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Juriste et enseignant chercheur

Trois chantiers pour sortir le Parti socialiste du marasme

La problématique actuelle de la gauche, qui contrôle désormais la totalité des CTIE, n'est pas à mon sens relative à sa dimension nationale.

Les analyses politiques relatives aux deux derniers scrutins présidentiels me paraissent très largement instrumentalisées : faire de 2002 une victoire de l'UMP est une aimable plaisanterie, et la présidentielle de 2007 fut un exemple frappant de non-préparation pour le PS.

Madame Royal, quelles que soient ses qualités ou ses défauts en tant que candidate, est arrivée trop tard sur la ligne de départ, insuffisamment soutenue par son propre parti et incapable de « contrôler » les médias à un niveau comparable à celui de son adversaire. Elle a également souffert d'être la première femme au sein d'une formation majoritaire à se présenter à une présidentielle.

Ce qui ne l'a pas empêché de réaliser un score remarquable en terme de nombre de voix, dans un contexte de participation très élevée historiquement défavorable à la gauche et de très net affaiblissement du Front national, dont l'électorat était depuis plusieurs années cultivé de manière totalement assumée par Nicolas Sarkozy.

Paradoxalement, le fait que le Parti socialiste soit la seule formation réellement démocratique (et encore, la chose se discute) quant au débat interne et au choix de ses candidats lui nuit considérablement sur le plan des résultats nationaux.

Quant aux résultats des législatives, l'exécution sommaire de toute cohabitation en les jumelant à l'élection présidentielle a façonné ce scrutin à l'image de l'actuelle Assemblée nationale : une simple chambre d'enregistrement dont la composition et le fonctionnement sont calqués sur la présidentielle.

Cette hyperprésidentialisation du régime (dans le sens où le chef de l'Etat possède des pouvoirs institutionnels étendus, ne respecte plus les limites imposées par la constitution -politique menée par le gouvernement, rôle du Conseil constitutionnel, etc.-) est inquiétante, mais ressort surtout de la progressive euthanasie de l'Assemblée nationale et du Sénat (il suffit d'observer l'évolution de la répartition entre projets et propositions de loi, ou encore de suivre les débats parlementaires, pour en être convaincus). La progressive affiliation du Conseil constitutionnel sur l'autorité politique collabore du même processus.

Ceci étant, et à titre purement personnel, je souhaite que le Parti socialiste demeure ce qu'il est historiquement et structurellement (à savoir une force politique de protection et d'évolution raisonnée de la société française). Si la « rénovation » consiste à intégrer la propagande libérale qui assimile toute forme de protection sociale à un archaïsme dépassé, le PS se suiciderait en empruntant cette voie « centriste ».

Souhaitons simplement que soit mis en place :

- Une communication sur un véritable bilan quant aux périodes 1998-2002 et 2002-2008. Les chiffres et études sont à cet égard éloquents : ils démontrent largement et à presque tous niveaux l'ineptie de la gestion UMP sur la dernière période, et les résultats nettement plus convaincants de la gestion socialiste.

- La fin unilatérale et totale de toute forme de cumul des mandats : cette maladie française gangrène depuis longtemps notre système politique. Monsieur Jospin avait tenté (trop timidement) d'en limiter les effets. La France manque-t-elle à ce point de personnel politique qualifié pour qu'on doive voir les mêmes individus aux postes de maire, de député, de conseiller régional, etc. Outre l'aberration productive du système (on ne peut prétendre assurer correctement toutes ces tâche simultanément), il collabore d'une décridibilisation du personnel politique. N'évoquons pas sur ce point le caractère proprement stupéfiant d'individus qui, en tant que ministres, se présentent à des élections (législatives) pour une fonction à laquelle, en cas de victoire, ils ne pourront prétendre.

- L'union des dirigeants de la gauche plurielle (inter et intrapartis. Pour le PS de Royale, Fabius, Delanoë, DSK, Hollande, Aubry, etc.) autour d'un programme commun, élaboré à l'occasion d'un événement politique bénéficiant d'une couverture médiatique maximale. Axé sur des points précis, budgété de manière rigoureuse et soumettant au-delà des effets d'annonce, des propositions concrètes et pragmatiques sur des difficultés qui ne le sont pas moins. Un programme qui reflète des prises de positions, et pas le résultat de sondages d'opinions ou des conseils « éclairés » de communiquants semblables à ceux qui affirmèrent (avec le succès que l'on sait) à monsieur Jospin qu'une élection se gagne au centre. Que les dirigeants de la gauche assument ce qu'ils sont, et nous aurons déjà fait un grand pas en avant.

Que les dirigeants de la gauche nous prouvent qu'ils sont capables de faire front commun face aux dérives grandissantes de l'exercice du pouvoir par l'UMP.

Que, face à la personnalisation des fonctions politiques qu'incarne Nicolas Sarkozy, ils choisissent au contraire de réaliser une action collective, concertée et solidaire.

