Débat sur l'engagement des troupes en Afghanistan mardi après-midi à l'Assemblée, sommet de l'Alliance atlantique mercredi à Bucarest… C'est une semaine décisive pour le positionnement international de la France, et l'un des domaines où la « rupture » promise par Nicolas Sarkozy est en train de devenir réalité.
Le président de la République a en effet décidé de faire prendre un virage fondamental à la politique extérieure de la France. Il l'a fait par petites touches. A Washington d'abord, à Londres ensuite, avec deux discours en forme de déclarations d'amour aux deux piliers de l'Alliance atlantique. Puis par un geste concret en augmentant les effectifs combattant français en Afghanistan, répondant à l'appel plus que pressant de Washington.
Jusqu'où ira ce flirt poussé ? Jusqu'au bout. Nicolas Sarkozy a déjà annoncé la couleur. Il veut que la France sorte de son ambiguité diplomatique, héritage du gaullisme, et s'installe, « franchement et nettement » disait-il en janvier, « au sein de la famille occidentale ». Cela ira, si le plan de l'Elysée fonctionne, jusqu'à la réintégration de la France au sein des structures militaires de l »Otan dont l'avait retirée le général de Gaulle. Cela pourrait se faire dès l'an prochain, à l'occasion du sommet du 60e anniversaire de l'Alliance, dont le président propose qu'il se tienne… à Paris ! C'est un changement de cap fondamental. Dans les faits évidemment, à l'exception de l'Irak, la France a pris part à toutes les opérations militaires occidentales depuis quinze ans, et l'armée française est de plus en plus OTAN-compatible. Mais politiquement, la France avait maintenu haut et fort, et Jacques Chirac y tenait, l'idée d'une « différence française ». Nicolas Sarkozy est prêt à l'effacer, à condition que Washington permette l'émergence d'une réelle défense européenne, arrimée à l'Otan, mais disposant de son autonomie.
Ce choix n'est pas sans risque. Resserer les rangs d'un « bloc occidental » autour des Américains trace des lignes d'affrontement claires que la France, jusqu'ici, s'était refusée à cautionner. La France accepte de renoncer à sa spécificité diplomatique, une posture sans doute difficile à tenir pour un pays dont le poids relatif sur la planète s'est fortement réduit. Mais que gagnera-t-elle à la banalisation ? Ce n'est pas évident.
D'autre part, il est pour le moins hasardeux d'amorcer ce rapprochement avec une administration Bush largement discréditée. Certes, il s'agit d'une démarche de fond, qui se poursuivra quel que soit le président à Washington. Mais, sans tomber dans l'antiaméricanisme primaire, il y a quelque paradoxe à vouloir bâtir une Europe alignée sur les Etats-Unis, au mépris de ses valeurs et intérêts spécifiques.
L'opposition a certes obtenu gain de cause dans sa demande d'un débat parlementaire sur l'Afghanistan. Mais un débat peut en cacher un autre, et celui qui concerne l'ancrage atlantique de la France est d'une autre ampleur. Et ce débat-là n'a pas encore commencé dans le pays.
Pierre Haski
► Edito diffusé mardi 1er avril sur Europe1. Retrouvez l'édito de Pierre Haski tous les mardi et jeudi à 7h42 sur Europe1, et en podcast en cliquant ici.





















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à ThomasLefebvre
De machinchose
19H04 | 01/04/2008 |
parce que ce n'est pas aussi simple. Jamais.
Les états unis ne serait pas venu s'ils n'avaient eu de puissants interets en jeu, il a tout de même fallu une attaque pour les motiver. Doit on se réjouir en irack de la motivation pétrolière ?
Le vietnam entrait il à vos yeux dans la même catégorie ? la corée pareil ?
les bombes atomiques (inutiles) sont elles des crimes de guerre ?
Votre question n'est pas naïve et vous le savez fort bien. Ce genre de question est soit une question bête soit une manipulation du débat. Comme je ne crois pas que vous soyez bête je crois que vous voulez simplement vaincre simplement en invalidant le débat lui même.
Je vous conseille la lecture de Zinn qui a combattu qui a bombardé, qui était là bas, qui était américain et qui a fait cette guerre, il est aussi historien et pacifiste. Parce que la guerre n'est toujours que le resultat des lacheté et des faiblesses voires de la complaisance. La guerre n'est pas une chose qu'on réduit à une question« naïve » en comparant n'importe quoi n'importe comment.
