Tribune 23/03/2008 à 17h27

Economie : Nicolas Sarkozy n'a rien compris

Pierre Larrouturou | Economiste

« Je veux développer le crédit hypothécaire en France. C'est ce qui a permis de soutenir la croissance aux Etats-Unis », affirmait Nicolas Sarkozy, fin 2006, quand il expliquait sa « nouvelle » stratégie économique (Les Echos, 9 novembre 2006). Qu'en est-il aujourd'hui ? Alors que 1 300 000 familles ont été expulsées l'an dernier de leur logement pour cause de surendettement et que l'ancien président de la réserve fédérale, Alan Greenspan, vient d'avouer que les Etats-Unis sont sans doute entrés dans « la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale », notre nouveau président veut-il encore « développer le crédit hypothécaire » ? Le moins que l'on puisse dire, c'est que Nicolas Sarkozy n'a pas franchement anticipé la crise qui fait trembler aujourd'hui tous les marchés financiers. En 2006, pourtant, de nombreux économistes tiraient déjà la sonnette d'alarme : le 31 août, dans Le Monde, Nouriel Roubini, proche de Bill Clinton, affirmait que « la probabilité d'une récession de l'économie américaine en 2007 est désormais de 70% ». Et moi-même, dans Le Monde du 14 mai 2005, j'indiquais déjà que « en 1929, quand éclata la dernière grande crise du capitalisme, la dette totale américaine (publique et privée) représentait 140% du PIB. Elle en représente aujourd'hui 210% ».

Accroître la « transparence » des marchés financiers ne résoudra pas la crise

Il est donc faux de dire que la crise n'était pas prévisible. Et il est faux aussi d'affirmer, comme le fait Nicolas Sarkozy, qu'on pourrait sortir de la crise en se contentant d'accroître la « transparence » des marchés financiers. Le problème est bien plus grave et bien plus profond que ne le dit le président de la République. Il est fondamental de comprendre la vraie nature de la crise, sinon le remède risque fort d'aggraver le mal.

C'est en prenant du recul, et en analysant les statistiques données par la Réserve fédérale pour les cinquante dernières années qu'on comprend les déterminants réels de la crise.


Graphique de la dette totale aux Etats-Unis depis 1952.

Entre 1950 et 1980, le ratio dette/PIB était parfaitement stable aux Etats-Unis. C'est seulement depuis le début des années 1980 que la dette augmente. Jusque là, les Etats-Unis fonctionnaient avec un compromis « fordiste » : en 1917, Henry Ford avait profondément réorganisé ses usines et doublé la productivité de ses chaînes. Pour doubler ses ventes, il s'était assez vite convaincu qu'il fallait augmenter les salaires des ouvriers pour qu'ils puissent eux-mêmes acheter des voitures. Il avait tenté de faire partager son analyse aux autres grands patrons américains mais bien peu l'avaient suivi : la plupart voulaient garder pour eux et pour leurs actionnaires les profits réalisés grâce aux nouvelles méthodes de travail. Ce partage déséquilibré des fruits de la productivité fut une des causes majeures de la crise de 1929.

Après guerre, pour éviter qu'une telle crise ne se reproduise, on mit en place des règles du jeu qui garantissaient une progression régulière des salaires. Ces règles « fordistes » furent à l'origine des Trente glorieuses, ces trente années de forte croissance que connurent les Etats-Unis et l'Europe…

Briser le mythe du plein emploi américain

Mais, en 1981, Ronald Reagan arrive à la Maison blanche. C'est à partir de là que la dette augmente : très vite, les libéraux baissent les impôts sur les plus riches, ce qui favorise la dette publique. Mais, plus fondamentalement, la dette augmente parce que la précarisation du marché du travail amène progressivement à une baisse de la part des salaires dans le PIB et qu'un nombre croissant de ménages américains sont obligés de s'endetter pour maintenir un haut niveau de consommation.

Durant la dernière campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a souvent mis en avant le « plein-emploi américain ». En réalité, les Etats-Unis sont très loin du plein emploi. Si l'on en croit le dernier rapport économique publié par la Maison blanche, il y a tellement de petits boulots aux Etats-Unis que la durée réelle moyenne du travail est tombée à 33,7 heures. Si la durée moyenne (sans compter les chômeurs) tombe à 33,7 heures alors que ceux qui ont un emploi « normal » sont toujours à 40 heures, c'est que des millions de salariés ne font que 10 ou 15 heures par semaine.


Graphique de durée du travail aux Etats-Unis depuis 1965.

Ce partage du travail qui ne dit pas son nom, amène à un partage des revenus de plus en plus inégalitaire : « Aux Etats-Unis, la part des salaires dans le revenu national atteint son plus bas niveau depuis 1929 », notaient Les Echos du 9 octobre 2006.

Et une étude de BNP Paribas montre que sur les huit dernières années, « seuls les 5% d'Américains les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter ». Les autres 95% ont vu leurs revenus stagner ou diminuer… Mais ces 5% les plus riches ne peuvent pas faire vingt repas par jour. Un tel niveau d'inégalités devrait donc fortement ralentir la croissance. Si la consommation continue d'augmenter, c'est uniquement parce que l'on pousse les classes moyennes et les pauvres à s'endetter chaque année un peu plus.

La dette au cœur du problème

On voit ici que la question de la dette n'est pas une question annexe. Ce n'est pas un « incident de parcours » dû à l'inconscience de quelques traders isolés. Pour garantir aux actionnaires des bénéfices colossaux tout en assurant un haut niveau de consommation de l'ensemble de la population, le néo-libéralisme a structurellement besoin d'un endettement croissant.

En France, en un quart de siècle, la part des salaires dans le PIB a diminué de 11%. Et l'évolution est la même, peu ou prou, dans l'ensemble des pays occidentaux. Partout la peur du chômage déséquilibre la négociation sur les salaires : « Si tu n'es pas content, tu peux aller voir ailleurs. »


Graphique de la part des salaires dans le PIB.

Même le FMI, réputé très libéral, le constate dans son dernier rapport annuel : « Au cours des deux dernières décennies, il y a eu un déclin continu de la part du revenu qui va au travail. La baisse est très massive et atteint 10% en Europe et au Japon. » Sans croissance de la dette, cette baisse relative des salaires aurait dû fortement ralentir la consommation.

