Entretien avec le porte-parole Stéphane Lhomme, gardé à vue à la DST pour divulgation d'un rapport Secret défense.

Hier, la DST a entendu pendant presque dix heures le porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire au sujet du rapport EDF classé Secret défense sur l'EPR trouvé à son domicile. Les policiers cherchent surtout à savoir qui, chez EDF, a joué la taupe pour les anti-nucléaires.
Après presque dix heures de garde à vue dans les locaux de la Direction de la surveillance du territoire (DST), à Levallois-Perret, le porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme, a été libéré hier soir aux alentours de 23h30. En route vers Bordeaux ce mercredi matin, il raconte :
« Cette garde à vue faisait suite à la première, en mai 2006. Ils m'avaient gardé 14 heures à l'époque. Là, ils n'ont fait que prolonger jusqu'à 24 heures cette même garde à vue ! Je ne savais pas qu'on pouvait ainsi la découper en tranches. »
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Stéphane Lhomme doit toujours répondre du délit de « compromission du secret de la défense nationale », pour avoir eu en sa possession un document confidentiel défense issu d'EDF qui rapportait que le réacteur de type EPR, à Flamanville (1), dans la Manche, était vulnérable aux attaques aériennes. Selon le code pénal, il encourt cinq ans d'emprisonnement et 75000 euros d'amende.
Lors d'une perquisition surprise, en mai 2006, à son domicile à Bordeaux, les agents de la DST avaient facilement mis la main sur une copie du rapport classé Secret Défense. Lors de la garde à vue qui avait suivi la perquisition, la DST avait voulu savoir qui, chez EDF, avait laissé filtrer le rapport au Réseau Sortir du nucléaire. Le militant était alors resté muet. Deux ans plus tard, il est toujours question de mettre la main sur le « mouchard » d'EDF :
« On a très peu passé de temps sur la question de fond (possession d'un document classé Secret défense, ndlr). C'est surtout la question de la fuite en interne chez EDF qui les intéresse. Ils m'ont présenté une liste d'une vingtaine de noms parmi des dirigeants d'EDF. Ils ont beau m'avoir laissé entendre qu'ils avaient déjà trouvé qui avait fait passer l'information, ils n'ont pas l'air d'avoir beaucoup avancé sur le sujet. »
Pour lui comme pour le Réseau, il est hors de question de lâcher un nom :
« Ils ont tenté de m'intimider en me disant que si je ne donnais pas de nom, des gens innocents d'EDF pourraient en subir les conséquences. C'est sûr qu'EDF doit être agacé à l'idée que quelqu'un de chez eux lâche des documents. »
Ce nouvel interrogatoire n'aura donc pas beaucoup fait avancer l'enquête même si les agents ont plusieurs fois « laissé entendre qu'il y aurait un procès ». La DST semble prendre l'affaire au sérieux : « Ils ont cinq kilos de dossier, ils ont l'air d'avoir vraiment bossé. » Lors de l'interrogatoire, les agents ont clairement laissé entendre qu'il y aurait un procès. Et ont d'emblée relu le code pénal au militant.
Outre la possession de ce document, le Réseau Sortir du nucléaire est également accusé de l'avoir rendu public :
« Lors de ma première garde à vue, le Réseau avait décidé de mettre le document en ligne en signe de protestation… Avec le Réseau, nous considérons qu'il est de notre droit et de notre devoir de révéler des informations à la population. Quand on a révélé l'information, le réacteur n'existait que sur le papier. Aujourd'hui, les irresponsables ce sont plutôt ceux qui ont laissé construire ce réacteur. »
Pour l'heure, le procès semble encore « loin ». L'enquête, placée sous la direction de la section anti-terroriste du Parquet de Paris, n'en est encore qu'au stade préliminaire.
Hier après-midi, à l'heure de la convocation dans les locaux de Levallois-Perret, Stéphane Lhomme a reçu de nombreux soutiens, notamment celui de José Bové et de la porte-parole nationale des Verts Cécile Duflot, qui avaient fait le déplacement.
Ce matin le mouvement Attac « condamne l'action qui est engagée contre le porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire et en appelle à la solidarité de l'ensemble des citoyennes et des citoyens ». Quant au mouvement Greenpeace, il dénonce « l'acharnement de la DST sur le porte-parole du réseau antinucléaire, preuve supplémentaire de l'incompatibilité entre nucléaire et transparence ».
