
La croissance française peut-elle complètement caler ?
Les élections passées, le gouvernement accepte de revoir à la baisse ses prévisions de croissance. Explications.

Après avoir, pendant des semaines -préélectorales- soutenu mordicus qu'il n'y avait aucune raison de changer les prévisions de croissance (entre 2 et 2,25% pour 2008), le gouvernement s'est résigné à admettre que celle ci pourrait descendre sous la barre des 2%.
Il faut dire que les hypothèses sur lesquelles étaient fondées ces prévisions (et du même coup le Budget) sont devenues complètement irréalistes : un euro à 1,35 dollar (il est aujourd'hui à plus de 1,50 dollar) et un baril de pétrole à 75 dollars (il flirte aujourd'hui avec la barre des 100 dollars). Les économistes estiment qu'une hausse de 10 dollars du baril de pétrole, sur un an, réduit la croissance de 0,3 point.
Pour le premier semestre, l'Insee table désormais sur une croissance de 0,7%, contre une précédente prévision de 0,9%. L'augmentation de l'inflation, qui dépasse 3% en rythme annuel sous l'effet de la hausse des prix des matières premières et autres produits alimentaires, affecte le pouvoir d'achat, ce qui grippe le moteur de la consommation des ménages.
A Bercy, on prévoit désormais que la croissance en 2008 sera comprise entre 1,6% à 1,8%. Une nouvelle fourchette sera officiellement présentée à la Commission économique de la Nation, mi-avril. Pas de miracle : le méchant nuage, parti du marché immobilier américain, poussé par la hausse de l'euro et du pétrole, n'a pas contourné l'Hexagone.
La France est-elle plus préservée que l'Allemagne ou la Grande-Bretagne ?
C'est ce que la ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, a suggéré lundi matin au micro d'Europe 1. L'économie française serait « plutôt plus solide et plus résistante » que ses voisines européennes, et la ministre ne s'apprête donc pas à réviser ses prévisions de façon aussi importante que ne l'ont fait ceux-ci. Une remarque un peu bizarre : l'Allemagne a récemment réduit sa prévision de croissance 2008 de 0,3 point, de 2 à 1,7%, exactement ce que la France s'apprête à faire.
La France peut, certes, se consoler en se disant qu'elle descend de moins haut. Elle tombe d'un tabouret, quand les autres pays chutent d'un escabeau. En 2007, la croissance britannique a ainsi terminé à 3,10%…
Le chômage risque-t-il de repartir à la hausse ?
La baisse du chômage était facilitée par la structure démographique de la population (la retraite des baby boomers) : il pouvait baisser avec seulement 2% de croissance (contre 3% dans les années 1990).

Mais en deçà de ce niveau, cela devient compliqué. L'Insee annonce que la baisse du chômage (aujourd'hui tombé à 7,5%) devrait s'interrompre au cours du premier semestre. Le taux de chômage se stabiliserait alors pendant l'année 2008.
Que peuvent faire les autorités politiques ou monétaires ?
La Banque centrale européenne peut avoir un peu plus d'allant dans sa volonté d'éviter une récession en Europe. La Réserve fédérale américaine, qui a réagi avec hardiesse (une baisse de 3 points des taux d'intérêts) a montré la voie.
Le gouvernement, lui, n'a guère de marge de manoeuvre. S'il veut soutenir la croissance, il doit passer par des dépenses publiques et/ou des réductions d'impôts, et par conséquent, par une hausse temporaire du déficit public, déjà considéré par les partenaires européens de la France comme bien trop élevé. Sarkozy et le gouvernement Fillon ne semblent pas prêts à s'engager dans une telle politique, alors que la France s'apprête à présider l'Union européenne à compter du 1er juillet. L'un des conseillers de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, le regrette.
L'Insee, dans sa note de conjoncture, met en garde contre une stagnation du pouvoir d'achat des ménages, qui gripperait le moteur de la consommation. Après une hausse (statistique) de 3,1% en 2007, il risque de ne progresser que de 0,3% au premier semestre. Pour le soutenir, la gauche a proposé plusieurs mesures : une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, une augmentation des salaires des fonctionnaires, un coup de pouce au Smic… mais le gouvernement considère que de telles mesures seraient irresponsables.
Tout ce qu'il se borne à proposer pour aider la croissance, c'est une loi sur la » modernisation » de l'économie. Elle prévoit une augmentation des aides aux entrepreneurs (déjà nombreuses), une libéralisation des règles concernant le commerce et quelques mesures pour attiser la concurrence. Pas de vitamines immédiates pour aider la conjoncture, donc.
