Focus

Et un « puissant Créateur » s'invite dans une revue scientifique

'The Creation' (Trojekop/Flickr).
On sait la communauté des chercheurs très attachée à la notion d'intégrité scientifique et aux mécanismes internes censés la maintenir. Mais la dernière occurrence d'article retiré en catastrophe d'un journal innove en la matière et scandalise la communauté scientifique à plus d'un titre.

L'histoire commence le 23 janvier dernier, date à laquelle un respectable journal de biologie moléculaire, Proteomics, pré-publie sur son site internet un article intitulé « Mitochondria, the missing link between body and soul : Proteomic prospective evidence », c'est-à-dire Les mitochondries, le chaînon manquant entre le corps et l'âme : perspective de preuves protéomiques.

Les auteurs, Mohamad Warda et Jin Han, respectivement égyptien et coréen, le présentent comme une « review », c'est-à-dire un article de synthèse des données actuelles, sur les protéines des mitochondries, ces organites (structures intracellulaires) participant entre autres à la production d'énergie dans la cellule eucaryote.

Flagrant délit de créationnisme

Moins d'une semaine plus tard, Attila Csordas, biologiste de la Nouvelle-Orléans, met en ligne sur son blog une courte note expliquant que, bien qu'il n'ait pas eu accès au texte complet de l'article, le titre retenu son attention : on ne peut pas dire que l'âme fasse partie du vocabulaire biologique courant… Le résumé de l'article est lui aussi intriguant puisqu'il annonce des données permettant d'infirmer la théorie actuelle de l'origine des mitochondries au profit « d'une alternative plus réaliste ». Cette promesse suffit à surprendre : un article de synthèse ne sert normalement pas à apporter de nouveaux résultats ou des théories originales, mais à présenter et évaluer ceux déjà existant.

C'est le 7 février que l'affaire apparaît vraiment au grand jour, quand P.Z. Myers, professeur de biologie à l'université du Minnesota (Morris), entreprend de démonter l'article sur son blog à grande audience Pharyngula.

Il le décrit comme étant à 90% un exposé précis et correct de l'état des connaissances sur le sujet. Mais les dix pourcents restants sont une autre paire de manche. Entre deux paragraphe pleins de données techniques et consensuelles, les auteurs s'en prennent à la théorie endosymbiotique, pourtant communément admise et bien étayée, qui fait descendre les mitochondries de bactéries en symbiose à l'intérieur des cellules. Dans un anglais maladroit, ils expliquent l'alternative promise dans le résumé :

Plutôt que de sombrer dans un marécage de débats sans fin sur l'évolution des mitochondries, il est mieux de trouver une hypothèse unifiée. (…) Plus logiquement, les points qui montrent une ressemblance protéomique entre différentes formes de vie sont plus probablement interprétés comme le reflet une empreinte unique commune issue d'un puissant créateur, plutôt qu'en se basant sur une cellule unique qui est, de façon douteuse, à l'origine de toutes les autres sortes de vie. »

La marque d'un puissant créateur, sans plus d'arguments ni de données ? Voilà l'article pris en flagrant délit de créationnisme ! Après quoi, on repasse à l'analyse de résultats récents sur le métabolisme mitochondrial, comme si de rien n'était. Mais dans la conclusion, c'est bien la métaphysique qui reprend le dessus :

« De nombreuses controverses sont encore à résoudre (…). La réponse pourrait être la contribution des protéines du cytosquelette, ou la présence de transporteurs spécifiques, ou même des variations du pH, etc. Cela pourrait être vrai, mais nous avons toujours besoin de connaître le secret derrière cette sagesse disciplinée et organisée. Jusqu'ici, nous nous rendons compte que les mitochondries pourraient être le lien entre le corps et cette sagesse préservée de l'âme, consacrée à garantir la vie. »

Ce raisonnement fait rire jaune les lecteurs de Pharyngula : voilà qui est tellement facile ! Il n'y a pas à se préoccuper d'hypothèses qui pourraient être vraies mais qu'il faudrait tester, évaluer, comparer, puisqu'il suffit d'invoquer un « puissant créateur », source de cette sagesse disciplinée de nos mitochondries. Cela confère-t-il une âme à tous les porteurs de mitochondries, champignons, végétaux et protistes ? Les auteurs n'en pipent mot.

Un plagiat révélé par les internautes

Les internautes, au contraire, ont la langue bien pendue : deux heures après la mise en ligne de cette critique, l'un d'eux remarque que la différence de style entre les parties techniques et celles plus théologiques suggère un plagiat. Encore deux heures, et une première occurrence de plagiat est identifiée : un plein paragraphe, copié mot à mot.

Moins de 24 heures après la publication de l'analyse du professeur Myers, au terme d'une curée d'une redoutable exhaustivité, les commentateurs auront prouvé qu'au moins 20% de cet article de quinze pages est un collage de passages, tirés d'une demi-douzaine d'articles non crédités dans la liste de références.

