
La croissance française peut-elle complètement caler ?
Les élections passées, le gouvernement accepte de revoir à la baisse ses prévisions de croissance. Explications.

Après avoir, pendant des semaines -préélectorales- soutenu mordicus qu'il n'y avait aucune raison de changer les prévisions de croissance (entre 2 et 2,25% pour 2008), le gouvernement s'est résigné à admettre que celle ci pourrait descendre sous la barre des 2%.
Il faut dire que les hypothèses sur lesquelles étaient fondées ces prévisions (et du même coup le Budget) sont devenues complètement irréalistes : un euro à 1,35 dollar (il est aujourd'hui à plus de 1,50 dollar) et un baril de pétrole à 75 dollars (il flirte aujourd'hui avec la barre des 100 dollars). Les économistes estiment qu'une hausse de 10 dollars du baril de pétrole, sur un an, réduit la croissance de 0,3 point.
Pour le premier semestre, l'Insee table désormais sur une croissance de 0,7%, contre une précédente prévision de 0,9%. L'augmentation de l'inflation, qui dépasse 3% en rythme annuel sous l'effet de la hausse des prix des matières premières et autres produits alimentaires, affecte le pouvoir d'achat, ce qui grippe le moteur de la consommation des ménages.
A Bercy, on prévoit désormais que la croissance en 2008 sera comprise entre 1,6% à 1,8%. Une nouvelle fourchette sera officiellement présentée à la Commission économique de la Nation, mi-avril. Pas de miracle : le méchant nuage, parti du marché immobilier américain, poussé par la hausse de l'euro et du pétrole, n'a pas contourné l'Hexagone.
La France est-elle plus préservée que l'Allemagne ou la Grande-Bretagne ?
C'est ce que la ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, a suggéré lundi matin au micro d'Europe 1. L'économie française serait « plutôt plus solide et plus résistante » que ses voisines européennes, et la ministre ne s'apprête donc pas à réviser ses prévisions de façon aussi importante que ne l'ont fait ceux-ci. Une remarque un peu bizarre : l'Allemagne a récemment réduit sa prévision de croissance 2008 de 0,3 point, de 2 à 1,7%, exactement ce que la France s'apprête à faire.
La France peut, certes, se consoler en se disant qu'elle descend de moins haut. Elle tombe d'un tabouret, quand les autres pays chutent d'un escabeau. En 2007, la croissance britannique a ainsi terminé à 3,10%…
Le chômage risque-t-il de repartir à la hausse ?
La baisse du chômage était facilitée par la structure démographique de la population (la retraite des baby boomers) : il pouvait baisser avec seulement 2% de croissance (contre 3% dans les années 1990).

Mais en deçà de ce niveau, cela devient compliqué. L'Insee annonce que la baisse du chômage (aujourd'hui tombé à 7,5%) devrait s'interrompre au cours du premier semestre. Le taux de chômage se stabiliserait alors pendant l'année 2008.
Que peuvent faire les autorités politiques ou monétaires ?
La Banque centrale européenne peut avoir un peu plus d'allant dans sa volonté d'éviter une récession en Europe. La Réserve fédérale américaine, qui a réagi avec hardiesse (une baisse de 3 points des taux d'intérêts) a montré la voie.
Le gouvernement, lui, n'a guère de marge de manoeuvre. S'il veut soutenir la croissance, il doit passer par des dépenses publiques et/ou des réductions d'impôts, et par conséquent, par une hausse temporaire du déficit public, déjà considéré par les partenaires européens de la France comme bien trop élevé. Sarkozy et le gouvernement Fillon ne semblent pas prêts à s'engager dans une telle politique, alors que la France s'apprête à présider l'Union européenne à compter du 1er juillet. L'un des conseillers de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, le regrette.
L'Insee, dans sa note de conjoncture, met en garde contre une stagnation du pouvoir d'achat des ménages, qui gripperait le moteur de la consommation. Après une hausse (statistique) de 3,1% en 2007, il risque de ne progresser que de 0,3% au premier semestre. Pour le soutenir, la gauche a proposé plusieurs mesures : une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, une augmentation des salaires des fonctionnaires, un coup de pouce au Smic… mais le gouvernement considère que de telles mesures seraient irresponsables.