à machinchose
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 00H23 | 02/04/2008 |
Ben la preuve que ce n'était pas « argument invalidant, rendant toute discussion impossible » puisqu'on arrive en avoir une, de discussion.
Relisez le message C.C. : « Les Afghans sont libres de s'autodéterminer. S'ils veulent être sous la coupe des talibans c'est leur problème. » Ah ouais, c'est beau la solidarité de la communauté internationale. C'est bien, avec ce genre de discours nihiliste, il ne reste plus qu'a bruler le siege de l'ONU : si on est « sous la coupe » de quelqu'un c'est notre probleme. On croit rever. Un cauchemar plutot : la loi du plus fort, du plus barbare étant légitimée. Il ne fallait donc pas intervenir au Kosovo (s'ils voulaient etre sous la coupe des Serbes, c'était leur probleme), et ouais, fallait pas intervenir en France pour nous sauver des nazis car on n'était meme pas foutu de nous « autodéterminer » et que « c'était notre probleme. »
Je ne dis pas que toutes les interventions et leurs méthodes sont légitimes mais cet égoisme d'enfant gaté m'est insuportable. Je prefere etre accusé d'avoir une supériorité morale, (je suis heureux quand la démocratie progresse dans le monde et j'ai la faiblesse de croire que le droit international est supérieur a la loi du plus fort) que d'égoisme et d'indifférence. Traitez moi de « grossier » autant que vous voulez mais la phrase « les Afghans sont libres de s'autodéterminer. S'ils veulent être sous la coupe des talibans c'est leur problème » me reste en travers de la gorge. Pas vous ?
à ThomasLefebvre
De machinchose
06H27 | 02/04/2008 |
m'avez vous lu soutenir cette position ?
Mais alors pourquoi n'allons nous pas libérer les chinois ?
pourquoi n'allons nous pas libérer les habitant des émirats arabes (au moins les femmes) ?
croyez vous que la seconde guerre mondiale visait à « libérer » les allemands ?
Qu'attendions nous pour sortir Pinochet ?
Les coréens du nord ont ils davantage choisi ?
Les gouvernant actuels démocratiquement élu de l'afghanistan ne sont ils pas ceux qui font concurrence aux taliban en condamnant des journalistes critiques vis à vis de l'islam à mort ?
je dis seulement que vous êtes ici dramatiquement simpliste.
Les talibans à la différence des nazi et autres ne sont pas un peuple d'occupation. Vous faites des amalgames un peu n'importe comment.
à machinchose
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 09H16 | 02/04/2008 |
Ah, les Etats-Unis n'ont pas « dénazifié » une partie de l'Allemagne ?
à ThomasLefebvre
De machinchose
09H22 | 02/04/2008 |
mon dieu mais vous dites n'importe quoi ! les états-unis ne sont pas entré en guerre pour dénazifier l'allemagne, c'est un effet évident de la victoire rien de plus. Et ils l'ont fait avec les russes (que nous n'avons jamais destalinisés…)
Vos raisonnements sont alarmants. Et vous ne répondez pas autant à mes questions que je réponds aux votres, je le déplore.
à ThomasLefebvre
De BZH
18H55 | 01/04/2008 |
Au nom de quoi faut-il y aller ?
De marie 75
11H15 | 01/04/2008 |
68% des français contre cette décision sarkozienne (ouest Fce sondage, je crois entendu très vite)
De tintouin
12H23 | 01/04/2008 |
Allons au delà de la polémique sur la décision prise par Sarkozy sans consulter le parlement.
Renforcer les troupes françaises en Afghanistan, ça va apporter quoi à ce pays, et à la France ?
Je ne remets pas en cause la qualité de nos militaires qui sont appréciés y compris à l'ONU pour leur professionalisme dans toutes les opérations extérieures.
Mais sur le terrain tout le monde sait que 1000 hommes supplémentaires, déployés dans l'est du pays, ne feront pas la différence face aux talibans, qui sont partout dans le pays au milieu des populations civiles.
Il faut donc d'abord définir une stratégie politique et militaire, et ensuite mettre en oeuvre les moyens sur le terrain d'appliquer cette stratégie.
Kouchner et Sarko annoncent d'ailleurs qu'ils ont demandé à leurs partenaires de l'OTAN de revoir la stratégie actuelle. A les écouter, on en déduit que celle-ci n'est pas satisfaisante à leurs yeux.
