
Star comique en tête d’affiche (Franck Dubosc), promotion béton, nostalgie ringarde et clichés à tous les rayons… » Disco » , en salles le 2 avril, serait-il un pur produit d’époque ? Heureux ou fâcheux hasard du calendrier ?
La semaine dernière, le rapport explosif du » club des 13 » , diligenté par Pascale Ferran et consorts, épinglait quelques aberrations économiques du cinéma français. Il déplorait notamment que les » films du milieu » pâtissent de l’écart considérable se creusant entre les » gros films » conçus selon des recettes ultra-prévisibles et les » petits films » lovés trop souvent dans une ghettoïsation élitiste. Conséquence : règne du formatage et diversité créatrice en souffrance.
» Disco » , une sorte de film-symptôme
Quelques jours plus tard, en guise d’illustration involontaire, un blockbuster 100% hexagonal, » Disco » , signé Fabien Onteniente, envahit les écrans et enfile telles des perles les clichés sévissant dans les opulentes productions nationales. Une sorte de film-symptôme. De ceux que plébiscitent avec une régularité métronomique les chaînes de télévision, soucieuses de financer prioritairement des fictions susceptibles de rafler l’audimat lors de leur diffusion cathodique et d’engranger les recettes publicitaires afférentes.
D’où qu’on le prenne, avec des pincettes ou non, » Disco » apparaît bel et bien comme un pur produit de son temps. Casting mastodonte et » marrant comme tout » (autour du » bankable » Franck Dubosc, par ailleurs co-scénariste, se trémoussent deux valeurs nationales -Emmanuelle Béart et Gérard Depardieu- et des guest-stars en rafale : Isabelle Nanty, Annie Cordy, Francis Lalanne, Danièle Gilbert…).
Apologie de la » beaufitude »
Fétichisme seventies à base de décorum ringard et de ritournelles fédératrices (comme son titre l’indique, » Disco » puise dans le patrimoine fluo des années » Bee Gees » ). Scénario » énorme » déchirant rageusement la dentelle (apologie assumée de la tendre » beaufitude » , du Marcel et du bon sens près de chez nous). Alignement de saynètes à vocation rigolardes (écrin idéal pour insérer des écrans pubs). Bref, le film, solidement amarré à une promo en béton devrait connaître un succès conséquent lors de ses premiers jours d’exploitation, avant, dans quelques mois, de réjouir les prime-time télévisuels des familles.

Pitchons la chose : dans la bonne ville du Havre, trois quarantenaires immatures, empêtrés dans la mouise sociale (le côté » Full Monty » de l’affaire), reconstituent le trio qui fit leur gloire trente ans auparavant dans les boîtes normandes. Pourquoi Didier Travolta (Dubosc) et ses deux potes reforment-ils les » Bee Kings » ? Pourquoi ressortent-ils de leurs placards naphtalinisés futals en skaï moulants, vestes criardes et médaillons clinquants ? Essorons nos mouchoirs : pour permettre à Travolta de gagner un concours (gros lot : un voyage en Australie) et de pouvoir embarquer son mouflet en vacances, histoire que ce dernier respire autre chose que l’atmosphère encrassée des docks.
Coachés par une jolie prof de danse (Béart) et virilement encouragés par un tenancier de boîte bougon (Depardieu, dans un rôle rappelant comme deux gouttes de sueur celui du » Quand j’étais chanteur » de Xavier Giannoli), les trois losers se lancent dans une aventure dont l’issue heureuse ne fait évidemment aucun doute. Sur le carreau : une poignée de marins polonais échoués là par hasard (ils concurrencent en vain le trio local avant de s’en retourner dans leur lointain pays, comme quoi l’Europe est un leurre), et, accessoirement, le spectateur, que Fabien Onteniente a parfois habitué à mieux ( » Tom est tout seul » , » Trois zéros » , film malin sur l’univers du foot et ses à-côtés dérisoires).
