Sur le terrain

Seize postes en moins : blocus au lycée de Chelles

A la veille d'une journée de mobilisation dans le secondaire, la mobilisation baisse et l'amertume gagne au lycée Bachelard.

Au lycée Bachelard de Chelles, le 20 mars (DR)

(De Chelles) Dans l'académie de Créteil, le rectorat ne répond plus. Parents d'élèves, enseignants, journalistes… nombreux sont ceux qui se sont cassé les dents sur le standard, toute la journée de mercredi, alors qu'une quinzaine de lycées étaient encore bloqués dans cette académie qui recoupe trois départements (Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne).

Rendez-vous était pourtant pris à 17h30 avec le recteur en personne, qui devait recevoir une délégation d'élus, profs et parents du lycée Gaston Bachelard de Chelles, en Seine-et-Marne. C'est par hasard, alors qu'une enseignante de l'établissement passait dans le bureau du proviseur, qu'on avait appris le matin-même que le rendez-vous était tout simplement annulé. Aurélie Lecoeur, professeur d'histoire-géographie à Gaston Bachelard et représentante Force Ouvrière, raconte :

« Sans cette collègue, personne n'aurait cru bon de nous prévenir que le recteur ne recevait plus aucun enseignant mais seulement des chefs d'établissement jusqu'à nouvel ordre. »

C'est pourtant en échange de cette promesse d'entretien arrachée après « deux heures et demie à tambouriner sous les fenêtres du rectorat à une soixantaine venus grâce à un bus prêté par la mairie » que le blocus avait été levé à Gaston Bachelard. Durant trois jours, au retour des vacances d'hiver, profs et parents d'élèves avaient en effet bloqué « en quasi totalité » l'établissement pour protester contre les suppressions de postes à la rentrée prochaine.

Seize postes supprimés, cinq classes fermées

Dans ce lycée d'enseignement général et technologique qui compte aujourd'hui 1373 élèves, pas moins de seize postes doivent être supprimés. En termes de classes, cela signifie une seconde et quatre terminales en moins en septembre. La plupart des matières sont concernées, avec trois postes de moins en mathématiques, un en histoire-géo, un autre en philosophie, quatre en Sciences et technologies industrielles… Les syndicats reconnaissent qu'on observe un « léger fléchissement » dans le nombre d'inscrits mais « rien de comparable avec des fermetures de classes de cette ampleur ».

Alors, depuis l'annonce du nombre de suppressions de postes, tous les enseignants se sont remis à l'arithmétique. Dans la cour, Marie Omont, qui enseigne le français et le cinéma, fait ses comptes, des tresses ramenées autour de l'ovale du visage :

« Cinq classes de moins, ça signifie des classes de 35 élèves, sinon davantage. Et, pour pas mal de profs, une classe en plus en charge. Nous, ce que nous objectons, ce sont des arguments pédagogiques : on ne s'occupe pas pareil de classes de 25 ou de 35 élèves. On n'accorde pas le même temps à la préparation des cours ou à la correction des copies si l'on a trois ou quatre classes. »

A côté d'elle, une collègue qui enseigne la philosophie renchérit :

« Dans ma discipline, il est hors de question de corriger plus de 165 copies par mois. Au-delà, ça devient n'importe quoi. Il n'y a pas de mystère : quoiqu'on en dise, moins on a d'élèves, mieux on s'en occupe. »

Quoiqu'on en dise ? Après le semi-échec de leur blocus et le lapin du recteur, l'écoeurement : pour justifier la fermeture de classes et l'augmentation du nombre d'élèves dans celles qui restent, le proviseur se serait emparé des statistiques au bac. Moins de 70%, selon les profs du lycée qui estiment qu'il s'agit « d'un des moins bons résultats de l'académie » mais avancent, eux, cet argument pour réclamer des classes moins nombreuses.

