
Il y a quelque chose qui prend à la gorge dès l’entrée de la rétrospective que le centre Pompidou consacre à l’artiste franco-américaine Louise Bourgeois, un point aveugle qui saute aux yeux.
La première installation visible est un groupe de totems en bois polychromes patinés, évoquant la statuaire primitive africaine. Silhouettes filiformes aux bras raides le long du corps ou en croix, visages sans regards. Leur nombre, huit, pourrait donner l’illusion d’une communauté, mais c’est une sensation d’absence totale de liens entre eux, renforcée par la distance maintenue entre chaque pièce, qui d’emblée donne le ton de l’exposition. Une exposition qui d’un bout à l’autre hurle en silence le manque et la solitude.
Drame et magie de l’enfance
Née à Paris en 1911, Louise Bourgeois vit et travaille à New York depuis 1938. Il n’est pas inutile de rappeler, pour celle dont c’est la première grande rétrospective en France, qu’elle est devenue, dixit à juste titre la plaquette remise aux visiteurs, "une référence majeure de l’art contemporain". C’est un truisme de dire qu’une œuvre est liée à la biographie de celui qui la réalise. Louise Bourgeois n’échappe pas à ce lieu commun, à ceci près qu’elle le transcende.
Premières lignes de son autobiographie:
"Je m’appelle Louise Joséphine Bourgeois. Je suis née le 25 décembre 1911 à Paris. Tout mon travail des cinquante dernières années, tous mes sujets, trouvent leur source dans mon enfance. Mon enfance n’a jamais perdu sa magie. Elle n’a jamais perdu son mystère ni son drame."
Ces mots ne doivent pas être pris à la légère. Comme en prise directe sur son inconscient, Louise Bourgeois met en scène et en formes palpables ses fantasmes les plus inavouables, comme cette "destruction du père" (1974). Il s’agit d’une chambre, constituée d’une myriade de bulbes en résine, rosâtre comme une cavité vaginale. Au centre, dans les même teintes, un lit rigide comme une table de dissection. Sur cette couche sinistre, un corps débité en petits morceaux, couronné par la forme d’une tête décapitée, posée à la verticale.
Louise Bourgeois s’explique très posément sur la genèse de cette installation. Petite fille, elle partageait avec ses frères et sœurs un énième repas à la table familiale, où le père, entre deux bouchées, ne cessait de se vanter devant sa progéniture, tant de ses réussites professionnelles et sexuelles, que de son indifférence à leur égard.

De vrais morceaux de papa cru
Exaspérée par tant de fatuité, ladite progéniture ne fait ni une ni deux, se jette sur l’abhorré, l’étouffe de leur manque d’affection, puis, à l’aide des couteaux et fourchettes à disposition sur la nappe, le débite en tranches, avant de poursuivre, enfin apaisée, son repas, cette fois agrémenté de vrais morceaux de papa cru.
Toute son œuvre peut se lire comme la visite de la maison d’enfance, où elle n’a jamais trouvé sa place. Les "Femmes maison", leitmotive de son travail depuis les années 1940, associe, dans un terrible inconfort, l’organique à l’architecture: ce sont des habitats sans fenêtre, traversés de part en part par un corps dont seule les extrémités dépassent en crevant les murs.
Fille de grands restaurateurs de tapisseries anciennes, elle est initiée, dès l’âge de onze ans, a cet art curieux qui consiste à ravauder, avec du fil et une aiguille, les parts manquantes des pièces confiées à ses parents. Cette matière en lambeaux et l’image hyper érotisée d’un père obsédé sexuel forment le très riche gisement d’un imaginaire qu’elle n’a pas fini de ravauder.
Les copulations sont macabres: tels deux mannequins de tissus noirs, sans tête, l’un (ou l’une) avec une jambe prothèse, qui partagent une étreinte d’insecte. Au dessus d’eux, à côté, devant derrière, en résine, en marbre ou en bronze, fourmillent des organes génitaux masculins joliment titrés "Fillettes".
Autour des couples comme un chien malade
"La petite Louison, note-t-elle dans un de ses innombrables carnets intimes, tourne autour des couples comme un chien malade." Les pièces maîtresses du parcours sont des pièces à part entière: encloses derrière des panneaux de chêne sombre, les "Red Room" 1994, sont les projections du cauchemar de l’enfance, peuplés de lambeaux de tapisseries, de bobines de fil de toutes couleurs montées en fuseaux, d’os usés qui servent de portemanteaux à des nuisettes de fine dentelle, de matières organiques percées d’aiguilles.