Des courriers indignés sont envoyés aux auteurs de l'article et aux responsables de la revue, ainsi qu'aux victimes pillées par ces « copier-coller » intempestifs. Le lendemain, Proteomics annonce le retrait de l'article incriminé pour cause de « redondance substantielle de son contenu avec d'autres articles ». Il n'apparaîtra donc pas dans la version papier.

Face à cette levée de boucliers, la position adoptée par les deux auteurs diffère drastiquement. Pour l'un, contrition : dans une courte réponse à P.Z. Myers, Jin Han s'excuse platement, explique avoir envoyé par erreur une version antérieure non corrigée et jure qu'on ne l'y prendra plus.

Pour l'autre, véhémence : Mohamad Warda persiste dans ses opinions sur « la nature disciplinée de ce qui se passe dans nos cellules ». Il nie en bloc tout plagiat et maintient qu'il ne s'agit que d'un mauvais procès dû à l'hostilité soulevée par ses théories :

« Ils veulent nous détruire parce que nous disons la vérité. »

Il pousse même l'ironie jusqu'à se comparer à Galilée

La faute au système d'évaluation par les pairs ?

Mais aujourd'hui, un mois après ce retrait, ce n'est plus aux auteurs, sérieusement décrédibilisés, que les blogueurs demandent des comptes : c'est à la revue.

Que des scientifiques peu scrupuleux profitent du nombre énorme d'articles publiés chaque mois pour parasiter les travaux de leurs collègues et concurrents, cela n'a rien de neuf, et l'on ne reprochera pas aux membres, souvent bénévoles, des comités de lecture de ne pas connaître mot pour mot toute la littérature publiée. La solution, si elle existe, viendra plutôt du développement de logiciels capable d'exploiter les banques d'articles disponibles, comme eTBlast.

Mais comment ces rapporteurs, censés contrôler la pertinence et la rigueur scientifique des manuscrits qui leur sont soumis, ont pu laisser passer des énormités aussi flagrantes, voilà ce que la communauté des chercheurs aimerait comprendre. Michael Dunn, directeur de la publication, a reconnu que des erreurs avaient été faites, et que le système de « peer-review » (évaluation par des pairs en comité de lecture) n'aurait pas dû laisser passer cet article. Il n'a toutefois pas fait de communication sur la nature des erreurs commises. Il lui faudra pourtant s'y résoudre, s'il tient à conserver la réputation de respectabilité de sa revue.

Car le système du « peer-review » constitue l'un des piliers des conventions académiques internationales, et les biologistes américains, pour beaucoup impliqués dans la réfutation des thèses créationnistes qui prospèrent aux Etats-Unis, comptent sur son intégrité pour maintenir une barrière hermétique entre la science et les théories métaphysiques comme l'Intelligent design, qui cache mal ses racines créationnistes.

Certes, ces internautes pas comme les autres, pour la plupart chercheurs en biologie, sont satisfaits d'avoir vérifié l'adage informatique qui veut qu'avec assez d'yeux toutes les erreurs soient évidentes. Mais malgré l'efficacité de ce travail collectif, tous s'accordent à reconnaître que leur vigilance ne devrait pas avoir à s'exercer sur des cas aussi caricaturaux, qui auraient dû être détectés immédiatement par le filtre de la revue. Ils appellent donc les publications à une rigueur accrue, sans toutefois remettre en cause la structure elle-même. Car, pour citer un commentaire fort churchillien : « le peer-review est le pire des systèmes, à l'exception de tous les autres »…

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menuisier | 21H18 | 22/03/2008 | Permalien

Désolé, j'ai effacé, c'était hors de propos.

Portrait de déluge

De déluge

menuisier | 21H26 | 22/03/2008 | Permalien

Les recherches, fussent-elles scientifiques reposent toujours sur des croyances. Qu'on les appelle « axiomes » n'y change rien : Improuvé, admis comme présupposé : Croyance.
Et je crois que celà va au delà de ce que vous appelez les « modèles sous jacent ». Je pense que la science ne reconstruit pas la réalité, ce qui serait une forme de « créationnisme » à rebourd.
La « science » est un cadre d'interprétation de la réalité, elle n'est pas la réalité. C'est le mieux que l'on ait trouvé chez nous, il convient à notre vision de la réalité, et à tout prendre je préfère ce type d'apréhension du monde : Au moins on peut en parler et le dicuter sans être menacé de bucher. Il me semble civilisé parceque objet de contradictions et dynamique.
MAIS, la « science » telle qu'on l'entends est un regard qui a sa mystique propre, son fond improuvé et fluctuant, donc, pour moi, pas d'idolatrie scientifique. Ce n'est pas un regard « pur » et distancié, c'est juste ce qu'on a trouvé de mieux pour pas avoir mal à la tête lorsqu'on regarde les étoiles.

