A la veille d'une journée de mobilisation dans le secondaire, la mobilisation baisse et l'amertume gagne au lycée Bachelard.

(De Chelles) Dans l'académie de Créteil, le rectorat ne répond plus. Parents d'élèves, enseignants, journalistes… nombreux sont ceux qui se sont cassé les dents sur le standard, toute la journée de mercredi, alors qu'une quinzaine de lycées étaient encore bloqués dans cette académie qui recoupe trois départements (Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne).
Rendez-vous était pourtant pris à 17h30 avec le recteur en personne, qui devait recevoir une délégation d'élus, profs et parents du lycée Gaston Bachelard de Chelles, en Seine-et-Marne. C'est par hasard, alors qu'une enseignante de l'établissement passait dans le bureau du proviseur, qu'on avait appris le matin-même que le rendez-vous était tout simplement annulé. Aurélie Lecoeur, professeur d'histoire-géographie à Gaston Bachelard et représentante Force Ouvrière, raconte :
« Sans cette collègue, personne n'aurait cru bon de nous prévenir que le recteur ne recevait plus aucun enseignant mais seulement des chefs d'établissement jusqu'à nouvel ordre. »
C'est pourtant en échange de cette promesse d'entretien arrachée après « deux heures et demie à tambouriner sous les fenêtres du rectorat à une soixantaine venus grâce à un bus prêté par la mairie » que le blocus avait été levé à Gaston Bachelard. Durant trois jours, au retour des vacances d'hiver, profs et parents d'élèves avaient en effet bloqué « en quasi totalité » l'établissement pour protester contre les suppressions de postes à la rentrée prochaine.
Seize postes supprimés, cinq classes fermées
Dans ce lycée d'enseignement général et technologique qui compte aujourd'hui 1373 élèves, pas moins de seize postes doivent être supprimés. En termes de classes, cela signifie une seconde et quatre terminales en moins en septembre. La plupart des matières sont concernées, avec trois postes de moins en mathématiques, un en histoire-géo, un autre en philosophie, quatre en Sciences et technologies industrielles… Les syndicats reconnaissent qu'on observe un « léger fléchissement » dans le nombre d'inscrits mais « rien de comparable avec des fermetures de classes de cette ampleur ».
Alors, depuis l'annonce du nombre de suppressions de postes, tous les enseignants se sont remis à l'arithmétique. Dans la cour, Marie Omont, qui enseigne le français et le cinéma, fait ses comptes, des tresses ramenées autour de l'ovale du visage :
« Cinq classes de moins, ça signifie des classes de 35 élèves, sinon davantage. Et, pour pas mal de profs, une classe en plus en charge. Nous, ce que nous objectons, ce sont des arguments pédagogiques : on ne s'occupe pas pareil de classes de 25 ou de 35 élèves. On n'accorde pas le même temps à la préparation des cours ou à la correction des copies si l'on a trois ou quatre classes. »
A côté d'elle, une collègue qui enseigne la philosophie renchérit :
« Dans ma discipline, il est hors de question de corriger plus de 165 copies par mois. Au-delà, ça devient n'importe quoi. Il n'y a pas de mystère : quoiqu'on en dise, moins on a d'élèves, mieux on s'en occupe. »
Quoiqu'on en dise ? Après le semi-échec de leur blocus et le lapin du recteur, l'écoeurement : pour justifier la fermeture de classes et l'augmentation du nombre d'élèves dans celles qui restent, le proviseur se serait emparé des statistiques au bac. Moins de 70%, selon les profs du lycée qui estiment qu'il s'agit « d'un des moins bons résultats de l'académie » mais avancent, eux, cet argument pour réclamer des classes moins nombreuses.