Qu'ils mettent de côté leurs ambitions personnelles (en cas de victoire, il y aura bien assez de postes de haute responsabilité pour satisfaire tous les leaders de la gauche) et laissent aux militants le soin de choisir parmi la demi-douzaine d'individus en question à la fois le président de la République et son premier ministre en cas de victoire.

Qu'ils proposent les réformes institutionnelles requises pour restaurer l'autorité parlementaire sans tomber dans les excès du parlementarisme, et également pour fournir à l'opposition (quant bien même celle-ci serait alors UMP) un réel pouvoir d'inflexion et de proposition sur les politiques menées.

La France est sans doute le seul pays au monde où l'on se gargarise de tels succès démocratiques (taux de participation aux présidentielles par exemple) tout en affirmant sans rire que 53% des votants (47% des électeurs inscrits) peuvent conditionner unilatéralement la vie de 100% des Français.

Ceci étant, je serai le premier surpris, en dépit de mon jeune âge, de voir une telle chose se produire de mon vivant. Non pas que la gauche française en soit incapable, mais nous avons laissé la pratique de la démocratie d'opinion et « l'adaptation » progressive de nos institutions scléroser nos systèmes politiques à un point tel que ceux qui y participent depuis des décennies ne sont sans doute pas les plus enclins à vouloir le réformer…

48 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de François Doutriaux

De François Doutriaux (auteur)

Juriste et enseignant chercheur | 13H51 | 17/03/2008 | Permalien

Merci beaucoup à Rue89 pour avoir extrait ce commentaire à chaud afin d'en faire une tribune, mais serait-il possible que les fautes d'orthographe ou de typo (claqué ou lieu de calqué, affiliation sur au lieu de affiliation à, isncrits au lieu de inscrits, etc..) soient corrigées ?

Désolé pour ces fautes, mais il s'agissait originellement d'un « simple » commentaire (ce qui ne m'excuse pas ceci dit) ^^

Portrait de Gringo

à François Doutriaux Portrait de François Doutriaux De Gringo

| 14H20 | 17/03/2008 | Permalien

La coquille qui me choque le plus reste le « Madame Royal » avec un E.
Mais bon, ce n'est pas à l'échelle du problème…
Et votre reflexion sur la crise du PS me semble très pertinente.

Portrait de Jana

à François Doutriaux Portrait de François Doutriaux De Jana

bretonne en Normandie | 14H21 | 17/03/2008 | Permalien

@ François Doutriaux

Merci pour votre commentaire

Pourriez-vous complèter, plus concrètement :

« mais nous avons laissé la pratique de la démocratie d'opinion et “l'adaptation” progressive de nos institutions scléroser nos systèmes politiques à un point tel que ceux qui y participent depuis des décennies ne sont sans doute pas les plus enclins à vouloir le réformer… »

Portrait de PIERRE-YVES56

à François Doutriaux Portrait de François Doutriaux De PIERRE-YVES56

02H22 | 22/03/2008 | Permalien

Avez vous regardé dimanche soir 16 mars 2008 sur FR3 vers 22h25, le chef du P.S. monsieur F. Hollande déclarer ceci en direct :

<

Pour quelqu'un qui est responsable du P.S. méconnaître à ce point ses électeurs c'est profondément révoltant, c'est humiliant pour le peuple qui souffre. A croire que F. Hollande n'est jamais allé sur le terrain et qu'il n'a jamais vu un pauvre et pourtant il y en avait déjà sous F. Mitterrand et lorsqu'il s'est retiré, après tout ce temps passé à l'Elysée, il y en avait toujours autant !

Ouvrez les yeux peuple français ! ! ! Pourquoi le P.S. parle t-il autant des autres ? Tout simplement pour ne pas parler des désaccords profonds entre tous ses ténors et pourtant ils se permettent tous de donner des leçons de morale. Lorsqu'ils seront tous d'accord, ils pourront peut-être proposer à la France un programme cohérent, ils en sont incapables aujourd'hui alors c'est la bonne vieille tactique de l'écran de fumée, cela manque de courage politique et c'est justement ce dont à besoin la France. Pourquoi le congrès du P.S. a été reporté après les élections d'après vous ? Par pure stratégie électorale, pour la même raison, afin de ne pas prêter à la critique en affichant leurs querelles intestines et ainsi risquer de perdre les élections, ils ont préférer en agissant ainsi tromper les français. Ah, elle est belle la gauche française ! ! ! ! !

Et puis enfin, pourquoi la gauche ou la droite d'ailleurs, de monsieur Sarkozy, feraient demain ce qu'ils ont été incapables de faire lorsqu'ils étaient toutes ces années et sont encore au pouvoir.