Ce qui est certain, c'est que le gouvernement doit coûte que coûte s'abstenir de tout plan de rigueur, qui ne ferait qu'accroître les difficultés actuelles. Avec le ralentissement, les recettes fiscales ne manqueront pas de diminuer, et les pressions politiques en faveur de mesures de redressement ne manqueront pas de s'exprimer.
Pourquoi les bénéfices des grandes entreprises se sont-ils maintenus malgré la faible croissance ?
Les sociétés du CAC40 ont dégagé près de 100 milliards d'euros de bénéfices en 2007, autant qu'en 2006. Ce sont de très grands groupes, tournés vers l'international. Leurs résultats ne reflètent donc pas la santé économique de la France. On estime que les trois quarts de leurs bénéfices sont réalisés à l'étranger. Or, la croissance mondiale a dépassé 5% en 2007. Certains groupes ont orienté leur stratégie vers l'Asie (LVMH, l'Oreal), où la croissance dépassait 7% (et même 11% pour la Chine).
Les groupes pétroliers profitent de la hausse du brut (et ce, malgré la baisse du dollar). C'est le cas de Total, le champion du palmarès avec 13,2 milliards de dollars. De même, Vallourec, qui fabrique des tubes utilisés dans les forages pétroliers, a connu un quasi doublement de ses bénéfices (917 millions d'euros). ArcelorMittal profite, lui, de la forte demande mondiale d'acier : il engrange 7,6 milliards de dollars.
Mais si les bénéfices ont explosé ces cinq dernières années, les salaires ont augmenté de façon très modérée. Les syndicats dénoncent dès lors une situation où seuls les détenteurs de capitaux profitent de ces bons résultats.
Il existe pourtant des zones d'ombre dans les comptes du CAC40 : ainsi, à l'exception de la BNP, les banques ont vu décroître leurs bénéfices : c'est le cas de Dexia (-8,9%), du Crédit agricole (-17%) ou de la Société Générale (-82%). Renault n'a pas encore renoué avec la hausse de ses profits (-7%). Quant à Alcatel-Lucent, EADS et STMicroelectronics, qui affichent des pertes, ce sont trois sociétés en pleine restructuration.
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De michelpa
prof honoraire univ paris7 | 17H43 | 21/03/2008 |
on peut dire ce que l'on voudra, les français moyens s'appauvrissent
et l'on va tuer le principal moteur de l'économie qui est la consommation
la désindustrialisation de notre pays est réelle, le pari de nos grands groupes étaient de continuer à régner grâce à leur puissance financière, en achetant à bas prix le travail des pays émergents, mais las,les pays émergents émergent trop vite, n'est ce pas Arcelor ?
De Peureux anonyme
17H51 | 21/03/2008 |
Pourquoi y aurait il une relation entre la croissance de l'économie et les bénéfices des sociétés du CAC 40 ?
Les entreprises du CAC40 sont pour beaucoup des rentiers qui vivent de prébendes et situations acquises, protégées par la puissance publique, française ou européenne (compagnies pétrolières, opérateurs de télécoms, constructeurs de voitures…). Elles ont pour caractéristiques dominantes l'immobilisme et la cupidité.
On voit mal comment elles pourraient générer une croissance de l'activité.
De freestyler
17H51 | 21/03/2008 |
La vie d'un homme ne se résume pas à consommer toujours plus, plus de quoi ? portables, sappes, bagneules, de NT de mes deux, ça rend pas plus heureux toutes ces conneries mais ça apporte la sainte croissance qui procure des érections à nos élites politiques et grands capitaines d'industries.
De marie 75
18H37 | 21/03/2008 |
je lis les echos chaque jour, mais n'ai pas de réelles argumentations économiques pour répondre.
Ce qui par contre est évident , c'est
-que ce gouvernement depuis 6 ans nous mène en bateau (les chiffres et les pourcentages valsent d'une élection l'autre). Jospin avait laissé un bon bilan, mais il n'avait pas su le dire.
-que le pasquet fiscal était une erreur. Nous aurions sinon un bas de laine, du moins qq réserves.
-que la relance devait se faire par l'augmentation des salaires et la création d'emplois dans la fonction publique et non par la défiscalisation (partielle) des entreprises (entre autres).