« Nous n'avons plus d'interlocuteur »
Contacté par Rue89 mercredi, le chef d'établissement n'a pas donné suite à nos appels. Mais des enseignants racontent qu'on a fait pression sur eux pour qu'ils cessent de « monter les élèves contre l'établissement ». Aurélie Lecoeur, FO, précise :
« On comptait sur le proviseur pour plaider notre cause auprès du rectorat mais la voie hiérarchique n'a pas fonctionné. Nous n'avons plus d'interlocuteur. »
Devant le lycée, les élèves vident petit à petit les lieux : on est mercredi midi. A la veille de la journée de mobilisation, l'agitation semble ordinaire. Ni plus sauvageonne ni plus motivée qu'ailleurs. Ici, le blocus n'a pas débouché sur des scènes de casse, contrairement à d'autres établissements des environs. Alors qu'une douzaine de lycées sont encore bloqués dans l'académie, il n'y aura pas de nouveau blocus à Gaston Bachelard, jeudi, même si certains profs feront grève. C'est le cas d'Aurélie Lecoeur, la représentante FO :
« Le blocus a divisé les enseignants. Parmi ceux qui voulaient faire quelque chose après l'annonce des suppressions de postes, certains préféraient la grève, qui est un moyen légal ; d'autres ont choisi le blocus. »
Presque trois semaines après le début de la mobilisation, on sent les enseignants du lycée chellois un peu écoeurés et les rangs se clairsemer. Quand on appelle la salle des profs, une voix féminine répond sèchement : « Mobilisation ? Rappelez plus tard… »

Entre 1700 et 2033 euros nets mensuels, primes comprises
Pour Marie Omont, on a réussi à diviser les profs en leur faisant miroiter un plus gros volume d'heures supplémentaires, alors qu'ils s'estiment mal payés. Elle-même a bientôt dix ans d'ancienneté, dont huit dans ce lycée en zone classée sensible.
Si elle concède dans un sourire qu'il y a « parfois de quoi être démotivé », elle n'a pas demandé de mutation car elle enseigne aussi le cinéma dans cet établissement qui compte une section spécifique. Agrégée depuis 1999, elle a justement une fiche de paye dans son sac. Elle touche 2033 euros nets, ancienneté et prime de ZEP comprises, « mais je suis agrégée ; pour mes collègues certifiés qui débutent, c'est plutôt 1700. »
La plupart des seize postes supprimés correspondent à des départs à la retraite qui ne seront pas remplacés. Mais pas seulement : une prof de français doit être réaffectée dans un autre établissement, si ce n'est pas à cheval sur deux. Marie Omont précise :
« Dans ces cas-là, la règle c'est que le dernier arrivé trinque. Mais si vous prenez mon cas, par exemple, je vis à Paris. Si j'étais réaffectée plus loin en Seine-et-Marne, ce serait impossible. »
De la gare RER de Chelles, la Gare de l'Est, à Paris, n'est qu'à un petit quart d'heure, Saint-Lazare à 25 minutes. Mais, entre la gare et le lycée, dans une périphérie mal déservie par les bus, il faut compter trente minutes. Aux bonnes heures.
Mercredi soir, les mails continuaient à circuler pour savoir qui, des profs de Gaston Bachelard, iraient à Paris manifester, jeudi, à l'appel de l'intersyndicale.





















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à Pierrrrre
De léo solo
09H35 | 27/03/2008 |
Nous voici dans le cas de figure ou nous sommes en présence du pire, du fils, sans l'ombre du sain esprit.
à Pierrrrre
De rackamlerouge
10H49 | 27/03/2008 |
Le père a l'UIMM, le fils au MEDEF et le saint esprit à la banque
Ils sont tous là pour leurs processions appelées congrès UMP
et leurs incantations appelées réformes
Leur religion : le marché
leur Bon Dieu : le fric
Leur églises : l'Entreprise, l'Elysée, les Hauts de Seine
Leur fêtes : Noêl, saint valentin , vacances : toute occasion où de l'argent peut être sorti de force de la poche du Français méprisé.
Moins ça bosse , plus ça gagne. Je sens que ça va arranger Nicolas,Patrick, François, Henri, Laurence, Denis…….
à Pierrrrre
De jerome13103
21H37 | 27/03/2008 |
J'admire en vous l'esprit contestataire mais quelle épaisseur de bêtise dans vos propos en contrepartie, poncifs, a priori et autres stéréotypes au RDV.
Quel donneur de leçon vous faites, pour quelqu'un qui n'aime pas les profs…
à Pierrrrre
De jerome13103
21H43 | 27/03/2008 |
Cher Pierre
J'admire en vous l'esprit contestataire mais quelle épaisseur de bêtise dans vos propos en contrepartie, poncifs, a priori et autres stéréotypes au RDV.
Quel donneur de leçon vous faites, pour quelqu'un qui n'aime pas les profs…
à jerome13103
De Pierrrrre
11H40 | 28/03/2008 |
»….quelle épaisseur de bêtise dans vos propos…. »
==> plutôt que des généralités faciles, dites moi à quoi vous faites allusion, de manière orécise. Mes propos, je les assume complètement.