Désolant sur le fond comme sur la forme
Le cinéma français populaire a-t-il mérité ça ? Poser la question, c’est déjà y répondre. » Disco » , frère siamois de » Camping » (le précédent Onteniente, déjà incarné par Dubosc, dans la peau d’un brave type dénommé Patrick Chirac), respecte à la virgule près la ponctuation en vigueur dans l’industrie dominante. Ressorts scénaristiques éculés. Star comique omniprésente. Inscription dans un territoire provincial robuste. Apologie d’un certain bon sens de la France d’en bas. Authentique, forcément authentique. Problème : désolant sur le fond comme sur la forme, » Disco » aligne poussivement les poncifs, peine à arracher un sourire, rame (un comble ! ) pour faire tintinnabuler la fibre nostalgico-kitsch…
Tout ça n’a aucune importance ? Soit. Et, au cinéma comme ailleurs, le refrain est connu, il faut évidemment de tout pour faire un monde… Justement : la diversité n’est pas forcément une valeur à la hausse ces jours-ci dans l’économie du cinéma hexagonal. Et l’on constate, un rien effarés, qu’une quantité écrasante de films français sont formatés sur ce modèle-ci (la comédie épaisse), quand ce n’est pas sur ce modèle-là (le polar lourd). Pas très encourageant… » Il faut bien remplir les salles, avec des films vraiment populaires » , rétorquera-t-on sur l’air du » ratissons bas pour ratisser large » .
Pourtant, certains ménagent popularité et exigence
Même si le petit jeu des comparaisons relève toujours de la malhonnêteté ; même s’il existe autant de » petits » films épuisants que de » gros » films indigents, on est soulagés de constater que d’autres fictions -tout aussi populaires, mais bien plus stimulantes- rameutent eux aussi des spectateurs en masse. Côté France, dans des registres très divers, Cédric Klapisch ( » Paris » ) et Abdellatif Kechiche ( » La graine et le mulet » ) prouvent que l’on peut être fédérateur et exigeant. Venus d’ailleurs, Ken Loach ( » It’s a free world » ), Sean Penn ( » Into the wild » ) Tim Burton ( » Sweeney Todd » ), les frères Coen ( » No country for old men » ) ont, depuis janvier, rassemblé chacun un million de spectateurs dans les salles avec des films réfractaires aux conventions. Preuve que le fameux grand public a des yeux pour voir. L’industrie du cinéma français ne perdrait rien, vraiment rien, à s’en souvenir plus souvent.
► Disco de Fabien Onteniente, avec Franck Dubosc, Emmanuelle Béart, Gérard Depardieu, Samuel Le Bihan - France - 1h43 - En salles le 2 avril.









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TF1 a contaminé le cinéma…..
Le cinéma est devenu TF1.
TF1 sur le banc des accusés…si une majorité de Français n’avait pas goût pour la daube TF1 n’investirrait pas son argent dans de la daube…
Les gens qui vont au cinéma sont certes influencés par la pub, mais bon dans la mesure où il y a le choix : à partir du moment où ils retournent voir de la daube (Bienvenue chez …après Astérix…) c’est qu’ils aiment la daube…
Que le grand public français n’ait pas marqué l’histoire du bon goût, c’est sûr. À la limite, on doit être le pays du monde avec le plus de rideaux en dentelles aux fenêtres.
Mais ce qui est frappant depuis une vingtaine d’années, c’est la conjonction entre la frigidité des investisseurs et l’auto-servitude des réalisateurs et des acteurs, sur l’autel de « la france populaire ».
Pauvre France populaire, pompe à fric et paillasson des Duboscq, Béart, Depardieu et autres Astérix. Complètement abandonnée.
Je suis à Londres depuis quelque temps, et je vous garanti que pour les dentelles aux fenetres, les Anglais sont fort.
En fait, les décors que l’on voit dans Wallace et Gromit, Shawn the sheep, ou Chicken run, c’est pas du tout pour de rire.
Et puis ayant de la famille allemande, je peux vous dire que par là bas, c’est pas mal non plus. Et puis si vous visitez un salon Syrien, ça peut vous révéler aussi des trucs.