Comme l'explique Patrick Artus, directeur des études de la CDC Ixis, « dans la zone euro, sur les dix dernières années, la dette privée est passée de 75% à 145% du PIB. Sans la hausse de la dette des ménages, la croissance de la zone euro serait nulle depuis 2002. » Et hors zone euro, la situation n'est guère plus réjouissante : en Grande-Bretagne, la dette des ménages dépasse les 160% du revenu disponible. Une étude récente de Jean-Luc Buchalet et Pierre Sabatier montre que, sans l'augmentation de la dette des ménages, la Grande-Bretagne serait en récession depuis 2002 ! Voilà pourquoi ce que propose Nicolas Sarkozy, « mettre plus de transparence » sur les marchés financiers, n'est pas du tout suffisant. Voilà pourquoi aussi, si l'on en reste à une approche de bon sens (« Puisqu'il y a trop de dette, fermons le robinet de la dette ! “), on risque de précipiter l'ensemble des pays occidentaux dans la récession.

Il faut aller plus loin et s'attaquer aux racines de la crise. C'est à cause du chômage et de la précarité que la part des salaires a tant diminué. C'est à cause du chômage et de la précarité que nos économies ont tant besoin de dette. C'est seulement en s'attaquant radicalement au chômage et à la précarité, en donnant au plus grand nombre un vrai emploi et une vraie capacité de négocier des augmentations de salaire que l'on pourra sortir de la crise.

L'urgence de définir de nouveaux outils de régulation

Hélas, dix mois après son arrivée au pouvoir, tout le monde a compris que Nicolas Sarkozy ne fera rien d'utile dans ce domaine. Il ne se passe pas une semaine sans qu'il annonce un Grenelle, un Grand Plan ou une Grande Mobilisation… mais contre le chômage et la précarité, il n'a encore rien annoncé ! Absolument rien. C'est la première fois depuis trente ans qu'une nouvelle équipe arrive au pouvoir en France et manifeste autant de désinvolture face au chômage et à la précarité ! Vu la gravité de la situation, il y a urgence à remettre la gauche au travail. Vu l'importance des déséquilibres accumulés, une réponse nationale ne peut pas suffire. C'est l'ensemble de la gauche européenne qu'il faut rassembler et mettre au travail pour définir, très concrètement, de nouveaux outils de régulation.

Rassembler la gauche et la mettre au travail, tel est l'objectif de la pétition que nous venons de lancer avec dix-huit parlementaires, des élus locaux et des militants issus de toutes les tendances du PS.

Nous déposerons cette pétition lors du Conseil national du 25 mars. Vu les statuts du PS, si notre pétition recueille 5 000 signatures de militants PS ou 50 000 signatures de citoyens non-PS, la direction sera obligée de nous écouter.

Il ne nous manque plus que quelques centaines de signatures pour parvenir à nous faire entendre. Que vous soyez au PS ou que vous n'y soyez pas, si vous voulez que la gauche se mette au travail, signez cet appel et faites le signer par vos amis.
L'appel est sur www.nouvellegauche.fr.

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  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 18h03 le 23/03/2008
    • Internaute
      délinquante avérée

    Monsieur Larouturrou, quand vous écrivez :

    « C'est la première fois depuis trente ans qu'une nouvelle équipe arrive au pouvoir en France et manifeste autant de désinvolture face au chômage et à la précarité ! »

    je ne suis pas d'accord. Not'bienaimé président, ne montre aucune désinvolture, au contraire, il s'intéresse de près au chômage, au moins pour trouver des moyens pour faire baisser artificiellement les chiffres du nombre de demandeurs d'emploi.

    La précarité ? mais c'est la faute des salariés ! ils n'ont qu'à travailler plus pour gagner plus !

    Et pourtant ! J'ai l'exemple d'un jeune technicien en informatique, venu me demander il y a 2 jours, s'il n'y avait pas d'arnaque sur le poste où il a été recruté : 32 h / semaine et un très bon salaire ! Comme quoi certaines boites (il s'agit là d'une société mutualiste) vous ont écouté et embauchent dans de bonnes conditions.

    Je ne suis pas sure que, même avec la pétition, le PS, lui, vous écoute, branché qu'il est sur les voix libérales.

    Si la population ne se bouge pas maintenant et exige un changement radical d'orientation, nous en avons encore pour 5 ans de cette politique qui mène droit à la récession. Préparer l'avenir et l'alternance, c'est bien, mais il faudra prévoir aussi à réparer la casse.

    • Marc
      Marc répond à caro
      • Posté à 22h37 le 24/03/2008

      un appel de bloggeurs socialistes plutôt proches de Royal :
      Les socialos au boulot –> Lien

      • Humain
        Humain répond à Marc
        • Posté à 08h23 le 25/03/2008
        • Internaute

        Est-ce qu'il y a encore des socialistes vraiment démocrates au PS ?

        ...Car comme cela vient d'être signalé ci dessus, il va y avoir de la casse à réparer.

  • pablico
    pablico
    Sudoku et Nord de face
    • Posté à 18h16 le 23/03/2008
    • Internaute
      Sudoku et Nord de face

    « il y a tellement de petits boulots aux Etats-Unis que la durée réelle moyenne du travail est tombée à 33,7 heures. Si la durée moyenne (sans compter les chômeurs) tombe à 33,7 heures alors que ceux qui ont un emploi “normal” sont toujours à 40 heures, c'est que des millions de salariés ne font que 10 ou 15 heures par semaine. »

    travailler plus pour gagner plus nous a-t-il dit.

    « Et une étude de BNP Paribas montre que sur les huit dernières années, “seuls les 5% d'Américains les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter”. Les autres 95% ont vu leurs revenus stagner ou diminuer… Mais ces 5% les plus riches ne peuvent pas faire vingt repas par jour. »

    il a donné aux plus riches, et on a encore des problème de pouvoir d'achat. Nos riches ne mangent pas 20 repas par jours.. quel manque de civilité et de patriotisme..

    « Ces règles “fordistes” furent à l'origine des Trente glorieuses, ces trente années de forte croissance que connurent les Etats-Unis et l'Europe… »

    Ford était-il un énorme et dangereux communiste ?
    pourquoi arrêter un truc qui semblait marcher pas mal ? ?
    est-ce par idéologie, ou par pure bêtise d'apprentit sorcier,
    est-ce par souci d'écologie, appauvrir la masse, pour que l'on pollue moins ? ?

    • Di
      Di répond à pablico
      • Posté à 00h34 le 24/03/2008

      Appauvrir la masse, il s'en fiche, du moment qu'il enrichit les riches.

  • marie 75
    • Posté à 18h07 le 23/03/2008

    je regarde de près votre pétition,
    PJ un papier suissesur DSK !
    Je n'émets aucune opinion, je passe encore une fois...
    Heureusament que le crédit hypothécaire n'a pas été mis en place. Sarko le voulait...

    Les Etats à la rescousse des banques ?

    DSK, le patron du FMI, envisage une intervention des Etats 23.03.2008 11 : 44 TSR CH

    L'hypothèse d'un sauvetage des banques par les Etats pour mettre fin à une crise qui menace le système financier gagne du terrain, même si cette solution revient à faire assumer aux contribuables les dérives de certains investisseurs.