Mais je suis incapable de répondre à des dérisions de salle de prof, sans fondement, et avec ricanmenets convulsifs.
--------------
»…..Quel donneur de leçon vous faites, pour quelqu'un qui n'aime pas les profs… »
==> Vous êtes décidément un grand affectif.. « j'aime j'aime pas ».
Je considère le métier d'enseignant comme un métier d'une trés grande difficulté, nécessitant de nombreuses qualités, l'absence d'une d'entre elles rendant la tâche d'enseignant impossible à gérer.
Je ne critiquais pas « le prof »,
je critiquais le comportement hypocrite d'une corporation, cramponnée sur ce qu'elle considère à tort comme un avantage à défendre (son statut), sans percevoir que cet « avantage » constituait la cause de ses déboires.
cela l'amène à toujours demander des efforts supplémentaires à la nation, en niant ceux qui ont déja été consentis, sans résultat probant.
Elle attribue à d'autres une responsabilité qui lui incombe.
Elle accuse les élèves de n'être pas comme elle aimerait qu'ils soient (c'est la faute aux parents)
Sans envisager une seconde la nécessité, pour les enseignants, de s'adapter à la réalité de ce que sont les élèves.
Elle est recrutée sur des critères inadaptés, où la dimension pédagogique n'entre jamais en compte.
Elle refuse tout contrôle, tout management, toute possibiliuté de « remercier » un enseignant pas à sa place.
Elle croit que son métier est dans la matière qu'elle enseigne, alors que son métier devrait être dans la connaissance du réceptacle, des élèves auquels elle s'adresse, et de leur mode d'apprentissage.
Elle oppose un frein efficace à toute réforme, toute remise en cause, son inertie étant le meilleur frein à toute avancée pédagogique.
La pierre angulaire de toute réforme de l'éducation Nationale, ce sont les enseignants.
L'élément susceptible d'impliquer chaque enseignant dans la pédagogie de l'Ecole est dans la gestion par une même entité, située au sein de chaque Ecole, de l'équipe enseignante…
…recrutement…avancement…objectifs…évaluation….
Par un système hiérarchique ou collégial, peu importe, du moment où l'enseignant est managé sur site, et non pas par une entité étatique, mythique et virtuelle.
C'est cela, la force du privé par rapport au public… et qui lui amène une plus grande implication de chaque enseignant, une plus grande réactivité, une cohérence, une entraide, et une valorisation des initiatives pédagogiques…..
lisez… notez « naze » comme d'hab, mais évitez de répondre par des généralités de cours de récréation à des propositions, des idées précises et dont je pense qu'elles méritent débat.
à Pierrrrre
De quotient
16H02 | 28/03/2008 |
Merci et bravo Pierre pour ce beau travail de désembuage des esprits ( de gôche ) que vous faites .
Comme vous vous battez , seul, contre des gens piteux intellectuellement ils ne sont même pas capables de reconnaître votre vaillance.
Courage …et continuez leurs insipides opinions crèveront comme des bulles..
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 09H45 | 27/03/2008 |
Il est intéressant de constater chez certains internautes qui distillent leur venin d'un forum à l'autre la corrélation entre la haine du fonctionnaire en général (et de l'enseignant en particulier) et le racisme. Merveilleuse époque que celle où l'ont peut s'offrir tant de boucs émissaires à la fois, soutenu en cela par le gouvernement.
à compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
De benouse
deuxième porte au bout du couloir | 10H30 | 27/03/2008 |
eh eh eh :
Il est intéressant de constater chez certains internautes qui distillent leur venin d'un forum à l'autre la corrélation entre la haine de l'hommede droite en général (et duriche en particulier) et le stalinisme. Merveilleuse époque que celle où l'ont peut s'offrir tant de boucs émissaires à la fois, soutenu en cela par le gouvernement.
(moi j'ai le cul entre deux chaises…)
à compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
De quotient
12H26 | 31/03/2008 |
La vérité ,un venin ?
De ballerina
Prof Paris | 10H18 | 27/03/2008 |
Pierre,
Pourquoi tant de RRRR dans votre pseudo et tant de hargne envers les enseignants, les lycéens et leurs parents ?