« Nous n'avons plus d'interlocuteur »

Contacté par Rue89 mercredi, le chef d'établissement n'a pas donné suite à nos appels. Mais des enseignants racontent qu'on a fait pression sur eux pour qu'ils cessent de « monter les élèves contre l'établissement ». Aurélie Lecoeur, FO, précise :

« On comptait sur le proviseur pour plaider notre cause auprès du rectorat mais la voie hiérarchique n'a pas fonctionné. Nous n'avons plus d'interlocuteur. »

Devant le lycée, les élèves vident petit à petit les lieux : on est mercredi midi. A la veille de la journée de mobilisation, l'agitation semble ordinaire. Ni plus sauvageonne ni plus motivée qu'ailleurs. Ici, le blocus n'a pas débouché sur des scènes de casse, contrairement à d'autres établissements des environs. Alors qu'une douzaine de lycées sont encore bloqués dans l'académie, il n'y aura pas de nouveau blocus à Gaston Bachelard, jeudi, même si certains profs feront grève. C'est le cas d'Aurélie Lecoeur, la représentante FO :

« Le blocus a divisé les enseignants. Parmi ceux qui voulaient faire quelque chose après l'annonce des suppressions de postes, certains préféraient la grève, qui est un moyen légal ; d'autres ont choisi le blocus. »

Presque trois semaines après le début de la mobilisation, on sent les enseignants du lycée chellois un peu écoeurés et les rangs se clairsemer. Quand on appelle la salle des profs, une voix féminine répond sèchement : « Mobilisation ? Rappelez plus tard… »

Manifestation FCPE le 20 mars au lycée de Chelles (DR)

Entre 1700 et 2033 euros nets mensuels, primes comprises

Pour Marie Omont, on a réussi à diviser les profs en leur faisant miroiter un plus gros volume d'heures supplémentaires, alors qu'ils s'estiment mal payés. Elle-même a bientôt dix ans d'ancienneté, dont huit dans ce lycée en zone classée sensible.

Si elle concède dans un sourire qu'il y a « parfois de quoi être démotivé », elle n'a pas demandé de mutation car elle enseigne aussi le cinéma dans cet établissement qui compte une section spécifique. Agrégée depuis 1999, elle a justement une fiche de paye dans son sac. Elle touche 2033 euros nets, ancienneté et prime de ZEP comprises, « mais je suis agrégée ; pour mes collègues certifiés qui débutent, c'est plutôt 1700. »

La plupart des seize postes supprimés correspondent à des départs à la retraite qui ne seront pas remplacés. Mais pas seulement : une prof de français doit être réaffectée dans un autre établissement, si ce n'est pas à cheval sur deux. Marie Omont précise :

« Dans ces cas-là, la règle c'est que le dernier arrivé trinque. Mais si vous prenez mon cas, par exemple, je vis à Paris. Si j'étais réaffectée plus loin en Seine-et-Marne, ce serait impossible. »

De la gare RER de Chelles, la Gare de l'Est, à Paris, n'est qu'à un petit quart d'heure, Saint-Lazare à 25 minutes. Mais, entre la gare et le lycée, dans une périphérie mal déservie par les bus, il faut compter trente minutes. Aux bonnes heures.

Mercredi soir, les mails continuaient à circuler pour savoir qui, des profs de Gaston Bachelard, iraient à Paris manifester, jeudi, à l'appel de l'intersyndicale.

136 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de DidierB63

De DidierB63

Devant un écran | 21H38 | 26/03/2008 | Permalien

C'est bizarre. Je connais un peu Chelles et la ville ne fait que se couvrir de nouvelles habitations depuis quelques années.
Le passage de la ligne TGV Est a permis de lancer des travaux de grande ampleur dans tout le centre ville, et les bâtiments neufs ont poussés comme des champignons autour de la nouvelle gare, de même qu'en bordure de la nationale 34 et en direction de l'A104.
Et la ville va surement continuer à grandir, la zone commerciale de Chelles est gigantesque.

Alors, ou est le besoin de fermer autant de classes alors qu'on va en avoir besoin dans un proche avenir ? (à supposer bien sur qu'on en ait pas besoin maintenant).

Et la mairie ? A-t-elle eu une réaction ? Pourtant Planchou est de gauche (enfin, il le dit…).

