
Sur le site Internet de l'île d'Anjouan, c'est toujours le portrait du colonel Mohamed Bacar qui accueille le visiteur avec » le mot du président » . Il annonce, pour l'île, une » stabilité économique pour de nombreuses générations à venir » . Mardi, le » président » Bacar a été renversé.
C'est une bien étrange guerre qui a éclaté ce mardi dans un décor paradisiaque du sud de l'océan Indien, au milieu des cocotiers et des roches volcaniques. Un véritable débarquement en bonne et due forme, d'une armée estampillée Union africaine (UA), venue rétablir l'ordre républicain comorien dans les 424 km2 de l'île rebelle d'Anjouan. Une affaire qui concerne de près la France, pour qui rien de ce qui est comorien n'est réellement étranger.
Le mot guerre est sans doute excessif, même si l'un des protagonistes la comparait récemment dans Le Monde à l'intervention russe en Tchétchénie… Et de fait, en quelques heures, le gouvernement central des Comores a annoncé qu'il avait repris le contrôle total de l'île, sans faire un seul blessé ou mort.
Rappel des épisodes précédents
Les Comores sont une ancienne colonie française de l'océan Indien, un archipel de quatre îles principales : la Grande Comore, Mohéli, Anjouan et Mayotte. En 1975, lorsque la France a accordé l'indépendance aux Comores, elle a fait ce qui ne s'est jamais fait ailleurs dans le processus de décolonisation : elle a traité chaque île séparément. Les habitants de Mayotte ont alors refusé l'indépendance, et sont devenus une » collectivité territoriale » française.
Les trois autres îles, devenues indépendantes, ont connu une histoire mouvementée, passant un temps sous la coupe de mercenaires français conduits par le célèbre Bob Denard, récemment disparu. Denard, qui se faisait alors appeler Said Moustapha Mahdjoub, prend le pouvoir avec 43 hommes en 1978. Il y restera une décennie, pendant laquelle il règnera sur divers trafics, notamment d'armes à destination de l'Afrique du Sud de l'apartheid… Chassé, il reviendra une nouvelle fois en 1995…
Un assaut prévisible depuis des semaines
Cette fois, pas de mercenaires, mais un ex-commandant de gendarmerie, le colonel Mohammed Bacar, qui a organisé en juillet dernier une élection présidentielle unilatérale pour se maintenir au pouvoir. Contre l'avis de Moroni, capitale de l'archipel, et du président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi. Ce dernier, fort de la légalité internationale, a obtenu le blanc-seing et le soutien logistique de l'Union africaine pour reprendre le contrôle de l'île sécessionniste. Depuis des semaines, on savait donc que cet assaut aurait lieu, et le colonel Bacar, à la tête de près d'un millier d'hommes, annonçait une résistance à la tchétchène qu'il n'a visiblement pas été en mesure d'assurer.
L'affaire serait anecdotique, vu de l'ancienne métropole située à 8000 km de là, si la France n'avait gardé un sérieux pied à terre dans cette zone, avec Mayotte, la quatrième patte du mouton comorien, comme aimait à le dire l'ancien président Ahmed Abdallah (rien à voir avec Ahmed Abdallah Sambi, l'actuel, vous suivez ? ). L'ironie de cette affaire d'Anjouan est que du point de vue comorien, Mayotte a, elle aussi, fait sécession en 1975, car les Comores ne reconnaissent pas ce découpage du vote référendaire fait alors par la France pour ne pas perdre son ancrage dans cette zone plus ou moins stratégique.
Mais inutile d'attendre que l'Union africaine organise un débarquement à Mayotte. Pour l'instant, le seul débarquement est celui des clandestins comoriens qui espèrent bénéficier des facilités sanitaires et sociales meilleures à Mayotte que dans l'archipel. Au point qu'aujourd'hui un tiers de la population de l'île est constitué de » sans-papiers » , et que l'ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Christian Estrosi, en soit venu à suggérer de remettre en cause la » loi du sol » pour les enfants nés à Mayotte.
Mais le comble de toute cette malheureuse histoire, c'est que les sans-papiers sont tout aussi comoriens que l'étaient autrefois les habitants de Mayotte, même s'ils se sont construits, depuis 1975, une histoire autonome pour se différencier des autres îles. Cette version fera évidemment hurler les » légitimistes » mahorais, mais la réalité humaine et politique de cette zone est celle-là. Il faudra bien un jour trouver une solution à ce casse-tête tropical. Pour l'heure, Moroni peut savourer sa victoire sans péril dans la » bataille d'Anjouan » ; avant de rêver à une improbable » bataille de Mayotte » …





















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De Infovite
Plébéien. | 17H26 | 25/03/2008 |
Jolie photo…
Ah ! le plaisir des joutes mais les perches ont l'air un peu… courtes !
http://info-espress.over-blog.com/
De HK
Anthro-politologue & Analyste Fonct... | 17H34 | 25/03/2008 |
N'entend on plus parler des rumeurs de crash d'hélicoptère de la semaine passée, apparemment français, parti de Mayotte ?