çà fait beaucoup de monde tout çà !
Je vous donne rendez vous dans mon collège-lycée de Paris (et oui ! ) pour prendre la mesure et la température de l'exercice périlleux qui consiste à enseigner avec toujours plus d'élèves dans les classes, toujours moins d'heures de cours par matière, toujours moins d'adultes pour encadrer et épauler les élèves en difficulté.
Et l'an prochain : les suppressions de postes (7 dans mon lycée + un poste de Conseiller d'éducation,)des effectifs lourds (29 minimum pour toutes les classes de collège, 36 pour les classes de 2e ), des horaires plancher dans toutes les matières, des options et dédoublements de classe supprimés etc
Avant d'exprimer votre haine de ceux qui bougent pour préserver des conditions décentes de scolarisation aux enfants de France, renseignez-vous !
L'arrivée au pouvoir du petit capo Sarko vous a redonné, semble-til de la haine à revendre.
C'est regrettable….quand on ferme les écoles, c'est les prisons qu'on ouvre !
à ballerina
De Pierrrrre
12H55 | 27/03/2008 |
»….quand on ferme les écoles, c'est les prisons qu'on ouvre ! … »
==> et en moins démago, vous auriez quoi ?
Pourquoi essayer de trouver de la « haine » dans une analyse critique ?
Utiliseriez vous l'affectif pour compenser une absence totale d'argument ?
Tout ce que vous savez sortir c'est « augmentation des effectifs », alors que les chiffres moyens prouvent que les effectifs baissent.
Vous pourrez toujours vous concentrer sur un contre exemple.
Je dis simplement :
- que les syndicats enseignants sont trés marqués politiquement et servent de courroie de transmission aux partis politiques (c'est ce qu'ils font actuellement en essayant de prolonger l'effet des municipales)
- que tout VRAI PROJET pédagogique ne peut s'articuler au sein d'une école, qu'à condition que le personnel de cette école soit géré sur site :
recrutement..avancement..remerciements..définition du projet d'école..établissement d'objectifs QUANTIFIABLES destinés à satisfaire ce projet
évaluation de ces objectifs.
- la gestion étatique actuelle (non gestion) des enseignants aboutit à une absence de projet d'école sèrieux, et à de réels objectifs.
Les objectifs définis ne sont que des généralités recopiées sur les objectifs de l'année précédente, à la sauce belle marquise, et qui ne servent UNIQUEMENT qu'à faire joli dans le hall d'entrée de l'école.
- actuellement, vous refusez toute remise en cause de votre statut,
vous refusez toute introduction de nouvelles approches de l'enseignement,
et vous vous réfugiez dans une demande de moyens supplémentaires, destinés à ne pas vous obliger à vous remettre en cause.
pour reprendre votre extrèmement interessante réflexion, portée sur une analyse trés poussée et humaniste de la situation, en remarquant que :
« quand on ferme les écoles, c'est les prisons qu'on ouvre ! »… sic…
c'est votre conclusion… trés trés con-clusion, votre conclusion.
à Pierrrrre
De caroo
13H11 | 27/03/2008 |
au risque de paraitre un peu obsédée par la question (il faut dire que je suis plutôt sensible du victor…) démago et très très con le père hugo, donc ?
« ouvrez une école, vous fermerez une prison »
je ne vois pas ce qu'il y a d'affectif dans cet argument, car argument ( et sérieux ) il y a .
il vous suffira de vérifier quel est le niveau moyen d'éducation de la population carcérale (une stat qui doit bien se trouver quelque part)
je dois dire que votre argumentaire me hérisse !
quand aux écoles « gérée sur site »… débattons-en… mais alors ne plus parler d'éducation nationale…ni d'égalité d'accès à l'éducation… ni de mixité sociale… bref, si vous pensez vraiment que vous allez ainsi résoudre quoi que ce soit et faire mieux avec moins d'enseignants…
expliquez nous la recette, Cher Pierrrre ( vous permettez que je vous appelle cher pierrre ? )
à caroo
De Pierrrrre
20H55 | 27/03/2008 |
« ouvrez une école, vous fermerez une prison »
il vous suffira de vérifier quel est le niveau moyen d'éducation de la population carcérale (une stat qui doit bien se trouver quelque part)… »
==> non, les stats sont interdites… vu que le niveau d'étude de la population carcérale est celui du pays d'où viennent les immigrés qui constituent la majorité de cette population.