Maintenant, cet individu qui voulait aller chercher la croissance avec les dents, qui a fait des cadeaux (bouclier fiscal) pour soit disant relancer l'économie (les « capitalistes » devaient revenir en France… souvenez-vous ! ), me paraît incapable de faire face à une crise, quelle qu'elle soit.
C'est un néo-dictateur pour un gouvernement d'opérette.
Pas un chef d'Etat !
L'info en France ? Partielle et partiale !
Les echos, par ex, ne sont le reflet que de ce que Bercy et l'Insee racontent (p.3 ce matin) et non un oeil objectif.
Les institutions internationales ont révisé à la baisse leur prévision pour la France (1,5 pour le FMI), 1,7 pour la commission européenne, lisait-on ce matin.
Cette bande ment et manipule les media.
Qui parle, par ex., des clients du crédit foncier qui n'arrivent plus à rembourser leurs crédits ? ? ? ? Personne !
Il n'y a pas un économiste dans ce gouvernement cosmétique, juste des affairistes et des incapables à la botte d'un incapable imbu de sa propre personne.
SarkoL'ump va utiliser la crise économique pour servir un brouet de rigueur à la France et aux Français, que lui même n'avalera pas puisqu'il s'est augmenté de 170 à 200%.
De la sueur et des larmes pour le peuple ! Pas pour lui et sa fine équipe.
Et là … ca risque de ne pas passer !
On enverra la troupe contre les manifs lorsque les flics exigeront leurs heures supp. non payées ?
La politique ne se fait pas à la corbeille (De Gaulle dixit)…
Mais De Gaulle était un chef d'état et non un politicien oeuvrant pour ses « potes ».
à marie 75
De jissé
Ingé retraité | 19H22 | 21/03/2008 |
Bonsoir (pas salut) Marie.
Faut-il rappeler que l'on disait de De Gaulle : _ « C'est le SEUL gaulliste qui ne se soit pas enrichi. »
Ce qui était exact pour TOUS ses « amis » politiques.
Entre autres les pères des actuels (Dassault, Lagardère, etc .. )
Sauf Papon … Qui a bien « organisé » sa « faillite financière ».
Ceci dit je suis en général et « topement » de votre avis.
Bonne soirée et bons oeufs.
Jissé
à jissé
De tizzi
21H02 | 21/03/2008 |
Tu veux dire que Papon était un homme intègre ? T'es abonné à Rivarol ?
à marie 75
De Syphys
19H52 | 21/03/2008 |
Enfin je me sens plus fou quelqu'un a retenu : « Jospin avait laissé un bon bilan, mais il n'avait pas su le dire. »
Ce qui est d'actualité : le sentiment d'insécurité (moins à la « mode » il est vrai), le sentiments de perte de pouvoir d'achat (on ne peu plus à la mode) et le sentiment que le Monsieur Jospin n'avait pas une bonne politique et ou un bon bilan…
Cherchez l'intrus : )
Un indice : Vive Jospin ! JOSPIN ON(JE) T'AIME ! : p
à Syphys
De marie 75
21H11 | 21/03/2008 |
répone à la con…
Jospin a laisé un bon bilan … point final …
rien à faire de ta réponse…
Regarde les chiffres : voilà tout ! ! !
à marie 75
De Syphys
22H14 | 21/03/2008 |
Je ne sais pas pourquoi tant d'agressivités d'autant plus que j'étais d'accord avec toi et que je le suis toujours ! Je me suis sûrement mal exprimé… Mais mon but était de souligner LE BON BILAN DE JOSPIN trop souvent discrédité à tord !
Une foi n'est pas coutume ce n'était pas sarcastique… Mais je te pardonne : c'est vrai qu'ici (et partout ! ) je fais frémir de part la perspicacité de mon sarcasme ! ! lol
à Syphys
De Fuel_Injected
00H39 | 22/03/2008 |
Marie je te confirme, tu t'es emballé pour rien et ça s'appèle un quiproquo sur lecture, ceux sont les méfaits du net qque fois !
Pis Syphys, faut te suivre bordel, j'ai lu tous tes messages, c'est à explosé de rire pour ma part avec de bonnes touches de vérité !
Allez tous d'accord, Jospin a laissé les caisses pleines avant de partir et la droite les a vidé !
Tchô
De expat
19H21 | 21/03/2008 |
Peut-etre qu'on peut arreter de nous raconter des salades sur la croissance britanique et l'absence de chomage la-bas, ca devient un peu lassant !
