses films ! Edifiant aussi son pessimisme quant à l’avenir !
Bon alors voîlà, je cherchais à visualiser la bande annonce du film. Au début j’ai pas trouvé, alors j’ai visualisé celle d’Iron-Man,vous savez, le type qu’a une combinaison en métal et qui s’apprête à sauver le monde, vu que d’abord il a failli le faire exploser, mais bon y s’est repris, et les dingues désormais n’ont plus qu’à bien se tenir ! Et puis alors j’ai trouvé la bande du Premier venu. Heu, le mec il est pas en métal, il est pas de bois non plus, je ne suis pas sûr qu’il soit moins dingue. Les gonzesses entrevues: manifestement, elles vont s’accrocher toutes les deux, l’une à un vibrant technologiquement assisté, l’autre à un vibrant un peu carencé, façon toutes des putes sauf ma mère.
Je ne sais pas pourquoi, mais l’une de ces deux bandes-annonces est une calamité.
Peut-être que ça tient à ce que Iron-Man, qui n’est pourtant pas le premier venu (je vous laisse imaginer si vous croisiez un type comme lui !) n’a pas été écrit par un Doillon ?
« personne n’a très envie de voir ses films »
Peut-être ne les avez-vous pas vus tout simplement ?
Ponette
Le petit criminel
La drôlesse
..ça fait déjà 3 chefs d’oeuvre
En rajoutant
La fille de 15 ans
Carrément à l’ouest
La vie de famille
Petits frères
..et j’en oublie pas mal d’autres, vous auriez sans doute gagné à un peu plus de retenue.
Merci à Poivre de nous rafraîchir la mémoire avec cette bien belle liste que je ferais volontiers mienne…
Jacques Doillon reste,n’en déplaise à certains, un très grand cinéaste.
Je lis qu’on lui reproche de faire toujours le même film.
C’est vrai que, dans une indifférence (quasi) générale, il creuse un sillon, toujours le même.
C’est-à-dire SON sillon, local, à nul autre pareil.
Partir du local pour tendre à l’universel, c’est aussi cela, la marque d’un grand artiste.
Son cinéma me fait penser à ce mythe Haïda des coffres emboîtés les uns dans les autres :
« Car le monde en ce temps-là était tout entier dans le noir… S’il faisait si noir, c’est que le vieil homme avait dans sa maison un coffre qui contenait un coffre qui contenait un coffre qui contenait une infinité de coffrets, chacun d’eux contenant un coffret légérement plus petit que lui jusqu’au dernier qui était si petit qu’il ne pouvait rien contenir d’autre que toute la lumière du monde ».
La quête de Jacques Doillon est, il me semble, une quête de la lumière.
Chaque coffre étant chaque fois pour lui plus dur à ouvrir.
Je ne jugerai pas le cinéma de Doillon vu que je ne connais pas son oeuvre. Ceci dit le cinéma d’auteur français paie avant tout pour sa qualité globalement très mauvaise. Il est de bon ton de critiquer le cinéma américain, pourtant le cinéma d’auteur US est bien plus intéressant que le notre (je ne fais même pas de comparaison avec l’Asie pour ne pas être sanglant). M’étant fait avoir de nombreuses fois, j’ai trouvé la parade à la médiocrité: je ne vais plus voir de films d’auteurs français (enfin plus de films français, parce que le reste, hum), à l’exception de quelques réalisateurs qui ne me déçoivent pas (Desplechin, toujours lui, dont la qualité ne repose pas que sur la com…). Quelle solution à ça? Financer moins de films, privilégier le qualitatif au quantitatif. Mieux vaut un Head-on de Fatih Akin que 99 films pourris qui vont noyer un film intéressant. Mais je doute qu’on s’oriente vers ça, on va sûrement renforcer nos mesures protectionnistes.
serait-ce vraiment un drame que personne ne finance ses film ?
Serait-ce vraiment un drame si helios33 cessait de poser des questions vides de sens?…
La question que pose helios33 révèle toutefois une vérité soulignée au sein du constat du groupe des 13 (dont parle l’article dans son chapo) : il y a en ce moment dans le cinéma français trop peu de producteurs-personnes, à savoir d’individus qui s’engagent personnellement dans la défense d’une oeuvre artistique cinématographique.
Il y a de l’argent qu’on attribue à des produits de cinéma qu’on va voir - parfois en y prenant du plaisir - conçus comme des films loisirs. La question est : le cinéma qui est une industrie a-t-il encore les moyens d’être un art aujourd’hui ?