à HK
De TromXuaSnoc
(informaticien) | 13H18 | 26/03/2008 |
Effectivement un hélicoptère civil a décollé de l'aéroport de Dzaoudzi(Mayotte) à 23h05 le 18/03 par une belle nuit de pleine lune sans nuages ; afin d'effectuer selon la préfecture une mission de surveillance dans le cadre de la lutte anti-clandestine. Toujours selon la version officielle, celui-ci à l'ouest de Mayotte aurait signalé un problème technique à 00h40, puis disparu (…) Il s'est écrasé à 800m du rivage de l'île voisine Anjouan. Les opérations de secours ont débuté à 4h10.
La rumeur de la rue, indique que la France aurait tenté d'ex-filtrer le colonel Bacar …
Une autre version provenant des marins français, indique que la marine nationale avait réquisitionné cet hélicoptère civil afin de constater sur place si des affrontements avaient lieux. L'hélicoptère a bêtement touché les vagues ; ses occupants ont pu tranquillement revenir à Mayotte avec le vol régulier de Comores aviation.
Le gouvernement comorien a évidemment protesté de la présence française dans l'espace aérien comorien … Mais malgré l'aide apporté par leurs nouveaux amis (iraniens, lybiens, …) il n'a pas encore les moyens d'assurer sa souveraineté sur son territoire !
De Kereven
17H59 | 25/03/2008 |
La décolonisation, après le principe wilsonien du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, a montré toute sa dimension intellectuelle et novatrice dans cette région !
Heureusement qu'on a des énarques, ce serait simple sinon !
C'est aussi utile et bien pensé que l'histoire de l'Irlande du Nord…
De zadig
18H26 | 25/03/2008 |
Maintenant au tour des Serbes.
Sinon deux poids deux mesures.
à zadig
De kidu
08H34 | 26/03/2008 |
l'on dit « un poids, 2 mesures »
en effet, 2 poids = 2 mesures !
eureka !
De NouNouiLL
19H45 | 25/03/2008 |
Il ne manquerait pas le mot « en » dans la phrase :
« Depuis des semaines, on savait donc que cet assaut aurait lieu, et le colonel Bacar, à la tête de près d'un millier d'hommes, annonçait une résistance à la tchétchène qu'il n'a visiblement pas été EN mesure d'assurer. » ?
à NouNouiLL
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 21H53 | 25/03/2008 |
Merci, c'est corrigé !
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
20H31 | 25/03/2008 |
Quel intérêt géostratégique à Mayotte, précisément, votre article en touche un mot sans plus de détails ?
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 20H46 | 25/03/2008 |
Au temps de Bob Denard, Mayotte a servi de base logistique pour contourner l'embargo contre le régime d'apartheid d'Afrique du Sud, ainsi que pour organiser les opérations militaires au Mozambique & en Angola.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi ? offre=ARCHIVES&type_ite…
Aujourd'hui ? Peut-être tout simplement un bon pied-à-terre pour la Françafrique, sans oublier peut-être l'importance de l'Océan Indien (à en croire l'importance de Diego Garcia pour le Royaume-Uni & les Etats-Unis)…
Bon, ça peut toujours servir, avec La Réunion et Djibouti…
PS : je reste dubitatif sur l'expression « débarquement de clandestins », mais bon, si c'est pour l'humour, pas de police du langage… Rappelons tout de même que ces « clandestins » sont d'abord et avant tout des migrants, privés de citoyenneté du seul fait de leur migration… et que si la population de sans-papiers est si grande, je doute qu'elle soit si clandestine que ça… Mais bon, pas de chichi !
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 15H24 | 26/03/2008 |
Les comores sont le guichet d'entré dans le canal du Mozambique entre Madagascar et la côte Africaine. Ce « Canal » est l'autoroute empruntée par les supertankers du moyen orient vers l'atlantique et l'europe. Pas loin de 70% du pétrole mondial passe devant Mayotte….
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De jgo
09H46 | 27/03/2008 |
Intérêt géostratégique ?
Proximité de l'Afrique, proximité de l'équateur.
Proximités favorables pour l'écoute des liaisons satellitaires et hertziennes terrestres (« Grandes Oreilles »).
De kirill
enseignant de SVT | 23H10 | 25/03/2008 |
Intéressant article, qui nous explique quand même un peu mieux le problème que les commentaires laconiques des journaux radiophoniques.
