Le monde agricole (les éleveurs) vient d'organiser quelques manifestations dans le massif central. A Tulle, ce mardi 25 mars 2008, ils étaient bien là avec la FNSEA en tête. Au menu de leurs revendications: toujours plus, toujours plus, toujours plus.
S'il est une catégorie professionnelle qui possède déjà tout, on peut dire qu'elle est vernie et un brin gonflé d'en demander encore plus. En Corrèze le tout petit monde des agriculteurs possède la quasi totalité du territoire. Le prix de tous les terrains a littéralement explosé et chaque agriculteur se fait des fortunes en vendant quelques lopins de terre à bâtir; cela fait bien longtemps que les faillites agricoles n'existent plus qu'à l'état de souvenirs (en tous les cas pas plus que n'importe quelle autre entreprise) et les souvenirs sont tenaces, surtout quand on les entretient. C'est bien la seule chose qui est entretenue dans ses propriétés où chaque exploitant possède en moyenne 70 ha.
Il faut voir l'état des chemins, défoncés par les tracteurs 4x4 (trois par exploitation!) de plus en plus gros, l'état des haies traitées massivement à coup de round up; ces constructions (exemptées de permis de construire) d'empilages massifs de boules de foin enrobées de plastique qui fleurissent partout, la seule chose qui fleurisse d'ailleurs dans les champs; les sols gorgés de nitrate (les analyses d'eau potable prouvent l'augmentation des nitrates) par l'épandage considérable et non raisonné, la déforestation massive de toute une partie du territoire et notamment de toute zone relativement plate.
Nous sommes revenus à une situation d'avant 89 (1789! ) où les terres étaient la propriété de quelques seigneurs. Ces saigneurs de terre empêchent quiconque de s'installer pour une agriculture saine et durable, car ce qu'ils n'ont pas encore acheté aujourd'hui, ils le louent et l'acquierront demain. Il y a des centaines de candidats à la primo-installation en Corrèze et très peu d' élus (si peu) faute de terres disponibles.
Le fatal argument inchangé depuis des décennies : aidez-nous sinon la France agricôle va disparaître s'inverse de nos jours! Coupons les vivres tout de suite et la France agricole renaîtra! Il est loin le temps de l'exode rural et il est surtout bien fini. Il faut aider les futurs primo-accédants, qui s'engagent à respecter des conditions d'exploitations raisonnables sur des surfaces raisonnables avec un matériel raisonnable. On en est bien loin et il est de plus en plus difficile de l'envisager.
Il faut voir ces vaches trimbalées sur des kilomètres, d'un pré à un autre, ces tonnes de fumiers (140000 vaches en corrèze pour 235000 habitants !!!) qui sillonnent et polluent nos petites routes, ces engins de plus en plus gros, attelés d'outils eux aussi de plus en plus constamment en circulation; avec l'étendue des propriétés, les terres sont éloignées de la ferme. Le travail de l'exploitant agricole consiste essentiellement à conduire son tracteur. Ce gros tracteur qui pollue, encombre dangeureusement nos routes et coûte une petite fortune à la société: pour amener une seule boule de foin à 10 km, il est facile d'imaginer le coût considérable sur le plan économique et écologique. Mais on ne peut que s'indigner, car le lobby de l'agro-alimentaire et les fabricants de matériels sont bien trop puissants. Les intérêts financiers sont énormes.

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Pour contrer ces exploitants, et toute la filière qui suit (de l'usine agroalimentaire à l'hypermarché du coin), une seule solution: acheter local, dans les coopératives, chez les petits exploitants, ou en magasin bio.
Les gros poissons de la FNSEA sont le premier maillon d'un cercle vicieux qu'il faut rompre.
http://jide.romandie.com
C'est quoi votre article? Une bombe?
Vous devriez savoir que ce petit monde, sujet de votre article, est intouchable (pas au sens indien), même et surtout pas par le gouvernement qui y trouve son fond de commerce.
Depuis les charcutages électoraux de Pasqua et consorts, et ce n'est pas fini vu qu'on nous en annonce d'autres, la grande majorité des députés de droite est élue par le milieu agricole.
Ce qui n'empèche d'ailleurs pas ces députés de les prendre pour des imbéciles mais ils savent y mettre les formes.
Jacques BARROT par exemple, pur produit du monde rural dans son département de la Haute-Loire, les a bien roulés dans la farine en piquant dans la caisse des fonds agricoles de l'Union Européenne les quelques milliards nécessaires à la poursuite du projet GALILEO.
Et c'est passé comme une lettre à la Poste, les Télés, radios et journaux n'en ayant pas parlé, se contentant de noter que grâce à Barrot le projet GALILEO était sauvé.
On peut ajouter que depuis son mandat de petit conseiller de commune rurale, Barrot a fait du chemin et que pour les médias c'est un os un peu trop dur à ronger.
Je ne suis pas très au fait de la manière dont ça se passe en Corèse mais je connais assez bien le secteur agricole et je trouve votre façon d'en parler pour le moins partiale.
Il faut tout d'adord souligner une ou deux choses: tous les agriculteurs aimeraient pouvoir vivre décemment du travail de la terre, sans aides.
Les exploitations de 70ha sont des exploitations de petite taille (si on veut en vivre, il faut cultiver plus de terres).
Si on veut vraiment diminuer le nombre de vaches dans les campagnes, il faut diminuer la consommation de lait et de viande bovine...
Si les exploitants vendent des terres, c'est souvent parce que l'apport substentiel de revenus supplémentaires leur permet de SURVIVRE! J'ai bien dit survivre, parce qu'on ne vit pas aujourd'hui quand on est producteur agricole, on survit.