A quand la fin des nouveaux precieux qui critiquent tout ce qui est populaire ou commercial… le cinema est ecclectique, ce qui n’est pas le cas de l’auteur de cet article;le pseudo intello francais n’aime pas le populaire, ca le rassure de pouvoir compartimenter les gouts, au moins ca lui donne une occasion de se sentir superieur. On peut aimer manger un Big Mac et se regaler avec du caviar, rire devant Asterix et pleurer devant la route de Madison, on peut etre multiple, aimer la legerete et apprecier la profondeur, s´esclaffer devant Benny Hill ou rire avec les Monty Pythons… Les vrais beaufs sont ceux qui se croient intelligents et detenteurs du bon gout, et qui la plupart du temps n`ont aucun talent…
Merci pour votre commentaire Djob, je partage amplemment votre avis…On ne peut pas « classer » les gens d’une façon si simple; des bac+12 peuvent adorer « Disco » et des bac-12 passer la soirée devant Arté.
Bonne journée à vous
Oui, surtout si ces bac+12 ont fait une école de commerce en redoublant ou une école privée. Je doute que les chercheurs et enseignants-chercheurs et divers docteurs regardent beaucoup TF1.
non l’enseignant-chercheur que je suis ne regarde pas TFmoins …
… mais ça ne m’empêche pas d’avoir une grosse poilade devant « bienvenue chez les ch’tis » … et dans le même temps d’être troublé devant »Eternal Sunshine Of the Spotless mind ». Bien au contraire ….
Je ne parle pas de Disco … je n’aime pas Dubosc, Depardieu et Béard … donc ça risque d’altérer fortement mon jugement sur la qualité intrinsèque du film. Mais il n’empêche que même avec Bac+10 on peut se poiler devant de pures conneries (l’excellent « Hot Fuzz » dernièrement par ex).
Ceci dit je comprends le point de vue de l’auteur de cette article … ce sont juste les ex qui sont malvenus. Comparer Disco et Into the Wild … c’est comme comparer un big mac avec un parfait au chocolat … ça n’a rien à voir ! … alors que comparer un big bac avec un gros burger d’une excellence brasserie américaine (OUI ! un burger peut être purement exceptionnel) … donc Disco devrait être comparé à des comédies à faible (ou moins faible) budget ou décalé … des Little miss sunshine, Hot Fuzz, Astérix chez Cléopatres, etc … ou même pourquoi certaines comédies des frères Farelli … bref de la vraie bonne comédie 100% pure poilade …
Finalement, au train ou on va, on va en arriver à débattre des concepts de cinéma de Gauche et de cinéma de Droite…
pas mal, pas mal 100% d’acc. le vrai beauf, le plus dangereux celui qui ne voit pas sa beaufrerie car il
croit être supérieur. Les autres n’ont pas le droit de rire là où LUI ne rit pas.(ou bien s’interdit car c’est pas un film d’Allen ou de X Y.
Cependant, cependant, bémol : ceux qui fabriquent les
daubes, ou qui y jouent, sont des enfoirés qui prennent le popu. pour des cons.Et bien sur prennent du blé.
Mais, la position essentielle reste à choisir :
FAUT-IL FAIRE LE BONHEUR DES GENS MALGRE EUX ? OU BIEN
FAUT-IL LEUR DONNER CE QU’ILS AIMENT ET LEUR FAIRE PLAISIR EN LES DISTRAYANT ?
rosifelliniviscontirisimorettibertolucciscolapasolini
antonionitavianibolognini
Je pense que vous vous méprenez sur l’intention de l’article. Son auteur n’a pas critiqué le cinéma populaire mais le « yes movie » français qui fonctionne sur de la poudre aux yeux populaire. Par exemple, « Bienvenue chez les Ch’tis » n’a pas été cité car, si ce film a l’apparence de ce que décrie cet article, on ne peut pas mettre en doute sa sincérité, ni le fait que son succès a été une surprise pour tout le monde.
Donc, d’un côté on a des films faits par les gens qui aiment le cinéma et qui peuvent être populaires (et les bonnes comédies françaises tout le monde en apprécie, y compris ces fameux « intellos » au moins aussi mythiques que les beaufs), et de l’autre, on a des daubes calibrées pour faire de l’entrée et pas de la qualité, avec des scripts qui sont avant tout composés par des cadres en marketing et des panélistes. Ces derniers films sont faits à la manière d’émissions de télé populaire et doivent être les plus lissés possible. Et pour travailler dans ce milieu, je peux vous assurer que les premiers à dire que les spectateurs de ces cailles sont des cons de prolos et des beaufs, ce sont ceux qui les font.