En conséquence, je me demande par quel miracle ils peuvent déjà décider de moyens à mettre en oeuvre pour appliquer une stratégie qui n'est pas arrêtée !
Cela ressemble davantage à la tactique du pompier amateur, qui jette un saut d'eau pour essayer de contenir le feu.
Nos gouvernants ne sont pas totalement idiots (et s'ils le sont, leurs conseillers et généraux d'armée sont là pour les éclairer), ils savent tout cela.
Clarifions les enjeux. Si nos soldats meurent en nombre demain en Afghanistan ( il y en a déjà qui y sont morts au combat depuis 5 ans), quelle sera la justification ?
- pour établir la paix et assurer le développement de ce pays. Cet objectif semble secondaire. Il suffit de voir les pays africains instables depuis des décennies, et ce dans l'indifférence générale, pour comprendre que nos démocraties n'agissent pas par pure générosité en Afghanistan.
- pour empêcher le re-développement de camps d'entrainement terroristes protégés par un gouvernement taliban, qui lanceraient des opérations sur l'Occident. ça semble être un motif un peu plus crédible de l'engagement de l'OTAN et de la France.
La France ne peut déployer beaucoup plus d'hommes (budgets militaires limités, autres opérations en Afrique), mais par l'exemple donné espère pousser d'autres pays européens à envoyer aussi des renforts (Allemagne…). Là encore, on se heurte aux limites et au flou de la stratégie actuelle.
- pour conforter la position française dans d'autres domaines, plus cruciaux aux yeux de nos gouvernants.
Sarkozy cherche avant tout à plaire aux Américains et aux Anglais, dans le cadre d'un rapprochement qui va au-delà du simple destin de l'Afghanistan et de la lutte contre le terrorisme. Est-on prêt à accepter ce sacrifice de nos soldats ? Encore faudrait-il qu'on connaisse ces enjeux en détail pour pouvoir juger du prix à payer par nos soldats ?
De parousnik
12H25 | 01/04/2008 |
L'histoire se répéte, Nicolas Sarkozy entrainant la France dans les guerres crapuleuses aux cotés des Neo-facistes anglo-étasuniens… cela rappelle la France s'alliant à la Grande Allemagne nazi et sans capitulation donc c'est pire dans le crime et la trahison car ce n'est certainement ni la décision du peuple ni une contrainte imposée. Le petit président se trompe car ni le peuple us ni le peuple british et aucun peuple de la terre ne soutient ces guerres terroristes d'états qui n'ont d'autres objets visibles que les pillages des richesses des pays Golf Persique. Il est aujourd'hui prouvé que les attentats de New York ont été décidé et organisé par des services sercrets us et de troublantes coincidences indique que les attentats de Londres ont été eux aussi organisé par des services de l'ombre Anglais donc il est à craindre quie pour fédérer le peuple aux ordres de Sarkozy un attentat pourrait bien avoir lieu en France… Curieusement tous ces attentats ne visaient que le petit peuple laborieux, c'est étrange… et peut être une indication de plus suggérant que ces attentats ne sont ni décidés ni organisés par ceux que les médias aux ordres désignent sans la moindre investigation. Si 68% des français sont contre cette alliance au terrorisme d'empire il est évident que des résistances vont naître, alors ? …
à parousnik
De Caius
Expert en management | 15H35 | 01/04/2008 |
L'idélogie ne vous aurait pas rendu un peu parano, Parousnik, avec votre théorie généralisée du complot ?
La question de l'Afghanistan mérite une réflexion un peu plus sérieuse.
à Caius
De parousnik
18H25 | 01/04/2008 |
Ce n'est pas une théorie mais une réalité qui est apparue au public avec les événements du 11/09. Une reflexion plus sérieuse ? Mais sur quoi baser une réflexion « sérieuse » sur les mensonges de G.Bush ? Croyez vous sérieusement que les armées de l'ultracapitalisme occidentale soit en Afghanistan et en Irak pour autre chose que le controle des routes du pétrole en provenance d'asie centrale ou et carrément son vol en Irak ?