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menuisier | 21H32 | 22/03/2008 | Permalien

Enfin, pas trops mal.

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De Panca

raleur qui aime les débats | 05H18 | 23/03/2008 | Permalien

Cher déluge, vous confondez, science et religion ou science et mathématiques (les mathématiques n'ont du reste rien à voir avec la religion et tiennent de la grammaire des sciences). Une recherche scientifique ne repose pas sur un axiome ou un présupposé (par exemple : il existe un créateur de toutes choses que nous appellerons Dieu) mais avant tout sur des observations et des expériences.Seulement après l'observation, vient le présupposé, lequel
n'est en général fait que par commodité et parcequ'il semble « réaliste »
Exemple de présupposé : L'univers a les mêmes propriétés dans toutes les directions (les scientifiques emploient pour cela le terme d'isotropie)
Maintenant quand vous parlez à propos des thèses créationnistes et de leurs méthodes vous parlez d'une forme de tolérance ou de civiliation, rappelons qu'aux Etats-Unis il y a eu par le passé un procès à l'encontre d'un enseignant qui enseignait les théories de Darwin. Parler
de tolérence à propos du créationnisme c'est mettre sur le même plan science et religion mais dans le cadre de l'enseignement ou de l recherche en sciences. Je suis laique et n'est rien contre les religions
à priori, mais que l'on ne nous fasse pas prendre des vessies pour des lanternes : l'enseignement religieux doit se faire dans le cadre de la religion ! Sinon le résultat sera que les scientifiques qui, quoiqu'on en pense, oeuvrent pour une forme de progrès, ne pourront pas travailler et devront laisser la place aux religieux. D'ailleurs, dans notre pays, n'est ce pas ce que l'on voit d'une certaine manière quand la recherche médicale est financée en partie par des dons privés par des « dames patronesses » (appel à la générosité des citoyens qui par ailleurs paient
des impots pour cela) et que des BAC+12 sont en CDD à 1200euros pour le prix d'une découverte importante et un avenir à l'ANPE !

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menuisier | 23H12 | 23/03/2008 | Permalien

Bonsoir à vous
« Seulement après l'observation, vient le présupposé ».

Comment peut-il y avoir une observation sans pré-supposé ? Je veux dire, si j'observe quelque chose c'est que je tourne mon regard vers quelque chose avant de le voir, donc que je pré-suppose son existence, avant de l'observer.
L'observation n'est pas neutre. C'est un acte. En ce sens elle est dynamique, part d'un point pour arriver à un autre. L'observation n'est pas ce me semble, une simple ouverture de soi sur l'univers, la réalité ou quelque soit le nom/concept que l'on utilise.
On observe ce que l'on cherche.
C'est en ce sens que j'utilisais -mal à propos- le terme d'axiome.

Pour toutes les pollutions religieuses, si vous saviez ce que j'en pense…

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raleur qui aime les débats | 19H32 | 24/03/2008 | Permalien

On observe d'abord quelque chose avant parce que la dite chose se manifeste (ou interragit avec nous) , la dite interraction peut être matérielle (une action ou un effet constaté) ou bien théorique ou de l'ordre de la prévision : Telle loi de la nature « calculable » laisse à penser que telle « chose » va se produire à tel endroit, ainsi par exemple : Les lois de la bio-génétique qui nous disent que les virus peuvent muter assez rapidement laissent à penser qu'une forme de grippe transmise par les oiseaux et comparable à la grippe espagnole pourrait se produire chez l'homme sous la forme d'une épidémie mondiale (il s'agit de la grippe aviaire).

Un présupposé consiste à supposer « quelque chose » sans que cela soit argumenté par une observation ou une prévision, mais par pure commodité (d'ordre politique ou religieux, pour pouvoir faire des calculs ou toute autre raison …)

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à déluge Portrait de déluge De PonG

rationaliste fondamentaliste à Pari... | 19H53 | 24/03/2008 | Permalien

@ART MONIKA et déluge

Le statut de l'axiome est très particulier et ne peut être ramené à une croyance qu'au prix d'une sacrée dose d'approximation ou de mauvaise fois (je ne parle pas de vous puisque vous l'aviez mis entre guillemets). En outre, le statut épistémologique des mathématiques est tout aussi particulier. Le sujet est passionnant mais ça nous emmènerait trop loin.

Sur le fond de votre propos, il est admis que « les recherches […] scientifiques reposent [souvent plutôt que toujours] sur des croyances » et qu'il ne peut « y avoir une observation sans présupposé ».

