Je suis lycéenne et ma classe a été invitée à assister à la cérémonie d'hommage à Lazare Ponticelli. Beaucoup de choses m'ont choquée et j'ai écrit ce texte en réaction.
Lettre ouverte aux organisateurs et aux acteurs de la cérémonie d'hommage au dernier poilu.
Une dizaine de classes de cinq collèges et lycées réputés comme prestigieux à Paris furent » invitées » le lundi 17 mars 2008 par le rectorat pour participer à la cérémonie d'hommage aux poilus. Nous sommes arrivés enthousiasmés par l'idée de participer pour la première fois à une cérémonie officielle importante pour notre histoire.
Nous nous sommes retrouvés comme parqués derrière des grilles et des gens assis, entre des militaires et des journalistes, debout, loin et trop serrés pour voir. Les premiers mots du commentateur à notre encontre furent dits sur un ton menaçant. On nous a demandé plusieurs choses dont la plus importante paraissait être de nous lever pendant la Marseillaise mais comment faire puisque nous étions déjà debout et le sommes restés tout le long de la cérémonie, tentant d'apercevoir quelque chose et de comprendre cet hommage où nous n'étions pas là pour nous recueillir mais pour permettre à des présentateurs d'affirmer qu'il y avait beaucoup de jeunes.
Je n'ai pas suivi de près tout ce qui a entouré la vie et la mort de Lazare Ponticelli et me suis contentée de lire quelques articles de presse. Cependant je crois avoir compris qu'il ne voulait pas d'honneurs militaires ni de cérémonie en son nom. Pourtant tout a commencé par le défilé de six drapeaux des régiments jugés les plus prestigieux pendant la Première Guerre mondiale.
Puis vint le discours du Président de la République. Je me souvenais que Lazare Ponticelli avait accepté le principe d'une grande cérémonie à condition que celle-ci se déroule en l'honneur de tous les poilus. D'ailleurs, une plaque venait d'être découverte en leur mémoire dans le Dôme des Invalides quelques instants plus tôt. Cependant parler d'UN homme est plus poignant et plus émotionnel que d'évoquer la Grande Guerre et son cortège de morts dont le nombre trop important ne permet pas au public de s'identifier.
Ainsi le président commença son discours par l'évocation de ceux qu'il présenta comme les deux premiers morts de la Première Guerre mondiale, l'un français, Jules-André Peugeot, l'autre Allemand, Camille Meyer, tous deux morts à 20 ans. Le début de ce discours m'a paru réussi, alternant des figures de styles et des éléments poignants comme l'âge de ces deux hommes, à peine plus âgés que nous.
Le discours se poursuivit et bientôt nous entendîmes la biographie assez anecdotique de Lazare Ponticelli. Ainsi je peux vous dire qu'il naquit aux alentours du 24 décembre, ne fut déclaré que le 27 mais est considéré comme né le 7 décembre. Plusieurs erreurs m'ont étonnée, comme le fait que Lazare Ponticelli commence par traverser les Alpes avec des chaussures qu'il du se fabriquer lui-même au début du discours alors qu'à la fin de l'allocution il est arrivé en France pieds nus ! À cet instant, je me suis demandée qui était l'auteur du discours, pourquoi cette contradiction n'avait-elle pas été relevée ?
L'auteur n'aurait-il pas cédé à la facilité choisissant plutôt que la réalité une image pathétique et évocatrice d'un enfant de dix ans marchand pieds nus dans la neige ? Cela m'a donné l'impression d'un texte bâclé ou en tout cas mal préparé.
Le Président de la République a par ailleurs répété des mots qu'il attribue à Lazare Ponticelli et répétés par les anciens combattants de l'époque « plus jamais ça, plus jamais de guerre » ce que nos professeurs d'histoire nous enseignent avec l'expression « La der des ders ». Cependant Lazare Ponticelli fut résistant pendant la Deuxième Guerre mondiale (comme l'a souligné le Président de la République). Il n'était donc pas contre toutes les guerres et a accepté de reprendre les armes pour une cause qu'il considérait comme juste.