    Cette solution de dernier ressort, bien qu'elle puisse s'avérer extrêmement coûteuse, devrait néanmoins permettre d'éviter des conséquences économiques graves et durables, selon nombre d'experts.
    Coût social énorme
    « La collectivité dans son ensemble » va peut-être être amenée à « prendre en charge » le coût de la lutte contre une faillite du système bancaire, a averti Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds monétaire international. « Il faut donner le signal que les autorités sont prêtes à faire ce qui est nécessaire » pour éviter un effondrement du système financier planétaire, a renchéri Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE.

    Pour Michel Aglietta, économiste du Cepii, une telle option risque de « devenir nécessaire » : on en est à la « phase pénultième avant une socialisation complète des pertes des banques ». Recourir à l'argent public pour empêcher la faillite de banques dont les gestionnaires ont pris des risques inconsidérés présente le risque d'encourager la poursuite de telles pratiques. Mais le « coût social d'une faillite bancaire qui en entraîne d'autres serait bien plus important », souligne Michel Aglietta.
    Nationalisations des banques
    Un avis partagé par Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, pour qui les grands acteurs de la finance mondiale (ministres, banquiers centraux, régulateurs) doivent se réunir pour offrir un « soutien massif (aux) acteurs les plus en danger ». Cela pourrait aller « jusqu'à la nationalisation » de banques ou de rehausseurs de crédit, qui ont assuré des titres adossés sur de mauvaises créances.

    A l'instar du RTC, Jean-Hervé Lorenzi propose la création de fonds publics destinés à « reprendre dans leur bilan les titres les plus problématiques détenus par les établissements financiers, et dont les pertes finales seraient garanties par les Etats ». Une intervention gouvernementale aux Etats-Unis peut aussi prendre la forme d'une modification de la législation pour « éviter le problème des saisies et ventes forcées » de logements, qui accentuent le retournement du marché immobilier et les pertes des banques, souligne Michel Aglietta.

    D'après lui, le sauvetage d'une grande banque paneuropéenne serait plus difficile à gérer qu'aux Etats-Unis, car il existe des autorités de supervision dans chaque pays dont les positions divergent ». « S'il faut mettre à contribution des budgets nationaux, il va y avoir des batailles pour définir les pays qui doivent payer : ceux où se trouvent les filiales ou seulement la maison-mère ? », argumente-t-il.

    ats/kot

    Washington et Berne excluent une aide
    L'administration Bush se dit pour l'instant opposée à toute forme de sauvetage fédéral des banques, mais certains membres du Congrès américain plaident déjà en ce sens.
    Dans « Le Matin dimanche », Hans-Rudolf Merz a lui aussi exclu toute intervention de l'Etat pour sauver les banques, notamment l'UBS, fortement malmenée par la crise financière.
    En Allemagne, la banque IKB a déjà bénéficié trois fois d'une aide massive de l'Etat allemand, et le patron de Deutsche Bank, Josef Ackermann, a demandé une action commune de l'Etat, des banques et des Banques centrales pour venir à la rescousse des établissements financiers.
    La Grande-Bretagne a nationalisé la banque Northern Rock pour lui éviter la faillite mais l'addition pour les contribuables pourrait s'élever à 55 milliards de livres (plus de 70 milliards d'euros).
    Au début des années 90, le gouvernement suédois était venu au secours du système bancaire en offrant sa garantie à la dette des banques commerciales, la banque centrale donnant un accès illimité au crédit.
    A la même époque, le gouvernement américain avait mis fin à la crise des « Savings and Loans », les caisses d'épargne américaines, en créant un fonds fédéral (Resolution Trust Corporation, RTC) qui a repris leurs mauvaises créances.
    En France, le sauvetage du Crédit Lyonnais, qui a coûté des centaines de millions d'euros, reste dans les mémoires.

    • kestiontoi
      kestiontoi répond à marie 75
      • Posté à 20h53 le 25/03/2008

      Pourquoi le privé a-t-il besoin de l'argent public ?
      Perte ? ! ? ! ?
      Pourquoi le privé veut-il son indépendance ?
      Bénéfice ? ! ? ! ?
      Veut-on une société capitaliste ?
      Si oui vive le faillite ! ! !
      Sinon, nous rentrons dans un système communautaire et donc les bénéfices et les pertes ne doivent-ils pas être répartis entre tous ?
      Pour cela tout travail ne mérite-t-il pas un salaire convenable ?
      Ne doit-on pas plafonner les salaires les plus élevés afin de répartir les richesses ?
      Le droit au travail ne doit-il pas être appliquer tel qu'il est inscrit dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen ?

  • DidierB63
    • Posté à 18h10 le 23/03/2008

    Excellente idée de réunir tous ces indicateurs en une seul article.
    Cela permet de se faire une meilleure idée de ce qui se passe depuis de nombreuses années et ce que Sarkozy nous prépare, ou plutôt ne nous prépare pas.

    Mais, avant de rejoindre votre mouvement, de signer votre pétition, j'aurais aimé savoir ce que VOUS vous proposiez...

    Il faut s'attaquer au chômage, dites vous. Très bien, quelles sont vos propositions ?
    La part des salaires dans le revenu global a baissé dramatiquement ? Que proposez vous pour faire revenir l'argent vers les salaires ?

    Des propositions, vous pouvez en faire. Cela permettrait de lancer le débat, si débat vous voulez. Même moi, j'ai des idées. Et j'ose même les écrire :

    Lien

    Si un citoyen peut faire ça (d'autant que je manque sérieusement de moyens intellectuels et techniques), des hommes politiques et des économistes devraient le faire. C'est même la première chose qu'ils devraient faire.

    Je pense qu'avant d'appeler des citoyens à soutenir votre initiative, il faudrait qu'ils sachent ce qu'est cette initiative... et si elle n'est pas seulement et purement politicienne.

    Critiquer Nicolas Sarkozy et ses réformes ou son absence de réformes, c'est bien. Proposer autre chose, c'est mieux.

    Lien

    • désinscrit-
      désinscrit- répond à DidierB63
      • Posté à 19h09 le 23/03/2008
      • Internaute

      Je pense qu'avant d'appeler des citoyens à soutenir votre initiative, il faudrait qu'ils sachent ce qu'est cette initiative... et si elle n'est pas seulement et purement politicienne.
      Ben il me semble que la pétition est un appel pour que le débat s'installe sur ce sujet et qu'ensuite il y ait des propositions ! !