Par contre pas necessaire de se lamenter, NS est un digne adepte de AB (Tony Blair), poudre aux yeux privatiser tout ce qui bouge, y compris l'air qu'on respire et vive la loi de la jungle, que les milices privees des multinationales s'occuppent de l'ordre publique et de l'enseignement et tout va rentrer dans l'ordre.
Pour dire que tout va bien, il suffit de gommer 90% des chomeurs (mais continuer a leur des donner des allocs de miseres et ne pas leur faire payer le loyer des appart. dans les tours). Apres, 2e coup de baguette magique, pretendre que l'achat et vente de vent financiers correspond a de la production industrielle.
Enfin un petit effort et on y est, maintenant la multiplication des marchands de merde style tout a 1 €, et revoila notre pouvoir d'achat !
De php62
20H07 | 21/03/2008 |
Enrichis de toutes ces analyses et constats, auxquels j'adhère aisément, quelqu'un a t'il une « solution » concrète de rechange, une proposition simplement sensée et fédératrice.
Parce que depuis un bon moment, je fatigue de regarder passer les trains. Et dans ma pâture nous sommes quelques uns !
Meuh.
à php62
De freestyler
21H21 | 21/03/2008 |
Voilà quelques propositions qui paraîtrons rétrogrades aux néo-cons et libéraux :
Nationalisation des banques ou règlementation accrue de la finance, fin du secret banquaire.
Moratoire sur les loyers, prêts à taux faible et fixe.
Fixation de prix plancher pour les produits de première necessité.
Indexer les salaires sur l'augmentation du coût de la vie.
Mieux rénumérer les métiers pénibles et améliorer et développer l'accès à la formation professionnelle.
De la real politique…de gauche
à freestyler
De php62
22H54 | 21/03/2008 |
Pardonne moi, je ne parlais pas d'aménagement de l'existant, mais d'une autre voie.
De daniele
20H16 | 21/03/2008 |
Ce soir j'ai regardé un débat sur la 5 yves Calvi sur ce thème,avec M Maitre de l'afub et 3 autre économistes sur ces 4 personnes 2 affirmaient clairement que nous étions bien au début d'une crise économique sérieuse.Ce débat est rediffusé a 22h30 je vous le conseille car très intéressant,mais trop long a résumé.Ce gouvernement n'ose pas avouer cette crise de peur d'une explosion sociale.
De Syphys
20H27 | 21/03/2008 |
Alors sur le sujet en lui-même la croissance est calculé à partir du PIB indicateur biaisé qui ne prend pas en compte plusieurs choses et c'est son incapacité à prendre en compte certaines exceptions française qui fait que la croissance baisse moins en france qu'ailleurs (soutien inter génération / sécu…) mais en plus le PIB est fallacieux : il ne prend pas en compte la présence de matière première ni le sentiments de bien-être de la population… Il est fait pour tromper pour nous faire nous considérer comme des machines à produire ou plutôt des machines à transformer… La croissance va mal le PIB chute tant mieux ! On changera peu-être d'indicateur pour décrire un monde selon des critères plus inhumains…
L'augmentation du PIB n'est pas un but de ma vie d'ailleurs il n'existe pas. Le PIB c'est un peu comme si vous me parliez d'un indice qui serait la moyenne de la valeur du bras d'une population en patate sans faire intervenir la souffrance individuel.
Mais comme l'image des mayas croyants tous à la destinée et s'entre-tuant pour lui donner raison, j'ai bien peur que la sacro-sainte stagnation du PIB ne nous entraine dans une chute…
Mais ne soyons pas aveugle : les banques ne se prêtent plus et fond faillite à la chaîne cela reste la plus grande preuve de la fin du système…
De php62
20H47 | 21/03/2008 |
Du nouveau…
Ah non, rien de neuf en fait, un ajustement, une clarification.
à php62
De marie 75
21H21 | 21/03/2008 |
la crise sociale est à notre porte : nous avons faim !
Et le nain de jardin (bjr KGB UMP ! ! ) est un nul !
Je ne suis pas économiste, je fais mes courses et je paie mes factures et je n'ai pas de crédit ! ! !
Mais … la crise est là ! ! !
Je comptabilise tout !
ET je ne suis pas pour la sté de cons… donc je n'achète que l'essentiel.
Mais l'essentiel est de plus en plus encombrant !
Ex : Aujourd'hui j'ai dû aller chez le dentiste. UN truc banal… une dent sur pivot : 17.000 balles ! et quasi non remboursée… je ne sais pas si je ferai…
J'en aurais besoin de 2… faites les comptes… Et la mutuelle… 30% d'un d'un plafond très très bas… et pourtant je la paye tous les mois…
Alors … la SS pour tous, je m'y accroche ! ! !
