TRIBUNE

En grève pour continuer à faire de nos élèves des citoyens

Entendu sur France-inter le 3 mars vers 8h20, dans la bouche de Bernard Kouchner :

« Les Français sont d'accord avec les réformes du gouvernement. La preuve, les syndicats ont signé les accords et aujourd'hui, d'ailleurs, il n'y a pas de grève en France. »

Dans le même temps, le quotidien Les Echos daté du 4 mars titre sur l'inquiétude des DRH devant la multiplication des conflits sociaux et la créativité des salariés qui, pour faire entendre leur mécontentement, inventent des formes de protestation de plus en plus diversifiées, outre la grève, ce « rituel » suranné auquel s'obstinerait à sacrifier un petit carré d'irréductibles rétrogrades, si l'on en croit, sur la même radio, à la veille d'une grève de la fonction publique, le ministre de l'Education nationale.

Pourtant, le mammouth ne devrait pas se plaindre, pourrait continuer un brontosaure, en ce moment sur les starting-blocks pour reprendre du service. Il a si peu été dégraissé, le mammouth, et le sera si peu dans un avenir prochain ! Seul un enseignant sur trois partant à la retraite ne sera pas remplacé à la rentrée 2008… Seulement 11200 postes seront supprimés à la rentrée 2008 dans le second degré… Soit moins de 1% de ce que d'aucuns avaient appelé naguère « l'armée rouge » de près de 1,2 million de personnes.

C'est bien peu en regard de si grandes promesses faites en 2007, mais les Français ne doivent pas s'inquiéter, les réformes vont s'accélérer. Il faut absolument mieux faire et supprimer encore plus de postes de fonctionnaires, donc d'enseignants, le plus vite possible, pour alléger les déficits publics. Notre Président, notre Premier ministre, nos ministres, tout notre gouvernement nous l'ont garanti. Faisons leur confiance, ils le feront. Ce n'est qu'un début…

Leçon de calcul

Au lieu de refuser, protester, jouer encore à la vieille garde des râleurs démodés, faisons quelques comptes. Supposons un professeur agrégé hors classe, en fin de carrière, à la veille de la retraite, soit le salaire le plus élevé de la profession, il a touché en décembre 2007, 4145 euros de salaire brut tandis que la part patronale, c'est-à-dire les cotisations supportées par l'Etat-patron s'élèvent à 2768 euros. Au total ce professeur coûte donc à l'Etat-patron 82956 euros par an.

Supposons que les 11200 postes supprimés correspondent au salaire de ce bienheureux privilégié qu'est l'agrégé hors classe à la veille de sa retraite, il en coûterait à l'Etat-patron 929 millions d'euros, soit environ 2% du montant du déficit public estimé pour 2008, ou encore 6% du paquet fiscal de 15 milliards d'euros (qui représente lui-même 37% du déficit public) offert chaque année aux plus fortunés depuis juillet 2007 pour provoquer un choc de croissance, milliards auxquels on pourrait rajouter les 24 milliards d'euros annuels d'exonérations de cotisations sociales.

Comme chacun sait, ce bienheureux privilégié qu'est l'agrégé hors classe à la veille de sa retraite ne représente que 0,5% des enseignants et 0,3% des personnels de l'Education nationale. Le prof moyen, lui, reçoit 2244 euros bruts par mois soit un salaire annuel brut de 26 933 euros.

A retenir : ce bienheureux privilégié qu'est l'agrégé hors classe qui part à la retraite, c'est donc 82956 euros de moins à supporter par le budget de l'Etat. A comparer avec les parachutes dorés, les salaires des patrons, l'argent injecté pour la survie de la Société Générale après la mésaventure des subprimes, et, enfin, le petit million et demi d'indemnités versés à M. Gautier-Sauvagnac (sur quels budgets ? entreprises ? provisions pour risques ? partenaires sociaux ? Etat ? )

Si, donc, tous les professeurs étaient payés au même niveau que ce bienheureux privilégié qu'est l'agrégé, l'économie sur le budget de l'Etat serait minime, comparée à l'arsenal mis en oeuvre pour créer le choc de croissance qui doit nous mener vers un avenir radieux.

Du national au local

Après ces considérations, regardons ce que signifie pour le parent d'en bas de l'élève de tout en bas, la réalisation dans la vie de tous les jours des décisions gouvernementales : c'est la suppression de 7 postes de professeurs et la modification de la préparation des baccalauréats professionnels, dans un lycée ZEP de 1500 élèves de la proche banlieue parisienne. Disparaîtront :

- un professeur de français
- un professeur de mathématiques
- un professeur d'économie et gestion administrative
- un professeur d'économie et gestion commerciale
- un professeur d'histoire-géographie et éducation civique
- un professeur d'anglais
- un professeur d'espagnol.

La conséquence : 4 à 5 classes privées de ces enseignements, 4 à 5 classes sans français, sans mathématiques, sans économie et gestion commerciale… La solution : les heures supplémentaires, qui présenteront l'avantage de combler les trous et de satisfaire les professeurs toujours prêts à se lamenter sur le niveau de leurs salaires.

