Fin de la Sécu: ce fut le début de la nouvelle politique de civilisation...

Suite à l’article consacré au roman d’Emmanuelle Heidsieck, « Il risque de pleuvoir », voici le dialogue imaginaire écrit par le riverain Jonas2.

- La Sécu, mon fils?

- C’était une espèce d’usine à gaz née des hystéries mutualistes d’après-guerre. Une baleine née en 1945 pour donner corps à un besoin supposé de solidarité. Tu sais, un de ces trucs utopistes nés dans l’exaltation du moment. Là, en l’occurrence, c’était la Résistance; si tu vois ce que je veux dire. La Sécu, c’est Bismark qui en a eu l’idée le premier en Allemagne au début du XXe.

- Hein? Mais non pas arrondissement. Siècle. Crétin!

- Puis Beveridge fit la même chose en Angleterre. Mais faut dire qu’à l’époque, y’avait vraiment de la misère, avec un prolétariat mal éduqué, éthylique, phtisique et déjà tire-au-flancs. Car c’est de là qu’il vient le problème. Les tire-au-flancs toujours prêts à mordre la main qui les nourrit.

De toute façon, c’était pas viable. Imagine: les jeunes payaient pour les vieux, les bien portants pour les malades et les handicapés, les célibataires pour les familles nombreuses, les urbains pour les ruraux, le public pour le privé, le régime normal pour les régimes spéciaux, les Français pour les étrangers. En fait, t’étais toujours en train de payer pour des trucs qui ne te concernaient pas.

- Mais Papa, le jour où t’étais malade, t’étais bien content de la trouver la Sécu. Non?

- Alors là, mon fils, dis-toi bien une chose: tu n’as pas besoin de Sécu si tu n’es pas malade. Le tout c’est de ne pas être malade. C’est quand même pas compliqué. Rhoh! Puis j’ai horreur de te voir avec cette mentalité de looser.

- Mais c’est une supposition P’pa

- Écoute, fiston, maintenant on est en en 2012. Il y a eu la rupture. Les choses sont quand même plus simples. Si tu es malade, tu ne t’en prends qu’à toi-même. Tu as sûrement eu une conduite à risque. Et si ce n’est toi, c’est donc ton père. Enfin, ta mère plutôt… parce que de notre côté… Bref! Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. Et puis tu as les assurances. Chères. C’est sûr. Mais qui couvrent bien.

Pour la retraite? Ben, tu mets de l’argent de côté et tu vas au delà des 75 ans d’âge légal. Normalement tu vas au bout sans problème.

Quoi? Les enfants? Ben tu n’en fais pas, gros malin. Personne ne te demande de t’encombrer avec ça. D’autant que ça coûte cher à élever et que c’est souvent malade.

Enfin. Toujours est-il que de trous en déficits on a fini par l’achever en 2008, la Sécu. C’était vraiment devenu un gouffre financier, le tonneau des Danaïdes. Et puis surtout que la solidarité ne servait plus à rien. Ce fut le début de la nouvelle politique de civilisation. Celle dans laquelle nous vivons maintenant. Chacun doit être assez fort et responsable pour s’en sortir tout seul.


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17H23 24/03/2008

Le gros problème est que les malades ne sont pas rentables !
C’est là qu’est le mal !!

Sur la route, en conduisant peinard vous diminuez (en, principe) votre notre nombre d’accidents potentiel.

Dans la vie, ce n’est pas vous qui diminuez ou augmentez votre quota d’accidents médicaux, ou maladie.

Le principe des assurances maladies privées consiste à faire payer les malades par les malades : super !

Il suffit donc que les malades deviennent rentables !

Il suffit aussi que les hopitaux deviennent rentables !!

A titre de stupidité, on pourrait aussi dire que l’Education Nationale n’est pas rentable !! (Je l’ai déjà entendu dire)

Le problème, on le sait tous, est que la sécu ne coute pas plus cher que n’importe quoi d’autre (Administration, éducation etc…) d’autant qu’elle implique le « bien » de chacun.

Et puis, prenons par exemple un trou de sécu, de 10 milliards : Si on compare le trou de la sécu avec les fonds manipulés par une seule banque pour augmenter son capital… Alors ce trou de 10 milliards n’est pas grand chose.