Sur la question des pratiques, je suis d'accord, il y a des choses à amméliorer. Mais ce n'est pas en rallant parce que les agriculteurs deviennent des "seigneurs" qui ne veulent pas vendre leurs terres aux citadins en mal de campagne, sans bruit, sans mouches et surtout sans agriculteurs, qu'on va y changer quelque chose.
Bien souvent s'ils ne veulent pas vendre, c'est parce qu'ils y croient, en leur métier, et franchement ils ont bien du courage d'y croire dans ces conditions. Parce que quoi qu'il arrive, ce n'est pas eux qui dictent les règles de leur propre jeu.
Pour quelqu'un qui prétend connaître le milieu agricole vous racontez pas mal de salades.
1) Oui la fnsea est un syndicat agricole aux pratiques mafieuses et défend depuis des décennies les intérêts des agriculteurs les plus riches qui vivent de subventions européennes ; ainsi plus la taille de la surface cultivée est importante, plus les aides le sont également.
2) 70 ha, c'est largement suffisant pour vivre si l'on prend la peine de diversifier ses cultures, d'apporter de la valeur ajoutée à ses productions (transformation fromagère, reconversion en bio), privilégier des circuits distributions courts (marchés locaux, vente directe...etc)
3) Ceux qui pleurnichent le plus (céréaliers de la Beauce, viticulteurs du Sud-Ouest, producteurs de porc en Bretagne) sont pas les plus à plaindre, ils braillent car la tendance actuel est à la diminution des aides directes (à l'hectare de culture ou par tête de bétail) dont ils profitent encore aujourdh'hui dans une moindre mesure certes mais suffisement pour favoriser des systèmes agricoles intensifs sources de pollutions diverses et variées mais faut-il encore le rappemler.
Bien d'accord avec vous.
Ce que je ne comprends pas , c'est pourquoi les petits agriculteurs continuent à élire les représentants de la fnsea...
En Bretagne dans de nombreuses communes, l'eau du robinet n'est plus potable en raison du taux de nitrates et ce depuis des années; des algues vertes apparaisent sur de nombreuses plages toujours à cause des nitrates. Les tracteurs de plus en plus grands tractent des engins agricoles parfois gigantesques et quand ils sortent des champs, leurs roues entraînent sur les routes des mottes de terre qui se transforment en boues et peu à peu sans doute la qualité du sol s'appauvrit. La course au gigantisme ne semble pouvoir cesser. L'usage d'engrais, de désherbants pollue les nappes phréatiques. L'agriculture est nécessaire certes mais...
de plus les ALGUES VERTES dégazent en séchant ..la respiration de ces gaz est dangereuse pour la santé ! cela veut dire qu'il ne faut pas pénétrer sur ces plages infectées ...quand aux rivières : catastrophiques ..tout est bon dans l'cochon ???
l'est en colère ?
parce que paysan c'est quand même pas facile comme métier...
j'ai grandi dans un village, mais je n'ai pas (ou alors il y a très longtemps) d'origine paysane. mais bon, j'ai grandi quand même près des vaches ! j'ai même bossé à la ferme plusieurs années dans mon adolescence une partie des vacances pour me payer l'autre partie.
j'ai connu des paysans riches qui se plaignaient tout le temps (vous vous rappellez le cresus de fernand raynaud ?) et d'autres pôv comme job...
et puis faut se lever la nuit quand le veau arrive, faut se lever tôt le matin aussi, c'est pas les 35 heures..
et le credit du tracteur ?
c'est pas le prix du porc au kilo au cadran de gourin qui remboursera les factures ma bone dame !
je les aimes bien les paysans, moi.
mais je ne les aimes pas quand l'un d'eux tue sylvie tremouille (contrôleuse du travail) d'une décharge de fusil dans le dos et que les autres s'en amusent ouvertement, parceque, bien sur, "a mort les controleurs qui viennent nous faire chier"....
bon, c'est exeptionnel, mais les contrôleurs et inspecteurs du travail sur le secteur de l'agriculture, ont des relations très difficiles avec eux.
mais faut comprendre, les pressions du ministère, de l'europe, des grandes coopératives etc...
steed1
Lorsque les agriculteurs comprendront que la FNSEA représente le CAC40 et que dans les mains des politiques ce sont des marionnettes la France pourra revivre.
Il y a quelques années, de passage à Bioude en Haute Loire j'ai demandé à qui appartenait la laiterie industrielle ULAIC qui venait d'être inaugurée. Je ne me souviens pas du nom du propriétaire, mais ça doit pouvoir se retrouver, je me souviens simplement que ce brave propriétaire était président de la FNSEA.
Les agriculteurs ne savent pas qu'ils sont dans les mains des industriels de l'agriculture qui pour aller au théatre à Paris se paient les services d'un hélicoptère-taxi et cela depuis les années 60.
L'écart entre un agriculteur moyen et les agriculteurs qui dirigent la FNSEA est le même qui existe entre un petit commerçant et la maison CASINO.
jean michel lemetayer, président de la FNsea depuis 2001, est producteur de lait en ille et vilaine, à vignoc. je ne savais pas qu'il avait une laiterie en haute loire.
françois guillaume qui dirigeait la fédé de 79 à 86 avait déclaré : « Le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l'accident de Tchernobyl ».
personne n'a un lien vers un site sur les casserolles de la FNSEA quelque part ? ç m'intéresse.
Février 2008,
Le Marais poitevin est la deuxième zone humide de France par la superficie. Situé à l’amont de la réserve naturelle de la Baie de l’Aiguillon, ce territoire, réservoir majeur de biodiversité, doit conjuguer la présence d’activités humaines diverses avec l’impératif du bon fonctionnement des systèmes aquatiques.