Tout ce qu'il se borne à proposer pour aider la croissance, c'est une loi sur la » modernisation » de l'économie. Elle prévoit une augmentation des aides aux entrepreneurs (déjà nombreuses), une libéralisation des règles concernant le commerce et quelques mesures pour attiser la concurrence. Pas de vitamines immédiates pour aider la conjoncture, donc.
Ce qui est certain, c'est que le gouvernement doit coûte que coûte s'abstenir de tout plan de rigueur, qui ne ferait qu'accroître les difficultés actuelles. Avec le ralentissement, les recettes fiscales ne manqueront pas de diminuer, et les pressions politiques en faveur de mesures de redressement ne manqueront pas de s'exprimer.
Pourquoi les bénéfices des grandes entreprises se sont-ils maintenus malgré la faible croissance ?
Les sociétés du CAC40 ont dégagé près de 100 milliards d'euros de bénéfices en 2007, autant qu'en 2006. Ce sont de très grands groupes, tournés vers l'international. Leurs résultats ne reflètent donc pas la santé économique de la France. On estime que les trois quarts de leurs bénéfices sont réalisés à l'étranger. Or, la croissance mondiale a dépassé 5% en 2007. Certains groupes ont orienté leur stratégie vers l'Asie (LVMH, l'Oreal), où la croissance dépassait 7% (et même 11% pour la Chine).
Les groupes pétroliers profitent de la hausse du brut (et ce, malgré la baisse du dollar). C'est le cas de Total, le champion du palmarès avec 13,2 milliards de dollars. De même, Vallourec, qui fabrique des tubes utilisés dans les forages pétroliers, a connu un quasi doublement de ses bénéfices (917 millions d'euros). ArcelorMittal profite, lui, de la forte demande mondiale d'acier : il engrange 7,6 milliards de dollars.
Mais si les bénéfices ont explosé ces cinq dernières années, les salaires ont augmenté de façon très modérée. Les syndicats dénoncent dès lors une situation où seuls les détenteurs de capitaux profitent de ces bons résultats.
Il existe pourtant des zones d'ombre dans les comptes du CAC40 : ainsi, à l'exception de la BNP, les banques ont vu décroître leurs bénéfices : c'est le cas de Dexia (-8,9%), du Crédit agricole (-17%) ou de la Société Générale (-82%). Renault n'a pas encore renoué avec la hausse de ses profits (-7%). Quant à Alcatel-Lucent, EADS et STMicroelectronics, qui affichent des pertes, ce sont trois sociétés en pleine restructuration.
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De Beeks
14H25 | 21/03/2008 |
il y a une personne handicapee au gouvernement (c'est ça aussi les minorites visibles) je ne le savais pas .pour la croissance pour caler il faut rouler non . et tant que notre president a des dents saines pour aller chercher les points de croissaces on n'a pas de soucis à se faire
De C. Creseveur
Ca pourrait bien être ça! | 14H30 | 21/03/2008 |
Chaque fois qu'on a voulu stimuler l'économie en aidant le patronat celui a profité sans restituer. Les aides sont perverties, contournées, dévoyées dans leur objectif initial. Il serait peut-être temps soit de les contrôler de manière draconienne, soit d'y mettre fin.
De tedral06
Retraité | 14H48 | 21/03/2008 |
Le problème est que nous sommes dirigés par des incapables, et nos économistes prévisionistes sont archi nuls, les branches qui rapportent de l'argent aujourd'hui sont celles que nous avons sacrifiées il y a 20 ans (acier, charbon…)
L'autre problème c'est que les grandes entreprises sont aux mains d'actionnaires qui sont omnibulés par le profit et ne connaissent rien de rien à l'industrie.
