La croissance française peut-elle complètement caler ?

Les élections passées, le gouvernement accepte de revoir à la baisse ses prévisions de croissance. Explications.

Lagarde et Sarkozy à Bruxelles le 13 mars (Francois Lenoir/Reuters)

Après avoir, pendant des semaines -préélectorales- soutenu mordicus qu'il n'y avait aucune raison de changer les prévisions de croissance (entre 2 et 2,25% pour 2008), le gouvernement s'est résigné à admettre que celle ci pourrait descendre sous la barre des 2%.

Il faut dire que les hypothèses sur lesquelles étaient fondées ces prévisions (et du même coup le Budget) sont devenues complètement irréalistes : un euro à 1,35 dollar (il est aujourd'hui à plus de 1,50 dollar) et un baril de pétrole à 75 dollars (il flirte aujourd'hui avec la barre des 100 dollars). Les économistes estiment qu'une hausse de 10 dollars du baril de pétrole, sur un an, réduit la croissance de 0,3 point.

Pour le premier semestre, l'Insee table désormais sur une croissance de 0,7%, contre une précédente prévision de 0,9%. L'augmentation de l'inflation, qui dépasse 3% en rythme annuel sous l'effet de la hausse des prix des matières premières et autres produits alimentaires, affecte le pouvoir d'achat, ce qui grippe le moteur de la consommation des ménages.

A Bercy, on prévoit désormais que la croissance en 2008 sera comprise entre 1,6% à 1,8%. Une nouvelle fourchette sera officiellement présentée à la Commission économique de la Nation, mi-avril. Pas de miracle : le méchant nuage, parti du marché immobilier américain, poussé par la hausse de l'euro et du pétrole, n'a pas contourné l'Hexagone.

La France est-elle plus préservée que l'Allemagne ou la Grande-Bretagne ?

C'est ce que la ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, a suggéré lundi matin au micro d'Europe 1. L'économie française serait « plutôt plus solide et plus résistante » que ses voisines européennes, et la ministre ne s'apprête donc pas à réviser ses prévisions de façon aussi importante que ne l'ont fait ceux-ci. Une remarque un peu bizarre : l'Allemagne a récemment réduit sa prévision de croissance 2008 de 0,3 point, de 2 à 1,7%, exactement ce que la France s'apprête à faire.

La France peut, certes, se consoler en se disant qu'elle descend de moins haut. Elle tombe d'un tabouret, quand les autres pays chutent d'un escabeau. En 2007, la croissance britannique a ainsi terminé à 3,10%…

Le chômage risque-t-il de repartir à la hausse ?

La baisse du chômage était facilitée par la structure démographique de la population (la retraite des baby boomers) : il pouvait baisser avec seulement 2% de croissance (contre 3% dans les années 1990).

Mais en deçà de ce niveau, cela devient compliqué. L'Insee annonce que la baisse du chômage (aujourd'hui tombé à 7,5%) devrait s'interrompre au cours du premier semestre. Le taux de chômage se stabiliserait alors pendant l'année 2008.

Que peuvent faire les autorités politiques ou monétaires ?

La Banque centrale européenne peut avoir un peu plus d'allant dans sa volonté d'éviter une récession en Europe. La Réserve fédérale américaine, qui a réagi avec hardiesse (une baisse de 3 points des taux d'intérêts) a montré la voie.

Le gouvernement, lui, n'a guère de marge de manoeuvre. S'il veut soutenir la croissance, il doit passer par des dépenses publiques et/ou des réductions d'impôts, et par conséquent, par une hausse temporaire du déficit public, déjà considéré par les partenaires européens de la France comme bien trop élevé. Sarkozy et le gouvernement Fillon ne semblent pas prêts à s'engager dans une telle politique, alors que la France s'apprête à présider l'Union européenne à compter du 1er juillet. L'un des conseillers de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, le regrette.

