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Chirac a-t-il un compte à rendre au Japon ?

Deux journalistes livrent ce jeudi une enquête sur « L'Incroyable histoire du compte japonais de Jacques Chirac ». Entretien.

Jacques et Bernadette Chirac à Tokyo en mars 2007 (STR New/Reuters)

Il y a eu la disparition de Ben Barka, les diamants de Bokassa, la mort de Robert Boulin… Il y a désormais l'affaire du compte japonais de Jacques Chirac. Autant de révélations qui agitent le pouvoir, sans que l'on ne connaisse le fin mot de l'histoire. Autant de révélations qui viennent et reviennent au compte goutte, au gré de la publication de livres d'enquête.

Le dernier en date arrive en librairie ce jeudi. Il est signé Nicolas Beau, directeur de la rédaction de Bakchich, et Olivier Toscer, grand reporter au Nouvel Observateur. Le titre parle de lui-même : « L'incroyable histoire du compte japonais de Jacques Chirac » (éd. Les Arènes*). Ou comment deux journalistes, qui sont quasiment les seuls à croire depuis plusieurs années à l'existence de ce compte, entendent finir de démontrer qu'ils ne faisaient pas fausse piste.

Comme dans toutes ces affaires, donc, ne vous attendez pas à y voir le fac similé d'un document faisant office de preuve irréfragable. Mais l'enquête n'en fourmille pas moins de preuves confondantes pour l'ex-Président, de rétablissements de vérités ou de dénonciations de mensonges.

Une enquête qui a commencé en 2001, quand Nicolas Beau, alors au Canard enchaîné, apprend que la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) enquête sur un compte que détiendrait au Japon le président de la République en exercice. Sur ledit compte, 300 millions de francs.

Rondot « connaît tout sur ce compte japonais »

Deux documents vont alors venir étayer son information. Une note faisant état de l'existence du compte bancaire et signée d'Atama, alias Jean-Claude Guillot, chef de poste des services secrets français à Tokyo. Elle est adressée à trois membres de la DGSE, dont Gilbert Flam, ancien juge d'instruction devenu chef des affaires réservées. Le seul des trois destinataires, selon les auteurs, à rechercher la vérité. Une volonté qui sera contrariée en juin 2002, quand cet homme, par ailleurs encarté au Parti socialiste, « est enfin débarqué ».

Une note et un PV d'audition. Celui du général Rondot, spécialiste des renseignements missionné pour enquêter sur l'enquêteur. Dans le cadre de l'affaire Clearstream, les deux juges d'instruction Huy et Pons l'interrogent fin mars 2006. Au cours de l'entretien, une confidence : le compte existe… et il a été ouvert en 1992. Les juges ignoraient cette précision, qui ne figurait pas dans les documents saisis quelques jours plus tôt au domicile du général.

Flam et Rondot, deux personnages centraux dans cette affaire. Le premier « a beaucoup inquiété Jacques Chirac », expliquent les auteurs, mais il « est aujourd'hui dans le déni absolu ». Le second « connaît tout sur ce compte japonais », bien plus même qu'il ne veut bien le dire :



Un compte qui aurait été ouvert à la Tokyo Sowa Bank. Etablissement dirigé par le sulfureux Shoichi Osada, dont les affaires vont rapidement péricliter. En 1999, la banque est déclarée en faillite et son patron fait un séjour en prison. Peu avant, écrivent les deux journalistes, le magazine japonais Shukan Gendai avait dressé « un portrait peu flatteur du banquier » : harcèlement sexuel des secrétaires, relations troubles avec le milieu du spectacle et de l'immobilier, goûts de luxe…

Du Japon à la Polynésie française

Entretemps, entre l'ouverture du compte et la faillite, ce même Shoichi Osada a été nommé en France chevalier de la Légion d'honneur en 1994, puis officier en 1997. A chaque fois, « à la demande de Jacques Chirac ».