Bonne trouvaille… réalité brutale

Cette bonne trouvaille se heurte cependant à quelques réalités du terrain. Comment répartir autant d'heures sachant que, pour des raisons pédagogiques évidentes, on ne peut fragmenter entre plusieurs professeurs l'horaire d'une même classe dans une matière donnée ? Cela signifie que certains professeurs vont être gratifiés d'une, voire de plusieurs demi-journées de cours supplémentaires… heureusement désormais libres de charges sociales et fiscales.

Certes, mais alors comment préparer tous ces cours ? Corriger toutes ces copies ? Se maintenir au courant des innovations pédagogiques ? Respecter les changements de programmes ? Accroître la culture nécessaire pour maintenir un niveau d'enseignement raisonnable ? Dur… Dur…

Comment aussi, avec tant d'heures, résister au stress, à la tension induits par le calme et l'absolue maîtrise de soi, la totale disponibilité intellectuelle, que l'enseignant doit maintenir devant une classe d'adolescents aux effectifs alourdis par la pénurie ? Tous les oeufs dans le même panier

24 ou 30 élèves par classe, ce que nous avons aujourd'hui dans notre lycée, c'est déjà très difficile. Ne croyez pas que ce soit à cause des incivilités ou de la violence ! Non, ce sont là, en ZEP comme ailleurs, des cas extrêmes, heureusement rares quand l'établissement bénéficie d'un taux d'encadrement d'adultes important.

Les professeurs ne sont pas seuls au front : les surveillants, les CPE, les assistants d'éducation, les infirmiers, l'assistante sociale, le personnel administratif, le personnel technique ouvrier et de service (TOS), chacun chez nous fait œuvre éducative non seulement par ses missions spécifiques mais aussi par sa présence et le dialogue qu'il noue avec les jeunes. Nous risquons aussi de perdre une bonne part de tous ces personnels.

La difficulté spécifique de notre lycée vient du fait que nos élèves connaissent dans leur vie des situations de grande précarité, sources d'angoisses majeures : chômage des parents, familles décomposées, pauvreté extrême, violence de la rue dans la cité, la misère et la guerre qui les ont contraints à fuir leurs pays, les menaces d'expulsion du territoire, l'expulsion de leurs maisons… Certains n'ont pas de domicile… Il faut leur trouver des places en foyer et des moyens de subsister.

Une institution en quête de légéreté

Alors, pour alléger et résoudre le problème, le ministère a trouvé une solution. Moins d'heures de cours, moins de cours, moins de sections : 134 sections de BEP supprimées, 224 baccalauréats professionnels à préparer en trois ans désormais, au lieu de quatre dès la prochaine rentrée, dans l'académie la plus difficile de France, Créteil ! Cette nouvelle organisation signifie enlever des possibilités de qualifications reconnues aux élèves les plus difficiles et les plus défavorisés. Ce sont ces derniers qui ont besoin de percevoir concrètement leur évolution en prenant un diplôme, puis de là, en prendre un autre plus qualifiant. Mais il faut du temps… Agir ainsi sur l'enseignement professionnel, cela signifie aussi sanctionner le type d'enseignement le mieux ancré dans l'entreprise, celui où l'entreprise et le service public d'éducation travaillent ensemble pour permettre aux jeunes de mieux s'insérer.

Rien ne se perd, tout ressert

Mais le déficit public commande. Les professeurs de LP libérés par ces suppressions pourront enfin enseigner dans des établissements normaux, dans les collèges où non seulement vont manquer des enseignants mais où il faudra aussi trouver de toute urgence des professeurs bivalents, c'est-à-dire capables d'enseigner deux disciplines, comme le sont les professeurs de lycées professionnels (LP). Et qu'importe si les programmes, les méthodes et les publics d'élèves ne sont pas les mêmes ! Le règlement ne dit-il pas qu'un enseignant doit remplir ses obligations de service où l'envoie sa hiérarchie ? Service public qui n'est plus au service du public…
Aujourd'hui, les circulaires ne disent pas encore combien de professeurs vacataires seront supprimés, combien de surveillants et d'assistants d'éducation volatils seront renvoyés vers d'autres cieux. On ne parle pas là de suppressions de postes puisqu'il ne s'agit en fait que de CDD ou de temps partiels précaires. Des postes qui n'existent pas… et qui sont pourtant indispensables pour faire du soutien et assurer le bon fonctionnement de la « vie scolaire », c'est-à-dire de tout ce qui se passe hors de la classe et se situe sous la responsabilité du CPE, espèce elle aussi en voie d'extinction, puisque chaque année il en disparaît 300 exemplaires vivants sur les postes laissés vacants par les départs à la retraite.

Vers l'avenir radieux

Nos lycées ZEP accueillent tous les élèves, tous, d'où qu'ils viennent, et donnent à tous leur chance. Ils constituent la manifestation la plus évidente de l'Ecole de la République, laïque, où les différences ne viennent que du mérite et où nous aidons les élèves à découvrir leurs propres talents. Jusqu'à présent, nous avons eu les moyens humains de combattre les inégalités et les moyens matériels, aussi, lorsque la Région nous a dotés de matériels, de manuels et d'un beau lycée refait à neuf.