Il va falloir encore combien de temps aux français pour réaliser cela, que les solutions qui n'ont pas marché hier, ne marcheront pas plus demain. Il faut à la France du totalement nouveau, un rassemblement des plus grandes compétences de quelque bord politique que ce soit, du moment que cela soit réalisé avec du bon sens, commencer par le commencement et puis tenir compte des réalités, de toutes les réalités, ne pas vouloir nier l'évidence. Comme pour l'école en ce moment, la démographie de la France est comme elle est, et comme il y a moins d'élèves et qu'il y en aura encore moins dans les années à venir, nous n'avons pas besoin de tous ces fonctionnaires, ils vont devoir faire comme nous dans le privé, se recycler, se remettre en cause. Et puis arrêtons le nivellement par le bas, encourageons au contraire les jeunes doués pour les études, ne leur mettons pas de freins, de bâtons dans les roues, tout cela pour assouvir (une idée chère à la gauche) son désir d'égalité parfaite. Cela n'existe pas, les hommes n'auront jamais la même égalité des chances, c'est une utopie. Ces jeunes sont l'avenir du pays, ainsi que les autres jeunes du technique dans des domaines différents, tout le monde n'est pas fait pour les études à dominante intellectuelle, c'est un non bachelier qui l'écrit, cela ne m'empêche pas de penser, de réfléchir, de m'occuper sérieusement de l'éducations de nos 4 enfants, avec responsabilité, la responsabilité qui manque tant et tant aujourd'hui, comme aussi le plus élémentaire bon sens. L'homme d'aujourd'hui se croit éminemment supérieur après avoir inventer l'ordinateur, baliverne ! ! ! Sans bon sens, nous n'irons jamais loin, cela débouche rapidement sur l'immobilisme, le repli sur soit, s'arc-bouter sur tous ses petits privilèges sans tenir compte de l'environnement externe avec une grande dose d'égoïsme. Nous ne pouvons plus vivre chacun dans notre coin sans regarder la nécessité absolue de réformer pour le bien-être de la collectivité tout entière.

Quand à monsieur Bayrou, nous le voyons bien, il dérange tout le monde et je peux vous l'annoncer avec certitude, pour encore longtemps, très longtemps. Voila enfin un homme politique qui maintient le cap quoi qu'il arrive, même lorsque les rats quittent le navire (monsieur Morin et toute sa clique). Pourquoi dérange t-il à ce point ? Simplement parce qu'il dit la vérité, la France ne se redressera jamais tant qu'il y aura ces coups de barre, un coup à droite, un coup à gauche. C'est exactement comme en voile cela freine le navire. Il apporte le bon sens, la responsabilité, la persévérance, la priorité donné à l'intérêt de la collectivité plutôt que l'intérêt personnel, partisan. Nous ne sommes pas propriétaires de la planète, nous n'en sommes que les locataires, nous devons la transmettre à nos descendants dans le plus parfait état. Il en va de même pour la nation française, il est grand temps de remettre de l'ordre, d'arrêter l'hémorragie de la dette, sinon c'est nos enfants qui paieront l'addition, c'est ce que vous voulez français, françaises ? F. Bayrou a du temps, le temps que les français réagissent enfin. Personne ne peut faire le bonheur de son prochain contre sa volonté, les français ont les hommes politiques qu'ils méritent. Nous l'avons bien vu lors des élections présidentielles de 2001, les français ont l'immense chance de vivre en démocratie et ils ne vont pas voter ( ! ! ! ! ! ! ) comme cette année là au premier tour. Ensuite ils se permettent de sonner le tocsin au deuxième tour lorsqu'ils se rencontrent des conséquences de leurs inconséquences, de ne pas avoir pris encore une fois leurs responsabilités. Au second tour, beaucoup de français ont voté blanc, je répète, nous avons les hommes politiques que nous méritons, il était hors de question, qu'ayant fait leur devoir au premier tour (ce sont les français qui jamais ne manquent une élection), qu'ils votent pour un candidat en qui ils n'ont pas confiance, qu'elles qu'en soient les conséquences. Quand je pense que toute la gauche ou presque a voter CHIRAC, quel reniement, aucun amour propre. Le pire est que les mêmes qui ne sont pas allés voter, sont les premiers à descendre dans la rue lors des manifestations et des grèves.

Sincères salutations.

Portrait de PIERRE-YVES56

à PIERRE-YVES56 Portrait de PIERRE-YVES56 De PIERRE-YVES56

02H25 | 22/03/2008 | Permalien

Il manque et je ne sais pourquoi la déclaration de F HOLLANDE :

J'ai vu pour la première fois pendant la campagne, sur le terrain, des familles qui n'arrivent plus à s'en sortir

Portrait de guerzit

De guerzit

Incomprenant majeur | 14H05 | 17/03/2008 | Permalien

Commentaire assez naif selon moi.

Les petits dirigeants de ce petit parti sont bien incapables de changer.

Et cette « force politique de protection et d'évolution raisonnée de la société française » que vous appelez de vos voeux est tellement raisonnée qu'elle escamote tout projet réellement alternatif.