Ce point est même tout à fait essentiel et ne pas l'avoir à l'esprit revient à donner des armes aux créationnistes et autres zozos. En effet, une grande partie de leur argumentation repose repose de façon implicite sur une compréhension erronée des concepts de « fait » et de « théorie ». Pour la disqualifier (ou la diminuer), ils disent de la théorie de l'évolution : ce n'est qu'une théorie, pas un fait.
Ce qu'il faut comprendre comme : ce n'est donc pas si objectif que ça.

Or cette conclusion est fausse mais le comprendre nécessite de comprendre aussi l'articulation entre les deux concepts de fait et de théorie. A ce sujet, Popper allait encore plus loin que vous en disant que non seulement il n'y a pas d'observation sans théorie mais même qu'« il n'y a pas de FAIT sans théorie ».

En effet quand je trouve un fossile, est-ce un fait ? Pas nécessairement, puisque avant la paléontologie le fait n'est pas d'avoir trouvé un fossile mais, dans le meilleur des cas, d'avoir trouvé un caillou. Dans le pire, le fait n'existe même pas puisque faute d'y avoir trouvé un intérêt particulier on ne l'aurait peut-être même pas ramassé.
Les concepts de fait et de théorie sont donc bcp moins immédiats et moins simples qu'on le pense en première analyse. Ce qui les définit véritablement c'est la dialectique qu'ils entretiennent l'un avec l'autre : les faits nourrissent, confortent ou INFIRMENT la théorie, qui elle même donne du sens aux faits, en oriente la recherche et même, en génère (c'est bien le cas du fossile si on ne le ramasse pas).

In fine, la meilleure garantie d'objectivité n'est pas le fait idéalement objectif car matériel et vierge de toute interprétation puisque c'est un mythe. Il n'existe pas. Ce n'est pas non plus la « beauté » ou la cohérence interne de la théorie (même si c'en est une, et sur ce point ça pêche grave du côté ID : ) ).
C'est la cohérence ENTRE LES DEUX. D'une part les faits ne doivent pas contredire la théorie, c'est-à-dire qu'elle doit être assez puissante pour permettre une interprétation globale et cohérente du corpus de fait qu'on lui soumet, et d'autre part (dans la mesure du possible compte tenu de l'objet de l'étude) la théorie doit pouvoir prédire des faits. On a longtemps regretté dans ce débat que la théorie de l'évolution ne puisse être prédictive. Or même sans se perdre dans un débat épistémologique compliqué, ce point n'est plus vrai puisque la TE permet aujourd'hui des prédictions d'une remarquable exactitude, que ce soit via des simulations informatiques ou sur des insectes à reproduction rapide. Bref elle est devenue testable en laboratoire et sa cohérence avec les faits est sans contestation possible la meilleure qu'offre une théorie à ce jour sur le sujet.

Pour conclure, que les croyances soient à l'œuvre en science c'est certain, mais ce n'est pas vraiment gênant. Que l'on cherche une chose pour telle ou telle raison, peu importe. Il n'est pas interdit de penser que la quête de la théorie du Tout en physique fondamentale puisse relever chez bcp de présupposés quasi mystiques. Mais on s'en fout. Dans sa phase spéculative la science est libre de contrainte et heureusement. C'est dans les phases suivantes qu'il convient d'être rigoureux : observabilité, testabilité, reproductibilité. C'est là que ce joue la partie.

Portrait de JeanCardinal

à Panca Portrait de Panca De JeanCardinal

00H41 | 24/03/2008 | Permalien

Le cardinal Schoenberg (entre autre) partage entièrement votre exigence d'une séparation nette entre science et religion. Chacune a son domaine, sa logique propre. Il ne convient pas de les mélanger.

Pour ce qui est des présupposés ou axiomes scientifiques, je soutiens également votre remarque. Toutes les sciences physiques sont des sciences expérimentales. La méthode scientifique consiste à partir d'observations tentent une descriptions raisonnée du monde, qui soit la plus consise et la plus efficace possible (exprimées par la donnée de concepts physiques le plus souvent quantifiables (une longueur, une énergie, une vitesse …) reliés entre eux par des équations. Une fois une description raisonnée élaborée, on en teste la cohérence en déroulant les conséquences des principes qui semblaient contenir toutes les observations connues par de nouvelles expériences.

Un exemple célèbre : M. Le Verrier en appliquant la théorie de Newton sur l'attraction universelle aux planètes du système solaire a constaté qu'Uranus avait une orbite qui ne correspondait pas à ce que prévoyait la théorie. Deux explications possibles : soit la théorie est inexacte, soit il existe une autre planète dont on peut trouver la position en supposant la théorie vraie. On braque des télescopes dans la région de l'espace correspondante et on trouve Neptune : triomphe de la théorie de Newton et de la méthode scientifique.