L'Insee, dans sa note de conjoncture, met en garde contre une stagnation du pouvoir d'achat des ménages, qui gripperait le moteur de la consommation. Après une hausse (statistique) de 3,1% en 2007, il risque de ne progresser que de 0,3% au premier semestre. Pour le soutenir, la gauche a proposé plusieurs mesures : une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, une augmentation des salaires des fonctionnaires, un coup de pouce au Smic… mais le gouvernement considère que de telles mesures seraient irresponsables.

Tout ce qu'il se borne à proposer pour aider la croissance, c'est une loi sur la » modernisation » de l'économie. Elle prévoit une augmentation des aides aux entrepreneurs (déjà nombreuses), une libéralisation des règles concernant le commerce et quelques mesures pour attiser la concurrence. Pas de vitamines immédiates pour aider la conjoncture, donc.

Ce qui est certain, c'est que le gouvernement doit coûte que coûte s'abstenir de tout plan de rigueur, qui ne ferait qu'accroître les difficultés actuelles. Avec le ralentissement, les recettes fiscales ne manqueront pas de diminuer, et les pressions politiques en faveur de mesures de redressement ne manqueront pas de s'exprimer.

Pourquoi les bénéfices des grandes entreprises se sont-ils maintenus malgré la faible croissance ?

Les sociétés du CAC40 ont dégagé près de 100 milliards d'euros de bénéfices en 2007, autant qu'en 2006. Ce sont de très grands groupes, tournés vers l'international. Leurs résultats ne reflètent donc pas la santé économique de la France. On estime que les trois quarts de leurs bénéfices sont réalisés à l'étranger. Or, la croissance mondiale a dépassé 5% en 2007. Certains groupes ont orienté leur stratégie vers l'Asie (LVMH, l'Oreal), où la croissance dépassait 7% (et même 11% pour la Chine).

Les groupes pétroliers profitent de la hausse du brut (et ce, malgré la baisse du dollar). C'est le cas de Total, le champion du palmarès avec 13,2 milliards de dollars. De même, Vallourec, qui fabrique des tubes utilisés dans les forages pétroliers, a connu un quasi doublement de ses bénéfices (917 millions d'euros). ArcelorMittal profite, lui, de la forte demande mondiale d'acier : il engrange 7,6 milliards de dollars.

Mais si les bénéfices ont explosé ces cinq dernières années, les salaires ont augmenté de façon très modérée. Les syndicats dénoncent dès lors une situation où seuls les détenteurs de capitaux profitent de ces bons résultats.

Il existe pourtant des zones d'ombre dans les comptes du CAC40 : ainsi, à l'exception de la BNP, les banques ont vu décroître leurs bénéfices : c'est le cas de Dexia (-8,9%), du Crédit agricole (-17%) ou de la Société Générale (-82%). Renault n'a pas encore renoué avec la hausse de ses profits (-7%). Quant à Alcatel-Lucent, EADS et STMicroelectronics, qui affichent des pertes, ce sont trois sociétés en pleine restructuration.

107 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de netchou

De netchou

assis devant le clavier,m'sieur le ... | 22H24 | 21/03/2008 | Permalien

Eh vous avez vu la photo ? nicolas qui soutien lagarde.C'est un peu nicolas qui maintien la France dans un fragile équilibre,malade qu'elle est de la politique égoïste de son équipe et qui hésiterait pas à la faire chuter dans un de ces mouvement nerveux qui le caractérisent.Un toubib ,vite ! …non,DEUX !

Portrait de noubadekau

De noubadekau

23H26 | 21/03/2008 | Permalien

Et lorsque le teigneux des Carpates aura décidé, pour le bien de tous, de nous entrainer en Iran ?
Et lorsque le droit du travail aura été totalement démantelé, pour le bien de tous.
Et lorsque que pour accoucher une femme devra se dire qu'elle va devoir se taper 100 bornes, pour son seul bien.
Et lorsque la première centaine de français expulsés de leur maison impayée va apparaître.
On fera quoi ? On dira, « c'est la faute au baril, c'est la faute à l'euro, c'est la faute à la Chine ? »
Nous marchons sur la tête dans une société qui ne sait pas dire la richesse ce n'est pas les fonds de placement, la vraie richesse c'est la production de biens pour le bien de tous, c'est reconnaitre que celui qui mérite de gagner sa vie c'est celui qui produit, non pas celui qui spécule.
Ce serait dur, actuellement, aprés avoir bavé « Travailler plus pour gagner plus » d'appliquer à la lettre l'adage.
N'importe quel imbécile peut placer son fric, dormir et se réveiller plus riche !
Alors, le nain, tu te fous au boulot, ou bien on va te l'apprendre ? A grands coups de lattes ! ! !