Je me demande d'ailleurs ce que l'on peut entendre par raisonnée… Souvent j'entends résignée…

Portrait de Gringo

De Gringo

| 14H17 | 17/03/2008 | Permalien

Même si l'heure n'est pas à chercher des coupables, mais bien à trouver des solutions, je suis convaincu, et encore un peu plus à la lecture de cette tribune, que Jospin est le principal artisan de la crise identitaire du parti socialiste.

D'abord parce que la tendance à tirer vers le centre vient essentiellement de lui ; le fait qu'on le lui ait conseillé ne l'excuse en rien (de la même façon que ses conseillers n'excusent en rien la politique de Sarkozy).

Ensuite, parce que si « faire de 2002 une victoire de l'UMP est une aimable plaisanterie, » il n'en reste pas moins qu'elle le Waterloo du Parti socialiste, qui a bien du mal à s'en remettre.

Enfin, parce qu'en ces périodes où, quand même bon nombre des dirigeants socialistes s'accordent à dire qu'il faut travailler ensemble, je considère son attitude depuis la défaite de la présidentielle comme particulièrement légère. Disparaitre de la sorte, puis revenir critiquer son propre parti, avant, pendant et après les présidentielles de 2007, n'est pas constructif le moins du monde. Au moment où, effectivement, une participation sans précédent apporte un soutien aussi important à une candidate socialiste, ce qui aurait pu être le socle d'un renouveau, il était néfaste d'écrire un pamphlet à son encontre. Cela ne fait qu'augmenter les dissensions au sein du parti. Pour finaliser le bouquet, s'en vanter lors d'une transmission du courant « jospiniste » à Delanoé, ne présentait vraiment aucun intérêt.

Aujourd'hui, si beaucoup de membres influents du PS sê disent prêts à travailler ensemble, dans un effort commun, il reste qu'il faudra un moteur à ce mouvement. L'expérience montre que François Hollande n'est pas à la hauteur pour mener ce genre de combat (honnêtement, je trouve qu'il n'en affiche même pas la conviction). Comme vous le dites, M Doutriaux, j'ai bien peur que le système ne soit schlérosé et que personne, au sein du parti, n'ait la force, ni ne parvienne le cas échéant, à recréer une unité là où l'habitude fait qu'il y ait des divergences. Même si l'on apprend de ses erreurs et que l'année dernière le PS a tâché de se rassembler derrière un programme commun, les individualités semblent trop fortes pour se rassembler derrière un candidat commun.

Portrait de Jana

à Gringo Portrait de Gringo De Jana

bretonne en Normandie | 14H52 | 17/03/2008 | Permalien

@ Gringo

« les individualités semblent trop fortes pour se rassembler derrière un candidat commun. »

sincèrement, je ne pense pas que ce soit les personnalités qui soit trop fortes, je pencherai plus pour les égos…

Portrait de Jana

à Gringo Portrait de Gringo De Jana

bretonne en Normandie | 14H53 | 17/03/2008 | Permalien

@ Gringo

« les individualités semblent trop fortes pour se rassembler derrière un candidat commun. »

sincèrement, je ne pense pas que ce soit les personnalités qui soient trop fortes, je pencherai plus pour les égos…

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 14H16 | 17/03/2008 | Permalien

C'est fou ce que Rue89 a envie de donner comme leçons au PS ..
Arretez de les prendre en pitié ..
Si vous les laissiez se demmerder , un peu . Ils sont grands non ?

Portrait de thierry reboud

à Numerosix Portrait de Numerosix De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 16H17 | 17/03/2008 | Permalien

Je n'ai certainement pas une passion pour le PS, et encore moins dans son état actuel, mais sans eux nous sommes morts (façon de parler, bien sûr).

Portrait de marie 75

à Numerosix Portrait de Numerosix De marie 75

16H35 | 17/03/2008 | Permalien

ok avec toi… à propos du PS, ca les démange, sur R89. Plus que sur l'UMP !

Je ne sais qui est ce noble inconnu qui discourt plus haut : c'est d'un confus ! ! !
Le PS a gagné des villes, la majo des conseils généraux (8 en plus), il dirige les régions, le Sénat va bouger…
Et le PS devrait dire, aujourd'hui, qu'il est constitué d'une armée de nuls et de bons à rien…

Une campagne gagnée avec un boulot de dingue des militants unis contre la droite.
Un peu de décence !
La révolution de l'info … pas de l'intox !
Imaginez les titres si la droite avait gagné !

Ca bouge au PS ! Tout n'est pas parfait ! Mais laissons un peu de temps au temps !
L'ambulance ? ce n'est pas le PS !
R 89 se trompe de cible … ou alors il faut qu'ils précisent pour qui ils bossent.