Or, le Marais Poitevin a été fortement dégradé par une agriculture intensive, peu respectueuse de l’environnement. Au cours des années 1980-90, des dizaines de milliers d’hectares de prairies naturelles humides ont été retournés et asséchés pour y implanter des grandes cultures céréalières. Devant ce constat, c’est fort logiquement que le label Parc naturel régional obtenu en 1979 ne fut pas renouvelé en 1997. Depuis, des associations de protection de l’environnement et quelques élus courageux s’escriment à enrayer ce processus destructeur. Malgré leurs efforts, le territoire souffre toujours des effets néfastes d’une agriculture poussée à « produire plus » ; des considérations politiciennes locales contribuent à bloquer les avancées nécessaires.
Pourtant, sous l’impulsion des Régions des Pays de la Loire et de Poitou-Charentes, une nouvelle charte de Parc naturel régional a été rédigée, aboutissement d’une concertation engagée avec tous les acteurs. Ce texte développe le projet de développement durable dont la zone humide a besoin. Il ouvre la voie d’une gestion partagée et cohérente de ce territoire.
Après avoir reçu l’avis favorable d’une commission d’enquête publique, le document a été approuvé par la majorité des collectivités locales concernées, à l’exception notable du Conseil général de Vendée. Le projet n’attendait plus que sa dernière phase d’instruction ministérielle avant l’attribution du label. Le 19 février 2008, le ministre de l’Écologie en a décidé autrement. Sous la pression du Conseil général de la Vendée, M. Borloo a interrompu arbitrairement la procédure et demandé que la rédaction de la charte soit remise en discussion.
Ce déni de démocratie conduit tout droit à l’enlisement du projet.
Aussi, nous appelons tous les citoyens qui se sentent concernés par le Marais poitevin et le symbole qu’il constitue à faire savoir leur indignation et leur soutien au projet de Parc naturel régional du Marais poitevin en s’associant à cette pétition.
En signant cette pétition électronique, nous demandons instamment le classement du Marais poitevin en Parc naturel régional sur la base du projet de charte approuvé par le territoire.
http://marais-poitevin.org/petitions/?petition=1
Merci.
Moi aussi je connais bien le monde agricole, et je trouve aussi que votre façon d'en parler est très caricaturale. Je pense comme vous qu'il faut revenir à une agriculture plus raisonnable mais beaucoup d'agriculteurs ne font que suivre les conseils des entreprises agro-alimentaires qui les ont poussé pendant des années vers plus de productivité, leur assurant que sans ça ils ne pourraient pas vivre (ça a été vrai, on en atteint aujourd'hui les limites vu le cout des engrais et produits de traitement).
Ce qui m'agace c'est que ce sont très souvent ceux qui ne font pas la différence entre un pré et un champs de blé qui critiquent le plus un monde rural qu'ils ne connaissent que par leur résidence secondaire génés qu'ils sont par la boue sur les routes et le chant du coq au petit matin !
ma famille est d'origine paysanne, je vis à la campagne depuis 25 ans, je me chauffe au bois et même je pisse dehors !!! de plus j'ai un BEPA production animale-en 2000 et un bac STAE-en 2001 (sciences technologie agronomie environnement avec option production animale) ...
philco 19 conteur intermittent , ça explique tout , vous êtes conteur , donc en dehors du monde réel , et intermittent , ce qui est bien pire , faisant partie de ces allumés qui veulent travailler deux mois et toucher 10 mois de chômage , je doute de votre objectivité quand à la profession rurale en général et agricole en particulier !!!
Votre analyse de l' agriculture est un modèle de nouvelle de science fiction et je vous invite à aller la poster sur blanche-neige.com , vous aurez surement un grand succès là bas !!!! en attendant , je vous suggère d' aller effectuer la récolte des foins au moi de JUIN en corrèze et d' en fumer un peu moins , ça vous ramènera à plus de réalité !!!!!
étant possesseur d'un BEPA et d' un bac STAE , j' observe que le courage vous a manqué pour rester dans la belle profession agricole , les planches ne bruleront peut être pas longtemps sous vos pieds , je vous conseille un retour à la terre qui mettra quelques durillons au creux de vos mains et un peu d' ordre dans votre cerveau tourmenté
Facile de mettre tous les paysans dans le même sac ou de tirer sur l'ambulance sans discernement!
Les 500 000 agriculteurs qui restent sur le territoire national ne sont pas tous adhèrents de la FNSEA . La majorité d'entre eux vivent dans des zones qui seraient des déserts sans leur présence et tentent de vivre de leur travail dans des milieux naturels délaissés maintenant par leur présence et leur respect de la nature un maillage indispensable à tous .
Au-delà de la production agrico-alimentaire les agriculteurs sont devenus les jardiniers d'espaces ludiques où les citadins viennent quand il fait beau . Les tracteurs ne sont pas tous d'enormes engins qui défoncent les chemins ils peuvent n'être que des indispensables outils de travail.
En ce qui concerne le foncier comment peut-on croire que tous les agriculteurs sont propriétaires des terres qu'ils exploitent sauf à tout ignorer du mode d'exploitation .
L'agriculture va mal, nombre d'exploitations et d'agriculteurs vont disparaître pour autant vos ventres seront toujours repus car la selection qui s'annonce ne se fera ni sur la qualité ni sur le développement durable.
Qui a mis tous les paysans dans le même sac? Du reste ce mot paysan, qui est noble, convient à un agriculteur de la Drome, mais pas au céréalier de la Beauce.
J'ai pour ma part, lu dans cet article, un appel au secours de ceux qui méritent le nom de paysans.
les 500000 agriculteurs ont 90 % des terres...
Je ne te contredirais pas mais peux-tu apporter des sources à ce que tu développes ?