Autre exemple. Il a été constaté plus tard que Mercure, la planète la plus proche du Soleil avait également un comportement déviant par rapport à ce que prévoit la théorie de Newton. On postule cette fois encore une nouvelle planète passée inapperçue. On ne la trouva jamais. Cette fois, c'est bien la théorie de Newton qui est mise en défaut. Il faut les travaux d'Einstein qui vient proposer des principes plus généraux pour expliquer ce phénomène.

Ainsi le principe ou « pré-supposé » est-il constamment remis en cause par de nouvelles expériences ou de nouvelles observations. Bien sûr qu'il existe des pré-supposé (et de grands savants ont eu des éclairs de génie ou au contraire perdu beaucoup de temps avec ce que l'on pourrait appeler des intuitions ou des parti-pris philosophiques (genre le « Dieu ne joue pas aux dés » de Einstein), mais les expérimentateurs sont là pour vérifier si ces présupposés méritent le rang de principes ou s'ils doivent être abandonnés.

Les principes des théories physiques sont construits de façon à être en accord avec les observations expérimentales dans la limite de la précision des mesures. C'est pour cela qu'ils sont fluctuants. Car la théorie s'affine, aiguillonnée par une observation expérimentale de plus en plus précise. Elle produit des principes de plus en plus généraux.

A noter que la science ne peut être achevée. Il n'y a pas d'espoir de trouver un quelconque principe suprême qui résumerait l'Univers. Il y a là un rêve de scientistes, ces gens qui pensaient (ou pensent il en existe encore quelque uns) que l'on peut repousser les limites de la métaphysique (ce qui est au-dessus de la physique) jusqu'à pouvoir se passer de métaphysique. Or la science n'a pas vocation à répondre à des questions du genre « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » « Y a-t-il un sens de l'histoire ? » etc.

Portrait de PonG

à JeanCardinal Portrait de JeanCardinal De PonG

rationaliste fondamentaliste à Pari... | 20H00 | 24/03/2008 | Permalien

Excellent post. Tout y est. J'ai répondu trop vite et du coup je regrette d'avoir tartiné sur le sujet, celui-là suffit. : )

Portrait de JeanCardinal

à ART MONIKA Portrait de ART MONIKA De JeanCardinal

00H10 | 24/03/2008 | Permalien

Je partage entièrement votre avis. Copinage ou plutôt réseaux, citations de convenance dans les articles scientifiques pour augmenter le facteur d'impact du copain (ou h-factor), lequel facteur est amené effectivement à intervenir dans l'évaluation des laboratoires français.

Dans la même veine, articles publiés deux fois dans deux revues différentes (ça fait augmenter le nombre de publications) et autres astuces pour contourner ou optimiser à son classement effectué de façon automatiques à partir de bases de données. Dans la mesure où la carrière des chercheurs et le financement de leurs recherches dépendent de ce genre d'évaluations purement quantitatives, il faut s'attendre à quelques soucis majeurs.

Et pendant ce temps là, à l'université de Lausanne, les chercheurs viennent de découvrir l'origine « ovipare » de l'homme.

Portrait de MAGENTA

De MAGENTA

Pesteux génétique | 12H24 | 22/03/2008 | Permalien

Ça me fait penser a un (mauvais ? ? )film que j'avais vu .Ça se passe dans l'avenir ,un type malade qui avait été mis en cryogénisation est ramené a la vie car on viens de découvrir le moyen de le guérir .Mais ,ce type qui était la crème des hommes avant est devenu une ordure finie car son âme (l'idiote ) a cru qu'il était mort et est remontée au ciel ! ! !

Portrait de pablico

à MAGENTA Portrait de MAGENTA De pablico

13H31 | 22/03/2008 | Permalien

l'âme ? personne n'a prouvé scientifiquement ce que c'est.

est-ce une invention de l'homme qui se sent supérieur au autres animaux ?
Est-ce une façon empirique de prouver que l'on se sait pas communiquer avec les autres animaux. ? ?
est-ce une façon poétique de décrire le siège nos pensées ?
est-ce juste le programme qui gère nos pensées ?

Y aurait-il une belle âme pour me l'expliquer ?

Portrait de Cyril_H

à pablico Portrait de pablico De Cyril_H

étudiant à Pau | 14H53 | 22/03/2008 | Permalien

On bute bien avant la démonstration !
Le simple énoncé scientifique de la définition de l'âme n'a pas encore été fait… alors, de là à vérifier cette définition !

Portrait de pablico

à Cyril_H Portrait de Cyril_H De pablico

19H07 | 22/03/2008 | Permalien

la démonstration est donc faite que des gens philosophent et se battent, voire tuent, pour un énoncé scientifique inexistant, et une démonstration impossible.
Et il y a des millions de gens qui écoutent religieusement en se caressant l'âme.

Portrait de MAGENTA

à pablico Portrait de pablico De MAGENTA

Pesteux génétique | 21H20 | 22/03/2008 | Permalien

D'une seule main ? ? ?