Portrait de simony gabriel

De simony gabriel

actif | 23H38 | 21/03/2008 | Permalien

FORCE EST DE CONSTATER QUE NOS DESIRS SONT BIEN CONTRADICTOIRES : NOTRE ELAN VA VERS UNE CROISSANCE ET UN POUVOIR D'ACHAT ELEVE ; MAIS CET ELAN EST CONTREDIT PAR LE DESIR DE VIVRE PLUS ADEQUATEMENT AVEC NOTRE ENVIRONNEMENT

VIVRE RICHEMENT C'EST CONSOMMER BEAUCOUP D'ENERGIE ET C'EST DEGRADER LA NATURE

ENTRE CES DESIRS,IL IMPORTE DE NE PAS ÊTRE TROP ECARTELE : PEUT-ON RESPECTER SON ENVIRONNEMENT TOUT EN CHERCHANT A S'ENRICHIR ?

Portrait de zoblugubre

De zoblugubre

01H53 | 22/03/2008 | Permalien

Il est temps d'abandonner cette absurde notion de croissance économique infinie, qui est en train de détruire la planète.
Parlons plutôt de répartition des richesses.

Portrait de letoile

De letoile

02H32 | 22/03/2008 | Permalien

Exactement avons nous réellement besoin d'un taux de croissance énorme ? Personne n'a entendu parlé du Club de Rome plus connu pour sa théorie de la croissance zéro.

A force de croissance on épuise les ressources de notre planète (pétrole, matières premières…) la croissance finalement conduit vers un épuisement certain, pour être clair on va droit dans le mur. Vivement la fin du pétrole pour que les hommes deviennent plus raisonnable.
Un développement des énergies durables pourraient permettre de maintenir et d'avoir un taux de croissance positif mais celà ne semble pas la volonté actuelle( ça me fait penser à une blague : Borloo ministre de l'écologie hahaha elle est bonne hein ? ! c'est toujours les plus courtes les meilleures). Arrêtons de voir à trop court terme, et puis si je peux rassurer tout le monde les entreprises du CAC 40 ont fait des bénéfices records en 2007, alors heureux ? (comment ça vous ne voyez pas la différence sur vos feuilles de payes,qu'est ce que j'y peux moi ? ! ! )

Tout ça pour dire qu'une fois de plus les promesses de Sarko ne pourront être tenu mais le pauvre arrêtez de l'accabler ce n'est pas de sa faute si la croissance n'est pas au rendez-vous, l'économie est mondiale donc si l'euro est trop bas et le dollar trop haut plus rien ne va CQFD. Enfin bref en reprenant la parole d'un journaliste il n'y a plus qu'à espérer que la France soit championne d'europe en foot que l'on remporte quelles médailles aux JO qu'il fasse beau durant les vacances et hop Sarko rattrape Fillon ! ! Et tout le monde il est beau ! !

Petit conseil d'étudiant suivez les lois qui vont passer cet été surtout si tout ça se passe…

Portrait de marie 75

De marie 75

09H05 | 22/03/2008 | Permalien

Au supermarché, la baisse du pouvoir d'achat alimente la grogne contre Sarkozy

FRANCE. La hausse des prix liée à la flambée des matières premières entame le budget des ménages et explique en bonne partie le recul de la droite aux municipales. Reportage à Evreux.