à tedral06
De La Grosse
fatigue | 14H56 | 21/03/2008 |
Il y en a même qui sont obnubilés dans leur omni-bulle
à tedral06
De el loco
éducateur spécialisé | 16H57 | 21/03/2008 |
je ne pense pas que l'on soit réellement dirigé par des incapables et c'est bien la le problème !
sans parler de théorie du complot
nos élites actuels ont visiblement des intérêts particuliers à faire en sorte de ne pas redistribuer les profits réalisé par certaines entreprises vers les salariés
comment imaginé qu'un président qui prend des vacances aux frais d'un grand industriel, dont le frère a fait parti du bureau dirigeant du medef. qu'une Christine Lagarde ayant longtemps dirigé des fonds d'investissements (donc fait fructifier les profits de gros actionnaires). qu'avant cela un certain Breton était lui même aux finances (après avoir dirigé FT). que certains ex dirigeant d'entreprise sont aujourd'hui aux gouvernement (christian Blanc….). qu'enfin des conseiller passe du public vers de grandes entreprises du CAC 40 avant même le termes du mandat des élus qu'ils conseillent ! comment imaginé, donc, qu'ils soient en mesure de privilégier l'intérêt collectif sur l'intérêt individuel d'un petit nombre de leur connaissance.
depuis très longtemps la classe politique dirigeante et la classe partronnale dirigeante ont des intérêts communs qui sont ils faut bien l'avouer plus important pour eux que le bien commun.
ce n'est pas un mouvement spécifiquement français mais cela n'augure rien de bon pour le français lambda. à qui, il faut bien le dire on fait avaler pas mal de couleuvre. un exemple le trou abyssale de notre sécurité sociale serait certainement bien moins profond si la CSG était resté à l'état d'origine au lieu d'exhonerer (entre autres les revenus du capital).
enfin l'économie c'est la transformation par l'homme de la nature pour produire des biens qui de fait produit de la richesse donc de la croissance. ce n'est pas la transformation de bien immatériel (argent) en un autre bien immatériel ; hors aujourd'hui on produit plus de richesse par ce biais que par les biens matériels (ou services) et je pense que c'est la ou le bas blesse.
à el loco
De Syphys
18H35 | 21/03/2008 |
Alors je ne connais pas d'indicateurs pour mesurer les « richesses » créées par investissement dans d'autres richesses cela dit c'est peu-être que ces richesses sont fictives (ou que je suis pas assez calé sur le sujet…) et vu le crack actuel (dû au maquillages de part de prêts à risque en actions…) ce ne sont pas des richesses donc il n'y a pas eu de création de richesses sur d'autres richesses ce que l'« on » a cru ou voulu faire croire…
Sinon on peut parler du PIB mais cela n'est qu'un indicateur fallacieux qui exclu de son calcule la présence des matières premières sur le territoire par exemple et aussi du sentiments de « bien-étre ».
Il existe d'autre indicateur :
indice du bonheur, indicateur de progrès réel (IPR), indicateur du développement humain élaboré par les Nations Unies (IDH), indice de santé sociale de Fordham, indice de bien-être économique durable (IBEED) et indice du bien-être économique élaboré par l'économiste canadien Lars Osberg. Tous ces indices restent lacunaires et garce à cela on peu utiliser celui que l'on veut pour imposer une politique selon son idéologie…
De norman
14H59 | 21/03/2008 |
Il est où le mec qui devait aller chercher la croissance avec les dents ? Avec le recul, on mesure combien un bon communicateur quasi nul en prospective économique, peut facilement venir s'installer à l'Elysée. Je suis de ceux qui craignent fortement une récession en France et en Europe. Ce ne serait que mauvais passage sans doute si, en contre partie, la redistribution des richesses, était à l'ordre du jour. Mais 40 ans après 68, on peut gueuler les mêmes revendications sans être entendu. Pour ma part (68 ans en mai)je retourne à mes engagements de jeunesse et j'irai aider le facteur de Neuilly à abreuver les oreilles des friqués. Irresponsable me dira-t-on ? Parce que c'est sûrement responsable de bénir la solution libérale, de voter UMP ou PS, de tourner le dos aux syndicats et de renoncer devant les difficultés présentes.