Le cinema est il ecclectique?
C’est justement ce que met en doute l’auteur de cet article, en reprenant d’ailleurs les conclusions du club des 13.
Certes il donne un avis (négatif) sur ce film avec lequel on est d’accord ou non.Chacun voit midi à sa porte.
Mais surtout il critique la logique de rentabilité qui meut la production et la diffusion des films.
Peut- on parler d’ecclectisme quand tant de films reste inconnus du grand public alors que Disco fait un tabac avant sa sortie?
L’ecclectisme voudrait qu’il y est « un peu de tout » et que chacun puisse faire son choix.
Le problème aujourd’hui est que le choix des spectateurs est pré-orienté par le marketing. On ira tous plûtot voir un film dont on a vu vingt fois la bande annonce ou la pub en 4*3 dans la rue qu’un film dont on ne sait rien hormis une courte critique , même élogieuse dans un quelconque canard.
Disco est il un fim si extraordinaire qu’il mérite une promotion pareille. C’est plûtot un film a fros budgets avec des actuers à gros cachets et dont on espères de grosses dividendes.
Il n’y a donc pas de beaufs et de précieux. Il n’y a qu’une population tout entière, aux gouts mélés divers et indiscutables mais que l’on traite comme des moutons.
Dommage.
n
TF1 ET C+!!!!!!!!!!!!!
Des superstars, un scénario couru d’avance, une promo en beton armé… ça me rappelle un autre film de cette année, qui n’a pas eu le succès qu’on attendait… Astérix…
Par contre, les ch’tis, qui a eu une promo normale, fonctionné principalement sur le bouche à oreille est en train de battre les records. Ce n’est pas un film d’art et d’essai, mais c’est un film qui a été fait avec le coeur », un projet que Dany Boon trainait depuis pas mal de temps.
Comme quoi, pour faire un bon film, il faut peut-être croire en soi plus qu’en l’argent… Et arrêter de prendre les gens pour des boeufs.
M’étonnerai pas que Disco subisse le même sort qu’Astérix. Des beaufs, on en voit assez tous les jours, pas le peine de nous en recoller à l’écran et à côté de nous dans la salle de ciné.
Les ch’tis est une surprise, mais reste du même tonneau : la beaufitude régionaliste pour faire rire et fédérer, un film gentillet mais dont le scénario aurait pu être fait par un logiciel tellement il est creux et prévisible (ou absent c’est selon…).
Marrant pour un dimanche soir TV. Pathétique quant il s’agit de constater que là est un des fleurons de notre ciné hexagonal.
Par contre désolé mais autant j’exècre ces comédies formatées et commerciales, autant je ne supporte pas non plus les arnaques élitistes du cinéma mou-et-bien-pensant du genre de « la graine et le mulet »…Désolé.
2 cas de figure bien différents. Et pourtant 2 merdes de plus à accrocher au veston du cinéma français..
+1 pour Penn, Burton et autres Fatih Akin (de mémoire parce que y’en a bien d’autres…). A force nos navets inexportables…Pfff…La misère.
Je ne crois pas que si les Ch’tis était aussi vide, 12 millions de personnes l’auraient regardé et y seraient même retournés. Quand un film est une « merde », il s’éteint de lui-même, c’est loin d’être le cas, très loin. Désolé, mais je ne prends pas ce film pour une comédie formatée, c’est certain, il n’y a pas de meurtres, pas de sexe, pas de violence, pas d’expert, pas de flics, pas de tueurs en série, ni d’extra-terrestres, mais purée, j’ai respiré un grand bol d’air pur avec ce film. Ok cela fait la promo d’une région, mais c’est surtout l’amour d’un homme pour ses origines et pour les gens qui y habitent. Rien à voir avec « Disco ». Et puisque vous parlez d’inexportabilité, sachez que l’Allemagne et le Canada vont diffuser le film et que les Américains voudraient qu’on leur tourne un remake.
Il faut se garder d’avoir des œillères et de considérer toute comédie comme forcément simpliste et de bas niveau. Ce film est plus profond qu’on ne le croit, mais peut-être faut-il aussi avoir des oreilles au cœur pour le comprendre.
Ah ouais c’est super profond, le message caché du film c’est « Les chtits sont des gens comme les autres »
Wow. J’en suis encore tout retourné.