Sylvain Besson, Evreux
Samedi 22 mars 2008

C'est jour de fête pour Edouard, 20 ans, pâtissier et DJ à ses heures perdues. Dans son caddy aux trois quarts vide, il a glissé des yaourts Danone, un camembert Lepetit et un paquet de Kinder Surprise. « Rien que des bons produits, meilleurs que les sous-marques », explique-t-il devant l'hypermarché Cora d'Evreux, petite ville normande située à une heure de Paris. Pour Edouard, ces articles sont devenus un luxe : « J'ai deux chiens, je gagne 1000 euros (environ 1550 francs). On est le 20mars, il me reste 120 euros pour finir le mois. Les produits de base, les loyers, la bouffe, tout augmente. Heureusement que là, c'est ma mère qui paie. »

Comme Edouard, ils sont des millions en France à devoir se serrer la ceinture. « Depuis l'automne, nous avons subi trois ou quatre hausses de tarifs successives de la part des industriels, contre une seule fois par an en temps normal », explique Sébastien Bessin, manager au Cora d'Evreux. Conjuguées à celle des prix du pétrole, ces hausses nourrissent l'angoisse des Français pour leur pouvoir d'achat, promu sujet de préoccupation numéro un par tous les sondages. Et l'impact politique du phénomène est considérable.

Aux élections municipales du 16 mars, Evreux, qui avait voté pour Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007 (50,3%), a basculé à gauche. « Beaucoup de gens nous disent qu'ils ne s'en sortent pas. Ils votent contre nous car ils ont le sentiment qu'on les a délaissés », commente Bruno Le Maire, député du parti présidentiel UMP pour la circonscription d'Evreux.

Divorcée, mère de quatre enfants, Patricia gagne 1200 euros par mois en s'occupant d'une personne âgée. Un « bon salaire », selon elle, meilleur en tout cas que ceux qu'elle percevait durant ses « années de galère » comme caissière, femme de ménage ou assistante à mi-temps dans une maison de retraite. Mais cela n'a pas atténué sa hargne contre Nicolas Sarkozy.

« Travailler plus pour gagner plus, qu'il disait », ricane-t-elle en rappelant le slogan de sa campagne présidentielle. « On a un type égoïste au gouvernement, il ne peut pas se mettre à la place de gens comme nous. Et il a fait bénéficier les riches de je ne sais pas combien de réductions d'impôts » - une allusion au « paquet fiscal » voté l'été dernier, dont les effets sur la croissance demeurent incertains.

Cerises boycottées

Solange, retraitée croisée entre les vastes rayonnages du Cora, se montre plus compréhensive. « Dans la mesure où les caisses sont vides, Sarkozy ne peut pas faire grand-chose, déclare-t-elle. Il s'est peut-être un petit peu avancé en disant qu'il serait le président du pouvoir d'achat, mais ce n'est pas en dix mois qu'il va redresser une situation qui était déjà catastrophique avant lui ! »

En épluchant ses factures, Solange a établi un décompte minutieux de la hausse des prix. L'an dernier, elle a boycotté les cerises, qu'elle trouve trop chères à 8euros le kilo. Depuis octobre, le paquet de yaourts est passé de 2,03 à 2,13 euros, soit une hausse d'environ 5%. En comptant l'essence, elle en a pour 50 euros de dépenses supplémentaires tous les mois.

Afin d'inverser la tendance, le gouvernement français présentera ce printemps une « loi de modernisation de l'économie » censée accroître la concurrence dans le commerce. Mais les professionnels de la grande distribution n'en attendent que des effets limités, du moins à court terme : sur de nombreux produits alimentaires, les marges sont déjà faibles, d'autant que les consommateurs optent de plus en plus pour les produits bas de gamme.

« Les priorités se sont déplacées, note Sébastien Bessin, de Cora. Aujourd'hui, les gens veulent avoir un téléphone portable, Internet, un écran plat à montrer à leurs amis. La nourriture est le dernier budget sur lequel ils peuvent rogner. »

Car derrière la baisse du pouvoir d'achat se profile un problème plus préoccupant. Le travail industriel, stable et relativement bien payé, décline au profit d'emplois précaires ou à temps partiel dans les services. Dans des endroits comme Evreux, « on assiste à une véritable paupérisation du salariat, estime le député Bruno Le Maire. Les gens ont le sentiment d'être dans une situation nationale et internationale qui les broie, avec des usines qui ferment et un pays qui s'appauvrit. »

Si Nicolas Sarkozy ne parvient pas à les rassurer, il s'expose à des revers autrement plus cinglants que le coup de semonce des municipales.

le temps (suisse)

Portrait de php62

De php62

09H11 | 22/03/2008 | Permalien

Oui, mais, enfin, le gouvernement ne ménage pas ses efforts afin d'atténuer les effets néfastes de cette crise.