Portrait de Jonas2

à marie 75 Portrait de marie 75 De Jonas2

Les mouches ne me trouveront pas as... | 18H53 | 17/03/2008 | Permalien

Faut pas t'énerver comme ça, Marie.
Tiens, je vais t'adoucir un peu la bille.
Je ne crois pas que l'UMP ait gagné les présidentielles par la grâce du Saint-Esprit mais bien parce que le PS était trop inconsistant.
Je ne crois pas, de la même façon, que le PS se soit refait la cerise aux municipales. Il a tout simplement bénéficié des 10 mois de gesticulation calamiteuse de Sarko. Un vrai repoussoir.
Il est urgent que la gauche sorte de ce jeu à sommes nulles en proposant une vraie alternative au rouleau compresseur des « réformes “ sarkosistes. Elle n'a pas quatre ans devant elle comme le clamaient les ténors PS hier soir sur les plateaux.
La vraie indécence c'est de laisser les militants ramer sur le sable depuis trop longtemps.

Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

à Jonas2 Portrait de Jonas2 De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

07H02 | 18/03/2008 | Permalien

La vraie indécence c'est de laisser les citoyens, tous, ramer sur le sable, les militants ne représentent même pas 1% des électeurs inscrits au parti ; )

D'où la percée remarquable de la LCR, seul moyen de faire comprendre au PS qu'on en a un peu marre de les voir s'autocongratuler, pousser à la sociale-démocratie en s'alliant au centre mou, et s'enrichir sans que rien de véritablement utile pour le pays ne soit capable de sortir de leur cerveau pendant 12 ans.

Portrait de PIERRE-YVES56

à Numerosix Portrait de Numerosix De PIERRE-YVES56

02H11 | 22/03/2008 | Permalien

A Numerosix

Je suis d'accord avec vous, il faut les laisser se démerder, car ils sont bien dans la merdre et pour longtemps comme le pays d'ailleurs, mais le problème est clairement que l'auteur François DOUTRIAUX, comme beaucoup de français, veut encore y croire.

C'est aussi la raison de sa petite diatribe : << Si la « rénovation » consiste à intégrer la propagande libérale qui assimile toute forme de protection sociale à un archaïsme dépassé, le PS se suiciderait en empruntant cette voie « centriste ».>>

« 'Voix centriste' » : cette appréciation est toute personnelle à Mr DOUTRIAUX.

Lorsque l'on a déjà barré un voilier, on sait que donner sans arrêt des coups de barre à droite puis à gauche, cela freine le navire et c'est aussi une conduite dangereuse. Cela permet de mieux comprendre les propos de F. BAYROU lorsqu'il reprend cette image pour la conduite de la France.

Portrait de François Doutriaux

à PIERRE-YVES56 Portrait de PIERRE-YVES56 De François Doutriaux (auteur)

Juriste et enseignant chercheur | 23H07 | 24/03/2008 | Permalien

Comme je le précisais il y a peu sur un autre commentaire ici-même, je ne crois guère à la fin de la démocratie d'opinion qui gangréne actuellement notre pays.

En revanche, je suis extrêmement pragmatique : à court terme, le PS est actuellement la seule formation politique susceptible de ravir le pouvoir au niveau national à l'UMP.

La chose est, notamment pour des raisons de sociologie électorale, loin d'être faite.

Si vous êtes réellement convaincu que le redressement de notre pays est impossible, je comprends mal pourquoi vous perdez votre temps sur Rue89, dont la fréquentation quotidienne pése lourdement sur le moral de tout individu normalement constitué ^^.

Quant à considérer que la voie centriste est suicidaire pour le PS au plan national, avez-vous oublié le sort de monsieur Jospin au premier tour des élections 2002 ?

Je n'ai personnellement rien contre une direction centriste de la France (quoi que je n'ai pas souvenir que la période centriste ait été, sous la V° république, particuliérement remarquable) mais la seule difficulté est…qu'elle n'existe pas.

Les formations centristes ont toujours été, dans notre pays, historiquement liées à la droite.

La stratégie novatrice de Monsieur Bayrou est intéressante (d'autant plus qu'il s'est montré un excellent représentant de l'opposition sous la mandature précédente) mais n'apparaît guère probante au regard des résultats électoraux et se limite pour l'instant au projet dont il est personnellement porteur.

Je suis en l'occurence fortement hostile à toute personnalisation du pouvoir.

Quant à la pittoresque analogie de monsieur Bayrou, elle trouve sa limite dans le « sans arrêts ». Au plan national ,la droite a occupé le coeur du pouvoir sur des périodes infinimement plus longue que la gauche. La comparaison des bilans est également éloquente. Enfin, pour qui observe l'UMP depuis 2002, et particulièrement depuis 2007, il me semble bien difficile de considérer qu'il tire des bords dans une direction unique et cohérente. Et ce sur quelque terrain (politique, social, économique, pénal, etc..) que se soit.

Que nous ayons aux manettes la gauche socialiste, le modem ou une formation nouvelle m'importe peu. Tout ce qui compte à mes yeux est que l'ineptie de la gestion du pouvoir depuis 2002 s'arrête enfin, et que les dérives inquiétantes de nos institutions soient stoppées.

