
Gérard Raymond, président de l'Association française des diabétiques (AFD), et Patrick Vexiau, secrétaire général de l'association et chef du service de diabétologie de l'hôpital Saint-Louis à Paris, nous ont proposé cette tribune, en réaction au débat ouvert sur Rue89 sur la prise en charge du diabète.
BALANCE n. f. Personne qui se venge dans le bureau d'un juge de n'avoir pas été nommée ministre.L'Association française des diabétiques (AFD) tient à exprimer sa profonde indignation suite aux propos que tenait un médecin généraliste sur Rue89 dans un récent article.
Ce médecin internaute de Rue89 déclarait, au sujet de la prise en charge des diabétiques par la sécurité sociale :
« Pourquoi quelqu'un qui a mangé et picolé toute sa vie sans faire attention serait mieux pris en charge que des patients atteints d'arthrose qui, eux, ne sont pas à 100% ? “
Ces propos traduisent une ignorance scientifique étonnante de la part d'un médecin. Le diabète est en effet une maladie favorisée par la société d'abondance et par la sédentarité liée à l'urbanisation.
Le surpoids et l'obésité touchent plus de 40% de la population adulte française. Certains ont la malchance d'avoir les mauvais gênes et parmi ces 40% de personnes, 10% développeront le diabète. On ne choisit pas ses gènes ! Considérer que ces phénomènes sont de la seule responsabilité des individus caractérise un esprit profondément réactionnaire et de plus médicalement aberrant quand toutes les études épidémiologiques prouvent le contraire.
Sida, choléra, imprudence
Nier que la société contemporaine puisse jouer un rôle dans le déclenchement des maladies, c'est considérer que tous les séropositifs sont responsables de leur contamination si elle est sexuelle, que tous les accidentés du travail sont des imprudents ou encore que toutes les victimes du choléra n'avaient qu'à mieux se laver les mains ! Ce docteur sait-il que le diabète progresse d'une façon considérable dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique ou en Amérique du Sud, du fait de l'urbanisation massive et où on estime que le nombre de diabétiques doublera dans les vingt prochaines années ? Ce médecin peut-il affirmer que c'est parce qu'ils mangent trop ? La plateforme de lutte contre l'obésité infantile, initiée par l'UFC Que Choisir et soutenue, notamment, par l'AFD, a mis en avant l'importance de la publicité et de la composition des aliments de l'industrie agro-alimentaire dans la progression du surpoids et de l'obésité chez les enfants.
Ces ‘petits gros’ qui, si rien n'est fait, seront malheureusement les diabétiques de demain, seraient donc les futurs responsables du déficit de la sécurité sociale ? Propos stupides et injurieux
Les 3 millions de diabétiques français et les 246 autres millions dans le monde, en ont assez d'entendre de tels propos stupides et injurieux. Le diabète ne se guérit pas, il s'impose tous les jours, toute la vie. 80% du traitement est assuré par le patient lui-même.
On peut mourir des complications du diabète : amputations, cécité, maladies cardio-vasculaires, celles-ci peuvent être très graves. On peut les éviter, en retarder la venue, par une prise en charge précoce, un bon suivi du traitement et une bonne hygiène de vie.
Est-ce en culpabilisant les malades et en les faisant ‘payer’, qu'on les incitera à mieux se soigner ? Contre toutes les prétendues autorités savantes, arrogantes et méprisantes, qui heureusement représentent une minorité, les malades, responsables en permanence de leur santé, refusent en plus d'être coupables.
Dessin : Charb.




















70
(Pour réagir, connectez-vous)
De Seccotine
14H08 | 28/03/2008 |
Je ne suis pas diabétique (enfin pas à ma connaissance) mais je suis totalement solidaire.
« On peut les éviter, en retarder la venue, par une prise en charge précoce, un bon suivi du traitement et une bonne hygiène de vie »
Là aussi, outre la tentation engendrée par la publicité à outrance, il faut encore avoir les « moyens » de pouvoir s'alimenter sinon le mieux possible, au moins le moins « mauvaisement » possible. Il me semble bien que les études démontrent que l'obésité est plus présente chez les moins bien nantis parce qu'ils sont obligés de ne pas être sélectifs dans leurs choix d'alimentation (encore que les sodas pourraient être évités à moindre frais). C'est une réflexion que je laisse aux experts décents et responsables qui ont un sens concret de la réalité du terrain chez leurs patients.