Une fois le compte localisé, restait à découvrir la provenance de l'argent. Les auteurs évoquent deux pistes. La filière polynésienne avec Gaston Flosse, baron de la chiraquie qui tente de régner depuis 1972 sur les cinq archipels français, en principal protagoniste grâce à sa « facilité à dégager du cash ». Et une fondation toujours présente en France et au Japon, fondée par Ryoichi Sasakawa, « criminel de guerre devenu milliardaire » aujourd'hui décédé. De l'argent, en tout cas, qui aurait servi à développer « les pratiques clientélistes » de Jacques Chirac :



Les notes de la DGSE, les liens entre Jacques Chirac et le Japon, ses relations aussi avec la Polynésie… « Tout mis en perspective, à la fin on se dit que c'est évident que ce compte existe », en conclut Nicolas Beau. Ils n'ont pas la preuve irréfragable ? Vrai, mais : « Nous, on est des journalistes, on ne peut pas faire des perquisitions dans les banques. »

La « diplomatie du chéquier » de Chirac

Les deux auteurs espèrent que ce livre poussera juges et policiers à aller plus loin. Car « ce qui est intéressant, au-delà de ces petites économies qu'il avait au Japon », est de voir que « Jacques Chirac a mené une politique étrangère qui ressemble à ce qu'on peut appeler une diplomatie du chéquier » :



Nicolas Beau et Olivier Toscer attendent désormais une réaction de la part de l'ancien Président, qui a toujours refusé de s'entretenir avec eux. De l'ex-Président ou de son entourage. L'avocat de Jacques Chirac, Jean Veil, a promis une action en justice à quiconque évoquerait ce compte. Chiche, lui rétorquent les auteurs. « Tant mieux s'il le fait, il y aurait au moins une enceinte judiciaire où les choses pourraient être débattues. »

Ils ne sont pas les seuls à le souhaiter. Leur ouvrage reprend une interview réalisée par Rue89 en mai 2007. Eva Joly, ancienne juge d'instruction au pôle financier du TGI de Paris, confiait :

« Il me semble vital qu'une enquête soit faite sur les rumeurs très persistantes, et maintenant aussi sur les documents qui existent, sur l'existence d'un compte au Japon qui appartiendrait [à Jacques Chirac]. »

L'incroyable histoire du compte japonais de Jacques Chirac de Nicolas Beau et Olivier Toscer - éd. Les Arènes - 250p., 19,80€.

* Les Arènes est membre de la société des Amis de Rue89.

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Portrait de Les Chats

à Tigerbill Portrait de Tigerbill De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H59 | 20/03/2008 | Permalien

Tigerbill : « les fonctionnaires des impôts n'ont aucune liberté d'action concernant le contrôle fiscal des “hautes personnalités”…. il faut une directive spéciale de Bercy pour le faire, et quand c'est le cas, la plupart du temps, c'est venu d'en haut pour “dézinguer” l'intéressé. »

Et on nous dit qu'on est en démocratie ?

Portrait de Les Chats

à Les Chats Portrait de Les Chats De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 21H05 | 20/03/2008 | Permalien

Encore un message qui ne se place pas au bon endroit…. ? ? Je répondais à Tigerbill 17h00

Portrait de Tigerbill

à Les Chats Portrait de Les Chats De Tigerbill

retraité en CDI en charente-maritim... | 23H55 | 20/03/2008 | Permalien

j'ai bien reçu 5 sur 5…..

Oui, quand même….. ça n'est pas parfait, loin de là, mais oui, on est est quand même en démocratie.

La preuve ? ? on peut écrire tout ce qu'in vient d'écrire sans être inquiétés….

pour le moment… : -))

Portrait de steed1

à en colère Portrait de en colère De steed1

prosateur à mi-temps | 17H07 | 20/03/2008 | Permalien

ma pauvre, les fonctionaires sont comme toi, pas riches !

…« qui nous enmerdent dès que l'on a pas déclaré la totalité de nos revenus “…

fait comme moi, déclare tout.
j'ai pas le choix, je ne gagne pas assez pour en cacher.

Portrait de en colère

à steed1 Portrait de steed1 De en colère

en colère | 17H23 | 20/03/2008 | Permalien

Débile comme réflexion

Et les hauts fontionnaires ils sont eux aussi en difficulté ?

Ma réaction n'était pas anti-fonctionnaire…

Pauvre français que tu es… ! ! !

Portrait de Tigerbill

à steed1 Portrait de steed1 De Tigerbill

retraité en CDI en charente-maritim... | 17H34 | 20/03/2008 | Permalien

exactement comme moi.

