
On peut se souvenir avec des idées, des pensées, des images, des émotions. On peut se souvenir en chantant. On peut dire un moment, une époque, par ses airs. Que fredonnaient-ils, les Français, dans cette année 1968 ? Que chantaient les étudiant(e)s de Nanterre ce 22 mars 1968 dont on dit qu'il marque le commencement de Mai 68 ?
Il y a ceux qui savent, ils savent ce qu'était, Mai 68, ils ont les mots pour le dire, ils disent « une fête », « un grand monôme », « une crise adolescente », « une farce de fils à papa », ils disent « la porte ouverte de l'individualisme », ou « du libéralisme », ou « du développement de la société de consommation », ou « de l'américanisation de la France », mai incarnant la ruse de l'histoire pour moderniser la France contre une bourgeoisie archaïque. D'autres disent « la plus grande grève ouvrière », « la révolution trahie par les bureaucrates », « la jonction impossible étudiants-ouvriers », l'espérance violente d'un autre monde. D'autres ont encore en tête et au cœur -et sans doute en ont-ils la nostalgie- un bonheur collectif inouï, une parenthèse enchantée, quelque chose somme toute assez mystérieux.
Côté étudiants, l'affaire, en effet, est d'abord nanterroise : mouvements divers à l'université de Nanterre, une fac récente construite dans un quartier non traditionnellement universitaire, à la différence du Quartier latin, pour faire face à l'afflux d'étudiants (mais on est très loin de la massification de l'enseignement supérieur des années 1990). Mouvements alimentés par les « gauchistes » (appellation à venir, qualificatif lancé quelques semaines plus tard par le parti communiste français en démarquage de l'ouvrage de Lénine « La Maladie infantile du communisme : le gauchisme ») et qui se focalisent sur différentes revendications, déjà depuis l'automne 1967 contre la réforme de l'enseignement supérieur, contre la vie sur le campus, contre l'interdiction faite aux garçons d'aller dans le dortoir des filles…
Jacques Tarnerao, chercheur, était de ceux qui ont lancé ce 22 mars et qui ont chanté, sans en connaitre toutes les strophes, « l'Internationale » :
A partir de janvier 1968, la contestation est permanente, mise en œuvre par une « minorité active » de « gauchistes » : avec interruption des cours, interpellations des professeurs, meetings… Un certain Daniel Cohn-Bendit en est le leader.
Le 22 mars, des militants des comités Vietnam sont appréhendés chez eux, au petit matin, tandis qu'un militant de la JCR (Jeunesse communiste révolutionnaire), connu à Nanterre, l'a été la veille au soir dans le cadre d'une enquête « concernant la sécurité publique ». Dans l'après-midi du 22, à Nanterre, se tient une assemblée générale pour organiser la riposte « contre la répression ». La Tour, soit le bâtiment administratif, est occupée, y compris la salle du conseil, au dernier étage, celle où siègent d'ordinaire les professeurs. Le Mouvement du 22 mars est né, regroupant situationnistes, guevaristes, trotskistes, anarchistes, ex-communistes, inorganisés… C'est une mouvance, un mouvement, ni une organisation ni un parti.
A partir de ce jour, l'agitation sera quotidienne ou presque sur le campus de Nanterre, ponctuée d'incidents divers qui aboutiront à la décision de fermer la faculté, le 3 mai.
Les chansons seront, elles, continuellement entonnées durant tout le mois de mai. L'architecte Roland Castro était militant mao et avait participé à la fondation du mouvement « Vive la Révolution ». Il chante toujours :
Texte : Martine Storti
Vidéo : Zineb Dryef
► Rue89 et le Hall de la Chanson célèbrent les chansons de mai 68
► Lire aussi : 32 jours de mai, de Martine Storti - éd. Le Bord de l'eau - 197p., 16,15€.




















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à Le Yéti
De Ueberschlag
11H40 | 23/03/2008 |
JF 20 ans en 68 ! Bravo Yeti pour ton texte, c'était tout à fait ça. Défiler le 1er mai sur le Boul Mich, j'en suis, tous à la fontaine à 10hrs !