à Seccotine
De PIFOU2
Glopeur/Pas Glopeur | 19H13 | 29/03/2008 |
AFD…..Glop ! Glop !
à Seccotine
De psyche
Agitateur d'inconscience | 19H29 | 29/03/2008 |
Bonjour à tous,
Et pourquoi ne commencerions nous pas par « EXIGER » de tous les hommes politiques ,qu'ils prennent en charge le remboursement ,à titre personnel ,correspondant à chacune de leur mauvaise prise de décision !
Après cela je pense que la France serait en excédant…
De DidierB63
Devant un écran | 14H21 | 28/03/2008 |
Est-ce en culpabilisant les malades et en les faisant « payer », qu'on les incitera à mieux se soigner ?
La réponse est non, ben sur. Mais l'objectif n'est pas que les malades se soignent mieux.
L'objectif est de se mettre dans la poche cette partie de la population qui trouve que la sécurité sociale coute trop cher et qu'ils ne devraient pas payer alors qu'ils ne sont pas malades.
A terme, on peut comme ça annoncer des baisses de remboursements ponctuelles en paraissant juste.
On tient donc un discours de « justice sociale » en opposant les malades qui auraient pu être raisonnables d'un coté et les personnes « saines » de l'autre.
Ça craint !
http://polemiquons.over-blog.com/
De all
14H53 | 28/03/2008 |
D'abord, il n'est pas question de « faire payer » mais de réserver l'ALD à ceux dont le diabète n'a pas été provoqué par une mauvaise hygiène de vie.
Il y a une différence entre un diabète insulino-dépendant d'origine génétique et un « diabète gras » déclenché par une alimentation excessive et déséquilibrée.
Il faut comprendre que si l'on mange comme un chancre toute sa vie, qu'on fume comme un pompier et qu'on boit comme un trou, le tout relié à un mode de vie de couch potato on aura plus tard des problèmes corrélés avec ces actions. Généralement à partir de 50 ans. Et ces problèmes de santé, dont le diabète, seront de la responsabilité de celui qui s'est ainsi laissé aller dans un hédonisme béat, certes favorisé par l'environnement sociétal.
L'évolution a façonné le corps humain pour affronter des périodes d'abondance et de disette, de sorte à stocker l'énergie et la restituer plus tard. L'homme n'a pas été construit pour être engraissé à une auge, mais pour courir dans les bois et que sa joie demeure.
La solidarité n'est pas à sens unique comme vous semblez l'entendre, à savoir que les bien portants doivent payer pour les malades et point barre. Il faut aussi s'attacher à avoir une bonne hygiène (l'information est suffisamment rabâchée dans les campagnes de sensibilisation de santé publique) pour ne pas provoquer soi-même sa maladie et devenir une charge.
à all
De Lavrenti
15H04 | 28/03/2008 |
Je pense que vous devriez relire la reponse de l'afd.
Les points que vous soulevez y sont traités et pondérés sans esprit de polemique et de manière constructive.
En ce qui concerne la nuance entre « faire payer » et « reserver l'ald », sachez que le diabete necessite un traitement quotidien qui a un cout. Le fait de ne pas beneficier d'une couverture longue durée contraint donc le malade à payer.
Etant donné les implications médicales très lourdes d'un mauvais suivi, « faire payer » est même leger ; c'est « payer pour ne pas crever » qu'il aurait fallu ecrire.
à all
De Monique 91
( retraitée ) | 16H14 | 28/03/2008 |
Je trouve vos propos scandaleux : ainsi ne seront soignés ou auront droit aux remboursements que ceux qui auront eu une bonne hygiène de vie ! !
Les autres ( les fumeurs qui ont attrapé des cancers, les alcooliques, les diabétiques …) on doit les laisser mourir…. vous oubliez que, s'ils fument, s'ils boivent, s'ils mangent trop, c'est parce que, c'est leur réponse aux accidents de leur vie, aux conditions de vie très dure…
Et quel sera le régime politique qui surveillera la population ? … je crois que nous ne serons , alors plus dans une démocratie … mais sous un régime totalitaire !