Sais-tu également comment se répartit la propriété de ces terres parmis les 500000 agriculteurs ? A mon avis, non équitablement, mais faites que je me trompe !
ah bon!
et tous ceux qui sont fermiers( c'est mon cas) ils sont propriétaires? tu m'a l'air de pas bien connaitre le probleme.........
tu pisses dehors? t'as fait ton plan d'épandage à la dda?..........
Ce n'est pas pour rien que des "consommateurs" s'organisent dans des Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne de proximité. AMAPP. Comme leur nom l'indique il s'agit de défendre, promouvoir l'installation et le maintien de paysans au sens noble du terme. Sortir des circuits habituels, établir une relation proche de confiance avec des producteurs locaux ou proches, qui s'engagent sur une agriculture propre, respectueuse de la terre , des hommes qui y produisent, des bêtes qu'on élève et des consommateurs... cela permet à des citadins de se sentir concernés par ceux qui les nourrissent, et à ceux-ci de savoir pour qui ils produisent, dans un lien humain et solidaire.
Le salut de l'agriculture de qualité est dans la vente de proximité et le rapprochement avec les "mangeurs". A ces derniers de s'organiser pour se faire respecter...
D'accord avec vous, il n'en reste pas moins que Olive81 a raison: ce qui est assez insupportable dans cet article est le fait de tirer à bout portant sur des gens que notre société ne veut plus les voir comme ils sont.
70 ha c'est en gros la moyenne des exploitations, ça monte à 100 si on compte les formes juridiques (Gaec par exemple). C'est pas énorme, une grande exploitation céréalière dépasse souvent 200ha, et pour info les farmers américains dépasse eux les 1000ha.
Pour ce qui est de l'article, c'est incroyable de découvrir que oui l'agriculture c'est pas le jardinage à papi, et que ça fait du bruit, que ça pollue quand on dépasse les doses (va y sort tes chiffres sur les nitrates qui augmentent, si t'avais travaillé le sujet tu saurais que c'est pas le cas). Les tracteurs 4*4 tu crois qu'ils en auraient pas si ils pouvaient s'en passer? Tu crois qu'avec le prix du fioul et des engrais qu'ils travaillent encore comme dans les années 70?
Le jour ou les politiques décideront de subventionner le trèfle autant que le maïs OGM ou les carottes bio autant que le blé standardisé, même les exploiteurs agricoles feront évoluer leurs productions.
pour produire sont ils obligés de tous pourrir,avec leurs pesticides,personnellement je n'achète pas mes fruits et légumes dans la grande distribution,j'achète en bio ou sur le marché a un petit producteur.c'est mieux et pas plus cher.
Il y a trois types d'agriculteurs. Le céréalier, ou plutot l industriel céréalier, cela va bien pour lui. le petit agriculteur, j espére qu il est propriétaire de ses terres et enfin celui qui se situe à la proximité des grands centres urbains et dispose d'une rente de situation en vendant réguliérement une petite parcelle en se plaignant de sa retraite minuscule d agriculteur.
Ce qui doit nous faire rire c est que pendant des années, le budget de l europe a été absorbé dans sa majorité par les subventions agricoles face aux cours mondiaux indécents pour nos producteurs. La situation s'étant inversée , nos amis ne pourraient ils pas contribuer aux subventions pour soutenir une tentative de réindustrialisation. On peut toujours réver d une bonne action de cette minorité trés agissante.
"il se plaint de sa retraite d'agriculteur" que tu dis.......
tu sais de combien elle est?
moi ça sera 600 euros à 65 ans........alors oui j'aurai droit à une parcelle "de subistance" qu'ils appellent pour pouvoir vivre et tu appelles ça une rente de situation? te gene pas , loue un petit morceau de terrain et mets à toi à genoux........
j'ai presque 60 ans et ne suis jamais parti en vacances avec ma femme et les enfants.......jamais! t'entends petit?
C'aurait été bien qu'un agriculteur nous donne son point de vue.
Mais peut-être que leur charge de travail ne leur permet pas de naviguer sur internet, ou qu'ils ne peuvent pas le recevoir et les informations dont ils disposent ne proviennent que de la presse écrite, télévisuelle ou radiophonique.
Certains écoutent la radio dans leur tracteur en travaillant.
Certains de ceux là écoutent là bas si j'y suis de Daniel Mermet, et c'est à peu prés la seule émission critique que leur emploi du temps leur permet de suivre.
Je pense qu'ils souffrent d'un manque d'information critique et que nos dirigeants ne sont pas pressés pour leur faciliter l'accés à internet, l'ignorance étant le meilleur allié du pouvoir.
Une comparaison entre la couverture internet et la couleur des votes serait sans doute trés parlante.
Au boulot.
t'inquiete, l'auteur de ce fil a eu sa saillie mise sur un forum agricole: terre-net
il se fait descendre en flammes......
non , non ,les agriculteurs sont là , nous regardons d' un air amusé la façon partiale dont on parle de nous !!!! l' agriculture actuelle est terriblement diverse , entre le maraîcher bio et ses deux hectares de légumes , et l' exploitation extensive de deux mille hectares , il y a toute la palette des éleveurs , intensifs , extensifs , bios , non bios , des exploitations hors sol (sans aucune terre ) les productions de légumes industriels , les betteraviers , les patatiers , les apiculteurs et je pourrai en citer à n' en plus finir !!!!!!