Nous connaissons tous la politique actuelle du gouvernement envers les immigrés, je ne suis pas là pour la juger mais j'ai trouvé intéressant de voir comment le Président de la République faisait l'éloge d'un immigré clandestin. Alors qu'il nous avait plutôt habitué à un discours ferme contre l'immigration clandestine. Lazare Ponticelli, lui, a bien fait de rejoindre la France J'ai été choquée de la façon dont la vie de cet homme était utilisée pour transmettre un message d'intégration et de réussite sociale par le travail.
J'ai entendu dans ce discours qui me semblait ne devoir être qu'un hommage, des idées partisanes et qui ne m'ont pas paru à propos. Cet homme est présenté comme un anarchiste. J'ai étudié cette année les courants politiques et leurs idées, je ne pense pas que la réussite sociale pour un anarchiste passe par le travail. Je ne sais pas grand-chose de la vie de Lazare Ponticelli mais il me semble qu'il ne témoigne que depuis peu de temps alors que le contraire nous a été affirmé. Peut-être est-ce parce qu'il faisait partie des derniers témoins qu'il s'est vu dans l'obligation de témoigner ?
Cette cérémonie que je pensais devoir être pleine d'émotion et en l'honneur de tous les poilus m'a laissée perplexe. Si je fus émue ce ne fut que pendant la Marseillaise et des chants de soldats (La Madelon par exemple qui par ses paroles contrastait beaucoup avec le sérieux de la cérémonie) car cela m'a semblé plus à même de nous rapprocher de ces hommes.
L'orateur ne m'a pas semblé imprégné du texte qu'il prononçait et ne nous a pas fait partager d'émotions. Je pense que cet hommage n'a pas réussi à atteindre la portée européenne et même universelle qu'il aurait pu avoir, Lazare Ponticelli était italien de naissance, engagé dans la Légion étrangère et a fraternisé avec les Autrichiens lorsqu'il était sur le front italien.La cérémonie n'a pas su quitter l'individuel pour rendre hommage à tous ceux qui ont précédé Lazare Ponticelli depuis quatre-vingt-dix ans et qui pour beaucoup d'entre eux n'ont pas eu droits aux honneurs ni même à une tombe.




















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De riverain désinscrit
17H07 | 22/03/2008 |
je partage votre vision de cette cérémonie. Je n'y ai pas ressenti l'envolée nécessaire à l'hommage national (encore moins européen) du à tous les combattants.
à la suite de « la Madelon » il aurait été courageux de chanter « la Chanson de Craonne ».
à riverain désinscrit
De karlM
12H09 | 23/03/2008 |
Je ne suis pas toujours contre le devoir de mémoire (hélas, c'est souvent un alibi pour nos gouvernant pour nous enfermer dans une filiation patriotique), mais surtout on en est ou de l'éducation à la non-violence au présent ? .
De Scylla
17H24 | 22/03/2008 |
Vous auriez dû aussi, debout comme il se doit, assister à la cérémonie de l'après-midi : elle aurait répondu à vos attentes.
Pourquoi un ex-anarchiste ne pourrait-il pas travailler ; on commet tous des erreurs de jeunesse ; voyez tous ces ex-trotkistes qui ne rêvent que de pouvoir. Beaucoup changent heureusement d'opinion et jettent ces fadaises aux orties !
De Infovite
Plébéien. | 17H25 | 22/03/2008 |
Ah,ces jeunes,jamais contents et toujours en… éveil !
http://info-espress.over-blog.com/
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H44 | 22/03/2008 |
@Lili-Jeanne,
Tu as aussi ce point de vue :
http://blog.belleville-paris.info/dotclear/index.php ? 2008/03/22/1921-pou…
d'un Bellevillois, car il ne faut pas perdre de vue, comme je l'avais expliqué ici :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/03/lazare-ponticel.html
que, pour se faire engager dans le 11e arrondissement, ce jeune homme, étranger, avait enfreint la loi et triché sur son âge.