(1) Le 11 avril 2007, après avis du préfet et de l'Autorité de sûreté nucléaire, EDF a été autorisé par décret à construire un réacteur EPR à Flamanville. Ce réacteur EPR dit de troisième génération devrait être mis en service en 2012.





















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à survivant
De yves C
informaticien quadra | 11H36 | 27/03/2008 |
Bonjour,
Je ne comprends pas votre réponse.
J'ai simplement réagi à votre propos qui me semblait non rationnel.
la mutation est grave, la disparition des espèces aussi.
A votre argument on peut donc répondre que la pollution nucléaire n'a fait disparaître aucune espèce contrairement à la pollution au CO2
C'est démagogique aussi, cela n'apporte rien au débat.
Pour répondre à votre question sur les bombardements atomiques sur le JAPON (bien que hors sujet à mon avis puisque parlant de nucléaire militaire),
je répondrait par les sources Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardements_atomiques_de_Hiroshima_et_Nag…
Hiroshima entre 70 000 et 140 000 (j'ai volontairement exclu un chiffre très contesté)
nagasaki de 40 000 à 80 000 morts
L'article parle aussi des conséquences dans le temmps de ces bombardements, conséquences dramatiques mais éloignées du mythe.
À comparer par un bombardement « ordinaire » sur la ville de Dresde qui fit selon les estimation de 35 000 à 250 000 morts (j'ai aussi exclu le chiffre fourni par Goebels)
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardement_de_Dresde)
à yves C
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 18H59 | 28/03/2008 |
Votre comparaison sent le roussi, pour pas en dire plus.
Dresde, on y fait des enfants, aujourd'hui, sans leucémie, si vous voulez vraiment pousser.
Quant à Hiroshima & Tchernobyl, si c'était les seuls cas d'accidents nucléaires, on serait heureux !
Parlez-en à Mururoa, ou à l'ex-ministre français témoin des essais dans le Sahara algérien (merci les accords d'Evian, l'eau radioactive, c'est bon pour la santé ! ), et à la liste interminable d » « incidents » nucléaires comme on dit.
Le nucléaire est une décision prise par des technocrates au sujet de nos vies et de la planète, il rime avec secret d'Etat, assassinats & diplomatie ripoux. Bref, incompatibilité totale avec la démocratie !
Etre contre le nucléaire, ce n'est pas seulement une question écologique, mais tout bonnement de démocratie.
à yves C
De survivant
11H42 | 27/03/2008 |
La pollution au CO2 tout le monde est au courant même que vos amis américains ne veulent pas signer les accords de Kyoto. Tandis que le nucléaire tout le monde savait que le nuage de Tchernobyl s'arrêterait à la frontière Française ; les épinards, les salades pouvaient être consommés les enfants pouvaient continuer à jouer dans les bacs à sable tout allait dans le meilleur des mondes cet après 26 avril 1986 après le passage du nuage de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Qui sont les démagogues M. l'informaticien ?
à survivant
De LaurentC
Ingénieur qui s'ingénit à réfléchir | 17H15 | 27/03/2008 |
A ma connaissance (d'ingénieur qui travail dans le domaine), aucunes étude épidémiologique sérieuse n'a montré d'excès de malformation génétique chez l'homme (et m^me chez les mamifères en générale) ni après Hiroshima Nagasaki, ni après Tchernobyl. Il faut veiller à ne pas se laisser manipuler par certains médias peu scrupuleux ou peu avertis qui n'hésitent pas à montrer des malformations effectivement très impressionantes mais dont on ne peut en aucun cas mettre en évidence le lien avec un problème d'irradiation. Essayez d'en savoir un peu plus sur ce que l'on peut voir dans n'importe quel de nos hopitaux, et si vous trouvez hélas des horreurs, ne prétendez pas que c'est le nuage de Tchernobyl. Non, les malformations sont aussi un phénomène naturel.
Je ne dit par par là, qu'aucune malformation puisse être apparue après Tchrenobyl, je dit que l'on ne pourra pas faire le lien. Ce qui en tout état de cause veut dire que le phénomène n'est pas énorme.