La preuve ! à lire jusqu'au bout.
http://www.latribune.fr/info/ID88813F86D45CBA34C125741300652CAF

Portrait de marie 75

De marie 75

09H19 | 22/03/2008 | Permalien

La France, grande puissance économique … je ne sais pas mais Sarkozy va envoyer un millier de soldats supplémentaires en Afghanistan
tribune de genève ce matin)…
Et ca … on n'en a pas entendu parler !

Le président français Nicolas Sarkozy devrait annoncer au Premier ministre britannique, au cours d'une visite à Londres la semaine prochaine, qu'il compte envoyer un millier de soldats français supplémentaires en Afghanistan, a indiqué le Times samedi.

Selon une source gouvernementale non identifiée, le ministère de la Défense britannique s'attend à ce que M. Sarkozy révèle l'envoi d'« un peu plus de 1.000 soldats dans l'est du pays “ pour combattre les talibans.

M. Sarkozy souhaite marquer son engagement envers l'Otan au cours de sa visite à Londres, mais une annonce formelle pourrait attendre le sommet de cette organisation à Bucarest le mois prochain, lit-on dans le Times.

Les Etats-Unis ont fermement incité les autres membres de l'Otan à envoyer davantage de troupes en Afghanistan, face à la recrudescence des violences.

De son côté, la France avait déjà laissé entendre qu'elle allait renforcer son contingent de 1.600 soldats actuellement sur place.

M. Sarkozy avait indiqué en août dernier qu'il souhaitait une rénovation de l'alliance atlantique dont il a rappelé que la France a été l'un des membres fondateurs. Cette nouvelle position a laissé entrevoir un changement de politique de la France, qui s'était retirée du commandement intégré de l'Otan en 1966.

Selon des sources diplomatiques françaises citées par le Times, aucune décision définitive n'a encore été prise sur l'envoi des troupes et M. Sarkozy s'interroge toujours sur l'opportunité d'envoyer les renforts français dans l'est du pays ou bien dans le sud.

Le président français effectuera une visite d'Etat de deux jours en Grande-Bretagne à partir de mercredi.

Le jour de son arrivée, il fera un discours devant les deux chambres du Parlement, un honneur rare pour un chef d'Etat étranger.

M. Sarkozy et sa femme Carla Bruni-Sarkozy seront les invités de la reine Elizabeth II au château de Windsor mercredi soir où un banquet sera donné en l'honneur président français.

Par ailleurs, M. Sarkozy s'entretiendra avec M. Brown à Downing Street jeudi avant un sommet à l'Emirates stadium du club de football Arsenal au nord de Londres, tandis que leurs épouses respectives doivent dîner ensemble le même jour.

Il s'agit de la première grande visite d'Etat d'un président français en 12 ans.

Portrait de Aspiral

De Aspiral

11H29 | 22/03/2008 | Permalien

La croissance de quoi ? Celle de l'humanité de l'humanité ou celles des faiseurs de pognons ? Choisir c'est renoncer.

Portrait de cooper59

De cooper59

pour la decroissance ! | 12H12 | 22/03/2008 | Permalien

a mon avis ils parlent de la croissance du dieu Pognon , ça nous concerne que tres indirectement ! tant mieux j'ai pas de respect pour la nouvelle religion !