      C'est le serpent qui se mord la queue, si j'ai bien compris ; -)

      • DidierB63
        DidierB63 répond à désinscrit-
        • Posté à 12h06 le 24/03/2008

        Ce n'est pas mon serpent... : -)

        A mon humble avis, 7 ans d'opposition auraient du être suffisants pour avoir un commencement de début d'idée à proposer aux éventuels signataires, que ça soit dans le PS ou en dehors du PS.
        Ce que je lis se limite à « Reunissons nous »... 7 ans pour ça.

        Enfin, pour ce que j'en sais !

         
        • désinscrit-
          désinscrit- répond à DidierB63
          • Posté à 12h54 le 24/03/2008
          • Internaute

           ; -)

          Je suis d'accord que c'est long (et le pire c'est qu'il faudrait une pétition pour lancer le débat et ensuite sortir des propositions 8-o).
          Mais c'est ce qui est proposé ici.

          Donc après la pétition, on recompte les signatures, on débat, puis on propose des solutions, qu'on évalue et on les diffuse ! ! : -D

          Si on veut éviter Sarko en 2012 Faut signer la pétition, DE SUITE : -D

          • C. Creseveur
            C. Creseveur répond à désinscrit-
            D'actualité, de dessin surtout
            • Posté à 14h36 le 24/03/2008
            • Internaute
              D'actualité, de dessin surtout

            Vous avez tous les deux raison, je crois.

        • admirateur-
          admirateur- répond à DidierB63
          • Posté à 16h09 le 25/03/2008

          7 ans d'opposition d'accord... mais n'oubliez pas les années de cohabitation, les années sans cohabitation ; ça nous a donné la csg, la dérèglementation des 35 heures, les privatisations, renault-Wielevoord...... bref les bases de la déreglementation d'aujourd'hui que semble découvrir notre brave pétionnaire avec l'innocent rocard comme co-signataire !

        3 autres commentaires
  • kevangel
    kevangel
    Chercheur
    • Posté à 18h11 le 23/03/2008
    • Expert
      Chercheur

    Très bon article pédagogique, clair et étayé.

  • marie 75
    • Posté à 18h12 le 23/03/2008

    « Clarifier les régulations nécessaires au bon fonctionnement de l'Union européenne. », dans le texte de la pétition ....

    Savez-vous que dans l'union européenne (ce n'est qu'un ex.) les médicaments ne sont pas dans la comision de la santé ... mais dans celle de l'économie et de la consommation..
    Pour une autre Europe...

    Je me renseigne un peu plus sur cette pétition, avant de signer

  • ercégé
    • Posté à 18h28 le 23/03/2008
    • Internaute

    Il faut être inconscient pour tenter de régler un problème sans la transparence nécessaire pour en connaître les dimensions exactes.

    La crise actuelle est différente de celle de 1929 à bien des titres, mais surtout en raison du fait que « nous ignorons que nous ne savons presque rien de l'étendue du désastre ».

    Ou saurez-vous :
    - me confirmer avec précision le volume + la nature + le risque des opérations actuellement traitées par les hedge-fonds au niveau mondial ?
    - me confirmer le nombre de hedge-fonds traitant des opérations à > 10 chiffres alors qu'ils sont situés en paradis fiscaux et qu'il suffit d'une surface financière de moins de 10.000 USD pour les créer devant notaire ?
    - m'expliquer pourquoi ces hedge-fonds sont des électrons libres souvent non consolidés -donc inconnus-dans les comptes de nos chers groupes bancaires ?

    Il faut donc impérativement de la transparence mais nous ne l'aurons pas :
    - admirez Bouton tenter de comprendre les opérations de Kerviel devant la presse alors que l'Eurex allemande n'a pas cessé de le prévenir de la catastrophe approchante,
    - félicitez ces banques championnes dans la sécurisation d'instruments dont elles ignoraient le rating,
    - étudiez ces agences de rating qui n'ont rien vu venir ou ne voulaient pas perdre leurs clients-banquiers,
    - vérifiez si la FED est une institution publique ou un cartel des banques,
    - étonnez-vous de l'objectif no 1 de la BCE (lutte contre l'inflation dans le genre « opération réussie mais patient mort »)
    - etc etc

    Exiger des politiciens ce que les banquiers n'ont pas su faire et prévoir ? Vous êtes courageux !
    Pour le reste de l'analyse, d'accord avec vous, mais il n'y aura pas d'autre solution que de toucher le fond de la piscine pour tenter de remonter à la surface.
    Jusqu'à cette date, pour faire crédit, ces grands banquiers continueront d'exiger de leurs clients ce qu'ils n'ont pas sû respecter !

  • Servais-Jean
    • Posté à 18h37 le 23/03/2008
    • Internaute
      43

    Je viens de lire l'article de Pierre Larrouturou qui est on ne peu plus clair.
    Marie 75 me « confusionne » un peu, dommage parceque je voulais rester sur ma première impression qui est toujours, comme chacun le sait, la bonne.
    Ford en voulant faire profiter aux créateurs de richesses les fruits de ces richesses ouvrait une perspective pleine d'espoir.
    Il n'a pas fait attention aux requins que ces richesses attiraient.

    Une chose est sûre, ce n'est pas l'et-cono-miste de foire Sarkozy qui va nous dépatouiller du merdier où beaucoup la droite et un peu la gauche classique nous ont plongés.

    Despair and die ?

  • marie 75
    • Posté à 18h39 le 23/03/2008

    TSR CH

    Les fonds souverains sous l'oeil du FMI

    L'UBS, notamment, a eu recours aux fonds souverains. [Keystone]22.03.2008 22 : 52
    Le FMI va surveiller de plus près les fonds souverains. Ces outils d'investissement détenus par un Etat suscitent des interrogations tant du point de vue de leurs objectifs que de leurs politiques d'achat agressives.

    Des responsables du Fonds monétaire international ont l'intention de développer une sorte de code de bonne conduite volontaire qui délimiterait les contours de ce qu'il est de bon aloi de faire et de ce qui l'est moins pour ces fonds.
    On estime qu'ils gèrent aujourd'hui des sommes évaluées entre 2000 et 3000 milliards de dollars d'investissements, et qui pourraient grimper entre 6000 et 10'000 milliards de dollars d'ici cinq ans.
    Inquiétudes
    Des responsables gouvernementaux comme des commentateurs privés ont fait part de leurs inquiétudes sur la transparence de ces fonds, sur leur taille et leurs stratégies d'investissement qui pourraient être motivées politiquement.

    Nombre d'Etats, comme par exemple un grand nombre de pays pétroliers, ont souvent recours à ce type de fonds pour investir sur le très long terme et s'assurer un revenu plus régulier et plus pérenne que celui tiré des matières premières. D'autres ont recours à ces fonds pour diversifier leurs sources de revenus.