Il me semble que le PS est actuellement la seule formation politique en position pour ce faire. Si le modem réussit cet exploit, je serais le premier à applaudir des deux mains.

Tant que l'affairisme, la gabégie économique, le populisme électoraliste, le dépecage de la protection sociale, la prééminence de l'idéologie et le régne des ambitions personnelles sont stoppés, je me moque éperdument que notre pays soit dirigé par un labrador à poil dur.

Portrait de DidierB63

De DidierB63

Devant un écran | 14H18 | 17/03/2008 | Permalien

Un programme porté par une personne choisie par les militants. Mais avant tout, un programme clair, précis, chiffré et qui ne tient pas compte des sondages mais des problèmes qui ont été identifiés depuis 20 ans (au minimum). Ça parait si évident qu'on ne peut être qu'horrifié que rien n'ait été fait ou présenté avant !

Les partis politiques ont largement les moyens intellectuels et financiers pour réaliser un travail de cette ampleur. Mais, jusqu'à présent, il n'a été question que de conserver les fonctions auxquelles on avait été élu, pas de trouver des solutions.
Réformer le système de santé ou celui des retraites, par exemple, ne semble pas être très porteur politiquement. Alors, on propose des petites réformes, qui n'effrayent pas les électeurs potentiels. Et surtout, on explique rien. Pourtant, plus on avance plus on se rend compte que les français veulent qu'on s'occupe de ces problèmes mais sans détruire ce qui existe.

Il faut que cette transformation du discours et de l'acte intervienne rapidement, avant que la société française ne soit complètement divisée, voir pire…

Et il est de plus en plus évidement que des réformes institutionnelles doivent avoir lieu. L'instauration d'une séparation totale des pouvoirs législatifs et exécutifs me parait indispensable si on veut que l'assemblée puisse faire son travail de législateur.

En tout cas, je rejoint complètement votre commentaire « a chaud », même si y répondre demande bien plus qu'un autre commentaire « a chaud ».

http://polemiquons.over-blog.com/

Portrait de Jana

à DidierB63 Portrait de DidierB63 De Jana

bretonne en Normandie | 14H46 | 17/03/2008 | Permalien

@ DidierB63

« un programme clair, précis, chiffré et qui ne tient pas compte des sondages mais des problèmes qui ont été identifiés »

Effectivement, qu'est ce qu'il y a de « rouillé » « bloqué » dans le domaine de la conduite de la politique ?
Je me demande souvent pourquoi, les « élites » aux manettes dans les partis disent « les français veulent que.. nous disent que.. pensent que.. “

Parce qu'ils n'en font pas partie.. des français ?

Vous avez raison, il est utile de raisonner ‘à froid’, en dehors du marketing électoral, ce racolage d'électeurs, en démystifiant les sondages opportunistes, démagogues, plus que discutables.

Portrait de colbert

à DidierB63 Portrait de DidierB63 De colbert

medecin | 19H09 | 19/03/2008 | Permalien

Un programme chiffré du Ps ; inutile,ils n'annonceront pas les mesures restrictives qu'ils prendraient…souvenez vous en 81 avaient-ils annoncé trois dévaluations en 18 mois du fait de leur incurie ? avaient-ils annoncé qu'ils multiplieraient par 10 la dette de l'état entretenue et aggravée ensuite par l'Ump ?
Aujourd'hui la dette c'est le budget de l'éducation nationale et les enseignants qui contestent les restrictions de postes et de crédit ne peuvent s'en prendre qu'à eux mêmes : avoir voté pour un escroc et sa clique en 81.
De plus ils ont augmenté l'AN de 128 députés en 88 ; pourquoi ?
Il convient de reduire de façon drastique le nombre de députés (251 contre 577 ) et réduire le nombre de sénateurs à 100 (comme aux EU ) au lieu de 331.Revoir les avantages des sortants de l'ENA,des différents corps d'état et de leur copinage…un bon coup de balai est indispensable : les socialistes et l'Ump sont trop veules pour rénover et étriller la classe politique ; ils tapent dans le même gâteau.

Portrait de joker

De joker

14H19 | 17/03/2008 | Permalien

C'est vrai que la conquète du pouvoir vire de plus en plus à l'absurde : Dati qui affirme, qu'elle ne sera pas forcement maire car elle fait partie d'une liste et qu'il faut qu'elle en parle avec ses « colistiers et non sur un plateau de télévision car tous ceux qui sont là, n'étant pas ses colistiers ne sont pas concernés », Rama Yade, qui ne se présente « que troisième à Colombes »… Voynet (que j'apprécie)qui sera à la fois sénatrice et maire va-t-elle démissioner conformément à ses engagements ? Que faire ?

Portrait de ex-riverain

De ex-riverain

x | 14H32 | 17/03/2008 | Permalien

kidnapper jean sarkozy, lui mettre le cerveau de mazarine pour créer un nouveau leader de gauche ? et qui fonctionnerait au biocarburant ?