à Ueberschlag
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 08H35 | 26/03/2008 |
Bonjour,
D'accord pour le 1er Mai 2008, mais on part de Denfert-Rochereau, et on descend en pente douce le boul'Mich, jusqu'à la place St Michel et sa fontaine magique.
En sens inverse, la route est droite, mais la pente est forte, comme disait un philosophe connu, un sacré « situ » celui-là…
Encore une fois, bravo Yéti !
De A.V.
tamagotchi89 | 18H29 | 22/03/2008 |
Moi, à l'époque, je chantais « OUIINNNNN ! ! ! ! OUIINNNNN ! ! ! ». Et vu que les jeunes le chantent toujours, ça n'a pas trop vieilli.
De Infovite
Plébéien. | 18H34 | 22/03/2008 |
La musique en 68 tours, ça avait quand même de la gueule !
Le bal continue !
http://info-espress.over-blog.com/
De dupontlajoie
cadre sud | 18H56 | 22/03/2008 |
18 ans en 68 : magnifique ! j'ai eu 18 ans en 68 et cela a été un des trés beaux moments de ma vie.Le plus important des acquis de cette épOque c'est peut être que le(s) pouvoir(s) en place a(ont) appris que le peuple existait et que les gestions autoritaires et conservatrices étaient dépassées(comme eux) ! 68 c'est la renaissance de la modernité commencée avec la révolution française.Finis les syndicats maison (payés par l'UIMM ? déjà),finis les cours magistaux et l'endoctrinement,fini la propagande d'Etat,fini l'appareil d'Etat uniquement à la solde du gaullisme,fini le rept sur la Nation car le peuple la revendiquait et la reprenait en main.Certains disent que c'étatit un mouvement bourgeois ! faux ! C'était une lutte salutaire et gagnante contre l'ordre établi.Notre liberté de ton ,de pensée,d'agir d'aujourd hui vient de 1968 ! ! !
De René B.
18H57 | 22/03/2008 |
J'avais 15 ans et la rencontre de ma propre adolescence et du formidable accès de jeunesse de la France entière en ce mois de mai 68, m'a constitué et fonde encore aujourd'hui mon énergie à vivre. Depuis cette époque, une musique, à l'intérieur de moi, me suit. C'est elle qui me fait courir.
De athénaïs
19H10 | 22/03/2008 |
J'avais 6 ans et mon père, ouvrier dans la pétro chimie, était en grève, 5 mômes à nourrir quand même…ça n'a pas empêché…et il a eu raison
De Guy Valte
19H26 | 22/03/2008 |
Vous vous rappelez les dessinateurs ? Reiser, GB, Wolinski, etc, l'énorme influence de Charlie, Hara-kiri, sur notre génération, ils ont été des géants et ont écrasé l'idéologie dominante. Vous vous rappelez De-Gaulle en fuite allant chercher en vain le secours de l'armée en Allemagne.. Vous vous rendez compte ? Il était prêt à nous faire écraser par les tanks Français. Et c'était nous la chienlit ! Pour ma part à cette époque j'ai senti ce qu'était une société solidaire, et j'ai aimé ça, et aujourd'hui je dis : Que crève l'idéologie libérale.
à Guy Valte
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H39 | 22/03/2008 |
Il y avait « TOUT », le journal de l » extreme gauche lycéenne aussi ..
Sa devise (aujourd'hui,on dit sa « base line ») était :
Ce que nous voulons ? TOUT !
à Guy Valte
De DBL8
Retraité | 10H06 | 23/03/2008 |
« De-Gaulle en fuite allant chercher en vain le secours de l'armée en Allemagne »
Vous vous trompez, il y a eu des mouvements de chars dans la région parisienne.
j'ai un copain qui en faisait parti. (il était appelé)
A l'époque les autorités ont dit que c'était des manœuvres prévues.
N'oublions pas que l'alimentation à toujours été fourni pendant ce temps là. Manifs et grèves, mais le ventre plein !
à DBL8
De jissé
Ingé retraité | 12H22 | 23/03/2008 |
DBL8
Vous dites des « contre-vérités ».