De www.laguerredesmots.com-yannick
pays de gex | 15H07 | 21/03/2008 |
Mais j'hallucine ? Est-ce que tout le monde a une telle quantité de merde dans les yeux que ça devient impossible de voir ce qui se passe ? C'est incroyable ! Mais informez vous, faites quelque chose !
IL SUFFIT QUE L'ETAT RECUPERE LE DROIT DE PRODUIRE DE L'ARGENT !
Je sais plus quoi vous dire, surtout aux journalistes, c'est criminel !
Une histoire simple et méchament drôle, peut assez bien illustrer ceci. Elle se passe en un temps quelconque, dans un coin quelconque de l'Univers. Sur cette planète existe un système politique assez étrange. Les habitants ont à peu près tout ce qu'il faut pour tous vivre décemment et harmonieusement, mais ils sont malheureux pour la plupart, car il se trouve que (presque) tous ont l'obligation de se mettre, chaque matin, un cactus dans le slip. C'est douloureux, gênant, bref, affreux.
Une poignée d'habitants cependant n'ont pas de cactus dans le slip. Et comme ils n'ont pas de gêne, ils ne sont pas obnubilés par leur douleur, et peuvent donc penser librement. De ce fait, ils sont les maîtres de ce monde, et entendent bien le rester. Pour eux, tout va bien. Et ils communiquent sur tous les canaux possibles et imaginables que, le vrai problème du monde, c'est que les cactus ont des épines. Et les autres habitants du monde en sont à ce point convaincus qu'ils ne cessent de batailler et de s'opposer pour limiter, chacun pour soi, le nombre d'épines sur leur cactus. Certains (qu'on appelle des « alter-épineux ») sont mêmes là, pris d'une bonne conscience et animés de la meilleure intention, qui réclament plus d'équité dans le nombre d'épine par cactus, voire carrément l'égalité.
Mais curieusement, pratiquement personne ne semble songer que le vrai problème, c'est le cactus…
Eh bien ! ce monde, c'est le nôtre, le cactus, c'est le système néo-libéral mondialisé, et ses épines, ce sont tous les inconvénients que nous en retirons (sociaux, environnementaux, guerre pour les ressources, migrations économiques, terrorisme, etc). Tout le monde semble parti sur l'idée qu'il faudrait répartir plus équitablement le poids des inconvénients, en favorisant tel ou tel côté de l'activité économique (opposition gauche-droite), et pratiquement personne ne semble prêt à admettre que le vrai problème, c'est le dogme économique néo-libéral lui-même. Nous passons notre temps à nous partager les épines que nous avons dans le slip, sans nous rendre compte que les vrais maîtres, ceux qui n'ont pas de cactus dans le slip, nous l'ont mise bien profond, et rigolent tous les jours de nous voir descendre dans la rue pour réclamer des mesures qui feront encore leur fortune, et encore notre malheur. Tant que nous ne saurons pas voir cette vérité, nos combats resteront vains, qu'ils nous portent à gauche ou qu'ils nous portent à droite.
-
à www.laguerredesmots.com-yannick
De Gringo
| 16H32 | 21/03/2008 |
Votre métaphore est très jolie, mais j'ai l'impression d'y voir un serpent qui se mord la queue.
Les gens dé-cactusifiés sont bien les représentants de l'état (et accessoirement leurs amis actionnaires bien récompensés) qu'ils soient de gauche ou de droite d'ailleurs à vous lire ?
Alors à quoi servirait que « QUE L'ETAT RECUPERE LE DROIT DE PRODUIRE DE L'ARGENT ! » ?
à Gringo
De jojo1er
17H09 | 21/03/2008 |
Depuis que l'état français a renoncé au droit de frapper monnaie il a dû régler en intérêts auprès des banques auxquelles il a cédé ce droit à peu près l'équivalent du montant de sa dette actuelle….