à LaurentC
De survivant
17H48 | 27/03/2008 |
Juste un petit lien qui pourra éclairer votre lanterne d'ingénieur. Jan van Deputte Spécialiste Nucléaire à Greenpeace Internationale. WWW. greenpeace. fr . Certain que vous trouverez toutes les informations que vous semblez minimiser.
à survivant
De LaurentC
Ingénieur qui s'ingénit à réfléchir | 08H45 | 28/03/2008 |
Je viens de jeter un oeuil sur votre lien. Et preuve que j'ai cherché, j'ai finalement trouvé qulquechose en lien avec le sujet malgré votre indication très approximative.
1) Votre monsieur « spécialiste » s'appelle Jan Vande Putte et non pas van Deputte (je dis ça, c'est plus facile à trouver dans les recherche avec la bonne orthographe).
2) Sur http://www.greenpeace.org/france/campaigns/nucleaire/accidents/tchernoby…, rien à propos d'éventuelles malformations (et pour cause)
3) Sur http://www.greenpeace.org/france/campaigns/nucleaire/accidents/tchernoby… une vague allusion à « Une multiplication des cas de leucémie et autres maladies du sang, des affections de la thyroïde, des troubles sanguins et des malformations a été observée par les médecins ukrainiens ». Sans sources. C'est un peu juste comme argument (dans cette même page, les sources AIEA sont citées, et preuve de leur transparence, on peut refaire le calcul en élargissant le terme source comme l'a refait votre « spécialiste » Grennpeace
4) Sur http://www.greenpeace.org/france/campaigns/nucleaire/accidents/tchernoby…, juste une contestation sur les conséquences nulles annoncées par un chercheur français. Mais pas d'argument.(ça c'est plus pour votre commentaire sur l'augmentation des cancers de la thyroïde dans l'Est de la france)
J'en conclut donc comme votre « spécialiste » Greenpeace qu'aucune étude épidémiologique sérieuse n'a mis en évidence de malformation.
2 petites précisions supplémentaires :
1) c'est pas très difficile de montrer ce genre d'effet par une étude épidémiologique si l'effet et si fort que ça et vu le coté médiatique de l'affaire, nul doute que des chercheurs avertis en mal de reconnaissance auraient publié s'ils y étaient arrivés. Bien sûr, s'il est quasiment négligeable, c'est beaucoup plus dur (ce qui ne veut pas dire que ça n'existe pas, nous sommes d'accord).
2)Sur les cancers de la thyroïdes en France, il se dit que l'augmentation constaté est plus sensible dans certaines régions de l'ouest de la France. C'est peut-être le lobby nucléaire qui le dit, je n'ai pas vérifié. Mais si tel est la cas, difficle d'imputer cela à Tchernobyl. Là encore, l'étude épidémiologique me semble pourtant facile.
à LaurentC
De vieux-rat
22H07 | 28/03/2008 |
pas d'étude pas de statistiques…
voici un témoignage
Un chercheur (université) a essayé de faire une étude épidémiologique sur une petite population, celle qui se trouve sous le vent du dépot de déchets de Soulaines.
Impossible, interdit.
Après de nombreuses démarches luttes contre le lobby nucléaire, il y aura peut-etre une étude : source http://www.villesurterre.com/
Il se passe toujours la meme chose, dès que certains faits dérangent le profit marchand capitaliste, ils sont dissimulés et niés. Exemples amiante, OGM, cancers dus aux biocides, peintures , … entente monopolistique etc …
Le nucléaire n'est qu'à mettre dans cette longue liste.
à vieux-rat
De LaurentC
Ingénieur qui s'ingénit à réfléchir | 09H15 | 31/03/2008 |
Les chercheurs dont les études sont reprises par l'AIEA ne sont peut-être pas valables pour vous, mais ils les font ces études même si les résultats ne sont pas concluant et donc ne vous plaisent pas.
Et à l'AIEA, on n'attends pas d'avoir mis en évidence des éventuels effets génétiquement transmissibles pour prendre le phénomène en compte. Sachant qu'on y arrive pas à les mettre en évidences, mais qu'on connait théoriquement le phénomène qui y conduit, on inclut cette possibilité dans les chiffres qui servent à faire les normes.
Mais à part ça, les chercheurs en lien avec l'AIEA (universitaires, grand instituts) ne sont qu'un ramassis d'apprentis à la solde du loby pronucléaire. Arrétez un peu.