Les ventres n'étaient pas vides, soit, mais pour trouver des « patates » il fallait aller les chercher dans des fermes (certains agriculteurs se sont remplis les poches)
Et c'est grâce à la complicité de mon « quincailler-du-coin » que nous avons pu dénicher une bouteille de butane pour stérilisez les biberons !
Et, habitant en « RP » pas vu UN SEUL char.
Aucun « appelé » n'a d'ailleurs jamais conduit un char, c'était un privilège réservé aux militaires « pros ».
Jc
à jissé
De DBL8
Retraité | 14H21 | 23/03/2008 |
Nous ne sommes pas d'accord, et je maintient ce que j'ai écris pour une raison toute simple : je connais TRÈS bien cette personne.
D'autre part, je n'ai pas écris qu'il le conduisait ! !
Quand aux ventres pleins, là aussi je suis bien placé pour le savoir. Je les remplissait, les ventres.
à DBL8
De tizzi
19H12 | 23/03/2008 |
Oui, c'est ça, il y avait plein de chars dans les rues. Et puis, de Gaulle avait mis la force de frappe nucléaire en alerte rouge avec les sous-marins dans la Seine et même dans les égouts de Paris. Parfaitement, c'est d'ailleurs la seule raison de l'échec de la Révolution.
à tizzi
De DBL8
Retraité | 07H45 | 24/03/2008 |
ce n'est pas en dénigrant de manière stupide que vous aurez raison, faites des recherches dans la presse de l'époque, des articles avec photos ont été fait.
Sur ses photos il y avait des chars sur des wagons ; que vous ne le croyez pas car vous ne l'avez pas vu, est une chose, mais si vous ne croyez QUE ce que vous voyez, vous ne devez pas croire à grand-chose !
Pourquoi venez-vous sur la presse en ligne, IDEM pour celle en papier, puisque vous ne voyez pas ce qui est écrit ? Mazo ? !
je ne continuerais pas l'échange de comm. avec vous, vous êtes trop obtus !
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 19H33 | 22/03/2008 |
Surtout n'oubliez pas François Béranger en tête de gondole.
C'était 68. C'est maintenant. Ecoutez un peu pour voir. Vous qui ne l'avez pas connu.
Tranche de vie
« Je suis né dans un p'tit village
qu'a un nom pas du tout commun,
bien sûr entouré de bocages
c'est le village de Saint Martin.
A peine j'ai cinq ans qu'on m'emmène
avec ma mère et mes frangins.
Mon père pense qu'y aura du turbin
dans la ville où coule la Seine
J'en suis encore à m » demander
après tant et tant d'années,
a quoi ça sert de vivre et tout,
à quoi ça sert, en bref, d'être né
La capitale c'est bien joli
surtout quand on la voit d'Passy,
mais de Nanterre ou d » Charenton,
c'est déjà beaucoup moins folichon.
J'ai pas d » mal à imaginer
par ou c » que mon père est passé
car j'ai connu quinze ans plus tard
le mêmes tracas, le même bazar
J'en suis encore à m » demander, etc…
L'matin faut aller piétiner
devant les guichets d » la main d'œuvre.
L'après-midi solliciter
l » bon cœur des punaises des bonnes œuvres.
Ma mère, elle était toute paumée
sans ses lapins et ses couvées.
Et puis, pour voir, essayez donc
sans fric de nourrir cinq lardons
J'en suis encore à m » demander, etc…
Pour parfaire mon éducation
y'a la communale on béton.
La on fait d » la pédagogie
devant soixante mômes en furie.
En plus d » l'alphabet, du calcul,
j'ai pris beaucoup d » coup d » pied au cul
et sans qu'on me l'ait demandé
j'appris l'arabe et l » portugais
J'en suis encore à m » demander, etc…
A quinze ans finie la belle vie,
t'es plus un môme, t'es plus un p'tit.
J » me retrouve les deux mains dans l » pétrole
à frotter des pièces de bagnole.
Huit-neuf heures dans un atelier,
ça vous épanouit la jeunesse.
Ca vous arrange même la santé
pour le monde on a d » la tendresse.
J'en suis encore à m » demander, etc…
C'est pas fini…
Quand on en a un peu là-dedans,
on y reste pas bien longtemps
On s'arrange tout naturellement
pour faire des trucs moins fatigants.