La solidarité existe ou n'existe pas ! ( sinon , cela s'appelle la « charité “)
à Monique 91
De tseaparis
03H38 | 29/03/2008 |
Derrière cela il y a un projet de loi pour début 2009 en cours l'étude par l'exécutif qui consisterait à introduire une notion de « responsabilité individuelle » pour la prise en charge ou non, d'une pathologie ou de soins :
« Ce texte, qui pourrait redéfinir les soins qui relèvent de l'assurance maladie et ceux qui relèvent de la responsabilité individuelle, serait distinct du projet de loi de financement de la Sécu (PLFSS) pour 2009 et du projet de loi sur la modernisation de l'organisation des soins, attendu pour l'automne. »
voir l'info complète ici :
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080325/thl-sante-secu-financement-gouvern…
Les accidents d'activité sportive (ski, alpinisme par exemple) seront-ils exclus de la prise en charge par la sécu, pour cause de « responsabilité individuelle » ?
Notre responsabilité individuelle sera-t-elle invoquée à tout bout de champ pour faire basculer les prises en charge vers l'assurance privée (comme aux Etats-Unis avec les résultats désastreux que l'on connait) et faire disparaitre par rapidement NOTRE service public de Sécurité Sociale.
C'est fort probable.
Pour le reste de votre remarque, nous ne sommes déjà plus en démocratie.
à all
De Heureux Nouveau.
16H15 | 28/03/2008 |
« L'homme n'a pas été construit pour être engraissé à une auge, mais pour courir dans les bois et que sa joie demeure. »
A 3, tu peux commencer à courir en zig-zag dans les bois, on va voir si ta joie demeure !
à Heureux Nouveau.
De all
16H51 | 28/03/2008 |
Les hommes, au fond, ça n'a pas été fait pour s'engraisser à l'auge, mais ça été fait pour maigrir dans les chemins, traverser des arbres et des arbres, sans jamais revoir les mêmes arbres, s'en aller dans sa curiosité, connaître.
Jean GIONO
Que Ma Joie Demeure
à all
De Monique 91
( retraitée ) | 16H28 | 28/03/2008 |
Je ne comprends pas pourquoi « Rue 89 » a sélectionné cet article avec la phrase « la solidarité n'est pas à sens unique “ ..Car elle est une atteinte à ce que doit être l'humanisme, elle est dangereuse aussi
Celui (ou celle ),qui boit, qui fume, qui mange trop… c'est celui qui souffre ? Donc si on est responsable de sa maladie, on doit être puni, selon l'auteur de cet article ? ?
à Monique 91
De tseaparis
04H02 | 29/03/2008 |
En fait, l'idée de l'excutif actuel par l'introduction de cette notion néolibérale de « responsabilité individuelle » est de se défausser de la solidarité (principe républicain) en livrant une grande part de la couverture des affections de santé à l'assurance privée (comme au Etats Unis).
Ce n'est malheureusement que la poursuite du démantèlement de tous nos services publics entâmé depuis une dizaine d'années : éducation, santé, justice, transports, Poste, etc… lesquels selon l'Accord General sur les Services, le rapport Attali et le tout récent traité de Lisbonne constituent autant d'entraves insupportables à la concurrence libre et non faussée qui fait, de facto, désormais loi fondamentale en Europe, pour ne pas dire unique… c'est-à-dire, comme vous le dîtes dans un précédent commentaire … TOTALITAIRE.
Totalitarisme de marché, essentiellement financier.
à all
De François Doutriaux
Juriste et enseignant chercheur | 16H59 | 28/03/2008 |
Une telle approche est prodigieusement dangereuse.
Prenons un autre exemple :
W souffre de de problémes récurrents de dos, liés à une activité professionnelle manuelle, pour laquelle il a opté du fait de résultats scolaires médiocres (rien de dénigrant envers les maçons, il s'agit simplement de prendre un exemple). Résultats scolaires eux-mêmes imputables, d'aprés ses bulletins scolaires, à un travail insuffisant. Il ne sera pas remboursé de ses soins parcequ'il a indirectement « provoqué lui-même sa maladie » et est « devenu une charge » ?