http://mondialisation.ca/index.php ? context=va&aid=8497
De said sellali
cadre à nantes | 13H03 | 01/04/2008 |
68% des français sont contre le déploiement supplémentaire de soldats français en Afghanistan, qui ne vont servir à rien .Il faut le dire dans votre papier. D'ailleurs, le guerre en Afghanistan est un fiasco sans nom avec Karzai contrôlant à peine 20% du territoire et les talibans 56%. Ce conflit qui va encore durer des années connaitra la même fin que la guerre afghano-soviétique : la victoire des fondamentalistes islamistes (en l'espèce les talibans). En effet, malheureusement pour les afghans, Karzai a montré son seul vrai visage, celui de plus grand trafiquant de drogues au monde de par son soutien actif à son frère dealer. Il n'a rien fait poour créer un Etat moderne digne de ce nom. Les raisons structurelles de l'avénement des talibans sont toujours là et bien là : corruption,drogues, lutte de clans…
Quant à Sarkozy, son atlantiqme serait comique s'il n'était pathétique.Ainsi, il est atlantiste quant les anglo-américains n'ont jamais été aussi faibles et discrédités en raison notamment de la catastrophe irakienne.C'est à se demander à quoi réfléchi notre Iznogoud de pacotille.
De Thorgal46
Informaticien dans le Lot | 13H07 | 01/04/2008 |
Cet article parle de déploiement militaire.
J'ai envie de rapprocher cette évocation d'intervention militaire et donc d'Armée de la déclaration de F. Fillon ce matin qui pour faire des économies budgétaires se proposait de « rogner » sur les RSA (remplaçant du RMI).
Depuis que l'on nous dit que les caisses sont vides, que la conjoncture internationale est défavorables, qu'il faut réduire les déficits…etc
Quelqu'un a-t-il entendu un de nos éminents dirigeants évoquer la possibilité de réduire le budget de l'Armée ? ?
En plus ça irait de pair avec la lutte pour l'environnement car les chars Leclerc ou les Rafales ne fonctionnent pas encore à l'huile de friteuse ! !
Mais non, rien, pas un mot sur la Grande Muette. Mieux même, on inaugure un super sous marin à X milliards d'euros et bientôt une nouvelle vedette à encore X millairds d'euros.
A croire que le lobby militaro-marchand d'armes est bien puissant ? ! !
Qu'en pensez vous ?
Moi, si on me disait : demain on réduit de moitié le nombre de vols de ces putains d'avions de chasse qui nous font sursauter à chacun de leur passage carburophage, ça me plairait bien ! !
De NuklearCocroach
13H17 | 01/04/2008 |
« Le président de la République a en effet décidé de faire prendre un virage fondamental à la politique extérieure de la France. Il l'a fait par petites touches. A Washington d'abord, à Londres ensuite, avec deux discours en forme de déclarations d'amour aux deux piliers de l'Alliance atlantique. »
Si la France a le cul qui colle après ça,faut pas s'étonner…
De C. Creseveur
D'actualité | 13H26 | 01/04/2008 |
Prétendre à l'émergence d'une défense européenne tout en la maintenant sous l'égide de l'Otan est un non sens total.
Soit nous voulons une défense autonome et l'Otan doit remballer.
Soit nous nous soumettons, et nous suivons en bon caniches les américains dans leurs guerres néo-coloniales, que nous finançons déjà de manière indirecte.
Manifestement Mr Sarkozy a choisi la seconde option, mais pour sauver la face il fait des petits moulinets pour nous faire croire que la parole de la France à un poids quelconque (il est vrai que parfois après un roulement de nuque à la Dick Rivers on a super peur ! ).
Nous ne sommes pas dupe. Il a sans doute lui-même un intérêt très personnel (avec ses amis de Carlyle, ou je ne sais qui) à pousser la France dans le giron américain.
Quand au simulacre de débat (puisqu'il n'y a pas de vote), Mr Apparu en goûtera je l'imagine tout le poids rendu au parlement !
Encore tous mes compliments, Mr le député.
De JeanBavedeRage
Démocrade Crétin | 13H39 | 01/04/2008 |
ça glose, ça se chatouille, ça se chamaille, ça reste courtois… Non mais là c'est de guerre que ça parle pas d'un champs de patate…les morts, les viols, les tortures, les mutilations à vie, les destructions en tout genre, pourquoi n'en parlez vous pas ?
C'est moins statistiquement pertinent ? c'est moins géopolitiquement glamour ? C'est moins intéressant que les turpitudes diplomachines d'un mégalo et sa suite de laquets ?
De dalun
13H43 | 01/04/2008 |
il existe des pays sur cette terre , tu dessine des poignées d'argent (4) et ça fait de beaux cercueils pour les habitants ! ! qui vat porter ce qui s'annonce comme malheurS sur ces terres ? ?