    ========================

    Intervention du 22.03.2008
    S. Schwarzman, « le roi de Wall Street », ne craint pas les fonds souverains - 19 : 00 Le Journal, 24 janvier 2008

    Intervention du 22.03.2008
    M. Al Jasser : « Les fonds souverains sont des investisseurs responsables » - 19 : 00 Le Journal, 24 janvier 2008

    ===========================================

    Sous les projecteurs grâce aux subprimes
    Les fonds souverains, qui existent de longue date pour certains, ont fait parler d'eux récemment pour être venus au secours, à coups de milliards de dollars, d'institutions financières américaines qui avaient besoin d'argent frais après s'être brûlé les doigts sur le marché des prêts hypothécaires à risque (subprime).
    Ainsi Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), le fonds souverain de l'émirat éponyme, a-t-il investi en novembre 7,5 milliards de dollars dans Citigroup, le plus grand groupe bancaire américain, suivi cette année par le GIC (Government Investment Corporation) de Singapour avec 6,8 milliards de dollars.
    Le fonds singapourien a récemment injecté 11 millards de francs dans l'UBS pour recapitaliser la grande banque.retraité a dévalé le talus sur 50 mètres environ. Son corps a dû être tracté à l'aide d'un câble.

  • lili25
    lili25
    déchaînée
    • Posté à 18h40 le 23/03/2008
    • Internaute
      déchaînée

    N'êtes-vous pas simplement en train d'expliquer que le système économique libéral et capitaliste ne peut qu'aller vers sa propre perte ? Qu'il favorise systématiquement des crises non pas temporaires et conjoncturelles mais structurelles ?
    Et pourquoi devrait_on se battre contre le chômage et la précarité POUR SORTIR DE LA CRISE ? ? ? (N'y-a t'il pas d'autres raisons de le faire ? ? ? ) Et ainsi travailler pour continuer à favoriser un système inégalitaire ? ? ? Ce n'est pas seulement « à cause du chômage et de la précarité que nos économies ont besoin de dette » c'est à cause d'un système qui fait croire aux gens qu'ils seront heureux en consommant toujours plus ! ! !

  • Claude PELLETIER
    • Posté à 19h20 le 23/03/2008

    Bravo.
    Pourquoi cet article n'est-il pas plus
    mis
    en
    valeur ?

  • barney67
    • Posté à 19h23 le 23/03/2008

    « il a donné aux plus riches »

    il a donné à ceux qui crée de l'emploi ! !

    et c'est normal

    quand à vos info de 2006 faut arreter ! !

    toujours critiquer sans jamais aidé

    combien ta donné au resto du coeur
    j » aimerais bien savoir

    zero euro j'en suis sur ! !

    • NonooStar
      NonooStar répond à barney67
      Informaticien
      • Posté à 02h49 le 24/03/2008
      • Internaute
        Informaticien

      Si vous aviez lu l'article, vous auriez compris que donner à ceux qui créent des emplois, c'est bien. Mais s'ils ne créent que des petits emplois mal payés, ça ne sert à rien.

      Les petits boulots genre « équipier à McDo », ça ne créé pas de richesse. C'est mal payé, épuisant, ça ne pousse pas les gens à consommer.

  • kevinp
    • Posté à 20h00 le 23/03/2008
    • Internaute

    Article passionnant de Pierre Larrouturou !

    je vous conseille de lire son livre « Livre noir du Libéralisme ».
    l'article pourrait en être une introduction.

    j'ai signé la pétition Lien. C'est la meilleure solution pour le PS.

  • François Doutriaux
    • Posté à 20h13 le 23/03/2008

    excellent article, qui vulgarise avec précision et exactitude ce que de nombreux économistes expliquent depuis une dizaine d'années.

    Le lien entre crédit, salaire et consommation y est parfaitement évoqué : il montre bien comment le fossé croissant dans la répartition des richesses et la baisse significative de la part des revenus d'activité nous ménent lentement mais sûrement vers une impasse économique.

    Vous omettez simplement la « cerise » du gâteau : la privatisation des profits et la mutualisation des pertes dont nous sommes en train de connaître l'un des plus violents épisodes de notre histoire économique. Les banques centrales se portent, en effet, un peu partout au secours des institutions finançières qui ont le plus prospéré sur ce systéme et prennent de plein fouet le renversement pourtant prévisible du marché.

    Avec, in fine, une addition qui sera assumée par le contribuable. Celui-ci aura donc l'occasion d epayer trois fois : par le remboursement des emprunts initiaux, par la perte du bien acquis en cas de cessation des paiements et enfin indirectement par le sauvetage financer des institutions de crédits.

    Le libéralisme est, décidement, un chat qui retombe toujours sur ses pattes...

    Le lien de la pétition, en revanche, n'est pas fonctionnel.

  • athénaïs
    • Posté à 20h44 le 23/03/2008

    Formidable article m. Larrouturou. Je suis d'accord avec Claude Pelletier, il faut le mettre en valeur.....
    L'avenir est aussi dans la com°

  • Christobal Colon
    • Posté à 20h55 le 23/03/2008

    Article très bon et titre magistral.

    La semaine prochaine :

    Social : Qui vous savez n'a rien compris.

    Semaine suivante :

    Environnement : Qui vous savez n'a rien compris.

    Semaine suivante :

    Image de la France : Qui vous savez n'a rien compris.

    Semaine suivante :

    Esprit rasssembleur : Qui vous savez n'a rien compris.

    Semaine suivante :

    Gestion du moral français : Qui vous savez n'a rien compris.

    Semaine suivante...

  • marie 75
    • Posté à 21h33 le 23/03/2008

    Y a t il un pilote dans l'avion ?
    « Crise économique mondiale ... quelle crise ? ? ?
    Carlita, mon poussin , passe moi ma crème à bronzer. »

    Dialogue Sarko/Sarla sur une plage, pour 3 jours, au maroc...

  • Tophee
    • Posté à 22h27 le 23/03/2008

    Votre article est tres bon. Bien explique, bien etayer, bref, un article comme on aimerais en lire plus souvent, et surtout, un artice comme on aimerais que plus de gens lise.

    J'ai quelques reservequand votre conclusion qui me semble n'aporter qu'une solution bonne mais partielle. En plus de la lutte contre le chomage et la precarite, il faut reglementer (suprimer) les marches fianciers qui sont la source de bien des problemes.

    Quand a appeler le PS au secour, j'ai perdu patience avec ce parti et il me semble plus efficace aujourd'hui de construire quelque-chose en dehors de ce groupe plutot que d'esperer voire les elephants s'ocuper des problemes de la nation plutot que de leur luttes interne.