Portrait de Aspiral

De Aspiral

06H30 | 23/03/2008 | Permalien

Mesurer à longueur de temps les murs de notre prison ne nous permettra jamais de nous en libérer ! Seigneur, quand donc nous délivreras-tu des ex-pères, professionnels comme amateurs, qui nous conduisent tous comme des moutons à l'abattoir ? Avoir créé un système économique qui repose essentiellement sur la confiance était de la folie. Ce n'est pas le capitalisme qui est mauvais, c'est la non prise en compte du raccourcissement de l'espace et l'accélération du temps que la technologie y a insidieusement introduit : cela a transformé tout doucement, comme pour la grenouille qui meurt de chaud dans son bocal, notre beau capitalisme en casino où un nombre croissant de psychopathes et de mafieux ont fait de la loi un terrain de jeu. La seule solution serait que nous refusions en masse de « collaborer » avec ces gens-là !
Mais comment fédérer les énergies de tous ceux qui seraient d'accord pour résister ainsi à l'occupant ? Pendant qu'on se focalise une guerre en retard sur l'extrême droite moribonde, ces extrêmes-là prolifèrent et se pavanent au son des concerts de débats qui n'alimentent que les revenus des médias, et de ceux qui les possèdent dans les deux sens du terme.

Portrait de marie 75

De marie 75

12H54 | 23/03/2008 | Permalien

et pendant ce temps là, sarko est au maroc avec La Carlita ! ! !
« Ya pas le feu aux lac », qu'il lui répète. Ah bon ?

dimanche 23 mars 2008 TSR CH

Les Etats à la rescousse des banques ?

DSK, le patron du FMI, envisage une intervention des Etats [Keystone]23.03.2008 11 : 44
L'hypothèse d'un sauvetage des banques par les Etats pour mettre fin à une crise qui menace le système financier gagne du terrain, même si cette solution revient à faire assumer aux contribuables les dérives de certains investisseurs.

Cette solution de dernier ressort, bien qu'elle puisse s'avérer extrêmement coûteuse, devrait néanmoins permettre d'éviter des conséquences économiques graves et durables, selon nombre d'experts.
Coût social énorme
« La collectivité dans son ensemble » va peut-être être amenée à « prendre en charge » le coût de la lutte contre une faillite du système bancaire, a averti Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds monétaire international. « Il faut donner le signal que les autorités sont prêtes à faire ce qui est nécessaire » pour éviter un effondrement du système financier planétaire, a renchéri Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE.

Pour Michel Aglietta, économiste du Cepii, une telle option risque de « devenir nécessaire » : on en est à la « phase pénultième avant une socialisation complète des pertes des banques ». Recourir à l'argent public pour empêcher la faillite de banques dont les gestionnaires ont pris des risques inconsidérés présente le risque d'encourager la poursuite de telles pratiques. Mais le « coût social d'une faillite bancaire qui en entraîne d'autres serait bien plus important », souligne Michel Aglietta.
Nationalisations des banques
Un avis partagé par Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, pour qui les grands acteurs de la finance mondiale (ministres, banquiers centraux, régulateurs) doivent se réunir pour offrir un « soutien massif (aux) acteurs les plus en danger ». Cela pourrait aller « jusqu'à la nationalisation » de banques ou de rehausseurs de crédit, qui ont assuré des titres adossés sur de mauvaises créances.

A l'instar du RTC, Jean-Hervé Lorenzi propose la création de fonds publics destinés à « reprendre dans leur bilan les titres les plus problématiques détenus par les établissements financiers, et dont les pertes finales seraient garanties par les Etats ». Une intervention gouvernementale aux Etats-Unis peut aussi prendre la forme d'une modification de la législation pour « éviter le problème des saisies et ventes forcées » de logements, qui accentuent le retournement du marché immobilier et les pertes des banques, souligne Michel Aglietta.