Tant qu'on en est à pinailler sur les détails, après le « En » manquant : un kilomètre s'abrège en km, pas en Km, qui signifie dans le système international d'unité « Kelvin (unité de température).mètre ». Ben oui…
à kirill
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 00H16 | 26/03/2008 |
j'ai appris quelque chose ! merci. (et je corrige)
De Ndjocka
irrégulier | 23H21 | 25/03/2008 |
Bonsoir.
M. Haski, est-ce un oubli ? Vous nous rappelez avec à-propos les conditions dignes de Rocambole dans lesquelles l'Etat français à tourné les résultats du referendum de 1975, et précisez bien que les Comoriens, contestant ledit découpage opportun, ne reconnaissent donc pas Mayotte comme étant française (extrait d'une chanson souvent entendue et réentendue là-bas : « Masiwa ya aatru ma nné, Ngazidja, Mwali, Maoré, Ndzouani », « Nos îles sont au nombre de quatre, Grande-Comore, Mouéli, Mayotte, et Anjouan »). Je me permets d'ajouter que l'ONU non plus, ne considère pas non plus cette entourloupe comme acceptable. Et morigène (mollement) Paris, depuis 32 ans.
à Ndjocka
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 00H19 | 26/03/2008 |
Merci de ce commentaire… Non je n'avais pas oublié l'ONU, c'est juste que ça compte si peu aujourd'hui. C'est triste mais c'est la réalité.
à Pierre Haski
De Ndjocka
irrégulier | 01H49 | 26/03/2008 |
Exact. Mais que la France, qui se veut irréprochable, ne soit pas elle-même « en règle » n'est pas sans intérêt…
à Ndjocka
De TromXuaSnoc
(informaticien) | 13H28 | 26/03/2008 |
A chaque tentative de résolution visant à condamner la France, celle-ci a fait valoir son droit de véto. Donc officiellement, la France n'a jamais été condamnée par l'ONU.
une voix contre tous, mais c'est suffisant !
De Hio-Tin-Vho
Etudiant en droit | 01H18 | 26/03/2008 |
Cette situation comorienne est le reflet des ravages de la colonisation mais aussi celle de la décolonisation faite à la va-vite.
L'article est très bien fait mais je tiens à souligner ; si je peux faire un petit peu de pub ; que dans l'émission Rendez Vous avec X Patrick Pesnot, avait longuement traité le cas très particulier de Bob Denard, mi-mercenaire, mi-missi dominici de la France.
Le problème est que les intérêtes économiques ont toujours passer largement au-dessus des intérêts des peuples et si l'on garde encore les Kerguelen c'est pas pour la beauté du site mais pour les ressources sous-marines et marines que l'on espère et que l'on y trouve.
La France n'est pas un exemple à ce sujet mais comme tout les pays y compris les Etats-Unis qui eux sont plus malins ils se sont implantés sans jamais avoir colonisés pas des bases, secrètes ou non un peu partout.
Je crains que la situation Comorienne ne soit un noeud gordien qui sera très difficile à déméler et que seront longues les journées avant d'y voir clair.
Cette intervention des forces de UA étant arrivée dans l'indifférence généralisée je me réjouis d'y voir trace ici et dans quelques journaux.
De FdT
En pleine décroissance | 03H28 | 26/03/2008 |
Cette photo fait froid dans le dos ! Ces gars avec en main des armes de guerre arborant de magnifiques sourires jusqu'aux oreilles ! Il y a quelquechose de malsain là-dedans ! A croire que la guerre est un jeu pour eux !
Je crains que ces gens n'aient pas plus de considération pour leur propre vie que pour celles des autres…
à FdT
De marabbeh
15H04 | 26/03/2008 |
Sauf le respect que je vous dois, c'est vous qui n'êtes pas bien. Ou devrais-je dire plus généralement, nous occidentaux, nous ne sommes pas bien. Nous portons la guerre partout, mais notre conscience nous répète sans cesse que la guerre c'est pas bien. Cette hypocrisie rend nos soldats schizophrènes. Par contre les soldats comoriens, comme beaucoup d'autres, ont la conscience claire pour l'instant.
à FdT
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 15H27 | 26/03/2008 |
Oui, oui, les Africains sont de grands enfants qui « jouent » à la guerre. Mais jettez un coup d'oeil aux photos des GI de 1944 et vous verrez aussi des sourires.
Et puis plus simplement, saviez vous que l'un des outils de recrutement de l'armée des états unis n'est rien d'autre qu'un jeu vidéo appelé « American Army » ?
Méfiez vous des ce que les images tentent de vous faire croire.
De zadig
15H44 | 26/03/2008 |
a kidu.
D'accord j'ai fauté.
De TromXuaSnoc
(informaticien) | 07H16 | 27/03/2008 |
Bonjour,
Dernière nouvelle, le président Bacar est arrivé à Mayotte cette nuit du 26/03 et devrait partir par le vol de 12h00 pour la Réunion.
Un millier d'Anjouanais manifeste à Mamoudzou 27/03 9h00, afin de l'empêcher de s'enfuir (mais il est déjà à l'aéroport ! ).