J'me faufile dans une méchante bande
qui voyoute la nuit sur la lande.
J'apprends des chansons de Bruant
en faisant des croche-pattes aux agents
J'en suis encore à m » demander, etc…
Bien sûr la maison poulaga
m'agrippe a mon premier faux pas
Ca tombe bien, mon pote, t'as d » la veine
faut du monde pour le FLN
J'me farcis trois ans de casse-pipe
Aurès, Kabylie, Mitidja.
Y'a d » quoi prendre toute l'Afrique en grippe.
Mais faut servir l » pays ou pas.
J'en suis encore à m » demander, etc…
Quand on m » relâche je suis vidé,
j » suis comme un p'tit sac en papier.
Y'a plus rien dedans. Tout est cassé
J'ai même plus envie d'une mémé.
Quand »ai cru qu » j'allais m » réveiller
les flics m'ont vachement tabassé.
faut dire que j » m'étais amusé
à leur balancer des pavés
J'en suis encore à m » demander, etc…
Les flics, pour c » qui est d » la monnaie,
Ils la rendent avec intérêt
le crâne, le ventre et les roustons,
enfin quoi vive la Nation !
Le juge m'a file trois ans d » caisse
rapport à mes antécédents
Moi, j » peux pas dire que j » sois en liesse.
Mais enfin, qu'est-ce que c'est qu » trois ans.
J'en suis encore à m » demander, etc…
En taule, j » vais pouvoir m'épanouir
dans une société structurée.
J » ferai des chaussons et des balais.
Et je pourrai me remettre à lire.
Je suis né dans un p'tit village
qu'a un nom pas du tout commun,
bien sûr entouré de bocages
c'est le village de Saint Martin.
J'en suis encore à m » demander, etc… »
à Jonas2
De nieuwendammerdijk
bilig et crayon | 12H17 | 23/03/2008 |
Francois Beranger etait un chanteur tres copain avec Mitterand qui l'appreciait.
Je me souviens aussi que de Gaulles etait parti en Roumanie et qu'on chantait« gardez le en Roumanie ! »
Ca ne donnerait pas des idees ? ….
à Jonas2
De sûrderien
paresseux | 17H36 | 23/03/2008 |
Merci jonas pour F. Béranger. Un vrai plaisir que ce texte. Plus , quand on l'entend la chanter on plane.
De lyderic
vitry sur seine | 19H40 | 22/03/2008 |
Respest à l'anonyme qui ont jeté les 1er pavé sur les CRS et hommage au 1er ouvrier qui s'est mis en gréve. Dehors les commémorations faites par les experts en tout genre qui nous gavent de CAC 40, mondialisation, Europe, guerres, comme si c'était notre seul horizon ! Vive ceux qui continuent encore la lutte… de classes ! Alors vivement le futur sans grade qui provoquera une révolution ! Victorieuse je l'espère…
P.S. Et si on s'amusait à observer de qu'ils sont devenus nos « révolutionaires » expert es mai 68 ? Non ?
http://pagesperso-orange.fr/partidestravailleurs/cariboost2/crbst_0.html
à lyderic
De DBL8
Retraité | 10H09 | 23/03/2008 |
écoutez 89.4, Radio libertaire.
Pas très objective, mais intéressante.
à DBL8
De déluge
menuisier | 13H10 | 23/03/2008 |
Ca c'est pas très objectif, cafouilleux parfois, mais c'est la seule radio que je connaisse qui ait gardés le ton et le gout de la liberté des premières radios libres. Y a des blancs et des raccords foireux, mais ça s'écharpe bien et quand ils sont pas dans un trip musique de lutte au Guatémala, il passent de bons morceaux.
De patrice06
19H40 | 22/03/2008 |
Quelle période enchanteresse, prometteuse et anti-sarkozyste au possible. Cet abruti faisait des contre manifestations déjà à l'époque. Je ne sais pas encore comment il n'a pas pris un pavé définitif dans la tronche…
De lyderic
vitry sur seine | 19H50 | 22/03/2008 |
Je vous présente mes excuses pour mes fautes de frappe…….. Mais comme c'est Pâques que Dieu me pardonne……. AMEN !