Portrait de thierry reboud

à MAGENTA Portrait de MAGENTA De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 21H27 | 22/03/2008 | Permalien

Magenta, il va bien falloir qu'un jour tu apprennes à te tenir correctement en public, nom de d'là !

Portrait de pablico

à MAGENTA Portrait de MAGENTA De pablico

00H20 | 23/03/2008 | Permalien

ben oui, l'âme comme ça n'existe pas, vous la placez où vous voulez . Je devine où est la votre ! ! mdr ! !

Portrait de MAGENTA

à pablico Portrait de pablico De MAGENTA

Pesteux génétique | 00H35 | 23/03/2008 | Permalien

Et oui ,pour en finir avec ces pratiques regrètables je cherche l'ÂME soeur ! !
(en plus ça me met souvent en retard car à mon âge ça sort difficilement )

Portrait de pablico

à MAGENTA Portrait de MAGENTA De pablico

12H03 | 23/03/2008 | Permalien

c'est un appel public à la bonne âme ?

Portrait de thierry reboud

à pablico Portrait de pablico De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H10 | 23/03/2008 | Permalien

Alors là, si vous vous y mettez aussi…
 : -)

Portrait de Network 23

à pablico Portrait de pablico De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 22H07 | 23/03/2008 | Permalien

Tandis que « la Science », bien sûr, n'a jamais fabriqué d'engins de mort, et n'a jamais justifié les massacres, l'apartheid, l'esclavage ou l'infériorité « naturelle » des femmes…

Portrait de PonG

à Network 23 Portrait de Network 23 De PonG

rationaliste fondamentaliste à Pari... | 23H39 | 23/03/2008 | Permalien

- « la science n'a jamais fabriqué d'engins de mort »

C'est très rigoureusement exact. Malgré votre ironie, en effet, il est indiscutable que la science ne l'a jamais fait. Qu'elle ait contribuer à rendre possible de le faire, c'est tout aussi vrai mais c'est une autre histoire. Dont elle n'est pas comptable.
Mauvais procès.

- « la science n'a jamais justifié les massacres, l'apartheid, l'esclavage ou l'infériorité “naturelle” des femmes… »

J'ose dire que c'est également vrai. La science ne l'a jamais fait. A condition de savoir de quoi on parle.
S'il s'agit des institutions scientifiques, c'est évidemment faux. Mais les institutions scientifiques ne sont pas la Science.
Donc mauvais procès.

S'il s'agit de scientifiques célèbres, c'est bien sûr faux aussi. Le grand Buffon disait des Mongols : « ils n'ont qu'un seul trait humain, celui de se savoir abjects. » Pas mal hein ?
Mais c'est UN type. Ce n'est pas non plus la Science. Et en l'occurrence, c'est précisément lorsque les scientifiques dérogent à leurs principes qu'ils s'égarent ainsi. Mais avant d'être scientifiques, ils sont humains. La science n'y est pour rien.
Mauvais procès.

Bref, lorsqu'on parle de la Science aujourd'hui, on entend - plus que des institutions ou des individus - un corpus constitué d'un objectif de Vérité vérifiable et partageable entre les hommes, assorti d'un ensemble de principes méthodologiques rigoureux (notez au passage que cette conception est ssez récente, à peine quelques siècles et peut-être un seul).

J'affirme, non seulement que la Science, considérée selon cette définition, ne s'est jamais rendue coupable des crimes dont vous parlez mais qu'elle ne peut - presque par définition - pas le faire.

J'affirme en outre que dans tous les cas que vous pourriez me citer, on montrerait facilement que c'est justement en tournant le dos à cette définition qu'ils ont été commis.

Trouvez ne serait-ce qu'un seul exemple et vous aurez montré que ce que je dis ici est faux.

______________________

P.S. : Je ne suis pas béat pour autant. Il existe bel et bien des dangers objectifs inhérents à la Science même selon ce principe, mais il sont d'une autre nature et vous ne les évoquez pas.

Portrait de Network 23

à PonG Portrait de PonG De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 00H54 | 24/03/2008 | Permalien

Julien-Joseph Virey (1803), médecin :

« Le négre est et sera toujours esclave ; l'intérêt l'exige, la politique le demande, et sa propre constitution s'y soumet presque sans peine ; les réclamations contraires ne seront donc jamais écoutées. »

En 1836, Friedrich Tiedemann, professeur d'anatomie et de physiologie à l'université de Heidelberg - et abolitionniste - présente à la Société royale de Londres un mémoire sur les cerveaux et les capacités respectives des crânes de diverses « races » humaines. Tiedemann annule objectivement les verdicts inégalitaires prononcés par Cuvier, Samuel-Thomas Sömmering, Charles White, William Lawrence, mais ses travaux sont condamnés pour « partialité » (Pierre Gratolet, 1854 ; Paul Broca - fondateur de la Société anthropologique de Paris - 1873).