Enfin, c'est dans l'air du temps. Il faut faire disparaitre 1 fonctionnaire sur 2…

http://polemiquons.over-blog.com/

Portrait de Frank_Mouly

à DidierB63 Portrait de DidierB63 De Frank_Mouly

Elu à Chelles | 09H45 | 27/03/2008 | Permalien

Cher Didier,

Elu communiste au sein de la majorité de gauche, je peux t'assurer que la municipalité apporte tout son soutien à cette démarche des enseignants.

http://www.chelles.org/spip.php ? article162

Concernant ton analyse sur le développement de Chelles, j'imagine que tu en déduis qu'il devrait avoir un inpact sur la fréquentation des Lycées. Ce n'est pas encore le cas, car beaucoup de nouveaux arrivants sont de jeunes couples, sans enfant ou avec des enfants en bas âge. L'impact pour l'instant est plus sur les crèches et les écoles, et donc reporté à plus tard pour les lycées.

Portrait de Network 23

à Frank_Mouly Portrait de Frank_Mouly De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 21H16 | 28/03/2008 | Permalien

Votre intervention soulève une question, qui va bien au-delà de vos attributions :

- le nombre de professeurs dans un lycée doit-il réellement fluctuer au fil de chaque année, afin d'instaurer un soi-disant équilibre (fondé sur quels critères ? ) entre le ratio profs-élèves ?

- au niveau national, cela donne des attributions de postes au concours en dents-de-scie, évoluant de manière plus ou moins arbitraire, n'ayant aucune logique pour ceux qui préparent les concours ou s'engagent dans telle ou telle filière universitaire.

Dans les deux cas, cela a comme résultat direct de démotiver les élèves et les profs, traités comme de vulgaires ressources « humaines », variables d'ajustement pour des ratios irrationnels, et de conduire à une dégradation inévitable de l'enseignement. Jusqu'au jour où on dira : « le public ne marche plus », privatisons-le…

Merci de votre soutien !

PS : à Chloé, vous nous contredirez pas si nous disons que les « sauvageons » ne sont pas là où l'on pense !

Portrait de bloozmarch

De bloozmarch

21H45 | 26/03/2008 | Permalien

C » est bien la laïcité sous tous ses aspects qui est dans la ligne de mire de cette droite qui se croit élitiste, mais pas l » élitisme de l » intelligence ou de la grandeur humaniste, non l » élitisme le plus bas, le plus vil, celui du pognon. Alors, l » éducation pour tous, la culture pour tous, l » ouverture pour tous, vous n » y pensez pas. C » est bien des utopies de gauchistes, de Ferry (Jules évidemment) et autres, de rêveurs dangereux, et il est temps d » y mettre fin, les fils de riches à l » école, les autres au boulot, un boulot sous-payé si possible, et uniquement ce qui rapporte aux patrons, en fermant leur gueule, sans assez de connaissances pour se défendre, et les pas contents, le chômage, le RMI, pour montrer qu » on a du coeur, et la rue, mais pas là où ça se voit trop et où ça dérange. Je m » arrête là, je m » étrangle de rage et de honte.

Portrait de R2PH

De R2PH

00H50 | 27/03/2008 | Permalien

http://www.legrandsoir.info/article.php3 ? id_article=767

N'est-il pas temps de relire les…
« Cahiers de politique économique #13 » de l'OCDE

Ces cahiers imposent de saboter le service publc (Ah bon ? )
Ces cahiers exposent le pourquoi : Susciter l'envie de privé (Ca se défend)
Ces cahiers donnent un exemple : Le collège (Tiens, tiens)
Ces cahiers exposent le comment (plusieurs choix proposés, à compulser)
Ces cahiers exposent le comment du comment : Ne pas mettre en oeuvre le même « comment » dans tous les collèges de la même ville (Mais pourquoi ? )
Ces cahiers exposent le pourquoi du comment du comment : pourraientt venir certaines puces à certaines oreilles (Pour une fois con nous prend pas pour des qu'on peut pas se permettre de passer pour)

Je viens juste d'en trouver les bonnes feuilles là :

http://www.legrandsoir.info/article.php3 ? id_article=767

On ne nait pas révolutionnaire, on le devient.
Boston, Los Angeles, Chelles, c'est le même d'Estaing.