Le cliché qui est fait par philco 19 est inclassable , il est de plus en plus difficile d' installer des jeunes tant il faut de capitaux propres , et naturellement , ceux dont les parents sont aisés y arrivent mieux que ceux qui démarrent à zéro (je peux en parler je me suis installé avec 5000 francs de l' époque ) je comprends qu'un garçon comme philco qui souhaitait surement s'installer ait une dent contre les "gros" mais en est il autrement dans les autres professions ???? qu'il essaye d'ouvrir une concession automobile et il verra que quelques grands groupes aspirent tout ce qui se vend !!!!! sans droit de regard de l' administration , alors qu'en agriculture il y a une commission des structures qui surveille les transferts !!! sait il qu'il y a un répertoire départemental des exploitations qui se cèdent ??? a t il manifesté sont intention de s'installer à l' ADASEA de son département ???? je suis sur que non !!!!! perso , je dis , quand on veut , on peut , mais ça ne tombe pas tout rôti dans le bec !!!!
à coeur vaillant rien d'impossible !!!! qu'il monte un bon projet , bien ficelé , et il sera suivi , il manque de jeunes en agriculture !!!!! hein ??? quoi ??? ah , oui , il faudra travailler dur !!!!!!
franchement la FNSEA c'est bien lourdingue , je prefere les revendications de la Confederation paysanne ! :)
Il est dommage de voir des messages qui font encore l'eloge des "Agriculteurs" sans faire de differences entre ceux qui polluent et les autres.
La FNSEA est aujourd'hui le seul frein a la non proliferations des OGM et bloque des que possible toutes mesures allant vers une agriculture biologique.
Tant que la FNSEA et ses sympatisants seront considérés comme un lobbie au meme titre que les entreprise agroalimentaires et laboratoires pharmaceutiques (les trois etant edroitement liés) rien ne changera dans l'exploitation de notre agriculture.
Ca fait 50 ans qu'ils detruisent les espaces exploitables et poluent les sols.
une etude de l'ONU a montré qu'on pouvait nourrire en bio la planete, si ils etaient de vrais "paysants" ca serait a eux de porter le message aupres de la population... mais c'est pas le cas...
A quand le retour a de petites exploitations locales avec la diversitée que cela represente. Nous auriont la qualité, la concurence locale, regionale et nationale... mais pas seulement pour une questions de prix, surtout pour une question de gout !
D'accord sur les questions oncernant la FNSEA, mais je pense que les réactions des lecteurs de cet articles font échos à autre chose... Cet article est très caricatural: c'est vrai qu'il y a des problèmes, c'est vrai que l'agriculture est dans une impasse, mais ce n'est pas une raison suffisante pour insulter de la sorte des gens qui ont un travail dificile et qui, pour beaucoup ne demandent que des moyens pour faire les choses bien.
Je pense pour ma part que beaucoup d'agriculteurs sont aussi piégés que nous par les trois lobbies dont vous parlez.
Je ne sais pas si vous connaissez bien les procédures mais pour passer au bio par exemple, il faut des années... Parce que si le sol est pollué même sans traitements les cutures sont polluées.
Entre temps? Comment ils mangent?
Il ya les gros producteurs céréaliers, les producteurs de porc au phosphate, les consommateurs avertis de produits phytosanitaires subventionnés...
Il ya les agriculteurs nouvelles vagues qui font des plans marketing avant de produire leurs so called fruits et légumes bio (mais le bio existe t-il).
Il ya les petits exploitants, seuls, malheureux, qui tentent mais en vain d'éviter la visite de l'huissier...
Il ya aussi encore quelque agriculteurs dont on pourrait croire qu'ils vivent au XIXème siècle...
Un univers multiforme qui s'adapte à une chose ; une réglementation pro-engrais, artificielle, qui éloigne chaque jour les agriculteurs et paysans de la terre.
Ceci dit, l'impunité des gros exploitants me lasse. voir de riches gentleman farmer tirer à la carabine sur une gendarmerie sans être inquiétés alors qu'on verbalise à 200 mètres des petits fumeusr de shit... c'est énervant...
Les agriculteurs (ultra-droite) qui ont saccagé le bureau de Dominique Voynet quand elle était ministre n'ont pas été inquiétés non plus.
Merci au ministre de l'intérieur de l'époque (de gauche)...
Bonjour à vous tous,
D'abord je vous remercie, car c'est difficile sur un tel sujet, d'avoir réussi à garder une certaine modération. Nombre d’entre vous ont exposé ici des points clefs pour la compréhension de la situation, notamment sur les différences entre les exploitations agricoles.
J'aimerais ajouter, ou compléter quelques points que j'ai pu lire dans vos commentaires, et qui m'ont fait penser à quelques discussions que j'ai pu avoir avec ma belle-famille, tous agriculteurs dans une petite exploitation (40 ha environ pour une grosse vingtaine de bêtes) dans le Massif Central. Pour compléter les informations sur mon profil, je suis issu d'une famille 'ouvrière' dans textile, du Nord.
Je donnerai donc dans les lignes suivantes des informations probablement très subjectives, qui ne se rapportent qu’à mon cas particulier, car je ne prétends pas connaître la situation d'autres agriculteurs … Je souhaite simplement vous apporter un autre regard sur la question, le mien, celui de quelqu’un qui y est confronté régulièrement, même si je ne le vis pas quotidiennement.
I - Sur le métier d'agriculteur
1 - Certains d’entre vous posent régulièrement la question suivante : n’est-ce pas possible d’être agriculteur sans polluer, sans utiliser d’engrais … ? Ou, pourquoi ne pas se reconvertir dans le Bio, qui respecte l’environnement, ce qui permet parfois de rapporter plus ?