Voir les travaux anthropologiques de Karl Vogt, la criminologie de Cesare Lombroso, Sighele, les travaux de Gustave Le Bon, Samuel Morton, Nott & Gliddon, la descendance de Gobineau & Vacher de Lapouge en France, William Ripley & Madison Grant (qui met en cage le pygmée Ota Benga au zoo de New York), Joseph Deniker, Francis Galton (le cousin de Darwin), la fondation par Alfred Ploetz de la Société allemande d'hygiène raciale, les stérilisations contraintes en Suède pendant toute la première moitié du XXe, et aux Etats-Unis pendant le XXe, en Roumanie contre les gitans, etc. etc.

Question racialisme, la liste est longue, de l'émergence de ces théories au XIXe à leur réfutation en 1950 par un groupe de savants, dans le document « The Race Question » publié par l'ONU.

Les biologistes de la première moitié du XXe y ont largement contribué, soutenant notamment l'eugénisme (Julian Huxley, Alva & Gunnar Myrdal en Suède, Alexis Carrel en France, Ronald Fischer…).

Jetez un coup d'oeil rapide à la bibliographie sur le sujet, Pierre-André Taguieff, La force du préjugé, le bouquin sur les Zoos humains (dir. Sandrine Lemaire & Pascal Blanchard), etc. etc. A défaut, Wikipedia :

http://en.wikipedia.org/wiki/Scientific_racism
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zoo_humain
http://fr.wikipedia.org/wiki/Racialisme

Dites-moi après s'il s'agit de « cas isolés » non représentatifs de la science. Bien sûr, on peut toujours, a posteriori, affirmer que la science moderne a démontré l'inanité de ces thèses. Reste qu'elles conservent une certaine influence (voir Yves Christen, « Non l'homme et la femme ne sont pas interchangeables, » Madame Figaro, 13 juin 1987, pour un exemple, le cas de la sociobiologie, etc…), reste qu'elles ont été soutenues par les scientifiques les plus éminents et les instituts les plus sérieux…

Quand a affirmé que la science n'a rien à voir avec la construction de la bombe atomique, de l'uranium « appauvri », des armes chimiques & biologiques (du style phosphore blanc utilisé par le Pentagone lors de la bataille de Falloujah en 2004 en Irak)… Vous me direz que ce n'est pas la science, mais la technique ? Reste que le Pentagone demeure l'une des sources budgétaires les plus importantes pour la recherche fondamentale, qu'il utilise des anthropologues en Irak

(cf. Monde diplo mars 08, http://chronicle.com/)

Portrait de PonG

à Network 23 Portrait de Network 23 De PonG

rationaliste fondamentaliste à Pari... | 05H27 | 24/03/2008 | Permalien

Vous tentez de relever le défi et tant mieux pour le débat mais qu'apporte véritablement ce catalogue ? J'ai lu rapidement et j'ai du mal à voir dans un seul de ces cas le contre-exemple attendu. J'ai même un peu l'impression que vous avez mal reglé la hausse.

Prenons le premier. « la politique le demande » : ce seul bout de phrase suffit à démontrer que le scientifique qui tient ce propos est complètemetn sorti des clous et ne s'en cache même pas. Le fait que ce soit un scientifique qu'un parle ne suffit pas à en faire un argument scientifique. Ici, l'argument est on ne peut plus explicitement politique (caricaturalement même, en gros « c'est vrai parce que le pouvoir veut que ça le soit »). La caution scientifique n'est apportée que par la qualité de l'auteur des propos et plus du tout par ne serait-ce qu'un semblant de méthode. Cet exemple, c'est un point pour moi.

Deuxième cas. Je ne le connais pas mais tel que vous le présentez, désolé mais même motif, même punition. Il apporte bien au contraire de l'eau à mon moulin puisque vous dites vous-même que Tiedemann a travaillé « objectivement ». Il a donc mieux respecté la méthode scientifique que ses adversaires. C'est donc bien, comme je l'affirme, l'ignorance des principes élémentaires de la méthodologie scientifique qui a conduit en l'occurrence à des décisions moralement condamnables.
Que ces décisions soient ensuite validées et supportée par l'institution (ici Broca et la Société anthropologique) n'y change rien (et j'avais abordé ce point).

En outre, j'espérais avec mon exemple sur Buffon, avoir devancé ce genre de réponse.
La seule chose que vous démontrez ici, c'est que la méthode scientifique ne constitue pas une caution de moralité pour la simple et bonne raison que même ceux qui s'en réclament sont libres de lui tourner le dos quand ça leur chante (comme avec Buffon).
C'est vrai mais ce n'est pas sur ce point que nous divergeons.