X est séropositif. Il se trouve qu'il a eut plusieurs rapports sexuels non protégés. Il a peut-être (il l'ignore puisqu'aucun moyen de protection n'est efficace à 100%) « provoqué lui-même sa maladie » et est ainsi devenu une « charge ». Eut égard au coût de la tritérapie et des méthodes alternatives, nous devons donc gentiment le laisser mourrir ?
Y vit dans une grande ville. Il sait pourtant (« l'information est suffisament rabâchée » par les panneaux publicitaires) que la pollution de l'air y est beaucoup plus importante qu'à la campagne. Il développe une sévéré affection du systéme respiratoire, qu'il n'aurait pas contracté sans la pollution urbaine. Il ne sera pas remboursé de ses soins parcequ'il a indirectement « provoqué lui-même sa maladie » et est « devenu une charge » ?
Z est fumeur, pas de soins remboursés (donc pas de soins du tout eut égard aux coûts) en cas de cancer de la gorge ou des poumons ?
etc…
Votre diatribe méne à une société entiérement réglementée, dans tous ses aspects quotidiens, par l'état et un hygiénisme plus ou moins fascisant. Appliquée au systéme social, elle revient à supprimer progressivement l'essentiel de la prise en charge sociale. On est le plus souvent peu ou prou « responsable » ou « coresponsable » de ses ennuis de santé. Quant à « l'hédonisme béat » dont vous parlez, il serait heureux de le définir : connaissez-vous beaucoup de gens dont l'hygiéne de vie soit parfaite ? QUi ne boivent pas, ne fument pas, dorment 9 à 10 heures par jour et surtout ne travaillent pas (le travail est rarement trés bon pour la santé) ?
Etendez votre raisonnement : pourquoi indemniser des chômeurs qui n'ont pas obtenu suffisament de diplômes pour se prémunir au moins partiellement de cette sutiation ? N'ont-ils pas aprés tout « provoqué eux-mêmes » leur situation en devant des « charges » ?
Votre approche fondé sur ce libéralisme de pacotille qui vise à responsabiliser (sinon à criminaliser) le malade, le pauvre, le chômeur, celui qui - pour une raison ou une autre - se trouve en situation de faiblesse, ressort d'un individualisme pathétique.
Les mêmes raisonnements ont poussé le législateur vers la politique criminelle désastreuse (d'un point de vue purement objectif, sans aborder les considérations morales) que nous connaissons aujourd'hui. Vers les franchises médicales qui n'ont pourtant rien à voir avec cette justification dans leurs modalités d'application. Vers l'explosion du nombre de sans-domicile-fixe. Vers l'augmentation constante des individus qui ne bénéficient pas des soins requis par leur état. Etc..
Selon vous, chacun est responsable de son propre fait. Totalement. Exclusivement.
Un argument que, curieusement, on ne retrouve que chez les riches représentants de sociétés favorisées. Le plus souvent des individus qui n'ont qu'une notion fort théorique de ce qu'est l'indigence.
Nous vivons, monsieur, en société. Cela permet de bénéficier collectivement d'une prospérité autrement inenvisageable, mais également d'assumer collectivement la protection des plus faibles.
La solidarité est le sentiment de responsabilité et de dépendance réciproque au sein d'un groupe de personnes qui sont moralement obligées les unes par rapport aux autres. Elle conduit l'individu à se comporter comme s'il était lui-même confronté au probléme de l'autre, sans quoi l'avenir du groupe (et donc le sien) se verrait compromis.
Ce qui suppose d'admettre un % incompressible de fraudes, d'inéquités, de déséquilibres…
Choisir ses solidarités est effectivement le projet de société qui nous est offert depuis quelques années.
Un « modéle de civilisation » que d'aucun considèrent comme moderne, et qui n'est pourtant que le retour à un systéme extrêmement ancien.