Pourquoi faut-il que ce système devienne rentable ?? Parce que nous en avons fait le choix. Hélas !

 
yapadebug | Informaticien 50naire au chomage
17H37 24/03/2008

On dit que ce n’est pas rentable parce qu’on utlise des critères comptables erronés.
Un élève dans une école primaire, il va apprendre à lire, il va devenir architecte, médecin… Il va être rentable par la suite, il va payer des impôts, consommer, faire marcher la machine. L’école c’est un investissement. On investit sur un individu qui par la suite va produire de la richesse.
Un individu en bonne santé c’est pareil. Le soigner c’est investir pour l’avenir, en prolongeant sa vie, il va travailler, produire, consommer.
Par contre c’est difficile à chiffrer, et le problème c’est que dans notre système comptable, quand on ne sait pas chiffrer, on met zéro. Sauf que ce n’est pas zéro, c’est difficilement chiffrable, mais ce n’est pas zéro, loin de là.
Où en serait notre économie et notre PIB s’il n’y avait pas d’écoles ni d’hopitaux ?

 
12H37 29/03/2008

Au risque de tous vous décevoir, moi j’y vois un avenir ou chacun se prendra en main. De plus l’assurance privée n’a jamais été aussi riche. La réforme voudrait peut etre qu’elle prélève un peu moins et verse un peu plus?? En tous cas nous ne sommes plus en 1945! Et les profiteurs, j’en ai assez!!

 
17H55 29/03/2008

les porfiteurs se sont les industries pharmaceutiques cher monsieur.
Et c’est d’ailleurs pour cela que je ne reçois plus de vrp de l’iindustrie pharmaceutiques

 
17H42 24/03/2008

« le public pour le privé »? Là j’ai trouvé un couac dans la démonstration.
Un manque criant: Que faites-vous des « otages »?

Trés bon papier néanmoins et continuez dans cette voie.

Plus de précisions moins amères ci-dessous

http://rue89.com/2008/03/23/economie-nicolas-sarkozy-n%E2%80%99a-rien-co…

 
17H53 24/03/2008

Bien vu le lapsus calami.
Mais on ne va tout de même pas se priver de public au prétexte qu’il prend quelquefois des « otages ».

 
tedral06 | Retraité
18H58 24/03/2008

Arretez avec ce mot « otages » mis à toutes les sauces et toujours à contresens c’est un terrible affront envers « Ingrid Bétencourt » qui elle pourrait vous en expliquer le sens et le poids.
Pour en revenir au sujet, méfions nous car on est en train de nous privatiser la sécu et malheureusement si cela arrive il n’y aura pas de cadeaux, ce mot n’existe pas chez les assureurs privés, je le sais bien dans une autre vie j’ai moi même été assureur et les seuls clients intéressant sont ceux qui présentent le moins de risque de maladie pour les autres soit on les refusent au mieux on applique une surprime dissuasive. Nous avons donc le choix entre 2 systèmes et si nous optons pour le privé seul les plus robustes survivront, remarquez c’est un bon moyen pour faire une sélection parmis nos concitoyens un certain Hitler avait fait à peu près la même chose si je ne me trompe.
Mobilisons nous pour que cela n’arrive jamais.

 
12H41 29/03/2008

vous avez raison.. Ou va t on ?

 
19H27 24/03/2008

Bismarck est mort en 1898 et avait été écarté du pouvoir en 1890….
Donc la sécurité sociale, en Allemagne, au début du 2Oème …
Post mortem?
Je n’avais pas répondu au post, dans la file, mais là … ce n’est pas sérieux!

 
19H30 24/03/2008

A la fin du XIXe siècle le chancelier Bismarck entreprend une politique de réformes sociales visant à protéger le travailleur et à lui apporter une aide en cas de maladie, d’accident du travail, d’invalidité ou de vieillesse. Les premières lois mises en œuvre concernent les ouvriers de l’industrie dont les salaires sont inférieurs à un certain plafond :
la première sur l’assurance maladie, votée en 1883, est financée par des cotisations à la charge des employeurs et des salariés (un tiers pour le salarié et deux tiers pour l’employeur) et elle institue le droit aux soins gratuits et aux indemnités journalières durant treize semaines ;
la seconde, introduite en 1883 également, prévoit en cas d’accident du travail la prise en charge par les organisations patronales des soins médicaux à partir de la quatorzième semaine ainsi que les rentes d’incapacité ;
la troisième loi, financée par les cotisations des employeurs et des salariés, institue un régime d’assurance invalidité vieillesse qui entre en vigueur en 1891.

codification de la SS en 1911!