  • Bebert Cassandre
    • Posté à 23h37 le 23/03/2008

    Les ouvriers votent à droite en majorité. Difficile de comprendre pourquoi... Quoique... Une certaine frustration face à ces nantis de fonctionnaires qui n'en foutent pas une ramée s'il faut en croire le discours ambiant... Pour preuve, on peut diviser par deux le nombre de ces fonctionnaires sans que ça ne perturbe la machine... Au contraire, ça irait même mieux... Les ouvriers votent donc à droite. Finalement, ils ont raison de vouloir relancer l'apprentissage à 14 ans, diminuer le nombre d'enseignants...L'obscurantisme favorisant le vote de droite, pourquoi vouloir instruire des gens qui, une fois instruit, se retourneraient contre le système. Pour ce qui est de Monsieur Sarkozy, en incitant les français à s'endetter pour maintenir la consommation, il ne souhaite que transférer la dette à venir sur les ménages. Ne nous y trompons pas, la dette de l'état appartient aux français et les intérêts versés par l'état chaque année viennent participer au maintien de la croissance.

    • efji
      efji répond à Bebert Cassandre
      • Posté à 09h59 le 24/03/2008

      « Les ouvriers votent à droite en majorité ». Idée reçue, colportée 1000 fois, mais fausse :
      Présidentielle 2007, 2eme tour (Sarko/Ségo) :

      Agriculteurs 67/33
      Artisans, Commerçants 82/18
      Professions libérales, Cadres Sup. 52/48
      Professions intermédiaires 49/51
      Employés 49/51
      Ouvriers 46/54

      En revanche les a priori sur les petits commerçants/artisans vaguement facho sont assez justifiés...

      De même, ventilation par niveau de revenus :

      Modeste 44/56
      Moyen inférieur 53/47
      Moyen supérieur 52/48
      Elevé 57/43

      source : Lien

      • Bebert Cassandre
        Bebert Cassandre répond à efji
        • Posté à 18h28 le 24/03/2008

        Petits agriculteurs, petits artisans, petits commerçants ne sont jamais que des ouvriers au revenus moyen/inférieur. Trop de différenciations tuent le raisonnement !
        Donc je persiste, les ouvriers, peu instruits, votent à droite !

         
        • efji
          efji répond à Bebert Cassandre
          • Posté à 18h53 le 24/03/2008

          Bien sûr.
          Ces « différenciations » sont juste les CSP de l'INSEE, organe bien peu sérieux comme chacun sait...

          Quand on veut faire un « raisonnement » qui démontre une idée reçue, on ne s'embarrasse pas de tels détails.

        1 autres commentaires
  • munoz
    • Posté à 00h18 le 24/03/2008
    • Internaute

    j'ai vu Pierre Larrouturu a lé télévision il y a quelques semaines. J'ai lu son livre (le livre noir du libéralisme) et l'ai trouvé absolument passionant. Passionant dans l'analyse de la situation aux USA, en Europe et en Chine. Très concret dans les propositions qu'il fait pour sortir de la crise avant qu'il ne soit trop tard. Et la fin de son livre (le fonctionnement réel du PS et les blocages des politiques) est également très intéressante. Franchement, c'est un livre que je recommande à tous.

    Quant à la pétition qu'il a lancée, même s'il n'y a qu » 1 chance sur 10 que cela marche, cela vaut la peine d'essayer. Signer une pétition pour obliger le PS à débattre de sa stratégie et de ses méthodes, ce n'est pas un effort surhumain. J'ai fait signer au moins une dizaine d'amis ou de collègues. Lien

  • thibaut67
    • Posté à 01h11 le 24/03/2008
    • Internaute

    barney67 tu parles de combien untel a donné au restos du coeur, mais resto du coeur faisait 1000 repas par jour quand coluche a lancé le concept, il en fait 50000 voir plus aujourd'hui, j'appelle ça un échec ! On peut continuer à critiquer ces mêmes personnes qui nous gouvernent et discuter de leurs lois, c'est comme ça que naitront les bonnes idées dans la tête des bonnes personnes.

  • Servais-Jean
    • Posté à 02h48 le 24/03/2008
    • Internaute
      43

    Pierre Larrouturou nous incite à signer une pétition.
    Je viens de la consulter.

    Je reçois les informations que les « prétendants » de gauche diffusent sur la toile.
    La dernière était celle de Laurent Fabius que j'aime bien. Elle m'a fait bondir.

    En affirmant que Ségolène Royal n'avait eu que 47 % des voix aux présidentielles et que par conséquent elle ne pouvait pas représenter le PS, il me semblait entendre Morano ou Devedjian ou pire si ça existe.

    Dans les signataires de la pétition je trouve le nom de Michel Rocard. Et cette pétition met en vitrine Josiane Balasco qui ne demande rien à personne mais qui sert à attirer le « client » un peu naïf.

    Tout cela en poche je me suis mis à réfléchir, si si ça m'arrive. Je ramasse les infos et puis je pense. De penser en s'informant est fatiguant et risque de brouiller les cartes.

    Fabius, Rocard, le cirque recommence, bientôt Delanoê, Strauss-Kahn, Royal, Vals, Aubry et les autres qui attendent derrière la porte.

    La guerre des Titans on en a marre, allez vous battre en duel, faites le à la courte paille, jouez aux dés, faites ce que vous voulez mais s'il vous plait ne le faites pas en public, cela devient obscène.

    Ou alors faites voter tous les sympathisans, les encartés, les demi-encartés et les non-encartés avec le même poids (pas de vote qui compte double ou plus).
    Mais rien que là vous allez vous déchirer.

    Ou est passé le bon papa de Martine Aubry qui n'a pas voulu du pouvoir suprème ?

    Qui parmis ceux que j'ai cité est capable aujourd'hui, je dis aujourd'hui parceque hier nous les avons vu à l'oeuvre aprés la désignation de Ségolène Royal, qui est donc capable aujourd'hui d'accepter que ce soit un autre qui soit désigné secrétaire du PS et qui mette tout en oeuvre pour faire réussir son parti ?

    Comme quoi Sarkozy et l'économiste qui en parle en demandant de signer une pétition peut entrainer plus loin que désiré.

    • laviso
      laviso répond à Servais-Jean
      Français expatrié en Suisse (...)
      • Posté à 10h06 le 24/03/2008
      • Internaute
        Français expatrié en Suisse (...)

      Excellent article de Pierre Larrouturou dont j'ai lu le livre avec grand intéret et qui m'a convaincu.
      Avant d'avoir vu cette tribune je venais juste d'écrire à rue89 pour justement leurs suggérer un article sur ce sujet, mais qui mette en exergue les silences assourdissants des ténors de gauche sur ce sujet qu'ils n'exploitent jamais dans les débats contradictoire avec les élus en place.
      Pourquoi les économistes « ils sont plusieurs à partager cet avis » ne ferait-ils pas un papier...lettre ouverte pour améliorer la lisibilité de ce fait de société qui de plus est même reconnu dans les tendances libérales ? .
      Pourquoi ce silence à gauche ? si ils n'y croient pas qu'ils s'expriment ! .
      Pourquoi les économistes qui affirment cette vision de la société sont ils écartés ou privés de visibilités ? .