Portrait de Le Yéti

De Le Yéti

yetiblog.org | 22H06 | 26/03/2008 | Permalien

FAITES LE COMPTE

Les établissements scolaires en rogne, les ports en grève, les inspecteurs du travail en révolte, les banlieues couvant sous la braise, les retraités aux abois, les fonctionnaires révoltés, les ménages en deuil de pouvoir d'achat, les salariés précarisés n'en pensant pas moins, les SDF, les rmistes, les sans-papiers grondant dans leurs sinistres centres de rétention…

Et plus loin de nous, en écho menaçant, les ouvriers roumains de Dacia en arrêt de travail, les tibétains outragés, les Jeux olympiques qui partent en quenouille, le pouvoir chinois qui perd ses nerfs, ces pays sud-américains refusant de s'en laisser compter par le Grand Sam…

Tout est en place pour LA GRANDE DÉFLAGRATION.

Portrait de YAJ

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De YAJ

enseignante retraitée, non remplacé... | 22H32 | 26/03/2008 | Permalien

et 3 grecs grévistes de la faim à St Nazaire pour qu'on leur verse leur salaire
voir sur http://www.rue89.com/2008/03/26/douze-jours-sans-manger-les-grecs-tienne…

En fait ils en sont à 14 jours et commencent à faiblir

Portrait de R2PH

à YAJ Portrait de YAJ De R2PH

01H17 | 27/03/2008 | Permalien

Certes, mais ça crérait un précedent
Verser un salaire à des estrangers…

Et comment alors n'en plus verser à des locaux ?

Nous on aime les estrangers de par leur statut de boucq-émissaire
Pour faire passer des « trucs »
Vis à vis des « autres »

Faudrait pas non plus que des droit-de-l'hommistes
Viennent nous pourrir l'économie du pays

Les contrats n'engagent que ceux qui les croient

Portrait de William Tel

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De William Tel

à Lille | 22H32 | 26/03/2008 | Permalien

Il n » y a pas de détonateur commun.

Portrait de Le Yéti

à William Tel Portrait de William Tel De Le Yéti

yetiblog.org | 07H27 | 27/03/2008 | Permalien

Il n'y a JAMAIS de détonateur commun. Dans les grandes déflagrations historiques, les « détonateurs » désignés sont toujours apparus après le début des explosions.

Portrait de William Tel

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De William Tel

à Lille | 22H14 | 27/03/2008 | Permalien

Certes.
Il n'y a pas de détonateur du tout.

Portrait de R2PH

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De R2PH

00H33 | 27/03/2008 | Permalien

Hé ! Hé !

Fort heureusement, mes amis
Que vous appeliez à tort « les patrons »

Mes amis actionnaires
Mes amis cadres dirigeants
Mes amis journalistes
Mes amis loufiats ambitieux, « quelqu'uns » en devenir

Ont inventé in extremis
La TNT
16/9 - 4/3 - Full screen - Maximized
5.1 - 2.1 - Emuled 5.1
HD ready - Mais pas Full HD, çà c'est pour le semi-bourges en devenir

Hé ! Hé !

Tout est en place pour LA GRANDE ILLUSION.

Le nouveau mastering de la GRANDE EVASION n'est pas prévu dans l'immédiat

C'est Hoggie et les cafards qui vont enterrer Besancenot.

Hé ! Hé !

On est trop forts.

Portrait de William Tel

De William Tel

à Lille | 22H30 | 26/03/2008 | Permalien

La volonté de désorganiser le système ne fait aucun doute. La baisse des moyens est un moyen efficace d'user à petit feu un service public lui-même efficace (quoiqu'on en dise…)Le même procédé est utilisé depûis plusieurs années dans le service de la santé publique, pour le plus grand bénéfice des cliniques privées. Le problème est que les moyens de lutte traditionnels fonctionnaient avec des élus respetcueux de l'héritage social de l'après-guerre qui est la seule « identité française » qui vaille. Or cette identité, la droite « UMP » s'est fait élire en la plaçant ailleurs. Ce n'est plus une histoire, c'est un espace de sécurité. « L'accélération des réformes » cache (mal) que cette politque a « rompu » avec le temps, et ne prépare pas l'avenir. Le découragement que ressentent tous les acteurs d'une forme de résistance vient de là, de cette situation de huis clos. Une chappe de plomb s'est abattue sur ce pays lorsquil a accepté la création d'un « ministère de l'immigration et de l'identité française. » Cela enterrait symboliquement aussi bien la déclaration des droits de l'homme et du citoyen que le conseil national de la résistance. Précisément le poids symbolique qu'ont perdu grèves et manifestations ; qui n'inquiètent plus le « pouvoir. » C'était bien ça « en finir avec l'esprit de mai », mépriser les bruits de la rue. « Ils s'useront plus vite que leurs semelles » pensent-ils sûrement.