Ne pas passer n’importe quoi!

 
19H57 24/03/2008

Rue89 a dégainé très vite à partir d’un commentaire dont j’ignorais qu’il irait nourrir l‘« Info à trois voix ».
Si je l’avais su j’aurais été moins approximatif sur les rares références.
Ceci posé, il s’agit d’un billet d’humeur qui n’a aucune prétention didactique.
Mais bon ! Dont acte.

 
20H00 24/03/2008

ne t’inquiète pas!!!
Je n’avais pas répondu dans le fil, mais là je suis obligé.
Par contre, cette analyse de la « contre culture » est drôle et pertinente.

 
10H40 25/03/2008

Parti comme c’est, j’aurai plutôt écrit: « Si J’aurai su » C’eut été plus class.

 
19H57 24/03/2008

le propos est amusant, mais il faut éviter les erreurs historiques.

 
20H03 24/03/2008

T’as raison Marie. La répétition. Je ne connais rien de plus pédagogique;-)

 
19H58 24/03/2008

hey, Jonas

vous ne voulez pas casser votre boule de cristal qui fout les boules?

 
20H11 24/03/2008

Je connais un truc pour faire mentir la boule.
Se mettre tous à écrire un autre scénario que celui qu’elle voudrait promouvoir.

 
21H05 24/03/2008

touché/coulé… il eest temps de s’y mettre. on fait comment?

 
23H02 24/03/2008

rentabilité, rentabilité, mais comment se fait-il que les cliniques privées soient rentables, c’est bizarre non ? ils cherchent à tout privatiser, c’est tout.

 
skalpa | actif et militant ?
09H23 25/03/2008

C’est vrai qu’un service public rentable, c’est un non-sens, non?

http://kprodukt.blogspot.com

 
Thorgal46 | Informaticien dans le Lot
09H43 25/03/2008

Et ben moi, je suis certainement un incurable utopiste mais vivre dans une société où les bien portants et ceux qui travaillent sont solidaires de ceux qui souffrent ou sont au chomage, ça me convient !!

Ce qui me fait peur, c’est plutôt ce qu’on nous affirme comme inéluctable : un monde dans lequel c’est la règle du « chacun pour soi » qui prévaut.
Dans une telle société, qu’est ce qui nous différencie du monde animal ? On se rapproche du « manger pour ne pas être mangé ».
La vérité, c’est que ce mode de fonctionnement fait le bonheur des patrons de tous poils !!
En fait le chacun pour soi deviendra évidemment face au capitalisme le « chacun tout seul » et que nous ne serons plus que des « fourmis-moutons » travailleuses et bonnes à tondre !!

Alors accrochons nous à la Sécu et ne la laissons pas mourir.

 
10H47 25/03/2008

Ben moi je trouve innacceptable que les malades prennent en otage les biens-portants.
Soyons modernes nom d’un chien.
Vive Sarko premier.
Mais qu’il nous fasse pas de petits, on voulait juste voir.

 
10H24 25/03/2008

un arrondissement UMP : le 15ème :

15è : plus de dispensaire, mais une crèche-à-toutous pour les nantis!

Quel est ce 15ème où l’on trouve 450 m2 pour installer une crèche pour des chiens mais pas 250m2 pour reloger un centre de santé pour les humains?
http://pcf-paris15.over-blog.com/

Le centre de santé de Beaugrenelle a besoin de 250m2 pour être relogé avant l’arrivée, imminente, des bulldozers des promoteurs Apsys et Gécina.

A 500 mètres de là vient de s’installer rue Quinault, sur 450 m2 de surface, une crèche pour… les chiens !!

Moyennant 56 euros par jour, selon la brochure publicitaire diffusée dans le quartier, sans compter les « extra », « box individuel », repas, ou « promenade en meute » (20 à 30 euros – un smic journalier au total), les propriétaires fortunés de chien peuvent se délester de leur animal pour leur convenance personnelle.