De plus, au risque de me répéter, c'est bien là au contraire un argument en faveur de mon propos, et donc de la méthode scientifique, et donc de la Science (je le rappelle, pour moi, on peut approximer Science = Méthode scientifique + résultats produits).

Le reste me semble à l'avenant. Mais pour éviter l'effet argumentum ad nauseam et être un peu efficace, dites-moi lequel de ces cas serait selon vous le contre-exemple parfait et je le décortique. Je suis sûr de mon coup.

Pour aller plus loin, la seule chose que l'on pourrait éventuellement tirer de ce genre d'inventaire, au delà de la conclusion ci-dessus, serait que le nombre de cas, ou leur fréquence atteste qu'il ne s'agirait justement pas de « cas isolés » comme vous dites mais au contraire d'une tendance inhérente à la démarche. Ce n'était pas ma question mais soit, c'est recevable et ça poserait un vrai problème.
Mais il faudrait pour pouvoir tirer une telle conclusion non seulement quantifier mais aussi comparer. En gros quantifier la proportion des résultats ou conclusions « scabreuses » dans le volume total de la production scientifique (ou un échantillon) et montrer qu'il n'est au mieux pas inférieur avec ce que l'on observe dans autre domaine d'activité intellectuelle (la politique, la philosophie, les pseudo-sciences, etc.).
Bien sûr c'est facile à dire puisque ni vous ni moi ne feront l'exercice mais je n'ai aucun doute sur le résultat. Et à mon avis… vous non plus. Alors quoi ? Sur quoi on diverge finalement ?

Je ne vous cache pas qu'en écrivant tout ça, j'ai qd même un peu l'impression d'enfoncer des portes ouvertes. Mais étonnament, çe semble nécessaire.

Quant au dernier point, non je n'ai pas dit que « la science n'a rien à voir avec la construction de la bombe atomique ». Relisez.
Pour le reste, vous répondez vous même. Que vous dire d'autre qu'en effet « la technique n'est pas la Science ». La technique (ou technologie) c'est l'utilisation de la science à des fins pratiques - et donc politiques. Je suis désolé, mais ça clot le sujet.

Et que le « Pentagone demeure l'une des sources budgétaires les plus importantes pour la recherche fondamentale » ne prouve que deux choses :
1) que le pentagone pense que la recherche fondamentale est indispensable à ses futures technologique militaires.
2) qu'au Pentagone, ils ne sont donc pas complètement idiot.

A part ça…

Portrait de PonG

à pablico Portrait de pablico De PonG

rationaliste fondamentaliste à Pari... | 22H50 | 23/03/2008 | Permalien

« la démonstration est donc faite que des gens philosophent et se battent, voire tuent, pour un énoncé scientifique inexistant, et une démonstration impossible. »

Oui mais ça c'est le principe même du truc. On ne s'entretue QUE sur les énoncés non scientifiques ! Et pour une bonne raison : lorsqu'ils sont scientifiques, ce n'est pas nécessaire ! Il existe alors une méthode bien plus économe et bien plus efficace de montrer qu'on a raison que d'exploser le type qui ne pense pas comme vous à coup de batte de baseball ou de pain de plastique.

C'est même pour ça que j'y tiens tant à cette méthode.

C'est même pour ça que cette question n'est rien moins que cruciale pour l'Homme.

Portrait de A.V.

à pablico Portrait de pablico De A.V.

tamagotchi89 | 15H15 | 22/03/2008 | Permalien

Pourquoi voulez-vous donc que la science tente de prouver un concept religieux ? ? ? Est-ce que vous connaissez beaucoup de travaux de post-doc sur les loups-garous ? …

Portrait de NonooStar

à A.V. Portrait de A.V. De NonooStar

Informaticien | 16H31 | 22/03/2008 | Permalien

Sur les loups-garous, je sais pas…
Mais il me semble qu'il y a eu des thèses de médecine sur les vampires, tendant à prouver que le mythe des vampires provient d'humains malade de la rage. Les symptômes concordent : agressivité et tendance à mordre, transmission de la maladie par morsure, peur de l'eau (bénite ou non), hypersensibilité (donc peur de la lumière vive ou des odeurs trop fortes, genre ail).

Portrait de A.V.

à NonooStar Portrait de NonooStar De A.V.

tamagotchi89 | 16H56 | 22/03/2008 | Permalien

Oui, sur le « mythe » du vampire. Plus haut, était-il question du « mythe » de l'âme ? Parce que si c'est le cas, cette névrose aussi a été étudiée.

Portrait de MAGENTA

à A.V. Portrait de A.V. De MAGENTA

Pesteux génétique | 19H57 | 22/03/2008 | Permalien

Vampires ,loups garous ? ? Je ne sais pas mais sur rue 89 il y a un satyre qui s'en prend à Mon Al ,je l'ai reconnu à ses pieds fourchus et à la fumée qui sort de ses narines ! !

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