Au fait, c'est bien l'AIEA qui emméttait des doutes sur les possiblités d'armes nucléaire en Irak. Très dépendant des pouvoir cet AIEA ! (Mais suis-je bète, Bush, c'est plutôt le loby pro-pétrole, ouh-là, ça devient compliqué …)
à LaurentC
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 19H06 | 28/03/2008 |
Non mais vous rigolez ?
Même le scandaleux rapport de l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) comptait 4 000 cancers de la thyroïde ? Et ce rapport inique, commandé par le lobby nucléaire, a été descendu en bonne et due forme par le TORCH report, produit d'une expertise indépendante.
http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2005/pr38/en/index.html
http://en.wikipedia.org/wiki/TORCH_report
Pour tout un tas de rapport scientifiques & indépendants :
http://www.criirad.org/
à Network 23
De LaurentC
Ingénieur qui s'ingénit à réfléchir | 08H58 | 31/03/2008 |
Le premier lien (www.who.int) est un résumé du rapport de l'AIEA, assez bien fait. Je n'y vois aucune polèmique quant aux chiffres annoncés. A moins que ce ne soit le niveau d'impact sanitaire beaucoup plus bas que celui que vous souhaiteriez y trouver qui vous choque ? (Rasssurez vous, pour moi, 4000 morts à terme, c'est déjà beaucoup trop et il faut tout faire pour éviter que cela se reproduise ! ).
Le second sur wikipédia à propos du rapport TORCH : je cite : « the relationship between genetic changes and the development of future disease is complex and the relevance of such damage to future risk is often unclear ». Mais au delà de cette petite phrase, rien de nouveau.
J'en conclu donc, comme vous, qu'on a pas mis en évidence de malformations suite à Tchernobyl. Je n'ai rien dit d'autre.
Ce n'était pas le sujet de ma participation ci-dessus (je ne faisais que contester l'argument des malformations) mais parlons des des cancers de la thyroïde (en particulier chez les personnes qui étaient des enfants au moment de la catatrophe) puisque c'est effectivement un problème. Personne ne les nient en Ukraine et en Biélorussie, et le rapport de l'AIEA en dénombre environ 4000. C'est énorme. ça pose de gros problème, mais contrairement à l'idée sous tendue dans le retranscription sur Wikipedia, on meurt très rarement de ce cancer s'il on est soigné corerctement. Par contre (je ne suis pas médecin, mais j'ai cru comprendre que)hélas, on se le traine toute la vie. Mais n'allez pas comprendre que le rapport TORCH estiment 60000 morts d'enfants par le cancer de la thyroide. D'ailleurs, ce n'est vraiment pas clair dans cette retranscription du rapport, puisqu'on y mélange les cancers de la thyroide et les morts par cancer sans qu'on y comprenne grand chose (ou est-ce mon niveau d'anglais un peu faible qui me fait ne pas comprendre ? ). Enfin, à par dire que les radioéléments se sont déposés aussi sur une partie de l'europe de l'ouest, le raport TORCH n'a pas l'air d'y parler pas de conséquences sanitaires.
Enfin, pour le niveau scientifique de la CRIIRAD, je parlerais juste de Bruno Chareyron qui explique devant des journaliste des niveaux de contamination inacceptables en faisant siffler un SPP2 (un appareil qui vous ferait siffler même une bouteille de Badoit en raison de sa radioactivité naturelle), histoire de bien faire peur à tous le monde, mais surtout qui évite de parler de l'impact possible de sa découverte (et pour cause : RAS). Si c'est ça votre science indépendante, excusez moi, mais c'est un peu juste.
à LaurentC
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 18H01 | 31/03/2008 |
Bien sûr que non, le nuage de Tchernobyl s'est arrêté à 20 bornes de Tchernobyl.