Pour finir par un exemple personnel : je suis depuis quelques jours le pére de deux grands prématurés. Nous avons choisi, avec mon épouse, d'avoir des enfants alors que nous connaissions le risque important (trombopénie alloimmunitaire) qui les menaçaient. Si je vous suis bien, puisque nous avons « provoqué nous-mêmes » notre situation et fait de nos enfants des « charges » (certes temporaires) pour la société, nous ne devrions pas être remboursé des soins que requiert leur état ? Le coût individuel étant de 1250 euros par jour pendant plusieurs semaines, coût que nous sommes incapables d'assumer seuls, nous aurions donc du les laisser mourrir ? Ou être condamné par une incompatibilité génétique à ne pas avoir d'enfants ?
Nos points de vue sur la solidarité divergent manifestement. Je crains que le votre, emprunt d'un sens de la « responsabilité » trés à la mode, aussi superficiel que contre-productif, ne méne à une conception sociale où « la charge » individuelle et « l'improductivité » sont des critères de discrimination légitimés par la loi. L'histoire nous a plusieurs fois enseigné où ce type de choix pouvait mener.
Rassurez-vous cependant, les tenants de votre approche sont au pouvoir dans notre pays depuis bientôt six ans, et pour quatre années encore. Ils appliquent aux classes sociales modestes ou moyennes votre logique « responsabilisante ». Cette politique semble cependant, curieusement, perdre de sa rigueur au fur et à mesure que l'on s'éléve dans la hiérarchie sociale, nos élites évoluant dans un univers totalement déresponsabilisé, alors même que le coût tant collectif qu'individuel en est socialement bien plus lourd.
J'espére simplement pour vous que vous ne sera jamais « la charge » de quelqu'un d'autre et que l'on ne considérera pas que vous êtes « responsable » de votre étât…
Quant à votre « L'homme n'a pas été construit pour être engraissé à une auge, mais pour courir dans les bois et que sa joie demeure », c'est beau comme du créationnisme…
à François Doutriaux
De Alexad
11H38 | 29/03/2008 |
J'applaudis totalement à tous les points de votre discours !
à all
De ripley
17H02 | 28/03/2008 |
Ce qui est exact du point de vue statistique s'avére une ânerie sur le plan individuel !
Si le diabéte de la maturité est statistiquement corrélé à un mode de vie,(pas forcément si hédonnique, ni si béat que vous l'affirmez ; les aliments bons marché étant trés largement en cause), il est grotesque de prétendre qu'une personne est atteinte du fait de son mode de vie. Tout au plus, les statistiques nous permettent de dire que l'apparition de son affection a été favorisée par son environnement et son mode de vie. Ou que cette maladie est survenue plus tôt que si le patient avait pris certaines précautions.
Pour réécrire l'histoire, et deviner comment les choses auraient pu être dans d'autres circonstances, il faut une boule de cristal, au moins et surtout beaucoup de mauvaise foi.
Pour ce qui est de la solidarité à sens unique, comme vous dites, c'est le fondement même de l'assurance maladie.
Je vous accorde que la santé coûte moins cher que la maladie. Et ce n'est pas seulement à ce titre que l'une est préférable à l'autre !
Je n'ai pas de méchanceté, et je ne vous souhaite rien de mal, mais si vous croyez que si vous respectez tous les commandements vous irez au ciel des bien-portants, vous risquez d'être déçu. Aucun malade n'a « mérité » ce qui lui échoit, et aucun bien-portant non plus.
à all
De Francois Toulouse
18H01 | 28/03/2008 |
Je ne comprend pas comment un commentaire aussi puant que celui-ci a pu être être choisi comme commentaire mis en valeur par rue89.
Bon, c'est peut-être au nom de la liberté d'expression, du débat, et tout ce genre de chose…
Mais cela revient à dire qu'une opinion en vaut une autre, et bien non, ce n'est pas le cas : prétendre restreindre la solidarité à des conditions de comportement individuel, c'est aller contre les choix de société qui ont été fait par nos ancêtres, par ceux qui se sont battus pour la sécurité sociale et pour nos droits.
Tout mon soutien donc aux diabétiques, aux malades, aux pauvres, aux chômeurs, qu'ils soient ou non responsables, en tout ou partie de leurs problèmes, peu importe..
Si nous sommes nombreux à être indignés par ce genre de propos, peut-être faudrait-il un jour penser à le manifester autrement : descendre dans la rue, user de violence, pourquoi pas ? Se faire entendre en tout cas : car il y a des choix de sociétés sur lesquels il ne faut pas transiger.