De nos jours, il serait renvoyé de France !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De kawouede
10H58 | 23/03/2008 |
Merci pour cette info Fabien !
Dans le 11e à ce qu'il paraît les réseaux RESF restent mobilisés pour défendre les enfants sans-papiers.
Pour revenir au sujet je trouve qu'au moins avec ce discours Sarkozy a rattrapé le niveau d'un Chirac. N'oublions pas qu'aux oreilles de beaucoup (aux miennes en tout cas) les discours du « Chi » sonnaient creux, surtout dans le registre mélo.
Cela dit il me semble qu'à part quelques contradictions internes (et générales, avec l'ignoble politique migratoire actuelle, cf. le livre de Patrick Weil sur le sujet chez Grasset), ce discours était plutôt bien écrit et digne de l'événement.
De eskimo
17H51 | 22/03/2008 |
dans les ambassades et administrations le lundi 17 mars était la journée d'« hommage national à tous ceux qui ont combattu pour la France durant la Première Guerre Mondiale ».
Quelle régression. Verdun, symbole d'abord dans l'historiographie officielle française de tous les Français morts pour la France, est devenu le symbole de tous les morts, de toute nationalité, comme le montre le mémorial de Verdun.
Mitterrand et Kohl à Verdun main dans la main ont rendu hommage à tous les morts, permettant la réconciliation franco-allemande.
Il est vraiment honteux d'avoir fait de cet hommage un prétexte nationaliste, alors qu'il faut dans le cadre de l'amitié franco-allemande se rappeler de cette guerre comme d'un immense gâchis entre deux nations qui depuis ont appris la cohabitation pacifique voire l'estime.
Cette guerre a presque 100 ans, ses motifs nous sont devenus étrangers, elle n'a pas opposé la resistance à la barbarie comme en 1940-1944 mais a été l'occasion d'un conflit sanglant au nom des nationalismes. Cet hommage a raté l'occasion d'être européen et pacifiste.
Bravo en tous cas pour ce compte rendu.
De ras-la-patience
18H17 | 22/03/2008 |
si tous les jeunes écrivaient comme ça ! …
à propos pourquoi n'avoir invité que des classes de lycées et collèges réputés « prestigieux » ?
quoiqu'il en soit, ça leur aura donné une bonne leçon de détournement politicard.
à ras-la-patience
De Griotte
07H36 | 27/03/2008 |
Oui, c'est un grand plaisir de voir de jeunes et sans doute jolies têtes juger sainement des « à-propos » gouvernementaux.
On peut penser que ce dernier Monsieur de la der des ders n'est pas content ces jours-ci- On l'a utilisé, et sans complexe aucun…
Mon grand-père aussi avait triché sur son âge, à 17 ans= Verdun, Craonne, le Chemin des Dames.
Si ses obsèques s'étaient déroulées dans ces conditions-là, je suis certaine qu'il serait ressorti de sa boîte pour hurler de rage !
Lui qui nous a assez répété l'anonymat des corps dans la boue (désolée), nous disait fonctionner le plus possible par petits groupes d'affinités et de talents variés, pour essayer de survivre. Mais se monter en épingle, sûrement pas chez le troufion de base !
Je trouve qu'on leur a manqué de respect.
De tedral06
Retraité | 18H21 | 22/03/2008 |
Le Président a utilisé cette commémoration pour essayer de redorer son blason après les municipales, il a tenu un discours très nationaliste pour tenter de convaincre les Français d'être de « bons citoyens » comme il souhaiterait qu'ils soient, il n'a nullement rendu hommage à tous les combattants qui sont morts pour la France, la guerre est et restera une horreur elle est presque toujours déclenchée par les puissants pour des problèmes de richesse et ce sont les petites gens qui vont se faire tuer, réécoutez un peu la chanson « Le déserteur » de Boris Vian qui en quelques couplets résume parfaitement la pensée d'une immense majorité d'entre nous à propos de la guerre.