Portrait de rackamlerouge

à William Tel Portrait de William Tel De rackamlerouge

10H01 | 27/03/2008 | Permalien

Excellente analyse, claire et très juste.Merci

Portrait de sabrina

De sabrina

instit qui y croit! | 22H39 | 26/03/2008 | Permalien

Magnifique… donner des conditions de travail impossible pour le public… démontrer l'échec des profs, toujours a demander plus, puis finalement, comme le dit notre ministre « donner au privé les moyens de faire ce que le ^public n'arrive plus à mettre en œuvre ».

Portrait de R2PH

à sabrina Portrait de sabrina De R2PH

00H44 | 27/03/2008 | Permalien

Eeeeet ouais !
Et en plus ça maaaaaarche
On est trop forts !
53 %

Tiens à propos…
Sais-tu Sabrina (Bretonne)
Qu'il est prévu un EPR à Plogoff ? (*)

Arf !

(*) Ô douce et terrible vengeance

Portrait de jide

De jide

jide.romandie.com | 22H46 | 26/03/2008 | Permalien

La résistance et l'action militante vont de bas en haut.
De bas en haut, ça veut dire que la somme des actions individuelles est plus puissante qu'une hypothétique action collective, issue des urnes…
La lutte, pied a pied, dans les collèges, les usines, les facs, les bureaux, contre l'idéologie et l'arbitraire (sous couvert de « restructuration » ou d'« optimisation »), sera bien plus efficace que n'importe quelle élection.
Qu'on se le dise !

http://jide.romandie.com

Portrait de Commandant Bubule

De Commandant Bubule

23H06 | 26/03/2008 | Permalien

L'exemple de ce lycée illusre bien ce à quoi les professeurs et les élèves doivent s'attendre. Il permet aussi de démonter les arguments de ceux qui veulent supprimmer des postes d'enseignants.

En effet, un de ces arguments consiste à mettre en parallèle la baisse du nombre d'élèves avec la supression de postes de professeurs. Or, l'exemple de ce lycée témoigne d'un déséquilibre entre la baisse du nombre des élèves la suppression de postes d'enseignants : la dernière serait trops importante par rapport à la première.
D'ailleurs, si on prend en compte les évolutions démographiques récentes, le nombre d'élèves va bientôt augmenter dans le secondaire en raison de la hausse des naissances à partir de 1998.

Quand aux prétendues économies qui seront faites suite à ces suppressions de postes d'enseignants, tout porte à croire qu'elles seront très peu conséquentes. Il faudrait, pour que les lecteurs de cet article s'en rendissent compte, qu'ils lussent l'article de Rue89 intitulé « En grève pour faire de nos élèves des citoyens » (cet article se situe à la page 3 de la rubrique « Cité ».

Portrait de Pierrrrre

à Commandant Bubule Portrait de Commandant Bubule De Pierrrrre

08H40 | 27/03/2008 | Permalien

 »…la suppression de postes d'enseignants…serait trops importante par rapport à la baisse des élèves… »

==> affirmation gratuite et fausse : les chiffres officiels prouvent le contraire (source Assemblée Nationale, rapport du Sénat)

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 »….Quand aux prétendues économies qui seront faites suite à ces suppressions de postes d'enseignants, tout porte à croire qu'elles seront très peu conséquentes….. »

==> un poste d'enseignant = 5000 euros par mois ( ce n'est pas son salaire, c'est son coût)

--------------------------

 »….Il faudrait, pour que les lecteurs de cet article s'en rendissent compte… »

==> et qu'ils évitent de croire à des slogans démagogiques, auquels leur age les prédispose

--------------------------

qu'ils lussent l'article de Rue89 intitulé « En grève pour faire de nos élèves des citoyens » (cet article se situe à la page 3 de la rubrique « Cité ».