Même si… pour les dents …. c'est pas le pied ! ! ! !
à marie 75
De Fuel_Injected
00H50 | 22/03/2008 |
2 solutions pour ta dentition :
1) un voyage en Amérique du Sud et tu fais ça à pas cher en incluant une ballade trankille !
2) un pote prothésiste te fait ça au black pas trop cher, bien fait et payable en plusieurs fois, attention, j'ai pas annoncé d'échange en nature car je te vois venir (rires).
De marie 75
09H58 | 22/03/2008 |
si tu as un pote prothesiste tu me le dis ! ! !
je vais chercher dans des potes de potes…
Surtout que les prothèses maintenant , ils envoient les faire fabriquer en chine parfois : tu vois le bénèf !
à marie 75
De Fuel_Injected
10H34 | 22/03/2008 |
Non ça fait déjà longtemps qu'ils importent la matière première d'Asie et la re-travaillent en Europe !
En fait, ceux sont les dentites qui se goinfrent et font la culbute sur le dos des prothésistes qui ont finis d'être cons, ils ont installés de jolis petits cabinets bien planqués derrière leurs ateliers et font des ventes en direct aux clients. C'est le même boulot qu'un dentiste et vraiment moins cher puisque l'intermédiaire est shunté !
Tu dois pouvoir trouver ça facilement autour de toi, suffisait juste d'y penser, à défaut, je te filerais un tuyau ! Tchô
De Bernard Dugué
Philosophe | 13H57 | 22/03/2008 |
Intéressant billet cher Pascal, mais qui ne va pas au fond des choses, quel est le sens du spectre de 1929, propagande ? Année noire, débat contradictoire ici
http://www.agoravox.fr/
De noubadekau
22H05 | 21/03/2008 |
Combien rapporterait à l'état une taxe de 1% sur les profits du cac40 ?
Combien, à chaque fois qu'un connard genre Total, Elf,Areva…pourrit un peu plus notre environnement rapporterait une amende sévère et immédiate ?
Combien pour supprimer les 5 ans d'indemnités au député viré ?
Combien pour que l'état ne reprenne plus à sa charge les autoroutes qui ne génèrent plus de bénéfices ?
Combien pour le financement des Bongo et consors ?
Combien pour enfin tout prendre à Pasqua ?
Combien pour filer un redressement à Lagardère pour prise illicite de bénéfices ?
Combien pour mettre la TVA à 50% sur les 4x4 ?
Patati patata…on en veut du fric ? On en a besoin ?
Il suffit de le prendre où il est.
à noubadekau
De Syphys
22H21 | 21/03/2008 |
Camarade ! ; )
à Syphys
De noubadekau
22H50 | 21/03/2008 |
Vive le mois de Mai, le joli mois dont connard 1er ne veut pas !
à noubadekau
De Fuel_Injected
00H54 | 22/03/2008 |
Et pourtant, il approche ! Te rends compte que c'est déjà printemps et qu'en mai ; fait ce qu'il te plaît !
De affreuxjojo
22H24 | 21/03/2008 |
La « libéralisation des régles concernant la concurrence et les mesures pour attiser la concurrence » évoquées dans l'article sont plus ou moins contenues dans le rapport Attali. Ces mesures se fondent sur une idée simple : l'Etat ne pouvant ou ne voulant pas donner un coup de pouce aux salaires, l'amélioration du pouvoir d'achat doit être obtenue autrement, c'est à dire par des baisses de prix. A défaut de pouvoir stimuler la demande, il s'agit de rendre l'offre plus attractive.
Si une telle démarche peut donner quelques résultats sur le court terme, elle présente un sérieux danger à plus long terme. Si la concurrence est plus rude au niveau du commerce, elle sera également plus rude au niveau des fournisseurs. Cette pression accentuée sur les coûts de production peut avoir deux types de conséquences : soit une accélération des phénomènes de délocalisation, soit une pression encore accrue sur les salariés au sein des entreprises ( course à la productivité, stress, stagnation des salaires). Pour rester dans la course, ces entreprises exigeront également des baisses de charges( conduisant à une baisse des prestations sociales).
La population n'est pas faite de deux catégories distinctes d'individus : des consommateurs d'un coté, des producteurs de l'autre. Les mêmes personnes sont alternativement l'un et l'autre. Ce qui sera gagné à la caisse du supermarché sera payé, d'une façon ou d'une autre.