Aujourd'hui, nous nous battons pour continuer à mener nos élèves au baccalauréat, à faire d'eux de futurs travailleurs et de futurs citoyens responsables. Nous voulons que leurs études au lycée les amènent à se représenter cet avenir en se construisant une vraie place dans une société démocratique à réinventer, faute de quoi il n'y aura dans nos quartiers que business, violence et répression.

« Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons ! “, écrivait Victor Hugo.

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De Gringo

| 17H37 | 19/03/2008 | Permalien

« Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons ! », très jolie conclusion.

Mais, aujourd'hui, quel dirigeant a intérêt à rendre les gens intelligents ?

Alors, je ne m'étonne pas que ce soit la réciproque de Victor Hugo qui est appliquée par notre gouvernement

Allez, pour l'anecdote, à une soirée l'année dernière, pour l'anniversaire de l'un de mes petits frères, ils étaient 5 entre 17 et 19 ans. En pleines campagnes électorales.

1er constat : un seul sur les cinq était inscrit sur les listes électorales, une année de présidentielle et de législatives (quoique j'avais essayé d'influencer mes deux frères pour qu'ils s'inscrivent).

Discutant avec eux de politique, je me rendis compte qu'ils ne savaient que les noms des candidats (et, encore, les principaux). Aucune idée sur les idées, aucune notion sur les orientations politiques.

Décidant de reprendre un peu « les fondamentaux », quelques questions-réponses :
« Qu'est ce que le Parlement ? »
« C'est là où on parle des lois »
« Combien y a t'il de pouvoirs en France ? »
« Plein »
« Non, mais au sens de la démocratie ? »
« La France, c'est pas une démocratie, c'est une République »
« Bon, il y en a 3, lesquels ? »
« Liberté, égalité, fraternité »
etc.

Vous voulez faire des citoyens avec des futurs bacheliers aussi intéressés par la chose politique ?

Portrait de karlM

à Gringo Portrait de Gringo De karlM 21378

21H02 | 19/03/2008 | Permalien

Pas d'éducation politique, pas de philosophie, pas d'économie…pour certains élèves qui finiront dans des domaines techniques (ingénieur…).Sans avoir une once de connaissances sur ces sujets fondamentaux, ils sont des citoyens malléables.

L'élite est formée par l'E.N., hélas.

Plutôt que de se plaindre de programmes trop lourds qui imposent de connaitre tous les muscles d'une grenouille ou les mines de charbon de l'ex-urss, les enseignants pourraient faire preuve d'autonomie et d'imagination dans les choix de leurs enseignements.

Portrait de caro

à karlM Portrait de karlM De caro

délinquante avérée | 21H59 | 19/03/2008 | Permalien

@ karIM

les enseignants sont obligés de suivre les programme décidés par leur ministère. Ils ne peuvent en aucun cas faire « preuve d'autonomie et d'imagination dans les choix de leurs enseignements. »

C'est donc bien auprès du Ministère de l'EN qu'il faut envoyer vos récriminations. Nul doute que les profs seront d'accord avec vous.

Nous sommes en train d'assister à la mort de l'enseignement pour tous : de moins en moins de profs et de moyens. Les enfants des classes aisées pourront toujours aller dans les écoles privées, les autres pourront toujours croupir dans leur ZUP. Quel avenir leur prépare-t-on ?

Portrait de karlM

à caro Portrait de caro De karlM 21378

22H08 | 19/03/2008 | Permalien

respecter les programmes,et réfléchir et osez agir autrement…ou « vanter le rôle positif de la colonisation ».
Pour délinquante à prouver ! !
cordialement.

Portrait de caro

à karlM Portrait de karlM De caro

délinquante avérée | 22H37 | 19/03/2008 | Permalien

vous prenez un exemple extrême ! vous avez été prof préparant des élèves pour le brevet ou le bac ? Essayez de ne pas suivre les programmes !

Il y a les programmes et l'angle sous lequel les enseignants les abordent. Ne pas tout mélanger.

 ; -)

Portrait de Naradamuni

à caro Portrait de caro De Naradamuni

sans | 10H08 | 20/03/2008 | Permalien

@caro : Quel avenir leur prépare-t-on ?

Voyons ! >Le choc des civilisations… cela à déjà commencer depuis longtemps, « la france d'en bas et la France des Hauts »… le Nouvel Ordre Mondial auquel le Très Haut représentant à Talonettes sacralisé des latrines, a prêter Serment Mardi 25 septembre 2007, devant la 62ème Assemblée Générale des Nations Unies.
Nicolas Sarkozy manifeste comme prévu son soutien et sa soumission aux Plans Ôccultes du « NOUVEL ORDRE MONDIAL ».
Hic ! « La France entend poursuivre avec tous les hommes de Bonne volonté, le COMBAT pour CONSTRUIRE le NOUVEL ORDRE MONDIAL du XXI Siècle. »

Besoin de Muscles EnDogmtrinés, à quand Clonés ! ?
Souvenir de Lycée Mai 68 : http://www.paroles.net/chanson/20639.1

Bon printemps 2008 car comme Talonette la dit, le Mamouth aura l'accelérateur au plancher, dormez citoyens l'État Raies+++forme pour vous, il a déjà mis les barbelés à vos écoles POUR VOTRE SÉCURITÉ !