Ca fait plusieurs semaines que je pronostiquais la mort ou la fuite de Bacar. Il était hors de question qu'il soit jugé, et mette en cause l'implication de la France dans la situation actuelle.
De msadjadja
pas de situation | 15H27 | 28/03/2008 |
J'ai été ravi d'entendre la réaction du président Sambi hier à la radio, où il appelle au calme et à la retenue des citoyens comoriens. Un discours dans lequel il déclare vouloir tout faire pour extrader le colonel defecteur vers les Comores pour y être jugé. Certes la réaction est appropriée et pleine de bonnes intentions « le chemin de l'enfer est pleine de bonnes intentions pour ne pas dire celui de l'échec ou de l'hypocrisie ».
Encore une fois la France affiche son mepris à l'égard des iles Comores, elle continue à entraver la souverainneté des Comores et en faire son jeux de distraction de prédilection, l'hypocrisie. Un jeux où touts nos dirigeant sont pris au piège et ne savent ou ne peuvent rien faire. Cette fois c'est le colonel défecteur et imposteur qui, aprés avoir servi de poupée politiquement et stratégiquement gonflable pour la France durant tant d'années, il devient l'Invité de la France. Une France qui prétend vouloir le renvoyer aux Comores, mais qui ne fait pas confiance à la justice comorienne. Elle pretexte l'existence de la peine de mort. Normal, elle n'a jamais laissé tombé un allié, l'histoire nous en dit long à ce sujet.
La France met le paquet pour dérouter les pirogues « bourrés » de Comoriens se rendant à Mayotte car ils son jugés indésirables, personna non gratta, donc clandestins. Mais la France a été « incapable » de dérouter la pirogue qui transporte Bacar ver Mayotte, elle a été incapable de l'empêcher de monter à bord d'un avion pour la Réunion.
Quelle comédie et quelle hypocrisie, jusqu'où ira la générosité de la politique française en matière de droit de l'homme et de droit d'asile ; et pour quel asile mes chers lecteurs ! Jusqu'où ira l'inconscience des Comoriens, à quand le reveil du peuple comorien ? Des questions qui ne trouveront certainnement pas de réponses et pour les étaler sur la place publique il faut trouver un creneau dans le calandrier grec, au jour du saint gliglin. Chat échaudé…vous connaissez la suite. On est même pas foutus de ressembler à un crapeau. Celui ci, une fois tombé dans l'eau chaude, se méfie toujours de l'eau, même froide. Le concert immonde de la démagogie doublé d'hypocrisie des hommes politique peut continuer, tout ça pour séduire la sacro-saite France. Et les Comores dans tout ça ?
De agatheblues
enseignante en partance | 11H00 | 30/03/2008 |
Merci de ne pas dire la France mais « le gouvernement français », « les autorités françaises ». Je suis un peu de cette « France » que vous nommez ainsi puisque j'y suis née, j'y travaille et j'y vote et pourtant je n'approuve pas toutes les décisions, en particulier ce qui se passe à Mayotte et dans les Comores.
C'est malheureusement l'amalgame qu'ont fait de nombreux comoriens réfugiés sur l'île de Mayotte, vendredi dernier, en s'en prenant à de nombreux français travaillant à Mayotte. La violence qu'ils manifestaient à l'égard du gouvernement français qui semble protéger le président déchu s'est reportée sur des innocents. C'est déplorable. Il faut arrêter cette spirale très vite sinon la situation risque très vite de dégénérer.
Ces généralités ne feront qu'amplifier le « racisme » latent qui existe entre les différentes communautés à Mayotte.
NON AUX AMALGAMES !
à agatheblues
De lemuet
14H24 | 30/03/2008 |
cher agathebues voilà un peu de lucidité,ça fait du bien ! encore une fois ras le bol du racisme présupposé à sens unique et pur produit des blancs méprisants, j'ai vu quelques femmes-c'est quand même plus facile- molestée par de braves gens qui par ailleurs n'hésitent pas à faire venir naître leurs enfants à Mayotte pour leur conférer la nationalité française. Ah cher droit du sol que de crimes …. !
De msadjadja
pas de situation | 17H51 | 30/03/2008 |
gouvernement français, ou la France ou les français c'est blanc bonnet et bonnet blanc, il n'y a pas d'amalgame. Que tu sois né en France et que tu y travailles ça ne change en rien à la culpabilité de la politique française car les faits sont là. Dépuis 1880, elle entrave l'integrité des Comores, et fait tout pour diviser les iles Comores. Si tu y es né, bon débarras pour toi et que tu n'approuves pas certaines choses c'est tout à ton honneur mais ca ne change rien à l'hypocrisie française, et le concert insoutenable de démagogie aux tubes mensongères qui pourrissent la vie des Comoriens.