La réponse qui m’a souvent été donnée est la suivante : on pourrait effectivement le faire. Cependant, il nous faudrait investir énormément, remettre les installations et autres aux normes et attendre le délai nécessaire pour avoir la certification ‘’Bio’’. En effet, si on commence à se tourner vers le Bio, il faut que tout soit Bio. D’abord l’aliment des bêtes. Il faut l’acheter, car l’engrais épandu dans les prés n’est pas bio, car les bêtes ne sont pas nourries au bio, donc le foin ramassé dans les prés ne l’est pas. De plus, aussi évident que ça puisse paraître, les engrais et autres augmentent la productivité, donc facilitent sensiblement le travail. Revenir aux méthodes ‘’Bio’’ est extrêmement consommateur de temps. Et l’on ne parle même pas ici de la pénibilité du travail, forcément accrue (je parle ici encore de mon expérience personnelle sur les comparaisons entre exploitations agricoles Bio ou pas Bio). Dans mon cas particulier, l’approche de la ‘’retraite’’ (notion elle aussi très étrangère à un agriculteur) a exacerbé tous ces points.
2 – Ensuite, on m’a souvent communiqué que pour un petit exploitant, il est très difficile psychologiquement de vivre en se disant que la quasi totalité de sa rémunération vient d’aides de l’Etat, et non de son travail et de sa production. Ce qui peut vous paraître un poids pour l’économie leur paraît souvent également comme un poids psychologique. De plus, les petits exploitants ne se rendent pas compte que, du fait de la répartition des aides, les plus grosses exploitations (celles qui en ont probablement le moins besoin) sont celles qui y gagnent le plus. (Je pense que c’est lié à un problème de manque cruel d’information.)
3 – Pourquoi alors les agriculteurs ne passent pas une voie de distribution autre que celle classique ? Simplement parce qu’être exploitant agricole est un travail qui prend bien plus que 35h, que dans de nombreuses exploitations agricoles de petites tailles. Les ‘’exploitants’’ se retrouvent parfois sans personne pour reprendre leur ferme (dans laquelle il faudrait de toute façon tout refaire, pour être aux normes). Un couple ne peut pas forcément se permettre, avec quelques dizaines de bêtes (2 traites par jour, 7j/7), une exploitation à entretenir … de faire suffisament de marchés locaux pour que ce soit rentable. De plus, les marchés locaux dans des régions montagneuses comme le sud du Puy de Dôme n’attirent plus assez de monde (les villages étant souvent désertés).
II - Sur le comportement des agriculteurs vis-à-vis de la politique française, de la FNSEA.
1 – Je pense qu’il y a certainement une désinformation totale des petits exploitants. Je pense également que dans mon cas particulier, comme dans d’autres cas similaires, les exploitants n’ont aucune idée des actions, des gens et des idéologies de la FNSEA. Alors évidemment, la FNSEA est un syndicat agricole, mais je ne suis pas certain qu’on puisse le considérer comme le syndicat des agriculteurs (même qi personne ici n’a cédé à cette sirène)… Il serait intéressant que les médias ‘’conventionnels’’ (TV, radios, mais TV surtout …) le rappellent régulièrement (ou, du moins, le signalent pour une fois !).
2 – La question des positionnement politique des agriculteurs est une question qui m’a toujours ennuyé. Les cas sont très particuliers mais je me permettrais encore une fois d’essayer de vous présenter les quelques éléments que j’ai pu récolter. Tous ces points sont intimement liés, vous le verrez.
Il ne faut pas le négliger, le vote est historique. Plus qu’une véritable opinion fondée, il s’agit dans certains cas d’un positionnement politique qui peut être uniquement traditionnel.
Par manque d’interêt dans la politique, et par manque d’accès à l’information (cela va de paire), on entre dans un cercle vicieux. La politique revet un caractère ésotérique et le choix va vers des valeurs considérées comme sures, historiques … selon les cas.
Le vote est également lié à un historique plus local. Dans mon cas particulier, Chirac et Giscard sont toujours dans les têtes. Ce sont des personnes qui ont œuvré pour les régions agricoles que je connais, et qui de ce fait paraissent moins ‘’loin’’ des préoccupations des gens.
Il y a également un éloignement de la gauche, suscité par de vieux clichés de « l’ouvrier, dans les villes, syndicaliste de gauche, qui se permet de revendiquer le progrès social, pour lui qui semble d’ores et déjà avoir une meilleure situation que les paysans ! ».
Voilà, je ne pense pas avoir eu un discours objectif, et tous les points que j’ai exposés ici sont sujet à controverse. Cependant, ce n’est pas le but.
Mon seul objectif était de vous permettre d’avoir quelques éléments supplémentaires nécessaires à la compréhension de la situation de la France agricole d’en bas, celle qui ne fait pas grève car elle ne peut pas, celle qui ne connaît pas les 35h, celle qui subit plutôt qu’agit, celle qui représente plus des gens que des richesses et des propriétés.
Si vous souhaitez en débattre, libre à vous de le faire, mais peut-être qu’avant toute chose, le débat passe par un petit échange, en se mettant à la place de l’autre pour le comprendre. J’espère donc que ce petit commentaire vous aura permis, l’espace d’un instant, de mieux comprendre certains points de vue.
Bonne continuation à vous tous !
Antoine
PS : je précise que, bien que je me fasse ''porte-parole'', je ne suis pas systématiquement en accord avec ces idées.
[EDIT]
Je précise que cet article ne vient pas ni en contrepoint de l'article d'origine ni en pamphlet à la gloire des pauvres agriculteurs. Simplement, je souhaitais dire ces choses un jour, et j'ai trouvé que la discussion ici était intéressante et posée.