Il se trouve que dans ma famille il y eut 2 personnes qui ont participés à cette « grande guerre » : un grand oncle qui après quelques mois est revenu cloué dans un fauteuil a vie par la faute d'un éclat d'obus, et mon grand père qui lui n'était pas au front, affecté à l'intendance il transportait le ravitaillement avec des chevaux, a son retour il a épousé une dame (ma grand mère) dont le premier mari y était resté. Aussi bien l'un que l'autre n'en parlait jamais ils n'on jamais été considérés comme des héros d'ailleurs ils n'en étaient pas, et je ne suis pas sûr qu'ils savaient pourquoi ils étaient allé se battre et ne sont certainement pas partis « la fleur au fusil » comme il est de bon ton de dire.Vous l'aurez compris je hai la guerre et tous ceux qui veulent nous entrainer sur cette voie, malheureusement je crains que nous vivions une période avec la crise économique qui arrive a grand pas n'annonce rien de bon de ce coté ci, n'entend t'on pas ci ou là quelques abrutis dire « il faudrait une bonne guerre pour remettre les choses en places » ça me fait froid dans le dos.
De abcd
retraitée | 19H09 | 22/03/2008 |
Si les jeunes savaient, et si les vieux pouvaient ! ! ! ! En l'occurence cette jeune là aura tiré profit de cet évènement, mais pas comme le chef de l'état et ses sbires l'ont prévu.. bien fait pour eux .
De sev
20H01 | 22/03/2008 |
Bravo à cette lycenne qui a produit un texte magnifique. Son recit est clair et très précis sur une cérémonie que la plupart d'entre nous avons vu à la télé. Je suis rassurée qu'elle (et je pense beaucoup de jeunes) ait un avis critique sur cet événement.Cela prouve encore une fois que les jeunes ne sont pas des crétins dépolitisés comme on veut bien nous le faire croire. cela montre aussi qu'on ne manipule pas les jeunes et les gens comme ça. Moi aussi je crois que cette cérémonie était ratée. Il n'y aurait pas du y avoir une seule ombre de militaire ! A la fois pour respecter la volonté du défunt mais aussi la vraie mémoire de ceux de 14-18 : car mourrir pour son pays est une chose, mais quand ce pays ne défend aucun idéal mis a part l'esprit revenchard des militaires, c'est autre chose…
De robindesfoix
cherche une issue | 20H20 | 22/03/2008 |
oui ces militaires qui vous mettaient une balle dans le dos si vous n'aviez pas envies d'aller tuer quelqu'un en face qui se posait les mêmes questions que vous !
De sinclair
21H28 | 22/03/2008 |
Tant que des jeunes gens continueront a se poser des questions et regarder d'un œil critique ce qu'on leur présente, rien ne sera perdu.
Cette cérémonie n'était qu'une mascarade qui n'avait qu'un lointain rapport tant avec la réalité qu'avec la gravité des faits.
Les récupérations émotionnels de Mocquet et Ponticelli ne peuvent avoir qu'un effet désastreux sur la gravité des faits. Autant Mocquet n'a pu exprimer d'avis autant on a passe outre la volonté d'un Ponticelli tout en oubliant les autres jusqu à Cazenave seulement avant dernier survivant.
Nos anciens avaient l'âme mieux trempée que beaucoup de nos contemporain. Un de mes grand père n'a pas hésité a accrocher sa médaille de guerre au collier de son chien pour marquer l'absurdité de cette décoration, malgré l'opprobre des biens pensants.
Beaucoup (pratiquement tous) les chevaliers et chevalières de la légion d'honneur n'ont pas cette fierté pour en avoir fait infiniment moins. En fait ils ont perdu le sens du mot fierté de soi.
Continuez jeune fille a penser par vous même et merci
De nobi
22H43 | 22/03/2008 |
Bravo Mademoiselle pour votre beau texte…..
Tout ça me rappelle une belle phrase du poète et académicien Paul Valéry (1871-1945) qui écrivait :
« La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. »
De C. Creseveur
Ca pourrait bien être ça! | 23H01 | 22/03/2008 |
En tout cas ce jour Sarkozy aura au moins réussi une chose : éveiller la conscience critique et politique de Lili-Jeanne.