Ce n'est pas une accusation à l'encontre des immigrés, bien au contraire, leur insertion impossible expliquant leur délinquance prévisible.
Pour parler de nos prisons,
IL N'Y EN A PAS ASSEZ ;
nos détenus vivent entassés dans des conditions immondes.
la peine, c'est l'absence de liberté, ce n'est pas de vivre à 3 dans 9 m2.
Je pense que les prisons devraient offrir (pour les petites peines), des cellules correctes, -lecture-télé-douche, mais dans une isolation totale.
Je pense qu'il est des sanctions (petite délinquance), dont la réponse passe par une mise au placard.. histoire de laisser le temps de réfléchir seul face à sa connerie, et d'égrainer le temps perdu.
Ainsi, seraient résolus les problèmes de proximités malsaines, les passages de drogue au parloir (remplacé par vidéo), et donnerait au juge possibilité d'envoyer SYSTEMATIQUEMENT un jeune ayant fait l'imbécile, faire ses quelques jours de tole, face à lui même…
Discussions régulières avec un psy avant sa sortie, et au moins, il ne roulera pas les mécaniques au retour avec ses copains :
« t'as fait quoi ? » ..rien.. j'ai lu…
« t'as vu qui ? » ..personne
« c'était comment ? .. c'était 12 m2 pendant 15 jours, en tournant en rond
“et si tu recommences ? ” .. ben le juge m'a dit que ça passait à trois mois, mais j'peux te dire, j'ai compris, j'arrete mes conneries.
Environnement de fermeté, mais aussi de respect des prisonniers, de vouvoiement, et de correction exigée et offerte en retour.
-----------
Pour l'Ecole, bien des pays ont un résultat supèrieur avec moins de moyens.
Simplement, leur action éducative n'est pas gangrénée par un statut des enseignants qui interdit tout management.
LES ENSEIGNANTS Y SONT GERES SUR SITE
Chez nous, les enseignants sont tels des électrons libres, faisant ce qu'ils veulent, et sans aucun contrôle ni objectif évaluable.
Lorsqu'ils ferment la porte de leur classe, ils sont seuls avec leur classe et leur problème.
Certains sont pédagogues, d'autres mortellement ennuyeux,
avec classes bosseuses de preneurs de notes,
d'autres participatives et vivantes,
d'autres bordéliques à souhait,
et les plus nombreuses carrément soporiphiques.
Ce n'est pas une Education Nationale,
ce n'est pas une Ecole un collège ou un lycée,
c'est un conglomérat de classes aussi disparates que le sont les enseignants.
---------------
»…( vous permettez que je vous appelle cher pierrre ? )… »
==> non, ce serait inadéquat, vos méthodes, pour être inefficaces, sont malgré cela, beaucoup plus chères que les miennes, trés chère , trop trop chère Caroo !
De guerzit
Incomprenant majeur | 11H10 | 27/03/2008 |
Les gouvernements successifs ont pour métier la démolition.
Et les édifices qu'ils affectionnent sont ceux qui appartiennent à tous.
Je me rappelle l'histoire d'un propriétaire véreux qui venait déposer des termites dans une chalet à lui, loué à une vielle dame d'avant la querre, afin de justifier de sa dangerosité…
Au bout de trois ans ce petit chalet menaçait ruine. La pauvre garnd-mère en est morte et la plus value fut importante.
De Laurre
11H41 | 27/03/2008 |
Attention également à la « réforme » des filières du lycée en cours d'élaboration par le gouvernement. Elle pourrait aboutir à la fusion avec réduction des heures d'enseignement des sections actuelles en 2 filières :
- Fusion des sections Scientifique et STI ( section technologique) en une filière dite « scientifique » ;
- Fusion des sections Littéraire, Economique et sociale (SES) et STG ( Technologies du tertiaire) en une filière unique ;
Ceci modulé par une certain nombre de disciplines à la carte, sans doute seulement en Terminale ( mais combien ? )
Avec pour seul véritable objectif de réduire les heures d'enseignement hebdomadaire que recevront les élèves et donc permettre encore des suppressions de postes.