En attendant qu'un sang impur abreuve vos sillons
http://www.dailymotion.com/video/x1e3zh_leo-ferre-il-ny-a-plus-rien_musi…

Et pour finir, comme disait Mr Colucci « les gardiens de la Paix ! Au lieu de la garder, ils feraient mieux de nous la rendre… »
Ou alors ne seraient ils que les gardiens de la voyoucratie actuelle et les enseignants-formateurs-conformiteurs… Veaux-Thons Citoyens ?

Portrait de Gringo

à karlM Portrait de karlM De Gringo

| 09H27 | 20/03/2008 | Permalien

Pour ma part, j'ai une formation d'ingénieur, et je crois que cela n'empêche rien.

Ceci dit, je ne sais plus si c'était au collège ou au Lycée, mais on avait quelque chose comme 2 heures d'instruction civique par semaine, où l'on nous apprenait que voter est un droit et un devoir, le fonctionnement des institutions, les durées des mandats etc. Nous étions évalués là-dessus, et mine de rien, même si cela ne faisait pas de nous des politologues, on prenait conscience que l'on était avant tout des citoyens (avant d'être ingénieur ou autre). Je ne parle pas d'élite, ni d'école normale.

Après, comme pour chaque matière enseignée, chaque élève s'y intéresse plus ou moins, ce qui est normal. Mais bon, il y a un minimum de tronc commun à connaitre. C'est pour ça que l'école est obligatoire.

Et je ne pense pas non plus que les professeurs soient à blamer pour ce qu'ils enseignent. Ils ne définissent pas les programmes et leur « marge de manoeuvre » au sein des programmes qui sont fixés est infime.

Portrait de DorianD

à karlM Portrait de karlM De DorianD

www.FauxSceptique.com | 11H03 | 20/03/2008 | Permalien

Cher kariM,

Je suis ingenieur moi meme, pourtant tout au long de ma formation, tres bizarement, j'ai recu comme la plupart de mes condisciples une formation citoyenne (et non politique), philosophique, et aussi economique. Mais cher kariM, ne pensez vous pas que ce n'est pas uniquement le role de l'EN de former des citoyens responsables ? Quid des parents, des associations, des autres administrations ?

Portrait de en colère

à karlM Portrait de karlM De en colère

en colère | 13H23 | 20/03/2008 | Permalien

L'année dernière ma fille à lu en classe de 3ème deux malheureux livres.
On ne veux pas en faire des têtes pensantes… mais des moutons biens dociles acceptant tout et n'importe quoi.

Portrait de k@rine

à en colère Portrait de en colère De k@rine

citoyenne | 14H55 | 20/03/2008 | Permalien

Ma fille en classe de 4ème a déjà etudié en classe deux oeuvres complètes, des nouvelles de Guy de Maupassant et d'Antony Horowitz des extraits de textes de Zola et paul-louis Courier…
En ce moment, sa classe travaille sur la lecture critique des messages publicitaires(intéressant pour entraîner l'esprit critique et ouvrir sur le monde,non ? )
Avec la documentaliste, elle participe au comité de lecture dont le rôle est de découvrir les nouvelles parutions en littérature jeunesses (romans, nouvelles, BD..)et de choisir, après la lecture des oeuvres sélectionnées par la documentaliste, celles qui vont etre achetées pour le CDI ( Géniale la documentaliste ,non ? )
Ainsi, ma fille lit énormément parfois elle engloutit 2 livres par semaine sur lesquels elle doit ensuite ecrire un bref résumé et une plaidoirie en faveur de l'achat ou non du livre.
C'est un établissement PUBLIC.
Aussi, J'ai une question à vous poser, si vous trouver que le prof de votre fille ne lui a pas fait assez lire de livre qu'est ce qui vous empêchait de l'inscrire à la bibliothèque ou bien de lui acheter des livres pour qu'elle en lise plus ?

Portrait de andriouchka

à k@rine Portrait de k@rine De andriouchka

22H31 | 20/03/2008 | Permalien

il y a quelques années, un ami, prof de français en 6e, faisait lire 1 livre par mois. Lors d'une réunion avec les parents d'élèves, il s'était fait engueulé par un père qui lui avait dit, outré : vous vous rendez pas compte, il a fallu que je fasse une étagère à ma fille !

Portrait de Servais-Jean

à andriouchka Portrait de andriouchka De Servais-Jean 4591

HS | 00H44 | 21/03/2008 | Permalien

Je connais bien ce prof, et il m'a confié que cette élève, Mireille, avait bien réussi, mais qu'un incendie avait détruit sa bibliothéque.

J'ai donc été voir Monsieur Mathieu, le père de la petite Mireille qui m'a dit qu'effectivement sa fille avait perdu dans un incendie le livre qu'elle possédait et qu'elle était triste parcequ'elle venait juste d'en couper les pages.

Tout n'est pas toujours rose dans cette bonne ville d'Avignon.

Portrait de en colère

à k@rine Portrait de k@rine De en colère

en colère | 21H41 | 21/03/2008 | Permalien

Je vois que vous ne savez pas lire les commentaires, encore une fois et j'espère que vous n'allez pas à chaque fois déformer mes propos… ce n'est qu'une réflexion personnelle… Pas d'accusation , juste une constatation.

Quand à la bibliothèque et à l'achat de livres… merci du conseil, mais c'est déjà fait… !