Il y avait une blague avec le communisme qui disait « le communisme c'est donne moi ta montre, je te donnerai l'heure », on peut en penser ce qu'on veut…
Le libéralisme c'est « donne moi ta planche à billets, je te louerais de l'argent »…bien sûr c'est comme à chaque fois avec les libéraux l'état qui donne et la banque qui encaisse.
http://www.fauxmonnayeurs.org/
Jojo1er, …
à Gringo
De marie 75
10H00 | 22/03/2008 |
nous sommes européens … malheureusement !
à www.laguerredesmots.com-yannick
De Thiery
21H43 | 21/03/2008 |
Bouhhhhh ! ! ! ! ! respire Yannick ! Tu vas pèter un cable là ! ! !
On s'informe , on s'informe, on fait même que ça ! ! !
à Thiery
De www.laguerredesmots.com-yannick
pays de gex | 21H56 | 21/03/2008 |
Je suis déjà en train de péter un cable, ce qui m'énerve, c'est cette manière qu'ont absolument tous les journalistes de continuer à nous raconter que le chateau de cartes ne va pas s'effondrer.
c'est tellement hallucinant, pour moi, lire rue 89 ne sert plus à rien puisqu'ils décident de ne pas nous informer sur ce qui se passe, ne pas aller au fond des choses.
C'est comme poser une serpillère sur la merde du chien et se demander pourquoi ça sent.
Il y a quand même la vie de millions de gens en jeu, notre pays va se casser la gueule, les solutions sont là, devant notre nez et ils s'amusent à écrire des articles où ils se demandent pourquoi la croissance n'évolue pas.
C'est simple, notre économie est basée sur la dette, plus tout le monde s'endette, plus l'économie tourne. Si vous remboursez tous vos crédits et si, par miracle, les états paient leur dette, l'économie s'effondre.
Alors oui, ça me fout les nerfs de voir que des gens censés nous informer ne prennent pas le temps de savoir de quoi ils parlent.
Autant étrangler les pauvres directement, arrêtez de les faire souffrir
à www.laguerredesmots.com-yannick
De jcb29arz
Retraité à Dijon (Bourgogne) | 15H54 | 24/03/2008 |
@laguerredesmots.com-yannick (Pays de Gex)
« Le vrai problème, c'est le dogme économique néolibéral lui-même…. »
ET TOUTE LA QUESTION EST DE SAVOIR :
Quand nous nous faisons « tailler un costard »…
Pour le pantalon :
« Est-ce que nous “portons” à droite ou à gauche ? »
… Car en plus des épines de cactus dans l'slip… On peut avoir une inflammation des joyeuses… ce qui peut nous rendre agressifs et même exécrables !
Et tu ajoutes :
« Une poignée d'habitants cependant n'ont pas de cactus dans le slip. Et comme ils n'ont pas de gêne, ils ne sont pas obnubilés par leur douleur »
Tous ces problèmes peuvent se résoudre, en prônant, la liberté de choisir son « tailleur », son « bonnetier »…
plutôt que de se faire imposer des produits « made in china » et consort… qui paupérisent les peuples qui les fabriquent et enrichissent les « nababs » néolibéraux… qui sont les VRAIS « maîtres du monde »… avec les « magnats du pétrole »… les « marchands d'armes »… les producteurs de plants transgéniques, etc… etc…
C'est une forme de boycott qui serait très efficace…
Sommes-nous prêts à brandir cette arme là ?
Idem pour des tas d'autres produits de « grande » consommation !
De gribouillemoqueur
15H10 | 21/03/2008 |
Dire qu'il y a quelques mois on nous promettait que le pasquet fiscal, les heures sup et les actions entreprises par le gvt à travers les réformes devaient faire rebondir la croissance française. Le pdt n'allait-il pas jusqu'à promettre d'aller chercher la croissance avec les dents ?
Les élections municipales ont mis le feu aux idoles de papier. Un membre de l'UMP a qualifié récemment les fameuses réformes de « réformettes ».