  • ripley
    • Posté à 08h13 le 24/03/2008

    Article passionnant et clair.
    A propos du fordisme, cependant, augmenter les salaires pour relancer la consommation et donc la croissance, c'est augmenter au moins dans une certaine mesure, le gaspillage et la pollution. Les trente glorieuses, c'était bien pour le niveau de vie, mais pas terrible pour l'environnement.
    Doit-on vraiment choisir entre la peste et le choléra, entre la misére et la consommation effrenée ?

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 09h04 le 24/03/2008
    • Internaute
      Retraite invalidité

    Passionnant article qui mériterait une large diffusion. Quand à la pétition « nouvelle gauche », je ne l'ai pas signée quand j'ai vu le nom de Rocard parmi les signataires. Pourquoi pas celle de Montebourg qui renie ses déclarations sur le cumul des mandats en cumulant depuis les dernières élections...

    Incorrigibles les socialos... intéressants quand ils sont dans l'opposition mais aucun état d'âme pour trahir leurs idéaux quand ils ont un « semblant » de pouvoir...

    Dans ce monde de brutes, sans baisser les bras de la « combativité » contre les « décideurs », un peu d'humour et de dérision, ça peut faire du bien...

    Lien

  • eskimo
    • Posté à 09h19 le 24/03/2008
    • Internaute

    Très interessant, je signe, merci.

    Paradoxal effectivement ce système où on a besoin de chaque individu comme consommateur, consommateur surpuissant, débridé, décomplexé et endetté, mais plus comme producteur, ou alors à la marge.

  • helios33
    • Posté à 09h23 le 24/03/2008

    Il manque à cet article l'augmentation délirante du prix de l'immobilier, qui sert à scotcher les travaileurs pauvres à leur prèt (leur « mortgage »), et les calme par l'espérance d'une plue-value future censée les rendre riches.
    Combien se sont fait avoir ?

  • machepro
    machepro
    sdf
    • Posté à 09h33 le 24/03/2008
    • Internaute
      sdf

    se n'est pas le sens de la politique du president francais.a grand renfort d'annonce le chomage baisse,les acident de la route baisse,oui mais les petit boulots augmentent,ne permettent pas de vivre,les blesses handicapes a vie augmentent,donc ou est le resultat annoncé ? negatif,positif ! je suis outré de voir que la gauche depuis l'arrivée de sarko ne fait rien et na rien a dire.elle a laisser filer le referendum,honte a elle,pourquoi a t elle laisser des millions de gens sans defense,ou etait elle ? toutes ses lois votes sans resistance ? je crois que la gauche est satisfaite des lois que vote la majorite,se qui evite de le faire et qu'elle n'a pas pu faire.les francais le disent,ils n'aiment pas sarko pour ses bling bling,mais rien pour sa politique donc l'acceptent ! les sondages le disent.a peine elu et 15 milliards de cadeaux.la politique neo-liberale de sarko plait au francais,ls greves non plus de sens,tout va bien.sarko a casser les syndicats,la police,ls magistrats,tout les fonctionnaires,les francais adorent.la resistance n'est plus a paris marseille lyon dans les grandes villes,elle est a clamecy ou les elus se battent pour garder une maternite qui est vitale pour une region qui se reduit comme peau de chagrin,voila la resistance francaise,maintenant monsieur si j'ai bien compris vous voulez que je signe une petition ? vous vous apercevez maintenant que tout va mal,on ne vous a pas entendu avant ? sarko c'est donnant donnant,fallait pas signer le protocole du traite europeen,la il etait pris ! ! vous avez reclamé quoi en echange ? est ce indiscret ma question ? non monsieur nos cher deputes ne pensent qu'a leur reelection et ne defendent pas les francais comme ils devraent.je ne signerait pas votre petition tant que preuve me soit apporter du combat de la gauche ! ! montrez votre courage,fronde d'elus,comme d'autre homme et femme courageuses l'ont fait !

  • machepro
    machepro
    sdf
    • Posté à 09h35 le 24/03/2008
    • Internaute
      sdf

    se n'est pas le sens de la politique du president francais.a grand renfort d'annonce le chomage baisse,les acident de la route baisse,oui mais les petit boulots augmentent,ne permettent pas de vivre,les blesses handicapes a vie augmentent,donc ou est le resultat annoncé ? negatif,positif ! je suis outré de voir que la gauche depuis l'arrivée de sarko ne fait rien et na rien a dire.elle a laisser filer le referendum,honte a elle,pourquoi a t elle laisser des millions de gens sans defense,ou etait elle ? toutes ses lois votes sans resistance ? je crois que la gauche est satisfaite des lois que vote la majorite,se qui evite de le faire et qu'elle n'a pas pu faire.les francais le disent,ils n'aiment pas sarko pour ses bling bling,mais rien pour sa politique donc l'acceptent ! les sondages le disent.a peine elu et 15 milliards de cadeaux.la politique neo-liberale de sarko plait au francais,ls greves non plus de sens,tout va bien.sarko a casser les syndicats,la police,ls magistrats,tout les fonctionnaires,les francais adorent.la resistance n'est plus a paris marseille lyon dans les grandes villes,elle est a clamecy ou les elus se battent pour garder une maternite qui est vitale pour une region qui se reduit comme peau de chagrin,voila la resistance francaise,maintenant monsieur si j'ai bien compris vous voulez que je signe une petition ? vous vous apercevez maintenant que tout va mal,on ne vous a pas entendu avant ? sarko c'est donnant donnant,fallait pas signer le protocole du traite europeen,la il etait pris ! ! vous avez reclamé quoi en echange ? est ce indiscret ma question ? non monsieur nos cher deputes ne pensent qu'a leur reelection et ne defendent pas les francais comme ils devraent.je ne signerait pas votre petition tant que preuve me soit apporter du combat de la gauche ! ! montrez votre courage,fronde d'elus,comme d'autre homme et femme courageuses l'ont fait !