Portrait de PIERRE-YVES56

à en colère Portrait de en colère De PIERRE-YVES56

21H41 | 21/03/2008 | Permalien

Monsieur

En disant ceci vous êtes la preuve vivante que la France depuis plusieurs décennies a fabriqué une armée d'assistés. En effet, vous attendez tout de l'état et de ses administrations, vous attendez passivement que cela vous tombe tout cuit dans le bec. Mais il y a pire encore, c'est que vous transmettez à vos enfants cette image de passivité. Monsieur il est temps de prendre vos responsabilités, comme nombre de français. L'éducateur de vos enfants c'est vous en premier lieu, c'est votre rôle ainsi que votre femme. Cela aurait dû être votre rôle par exemple, lorsque vos enfants étaient petits, de leur lire une histoire tous les soirs et ainsi sans effort leur donner le goût de la lecture et par là même les éveiller à la curiosité. Les instituteurs et professeurs sont des enseignants, ne renversez pas les rôles, ils n'ont qu'un petit rôle d'éducation, c'est bien à vous de leur apprendre la politesse, la morale et le respect des autres. Là, c'est sûr, pour le respect des autres, c'est très difficile pour de nombreux parents, car ils n'apprennent même pas à leurs enfants à les respecter ! Cela passe aussi par l'apprentissage du « 'savoir dire non à son enfant' » et aussi qu'il y a des limites dans la vie.

Après cela, des livres, lorsqu'on a pas trop de moyen, il existe des bibliothèques dans pratiquement toutes les villes de France, c'est sûrement une démarche plus intelligente et plus responsable que de mettre une télé dans sa chambre, mais là bizarerie on trouve de l'argent pour cet achat ! ! ! !

Sans méchanceté aucune, je désire simplement que le peuple français se ressaisisse, retrouve le chemin du bon sens, de la responsabilité et de l'esprit critique (au sens noble, pas la critique stérile de bas étage qui ne fait pas avancer les choses).

Je ne suis pas ingénieur, je n'ai pas le BAC mais un cerveau qui fonctionne.

Portrait de PIERRE-YVES56

à PIERRE-YVES56 Portrait de PIERRE-YVES56 De PIERRE-YVES56

21H51 | 21/03/2008 | Permalien

QUAND JE DIS MONSIEUR DANS LE MESSAGE PRECEDENT ? JE M'ADRESSE A « 'EN COLERE''

Portrait de PIERRE-YVES56

à PIERRE-YVES56 Portrait de PIERRE-YVES56 De PIERRE-YVES56

22H28 | 21/03/2008 | Permalien

je m'adresse en fait à travers « 'en colère' » à la France des assistés.

Et puis quand madame Costantini parle des BEP et BAC Pro en trois au lieu de quatre, elle oublie de parler de l'année de formation en alternance qui est le meilleur gage de réussite pour l'élève et d'ailleurs bien souvent le stagiaire est embouché par l'entreprise. Que voulez-vous madame Costantini ? Des formations plus longues qui ne correspondent pas à la demande des entreprises et donc la fabrication de chômeurs à la chaine ou bien des jeunes qui trouvent rapidement un emploi et qui pourront tout au long de leur carrière complèter leur formation. Jai quelques bons exemples de ce type de réussite dans ma famille, deux oncles qui sont devenu ce que l'on appelle des ingénieurs maisons alors qu'ils sont rentré dans leur entreprise avec juste un CAP. Mais évidement ils sont en retraite car cela date de l'époque où l'expression « 'avoir du bon sens' » avait encore une signification.

Portrait de admirateur

De admirateur

17H39 | 19/03/2008 | Permalien

si l'on applique le même raisonnement pour l'hôpital et les autres services publics, il nous restera nos yeux pour pleurer… à moins de réagir tous ensemble

Portrait de marie 75

à admirateur Portrait de admirateur De marie 75 3563

12H06 | 20/03/2008 | Permalien

sur l'hosto justement :

Objet : non à la privatisation des hôpitaux publics

CGT SOTTEVILLE 17/03/08

Le gouvernement prépare pour l'été un projet de loi de « modernisation de la santé »

NON A LA PRIVATISATION

DE L'HOPITAL PUBLIC

Le gouvernement suivant les indications du président de la république prépare un projet de loi dit de « modernisation de la santé » qui sera débattu au Parlement au cours de l'été, période, comme chacun le sait, propice à tous les « mauvais coups » !

Ce projet de loi prévoit notamment le regroupement en un seul établissement des hôpitaux publics d'un même « territoire » qui pourraient être transformés en « établissements privés à but non lucratif », avec des conséquences désastreuses tant pour les patients que pour les personnels.

1) regroupement de tous les établissements d'un même « territoire » en un seul établissement

Dans une interview au « quotidien du médecin » du 15 Février, la ministre R.Bachelot confirme le regroupement en un seul établissement de « territoire » des différents hôpitaux afin de « permettre à l'hospitalisation publique d'assurer un maillage territorial et de mutualiser les ressources, ce qui signifie des regroupements mais pas des fermetures d'hôpitaux. ».