Aujourd'hui on enfonce le clou. La révision tardive des chiffres de la croissance marquent un retour à la réalité et surtout un constat d'impuissance du gvt non seulement face à la conjoncture mais sur sa propre capacité à gérer le pays.
Pire la récession économique qui s'annonce laisse l'image d'un gouvernement déniant la réalité jusqu'a ne plus devenir crédible. Depuis des mois, bon nombre d'observateurs qualifiaient le budget de l'Etat 2008 d'irréaliste.
Cette situation n'est pas sans rappeler la canicule de 2003 qui laissa la vision d'un gouvernement aux abonnés absents quand les français avaient besoin de lui. Le gvt semble en effet davantage se préoccuper de l'équilibre de son budget que d'apporter des réponses concrètes au choc économique qui s'annonce.
Les français seront probablement le seul peuple d'Europe à subir la récession économique abandonné qu'il sera pas un gvt imprévoyant habitué à user des rares marges manoeuvre budgétaire pour maintenir un train de vie que l'on sait dispendieux.
à gribouillemoqueur
De MAGENTA
Pesteux génétique | 16H35 | 21/03/2008 |
Oui mais on a un bô sous marin en plus ! ! Et bientôt ,il l'a promis un bô porte avions tout neuf ! !
à MAGENTA
De Seccotine
16H45 | 21/03/2008 |
Et comme ça ne suffit pas… un « bô » avion pour transporter le Président, avec tout ce qu'il faut dedans pour représenter dignement la France, pendant que les pauvres français eux, circuleront en haillons sur un vélo (ou même à pieds) !
à Seccotine
De Fuel_Injected
17H03 | 21/03/2008 |
Et les caisses sont vides mais pas pour celui qui les tient !
Si avec ça y nous prépare pas la guerre pour remonter dans les sondages, j'aurais rien compris à la vie !
De Le Yéti
yetiblog.org | 18H16 | 21/03/2008 |
UNE IDÉE MORTE
La croissance est une idée durablement morte. Et le phénomène n'est pas uniquement français. Explications :
Quelle croissance pourrions-nous encore attendre ? Il y a des lustres qu'on a tout et plus que tout. On est gros. Pour alimenter la machine à croissance, il y a des années qu'on en est réduits à créer artificiellement des besoins. Le 4X4 dernier cri, le nouveau téléviseur plasma, le téléphone qui fera bientôt le ménage, le steak clôné… Et pour accélérer le rythme totalement échevelé et imbécile de la machine, on a inventé le crédit. Seulement voilà, le consommateur sature. La consommation patine. Et le surendettement fait craquer tout l'édifice. La machine a de méchants hoquets.
Or, jusqu'à preuve du contraire, la consommation est le moteur incontournable de la croissance. Sans consommation, plus de croissance, et sans croissance plus de système.
Qu'à cela ne tienne, grâce à la mondialisation, il reste les pays émergents, la Chine, l'Inde… Allez hop, on délocalise à tout berzingue (renforçant au passage le bazar entre nos murs, mais c'est pas grave ! ). Seulement il y a un hic : les pays émergents, eux aussi dépendent de la consommation. Or comme chez eux, la population a encore moins de moyens de consommer que chez nous, il leur est impératif d'exporter. Vers chez nous. Qui saturons. La boucle est bouclée, le cercle est vicieux en diable.
Certains des agonisants cherchent encore à nous embrouillaminer le cerveau avec des explications techniques fumeuses : ce n'est qu'un rééquilibrage, un recul pour mieux sauter, on s'en remettra comme des crises précédentes.
Ne les croyez pas, c'est du vent. Les précédentes crises (le choc pétrolier ou l'explosion de la bulle internet, par exemple) étaient dûes à des causes bien ciblées et datées. Des cailloux dans la chaussure. Suffisait juste de changer de godasses (la bulle internet explose ? Pas grave, on passe à la bulle immobilière.) Mais là, toutes les bulles sont crevées, c'est toute la machine qui est en train d'imploser. Demandez-leur donc quelles sont les perspectives restantes. Néant. Tout part à vau-l'eau. Ils sont morts ou presque. Et ils le savent.