J’adore les comédies personnellement, profondes ou pas, mais bon généralement ce que j’aime dedans c’est le fait qu’elles soient drôles. Je peux pas vraiment dire que l’humour cliché post-canal+ post-rire & chansons des Chtits m’ait vraiment arraché beaucoup plus qu’un sourire. Et que dire des personnages du film, à peine écrits et réduits à des archétypes de pub.
Quand à l’argument du grand nombre de spectateurs justifiant la qualité du film, il suffit de regarder le top des ventes de disque chaque année en France pour le rendre caduque et non avenu. Ou peur pleurer, au choix.
Et si la médiatisation à outrance expliquait en large partie le phénomène ?
(5 millions de personne l’ont vu, ça doit être bien…)
Tant pis pour vous si vous n’avez pas ri, mais j’ai vu des salles rire aux larmes, et il n’y a pas eu assez de promo pour expliquer, non plus 12, mais 16 millions et demi de spectateurs. Et si vous me trouvez un disque qui s’est vendu en 16 millions d’exemplaires sur deux mois, faites moi signe. Ce film de l’aveu des médias a surtout fait sa promo par lui-même, par bouche à oreille.
On aime ou on n’aime pas, ça c’est autre chose, mais un tel raz de marée parle de lui-même, sans compter qu’un nombre très conséquent de personnes a visionné le film plusieurs fois, sinon, le chiffre ne serait pas possible.
Si ce film a pu aussi donner une autre image de ces départements du Nord et du Pas-de-Calais à certains, ce serait déjà une bonne chose. Cela me rappelle ce chauffeur de taxi de Béziers qui un 15 septembre, en apprenant que je reprenais le train pour cette région m’a dit « Ah alors vous retournez à la neige! », j’avoue que j’ai ri et qu’il n’a jamais su pourquoi, je n’avais pas vu de neige depuis deux ans, et encore moins au mois de septembre. Mon seul regret de ce film est de ne pas avoir revu les superbes paysages de cette région, ou si peu, les grandes plaines des Flandres, les monts et les vallées si vertes de l’Artois, et toutes ces plages de la côte d’Opale.
Et ces personnages ne sont pas que des archétypes, ils existent pour la plupart, mais ils sont forcés bien sûr, c’est d’ailleurs le propre du comique que de rechercher cet effet de grossissement.
Les Ch’tis ne représentent guère la majorité de la population de cette région, mais bien plus nombreux sont ceux qui se retrouvent dans la bonhommie, dans la gaité, dans l’amitié et le caractère d’accueil décrits dans ce film. Peut-être faut-il connaitre ces gens pour le savoir, c’est vrai que j’oubliais, personne n’y va « C’est le NOOORRRRRDDDD ! »
Oui « les chtits sont des gens comme les autres » c’est bien ça le message du film on a compris hein, pas la peine de brasser autant de vent pour développer.
« On aime ou on n’aime pas, ça c’est autre chose, mais un tel raz de marée parle de lui-même, sans compter qu’un nombre très conséquent de personnes a visionné le film plusieurs fois, sinon, le chiffre ne serait pas possible. »
L’argument parle tellement de lui-même que vous le contredisez vous même à moitié dans la même phrase…
La comparaison avec le marché du disque n’était pas en terme de volumes, mais pour mettre à bas l’argument sur le rapport fréquentation/gain commercial avec la qualité qu’on entend systématiquement alors qu’il est dénué de tout fondement.
Je crois que l’argument principal d’un film est de plaire au plus grand nombre, mais quand on ne veut pas voir l’évidence, on ne la voit pas. Comme on dit, il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Non, je ne me contredis pas sur le nombre de spectateurs, il en est de même pour tous les films ayant eu un tel succès, et on peut les compter facilement. Désolé, je ne peux pas mettre l’argument fréquentation à côté de celui du gain pour ce film, la fréquentation était plus qu’inattendue, que ce soit pour Pathé ou Dany Boon lui-même.