    • helios33
      helios33 répond à machepro
      • Posté à 09h37 le 24/03/2008

      Si, la gauche (ou du moins en grande majorité) a fait quelque chose :
      elle a permis le vote du traité constitutionnel européen
      mdr

  • millesime
    • Posté à 09h55 le 24/03/2008

    « les profits avant l'homme »
    la période actuelle est peut-être favorable à inverser l'ordre des choses... !
    privatiser les profits, socialiser les pertes refrain connu.. !
    il est bon tout de même de rappeler quelques décisions récentes des autorités américaines :
    « suppression de la parution de l'indicateur marco-économique M3 »...la Réserve Fédérale américaine a décidé d'arrêter à compter du 22 mars 2006 de publier les chiffres de M3 (l'indicateur le plus fiable sur la quantité de dollars circulant dans le monde)
    qui plus est, les autorités fédérales étaient prêtes à compter de mars 2008 à ne plus publier les chiffres mensuels de l'évolution de l'économie US... ! (les réactions hostiles étaient si nombreuses qu'elles y ont renoncé.. ! )
    autre info : il est utile de méditer l'info suivante ; : la part de la dette du gouvernement américain possèdée par les banques américaines est tombée à 1,7% en 2005, alors qu'elle était de 18% en 1982. parallèlement la part de cette même dette détenue par les opérateurs étrangers est passée de 17% en 1982 à 49% en 2005.. ! ! !
    question :
    comment se fait-il que ces dernières années les banques américaines se soient débarrassées de presque toute leur part de la dette publique américaine ? ? ?

    Le président de la Réserve Fédérale (Bernanke) est un adepte de la planche à billet...(surnommé Monsieur hélicoptère pour arroser de dollars tout le territoire américain)
    en fait les Etats-Unis ont monétarisé la dette US pour la rembourser en « monnaie de singe » (on verra le dollar à 1,75 euros en 2008)
    alors sauver le système ? ? ? dans quelles conditions ? ? ? sans aucunes contreparties ? ? ?
    la machine
    est complètement déréglée, sans négocier et obtenir des contre-pouvoirs pour en modifier les réglages, comprendre que le système ne peut s'autoréguler, le laisser faire actuel nous mêne droit dans le mur... !

    Lien

  • Bon Scott
    • Posté à 10h09 le 24/03/2008

    Personnellement, je n'ai pas de critique à faire à un patron qui gagne bien sa vie, si en même temps il paie correctement ses salariés, qu'il investit régulièrement dans du matériel performant, dans la recherche... pour pérenniser son entreprise,un patron capitaliste. A ce jour ce type de patron est de plus en plus rare, au contraire c'est à celui qui s'enrichira le plus en moins de temps possible, au détriment de ses salariés, qui ne se préoccupe pas de leur avenir(ex : 20 ans de boite pour être viré comme une m....), patron libéral. Je peux me tromper sur ces deux définitions, capitaliste, libéral, mais c'est comme cela que j'entends le sens de ces deux mots (adj).
    Dans la même entreprise, j'ai connu ces 2 types de patrons, un qui a crée la société, 50 000€ d'investissement,nous salariés, nous avions de bons salaires, il disait « on attrape pas les mouches avec du vinaigre »,pour les itinérants (V.R.P., Techniciens), comme pour les sédentaires(secrétaires, magasiniers), des moyens techniques pour progresser et pérenniser l'entreprise et accroître nos parts de marché, de quoi être motivé...patron capitaliste. Lorsque ce patron à vendu (retraite)400 000€, son successeur s'en est mis plein les poches et pour finir il a coulé l'Entreprise (2ans), les salariés (37) se retrouvant sur le carreaux, « rien à foutre » lui même maintenant est à la retraite pour y couler des jours heureux, patron libéral. En France, les salariés sont les plus productifs dans le monde, mais le gâteau n'est pas justement (loin de là) découpé, trop pour certains (minorité) et pas assez pour les autres (majorité)

  • A déménagé le 25 octobre
    • Posté à 13h25 le 24/03/2008

    Et maintenant un petit rock de 1996 pour vous aider, cher Nicolas Princen, dans votre quête de désobéissance civile.
    remarque : cela n'induit pas que vous aurez à tuer votre femme...

    Je suis un mannequin glacé avec un teint de soleil. Ravalé, Homme pressé, mes conneries proférées sont le destin du monde. Je n'ai pas le temps, je file, ma carrière est en jeu. Je suis l'homme médiatique, je suis plus que politique, je vais vite très vite, je suis une comète humaine universelle, je traverse le temps, je suis une référence, je suis omniprésent, je deviens omniscient, j'ai envahi le monde que je ne connais pas. Peu importe j'en parle, peu importe je sais, j'ai les hommes à mes pieds, huit milliards potentiels de crétins asservis à part certains de mes amis du même monde que moi : vous n'imaginez pas ce qu'ils sont gais. Qui veut de moi et des miettes de mon cerveau. Qui veut entrer dans la toile de mon réseau. Militant quotidien de l'inhumanité, des profits immédiats, des faveurs des médias, moi je suis riche, très riche, je fais dans l'immobilier, je sais faire des affaires y'en a qui peuvent payer. Je connais le tout Paris et puis le reste aussi, mes connaissances uniques et leurs femmes que je fréquente évidemment. Les cordons de la bourse se relâchent pour moi, il n'y a plus de secrets, je suis le Roi des rois, explosé l'audimat, pulvérisée l'audience. Et qu'est-ce que vous croyez, c'est ma voie c'est ma chance. J'adore les émissions à la télévision, pas le temps de regarder, mais c'est moi qui les fais. On crache la nourriture à ces yeux affamés, vous voyez qu'ils demandent, nous les savons avides de notre pourriture : mieux que de la confiture à des cochons. Qui veut de moi et des miettes de mon cerveau. Qui veut entrer dans la toile de mon réseau. Vous savez que je suis :
    Un homme pressé

  • Le P.S. a besoin d'une pétition pour comprendre une évidence, à savoir qu'il doit « se mettre au travail » ? Remarquez, il avait déjà été interpellé pour empêcher la ratification du traité européen par la France dans les conditions où il l'a été et je ne sache pas que cela ait été très efficace.
    Je vous propose d'écrire une autre pétition, pour demander au P.S. qu'il précise s'il est ou non un parti de gauche, et que, s'il affirme l'être, il définisse clairement ce qu'il entend par « gauche », notamment du point de vue de l'intervention de l'Etat dans l'économie, ou plutôt des Etats européens, puisqu'il faut bien tenir compte de l'Europe, n'est-ce pas...

  • Bon Scott
    • Posté à 10h54 le 24/03/2008
  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 11h00 le 24/03/2008
    • Internaute
      D'actualité, de dessin surtout

    Je suis content de lire qu'un peu d'analyse économique se fasse jour au sein du PS.
    Ce qui m'importe surtout c'est de voir que quelqu'un ait compris qu'il faille défendre au niveau européen des idées de défense sociale.
    Il me semble presque sûr que nous sommes nombreux en Europe à ne plus avoir confiance dans le contrat qu'on nous propose parce qu'il n'y a pas de places pour les hommes, mais uniquement pour leur argent.
    On se contrefout de la libéralisation des services et tout le toutim.
    Je suis certain aussi que si l'ensemble des états faisaient voter la constitution par référendum les européens diraient aujourd'hui majoritairement non.

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