Avec sa belle patience farouche, Doillon répond que oui - il n’est pas le seul Philippe Garrel aussi est là et il faut se souvenir d’eux, les considérer comme des exemples de résistence, des Artistes-Artisans quoi, au même titre de Michel-Ange ou Raphael.
L’autre question est : quelles places ont les amateurs d’art cinématographique, quels moyens leurs sont donnés pour y accéder ? En effet, Le premier venu sort sur 36 copies, c’est plus de 20 fois moins que Disco, plus de 25 fois moins que les Chtis - ce qui implique que beaucoup de spectateurs n’auront le choix qu’entre ces deux films…
J’aime bien Doillon mais je lui préfère Bill August qui a une autre façon de filmer l’adolescence.
Si je comprends bien, seuls les spectateurs de 5 salles parisiennes auront pour l’instant la chance de voir ce film à sa sortie? Où est le cinéma Art et Essai en province?
Je me souviens d’un temps pas si ancien où je pouvais aller voir Ponette à Quimper, où je passais mon temps à l’Arvor ou au TNB pour voir de bons films rares, français ou non. Les petites salles Art et Essai se battent pour survivre face aux multiplexes qui jouent sur la carte d’une pseudodiversité, beaucoup de films grand public pas toujours de bonne qualité et quelques indépendants prétextes.
En Martinique, c’est encore pire: un multiplexe qui absorbe presque toute la population de l’île pour l’abreuver de blockbusters US (les Flic à la Maternelle 2, Rambo 5 et j’en passe) et de grosses productions françaises peu intéressantes. A côté, trois salles minuscules encore en activité, mais qui passent les rebuts du multiplexe 3 à 4 mois après et essaient de passer un indé par mois, grâce à la passion de quelques uns. Reste la salle du Théâtre National qui passe quelques bons films, encore faut-il pouvoir aller à Fort-de-France.
Je ne pourrai donc sans doute pas voir ce film avant qu’il sorte en DVD, s’il sort, et si je peux l’acheter en métropole ou sur le Net.
Quoi qu’il en soit, heureusement qu’il reste quelques Doillon qui s’obstinent.
Jacques Doillon est un grand cinéaste, cela veut dire qu’il nous donne accés à travers une oeuvre unique et personnelle à l’infini diversité de l’humanité, qu’il nous donne ainsi accés à nous-mêmes, qu’il nous aide à reconnaitre, nommer, saisir ce qui nous point, nous fait vivre nous et nos semblables. Que ses films soient de plus en plus difficiles à financer est le signe de la déshumanisation grandissante de notre monde inspirée par le passage d’un capitalisme industriel loin d’être idéal à un capitalisme financier carrément cannibale. Les films, les oeuvres vivantes sont comme des cailloux dans les chaussures des usines à débiter du spectacle. Ils peuvent se sentir éventuellement obligés de les montrer, ils ne les aiment pas. On y respire l’air de la liberté et pas celui de la soumission.
(VOIR L ARTICLE SUR LES MULTIPLEXES SAUVEURS DU CINEMA)
De Doillon, je n’ai tenté de voir que Ponette.
J’ai tenu moins de 10 minutes.
Franchement, des films de ce genre me donnent plus envie de voir du bon gros Hollywood bien bourrin qu’autre chose…
C’est peut être là la cause du déclin du cinéma français : les cinéastes français…
je vous plains, je ne sais quoi faire pour vous, j’imagine vos journées et vos soirées…
Ce sont les curés qui ruinent la foi. Et les cinéastes français qui ruinent le cinéma hexagonal en nous ressortant des ressucées de « Nouvelle Vague » qui depuis longtemps n’est plus qu’un marais putride peuplé de réalisateur et de scénaristes orbitant autour de leur nombril et ne voyant rien d’autre du monde.
Seul Gondry échappe au naufrage, son dernier « be kind rewind » est une petite perle de plaisir cinématographique.
Si Doillon se plaint que personne ne va voir ses films, qu’il commence deja par se remettre en question au lieu d’accuser un système de financement certes perfectible mais qui tente un minimum de nous faire voir autre chose que trois acteurs et un abat-jour.
Quand un américain a un million de dollar, il fait « rencontres du troisième type ».
Un français lui, fait « trois types qui se rencontrent ».
Cherchez l’erreur…
Cher mmarvin,
Vos blagues usées ( » Quand un américain a un million de dollar, il fait « rencontres du troisième type ».
Un français lui, fait « trois types qui se rencontrent ».), votre style toute en finesse ne sont pas sans me rappeler un certain Dominique Mamère (soi-disant professeur d’histoire-géographie) qui sévit longtemps sur Rue89, nous administrant longtemps son « poujadisme de gauche » avant de disparaître.