Il me semble que ce vous racontez-là on le ressent un peu dans la manière exagérée dont Sarkozy s'est signé. Même lorsqu'il tente de racheter son image cet homme en fait trop.
Il manque toujours autant de sincérité (on voit bien qu'il se force), comme de scrupules : comment faire de manière aussi appuyée l'éloge de la mémoire (lettre de Guy Moquet / enseignement de la Shoah), faire une célébration de la mort du dernier poilu tandis qu'il engage fortement la France dans la guerre en Afghanistan, un pays qui ne nous a rien fait, qui ne nous a même jamais provoqué.
Il y a dans cette façon de commémorer la mort de Ponticelli plus qu'une contradiction : il y a une double trahison. Une trahison au sens du message antimilitariste que cette homme avait laissé ; et une trahison au sens de l'Histoire.
Rappelons pourtant que selon l'article 35 de la constitution « le parlement autorise la guerre ». Or à ce jour l'engagement militaire français n'a fait l'objet d'aucun discussion ni d'aucun vote au parlement.
Il s'agit une fois de plus d'un violent déni de démocratie.
De ex-riverain
x | 23H10 | 22/03/2008 |
il est certain qu´un hommage politique et militaire avec le signe de croix pour un anarchiste pacifiste, cela fait désordre.
bon, on peut aller envoyer nos gamins crever en Afghanistan maintenant ? pour une guerre annoncée comme perdue mêem par des haut gradés ? on peut ? oui, cool, vive la mort.
A bas les armées, honte aux vainqueurs et gloire aux déserteurs, merde aux hommages militaires, merde aux industries d´armement de France et d´ailleurs, merde aux chefs d´Etat, que ceux qui déclarent la guerre la fassent eux-mêmes, on ne vous a rien demandé, charognards !
à ex-riverain
De NonooStar
Informaticien | 03H20 | 23/03/2008 |
Même si la décision d'envoyer mille soldats de plus en Afghanistan est hautement polémique et aurait dû être discutée de façon plus démocratique, il ne faut pas comparer ça avec la guerre de 14-18.
Le rôle des soldats français est de former et d'aider les militaires et les policiers afghans à lutter contre les talibans. Donc ne pas intervenir, ce serait éventuellement accepter de voir les talibans revenir au pouvoir. Je tiens à préciser qu'en disant cela, je ne cautionne pas l'intervention militaire post-11 septembre qui a été très mal menée. On aurait dû aider les rebelles anti-talibans bien avant, dès le départ des Russes.
Mais la situation étant ce qu'elle est, je préfère que la France soit présente en Afghanistan. Cela montre que, malgré tout, elle peut toujours défendre certaines valeurs.
à NonooStar
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 18H01 | 23/03/2008 |
Puisque c'est si important, la guerre en Afghanistan, pourquoi ne pas y envoyer le dauphin Jean ?
à NonooStar
De C. Creseveur
Ca pourrait bien être ça! | 10H38 | 24/03/2008 |
Nous n'avons aucune valeur à défendre en Afghanistan. Le peuple afghan est souverain sur son territoire. Je ne vois pas au nom de quoi nous devons bombarder leurs maisons, leur pays.
Que les US aillent y foutre la ruine pour contrôler les gazoducs, c'est leur problème. Pas le nôtre.
Par ailleurs une guerre c'est un coût humain terrible, et un coût financier colossal.
Nous français n'avons aucune raison de verser du sang ou de l'argent pour le seul bon plaisir de Bush et de ses amis de Carlyle.
De daniele
23H15 | 22/03/2008 |
je trouve cette jeune fille très pertinente et objective,bravo pour sa lettre ouverte,preuve de son dégout,du cirque protocolaire au profit d'un subalterne
De Maria Rosa
00H55 | 23/03/2008 |
et pendant qu'on se recueille et qu'on fait des discours à Paris et sur le plateau des Glières sur les guerres d'hier et leurs héros, on prépare les cérémonies mémorielles et leurs héros de demain. Nicolas Sarkozy a décidé d'augmenter de mille le nombre de soldats français envoyés en Afghanistan. Sans aucun débat, ni dans le pays, ni au parlement.