à all
De supprimé à la demande du riverain 25 mai
Les politocrates a la lanterne | 09H22 | 29/03/2008 |
all
Autre façon de voir le probléme : Il faudrait reserver les deniers publics de la securité sociale pour rééllement soigner les malades et non pour enrichir « grassement » le corps medic in al. Non contents d'être les grands beneficiaires repus du pactole des contributions santé, ces donneurs de leçons (à leurs avantages ! ) sont capables de racket : dessous de tables, dépassements d'honoraires, de vols : fausses déclarations de femmes enceintes, fausses ordonnances pour faire du trafic de médicaments….et de promotion d'interêts personnels : surmédications et proliférations d'actes(parcours médical ! ).
Enfin une categorie de Nantis (qui mange sainement parce qu'elle en a plus que les moyens) qui s'associe a son complice le législateur,
qui le lui rendra bien : privatisation de la santé = sociétés côtées en bourse, actions, dividendes
pour culpabiliser les citoyens sur le systeme de santé et parvenir à ses fins : les profits. N'oublions pas du tout all, avec un soupçon d'intelligence, que pour traiter le probleme du « trou », (si trou il y a ! ) plutôt que d'essayer de faire cracher un peu plus le malade au bassinet, il faut traiter au préalable les problemes de fraudes, de fuites, de detournements et de manque d'intégrité.
Cela est « paraît-il » enorme et édifiant, plus gros que le « trou », comme toutes les malversations actuelles.
Enfin à chacun son exces, nous n'avons pas les mêmes valeurs et les mêmes possibilités ! La santé a été prise en otage depuis plusieures années : l'ethique est tombé dans le profit et ceci explique le trou et inversement.
à supprimé à la demande du riverain 25 mai
De folamour
12H15 | 29/03/2008 |
Il y a quelques mois dans que « choisir santé », un article mettait en cause les mammographies systématiques qui « détectent » des cancers du sein qui n'en sont pas. Il allait même plus loin : les dépistages ne font pas reculer la mortalité ! ! ! cancer du colon, de la prostate..etc, devons-nous suivre passivement les conseils d'un corps médical dont je doute de plus en plus de l'innocence ?
doit-on en conclure que pour rentabiliser des équipements très chers les radiologues ont poussé à la consommation aux frais de la secu ? Les prescripteurs tirent des chèques en blanc sur les caisses, poussées par des labos qui assiègent les cabinets médicaux, les génériques sont dédaignés au profit de « nouvelles molécules » pas plus efficaces, mais plus chères…
Alors, la leçon aux malades irresponsables…commencer messieurs-dames du corps médical à balayer devant votre (juteux) pas -de- porte !
De sinago31
retraité | 14H52 | 28/03/2008 |
Poser la question autrement aiderait sans doute à résoudre une partie du problème.
Je me la pose souvent :
Le prix des médicament est-il toujours justifié ?
De quelle augmentation les génériques ont-ils bénéficies depuis 5 ans ?
L'aspect médical de ces produits justifie-t-il les prix qu'ils affichent ?
à sinago31
De BZH
20H22 | 28/03/2008 |
On peut aussi rajouter :
Les médicaments proposés sont-ils aussi efficaces que cela ?
N'y a t'il pas une autre manière de se soigner ?
De Thiery
15H05 | 28/03/2008 |
Pas d'affolement ! Tout va bien !
La moyenne d'age augmente ! Si si !
C'est dans l'journal !
Et on sait même pourquoi : C'est parce que l'on occupe mieux des vieux depuis la canicule.
Alors ce ne sont pas quelques diabétiques qui vont nous gâcher la fête !
10 à 15 000 mort prématurées (par assistance discrète au suicide ou défaut de soins)tous les ans.
Sus donc à tous ces mauvais français qui partent avant l'heure de leur propre chef ou par compassion du personnel médical ou des familles.
En les obligeant à vivre on devrait pouvoir faire avancer le shmilblick de l'Insee encore un peu.
Vivre très très vieux mais avec son diabète bien a soi et à ses frais, ça doit être, sans doute là le but à atteindre pour notre société dite « avancée ».