D'après lui, le sauvetage d'une grande banque paneuropéenne serait plus difficile à gérer qu'aux Etats-Unis, car il existe des autorités de supervision dans chaque pays dont les positions divergent ». « S'il faut mettre à contribution des budgets nationaux, il va y avoir des batailles pour définir les pays qui doivent payer : ceux où se trouvent les filiales ou seulement la maison-mère ? », argumente-t-il.

ats/kot

Washington et Berne excluent une aide
L'administration Bush se dit pour l'instant opposée à toute forme de sauvetage fédéral des banques, mais certains membres du Congrès américain plaident déjà en ce sens.
Dans « Le Matin dimanche », Hans-Rudolf Merz a lui aussi exclu toute intervention de l'Etat pour sauver les banques, notamment l'UBS, fortement malmenée par la crise financière.
En Allemagne, la banque IKB a déjà bénéficié trois fois d'une aide massive de l'Etat allemand, et le patron de Deutsche Bank, Josef Ackermann, a demandé une action commune de l'Etat, des banques et des Banques centrales pour venir à la rescousse des établissements financiers.
La Grande-Bretagne a nationalisé la banque Northern Rock pour lui éviter la faillite mais l'addition pour les contribuables pourrait s'élever à 55 milliards de livres (plus de 70 milliards d'euros).
Au début des années 90, le gouvernement suédois était venu au secours du système bancaire en offrant sa garantie à la dette des banques commerciales, la banque centrale donnant un accès illimité au crédit.
A la même époque, le gouvernement américain avait mis fin à la crise des « Savings and Loans », les caisses d'épargne américaines, en créant un fonds fédéral (Resolution Trust Corporation, RTC) qui a repris leurs mauvaises créances.
En France, le sauvetage du Crédit Lyonnais, qui a coûté des centaines de millions d'euros, reste dans les mémoires.

Portrait de patdu49

De patdu49

chomiste du maine et loire | 13H16 | 23/03/2008 | Permalien

la croissance … certains ne connaissent pas la crise .. :

Revenus députés
envoyé par patrickdu49

Portrait de ercégé

De ercégé

16H17 | 23/03/2008 | Permalien

@ marie 75 :
Pour une (seule) fois, le « marocain-du-week-end-pascal » a raison :
cette crise -et surtout ses conséquences- est absolument géniale pour justifier la non-réalisation des promesses électorales « c'est pas moi, c'est l'autre, le subprime, le dollar, le pétrole et j'en passe ! »

Quant à la nationalisation des banques, c'est une menace ? Si déjà les banquiers ne comprennent rien aux produits dérivés et autres hedge-fonds, qu'adviendra-t-il de nous si les politiciens commencent à croire qu'ils savent boursicoter ?

Il suffit de cumuler les provisions (provisoires) de l'intégralité des banques étatiques régionales allemandes (en-tête l'IKB) pour comprendre que ce serait -cette fois avec certitude- la fin des haricots …

D'ailleurs, c'est pas fini : il suffit d'attendre :
- les provisions bancaires en provenance du « prime », ces crédits propres mais qui ne sont plus couverts à due concurrence par la garantie en raison de la chute des prix immobiliers
- les statistiques sur les résiliations de cartes de crédit américaines pour dépassement de crédit
pour comprendre où va le système dans les prochains mois …

Portrait de titote1

De titote1

11H43 | 24/03/2008 | Permalien

mais de qui se moque t'on ? ! ! .. de nous bien sur ! ! ! sachant que la conjoncture francaise profite aux plus riches , et que ce gouvernement ne s'est pas caché de designer ceux qu« il entend privilegier ,he bien tout va au mieux pour l'elite mondiale ! ! ! c'etait avec un sourire non dissimilé que Mme lagarde a fait son annonce ! ….Le prix du blé augmente , mais nous continuons a vendre la moitié de notre production ! ! puis nous racheterons ce blé plus cher une fois retraité par d'autres , comme ca tous en croque et le consomateurs lambda lui ; il paye ! ! !
Mais virez moi ces salopards ,combien de temps faudra t'il au peuple pour se reveiller ? ! ! ! Le capitalisme se resorbe par le conflit (la guerre ! )et la reconstruction , combien de malheurs a venir encore , sans rien changer ?

Portrait de fouqs

De fouqs

cadre du BTP | 15H37 | 24/03/2008 | Permalien

la croissance est en berne et ce pourrait etre pour un temps qui semblera tres tres long a certain français,ceux du bas comme le disait raffarin,la réaction peut etre violente a l'image de 68 qui revient.En voyant avec quelle désinvolture le pouvoir
traite ces citoyens il ne faudra sans doute pas s'en étonner .

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