(sans doute appelé à de plus hautes fonctions auprès de sa famille d’origine,le FN).
Lui et son blog pourri nous manquaient.
Vous apparûtes.
Avec les mêmes arguments « massue », la même inculture crasse.
Puissiez-vous ne pas être le même.
Car quand vous dîtes : « Cherchez l’erreur », je n’ai que trop le sentiment de vous avoir trouvé.
Franchement je n’imagine pas un instant que sortir un classique des répliques anti film-franchouillards fasse de moi un inculte, bien au contraire.
J’étais séduit par l’idée de base de « Ponette » car ce n’est pas un sujet traité très souvent dans le cinéma.
Malheureusement, au bout de 10 minutes, j’ai compris que j’étais devant un film français : image plate, réalisation sans relief digne des téléfilms sentimentaux de M6, dialogues insipides et creux et peu crédibles. Ennui transpirant de l’écran et des acteurs.
De toute façon, un bon film américain sera toujours meilleur qu’un mauvais film français.
PS : J’ai vu et absolument détesté le « septième sceau » de Bergman. Je comprend maintenant pourquoi on le prescrit pour les cures de sommeil…
mmarvin, vous avez le droit de ne pas aimer ce genre de film, mais dire que c’est nul ou médiocre, ça vous n’en avez pas le droit.
C’est sûr, il est possible de réduire la peinture de Mondrian à une succession de Carrés insignifiante, celle de Klein à du banal bleu, comme considérer que ces films français sont des trucs plats et chiants comparables à des téléfilms de M6 tournés à la chaîne sans trop de recherche de mise en scène…
C’est sûr, on peut. D’ailleurs on le fait. Reste à savoir dans quel monde on veut vivre : si on accepte de foutre un parking à la place d’un château parce que c’est plus pratique et qu’un château c’est inutile de nos jours, on se construit un drôle de monde populiste. Dans ce monde là, rien de ce qui n’est pas consommable vite fait bien fait et de manière distrayante ne peut exister… hum ça fleure bon la dictature tout cela.
Ca dépend du parking et du chateau.
Si installer un parking permet de dégager les espaces verts pollués par les 4x4 et ainsi les rendre à un usage naturel ou piétonnier, je n’ai rien contre.
Faut voir aussi pour le chateau en place. S’il n’en reste que deux murs mités, on peut raser.
S’il suffit juste de refaire la toiture, alors faisons la réfection et voyons a installer le parking ailleurs. S’il y a besoin du parking bien sur.
Mais tout cela nous éloigne du constat de base.
Ponette est un mauvais film.
Et je ne crois pas que dire cela fasse de moi un adepte du 4x4 diesel nazi mangeur de bébés.
Ou alors si vous le croyez sincèrement, honnetement, allez consulter car vous avez un sacré problème…
Vous auriez dû mettre « coup-de-pied-au-cul » devant « mmarvin » et non à la fin.
@mmarvin
L’idée de base du film vous plaisait ? Vous l’aviez saisie en moins de dix minutes ?
Et ensuite ça vous a ennuyé ?
Toujours en moins de dix minutes ?
Et donc vous avez arrêté de regarder le film ? Sorti de la salle de ciné quoi, ou alors vous êtes allé rendre le DVD dans la machine ?
Après dix minutes de film ?
Suis-je le seul à trouver ce comportement aberrant ? Et tragique ?
Surtout quand vous ajoutez dans le post suivant « Ponette est un mauvais film ».
PS : Laissez tomber Bergman et avalez une boite de somnifères.
mmarvin préfère les films qui mettent en fonction simplement la vue et l’ouïe, plutôt que les méninges, il a besoin que ça bouge dans tous les sens, que ça crie, que ça explose sinon il s’endort.
Je trouve fascinant les notes des personnes qui a partir d’une ligne tentent de dresser un portrait fidèle de la personne qui l’a écrite. Et qui surtout essaye d’en tirer de justes conclusions qui à la fois tentent de dénigrer la cible et par la même tente de réhausser l’estime et l’égo de la personne qui juge afin qu’elle se sente encore plus supérieure.
En même temps je me demande si je ne fais pas la même chose ici alors…
Oui
Oui
Oui
Oui
J’ai effacé le film que j’avais enregistré
Oui
Oui
Oui
J’ai laissé tomber Bergman. Testé et non approuvé.
bah alors si vous ne pouvez rien face à Bergman et que vous trouvez le dernier Gondry pure merveille… je comprends tout, hélas.