à Thiery
De BZH
20H19 | 28/03/2008 |
la moyenne d'age augmente faute de guerres…….ils vont nous arranger ça.
De vol19
awash | 15H14 | 28/03/2008 |
Comme la semaine dernière, je soutiens totalement cette tribune.
Absolument, il est indispensable de prévenir le citoyen de ces idéologies qui circulent en ce moment en Europe chez les technocrates de la santé publique en ce qui concerne la « notion de prise de risque par le patient » d'une part et de cette logique sousjacente d'« individualisation » de la protection sociale privé et donc du démantellement de la mutualisation collective de l'Etat Providence « qu'il convient de dégraisser »…
Or aujourd'hui nous voyons les acteurs du système bancaire et financier irresponsable appeller à l'aide des banques centrales et du contribuables.
Si nos technocrates se soucient vraiment de la santé publique et bien, qu'ils développent la médécine préventive, qu'ils posent le problème dans le sens large de l'alimentation et de l'hygiène alimentaire avec de véritables cohérence dans le choix des filières agricoles, l'industrie alimentaire, la publicité…
C'est trop facile en dernier ressort de s'en prendre au malade et à l'individu isolé… celà relève d'une immonde lâcheté. Dommage pour ceux qui prétendent s'occuper du bien public..
De Lavrenti
16H36 | 28/03/2008 |
Je soutient totalement le courageux combat de notre très catholique ministre de la santé Roselyne Bachelot Narquin.
Enfin, un premier signe de la rupture tant annoncée et jusqu'ici injustement repoussée par les forces réactionnaires à l'oeuvre dans notre pays prend forme.
Les Français doivent cesser d'être assistés et devenir responsables.
Le fait de laisser crever quelques centaines ou quelques milliers d'individus par an est un premier pas mais il ne faut pas s'arreter là.
Au nom de quoi, moi qui suis piéton, devrais-je payer pour les services d'urgence, de traumatologie, de réanimation, de chirurgie qui s'occupent des accidentés de la route ? Combien de pompiers mes impots et taxes paient-ils à sauver des vies d'automobilistes ?
Les statistiques de la prevention routiere sont abondamment diffusées et commentées et chacun sait à quels risques il s'expose en prenant le volant. La responsabilité du conducteur dans l'accident qui le mutile est donc totale, même s'il n'en est pas directement à l'origine.
Les utilisateurs d'automobiles doivent bien comprendre qu'il est injuste et absurde de faire payer les consequences de leurs choix personnels à la collectivité, c'est à dire aux individus qui ne sont pas partie prenante dans ces choix.
L'automobiliste qui se vide de son sang sur l'asphalte est responsable de la prise de risque qui l'a amené à cette situation, il doit donc en subir les consequences sans obliger les autres à souffrir de cette situation.
Et que les ignobles droits de l'hommistes bolcho solidaristes egalitaristes passeistes reactionnaires ne viennent pas invoquer le faux argument selon lequel les plus pauvres sont seuls à subir les consequences de ces decisions. Il ne s'agit pas de cela, seulement d'être RESPONSABLE et pas ASSISTE. C'est ainsi que la France retrouvera son dynamisme et la place qui doit être la sienne.
Les impots doivent cesser d'être une prime à l'irresponsabilité. Ils sont là pour entretenir l'armée, la police, les juges, les prisons et constituer une assurance gratuite aux createurs de richesse qui prennent des risques et constituent l'entourage proche et la clientèle de notre vénéré président.
C'est ça la rupture decomplexée, c'est ça la vraie France du XIXeme et du XXIeme siècles réunis !
Cessons de vivre dans les lubies humanistes, sachons saisir le fouet du liberalisme tant qu'il est encore temps !
Je me propose d'ailleurs de mettre en pratique au plus haut niveau ces principes sans complexes. Puisque la tres chretienne Roselyne est payée par les deniers publiques, si sa proposition de loi devait être amendée ou retoquée, je propose qu'elle soit décapitée au nom de l'exemple de l'efficacité et que sa tête soit exposée devant le ministère des finances en exemple de responsabilité assumée.