Exemple : pour le « territoire de santé » de Rouen, cela pourrait aboutir à la fusion en un seul établissement du CHU, du CH du Rouvray, de la maternité du Belvédère, de l'Hôpital d'Elbeuf/Louviers, des hôpitaux de barentin, d'Yvetôt et des établissements de gériatrie publics du territoire (Bois Petit…) !

Comme pour une fusion industrielle, il s'agit en créant un seul établissement d'accroître la « rentabilité » et la « productivité », en regroupant les services, en généralisant la polyvalence des personnels entre établissements, avec pour conséquence pour chaque territoire des dizaines, voire des centaines de suppressions d'emplois hospitaliers en vue d'un « retour à l'équilibre » budgétaire.

Ces objectifs industriels et financiers auraient des conséquences désastreuses

- Pour les patients, une difficulté plus grande d'accéder aux soins (éloignement, circulation entre les différents sites pour être soignés, délais d'attente aggravés).

- Pour les personnels (accroissement des rythmes de travail, polyvalence généralisée entre établissements d'un coté, suppressions d'emplois, voire licenciements de l'autre)

2) Le changement de statut des établissements hospitaliers publics.

L'un des obstacles à ces projets est le statut de fonctionnaire dont disposent les 800 000 agents de la fonction publique hospitalière, ainsi que le statut des médecins hospitaliers

C'est pourquoi, à la demande des directeurs de CHU eux mêmes( ! ! ! ) la loi de modernisation de la santé pourrait transformer les hôpitaux publics en établissements « privés à but non lucratif ».

Contrairement aux cliniques privées ces établissements ne font pas de profits et ne versent pas de dividendes à des actionnaires, mais leur personnel est sous contrat de travail de droit privé, : pas de déroulement de carrière garanti par un statut, possibilité de « plans de licenciements. »

Dans le cadre de la concurrence entre public et privé sur le « marché de la santé », les directeurs d'hôpitaux veulent ainsi obtenir les mêmes droits que les patrons du privés et faire sauter les « insupportables rigidités » du statut de la fonction publique.

Ils proposent (comme ce fut le cas chez France-Telecom) que les actuels agents de la fonction publique puissent conserver leur statut « en extinction », mais que tous les nouveaux recrutement se fassent obligatoirement dans le cadre de contrats de travail de droit privé et d'une convention collective !

La privatisation des hôpitaux donnerait aussi la possibilité aux directeurs de s'affranchir des régles du code des marchés publics, et de recruter des médecins hors de tout cadre et de toute grille de rémunération statutaire.

-

C'est maintenant qu'il faut réagir !

Le gouvernement cherche à éviter toute mobilisation, en gagnant du temps. Ses propositions finales ne devraient être connues qu'en Avril 2008.et la loi votée en Juillet, en pleines vacances.

C'est donc dès aujourd'hui qu'il faut réagir, faire circuler l'information contre ces projets qui signifieraient la fin de l'Hôpital Public, informer nos collègues et la population sur la gravité de ce qui se prépare pour les patients et les professionnels.

Le syndicat CGT vous transmettra au jour le jour toutes les informations et mettra toutes ses forces pour mettre en échec cette casse de l'Hôpital Public et la mise en place d'un systéme de santé

Portrait de PIERRE-YVES56

à marie 75 Portrait de marie 75 De PIERRE-YVES56

14H33 | 22/03/2008 | Permalien

Dans le cadre de la concurrence entre public et privé sur le « marché de la santé », les directeurs d'hôpitaux veulent ainsi obtenir les mêmes droits que les patrons du privés et faire sauter les « insupportables rigidités » du statut de la fonction publique.

A marie75

L'état a bien raison, en effet et vous en donnez vous même la justification impérieuse.

Vous me rappelez la petite histoire qui circulait le lendemain de l'élection de F MITTERANT. Il visitait une école et dans ce cadre, l'institutrice avait été attirée par l'histoire d'un de ses élèves lui apprenant que sa chatte avait eu six petits chats socialistes. Elle lui a donc dit que lorsque le président viendra inaugurer les nouveaux locaux, il pourra lui faire plaisir en racontant l'histoire. Quelques jours passent jusqu'au jour de l'inauguration, l'instit explique au président qu'un élève a une chatte extraordinaire qui a eu six petits chats socialistes. Et là coup de théâtre, l'élève fait plusieurs signes….non, non, non. L'institutrice demande alors au petit ce qu'il se passe.

Mais madame, depuis, ils ont ouvert les yeux !

En effet, Marie75, les trente glorieuses c'est fini, nous ne pouvons pas faire abstraction des réalités du moment, je reconnais c'est dure à entendre, tous les sacro-saint petits privilèges obtenus à cette époque révolue, nous devons tous sans exception en faire le sacrifice pour assurer les hémorragies actuelles dans tous les domaines et lorsque le malade ira mieux, mais seulement là, nous pourrons envisager un avenir plus radieux. La politique de l'autruche n'a jamais marché et ne marchera jamais. Nous ne sommes pas propriétaires de la planète mais seulement locataires et nous devons transmettre cet héritage aux générations futures dans le meilleur état possible, nous ne pouvons ni ne devons hypothéquer l'avenir de nos enfants et faire reposer nos dettes d'aujourd'hui sur leurs épaules ! ! ! ! ! ! En tant que parents responsables, nous nous y refusons ! ! ! !