==> « n'eusse-t-il » point été plus facile que vous argumentiez par vous même, au lieu de faire référence à je ne sais quel article venu d'ailleur, histoire de colorier d'un semblant de sèrieux, des affirmations dénuées de tout fondement ?

Portrait de compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09

bye bye.... | 10H02 | 27/03/2008 | Permalien

On écrit « n'eût-il point ». « N'eussent-ils », c'est un pluriel.
Quant à l'article, il ne vient pas d'une autre planète, il figurait ici en première page il y a encore quelques jours.

Portrait de Commandant Bubule

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De Commandant Bubule

12H37 | 27/03/2008 | Permalien

« Un poste d'enseignant=5000 euros par mois (ce n'est pas son salaire, c'est son coût) »

Si on multiplie 5000 Euros par 11200 on obtient un coût mensuel de 56 millions d'Euros.
Ce qui représente un coût annuel de 672 millions d'Euros. Or, ce coût annuel est vraiment très inférieur à celui du paquet fiscal.
Alors, au lieu de faire de toutes petites économies, le gouvernement devrait éviter de jeter de l'argent par les fenêtres.

Portrait de Pierrrrre

à Commandant Bubule Portrait de Commandant Bubule De Pierrrrre

13H02 | 27/03/2008 | Permalien

 »….Ce qui représente un coût annuel de 672 millions d'Euros. Or, ce coût annuel est vraiment très inférieur à celui du paquet fiscal….. »

==>en France, quand on enbauche, c'est pour la vie, surtout des fonctionnaires, et donc une dépense à reconduire chaque année.

Pour le paquet fiscal, rappelons que ce n'était pas un cadeau,
un cadeau, c'est ce que l'on donne,
c'était simplement un trop plein d'impôt qui n'a pas été réclamé, sachant que la sur-imposition génère en France une fuite des capitaux et des investisseurs.

Rassurez-vous, ceux qui ont « bénéficié » du paquet fiscal, ce sont ceux qui ont payé in fine le plus d'impôts directs.
A trop tirer sur la ficelle, il arrive qu'elle casse.
Le gouvernement s'est contenté de lui donner un peu de mou.

Portrait de léo solo

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De léo solo

13H31 | 27/03/2008 | Permalien

pierrrrre qui râle
n'amasse pas moussssse

Portrait de Commandant Bubule

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De Commandant Bubule

14H21 | 27/03/2008 | Permalien

 » et donc une dépense à reconduire chaque année »

C'est vrai que ces 672 millions d'Euros seront à reconduire chaque année. D'un autre côté, le coût du paquet fiscal est lui aussi à reconduire. Ainsi, les coûts faramineux des allègements des droits de successions, de l'abaissement du bouclier fiscal et de la défiscalisation des heures supplémentaires devront aussi être reconduit chaque année.
Non seulement le coût du paquet fiscal est annuel mais en plus, il augmentera ses prochaines années selon les président des commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat Didier Migaud et Jean Arthuis (cette information se situe dans l'article de Wikipedia consacré à la loi TEPA, c'est à dire au « paquet fiscal »).
Quand à l'efficacité de ce Paquet Fiscal, elle n'est pas des plus évidente. En effet, si notre président à promis des cadeaux pour les plus riches, ses derniers n'ont pas promis qu'ils reviendraient en France pour remercier le Gouvernement français de ses largesses. Ce paquet fiscal est désastreux pour les finaces publique. Il l'était déjà quand notre président l'instaura, il le sera probablement encore plus si l'on prend en compte la crise qui s'annonce. Ainsi, le gouvernement, au lieu de revoir sa copie, préfère faire des économies dérisoires à l'Education nationale.