[édité] je veux dire, pas comme dans la réponse ci-dessus, qui s'est insérée pendant que je tapais la mienne
… comme steed1, qui ne peux pas tricher…]

Retraité éducation nationale et femme fonctinnaire salariée ( education nationale aussi ), la feuille d'impôts arrive pré-remplie et on n'a rien d'autre à inscrire dessus, n'en déplaise au sieur TARPON. Donc, on paie plein pot.

Mais comme je le répète assez souvent, on ne fait pas partie des plus mal lotis, et je serais prêt à payer encore plus si cela était VRAIMENT au service d'une amélioration de la situation des plus démunis.

Quant à ceux qui , de temps en temps, nantis bien nourris à la bonne conscience satisfaite, se plaignent de payer 10 fois ce que paye, tout en ayant dissimulé 50% de leurs revenus réels, en voulant se faire passer pour des victimes, je leur réponds invariablement la même chose :

Comme j'aimerais payer autant d'impôts que vous ! ! !

Portrait de A.V.

De A.V.

tamagotchi89 | 16H26 | 20/03/2008 | Permalien

Paris sur les combats de sumo ?
Investissements dans l'art ancien japonais ?
Elevage de thon rouge dans le Pacifique ?
Ja-ke Shirak connaît mieux le Japon que la France.
Alors, tout est possible…

Portrait de Tigerbill

à A.V. Portrait de A.V. De Tigerbill

retraité en CDI en charente-maritim... | 16H30 | 20/03/2008 | Permalien

Rémunération de Geishas pour menus services ? ? ? ?

Portrait de sefero49

De sefero49

Soldat mugissant | 17H06 | 20/03/2008 | Permalien

Notre Chirac serait il un Yakuza ? ? ?
On ne l'a pas vu déshabillé depuis longtemps (contrairement à la « first lady » actuelle), peut être est il couvert de tatouages comme tout bon Yakuza qui se respecte…
Messieurs les journaliste de Rue89, si vous faites bien votre travail, vous devez nous trouver une photo de Chirac nu.

Portrait de Chlore

à sefero49 Portrait de sefero49 De Chlore

17H57 | 20/03/2008 | Permalien

Les Yakuza ayant l'habitude de couper une ou deux phalanges à ceux des leurs qui ont faillis je doute que notre bien aimé ex-président J. Chirac en fasse parti : il serait manchot à l'heure actuelle.

Pour la photot il y en a une qui date un peu maintenant : celle au fort de Bregançon

Portrait de Tigerbill

De Tigerbill

retraité en CDI en charente-maritim... | 17H07 | 20/03/2008 | Permalien

A Rue 89

Je viens, par faveur tout à fait spéciale et exceptionnelle ( je hais la censure ), de vous signaler le post du dénommé TARPON.

En tant qu'ex « assimilé batard »

Portrait de eelisa

à Tigerbill Portrait de Tigerbill De eelisa

Délinquante au coin de la rue | 17H10 | 20/03/2008 | Permalien

Merci !
signé : une « ex aussi assimilée batarde »

Portrait de Tigerbill

à eelisa Portrait de eelisa De Tigerbill

retraité en CDI en charente-maritim... | 17H37 | 20/03/2008 | Permalien

Il en faudrait d'autres, car ce torchon haineux est toujours en ligne

Portrait de Julien Martin

à Tigerbill Portrait de Tigerbill De Julien Martin (auteur)

Rue89 | 17H38 | 20/03/2008 | Permalien

Il est supprimé, merci !

Portrait de Tigerbill

à Julien Martin Portrait de Julien Martin De Tigerbill

retraité en CDI en charente-maritim... | 17H40 | 20/03/2008 | Permalien

Merci, je viens de voir, juste après avoir posté…

Portrait de Impots-utiles.com

De Impots-utiles.com

www.impots-utiles.com | 17H07 | 20/03/2008 | Permalien

au moins jacques a été assez malin pour aller un peu plus loin que la frontière allemande ; )
http://www.impots-utiles.com/fraudes-fiscales-au-liechtenstein-dementi-d…

