
Qui n'a jamais reçu dans sa boîte mail des blagues potaches envoyées par des collègues de bureau, des photos qui singent un supérieur hiérachique?
A Reims, Yannick Tupenot, 33 ans, s'est heurté à la susceptibilité de ses chefs. En février 2007, il trafique le célèbre calendrier des rugbymen du XV de France, les Dieux du Stade, et leur greffe des visages familiers: ceux de cinq cadres de l'équipe municipale. Il envoit ces nouveaux éphèbes à moitié nus à quelques collègues, "qui se marrent", et logiquement, font suivre à d'autres employés.
SPORT n. m. Activité physique pratiquée par des drogués destinée à scotcher les alcooliques devant leur télé.Résultat, les photos trafiquées se retrouvent entre les mains des principaux concernés. Outrés, ces derniers portent plainte pour "atteinte à l'image et à la vie privée". Le maire s'en mêle, pénètre en fanfare dans le bureau de Yannick Tupenot, accompagné d'un huissier, et fait saisir son ordinateur:
Si l'employé de mairie évoque encore avec le sourire cet épisode farfelu de l'histoire de la municipalité de Reims, il avoue que les conséquences continuent de peser sur sa carrière:
"Au bout d'un an, cette histoire me fait beaucoup moins rire. Il ya eu un véritable acharnement sur mon cas. Mes supérieurs ne m'adressaient plus la parole, j'ai été mis au placard".
Encarté à Sud, syndicat peu affable avec l'ancien maire, Jean-Louis Schneiter, et assez influent chez les employés de mairie, Yannick fait le lien entre cette "mise au placard" dont il se dit victime et son militantisme:
Finalement l'affaire est classée sans suite, bien que le procureur en charge de l'affaire y voit un "acte très déplaisant". Cette semaine, la mise a pied de trois jours a finalement été commuée en simple avertissement.
La mairie de Reims ne souhaite plus communiquer sur cette affaire. Yannick espère quant à lui que l'arrivée d'Adeline Hazan (PS) et de sa nouvelle équipe apportera un grand coup de sirroco sur les rapports glaciaux qu'il entretenait avec sa hiérarchie.
Mais il persiste, " on ne doit pas sanctionner l'humour au travail. Je continuerai mes blagues". A bon entendeur.
Dessin: Charb
Modifié le 29/03/2008 suite à une erreur sur le nom de l'ancien maire, Jean-Louis Schneiter. Toutes nos excuses aux intéressés.

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moralité:
Déconner plus, pour travailler moins !!
Il aurait été plus logique que la plainte soit déposée par les joueurs !! :)
Précisions:
Jean-Michel Vernier était adjoint au maire en charge du personnel.
Il a procédé à la saisie de l'ordinateur de yannick Tupenot, accompagné d'un huissier de justice, et de la DRH de la Ville de Reims, Sylvie Billon.
La dimension syndicale du conflit est centrale. Yannick est membre de SUD Ville de reims un syndicat qui dérange.
L'actuelle municipalité n'a aucune part de responsabilité dans cette affaire sordide, mal gérée par l'équipe municipale précédente qui a voulu casser SUD.
L'actuelle municipalité a proposé un compromis moins de 5 jours après son installation et fait preuve de dialogue et d'écoute.
Pour en savoir plus: http://solidariteavecyanick.site.voila.fr/
me rappelle la saisie , pendant 1 mois , de toutes les machines à écrire de la banque où je bossais , parce que j' avais tapé un tract sur celle ... d 'un copain "anonyme ". Quelle banque ? la populaire en ce moment , pour entente illicite avec la mutuelle et l' agricole.
Reçu par mail ce samedi:
Employé de la ville de Reims, je connais un peu cette affaire "Des dieux du stade".
Rue 89 pourrait éventuellement rechercher plus d'informations concernant cette affaire montée, trés probablement par la "victime" elle même, pour créer de la victimisation.Il faudrait vérifier que ce n'est pas une instrumentalisation. Il serait, d'ailleurs,intéressant et instructif de connaitre et de publier les messages diffusés par le syndicat SUD en interne des services de la ville de Reims et de Reims métropole. Chacun serait surpris de constater que ce syndicat pratique au centuple à l'encontre de beaucoup d'agents municipaux ce qu'il reproche à la ville de Reims à son encontre. Dans cette affaire l'adage "Dites du mal, il en restera toujours quelquechose" est la règle. Ne perdez pas de vue qu'à l'automne prochaine, il y aura des élections professionnelles et que les
méthodes "Sarko", pour exister misérablement, ne sont pas l'apanage que de la droite.