De snipoza
décroissant sang d'Angers antipyram... | 13H44 | 01/04/2008 |
OTAN suspend ton VOL
le transgresseur commet au moins une transgression par jour. Une de ses obsessions est de liquider totalement l'oeuvre de De Gaulle et l'héritage du CNR. Chez lui tout est transgression, premier président à se faire adouber chez le pape alors que divorcé, ami de l'église de scientologie, et en compagnie d'un gars qui dit des gros mots. Là où De Gaulle allait à la messe avec madame en toute discrétion en payant de sa poche l'essence de sa bagnole, le pervers transgresse aussi la loi laïque.
Il a proposé une loi scélérate pour la mémoire de la shoah sans même consulter l'autorité sur cette question, madame Veil. Monsieur Maurice Rajsfus propose que la police française, jamais mise en cause dans les rafles style Vel d'Hiv. malgré son zèle notoire assume ce devoir de mémoire.
Le journal CQFD nous apprend que le transgresseur est atteint d'une maladie dite « Gilles de la Tourette », affection neurologique à troubles obsessionnels-compulsifs : coprolalie et spasmes musculaires (affectant le cou, les membres supérieurs, le tronc et aussi le visage avec grimaces et crispations incontrôlées) sont les manifestations dont les imitateurs tirent profit. Il n'existe pas de traitement. Et ce n'est drôle ni pour lui, ni pour nous.
Vendre des armes à Khadafi, du nucléaire à l'Afrique du sud, seconder Bush pour fumer de l'Afghan, insulter le peuple pêcheur ou tripoter les cornes d'une vache au salon de l'agriculture (même Chirac ne se permettait pas ça), placer ses proches dans le système banqual mondial, pervertir et phagociter l'opposition, puis la recréer parmi les « siens », rien n'arrête la folle épopée de cet omni-président, qui est une arme de destruction massive à lui tout seul et qui est un soldat ou un valet de ce qu'un penseur appelle l'Extrémistan.
Le plus vite nous arrêterons ce transgresseur, le moins de dégâts il commettra. On a du boulot, parce que à part en Antarctique et en Amérique du Sud où la lutte contre la mondialisation du fric total et de la guerre totale progresse, ce ne sont pas des malades mentaux qui ont les clés des pouvoirs, ce sont des intelligents malfaisants, des total alliers-nés, et pas seulement en Atlantique-Nord.
De ex-riverain
x | 14H06 | 01/04/2008 |
l´OTAN est une organisation criminelle - ben oui, aucune légitimité, juste le poids de son arsenal et de la diplomatie cumulée par tous les Etats derriere.
j´ai pas dit terroriste, je suis sympa, hein…merci pour l´uranium enrichi balancé par l´OTAN sur les Balkans…un tout petit Hiroshima pour l´OTAN, un grand pas pour l´Humanité…
De Pit
14H19 | 01/04/2008 |
Faudrait vraiment faire le ménage dans les commentaires de Rue89, ils n'ont vraiment plus aucun intérêt. La moitié qui crie à la conspiration de la droite fasciste menée par les grands patrons, les autres à la résurrection du nazisme version américaine en la personne de G.W. Bush et sa clique judeo-militariste-maconnique.
Ca suffit là, on reproche assez à M. Sarkozy de ne pas se rendre compte que les mots ont un sens pour que ceux qui le critiquent tombent dans les mêmes travers.
Et par pitié, vraiment, arrêtez de citer des sondages, depuis quand la majorité a raison ?
Edit : à peine le temps d'écrire mon message que le post au dessus de moi compare l'OTAN à une organisation criminelle. Dis-moi champion, tu écris avant et tu penses après ou ?
Sur ce je vous laisse à vos délires paranoïaques, vous avez pas besoin de moi. Dommage, il y avait des posteurs intéressants ici.
De ex-riverain
x | 15H43 | 01/04/2008 |
et l´uranium enrichi sur les Balkans, c´est de la parano crypto-trotskiste ou tout simplement un crime qui ne veut pas dire son nom ?
j´ai voté « naze » a ton message, et je suis ma foi surpris que le mien n´ait même pas été plié…merci aux votants !
De Nicolas Cadène
Collaborateur parlementaire - Conse... | 18H16 | 01/04/2008 |
Parler de « rupture atlantiste » me semble tout à fait exact, mais au-delà, la France tend à diviser la défense européenne et à commettre la même erreur que les USA. Celle de croire ou de faire croire en la « guerre sans mort ».