Voila, madame, ce que devrait être nos vrais combats et j'ai des solutions…. qui font appel au plus pur bon sens, dont la société est totalement dénuée dans beaucoup de domaines aujourd'hui, mais pour cela il faut faire des sacrifices, et c'est douloureux un sacrifice, et oser le dire et le faire, en avoir le courage politique !

Sincères salutations.

Portrait de Thorgal46

De Thorgal46 4302

Informaticien dans le Lot | 17H44 | 19/03/2008 | Permalien

Félicitations pour votre article, Madame.
Les élections municipales sont passées, il n'y a plus d'échéances politiques à venir.
Tout ce qu'il reste c'est 4 longues années de Monarco-Sarkozysme.
Je travaille dans le secteur privé et je m'imagine difficilement faire grève.
Pourtant je bouillonne de rage quand j'entends ces politicards affirmer que les Français sont d'accord pour que leurs réformes soient poursuivies.
A votre avis de quels moyens disposons nous pour faire passer le message que NON, nous ne voulons pas de leurs réformes, NON, nous ne voulons pas d'une France sociale qui part en lambeaux, NON nous ne voulons plus de tous ces patrons-voyous qui s'enrichissent honteusement alors que la population se pauperise chaque jour un peu plus ! !
Pourrions nous écrire par millions au Pseudo-président de la République pour crier notre désapprobation ?
Faire circuler une pétition nationale pour que N.S. comprenne que les 53 % de votants qui l'ont élus ne lui donnent assurément pas tous les droits ?
Qu'il se devait d'être le Président de TOUS les Français et qu'il en est à des années lumière ! !

Portrait de La prof

à Thorgal46 Portrait de Thorgal46 De La prof

18H10 | 19/03/2008 | Permalien

C'est vrai, si on lui écrivait tout ça ?
J'aurais presque envie de l'inviter à me suivre une journée type…sauf que je ne supporterais pas de voir sa tronche au fond de ma classe ! ; o)

Blague à part, nouc voudrions protester sans perdre trop d'argent, pour que tous les collègues qui le souhaitent puissent participer, et que le mouvement puisse durer.

Portrait de k@rine

à La prof Portrait de La prof De k@rine

citoyenne | 19H05 | 19/03/2008 | Permalien

Félicitation pour votre article il contribue à informer sur la réalité de la situation, je suis mère et j'ai un enfant en seconde l'autre au collège, et, hier je suis allée manifester avec les profs et je précise de mon plein gré (je n'appartiens à aucune fédération ni n'est parent elu dans aucun établissement)je suis assez grande pour savoir ce que j'ai à faire.
Dans le lycée de mon fils c'est 9 suppressions de postes alors que les effectifs augmentent suite à une transformation de la carte scolaire.
Je veux ici témoigner de ce que fait un prof en plus d'enseigner sa matiere :
Le prof de maths de mon fils est passionné de théatre alors il a créé « la classe Malraux » ainsi depuis le debut de l'année mon fils s'est rendu dans une salle de spectacle voir du théatre un ballet, un concert…
lundi dernier il a passé son aprés midi avec le personnel technique de cette salle pour préparer la scène d'un spectacle. C'est fantastique ! ! et par un prof de maths.
Ce travail et l'accompagnement se fait hors temps scolaire parce que ce sont les séances du soir ouverte au public et pour cela le prof n'est pas rémunéré alors qu'il est en train de transmettre quelque chose de fabuleux à mon fils, à ses élèves.
Pour que les parents comprennent les manipulations du ministere je les invite à se rendre là
http://www.politique.net/2008021902-education-nationale-suppression-de-p…
et là
http://www.politique.net/2008012402-education-national-calcul-taux-de-gr…
Aujourd'hui plus que jamais vous devez dire denoncer. De mon coté j'essaie d'informer et d'alerter les parents.
Parce que mes enfants sont mon trésor et que j'en est marre de voir l'inculte Sarkozy et sa bande les « prendre en otage » guy môquet, la shoah, la modification honteuse et sans bon sens des programmes de primaire et aujourd'hui il porte atteinte aux filières du secondaire.
STOP ! CA SUFFIT ! ! !

Portrait de colbert

à Thorgal46 Portrait de Thorgal46 De colbert

medecin | 08H05 | 20/03/2008 | Permalien

Hélas pauvre Thorgal,toutes ces paroles sont du vent…quoi que vous vouliez vous ne pourrez rien faire sans argent.Les socialistes ont donné le signal en vidant les caisses depuis 81 et l'ump a suivi… toutes vos bonnes paroles sont de la cuisine et si les enseignants protestent contre les restrictions budgétaires ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux mêmes ; ils ont voté à 70% pour les socialistes et ça leur retombe dessus : ils n'ont pas protesté quand les socialistes ont augmenté la dette et les députés de 128 plus les a-cotés et maintenant il faut payer.L'économie se venge toujours.Pourtant l'un des responsable de l'époque,le vieux Mauroy peu sûr de sa réelection en tant que député s'est réfugié au Sénat où il coule des jours heureux bien payés 12000 euros / mois aussi bien payé qu'un patron indélicat mais lui ne risque aucune poursuite judiciaire.à quand la responsabilité civile et pénale de ces individus ? ?