Source : Revue de l'Inspection générale Nr 4 - octobre 2007
Du secondaire au supérieur : le nouveau rôle des lycées
http://www.education.gouv.fr/cid20752/la-revue-inspection-generale.html#…
De caroo
12H21 | 27/03/2008 |
Il y des académies où le recteur se défausse sur les inspecteurs d'académie pour gérer la dotation globale horaire. Il y a des lycées où une baisse envisagée de 12 % de l'effectif des élèves entraine une suppression de 26 % des postes de titulaires…
Il y a des endroits où l'on écrit ainsi à l'inspecteur d'académie :
Monsieur l'inspecteur d'académie,
Parents d'élèves du Lycée de Sainte Foy la Grande, nous ne pouvons pas accepter la réduction de 12 postes d'enseignants envisagée pour la rentrée prochaine, sur les 46 existant actuellement : 26 % d'enseignants titulaires supprimés sur un seul établissement !
Notre enfant qui fréquente cet établissement a besoin lui aussi d'un enseignement de qualité. Il quitte chaque matin le domicile à 6h30 pour n'y rentrer le soir qu'à 18h30. C'est chaque jour 2h de plus en moyenne qu'un élève qui habite a proximité de son lycée. Cet établissement est pourtant le plus proche de notre domicile, le seul desservi par des transports scolaires. C'est en outre un établissement qui dispose de nombreux atouts pour compenser l'inconvénient de la distance. Ses équipements sont particulièrement performants. Mais pour suivre une scolarité satisfaisante, nos lycéens éloignés ont aussi et surtout besoin de conditions de travail sereines, avec des effectifs qui permettent de compenser le handicap de la fatigue des longs trajets quotidiens et des nuits courtes. Ils ont aussi et surtout besoin de continuer à pouvoir compter sur des professeurs qualifiés et stables dans leurs postes, et des équipes pédagogiques solides. Ils ont droit comme tous les lycéens à un enseignement riche, avec un large choix d'options. Ils ont aussi droit à des projets pédagogiques ambitieux soutenus par des professeurs motivés et présents.
Or il est totalement déraisonnable d'imaginer un seul instant que ces besoins légitimes puissent être satisfaits et ces droits élémentaires respectés si, comme vous le prévoyez , 20 % des horaires sont dorénavant effectués par des vacataires. Et comment accepter la suppression de 2 postes de professeurs titulaires d'EPS alors qu'il y a déjà 14h supplémentaires d'EPS dans cet établissement ? Si vous
mettez votre projet à exécution, quels sont les vacataires de toutes les disciplines, nécessaires pour assurer les enseignements prévus aux programmes, qui accepteront de faire la route quotidiennement depuis Bordeaux ( 3h au minimum aller retour) et pendant une année pour 5 heures précaires par semaine ?
Comment, Monsieur l'inspecteur d'académie, peut-on
honnêtement et en conscience envisager de telles solutions ?
Aussi, en tant que parent d'élève du Lycée Elisée Reclus , je refuse que les lycéens de cet établissement soient sacrifiés, et avec le Conseil d'Administration je dénonce les conditions de préparation de la rentrée 2008 :
* Suppression de 12 postes d'enseignements sur 46.(26%)
* Suppression de 5 divisions.
* Taux d'heures supplémentaires trop élevé qui implique un recours à du personnel précaire.
* Dotation Globale Horaire insuffisante pour assurer les dédoublements dans des conditions satisfaisantes.
Ces mesures auront de graves conséquences sur la qualité de l'enseignement et sur l'avenir du lycée.
En conséquence, avec le conseil d'Administration, je demande :
* Le maintien de 5 divisions de Seconde afin de pouvoir accueillir l'ensemble des élèves du secteur de recrutement.
* La transformation de 36h supplémentaires en heures postes.
* Une augmentation de 15 heures de la Dotation Globale Horaire.
* Le maintien de 4 postes d'enseignements sur les 12 supprimés. »
Et si telle n'était pas votre ultime décision, Monsieur l'inspecteur d'académie, je vous demande de bien vouloir porter à ma connaissance les motifs qui justifieraient valablement le sacrifice de cet établissement et de ses élèves.
Pourrez-vous nous expliquer sans honte les raisons de cette injustice profonde, de cette inégalité intolérable devant le service public de l'éducation nationale, dont seraient alors victimes nos enfants, au seul prétexte que leurs parents ont choisi (ou pas) de vivre dans des territoires de la République auxquels l'éducation nationale semble désormais renoncer ?