Et on ne trouverait pas 250 m2 pour la santé des humains ?
Pourtant, de multiples locaux vides, municipaux ou privés, existent sur la dalle du Front de Seine ou à proximité et Gécina, 1er profiteur de l’opération Beaugrenelle, dispose d’immenses propriétés et moyens.

Interpellés par les associations de riverains, les candidats n’ont pas apporté de réponses écrites avant le 2nd tour à propos du maintien du centre de santé conventionné. Maintenant, ils sont élus : Delanoë est maire de Paris, Goujon est maire du 15ème, Hidalgo se retrouve adjointe à l’urbanisme et reste pour l’instant présidente de la Sempariseine. A des titres différents, ils sont plus que jamais en situation d’intervenir contre la suppression de l’un des derniers centres de santé pluridisciplinaires du 15ème, accessible à tous, pratiquant des tarifs conventionnés, fréquenté par plus de 35000 patients par an.

Ce n’est pas parce que l’élection est passée, bien au contraire, qu’ils doivent s’imaginer dispensés de leurs responsabilités devant les habitants du 15ème.

L’urgence, c’est le relogement du centre dans le quartier avant la destruction des accès puis des bâtiments qui peut se produire dès les jours qui viennent.

Nous rappelons chacun à des déclarations passées concédés devant la pression populaire. Goujon s’exprimait en octobre 2006 au Conseil de Paris pour le maintien du centre médical. S’il n’est pas responsable de la destruction de ses locaux, il est en mesure de trouver les 250 m2 nécessaire à la poursuite des activités du centre.

Baur, ex-conseiller du 15ème, parlant au nom de Hidalgo, non reconduit en place éligible sur la liste, s’est plusieurs fois engagé sur le maintien du centre médical. Promesse en l’air que Hidalgo n’aurait pas osé prononcer elle-même ? Nous espérons qu’elle fera la démonstration du contraire en trouvant les locaux exigés en tant que présidente de la SEM.

La lutte pour le maintien du centre médical s’inscrit dans une bataille globale contre les projets spéculatifs à Beaugrenelle et leurs conséquences. Le projet d’immense centre commercial des promoteurs Apsys et Gécina raye de la carte les équipements publics, sociaux et culturels. Propriétaire, donneuse d’ordre, aménageur via la Sempariseine, la Ville de Paris en est pleinement responsable depuis le début en 2003. Delanoë, réélu, sera-t-il toujours sourd aux appels pour le Centre médical Beaugrenelle ?

Nous ne relâcherons pas nos efforts, notre lutte pour obtenir le relogement et le maintien du centre médical Beaugrenelle !

On trouve 450m2 pour les chiens des privilégiés mais pas 250m2 pour que les humains se soignent? Dans quelle ville, dans quel 15ème vivons-nous, voulons-nous vivre ?
http://pcf-paris15.over-blog.com/

 
Caius | Expert en management
17H40 28/03/2008

Le principe de solidarité, qui implique que ce soit la communauté entière qui finance la protection sociale (maladie, mais aussi retraite ou chômage) est, biologiquement, si j’ose dire, inscrit dans nos gènes.

Car l’homme est un « animal social », au même titre que d’autres espèces animales (citons les grands singes, les éléphants, par exemple) où les forts aident les plus faibles pour le bien de l’espèce. Aller à l’encontre de cette évidence, ce n’est en aucun cas « moderniser », c’est nous faire régresser sur l’échelle de l’évolution, disons quelque part entre la mygale et le cobra royal (je n’ai rien contre ces charmantes bébêtes…)

Oui, il faut pour cela une capacité de financement. Autrement dit, il faut qu’il y ait suffisamment d’actifs qui créent de la richesse pour pouvoir en prélever une partie au profit des inactifs. Ce qui signifie, entre autres, que lutter contre le chômage est un moyen (pas évident, on le sait, mais incontournable quand même) de financer le système.

Ce qui veut dire aussi que, dans une société où l’espérance de vie augmente, il faut sûrement accpter de rester actif plus longtemps pour contribuer davantage à ce financement - encore faut-il pour cela que les entreprises cessent de laisser sur le carreau les plus de 50 ans…).

Cela veut dire aussi, bien sûr, qu’il faut lutter contre les gaspillages, que chaque Euro dépensé doit être un Euro utile - ce qui ne veut pas dire, ne doit pas signifier rogner sur la qualité des prestations, au contraire : une prestation intelligente, même si ele est coûteuse à court terme, peut se révéler économique sur le long terme.