Portrait de thierry reboud

De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H58 | 17/03/2008 | Permalien

En plus de tout ce que vous pointez, je ne vois pas comment le PS peut également échapper à un intense travail de clarification idéologique.
Il s'agit de savoir s'il doit « faire accepter aux militants du parti un modèle économique social et libéral seul à même de répondre à la mondialisation » (Mougeotte, éditorial du Figaro) ou de « proposer un plan réaliste et imaginatif » (Joffrin, éditorial de Libération), ce qui impliquerait dans le deuxième cas que le réalisme ne soit pas brandi au détriment de l'imagination. Une vieille formule prétend qu'on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment. Dans le cas du PS, c'est très précisément l'inverse. Il ne demeurera dans l'ambiguïté qu'à son propre préjudice (et, par conséquent, au nôtre, pour peu qu'on se reconnaisse de gauche).

Ce qui me fait revenir sur la question des alliances. Il est urgent pour le PS de clarifier sa position sur cette question. Son refus de nouer des accords techniques et électoraux sur sa gauche (qui n'auraient pas mis en péril la capacité de gestion des municipalités) aussi bien à Clermont-Ferrand qu'à Toulouse ou Montpellier (entre autres), son maintien au second tour face à des candidats communistes arrivés en tête, tout cela n'augure pas d'une ouverture politique à l'épreuve des balles.
Or cette gauche du PS peut progresser, y compris électoralement : c'est le cas notamment à Clermont-Ferrand (de 13,80% à 15,34%) ou à Montpellier (où une alliance Verts-LCR passe de 16,58% à 18,62%).
En l'état actuel du Modem, je ne vois pas bien que les offres de service à Bayrou soient autre chose qu'une vue de l'esprit. Je le vois d'autant moins que le refus opposé à Sarnez par Delanoë (qui, au passage, contribue à faire perdre le Vème arrondissement) indique au minimum des tiraillements sur ce passage vers le centre.

Où l'on se retrouve au point de départ : quelle orientation politique le PS souhaite-t-il prendre en vue des prochaines échéances ? Et surtout, a-t-il les moyens de clarifier ses positions ?

EDIT : J'oubliais… Je crains beaucoup que le PS ne sache pas éviter un écueil majeur, à savoir le risque de devenir un agrégat de baronnies. Par quels moyens parviendra-t-il à empêcher les affrontements entre leaders locaux, toujours prompts à se poser en exemples ? Pour avoir jadis milité au PS, je dois dire que je ne suis pas plus rassuré que cela…

Portrait de kawouede

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De kawouede

21H28 | 17/03/2008 | Permalien

D'accord avec vous, sans oublier la victoire de Voynet sur une liste « vraiment de gauche » et le bon score des Verts à Grenoble (près de 23%)

Portrait de déluge

De déluge

menuisier | 15H17 | 17/03/2008 | Permalien

A mon avis, c'est plutot sur les années 83-86 que le PS doit concentrer sa réflexion. C'est durant cette période qu'il a abandonné son projet de « changer la vie ». Depuis, il se borne à utiliser (de moins en moins) le vocabulaire de gauche, mais en porte également de moins en moins les valeurs.
La gauche ne s'est jamais vraiment remis de cette rupture dans le septenant de Mitterand I, elle accompagne lorsqu'elle est au pouvoir, elle privatise comme jamais, elle déçoit et elle désespère.
L'histoire du PS, sa structure même, le mariage des « carpes » Straus Kahn, Walls, Bockel et des « lapins » Mélanchon, Montebourg, etc, rends impossible une ligne claire et la désignation d'un leader en temps et en heure.
Je ne pense pas qu'il soit possible de « réformer » le PS, trops d'intérêts et de points de vue contradictoires, il faut, je pense « reformer » un parti de gauche avec des valeurs affirmées comme telles.
Mais ils vont s'accrocher. En 2002 ils n'ont rien compris, après les régionales pareil, en 2005 itou, je prends les paris qu'ils tireront pas plus de conclusion après ce scrutin. on a pas fini de pleurer de rage.

Portrait de sigmundfrit

De sigmundfrit

15H18 | 17/03/2008 | Permalien

@Thierry Rebout

Tout à fait d'accord avec vous, l'avenir du P.S. c'est la clarification politique de sa ligne, sinon il restera constamment immobile et tiraillé entre son ancrage à gauche et l'appel du centre (qui ressemble à s'y méprendre au triangle des Bermudes).
A cet égard, la crise du « non » au réferendum, qu'il faudra bien un jour régler (mais n'est-elle pas le signe de divergences bien plus profondes) a laissé des traces indélibiles dans le P.S. empéchant toutes discussions sérieuses sur une ligne politique. A 6 mois du congrès, dans l'euphorie des municipales, le silence est assourdissant et les militants de base écartés de toute élaboration politique au profit des discussions de couloirs entre barons.
Le cumul des mandats devient de fait la protection la plus efficace pour les leaders du P.S. de protéger leur statut en maintenant un statu-quo (on s'arrange entre amis et ainsi on évite les discussions qui « fachent »). Pourtant, ce statu-quo se transforme progressivement en bombe à retardement.
La solution appartient aux militants : imposer un réel débat politique pour définir une ligne claire qui sera imposée aux différents leaders par les instances du parti.
Ca n'est pas gagné.