On regarde ces œuvres, voyeurs obligés, par un interstice entre deux murs, et rares sont ceux qui en sortent indemnes. On ne détaillera pas d’avantage ici les objets exposés, pour laisser au visiteur l’effet de surprise.
Avis aux âmes sensibles : cette femme de 96 ans, d’une extraordinaire beauté (voir la photo de Robert Mapplethorpe) sait transmettre comme nul autre l’envahissante présence de l’absence.
► Louise Bourgeois. Une rétrospective. Exposition au Centre Pompidou - jusqu’au 2 juin - tous les jours sauf mardi et le 1er mai, de 11h à 21h. Catalogue, sous la direction de Marie Laure Bernadac, 320p., 300 illustrations couleurs, 39,90€.
Photos: ‘Altered States’, 1999 Encres de couleur, crayon, stylobille sur papier fort (48x60,5 cm). © Collection du Centre Pompidou, diffusion RMN, photo Jean-Claude Planchet © Louise Bourgeois. ‘Cumul I’, 1969, Marbre, bois (57x127x122 cm). Centre Pompidou, MNAM, Paris. © Collection du Centre Pompidou, diffusion RMN, photo Philippe Migeat © Louise Bourgeois.






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Chez d’autres cette démarche lasserait vite le public mais Bourgeois a une telle cohérence, une telle maîtrise et une telle volonté que l’on découvre à chaque fois quelque chose de plus intense, une nouvelle dimension venant enrichir une expérience déjà très particulière. Le regard d’un animal blessé mais bigrement intelligent. Avec Bacon, un drôle de miroir du XXe siècle.
La lisibilité et la beauté c’est lié vous savez elle-vessia, là franchement on comprend rien à ce que vous dites.
« ON NE COMPREND RIEN » : ce serait plus li-si-ble sans lier !!
Ce-que-l’on-conçoit-bien-s’énonce-clairement-et-les-mots-pour-le-dire-arrivent-aisément…
Damned, encore raté, mais merci à Nicolas B. qui a su me souffler la phrase qui tur-lu-tutu ….
Elle-vessia est une artiste… visuelle.
Il lui sera beaucoup pardonné.
BOF!
C’est tout ma grande? Nous vous connûmes plus crâneuse…
j ‘adore son travail ! voici quelqu’un exprimant es visions artistiques ..bon dieu ,par les temps qui courrent …c’est rare ..merci dame louise .vous ferez date ….poursuivre !!!
Artivi, nouveau site de vidéo d’art, propose un aperçu de l’exposition.
http://www.artivi.com/newsletter/news1.html
Toutes ses oeuvres,je pense sont le magnifique résultat de ses luttes intérieures:ne pas sombrer dans la dépression,dans l’angoisse et surtout être toujours aimée…
Des insectes ,une araignée géante qui effraie certainement les enfants….(un père qui a leur gouvernante comme maitresse)..et d’autres oeuvres incontestablement belles et sorties directement de ses tripes et de son mal d’être..dans un contexte familial assez glauque…
C’est beau,ça dérange….
Il y aura peut-être d’autres lieux d’expo en France
ou en Suisse?
L’expo poursuivra son parcours entamé à la Tate, mais plutôt dans la direction des States (Guggenheim NYC, LACMA, DC…).
merci…
Depuis l’enfance Louise Bourgeois chemine sur le chemin de la mort. Nous sommes tous des morts en sursis. Pas Louise Bourgeois. C’est avec la mort qu’elle a créé son œuvre. Pour plagier Picasso, la mort lui fait faire ce qu’elle veut. Sans son père, pas de raison de composer ce qu’elle a composé. D’un tel choc un enfant devient fou ou artiste (autiste).Ce 20ème siècle ressemblant à son père, son œuvre ne pouvait finir que par lui être comparé.
Un siècle où les valeurs qui ont toujours été à l’origine des œuvres d’art, ont été anéanties. Pourquoi ? Pas à cause de ce que nous trouvons dans les livres d’art, « l’académisme », le « nu bourgeois », la guerre, mais à cause du silence des artistes.
Oui, je pense que le mimétisme n’aurait pas du être sacrifié par ignorance. Oui, je crois Picasso quand il dit, « l’art nègre, connais pas ».
Comment pouvons-nous accepté l’art d’un siècle, qui a produit tout, sauf ce sacré présent dans les œuvres du passé.
Ce siècle, en art plastique, n’a produit que de la peinture d’histoire. Comparable aux peintures narrant les batailles napoléoniennes ou les œuvres dites « pompiers », illustrant le passé qu’il était impossible de photographier. De ces œuvres du 19ème il ne reste rien.