à Lavrenti
De folamour
13H43 | 29/03/2008 |
Dans le même ordre « d'idée », je propose de cesser de participer au financement des études médicales, ces gosses de riches n'ont qu'à se prendre en charge…de revoir à la baisse le numérus clausus, les tarifs des spécialistes les augmentations d'honoraires des généralistes…de revoir les qualifications et les diplômes dans le sens d'une prise en charge globale du malade, au bénéfices des médecines moins prescriptives de chimie…de cesser de financer les cliniques privées, « MOI-JE » préfère l'hôpital, de supprimer les lits privés à l'hôpital, de ne plus admettre sur le marché des médicaments des molécules inefficaces, dangereuses et
hors de prix, de limiter les invasions corporelles inutiles, les examens superflus, les installations de médecins sur la côte d'azur…de mettre sous contrôle les ordonnances, comme c'est déjà le cas des arrêts de travail,
Allez en vrac, on peut en rajouter encore….
De banyuls66
16H37 | 28/03/2008 |
Monsieur - et difficile de dire « docteur » - je suis diabétique de type II. Déclaré avec la ménopause et héritée de ma mère… Non, monsieur, je n'ai jamais bu, jamais mangé comme une goinfre goulue et il y a vint ans que je ne fume plus.
Je vous propose la recherche du gêne familial et la stérilisation des porteurs de ce foutu gêne. Ainsi on n'aura plus que de vrais coupables.
Il faudrait aussi ne pas rembourser les asthme, cancers des fumeurs (bien fait pour leur g…), les accidentés de la route (z'avaient qu'à aller à pied, na ! ) et tout à l'avenant.
Vos propos sont indignes d'un médecin. et indécents pour les gens que vous essayez de faire culpabiliser.
Juste, il serait bon que vous repreniez quelques études de médecine…
à banyuls66
De folamour
13H47 | 29/03/2008 |
En effet difficile de dire « docteur », tant les propos sont remplis de haine à travers le vocabulaire choisi…
De daniele
16H38 | 28/03/2008 |
le problème Lavrenti nous ne voyons plus le citoyen guillotin a nos coté en ce moment,surcroit de travail je suppose.Toujours est il que la pratique de culpabiliser les malades devient indécente,et ignoble.Ne sont ils jamais malade c'est gens là ou les membres de leur famille,j'en doute mais pour eux c'est normal.
De monat
16H39 | 28/03/2008 |
Bien sur,en suggérant la suppression de l'ADL sur le diabète,la majorité actuelle teste ,à nouveau (franchises médicales,laicité,sectes..)le degré d'indignation ou de résistance du citoyen lamda
L'objectif, le but de ce gouvernement est de privatiser
l » assurance maladie et de réduire au maximum la couverture sociale et solidaire actuelle.
N'oublions pas,que notre président revendique en permanence,son libéralisme économique et social
De Anonyme ou presque
16H41 | 28/03/2008 |
J'ajouterai au nom de la même « logique » au nom de quoi, moi qui suis et ai toujours été non fumeur, je devrais payer pour un fumeur qui développe un cancer, quand on sait qu'environ 80% des cancers du poumons et du larynx sont dus aux tabac, 50% pour ceux de la vessie, œsophage, bouche, 30% pour les cancers du foie, estomac, pancréas et rein… Il a choisi de prendre ce risque, consciemment, délibérément.
Qu'il paye, la secu ne s'en portera que mieux… Et comme beaucoup ne pourront pas payer, il pourront toujours mourir plus vite, cela economisera d'autant sur les retraites.
On peux aussi étendre le « raisonnement » pourquoi pas aux mineurs, peintres, chauffagistes par exemple qui l'ont bien cherché de travailler dans des conditions de sécurité minables.
En tout cas, bonne idée aussi pour ne pas prendre en charge les accidents de la route. Il me semble d'ailleurs que la logique est déjà en marche avec l'ajout de boite noires dans certaines voitures. Ceci permettant entre autres a l'assureur de savoir si oui ou non vous étiez en excès de vitesse lors de l'accident, si oui ou non vous avez bien freiné et pris toutes les mesures nécessaires pour ne pas avoir cet accident, et donc pour avoir droit a la prise en charge.
je précise quand même pour ceux se diront « mais quelles bonnes idées » que nous ne vivons sur la même planète…