Non, les Ch’tis ne sont pas tout à fait comme les autres, mais ça, vous ne le comprendrez jamais, sauf peut-être à aller habiter là-bas. Mais j’arrête là, ça ne vaut pas la peine, je ne voudrais pas vous faire user vos doigts pour rien, garder votre avis, je garde le mien de toute façon. Je me fous de savoir si c’était ou pas un grand film, j’ai eu plus que du plaisir à le voir et à en rire, comme la très grande majorité de ceux qui ont pu le regarder, c’est l’essentiel, il n’avait pas d’autre prétention que cela et force est de constater qu’il y est parvenu.
« Je crois que l’argument principal d’un film est de plaire au plus grand nombre »
Point fondamental sur lequel nous sommes en désaccord total, donc.
Pardonnez-moi, je me suis mal exprimé, je voulais dire « d’avoir plu au plus grand nombre », ce qui n’est pas la même chose. Question de point de vue, mais chut, je ne vous ennuie plus.
Ouaip ça change rien.
Quand l’argument principal d’un film (ou de n’importe quelle oeuvre) c’est simplement de plaire (ou d’avoir plu) au plus grand nombre effectivement on ne parle plus de la même chose.
Je me permet de rejoindre Tyb pour émettre l’hypothèse que lui et moi envisageons le cinéma comme un art et non comme un simple consommable. Donc clairement le critère qualitatif n’est pas le nombre d’entrées, et le fait qu’un film ait du succès, si c’est une bonne nouvelle, ça n’a évidemment rien à voir avec sa pertinence artistique.
Bref on ne se comprendra pas : on ne parle effectivement pas de la même chose.
je suis d’accord avec vous, c’est bien dit et tout est dit.
Il faut dire aussi que l’on nous abêtit alors quand une perle surgit nous ne la reconnaissons plus, pauvre de nous!
Les Chtis c’est du mm acabit, certes pas avec la grosse machine commerciale derrière, un film un peu plus familial quoi…
Mais on reste dans la beaufitude, les sentiments simplets et les situations problématiques qui se désamorcent en 5 min.
BCLC est un film filmé avec les pieds, la mise en scène est médiocre avec qqes scènes dignes de l’office de tourisme du Nord.
Vous dites que les films qui st des merdes s’éteignent d’eux-mm, pourtant ce n’est pas le cas d’Astérix 3 qui a fait l’unanimité des mauvaises critiques public & pro !!
Non le renouveau du cinéma français n’est pas dans Astérix 3 ni BCLC… tous juste des produits d’exportation bien franchouillard à l’étranger et encore…
Qu’appelle t-on une promo normale? Je n’ai pas ressenti un battage médiatique beaucoup plus important autour de Disco qu’autour des Ch’tis…
Je m’excuse Juliette ,mais dire que « bienvenue… » n’a pas bénéficié d’une promo énorme et a mon gout une erreur !Je ne regarde pas énormement la TV mais à chaque fois que cela m’est arrivé ces derniers temps ,j’y ai vu des extraits et ,les acteurs de ce film .D’ailleurs a ce propos ,ce n’est que mon opinion mais j’ai trouvé ce film ,gentil ,ou plutôt mignon ,sans plus en fait ,mais bon les gouts et les couleurs ne se discutent pas …Respectueusement .
Le mainstream…
Ou quand les gens arrêteront d’aller voir des choses que leurs amis ont entendu dire que c’était bien sur un média de masse…
ou bien dont ils parlent alors qu’ils ne l’ont pas vu.
J’ai été voir « it’s a free world » (grâce au lycée qui nous a gentiment emmenés). Il est évident qu’à comparer, un film d’auteur ou anti-conventionel est beaucoup plus intéressant que les super-productions..!
Quoi de plus ennuyeux que de voir 5 bandes-annonce de suite qui se ressemblent ?
Encore heureux, les ‘petits’ films continueront toujours d’exister. Mais ils auront de moins en moins d’impact..
A moins d’un regain d’intérêt de la part des gens ? Je vois difficilement comment on pourrait s’engouffrer dans les productions américaines indéfiniment!
« On va gagner, Maman… »
Ben, désolé, la bande annonce m’a fait marrer. Surtout l’histoire de la Sainte Marguerite…
Je dois être resté très basique, ou nostalgique des années disco.
Ceci étant dit, faut pas chercher de création là ou il n’y en a pas. C’est de la grosse déconnade, parfois lourde, ça trouvera son public, comme Camping.