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 15H52 | 17/03/2008 | Permalien

Monsieur Doutriaux semble faire l'impasse de l'avidité de certains « cadres » du PS qui lorgnaient et lorgnent encore le pouvoir suprème.

Cette avidité ayant dicté les comportements pour le moins inamicaux de certains cadres, sont une des causes, peut-être la seule, de la défaite du PS lors des présidentielles.

Nombreux sont ceux qui, s'estimant dignes de la plus haute marche, ne veulent rien lâcher.

Le système cause-effet est toujours en marche et malgré les dénégations de certains possibles futurs candidats (Delanoë ici même), j'ai bien peur que nous assistions d'ici à 2012 à un bis ter quatro ? -répétita.

C'est hélas aux citoyens de faire comprendre au PS que ces luttes intestines sont sa perte.

Au niveau local il n'y a pas de lutte interne. Les résultats suivent.
Au niveau nationnal les résultats prouvent le bien-fondé de cette remarque.

Portrait de Infovite

De Infovite

Plébéien. | 15H57 | 17/03/2008 | Permalien

Trois « chantiers » pour être plus proche des… travailleurs.
Il y a encore du boulot !
http://info-espress.over-blog.com/

Portrait de Asse42

De Asse42

Royalais | 16H04 | 17/03/2008 | Permalien

Je ne suis pas d'accord avec cette vision « collective » de l'avenir. Ce n'est pas parce que je suis un individualiste forcené mais parce que je crois qu'il est temps que le PS définisse clairement une ligne politique, un projet, une stratégie et un leader pour le futur.
En l'état actuel il est inaudible car qui peut dire quelle est la ligne politique du parti entre Mélenchon et DSK ? Entre Hamon et Royal ?
Je crois que cette vision est idéaliste et est reprise hypocritement par certains leaders souhaitant revenir dans le jeu. Car quel projet commun entre les différentes visions ? Quel leader choisir pour l'incarner ? On va encore se retrouver dans des tractations politiciennes et sur des synthèses abjectes pour le pays.

je crois au contraire qu'il faut un congrès d'affrontement idéologique pour la voie à suivre pour le PS. Il faut une motion soc-dem, une motion plus radicale, une motion d'ouverture,etc… Les militants doivent pouvoir choisir en conscience la voie que doit emprunter le PS pour gagner au niveau national ! Car les tactiques collectives à l'ancienne ne servent qu'aux barons du PS mais pas au peuple de gauche…

2008 doit être l'année de départ d'un PS nouveau qui se met en place.

Portrait de thierry reboud

à Asse42 Portrait de Asse42 De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 16H15 | 17/03/2008 | Permalien

« Il faut une motion soc-dem, une motion plus radicale, une motion d'ouverture,etc. »

Une véritable motion social-démocrate serait sans aucun doute beaucoup plus radicale que la bouillie tiédasse qu'on nous sert pour le moment. La social-démocratie, ça n'est pas l'abandon de la référence marxiste, ça n'est pas Bad Godesberg et c'est encore moins Strauss-Kahn.
Pour tout vous dire, si le PS était vraiment social-démocrate, je n'aurais aucune peine à m'y retrouver.

En outre, à vous lire de temps à autre, je ne suis pas sûr que vous me suiviez si je vous dis que la question du leader est secondaire.

Portrait de Asse42

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De Asse42

Royalais | 19H16 | 17/03/2008 | Permalien

« En outre, à vous lire de temps à autre, je ne suis pas sûr que vous me suiviez si je vous dis que la question du leader est secondaire. »

Exact. je dirais même que cette question est capitale pour le futur et pour le présent. Car les gens ont besoin de s'identifier à une personnalité qui, elle, représente des idées. Quelle est cette idée saugrenue de croire que l'on doit porter un projet collectif et sans leader défini ? A quoi sert une telle hypocrisie ?

Non je crois qu'il faudra trancher le projet politique et donc, bien évidemment, le leader qui va avec. Le leader sera bien sûr accompagné par une équipe autour de lui mais on saura clairement quelle direction le PS prendra.
Sincérement je ne souhaite pas que ce soit la soc-dem ni la radicalité. je suis plutôt partisan du pacte présidentiel qui dans l'esprit a su incarner les valeurs fondamentales de la gauche, répondre aux urgences sociales tout en créant des dynamiques d'avenir sur la recherche, l'excellence environnemental par exemple.
Et puis je crois en l'ouverture politique vers toutes les forces de progrès avec respect. Je ne crois pas au repli sur soi.

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