Persuadée que vous prendrez en considération les justes requêtes des parents d'élèves et de l'équipe éducative…
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 12H50 | 27/03/2008 |
Vous devriez poster ceci, peut-être un peu abrégé et commenté, à Bruno Le Maire (à cette heure dans la rubrique « l'info à trois voix ») qui souligne les « bons » résultats de l'UMP en matière de baisse du chômage mais admet qu'il faut faire plus en faveur des quartiers en difficultés. Il propose un « nouvel Etat social ». Si je ne me trompe, l'Education Nationale n'est pas évoquée une seule fois pour fonder cet Etat merveilleux.
De Dedalus
12H22 | 27/03/2008 |
Ce gouvernement, fidèle à une idéologie libérale archaïque, a fait le choix économiquement aberrant d'investir moins pour économiser plus, quand au contraire - parce que l'économie a des invariants simples - il est impératif, y compris face à cet objectif majeur de réduction de la dette, d'investir plus aujourd'hui pour gagner plus demain.
dans « Le bon grain et la mauvaise graine » : article à lire sur sarkononmerci.fr
http://sarkononmerci.fr/files/investir%20moins%20pour%20economiser%20plu…
De Ouiquende à Rome
12H34 | 27/03/2008 |
Je serai présent le 5 et même si de nombreux regards seront braqués sur vous celui qui vous brûlera sera à coup sur…. le mien.Je serai captif et à l'écoute du moindre mot que seul je pourrai saisir ! Tendresse affirmée.
De Parentdélève
15H00 | 27/03/2008 |
Suppression de postes : Aidez-nous à empêcher ça ! ! !
http://sosecole.canalblog.com/
Visitez le blog et commentez. SVP, chaque commentaire est comptabilisé et pèsera dans notre combat pour le maintien de notre école.
Merci d'avance.
à Parentdélève
De Pierrrrre
18H42 | 27/03/2008 |
« Suppression de postes : Aidez-nous à empêcher ça ! ! ! »
==>j'ai une idée originale : je propose une pétition !
à Pierrrrre
De m a i a
aquoiboniste | 20H09 | 27/03/2008 |
Essayez de ne pas la copier-coller, ça changera…
De Philippe40
insertion professionnelle | 17H49 | 27/03/2008 |
Que personne ne feigne d'être surpris, tout cela était annoncé, c'était dans les tuyaux bien avant les municipales mais les académies avaient ordre de ne rien dire.
Des postes disparaissent, des options disparaissent notamment en langues étrangères dans le lycée de ma fille.
A la rentrée prochaine, les classes seront encore surchargées.
Tout cela va de nouveau favoriser le privé et on aura beau jeu alors de nous dire qu'il y a de meilleurs résultats dans le privé.
Cette façon de démanteler le service public est connu de longue date et la droite en a fait sa spécialité.
Pendant que certains restent toujours à se demander si le PS est assez à gauche, la droite unie derrière son « roitelet » continue tranquillement son travail de démantèlement.
A méditer.
à Philippe40
De Pierrrrre
18H02 | 27/03/2008 |
« A méditer. »
==> bien plus de médisance que d'objet à méditation !
à Pierrrrre
De léo solo
18H06 | 27/03/2008 |
Vos flèches sont du bois dont on fait les pipeaux.
à léo solo
De Pierrrrre
18H39 | 27/03/2008 |
« Vos flèches sont du bois dont on fait les pipeaux. »
==> merci pour cet hommage,
vos idées sans ame ni conviction, ont besoin de cette petite musique qui les font soulever de terre.
Clef de sol pour fa(t) un peu gauche…
à Pierrrrre
De léo solo
18H52 | 27/03/2008 |
Le nuage dit à l'arrrrrcher :
tu peux tirer tes flêches
elles traversent
on ne sent rien.
<--
à léo solo
De Pierrrrre
19H06 | 27/03/2008 |
»…Le nuage dit à l'arrrrrcher : … »
==> nuage, vous êtes un affectif,
pour vous mouvoir, vous attendez la bise peut-être ?
Comme vous voyez, je ne manque par d'airrr.
à Pierrrrre
De léo solo
19H25 | 27/03/2008 |
Oui, vos n'en manquez point.
Comme la grenouille ; celle de La Fontaine.
à léo solo
De Pierrrrre
20H41 | 27/03/2008 |
« Comme la grenouille ; celle de La Fontaine. »
==> c'est votre coté vache,
à moins que vous ne vous preniez pour le boeuf ?