En effet, rappelons que dans une guerre extérieure, les capacités militaires matérielles et techniques ne font que devancer et qu'encadrer un corps de soldats qui se doivent d'occuper un territoire donné et de le pacifier.
Aux Etats-Unis, l'émergence au début des années 2000 du concept de « guerre sans mort » a mené à son point d'aboutissement une préférence originelle pour l'affrontement asymétrique. Il admet, formalise et aggrave l'incapacité traditionnelle au sol de l'armée. Faire la guerre au moindre coût pour soi-même et à coût maximal pour l'ennemi peut découler d'une saine logique (évidemment, du point de vue de l'attaquant)… Reste que l'absence d'une tradition militaire américaine au sol rend très difficile l'occupation du terrain. Le conflit irakien le démontre largement aujourd'hui.
Avec cette nouvelle annonce du président de la République, on ne peut que constater que ce concept de « guerre sans mort » continue à prendre culturellement de l'importance en Europe. Une armée européenne, bien que connaissant le combat au sol, serait sans doute d'ici peu de temps guère plus efficace que l'armée américaine.
Et ce, à l'inverse de l'armée russe qui démontre toujours dans le Caucase que la Russie peut encore – mais pour combien de temps ? – prélever sur sa population l'impôt du sang, avec le soutien du corps électoral (encore que cela fut plus complexe lors du conflit afghan dans les années 1980).
À mon sens, cette capacité est une ressource militaire de type social et psychologique que l'Amérique a déjà perdu et que l'Europe finirait par perdre si elle adoptait une politique de guerres à l'extérieur équivalente.
Cette capacité, que les États-Unis ont déjà perdu, a « l'avantage » de ne pas masquer la réalité de la guerre. Ne plus l'avoir c'est s'exposer à être toujours pire pour se protéger soi, c'est se voiler la face quant aux réalités des conflits armées, c'est aussi les rendre psychologiquement à la fois plus facile (trop facile) à engager et impossible à gérer (quand la réalité a repris ses droits). L'Union européenne doit garder son expérience de la guerre, son savoir et sa capacité à la faire telle qu'elle est toujours. L'alignement sur la démarche américaine serait une erreur dramatique. Cessons de faire croire aux population qu'une guerre peut être « propre » et qu'on peut donc la décider sans les consulter.
Parce que c'est bien cela qui a eu lieu. La décision d'envoyer des Français combattre en Afghanistan n'a même pas été réellement débattu au sein du Parlement… et a été annoncé en « avant-première » à l'étranger, au Royaume-Uni. Nicolas Sarkozy décide et ensuite fait semblant de consulter la représentation nationale avec un débat sans vote. Comme l'a rappelé Jean-Louis Bianco, nous sommes une des rares démocraties dans le monde où l'on peut envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement n'en débatte sérieusement et encore moins ne vote. Cela relativise les belles promesses sur son rôle…
Nicolas Sarkozy se comporte en autocrate et continue à faire des « courbettes » à G. W. Bush en essayant d'être le « bon élève ». Il souhaite réintégrer tout à fait l'OTAN sans saisir semble-t-il ce qui avait conduit de Gaulle à s'en retirer. Lorsque certains avancent ici que « nous sommes de fait dans l'OTAN », ils oublient que de Gaulle avait demandé un directoire partagé de l'Organisation que les Américains le lui avaient refusé. Le retrait « politique » a donc un sens, mais le chef de l'État français semble prêt à y rentrer sans obtenir la garantie sur le rôle que jouerait la France ou même l'Europe en son sein. Souvenons-nous que pendant les opérations en Serbie et au Kosovo, même les Britanniques n'étaient pas informés des frappes, décidées unilatéralement.
L'Union européenne a besoin d'une puissance militaire commune qui soit d'abord axée en Europe pour défendre le territoire de l'UE ou y empêcher des affrontements armés. Dans ce cadre, nous devons devenir totalement autonomes de l'OTAN ou au moins diriger en son sein de façon indépendante toutes ses actions sur le territoire européen. Bref, il faudrait au minimum un « SACEUR » (celui qui commande les troupes militaires de l'OTAN sur le continent européen) européen et non plus américain nommé par le président des États-Unis, confirmé par le Sénat américain et approuvé par le Conseil de l'Atlantique Nord. Or, Nicolas Sarkozy n'a absolument pas obtenu cette condition en proposant une réintégration complète de la France…
Que faut-il faire en Afghanistan ? Il est facile de répondre à ceux qui répètent « ce n'est peut-être pas une bonne chose d'envoyer des renforts, mais vous ne proposez rien ». D'une part, on peut constater une action comme étant mauvaise et donc s'y opposer, même sans proposer d'alternative. Heureusement !