à Maria Rosa
De Axior
Citoyen | 11H35 | 23/03/2008 |
Et c'est par un journaliste anglais qu'on l'apprend.
à Axior
De Pierre Haski
Rue89 | 23H05 | 23/03/2008 |
Vous auriez pu l'apprendre plus tôt encore en lisant Rue89… Nous avions publié le 9 février un article intitulé : « Des renforts français en Afghanistan, pour quoi faire ? »…
à Pierre Haski
De Axior
Citoyen | 12H29 | 24/03/2008 |
On y apprend en effet que le président « pourrait annoncer au prochain sommet de l'Otan en avril l'envoi de plusieurs centaines d'hommes supplémentaires »
Ce qui était, nous sommes d'accord, bien inquiétant déjà. Cependant on pouvait s'attendre, suite à cette éventualité annoncée, à un débat national sur cette question.
Ce que nous apprenons par un quotidien britannique, c'est que la décision est prise, et que le nombre de nos concitoyens qui vont aller au casse-pipe est fixé, et ce par la seule volonté du chef des armées.
Il ne reste plus qu'à espérer que Sarkozy respectera la constitution, et qu'en vertu de l'article 16, consultera le Premier Ministre, les Présidents des assemblées ainsi que le Conseil Constitutionnel.
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 01H14 | 23/03/2008 |
Lili-Jeanne nous donne sa vision de trés jeune fille.
Sa lucidité est assez étonnante.
Elle pointe trés bien les faiblesses et les outrances que provoquent ce genre de manifestations.
Sous sa plume j'ai ressenti qu'elle souffrait de ne pas pouvoir exprimer totalement ce qu'elle voulait nous dire.
Les mots lui manquent. La connaissance de notre Histoire aussi. Son âge l'excuse, elle qui est en train de se former, mais ne peut pas servir d'excuse à Sarkozy qui souffre du complexe d'an-historisme qu'il partage avec les Américains.
Ci-dessus « abcd » a noté « Si jeunesse savait, si vieillesse… ».
Lili-Jeanne est sur le bon chemin, celui de la lucidité, aussi je lui souhaite bonne route.
De cooper59
pour la decroissance ! | 10H16 | 23/03/2008 |
tres beau temoignage , ce Lazare là aura servi le pays jusqu'au bout , l'etat s'asseyant sans vergogne sur ses dernieres volontés . les dernieres volontés d'un poilu ne valent pas grand chose , generation sacrifiée jusqu'a la caricature ! a mediter .
De marie 75
10H39 | 23/03/2008 |
manipulation des media…
Opération poilu ? La barbe !
Et qui sait que 2000 personnes étaient à Dunkerque en manif pour accueillir notre Kaiser ?
Personne n'en parle.
Inauguration … rien de plus ! ! !
La France est calme, les poilus sont mort et Chantal s'est suicidée.
De mrleon
Chanteur Country | 11H04 | 23/03/2008 |
» fait que Lazare Ponticelli commence par traverser les Alpes avec des chaussures qu'il du se fabriquer lui-même au début du discours alors qu'à la fin de l'allocution il est arrivé en France pieds nus ! »
Ca prouve peut-être simplement que fabriquer des chaussures de qualité n'est pas à la potée du premier venu.
Blague à part, bravo pour ce texte. Si vous avez trouvé que Sarkozy a loupé le coche, c'est parce que, comme d'habitude, il ne parlait que de lui même.
De Axior
Citoyen | 11H43 | 23/03/2008 |
J'ai été très déçu également par cette cérémonie. J'avais rêvé d'un N.S. qui s'approchait de la dépouille, et qui, d'un ton solennel, aurait prononcé ces mots : « Lazarre, lève-toi, et marche ! »
Pour être franc, je n'ai pas assisté à cet événement, et je ne le regrette pas. Ce magnifique texte m'a apporté tout ce que j'aurais pu en retirer.