Cette contradiction entre le court terme (qui est le rythme des politiques toujours en campagne) et le plus long terme (qui est le rythme des évolutions plus profondes) est très largement illustrée aux Etats-Unis par le système Wall-Mart. Cette enseigne (premier groupe mondial de distribution) fait effectivement toujours baisser les prix là ou elle s'installe. Ces méthodes commerciales « musclées » et sa puissance d'achat ratiboise également nombre de ses fournisseurs. La baisse des prix est rapidement suivies de faillites, de chômage, et de baisse des salaires. Cette entreprise est également le premier importateur américain de produits made in China. La méthode réussit excellement aux actionnaires de cette entreprise. Beaucoup moins bien à ses salariés (vu l'antisyndicalisme obsessionnel de l'entreprise). Beaucoup moins bien également aux salariés américains dans leur ensemble.
Faire de la France le 53ème état des Etats-Unis d'Amérique est peut-être un phantasme Sarkosien. Ce n'est pas forcément ce que souhaite la majorité des Français
à affreuxjojo
De noubadekau
23H06 | 21/03/2008 |
Dans cette course imbécile aux profits pour tous je ne vois personnellement qu'une seule fin…la tête dans le mur por tous !
Je n'arrive pas à comprendre cette frénésie du « vouloir plus » à court terme, puisque la fin semble irrémédiable, un clash monstrueux entraînant le monde dans une spirale violente…
Au risque de passer pour un candide, quoique,je ne comprends pas ce qui peut pousser un individu à engrenger toujours plus.
Je refuse de payer ma baguette à un prix qui induirait le chomage de la moitié des boulanger du pays.
Il faut réfléchir à deux niveaux le prix plafond, certes, mais également le prix plancher…
à affreuxjojo
De Argos
08H23 | 22/03/2008 |
« Si la concurrence est plus rude au niveau du commerce, elle sera également plus rude au niveau des fournisseurs »
là dessus je ne vous suis pas : expliquez moi pourquoi les produits achetés dans les pays à faible coût de main d'oeuvre sont aussi chers en france ?
Il faut mettre la pression sur les intermédiaires et les détaillants, c'est EUX qui s'en mettent plein les fouilles sur notre dos.
Les grands groupes délocalisent pour (soi-disant) baisser les coûts de fabrication… c'est tout de même étrange que les prix au final ne changent pas.
je l'ai toujours crié haut et fort :
ces industriels véreux, à force de délocaliser, à qui vendront-ils quand les salariés qu'il ont virés n'auront plus les moyens de consommer ? ils iront pleurer auprès de leurs copains dirigeants qui les subventionneront (de façon bien déguisée bien entendu, faudrait quand même pas que ça se voit trop ! ! )
à affreuxjojo
De gribouillemoqueur
09H00 | 22/03/2008 |
Nous avons aujourd'hui suffisamment de recul pour faire le bilan des politiques de l'offre. Cela fait bien une vingtaine d'années maintenant que l'amélioration des marges des entreprises à base de modération salariale ou de flexibilité du travail est appliqué en France sans pour autant stimuler l'investissement et dopper la croissance.
Le consensus politique de droite ou de gauche qui accompagne cette forme de politique économique est motivé par l'image propagée d'une citadelle assiégée par la mondialisation dont l'emblème est probablement la délocalisation des entrepises et la perte des enplois qui les accompagnent sous un feu médiatique nouri.
Un économiste comme Krugman, spécialiste de l'économie international, utilise le terme de pop économie pour qualifier une tendance au sein des médias et des politiques à reprendre un discours catastrophique notamment lié à la mondialisation justement pour son coté spectaculaire.
Il est évidemment pas trés sexi de dire que le commerce extérieur a des forces autoréquilibrantes sur le long terme. Il est encore moins populaire quand on désigne la Chine comme un danger de rappeler que le commerce international est un commerce intrarégional pour ne pas dire que nos principaux partenaires commerciaux sont nos plus proches voisins souvent avec le même dgré d'éxigence de protection social que nous. Enfin que l'impact des délocalisations expliquait au maximum 12% du chômage en france comme le soulignait déjà le rapport du CAE remis au premier ministre en 2005 avec une conclusion qui insistait sur la nécessité de mieux diffuser certaines vérités économiques pour ne pas tirer de faux diagnostics et mener de mauvaises politiques économiques.