D'autre part, sans retirer nos troupes, il ne faut tout simplement pas en envoyer de nouvelles. L'Afghanistan connaît de graves problèmes avec un trafic de drogue qui s'intensifie, un nombre d'attentats toujours plus important et des aides financières qui n'arrivent pas aux habitants. Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, a rappelé sa ferme opposition à l'envoi de renforts car il craint de voir des unités françaises piégées « dans une logique d'escalade » semblable à celle que connaît l'Irak et considérées comme des forces d'occupation. Depuis 2003, le nombre des militaires alliés a plus que quadruplé en Afghanistan (aujourd'hui, environ 50 000 hommes) sans que la situation ne s'améliore, au contraire : c'est une sorte de guet apens taliban. Michael McDonnel, directeur national américain du renseignement affirme que les talibans et les chefs de tribu qui leur sont favorables contrôlent 70% du territoire afghan. Enfin, le général américain James Jones, ancien commandant suprême des forces de l'OTAN, affirme que « l'OTAN n'est pas en train de gagner la guerre en Afghanistan ».
Bref, y renvoyer de nouveaux renforts ainsi, c'est agir à l'aveugle. La bonne méthode serait que l'on débatte entre Européens, notamment au Parlement à Strasbourg, avant toute nouvelle opération militaire. Il faut agir d'abord pour soutenir le mouvement démocrate en Afghanistan, pour s'assurer de l'arrivée des aides et enfin définir sérieusement une stratégie militaire face à une guérilla très bien organisée, qui comme je le rappelle plus haut, conduit à des combats violents et à des risques de morts nombreuses.
Nicolas Sarkozy affaiblit l'Union européenne de la défense en décidant si rapidement et sans réflexion. Pourtant, ce qui est avant tout nécessaire, c'est une politique étrangère européenne plus active qui cherche à harmoniser les positions de ses États membres face aux défis spécifiques que rencontre l'Union, au lieu d'attendre passivement les décisions des responsables de la politique étrangère américaine, puis de se disputer sur la réaction adéquate.
à Nicolas Cadène
De machinchose
09H23 | 02/04/2008 |
Enfin un commentaire éclairé et éclairant.
J'aurais bien aimé y lire une réponse de M. Lefebvre
à Nicolas Cadène
De abcd
retraitée | 08H24 | 04/04/2008 |
merci ; quant aux décisions rapides et sans réflexion auparavant, il va falloir s'y habituer
De parousnik
18H43 | 01/04/2008 |
Ce n'est pas pour la France que des soldats français mourrons en Afghanistan mais pour les bénéfices de Total et qlqs autres multinationales… Alors c'est peut être à elles de prendre en charge les frais de cette armée de métier et les frais qu'il faudra payer aux veuves et aux veufs.
De parousnik
19H56 | 01/04/2008 |
http://www.dailymotion.com/video/x4u47q_nicolas-sarkozy-et-lafghanistan_…
Pour cela aussi MR Sarkozy vous avez été élu mais vos chiens ne vous l'ont pas rappelé…
« parce que “aucune armée au monde n'a réussi dans un pays qui n'est pas le sien”
De re-belle
mère au foyer | 22H13 | 01/04/2008 |
ce qui me choque, c'est l'excuse du 11 septembre et l'insécurité des français face aux terroristes, qu'invoque le premier ministre devant le parlementaire, pour envoyer 1 000 soldats en afghanistan ! ! ! …
une copie conforme avec la déclaration de Bush pour la guerre en irak ! ! ! …
une question que je me pose, qui a écouté MASSOUD avant son assassinat, quand il prévenait aux grandes nations, le danger des talibans que les américains eux-memes les aidaient financièrement et logistiquement contre les armées russes ? ? ? ! ! ! …
doit-on en parti payer les bétises répétitives de la politique américaine qui s'embourbe ? ? ? ! ! ! …
je pense qu'actuellement,depuis 2001, on a mis qu'une succèssion de petits pansements face à une énorme gangrène ! ! ! …
ou bien se cache l'intéret pour le gaz et le pétrole, dont on sait que total, unocal, texaco, bp ont des bureaux à Kaboul espérant remporter des appels d'offres ? ? ? ! ! ! …
De kabulle la bulle
10H13 | 07/04/2008 |
Y aller, ne pas y aller, rupture atlantiste …
Dans tout ce ramdam médiatique autour de l'Afghanistan, une bonne chose : on en parle et plus seulement pour étaler des pages de mélo : (Massoud le pur,les larmes de Ponfilly, un sourire sur le visage d'une femme, les photos de Reza, 3 belles burkas bleues sur fond de ruines, les vibrations de l'air, le jeu des couleurs… bref, toute la mélasse sur l'Afghanistan, qui provient largement, et pour le malheur de ce pays, de son extrême photogénie). Non on commence à en parler comme on parle d'autres pays. On s'interroge : faut-il envoyer des troupes supplémentaires ? Faut-il en débattre au Parlement ? Je rappelle que des troupes françaises se battent depuis longtemps en Afghanistan. Au-delà des forces dites du « maintien de la paix » de l'ISAF, des forces spéciales y ont combattu. Nos avions bombardent ce pays. Tout ceci dans l'indifférence générale. Pendant des années cela n'a choqué personne. Mais le fait que l'on accepte aussi facilement la guerre est déjà le signe qu'on a un pied dans la barbarie.