Portrait de marie 75

à colbert Portrait de colbert De marie 75 3563

11H01 | 20/03/2008 | Permalien

Mon cher colbert,

Vous n'êtes point ministre, juste anti-socialiste.
N'auriez-vous point été réélu ?
Qu'a donc à faire Mauroy dans ce texte indigent ?
Parlez nous plutôt de Fouquet (qui fut membre de l'UIMM 17ème)ou du Fouquet's.

Portrait de Servais-Jean

à marie 75 Portrait de marie 75 De Servais-Jean 4591

HS | 00H56 | 21/03/2008 | Permalien

Je voulais simplement faire remarquer à ce colbert qu'ayant vu les consultations passer de 20 à 21 puis 22 euros en deux ans, soit 10% d'augmentation alors que les salariés n'avaient rien, il devrait s'estimer heureux et fermer son bec.

Portrait de François Doutriaux

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De François Doutriaux

Juriste et enseignant chercheur | 01H57 | 21/03/2008 | Permalien

je vous invite à consulter le rapport de la cour des comptes relatif à la rémunération des médecins et à son évolution sur la période 2003/2006.

Trés édifiant, et c'est un euphémisme : -)

Sur la répartition entre les différents types de consultation, les suppléments d'honoraires, etc…

Les malades sont priés de revoir les dépenses à la baisse, ce n'est manifestement pas le cas des médecins (profession que j'estime par ailleurs, la médecine française ayant sauvé la vie de deux de mes trois enfants, notamment en prenant des risques impensables dans un systéme anglosaxon…mais cela ne change rien au traitement de faveur (et le mot et faible) de la corporation médicale ces dernières années)).

Portrait de Naradamuni

à colbert Portrait de colbert De Naradamuni

sans | 11H57 | 20/03/2008 | Permalien

@ colbert (medecin)
Le problème cher doc à collebeurk ! ce n'est pas l'UMP ou le PS, c'est l'UMPS et surtout les grands argumentarteurs comme vous dont la cuisine fondamentale est » lorsque tout va mal c'est la faute des autres et quand tout va bien c'est grâce à moi » et comme vous n ous tartinez de mauroy lui aussi fait parti de cette voyoucratie à tendance UMPS, du style de mon buraliste qui m'empoisonne tout en me le disant ouvertement que je suis un pauv'cons (c'est marqué sur le paquet donc c'est Vrai, n'est-ce pas ? )
Ce n'est pas de l'éducation ça, Monsieur !
Comme vous ditent, circulez y a rien à voir, quoique vous vouliez…

A la sarkomode blinblin pour faire inglisch comme le grand sachem US « des oulala ça fait bobo » le dit « there is No Alternative ! ! ! ! »
Nous on veut votre bien disent-ils (pas votre bonheur ! … votre Bien… quoi, votre blé, votre oseille ! ! ! )

Le seul remède avant la karchèrisation finale
Faites l'Amour plus les allées des supermarchés
Que les désirs de vos corps rejoignent les désirs du corps social !
Ne te contente pas de coucher la révolution sur le papier, couche avec elle.
Après 68, comptez 69 et recommencez.

Avec de tels slogans, pas question d'oublier que c'est le souffle de la vie et du désir qui gonfle les drapeaux rouges et noirs.

Les Voyoucrates gonflent le peuple ! ! !

Jusqu'où ça ira… ça ira… ça ira…

Portrait de PIERRE-YVES56

à Thorgal46 Portrait de Thorgal46 De PIERRE-YVES56

14H42 | 22/03/2008 | Permalien

Bonjour Thorgal46

Une seule question :

Etes vous syndiqué ?

Norvège : 70% des actifs sont syndiqués
France : 3% seulement

Cherchez l'erreur, la voie est là, toute tracée, c'est la seule façon pour le peuple de reprendre du pouvoir, mais encore faut-il en avoir la volonté, ne pas rester passif, que tout vous tombe tout cuit dans le bec, pensez aux luttes de vos parents, grands-parents et arrières grands-parents. Peuple d'assistés relève toi ! ! ! ! ! !

Sincères salutations

Portrait de Thorgal46

De Thorgal46 4302

Informaticien dans le Lot | 17H59 | 19/03/2008 | Permalien

A mettre en parallèle des suppressions de postes d'enseignants souhaitées par le gouvernement :
Pour l'année 2007 la SNCF vient d'annoncer un bénéfice de plus d'UN MILLIARD d'euros ! !
Je ne suis qu'un pauvre naïf, mais j'aimerais entendre notre Président annoncer :
on va utiliser ce gros magot pour maintenir le maximum de lignes sncf ouvertes, de postes d'enseignants dans les établissements scolaires et de maternités en province ! !

Portrait de marie 75

à Thorgal46 Portrait de Thorgal46 De marie 75 3563

11H58 | 20/03/2008 | Permalien

la désinformation, Thorgal, cela suffit !
SNCF :
cf les échos du jour (p.33, dossier entreprises et marché) :
résultat net récurrent de la SNCF de 650 millions d'euros et bénéfice net de plus de un milliard d'euros.
Relire les échos d'hier !
L'Etat va même toucher même un dividende de 130 millions d'euros.

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