La croissance est un rêve enfui. Nous allons au devant d'une période certainement bien sombre. Je vous fiche mon billet que nous serons fixés avant fin 2008, mi 2009 au plus tard. Le temps que les banques centrales épuisent leurs dernières réserves à maintenir les moribonds sous perfusion.
Mais ne sautez pas tout de suite par la fenêtre ! Rappelez-vous que c'est à l'issue des périodes les plus sombres, qu'on été obtenues les plus importantes avancées sociales (Front Populaire de 1936, ordonnances du Conseil de la Résistance en 1945, lois féministes post soixante-huitardes).
à Le Yéti
De Syphys
19H15 | 21/03/2008 |
On parle de croissance et de consommation le hic c'est qu'il faut non pas consommer pour la croissance mais consommer plus qu'avant ce qui aggrave plus encore la crise qui s'en va pour être spectaculaire et rapide car exponentielle tout étant lié… Acheter des pâtes et de l'huile ! (Me voir proposer d'acheter des choses me fait frémir je deviens un vulgaire consommateur…)
Adieux barre chocolaté faites pour nous faire maigrir et autres subterfuges (genres 5 fruits et légumes par jours) qui avec nos 3 repas quotidiens nous permet de consommer, manger encore et encore sans satiété car l'estomac dilaté ! Commençons par être réaliste écoutons notre corps ne mangeons plus pour maigrir ! ! Heureusement, la crise va nous aider à grader la ligne ! !
En plus de l'espoir d'avancées sociales ; )
Vive la crise : les bulles ont crevées, crevons l'abcès d'inepties ! !
De YoshiL7
16H48 | 21/03/2008 |
En ces temps de crises qui bouillonnent donc, un petit tour chez Backchich.fr qui nous annonce :
« Le Ni-Ni peu douillet de Nicolas »
Sarko 1er nous propose un nouveau programme « ni ralentissement des réformes, ni plan de rigueur »… c'est le fameux Ni Ni de Mitterrand du coup… Pour faire simple, le ni ni (meme en temps de crise qui couve) qui va servir a SArko 1er de duper l'ensemble des gens en faisant croire qu'il n'y aura rien de cela, qu'on hesite… mais ce sera tout le contraire du coup… Ca va promettre des lendemains diffciles aux fonctionnaires, salariés, retraités, sans emploi etc… car par le Ni Ni, Sarko 1er va nous la jouer plein de réformes qui seront rigoureuses pour de nombreux d'entre nous.
Tout est bien expliqué ici : http://www.bakchich.info/article3070.html
De Ater76
Militant Gauche Alternative | 17H00 | 21/03/2008 |
C'est l'impasse ! ! que tout s'ecroule et ceux les mieu preparé seront ce qui l'on predit… Le liberalisme n'est qu'une illusion, seul les economiste a la solde des pouvoir pensent le contraire ! la faillitte ou le plan de rigueur ? a votre avis qui va payer la note ?
moi je m'en fout j'ai deja plus rien… ils m'ont deja tout pris !
a tous les conssomateurs fous ! ! stopez tout et prennez les devant vers la decroissance… il y a des moyen simple de consommer pour presque rien ! ! achetez utile ! ! c'est pour pour le vote utile, vous avez su le faire et bah là c'est pareil ! ! c'est ca ou l'effondrement et vous en serez les premieres victimes… et comptez pas sur nos politiques pour tendre les mains ! ! non non … vous n'etes que des domages colateraux ! le liberalisme c'est chacun pour soit quand tout se barre en vrille ! ! et eux sont pret… courage
De Rébus
révolutionnaire à clavier | 17H13 | 21/03/2008 |
le seul moteur stable et performant de la croissance ces dernières années, c'était la consommation des ménages.
Aucune augmentation significative de salaires ou des minima sociaux, inflation, hausse des loyers, du carburant ; taxes en tous genres , autant de raispon qui font que cette consommation se plante.