Bref. Aujourd'hui, on discute… Mais parle-t-on des Afghans, Non, car il a été établi dès le début que cette guerre était juste, sans que le concept de guerre juste soit défini plus longuement. Pourquoi combattre en Afghanistan ? Pourquoi envoyer nos soldats tuer des gens dont on nous dit qu'ils sont horribles, mais dont les images ressemblent furieusement à celles des « freedom fighters » du djihad contre les soviétiques ? L'Afghan dont on nous rebat les oreilles, serait-il fier et ombrageux, courageux et libre, combattant de nobles causes dans le Panshir, ou dans ce qu'on appelle « le Nord » (quitte à y inclure les sombres tueurs de Dostom) et perdrait-il ses qualités au sud et à l'Est ? Faut-il établir un nuancier des ethnies : Tadjiks = bon, Paschtoun = pas bon, hazara = victime, ouzbek = heu… on en parle jamais de ceux-là). Il y a pourtant aussi de belles photos à faire au sud et à l'Est.
Que veut-on faire pour aider réellement ce pays ? Les bombes, on devrait le savoir depuis 30 ans, ça ne marche pas, même les bombes du bonheur (souvenez-vous, ces belles images de 2001, bombes tombant sur des lignes qu'on nous disait talibanes, au loin, en silence, et nous tous, heureux de voir la mort tomber… ) Depuis 2001 combien d'enfants afghans morts sous les bombes ? Combien d'enfants terrorisés par l'irruption de soldats étrangers, harnachés comme des robots, dans leurs villages ? Pardon, il s'agissait d'enfants du Sud ou de l'Est, bref de quasi taliban.
A Kaboul règne Karzai. Il devient assez facile de critiquer Karzai. Il devient assez facile même de parler d'échec de l'aide, d'échec de l'intervention… le constat est là. Pourtant quelle solution préconisons-nous ? Plus de militaires et plus d'aides. Alors évidemment vu de la rue de Kaboul ou d'ailleurs, j'imagine qu'on peut confondre. Humanitaire, militaire… voyez Kouchner, il ne sait plus. Or Kaboul ce n'est pas un échec. C'est une grande réussite. Ici ce bel immeuble récent, là ces 4X4 rutilants. On a merveilleusement réussi à installer un état prédateur. Toute notre belle experience occidentale sombre dans le néant kabouli. C'est peut-être là d'ailleurs une des réalités de ce pays. On l'attend ici, il surgit là. On croit reconnaître telle forme pour ce qu'elle semble être chez nous, et elle est toute autre. Mais c'est aussi une merveilleuse réussite pour des milliers d'experts et agences en tous genres. Experts à Kaboul… Des sous, des sous, des sous. Savez-vous ce que j'ai vu naître très vite à Kaboul après la « libération » ? Les bordels. Les chinoises en minijupes sur le trottoir de Kaboul. Belle image. On se bat pour libérer la femme de la burqa et elle réapparaît en prostituée. Ah les femmes… Quel journaliste en a parlé ? C'est ballot. Les grands démocrates de l'Alliance du nord, les freedom fighters, se tapant des gamines chinoises pendant que madame est à la maison. Pas vraiment de la bonne image. Quel journaliste aujourd'hui va nous dire qui sont vraiment ces gamins sur qui nos fiers soldats vont tirer ?