C'est pour ça que le gouvernement britannique a interdit la consommation de 200 000 moutons, que certains gibiers sont interdits à la consommation en Suède et en Finlande, et que la Commission européenne a recommandé de maintenir les restrictions sur la nourriture pour encore quelques années.
http://en.wikipedia.org/wiki/Chernobyl_disaster_effects
C'est très amusant de prendre prétexte de la faible qualité des études scientifiques effectuées, et de la difficulté à comptabiliser les cas de cancer et de prouver leur lien avec Tchernobyl afin de proclamer péremptoirement que Tchernobyl, somme toute, n'a pas fait grand chose. C'est oublier que même l'IRSN, si elle souligne la difficulté de prouver le lien entre Tchernobyl et les cancers (on a le même argument pour tous les cancers, et c'est aussi l'argument préféré des entreprises pour les maladies professionnelles) observe tout de même que les cancers papillaires de la thyroïde ont triplé dans les années suivantes. Ce qui n'est, bien sûr, que pure coïncidence !
à Network 23
De LaurentC
Ingénieur qui s'ingénit à réfléchir | 07H58 | 01/04/2008 |
Très bien, à chaque fois qu'on démonte un argument des antinucléaires, ils se dépèchent d'aller en chercher un autre.
Je voulais simplement dire dans les posts précédents que non il n'y avait aucune évidence que des enfants naissaient à Tchernobyl avec des malformations dans tous les sens. Manifestement vous en convenez avec moi. Alors exit les malformations.
Pour continuer le débat sur votre nouvel argument, bien sûr que le nuage est passé un peu partout, jusqu'en europe de l'ouest, entrainant des contaminations plus ou moins conséquentes, mais de moins en moins marquées au fur et à mesure du parcours (dépot, dillution, et décroissance radioactive, surtout en ce qui concerne l'iode 131, faisant leur travail …). Même le tant décrié professeur Pellerin ne l'a jamais nié. Alors que des autorités européennes, britaniques, finlandaise ou suédoise aient pris des mesures ou fait des recommandations ne veut pas dire qu'il y a eu des conséquences sanitaires en europe de l'ouest !
Preuve que dans le nucléaire, sans doute plus qu'ailleurs, on agit par précaution, et que les experts ne sont pas tous à la solde de l'horible loby pronucléaire.
Quant à la « qualité » des études scientifiques, je crois que c'est un peu facile de dire qu'elles sont de mauvaise « qualité » parcequ'elles ne réussissent pas à mettre en évidence les effets dramatiques que vous voudriez y trouver.
Non, il y a des résultats, en particulier dans les zones où la contamination a été violente, et ces résultats sont plutôt en bon accord avec les prévisions des experts. Mais bien sûr, tout dramatiques que soit ces effets, on est loin des centaines de millier de morts que certains annoncent négligeament au détours d'une petite phrase.
Vos cancers papillaire de la thyroïde, c'est où qu'ils ont triplés. Dans la zone autours de Tchernobyl, personne ne nient le lien de cause à effet. Pour l'ouest de la France, une des zones les moins touchées en europe, le lein de cause à effet sera beaucoup plus difficile à établir. La surveillance de ce genre de cancer a elle aussi beaucoup évoluée. A vérifier avec l'avis autorisé d'un médecin, mais j'ai cru comprendre que le cancer de la thyroïde peut aussi avoir des symptomes très limités et passer inaperçu.
à LaurentC
De Léonard
chercheur (errer humanum est) | 23H51 | 31/03/2008 |
Indépendamment du fond (oui ou non au maintien du nucléaire en France), je peux vous répondre que c'est votre niveau d'anglais qui est la cause de votre incompréhension
L'article de Wikipedia est clair : d'une part, il existe une évidence empirique d'une augmentation du nombre de cancers et pas seulement de celui de la thyroïde. D'autre part, le chiffre avancé par le rapport TORCH est une projection - avec les incertitudes que cela comporte.
à Léonard
De LaurentC
Ingénieur qui s'ingénit à réfléchir | 08H23 | 01/04/2008 |
Qui a nié qu'il y avait une augmentation du nombre de cancer (et pas seulement de la thyroïde) dans la zone de Tchernobyl. Pas les affreux experts à la solde du lobby pronucléaire en tout cas. Certe mon niveau d'anglais est moyen, mais je l'avais compris. J'avais aussi compris que la fourchette était une projection (d'où la fourchette), merci.
Mais vous qui êtes si fort en anglais, pouvez vous m'aider sur le paragraphe « Iodine and thyroid effects » : la prédiction de 30000 à 60000 morts par cancer concerne-t-elle des cancers de la thyroide comme le titre du paragraphe devrait l'annoncé ? Là, je demande l'avis éclairé d'un médecin autorisé.