J'ai donc trouvé le lieu très agréable pour m'exprimer :)
pour précision, je vis, loue et habite à l'année depuis 25 ans dans une très vieille ferme de 1865. j'ai un Bep agricole (2000) et un bac stae (science techno agronomie environnement -2001). jusqu'à l'age de 16 ans, je passais l'intégralité de mes vacances au fin fond de l'aveyron chez mes grands parents paysans jusqu'en 1973. ambiance d'une autre époque : cuisine au feu de bois - ha le délicieux goût de fumée du plat de haricots blancs à la tomate tout frais du jardin et au lard de cochon maison cuisiné au chaudron en fonte; unique point d'eau (de pluie) dans la cuisine avec une pompe à main, même le lavage de la vaisselle se faisait exclusivement à l'ortie (très bon récurant, dégraissant) que ma grand-mère allait chercher mains nues dans le talus ! toilettes à côté de la porcherie à 50m de la maison, pas de douche of course, juste la cheminée et la cuisinière à bois dans la cuisine pour chauffage er rien à l'étage des chambres. pas de tracteur, juste une paire de boeufs; pas de voitures,juste une mobylette bleue. quasi autonôme poules nourries aux chataignes écrasées, canards, vaches -4, cochons-une truie, vigne,céréales,vergers, four à pain, jardin plus bio que bio, on allait aux champs en tombereau à fumier... mon grand père fabriquait des paniers en chataigniers qu'ils vendait au marché. une vie simple et quand il est mort on a même trouvé un magot de quelques millions de centimes (100000 euros). on allait à la messe à pied le dimanche matin à 6km et les cloches n'étaient pas encore électrifiées.
j'ai encore le goût dans la bouche du saucisson, de la cuisine mijotée au feu de bois, de la tarte aux pruneaux d'agen -cuites au four à bois- séchés sur le toit de la minuscule porcherie...
quel changement lorsqu'en 1999 je rentre au CFPPA (centre de formation agricole pour adultes) et rencontre les nouveaux agriculteurs -deux à trois cents sur deux années passées, j'ai discuté, questionné... les plus jeunes je les appelait "les pleureuses" car ils n'arrétaient pas de se plaindre eux qui étaient gras comme les cochons de mon grand-père. une ferme de 70ha avec 70 vaches (mères) et le matériel représente un capital de 4 à 600 000 euros !!!! no comment' les pleureuses que je leur disais. ils venaient passer leur diplôme uniquement pour toucher LA prime de 30000 euros à l'installation. l'installation, pensez donc, en guise d'installation ils reprenaient juste l'entreprise familiale. le contenu de la formation, il s'en foutaient carrément. là voilà la relève agricôle et ceux qui ne sont pas d'accord n'ont qu'à aller s'immerger dans un lycée agricole ou mieux un cfppa.
m'appuyant sur l'exemple de mon grand-père et par la suite de quelques vrais paysans, la seule solution serait de réduire (décroissance !) les exploitations et de diversifier les productions au sein de ces fermes. ainsi l'excellent adage paysan il ne faut pas mettre ses oeufs dans le même panier serait remis à la mode et parfaitement efficace en cas de crise dans un secteur de production. évidemment dans ce cas là il faudrait descendre un peu plus souvent du cul de son tracteur, c'est pas gagné ! et la réduction des exploitations permettraient une redistribution des terres à toutes une floppée de citadins qui rèvent de s'installer mais ne le peuvent parce que seulement 500000 personnes possèdent ou exploitent 90% des terres agricoles.
RETERRITORIALISER : autonomie alimentaire départementale, voir régionale inscrite dans la loi, cela entraine une diversification.
De plus créer une TVA éloignement plus ça vient de loin plus c'est taxé.
ah ouais!
et dans ton message originel tu te plains des vaches qui circulent sur les routes!
il avait du bol ton grand pere d'avoir les terres autour!moi j'aurais bien aimé car puisque tu es diplomé agricole tu devrais savoir que tout déplacement entraine une perte d'énergie.......
heu petite erreur sur le magot de mon grand-père il y avait un zéro en trop et donc il fallait lire seulement 10000 euros !
Re bonjour philco,
Voilà, j'ai lu l'intégralité de vos commentaires, puis j'ai relu votre article. J'avoue avoir totalement changé de point de vue sur le contenu.
En fait, j'étais véritablement agacé de prime abord : vous me sembliiez mettre tous vos oeufs dans le même panier (titre provocateur, amalgames divers à cause de formules approximatives : "Le monde agricole (les éleveurs)..." et j'en passe et des meilleurs !)
Puis, lisant vos commentaires successifs, je pense commencer à entrevoir le fond de votre pensée : vous critiquez plutôt la tendance actuelle du monde agricole qui devient maintenant un monde industriel, avec ses gros magnats ainsi que les travers qui en découlent.
Cependant, je me permets de vous faire remarquer que le texte de l'article, bien qu'intéressant, est gênant de par son caractère trop elliptique ! Vous mériteriez de le réécrire avec un peu plus de finesse et de détails, car je crains fort que certaines personnes - aux préjugés bien ancrés sur ce sujet - ne s'arrêtent qu'aux apparences (j'en veux pour preuve certains commentaires laissés ici !) ...
A bon entendeur, salut (et merci !)
Antoine
message reçu
Entre le premier message qui est un pot-pourri des histoires racontées sur les agriculteurs et le deuxième, pot-pourri également des saveurs d'autrefois, je te pose une question :
Est tu sûr d'avoir fait des études d'agriculture ?
Je ne suis pas paysan, mais mon pseudo doit te faire comprendre où je vis. Oui on dirait du Fernand Raynaud (clermontois) mais sur le mode franchouillard pour le premier, et du Jean Palaiseul (orthographe pas sûre, auteur de "nos grand-mères savaient") pour le deuxième.
Mon avis sur cette question est de me dire que non, tu n'est pas de ce monde agricole.
Pour ce qui est d'une discution sur le bio et les engrais, je préfère garder cela pour une autre fois, mais je voudrais souligner que dès que l'on parle pollution, c'est comme quand on parle de Sarko, putain ça fuse, et pas toujours dans la bonne direction.