Vive la Fédération des Etudiants Révolutionnaires !
De Bigseb
Blazé | 20H26 | 22/03/2008 |
Et cette année, on chantera quoi ?
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H14 | 22/03/2008 |
Cette chanson de Brassens, j » en ai peur ..
A peine sortis du berceau,
Nous sommes allés faire un saut
Au boulevard du temps qui passe,
En scandant notre « Ça ira “
Contre les vieux, les mous, les gras,
Confinés dans leurs idées basses.
On nous a vus, c'était hier,
Qui descendions, jeunes et fiers,
Dans une folle sarabande,
En allumant des feux de joie,
En alarmant les gros bourgeois,
En piétinant leurs plates-bandes.
Jurant de tout remettre à neuf,
De refaire quatre-vingt-neuf,
De reprendre un peu la Bastille,
Nous avons embrassé, goulus,
Leurs femmes qu'ils ne touchaient plus,
Nous avons fécondé leurs filles.
Dans la mare de leurs canards
Nous avons lancé, goguenards,
Force pavés, quelle tempête !
Nous n'avons rien laissé debout,
Flanquant leurs credos, leurs tabous
Et leurs dieux, cul par-dessus tête.
Quand sonna le ‘ cessez-le-feu
L'un de nous perdait ses cheveux
Et l'autre avait les tempes grises.
Nous avons constaté soudain
Que l'été de la Saint-Martin
N'est pas loin du temps des cerises.
Alors, ralentissant le pas,
On fit la route à la papa,
Car, braillant contre les ancêtres,
La troupe fraîche des cadets
Au carrefour nous attendait
Pour nous envoyer à Bicêtre.
Tous ces gâteux, ces avachis,
Ces pauvres sépulcres blanchis
Chancelant dans leur carapace,
On les a vus, c'était hier,
Qui descendaient jeunes et fiers,
Le boulevard du temps qui passe
De déluge
menuisier | 13H18 | 23/03/2008 |
Allons, allons, je vous propose ça :
Au marché de Brive la Gaillarde
A proposde botte d'oignons,
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon
A pied à cheval, en voiture
Les gendarmes, mal inspirés
Vinrent pour tenter l'aventure
D'interropre l'échaufouré.
Or, sous tous les cieux sans vergogne,
C'est un usage bien établi,
Dès qu'il s'agit de rosser les cognes
Tout le monde se réconcili.
Ces furies perdant toute mesure,
Se ruèrent sur les guignols,
Et donnèrent, je vous l'assure,
Un spectacle assez croquignol.
A votre santé !
à Numerosix
De sûrderien
paresseux | 17H42 | 23/03/2008 |
Tonton Georges a écrit une quantité de chef-d'oeuvre, mais celle-ci …
Dans mille ans il sera encore là.
Merci Georges, nous te devons beaucoup .
à Numerosix
De sûrderien
paresseux | 17H52 | 23/03/2008 |
Erratum : ma remarque concernait « le bd du temps qui passe » et non « le marché de Brive “ bien antérieure
et ( pour moi, bien sur )loin d'être aussi profonde et philos. que le boulevard du temps…
à sûrderien
De déluge
menuisier | 21H50 | 23/03/2008 |
Je suis bien d'accord avec vous, mais vous avez « posté » au bon endroit. Si il s'était s'agit du « marché », votre poste aurait été décalé sur la droite par rapport au mien.
à Bigseb
De psyche
Agitateur d'inconscience | 14H39 | 23/03/2008 |
à Bigseb
On chantera :
« Cette année là » !
En hommages à deux « cultes » qui n'auront finalement servi à rien sinon à nourir la nostalgie…….
De survivant
20H46 | 22/03/2008 |
Nous, nous ne chantions pas nous discutions du monde tel que nous l'avions toujours imaginé, rêvé, voulu, libre et indépendant basé sur l'autogestion. Lorsque nous avons su que les ouvriers entraient dans le mouvement qui étaient encore de virulents militants avec toujours cet état d'esprit d'anarcho-syndicaliste et d'autogestion nous y avions cru et nous la tenions sur le bout des doigts cette foutue révolution. Comme je te maudit encore aujourd'hui Séguy.