Attention, ce n'est pas facile de manipuler les chiffres avec un oeuil critique. J'attends vraiment l'avis d'un médecin qui s'y connaisse à la fois en cancer de la thyroïde et en radiobiologie en générale.
à fabinet
De survivant
00H58 | 27/03/2008 |
et j'ajouterai à cela ; les cancers de la thyroïde qui se déclare 15 ans après ; (Voir les dossiers du recensement sur les cancers des régions de l'est de la France qui ne cessent de croître depuis la catastrophe de Tchernobyl). 2004 un sanglier abattu dans les vosges irradié au césium 137, 22 ans plus tard et combien de kilomètres l'Ukraine de la France ? C'est vrai que le prix d'une centrale nucléaire n'est pas du tout le même que celui qu'un parc éolien. Kadhafi connait le tarif et la France aussi.
à survivant
De fabinet
13H24 | 27/03/2008 |
Monsieur le survivant, vos réponses sont incohérentes…
à fabinet
De survivant
13H51 | 27/03/2008 |
M. et/ou Mme fabinet Non pas incohérentes claires nettes et précises basées sur des chiffres des documents et des démagogies gouvernementales. Tout l'inverse de vous.
à fabinet
De survivant
14H10 | 27/03/2008 |
Oui et je salue au passage stéphane Pichon pour son article et Stéphane Lhomme qui a tout notre soutien pour dénoncer la saloperie.
à fabinet
De survivant
14H13 | 27/03/2008 |
M. le/la fabinet est parti chercher ses amis pros nucléaires à court d'arguments sûrement ?
à fabinet
De Antotoine
Jeune paumé | 01H13 | 27/03/2008 |
Ah bon ?
Expliquez moi comment fonctionnait alors, entre autre autre, une des installation purement éolienne sur laquelle j'ai travaillé durant l'un de mes stages ?
Comment fonctionne les équipements électriques des bateaux ?
Tout n'est qu'histoire de régulations, renseignez vous avant de contredire pour dire des bêtises !
à fabinet
De vieux-rat
22H55 | 27/03/2008 |
Rire déplacé,
il ne s'agit pas de sciences, il s'agit de ce que vous imaginez qu'il faut dans un monde qui n'existe pas.
Le tout nucléaire ne s'oppose pas au tout éolien sauf chez les pro-nucléaires qui réduisent un problème de société à une question d'énergie disponible avec ce qu'ils croient savoir.
COmme si pour régler le problème de la surpopulation (qui va nous rendre la vie difficile (au sens cela va changer..) dans les prochaines décennies) on utilisait une solution très simple puisqu'elle est disponible (tout comme le nucléaire est disponible, et rien n'empeche de l'utiliser partout n'est-ce pas ? ) je propose de lancer qqs bombes atomiques un peu partout sur la terre, là ou la population est bien dense, afin de réduire la pression démographique et que les survivants vivent mieux, que-dis-je pour sauver la planète-
C'est ça sauvons la planète avec des centrales nucléaires partout ? et je propose la meme chose avec des bombes atomiques propres partout.
Tellement plus simple non ?
La technique est au point, si !
les retombées - on les connait faibles, on a fait bcp d'essais atmosphériques et la terre tourne encore …
Un sage le fera bien, allez, et tout ira mieux !
à survivant
De survivant
12H30 | 29/03/2008 |
Avez-vous visité la Hague sympathique région du cotentin ? Ses usines de retraitements de déchets nucléaires. La France classée poubelle mondiale du déchet nucléaire. Le nucléaire ce qui ne se voit pas à l'extérieur s'enterre pour des millions d'années. Un cocktail explosif pour les générations futures. Que disent les pros nucléaires ? Le nucléaire est une énergie propre les alchimistes ont science infuse et les anti nucléaires sont de vilains primitifs qui ne comprennent rien au terrorisme. Si un avion de tourisme vient à percuter une centrale nucléaire aucun risque de pollution nous disent les pro nucléaires. Aucune préparation pour la population répondent les anti nucléaires. La cogéma retraite les déchets nucléaires et enterre ceux qui ne peuvent être retraités. Et ou se trouve ce fleuron Français à la Hague. Les français sont assis sur une bombe atomique. Alors français à vos masques, construisez vos abris, et achetez vos pilules d'iode.