Heureusement quelques peintres enseignèrent le savoir, qui lui n’avait rien à voir avec l’histoire du moment. Mais avec le Passé. Merci David, merci Ingres, merci Gros, merci Géricault, merci Delacroix.
J’apprécie l’œuvre de Bacon. Ce n’est pas parce que l’on sait maintenant ; que sans la découverte des œuvres de Picasso des années 20 (Il est important de l’écouter, car il donne les années et les œuvres précises) et sans le mimétisme appliqué à des photographies de ses amis, nous continuerions à raconter n’importe quoi. Bacon c’est bien, mais le mimétisme y est pour beaucoup. Moore, de même. Pour Moore ce fut Michel Ange son Picasso.
Tout le reste, depuis le mouvement Dada, l’après guerre 14-18 et aujourd’hui, est littérature et parfois poésie. Des œuvres littéraires illustrées avec des formes en 3D. Louise Bourgeois raconte sa « vie ».
Les œuvres ne sont pas là pour raconter. Pourquoi une guerre devrait-elle jeter à la poubelle un processus vieux ce milliers d’années. Tout simplement, parce que des ignorants en histoire de l’art, ont choisi d’être « moderne ». Cézanne, Matisse et Picasso en se taisant sur leur processus ont participé à son extinction. Je ne comprends pas, que « l’enseignement des arts » ne puisse pas aujourd’hui être revu, comme on a revu les discours sur les processus de Bacon ou Moore.
L’histoire est ce qu’elle est. En aucun cas, et c’est heureux, elle ne peut pas être modifiée. Mais le rôle des chercheurs et des théoriciens qui se disent spécialistes des techniques dans l’art du passé devrait permettre de sauver ce qui a été rejeté.
Mais encenser, une femme qui raconte son drame personnel, ne laisse rien présager de bon pour l’avenir.
Le sacré n’émane jamais d’un homme ou d’une femme, mais d’une langue (pour le littéraire) ou de processus ancestraux respectés (pour les arts plastiques). L’art n’est jamais jailli d’une femme ou d’un homme nus. Mais bien d’œuvres du passé.
Balzac qui avait une mémoire « absolue », grâce à ce que Delacroix lui raconta sur le processus créatif en art, a pu écrire son « chef d’œuvre absolu ». Cézanne et Picasso l’avaient bien compris.
Si l’histoire des arts doit être enseignée à l’école, merci à ceux qui l’enseigneront au moins d’y penser. A quoi ? A ne pas mélanger enseignement et histoire. L’école est à l’enseignement des pratiques artistiques, ce que les informations médiatiques que nous recevons chaque jour sont à l’histoire des arts.
Salut, Picasso,
Je suis aussi passionné par le mimétisme en art, je vous rejoins, on l’oublie trop.
Plus on l’oublie, plus les oeuvres se ressemblent: enlevez le discours autour, il ne reste pas grand chose, un éternel même qui s’esquive.
J’aime aussi Bacon, je l’avais rencontré à la sortie d’une expo au musée d’Orsay, il y a quelques années.
Ses expos à Templon dans les années 90, rue de Téhéran, m’ont marqué.
Il ne reste plus rien, Lucian Freud vieillit, et on ne l’a pas vu à Paris depuis longtemps.
Avez vous vu la dernière expo Garrouste?
Pour Louise Bourgeois, je respecte son travail, une femme plein de talent, mais ses dessins me semblent faibles. Après, on idéologise, on émotionise, on radote.
C’est comme pour Duchamp, il a fuit la térébenthine parce qu’il en avait peur, et la médiocrité de ses toiles lui faisait honte. Rien de plus pompier que son Nu descendant l’escalier. Trop intelligent pour être peintre.
Bien à vous.
Bonjour Thélème
Je n’ai pas vu l’expo Garrouste, mais ce qu’il fait ne me plait guère. Le début était prometteur. Il est tombé dans l’illustration. On ne réinvente pas la peinture en utilisant des pratiques anciennes quand le sort a voulu que des fabricants de couleurs inventent le tube transportable. Je préfère la démarche de sa femme inventant des meubles (si je ne me trompe pas!)
D’accord avec vos propos. Je serais curieux de savoir ce que vous pensez de ma thèse sur le mimétisme. Celle sur « Madame Cézanne » est subjective. Merci de la laisser de côté pour l’instant ! Mais comment ce fait-il, que sur le reste, les critiques se taisent. Un travail sur blog ou sur livre c’est la même chose. 30000heures de travail pour des prunes!