Portrait de William Tel

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De William Tel

à Lille | 22H11 | 27/03/2008 | Permalien

Il ne sert sans doute à rien de vous répondre personnellement, tant votre mauvaise foi est patente et bien connue ici. Mais comme vous le relayez le discours officiel (« affirmation gratuite et fausse : les chiffres officiels prouvent le contraire (source Assemblée Nationale, rapport du Sénat ») qui est majoritairement répercuté par les médias,sans vérification, sachez que l'analyse au cas par cas du rapport entre suppression de postes et nombre d'élèves montrent que même à effectif constant pour un établissement donné, des postes sont supprimés et remplacés par des hezures supplémentaires à distribuer entre ceux qui restent. Le discours du ministre Darcos, à ce sujet, est un pur mensonge, qu'aucun journaliste n'a pris la peine - ou n'a eu l'audace, ou tout simplement la conscience professionnelle - de relever publiquement.
Pour ce qui est du coût, en terme budgétaire, certes il y un coût puisque tout travail mérite salaire. Pourtant le bénéfice de l'éducation de la population pour un pays n'est ni quantifiable, ni évaluable au moyen d'une expertise comptable. Le coût social de ce désengagement massif de l'état risque quant à lui de se compter sous peu en voitures incendiées… Voire pire.
La réduction simpliste des problèmes s'appelle effectivement démagogie, qu'elle soit de gauche… ou de droite !

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 00H15 | 27/03/2008 | Permalien

« La mobilisation baisse et l'amertume gagne au lycée Bachelard. »

En lisant cette phrase j'ai pensé au tigre qui se ramasse sur lui-même avant de bondir sur son agresseur.

J'ai aussi pensé à l'humiliation des allemands lors de l'armistice de 1918, qui nous a conduit tout droit à la seconde guerre mondiale.

Les leçons de l'Histoire.
Il semble que Sarkozy, le gouvernement n'existant pas, ignore ces leçons ou plus simplement ignore l'Histoire, et je crains, pour lui, un retour de bâton qui en fera le premier président de France a avoir été démis par la rue.

Portrait de argiope

De argiope

verte jusqu'au 18 décembre | 00H47 | 27/03/2008 | Permalien

Un prof de moins = un maton de plus

Portrait de R2PH

à argiope Portrait de argiope De R2PH

01H02 | 27/03/2008 | Permalien

J'ai touours aimé les problèmes

Démonstration

Un maton => 10 matés = 11 statuts sociaux = 1 smicard + 10 sous-smicards concédés par voie de commission à l'Enterprise

Conslusion

Quand est-ce qu'on le bute ton prof ?

c.q.f.d.

Portrait de benouse

à R2PH Portrait de R2PH De benouse

deuxième porte au bout du couloir | 08H40 | 27/03/2008 | Permalien

Si vous aimez tant le calcul, essayez celui là :

Chaque prof de ce collège fait une, voire deux heures de cours en plus, ce qui l'amène à 19h ou 20h de cours par semaine. Avouez que c'est faisable…

A 20h par semaine, le collège aurait besoin d'un dixième de prof en moins pour fournir le même nombre d'heures de cours.
A 19h par semaine, on peut se passer d'un prof sur vingt.

Pour celà il faudrait évidemment que les enseignants pensent avant tout à leurs élèves et au service qu'ils leur rendent plutot qu'à leurs avantages et à leur temps libre.

Allez-y maintenant que mon lynchage commence…

Portrait de ballerina

à benouse Portrait de benouse De ballerina

Prof Paris | 10H35 | 27/03/2008 | Permalien

Nos élèves on y pense même le weekend et pendant les vacances !
Qui n'a pas partagé la vie d'un prof ne sait pas les paquets de copies à corriger le dimanche, les préparations de cours le soir après le diner, les inquiétudes pour les élèves en échec, les réunions et commissions multiples pour tenter de sauver ceux dont la situation familiale et sociale est catastrophique.
Et le stress quotidien de continuer à enseigner quand une bonne partie de la société (dont vous)nous tape dessus systématiquement.
Si vous parlez de nous ainsi à vos enfants… je les plains. Quoi de plus triste que de lyncher ceux là même qui les aident à progresser ?
On ne vous lynchera pas…On n'a pas le temps !
On a justement trop à faire avec nos élèves et leurs familles.
Précision : les heures sup existent déjà….

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