Démolir le système de protection sociale par solidarité est donc un non-sens, surtout quand on considère ce que l’on veut mettre à la place. Car l’idée même de protection individuelle, par cotisation, est une fumisterie. Démonstration.

Admettons qu’un individu lambda prelève, sur ses revenus, une somme X pour s’assurer une couverture médicale de première classe.

Tout d’abord, si les revenus de l’individu en question sont insuffisants, il ne pourra s’offrir que la 2e ou la 3e classe… ou même rien du tout. On assistera alors ( ce n’est pas une nouveauté, mais le futur annoncé est bien pire) à une ségrégation entre ceux qui ont les moyens de se soigner et ceux qui, ne les ayant pas, resteront malades, et deviendront improductifs, affaiblissant la capacité de la société à créer de la richesse. Comment éviter cela ? Evidemment, en maintenant un système croupion de protection de solidarité, qui assurera le minimum nécessaire pour maintenir les plus pauvres en état, sinon d’être dans une santé resplendissante, au moins capables de travailler. Et d’où viendra l’argent ? De prélèvements obligatoires, que les cotisants devront verser en plus de ce qu’ils paient pour eux-mêmes.

Quant au cotisant qui, pour son plus grand bonheur, se paie une protection en or massif et n’en a pas besoin, qu’on se rassure : son argent ne sera pas perdu pour tout le monde, il contribuera à renforcer les bénéfices des sociétés qui lui ont proposé un contrat onéreux.

Le cas de la retraite est encore plus vicieux. Car qui cotise en 2008 pour se créer un joli capital pour partir au soleil en, disons, 2040, ne bénéficiera absolument pas d’une garantie de toucher la retraite promise. Passons sur le fait que son fonds de pension a une chance non négligeable de partir en fumée à la suite d’investissements douteux ou de malversations (demandez au ex-salariés d’Enron si cela fait plaisir…). Même si le fonds existe toujours en 2040, les sommes qu’il pourra verser ne dépendront pas du capital accumulé, mais de l’état de l’économie en 2040, 2050, 2060… Autrement dit si, à ce moment là, les actifs (même en raisonnant à l’échelle planétaire des investissements réalisés par le fonds) ne produisent pas suffisamment de richesse pour dégager les ressources nécessaires, le brave cotisant aura beau réclamer sa rente, on lui répondra que les caisses sont vides. Exactement comme si sa retraite devait, à ce moment là, lui venir d’un système par répartition exsangue.

Et naturellement, pour pimenter la chose, étant donné qu’on ne saurait laisser les salariés ayant cotisé sous l’ancien régime de répartition crever de faim, ce qui créerait une situation sociale explosive, il faudra bien que le brave cotisant, en plus de son (cher, très cher) fonds de retraite privé, verse une obole à ce qui restera de l’ancien système, jusqu’à ce que les derniers Sécusiens soient aller manger les pissenlits par la racine.

La réalité, c’est que les systèmes privés de financement de la protection sociale ne résolvent en rien la question d’une possible insolvabilité. Ce système peut être, à terme, tout aussi insolvable que le serait celui de la répartition, si l’économie ne suit pas. C’est un miroir aux alouettes pur et simple, mais qui rassurez vous, fera dans l’intervalle des heureux dans les compagnies bancaires et d’assurance.

Bon, tout ceci est moins drôle que votre plaisante caricature, mais que voulez-vous, le sujet ne me donne pas tellement envie d’en rire.

 
18H04 28/03/2008

Pourquoi ne pas appliquer un pricipe cher à tous nos financiers et amateurs de dividendes : je paye quand ça marche je paye pas pas quand ça marche pas (rétribution au résultat)
9a donne quoi sur la santé : Je paye quand ça marche (donc quand je suis en bonne santé) je paye pas quand ça marche pas (gratuit pour les malades !!)

 CQFD

 
geantdefer | (realisateur audiovisuel & cinema)
15H37 29/03/2008

Securité sociale,
comme son nom l’indique…

si y en a plus, y la police dans la rue pour protéger les riches des pauvres qui n’ont plus rien à perdre….

Pourquoi on va pas taper dans les profits colossaux de la finance pour rembourser le « trou » de la sécu…

Hein pourquoi donc ?