Portrait de Utilisateur désinscri

De Utilisateur désinscri

17H21 | 20/03/2008 | Permalien

bonjour Julien Martin, vous voilà lancé sur le chemin de vos prédécesseurs qui ont déjà parlé - longuement ! -du bras long de notre ex-Président ; petit rappel : l'affaire Boulin et l'affaire Jean Pascal Couraud ;

ceci dit, j'aurais aimé entendre les journalistes du livre en question faire un lien - long, celui-là aussi - entre l'événement de 1979 (liquidation de Boulin, l'argent du RPR), celui de 1997 (liquidation de JPK, le Gip de Flosse), celui d'une actualité plus proche (le fameux compte japonais) ;

j'ai peur que malgré tous les écrits, combats, polémiques, procès, actions… nous n'aurons jamais le droit à la vérité qu'ils essaient de dévoiler ; le contraire signifierait l'effondrement complet du système politico-social qui est en place depuis une cinquantaine d'années ; le pouvoir est plus fort que ceux qui pourtant élisent son (ses) représentant(s) ;

des événements surgissent, on en parle, on les oublie, ils refont surface, on en parle de nouveau et la majorité des gens les oublie ; triste mais vrai

Portrait de Philippe Madelin

De Philippe Madelin

Journaliste | 17H33 | 20/03/2008 | Permalien

J'ai abordé à deux reprises dans mes livres cette question du compte japonais. Dans Jacques Chirac, une biographie (Flammarion), et « Dans le secret des services » (Denoël). Bien que ce ne soit guère romanesque, j'ai toujours douté de l'existence de ce ou de ces comptes.
Voici ce que j'ai écrit dans mon dernier ouvrage, publié en 2007 :
Nous sommes en juin 2002, un mois plus tôt, Jacques Chirac a été enfin élu glorieusement à la Présidence de la République. Dûment « informé » par des proches, le nouvel élu est convaincu que la DGSE a tenté de le déstabiliser avec la complicité de certains agents proches des socialistes, en initiant au cours de l'année 2001 des enquêtes sur le financement étranger de la campagne présidentielle, et en particulier sur des liens supposés entre le Président de la République et des financiers japonais et la fondation Fuji-Sankei.
Il y a bien eu enquête, elle dure depuis 1996. Le dossier comporte une série de rapports émis par le chef du bureau DGSE de Tokyo. Diffusé auprès de cinq destinataires, signé Atama, daté du 11 novembre 1996, le premier compte-rendu s'appuie non sur un article de journal mais sur les dénonciations d'un informateur masqué, « Jambage ». Il est reproduit par le Canard Enchaîné le 15 novembre 2006.
Les informations concernant la participation du Président aux travaux de la fondation ont été publiées d'abord au Japon – mais les références n'ont jamais pu être retrouvées – et en France par Le Figaro en 1993. Dans sa biographie de Jacques Chirac publiée en 2002, l'auteur a écrit, sans être démenti :
 » À partir de 1988, et au moins jusqu'à 1994, Chirac reçoit au surplus chaque année 100 000 $ en argent liquide pour couvrir ses « frais “ en tant qu'expert désigné auprès du Jury du Prémium impérial au Japon. Soit, en fonction du taux de change, de 91 000 à 104 000 euros par an. ‘
Un nouveau rapport est rédigé, en 2000, à propos de la faillite de la banque de M. Osada. L'information est répercutée par Le Monde, 22 juin 2002 :
’ M. Chirac avait, semble-t-il, rencontré au moins une fois le banquier Shoishi Osada : en 1994, il avait passé une nuit dans son luxueux hôtel, sur l'île d'Awashima. ”
Un témoin proche de la DGSE raconte comment la question a été soulevée à partir de données recueillies par l'analyste du secteur Asie qui a découvert dans des journaux japonais l'évocation de contacts possibles entre Jacques Chirac et des financiers japonais, notamment le banquier Shoishi Osada.
“ Comme toujours dans ce cas, l'analyste a rédigé une ‘note pour informer , dupliquée à tant d'exemplaires qu'on ne peut pas savoir d'où est partie la fuite. On cite à cette occasion le nom [de Gilbert Flam] un magistrat détaché à la DGSE, à tort, très probablement ! ’
L'information est reprise et développée par Le Canard Enchaîné, 17 mai 2006. Les montants versés et leur utilisation restent toujours aussi incertains… et non prouvés.
Dès les premiers échos sur cette affaire, Jacques Chirac prend feu. Non seulement il dément tout en bloc, et il ne cessera jamais de démentir, mais encore il exige que toute la lumière sur les conditions de cette enquête. Il soupçonne une manipulation de la gauche pour le déstabiliser. Sont écartées Les procédures de contrôle interne à la DGSE, laquelle est d'autant plus dans la ligne de mire de l'Élysée qu'elle est dirigée par un homme qualifié ‘ de gauche ’, l'ambassadeur Jean-Claude Cousseran.
La mission exceptionnelle et extraordinaire d'investigation est confiée au général Philippe Rondot, le CROS du ministère de la Défense.
Il conclut rapidement que les recherches effectuées par la DGSE au Japon sont normales. Le préfet Jean-Jacques Pascal, ancien directeur de la DST, rappelle pour sa part que jamais son service n'a travaillé sur cette question.
Le Président de la République impose pourtant une purge générale. Supposant exact que Cousseran aie couvert cette histoire de dossier japonais, fidèle à sa pratique constante, le nouveau Président l'écarte pour placer un fidèle, Pierre Brochand.