Les 15 milliards distribués cet été l'ont été en pure perte, ce n'est pas de l'argent réinjecté directement dans l'économie. On a affaire à des idéologues ; la preuve, ils continuent de claironner que tout va bien ou alors, c'est pire ailleurs..
Le prochain prétexte ? La crise mondiale qui arrive. Pas faux, sauf que toutes les marges permettant de lutter contre ont été abandonnées, dilapidées
http://sarkobasta.over-blog.com
De Impots-utiles.com
www.impots-utiles.com | 17H20 | 21/03/2008 |
c'est surement le meilleur moment pour investir dans l'armement avec l'argent du contribuable ………
http://www.impots-utiles.com/sarkozy-soffre-un-nouveau-sousmarin-avec-no…
De stangrof
17H21 | 21/03/2008 |
Qui est vraiment christine lagarde ?
http://www.voltairenet.org/article17340.html
De Fuel_Injected
17H28 | 21/03/2008 |
Comment il a dit le devedjean à Lyon ? S….. !
Effroyable ton info, elle luttait contre les entreprises françaises pour défendre le bien des Usa !
Tu crois qu'elle sait où elle bite cette tower encannée
De Fuel_Injected
17H24 | 21/03/2008 |
La croissance française peut-elle complètement caler ?
La réponse à cette question : Juste filocher la photo et lagarde en folie avec sa canne Vuitton à 15.000 €
Peut y avoir mieux comme regard vers l'avenir !
Tous debout pendant qu'il en est encore temps !
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 17H28 | 21/03/2008 |
Bonjour à toutes et tous,
La croissance Française est complètement calée !
« Nous faisons retourner l'ensemble de nos modèles économiques sur la base d'éléments chiffrés un peu différents », a déclaré la ministre de l'économie sur Europe 1, en rappelant que le budget 2008 avait été construit sur la base d'un euro à 1,35 dollar et d'un baril de pétrole à 75 dollars.
Bésitos
Eric Bloggeur Mulhousien
http://monmulhouse.canalblog.com/
De TARPON
17H38 | 21/03/2008 |
Depuis la recession de 1992 ,la France n'a connu aucune periode de croissance .Avec des taux annuels autour de 1,5% (sans tenir compte des emplois perdus) on ne compense meme pas l'inflation.
Les chiffres du chomage sont à la baisse mais le « vrai » chomage augmente et touche maintenant toutes les categories de la population.
On a cree deux marchés economiques,l'un officiel avec un chomage calculé et des emplois identifiés sur lesquels le gouvernement assoit sa politique,environ 60% de la population active.
L'autre marché est sousterrain à l'italienne et tire la consommation : là les regles sont differentes avec les exclus du marché du travail et des statistiques se construit une economie opportuniste sans regles,sans charges .elle permet à toute cette tranche de français de survivre dans un monde parallele .
La france perd tout ses emplois dediés à la production ,la delocalisation s'impose dans tous les domaines ,emplois non compensés par des activités de services qui se delocalisent à leur tour .
On va arriver à un moment de bascule où la face cachée deviendra majoritaire faute d'avoir voulu à temps redefinir notre economie.
Seules les ventes d'airbus ont caché pendant des années la misere de notre commerce exterieur,mais maintenant ? la croissance ,a part les prix des produits alimentaires et les indemnités de nos élus je vois pas bien ce qui pourrait avoir progessé dans ce pays depuis 15 ans
De freestyler
17H41 | 21/03/2008 |
La seule croissance que j'observe réside surtout dans l'augmentation exponentielle de la différence entre revenus du capital et du travail actuellement.
La croissance est un concept obsolet puisqu'elle ne concerne qu'une élite d'industriels, de financiers, et de spéculateurs professionnels, parlons plutôt d'empreinte écologique voilà un concept plein d'avenir dans une société qui se vante de faire du développement durable.
Travailler plus, pour gagner plus ne s'applique qu'aux salariés de base (et encore ceux de PME)et certainement pas aux spéculateurs de tout poil pour qui l'argent travaillent pour eux.
Elle est pas belle la vie.