Peut être même que j’irais le voir au cinéma, et que je trouverais ça bien. Je vous raconterais.
http://polemiquons.over-blog.com/
ah 77, quand l’umpet parle disco (voir dubosc à envoyé spécial… non vous ne rêvez pas)… on oublie un peu la déferlante punk, car 77 ce n’est pas que cloclo, c’est aussi et surtout les sex pistols (quoiqu’eux-mêmes piégés par le système)et encore blondie, ramones, buzzcocks, undertones , clash, stiff little fingers et compagnie. Et les amis amis revoyez « rude boy » plutôt que l’éternel revival consumériste imposé tous les 10 ans pour vendre à peu de frais les « born to be alive » pompés sur les standarts funk de chez stax ou autres.
salutations laïques et goove-headbang à tous.
Incroyable un mec qui cite Stiff Little Fingers …Je les ai vu 2 fois à Rouen (80-81 je pense) , mais The Clash reste pour moi LE groupe de rock…
Bien à toi
johnny was a good man
salutations
T’es de Rouen Gevrey? QUELLE HORREUR!!!
tu les a vus à rouen donc tu es de rouen
cqfd
rouen est la ville qui a vu naitre les dogs, ça peut pas être une horreur.
Et Gogol 1er…
Au Havre, la celebrite locale etait Little Bob Story, qui est tout de meme moin ringard que Dubosc.
ah les dogs… c’est l’un seuls groupes français que j’écoute encore avec plaisir, que nous écoutons avec plaisir ma compagne et moi. bon je passe sur leurs versions françaises pas toujours heureuses, mais bon, un vieux vinyl de « different » passe toujours mieux que les braillements du blondinet ou les miaulements de la carla
Parmi ceux que j’éai vu 2 films remarquables : We own the night et la visite de la fanfare.
Pour le cinéma français c’est soit nombrillisme intello manièré (Paris) ou populo vulgaire (Bienvenue…), les films français ont en commun d’être chiants et de ne rien proposer de nouveau.
Circulez y’a rien à voir !
Quelle pintade tu fais!!!
la pintade est un oiseau plutôt sympathique…selon moi,quelles conclusions dois-en en tirer ?
c’est vrai que les anglais et les américains ne sortent que des films exceptionnels ….
ça aussi c’est gonflant … de prendre 2 ex et d’en faire une généralité. C’est comme prendre Taxi et dire « on ne sait pas faire de film policier en France » …. certes alors « les voleurs », « 36 quai des orfèvres » et MF-73 » sont des comédies gay peut être ?
« Disco », frère siamois de « Camping » (le précédent Onteniente, déjà incarné par Dubosc, dans la peau d’un brave type dénommé Patrick Chirac), respecte à la virgule près la ponctuation en vigueur dans l’industrie dominante.
Y a-t-il au moins des point-virgules ?
film de merde!
Restons poli.
Disons : projection cinématographique sur laquelle nous essuierons nos fesses sur du papier hygiénique rugueux de chez Carouf.
« J’ai toujours rêvé d’être un gangster » pour assassiner ce genre de films !
Le film précité, « j’ai toujours rêvé d’être un gangster » donc, s’est fait assassiné par la critique à un point que je ne comprends pas, ou plutot je crois trop bien comprendre!
Pour une fois, on a un film français qui sort un peu du formatage bi-polaire (soit une comédie « populaire », soit un film d’auteur intimiste chiant), qui parle de cinéma sans se prendre pour Godard, qui prête à rire sans poil bite, qui a des comédiens connus et populaires sans racolage médiatique,qui propose une mise en scène un peu personnelle sans être prétencieuse, bref pas mal du tout!
Et patatra! C’est la chute…
A ce stade, c’est de la haine gratuite, surtout quand je vois Libé défendre le torchon dont il est question içi, et bacler 4 malheureuses lignes sur « J’ai toujours rêvé.. » !
Lamentable.
Marre du formatage cul turel ,et je suis assez pessimiste sur la capacité de la majorité du peuple à aller chercher autre chose que « le rose qu’on lui propose »,comme disait l’autre.L’environnement visuel,auditif,et autre olfactif est pollué par tout les déchets que nous créons et le cinéma de ce genre contribue à la pollution des esprits.Vous avez dit création?