Tous les musées du monde où sont accrochés des « Picasso » sont au courant. Les critiques d’art, les conservateurs, les historiens itou. Et rien ne bouge. Le mimétisme est-il une maladie? A-t-il tué la peinture et la sculpture? Si c’est le cas, que la démonstration soit faite, et surtout que les preuves que j’avance, du mimétisme pratiqué par Picasso sur des oeuvres connues, me soient critiquées et contredites avec démonstration à l’appui. Les mots, trop facile! Voir, savoir regarder, c’est autre chose. Je ne tue pas les « Picasso », ni Picasso, en offrant une autre lecture où le processus est objectivement indiscutable quand on a deux yeux ou un seul.
Si vous avez un moment (15 minutes) rendez vous aux pages 91 et 90 (début en bas de page) et aux pages 7 et 8 (Rubens-Picasso) au chapitre 1 de ma thèse. Si je n’apporte pas les preuves de ce que j’avance, alors expliquez moi ce qui ne va pas ! Merci
http://pikasso02.skyrock.com/
Impressionnant votre blog!
J’imagine le nombre d’heures de boulot. Éditez un livre sur le sujet.
Concernant le mimétisme, on confond souvent mimétisme et imitation: le mimétisme est de l’ordre du désir, l’imitation du calque, de la reproduction.
Picasso fut un grand mimétique, comme tous les grands artistes: il chercha ce que désira avant lui les Velazquez, les Gréco, les Poussin. Entre grands d’Espagne, mon désir sera le tien. Tu fus grand car ton désir de peindre vint d’un autre plus grand qui vécut avant toi, Titien, Véronèse, Rubens.
Ce furent les grands mimétiques qui révolutionnèrent la peinture: proche de nous, Manet, puis Cézanne, puis Picasso, puis Bacon.
Encore plus proche de nous, rien, car les artistes confondent mimétisme et imitation, et leur désir d’être unique, autonome, les tuent.
Sans réflexion sur le mimétisme, il ne reste que la mort: définition de l’Art Contemporain officiel, revigoré à coup de millions de dollars.
Je suis sûr que vous comprenez tout ça.
Lorsqu’on peint, on dialogue avec des morts, qui souvent sont plus vivants que beaucoup de nos contemporains.
Bonne chance dans votre travail, pikasso02.
Si Théième se met à aller VRAIMENT sur ton blog, Pikasso02, tu fais comment, concrètement, tu te dédoubles?…
Thélème, j’espère vous retrouver sur d’autres sujets.
Mais ce n’est pas en une heure que vous avez pu voir mon blog. Voir qu’il comportait de nombreuses pages, cela est évident, mais ne prouve rien. Pourquoi éditer un livre puisque mon blog existe. Vous pouvez donc le lire dès à présent. Vos commentaires sur le mimétisme ne pourront être qu’intéressants et qui sait provoquer un dialogue. Merci de les laisser en bas de la première page. Bonne journée
http://pikasso02.skyrock.com/
Hé Hé Hé!!! Il est trop marrant pikasso02.
A quand un autre direct de la même eau avec Théière?
@Théième
C’est reparti : la laisse est prête, voici le collier…
Vous n’êtes jamais que l’antépénul…théième d’une longue liste, après tout!!!
Il va finir par tomber pour racollage passif sur Rue,le Pikasso02…
Ada-Ada(sur son bidet), sans P majuscule mon pseudo. Merci. pikasso02. Si je dérange certains d’entre vous, tant mieux. Mais deux c’est pas beaucoup! Promis, si vous êtes 50, d’inscrits sur Rue89 à vouloir que je parte, 50 votes et je quitte le navire!Mais qui êtes-vous donc Ada_Ada(sur mon bidet)? Où sont vos critiques? N’êtes vous ici que pour faire des jeux de mots? Mais vous avez sans doute raison! Car peu de personnes me répondent. Vous avez au moins le mérite de dire ce que vous pensez! Untel aime, tel autre n’aime pas!
Pour quelqu’un d’inscrit depuis une semaine, je trouve vos propos sur mon racollage des plus douteux!!!
Je le comprendrais si vous étiez un ancien.
Enfin,vous ne faites pas de fautes d’orthographe, c’est déjà ça!
oui, mais….racollage avec un-e L seulement, désolée nul(le) n’est parfait-e…
OUFFF !
Vous avez remarqué la virulence de certains très nouvellement inscrit. Pas sympas du tout, bien à droite et instruits, à défaut d’être intelligents. Je parle pas du prétendu dadaïste sur son bidet, je l’ai jamais lu ailleurs.