A propos des députés de droite élus par les paysans, ces derniers doivent avoir des bulletins de vote dans les chaussettes et non leur magot, car ils ne représentent plus que 5% environ de la population française.
Pour faire taire les mauvaises langues, j'achète de la viande bio, j'ai un jardin sans engrais avec fumier et compost, je râle contre les paysans qui nous mettent de la bouse sur la route parce que la route c'est le domaine public, je pisse dehors par flemme de monter au premier, je trie mes déchets, enfin bref, je pense avoir l'esprit citoyen en ce domaine.
"Le prix de tous les terrains a littéralement explosé et chaque agriculteur se fait des fortunes en vendant quelques lopins de terre à bâtir" : j'aimerais biens savoir dans quel secteur du département de la Corrèze vous résidez. Cela m'étonnerait fort que les agriculteurs du Plateau de Millevaches soient les rois du pétrole après la vente de quelques hectares....
"Cela fait bien longtemps que les faillites agricoles n'existent plus qu'à l'état de souvenirs" : c'est faux, vous devriez appuyer vos affirmations sur des chiffres, et là, vous verrez que la situation n'est pas brillante du tout...
Je respecte votre point de vue, mais je trouve votre description de la situation en Corrèze bien... hasardeuse ? hâtive ? à charge ?
Un spectre hante nos campagnes.
Ai je mal lu ?
Nulle trace de Crédit Agricole.
Ou bien.
BONJOUR?
Je suis Agriculteur et la vision de philco de l'agriculture est térrible, il faudrait sans doute que l'on vive comme tes grand parents ( sans toilettes ni électricité) car cela te rappellerai ton enfance et tu serais fier de passer voir les bouseux dans leur campagne, la société évoluent et nous devont évoluer avec elle!
Pour ce qui est des bonnes paroles il faut acheté ceci ou cela (petits marchés et autres), bcp d'entre vous le disent mais une fois dans la GMS il recherche le produit le moins cher donc il faut lié les actes à la parole. Ensuite vous pourrez dire que vous soutenez une agriculture plus respectueuse de l'environement.
Pour ce qui est de la vente des terres, il ne faut pas croire que s'est une mine d'or pour tout le monde et une fois vendu que fait on sans outil de production?
Pour ce qui est des 4X4, je pense qu'il y en a plus en ville que dans nos campagnes alors avant de faire la leçon il faut d'abord voir qui en a l'utilité (perso je n'en est pas de besoin).
Bref je crois tu n'as pas fait d'étude en agriculture car tes données sont fausses et risible (DJA = 30000€ pour moi elle est de l'ordre de 12000€ en zone défavorisée, ton grand père avait un pactole de 10000€ tu trouve cela enorme pour quelqu'un qui a travail toute une vie sans doute avec sa femme et sans jamais prendre vacances cela représente juste deux mois de salaire pour un député).
Je pense que tu peux être plus attentif de se qui se passe autour de toi au lieu de focaliser sur une profession.
PS: je suis d'accord avec les message concernant les manifs volientes et autres agressions qui ne sont en aucun cas excusables
philco 19
l'agriculture ne vit pas de nostalgie elle doit suivre l'évolution mondiale .Il y aurait tant de chose à dire d'abord désolé mais ton bts tu ne le mérites pas il ne t'as pas permis d'avoir une vue globale de la réalité de l'agriculture d'aujourd'hui .Pour te donner un exemple nous sommes agris bios ce qui nous oblige dans la logiques des choses à faire beaucoup de paturages et pour les plus loin à 2 kms .les chemins n'y suffisent pas toujours il faut faire traverser la route et parfois la faire parcourir sur quelques centaines de mètres .Des raleurs des gens pressés qui ne veulent pas attendre des sueurs froides devant l'imprudence de certain il y aurait de quoi en écrire un livre .Tu parles d'exploitations de 70 ha et qu'il ni a plus de faillite et bien sache que dans mon coin en dessous de 100 ha ils ont fait faillite .zone de marais et prés bas peu productifs .Il y aurait encore énormément à dire sur toutes tes incohérences mais il se fait tard alors peut-être une autre fois
bravo , momo , t' es la meilleure , si tous les agriculteurs parlaient comme toi , on aurait une giga côte auprès de la population !!!! je t mets un vote canon pour t' encourager , pour le jeunot , je t' invite à lui offrir une semaine de vacance dans le pays de retz au moment des foins , histoire de le ramener au contact des réalités de l' agriculture , manier un peu la matière le descendra de la comète sur laquelle il a installé son PC !!!!
Bravo Patogaz, bravo Mono!!!!!!!!
Philco, avant de critiquer les paysans, viens faire un stage pour connaitre les réalités du monde agricole......La "ferme", ce n'est pas comme l'émission de télé réalité de Dechavanne!!!!!!
Tu réves d'une agriculture comme ton grand pere.pourquoi devrions nous rester à part? Tu te déplaces en cheval? tu fais ton potager? tu vis en autarcie?
Quand tu parles que notre profession roule sur l'or, c'est quand meme surprenant de voir la diminution du nombre d'agriculteurs tous les ans.....Dans mon secteur des jeunes de 40 arretent le métier...et ce n'est pas parcequ'ils sont à l'ISF!!!!!
Je produis du lait, tous les ans, c'est 5-7% de producteurs qui arretent: pourquoi? Poses toi la question avant de critiquer notre belle profession!!!!!
Perso, je veux bien que l'Europe cesse les subventions: Avec des prix rémunérateurs, c'est possible.....mais je demande dans ce cas la que l'on privatise tout ce qui est posssible: SNCF ( qui pollue énormement les voies par une utilisation irraisonnée de désherbants.), agent de la fonction public, et tous les autres...............