Portrait de LeHibouPhilosophe

à Philippe Madelin Portrait de Philippe Madelin De LeHibouPhilosophe

09H23 | 21/03/2008 | Permalien

Je trouve assez incroyable le geste de la rédaction de mettre en avant ce commentaire.

Philippe Madelin écrit lui-même qu'il n'a pas lu le livre (parce qu'on ne lui a « pas envoyé » [sic]) — son commentaire vient donc contrebalancer des arguments… auxquels il n'a pas eu accès. Voilà qui est pour le moins curieux.

J'ai presque fini le livre de Toscer et Beau. Ne serait-ce que pour la question de la sorte de Nobel des arts dont Chirac a été membre du jury ( ! ! ! ), il y a des vrais morceaux de réponse dedans, et pour le même prix.

Et vous savez quoi ? Le bouquin ne m'a même pas été envoyé ! J'étais assez las des sempiternelles discussions sur les forums (genre Bakchich ou Bibliobs) des gens qui en parlent sans l'avoir lu. Du coup, j'ai acheté le livre avec des vraies pièces de mon porte-monnaie à moi.
Dingue, non ? !

Portrait de PonG

à Philippe Madelin Portrait de Philippe Madelin De PonG

rationaliste fondamentaliste à Pari... | 00H44 | 22/03/2008 | Permalien

@Philippe Madelin

Excusez-moi mais je ne comprends pas grand chose à votre post. C'est moi qui n'imprime pas ?
Vous dites quoi en fait ?
Que Chirac n'a pas eu de compte au Japon ? C'est ça l'objet du post ? Et les arguments sont où ?
Sincèrement, je n'ai pas compris. Si vous voulez bien m'éclairer…

Portrait de PonG

à PonG Portrait de PonG De PonG

rationaliste fondamentaliste à Pari... | 00H55 | 22/03/2008 | Permalien

Ok je viens de lire la réponse de Laurent Beccaria un peu plus bas, et j'arrive à peu près à raccrocher les wagons.

Portrait de Renard

De Renard

18H12 | 20/03/2008 | Permalien

jacques adore le sumo ! ! ! , il doit s'agir de son compte au Japon ! ! ! ! .

Putain que de fric ! ! ! ! ! , les pauvres peuvent se réjouir, ce n'est pas d'argent qu'il manque, mais de personnes voulant le partager équitablement.

Portrait de Tigerbill

à Renard Portrait de Renard De Tigerbill

retraité en CDI en charente-maritim... | 18H22 | 20/03/2008 | Permalien

Il ne s'agit même pas de partager…
On leur demande simplement de contribuer ( fraternité ) à la mesure de leurs moyens.

mais même ça, c'est trop ! ! !

Portrait de Laurent Beccaria

De Laurent Beccaria

18H23 | 20/03/2008 | Permalien

Avant d'écrire son commentaire, Philippe Madelin aurait mieux fait de lire l'enquête de Nicolas Beau et Olivier Toscer… Cela lui aurait évité de répéter des erreurs, qui circulent un peu partout.

1/La piste du jury du Prémium impérial est un rideau de fumée. Dans ses notes, le 8 octobre 2001, le général Rondot inscrit « Villepin avait déjà préparé des contre-feux dans la perspective d'une divulgation publique » puis le 17 novembre 2005 dans son journal de marche il relève que Franz-Olivier Giesbert, qui a développé la même thèse que Philippe Madelin, a obtenu cette fausse information directement auprés de Jacques Chirac.
Sollicité par les auteurs, le secrétaire général du Préimum impérial a démenti formellement le versement d'indemnités aux membres étrangers. Jacques Chirac dans une lettre recommandée à Nicolas Beau et Olivier Toscer s'est d'ailleurs rangé à cet état de fait.