Ils attaquent frontalement de manière à suciter des réactions violentes, si bien que l’on ne parle plus du sujet. Je vous suggère de le laisser sur son bidet à parler et invectiver tout seul. Il va bien finir à avoir quelques hémorroïdes.
Bien vu et bien remarqué, je me suis dit qu’il fallait les laisser s’amuser…
Alors BOOOOOFFFFFFF !
@ déluge
« Ils attaquent frontalement de manière à suciter des réactions violentes, si bien que l’on ne parle plus du sujet »
Et si je vous prenais au mot, si on parlait d’art un tout petit peu, et de la dame dont il est question dans l’article plus haut..
Je ne repprendrai pas les propos d’Elle-Vessia, c’est niveau Chocapic, comme dab.
Mais par exemple, ce que dit ellejo à 22h44, je trouve ça très bien, très beau, et pourtant je suis loin de partager l’admiration qui est la sienne pour l’oeuvre de Louise Bourgeois.
Il y a beaucoup de choses intéressantes dans le post de 00h16 de Pikasso02 et qui mériteraient d’être développées.
Ce qu’il dit de la mort en général et de Louise Bourgeois en particulier, c’est bien non?…
Quand il dit :
« Comment pouvons-nous accepter l’art d’un siècle qui a produit tout, sauf ce sacré présent dans les oeuvres du passé ».
Cela nous renvoie à la « perte de l’aura » si bien diagnostiquée par Walter Benjamin.
Quand il dit:
« Tout le reste, depuis le mouvement dada, l’après-guerre, 14-18 et aujourd’hui est littérature et aujourd’hui. Des oeuvres littéraires illustrées en 3D. »
Précisant : « Louise Bourgeois raconte sa « vie » et
« Les oeuvres ne sont pas là pour raconter » Il a encore raison . Effectivement, les grandes oeuvres ne racontent rien.
Même Pierre Haski s’y est laissé prendre, il y a quelques mois avec l’article sur le peintre chinois Yue Minjun en disant que ce qui faisait la force d’une de ses peintures (celle au grand pan de mur rouge), c’est qu’elle évoquait les événements de la place Tien Anh Men.
Avec tout le respect que je lui doit, sur ce coup-là, il a tout faux.
La force de cette peinture, si force il y a, est ailleurs.
Quand Pikasso02 dit :
« Encenser une femme, une femme qui raconte son drame personnel, ne laisse rien présager de bon pour l’avenir », je crois qu’il a raison et ce qu’il dit n’est pas sans me faire penser au cas Sophie Calle à qui il arrive aussi d’être stimulante, mais qui est tout aussi auto-centrée que sa consoeur.
Dans un monde où « Anything goes », tout fait l’affaire, n’est-il pas?
La souffrance intime, c’est très vendeur, mais je crois franchement que l’oeuvre de Louise Bourgeois est plastiquement très faible.
Le chapître suivant de Pikasso02 sur le sens du sacré est très important et devrait interpeller au minimum quelqu’un comme « V comme vendetta » qui préfère aller sur d’autres forums de discussions débusquer vainement le pseudo-athée-crypto-islamiste et autre méchant-communiste et par dessus le marché nous assommer de ses pensums alors qu’il a une très bonne connaissance de ces choses.
Bref, mon cher Déluge, si vous voulez parler d’art avec moi, ça sera où vous voulez et quand vous voulez.
Mais arrêtez de voir des officines UMP partout,vous vous jouez des tours pendables en vous tendant un miroir bien bêta à vous-même.
Maintenant, je vais vous confier un secret : si je ferme les yeux, là maintenant, et que je pense à vous trés fort ainsi qu’à votre pseudo « Déluge (menuisier), je ne sais trop pourquoi, je vois d’abord des planches, beaucoup de planches, puis me vient à l’esprit une peinture d’Egon Schiele, datée de 1916 et intitulée
« Le moulin à eau ».(109x140cm)
Elle se trouve au Niederôsterreichisches Landesmuseum à Vienne en Autriche.
Sinon, je vote à gauche et n’ai pas d’hémorroïdes.
déluge’menuisier), la personne nouvelle qui apparemment pense comme moi sur le mimétisme, pourquoi serait-elle de droite? pikasso02 serait donc de droite? Le mimétisme serait-il réservé aux peintres de droite? La peinture serait-elle politique? Pourriez-vous, s’il vous plait, vous expliquer un peu plus la dessus? J’avoue ne pas vous suivre.
On s’est poas compris, je parlais d’ Ada Ada
Je ne pense pas pouvoir voir cette exposition… dommage, j’avais appréciée cet univers étrange, fascinant, parfois dérangeant lors d’une expo il ya quelques années à Bordeaux…