à survivant
De survivant
13H17 | 29/03/2008 |
Avez-vous visité la petite ville de Tchernobyl en Ukraine tout du moins ce qu'il en reste après la catastrophe nucléaire du 26 avril 1986 ? Plus âme qui vive zone déclarée sinistrée et bouclée par l'armée russe impénétrable, inhabitable, incultivable. Avez-vous vu, lu ou entendu des témoignages concernant cette catastrophe ? Le Dr Alexeï Okéanov vous en dit plus ; cancer de la thyroïde, mutation ADN, malformation, lait de vache contaminée au césium 137. Voilà ce que les pro nucléaires appellent une énergie propre tellement propre qu'après le passage d'un nuage radioactif la terre est pourrie.
à survivant
De LaurentC
Ingénieur qui s'ingénit à réfléchir | 09H19 | 31/03/2008 |
J'ai lonuement répondu au-dessus à ce « survivant » qui nous sort des études plein de malformations tous ce qu'il y a de plus comum sans lien de cause à effet avec l'accident de Tchernobyl. Remontez donc un peu plus haut.
à ercégé
De karghyl
informaticien, Paris | 19H13 | 26/03/2008 |
On pourrait « presque » être d'accord avec vous s'il n'y avait aucun autre moyen que le nucléaire pour faire face aux problèmes de dépendance vis à vis des pays fournisseurs de gaz ou de pétrole.
Vous n'avez jamais entendu parler du solaire, de l'éolien ?
Au moins si un fou balance un avion dans un panneau solaire, ça fera moins de dégâts…
à karghyl
De NosLibertes
Collectif national pour la préserva... | 19H46 | 26/03/2008 |
« Les rejets des centrales nucléaires sont limités par des règlements internationaux à un niveau de danger jugé insignifiant, du moins par ceux qui le fixent. Le risque “acceptable” est généralement fixé à 1 cancer supplémentaire par an pour 100 000 personnes. Cette norme communément appliquée est rarement connue du public. Ce n'est pas non plus l'usage de soumettre ce genre de décisions au débat collectif. »
Quelles sont été les conséquences des essais d'explosions nucléaires réalisées par les militaires de 1945 à 1970 ?
Peut-être Monsanto le sait-il, ou le Pentagone ?
Ou bien Richard Doll ?
Ou encore L'Agence Internationale pour l'Energie Atomique ?
à NosLibertes
De NosLibertes
Collectif national pour la préserva... | 20H26 | 26/03/2008 |
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/
à ercégé
De eskimo
19H49 | 26/03/2008 |
Il ne faut pas confondre les enjeux.
Je suis partisan du nucléaire civil pour des raisons pragmatico-environmentales, mais je soutiens l'action dans ce cas là Stépahne Lhomme. Le choix de poursuivre le nucléaire doit être fait en transparence.
On peux être pour le nucléaire et souhaiter la liberté de débat à ses opposants. Si il y a des documents qui montrent que toutes les protections n'ont pas été prises, ils doivent être rendus publics si le débat est nécessaire. La volonté d'opacité dessert à long terme la cause du nucléaire civil.
à eskimo
De perlin et pinpin
06H39 | 27/03/2008 |
« Si il y a des documents qui montrent que toutes les protections n'ont pas été prises, ils doivent être rendus publics si le débat est nécessaire. »
Si on sait que toutes les précautions n'ont pas été prises, il faut les prendre. Un point c'est tout. Je ne vois pas l'intérêt d'un débat entre d'un côté ceux qui savent parce que c'est leur métier et de l'autre une bande de braillards qui font l'aller-retour perpétuel entre la rue et le Cafe du Commerce.
à perlin et pinpin
De Veig
17H27 | 28/03/2008 |
Bon, alors reformulons autrement la pensée du précédent interlocuteur : « tous les documents doivent être mis sur la table, et les politiques énergétiques doivent faire l'objet de débats publics pour aboutir à des décisions informées et démocratiques, et non pas de projets fournis clés en main par tel ou tel lobby et avalisé à la va-vite par ordonnace ou par décrêt. »
Marre des projets tout faits émanant de comité de prétendus experts qui sortent tous des mêmes écoles et des mêmes corps (les Mines la plupart du temps) et qui ne proposent que des choix allant dans le sens de leurs intérêts à court terme.