2/ Les liens entre Jacques Chirac et Shoichi Osada ont commencé entre 1977 et 1979 et non en 1994 comme l'affirme Philippe Madelin. Plusieurs interviews du banquier dans la presse japonaise en font foi. Elles sont citées dans le livre. De nombreuses photos publiées également pour la première fois par Beau et Toscer attestent de l'intensité et de l'ancienneté de leurs relations. Pierre Péan, reprenant une confidence de Jacques Chirac, situe également leur rencontre en 1992. Une erreur de quinze ans… Loin d'être négligeable.

3/ Jacques Chirac ne s'est pas rendu une fois mais plusieurs fois dans l'hôtel de Soichi Osada, l'un des plus luxueux du Japon. Son tropisme japonais (sans doute plus de 50 voyages ! ) va bien au-delà des combat de sumo et de son goût pour les antiquités asiatiques…

4/ Il n'y a jamais eu d'article sur le compte de Jacques Chirac dans « des journaux japonais » prétexte à une vague vérification, encore moins un article dans journal à scandale local comme la DGSE l'a prétendu pour en faire le point de départ d'une rumeur. Deux correspondants français (dont celui du Monde) qui ont consulté tous les numéros de ce journal n'ont rien trouvé. Il y a eu à l'inverse une enquête de grande ampleur avec des moyens importants (écoutes téléphoniques, cambriolages, infiltration des milieux bancaires japonais), que Jacques Chirac a réussi à arrêter.

Pour le reste, la purge dans les services secrets (limogeage des N°1, N°2 et du responsable des enquêtes financières) est exacte.

Portrait de Philippe Madelin

à Laurent Beccaria Portrait de Laurent Beccaria De Philippe Madelin

Journaliste | 19H02 | 20/03/2008 | Permalien

Merci de vos précisions.
J'ai dans mes livres rapporté le résultat de mes enquêtes, quand je disposais de preuves peu contestables. Il est bien que d'autres viennent compléter ce travail.
Comme le livre de Beau et Toscer est paru aujourd'hui, comme vous ne m'avez pas fait l'honneur de me l'envoyer, il est évident que je n'ai pas pu le lire.
1/ Prémium impérial : vous affirmez que c'est un rideau de fumée, sans étayer votre information. Comme l'argent était versé en liquide, aucune trace, on peut tout démentir. D'une certain manière, l'absence de trace invaliderait totalement l'hypothèse du compte secret.
En outre, à ce jour, mon information n'a jamais été démentie.
C'est pourquoi je reste totalement sceptique sur l'existence de ce compte. 2/Les propos de Rondot, pour le moins flous, n'apportent rien de plus dans ce sens. Il évoque une possibilité. En outre, le moins qu'on puisse dire est que Rondot n'est pas parole d'évangile
Liens Chirac-Osada : je me contente d'indiquer que les rapports ont commencé au moins dès 1988 (et non 1994). Pour la période antérieure, je ne dispose d'aucun élément dans ce sens, tout comme pour les séjours à l'hôtel. Sur le nombre de voyages au Japon, j'ai été le premier à avancer le chiffre de 50.
J'indique tout aussi clairement qu'on n'a jamais retrouvé d'article dans un journal japonais.
D'après ce que j'ai appris par mes sources, Chirac n'a pas arrêté l'enquête le concernant pour la bonne raison qu'il n'était pas au courant de recherches éventuelles quand elles ont été menées, bien avant son élection à la présidence qui lui permettait d'être informé des secrets d'Etat. Il n'a été mis au courant qu'après son élection, bien après la fin des vérifications, par un commissaire de police en poste à la DGSE.
Merci d'avoir enrichi ma connaissance. Est-ce qu'au moins le livre mentionne ses sources bibliographiques, et notamment mon dernier ouvrage pour la liquidation de l'équipe Cousseran ?

Portrait de Laurent Beccaria

à Philippe Madelin Portrait de Philippe Madelin De Laurent Beccaria

19H38 | 20/03/2008 | Permalien

Désolé d'avoir été un peu direct, mais je pense que la lecture du livre vous montrera que vos sources à l'époque vous ont indiqué de fausses pistes.
L'enquête de la DGSE a connu un « pic » sous la cohabitation, avec une forte intensité, sans doute en perspective de 2002… D'où la violence de la réaction de Jacques Chirac et l'opération « protection du Président de la République » menée pour le compte de l'Elysée par le général Rondot.
Les preuves sont dans le livre, vous verrez.
Pour le reste, j'en pense également que vous faites fausse route, mais entrer dans les détails va rendre la discussion encore plus ésotérique pour les internautes qui découvrent cette histoire !
Dans ce dossier, plutôt que de faire confiance à des sources humaines, il est bon de se référer au maximum à des traces écrites (rapports internes de la DGSE, interviews d'époque, photos, témoignages écrits, attestations, procès-verbaux). C'est la force de cette enquête de Nicolas Beau et Olivier Toscer et c'est pour cela que j'ai décidé de la publier, malgré les risques judiciaires. C'est un travail journalistique très solide, qui ne va jamais au-delà du fait vérifié.
Bien à vous.

Portrait de LeHibouPhilosophe

à Philippe Madelin Portrait de Philippe Madelin De LeHibouPhilosophe

10H56 | 21/03/2008 | Permalien

Ce commentaire aussi est stupéfiant !

« Est-ce qu'au moins le livre mentionne ses sources bibliographiques, et notamment mon dernier ouvrage pour la liquidation de l'équipe Cousseran ? »
Le type n'a pas lu le bouquin, et ne sait donc pas s'il constitue une « source ». Mais attends, il se démonte pas ! Il veut savoir si « au moins » il est cité dedans.
Mazette ! !

Une boulette par ligne, c'est pas possible…
Tiens : « vous affirmez que c'est un rideau de fumée, sans étayer votre information. Comme l'argent était versé en liquide, aucune trace, on peut tout démentir. »
Juste une question, là, comme ça, à brûle-pourpoint : la réponse, elle ne serait pas dans le livre, par hasard ?

Et puis là encore : « J'ai dans mes livres rapporté le résultat de mes enquêtes, quand je disposais de preuves peu contestables. Il est bien que d'autres viennent compléter ce travail. »
Et dans le cas des versement en liquide sans « aucune trace » c'est quoi exactement la preuve « peu contestable » ?

Ouaih, c'est vrai, j'ai pas lu votre bouquin.
Vous me l'envoyez ? ; -)

Portrait de Philippe Madelin

à LeHibouPhilosophe Portrait de LeHibouPhilosophe De Philippe Madelin

Journaliste | 15H21 | 21/03/2008 | Permalien

Je n'ai pas lu le livre pour la simple raison qu'il n'était pas en librairie lors de cet échange de mails avec M. Beccaria.
La réflexion « vous ne me l'avez pas envoyé » relève evidemment de l'humour vache.
Sur le fond, sans preuve formelle, et même sans preuve du tout, on peut difficilement soutenir que le compte a existé.

Portrait de Yakafersa

De Yakafersa

retraité consentant | 18H28 | 20/03/2008 | Permalien

L'argent fait rêver.. Combien de nos concitoyens vivent par procuration, en achetant des journaux bidons.
Quand on voit la réélection facile du maire de Bordeaux, qui a quand même en son temps été frappé d'inéligibilité (il y en a d'autres, la liste n'est pas close), on comprend le marasme dans lequel nous nous trouvons.
Quand l'argent est le maître mot, la preuve de la réussite,quand il fait à lui seul la valeur d'un individu,et qu'il est le seul moteur de l'économie, alors on ne peut plus faire grand chose car la vérité n'est plus essentielle,l'amitié n'est que relative,la misère devient une insulte qu'il faut cacher (M. Balkani),la justice devient un bien marchand,le droit à l'information une affaire de copains (coquins). Et je ne parle pas du pillage des fonds publics avec les marchés truqués, et autres pratiques de voyous ;
Et conscient de tout cela,60% des français se déplacent encore pour aller voter.
La préparation H est en vente libre, certes, mais quand même…

Portrait de D@rKvAdOr

De D@rKvAdOr

22H15 | 20/03/2008 | Permalien

moi je dis , vous avez des couilles ! ! chapeau bas ! ! !

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