Trois chantiers pour sortir le Parti socialiste du marasme

La problématique actuelle de la gauche, qui contrôle désormais la totalité des CTIE, n’est pas à mon sens relative à sa dimension nationale.

Les analyses politiques relatives aux deux derniers scrutins présidentiels me paraissent très largement instrumentalisées: faire de 2002 une victoire de l’UMP est une aimable plaisanterie, et la présidentielle de 2007 fut un exemple frappant de non-préparation pour le PS.

Madame Royal, quelles que soient ses qualités ou ses défauts en tant que candidate, est arrivée trop tard sur la ligne de départ, insuffisamment soutenue par son propre parti et incapable de « contrôler » les médias à un niveau comparable à celui de son adversaire. Elle a également souffert d’être la première femme au sein d’une formation majoritaire à se présenter à une présidentielle.

Ce qui ne l’a pas empêché de réaliser un score remarquable en terme de nombre de voix, dans un contexte de participation très élevée historiquement défavorable à la gauche et de très net affaiblissement du Front national, dont l’électorat était depuis plusieurs années cultivé de manière totalement assumée par Nicolas Sarkozy.

Paradoxalement, le fait que le Parti socialiste soit la seule formation réellement démocratique (et encore, la chose se discute) quant au débat interne et au choix de ses candidats lui nuit considérablement sur le plan des résultats nationaux.

Quant aux résultats des législatives, l’exécution sommaire de toute cohabitation en les jumelant à l’élection présidentielle a façonné ce scrutin à l’image de l’actuelle Assemblée nationale: une simple chambre d’enregistrement dont la composition et le fonctionnement sont calqués sur la présidentielle.

Cette hyperprésidentialisation du régime (dans le sens où le chef de l’Etat possède des pouvoirs institutionnels étendus, ne respecte plus les limites imposées par la constitution -politique menée par le gouvernement, rôle du Conseil constitutionnel, etc.-) est inquiétante, mais ressort surtout de la progressive euthanasie de l’Assemblée nationale et du Sénat (il suffit d’observer l’évolution de la répartition entre projets et propositions de loi, ou encore de suivre les débats parlementaires, pour en être convaincus). La progressive affiliation du Conseil constitutionnel sur l’autorité politique collabore du même processus.

Ceci étant, et à titre purement personnel, je souhaite que le Parti socialiste demeure ce qu’il est historiquement et structurellement (à savoir une force politique de protection et d’évolution raisonnée de la société française). Si la « rénovation » consiste à intégrer la propagande libérale qui assimile toute forme de protection sociale à un archaïsme dépassé, le PS se suiciderait en empruntant cette voie « centriste ».

Souhaitons simplement que soit mis en place:

- Une communication sur un véritable bilan quant aux périodes 1998-2002 et 2002-2008. Les chiffres et études sont à cet égard éloquents: ils démontrent largement et à presque tous niveaux l’ineptie de la gestion UMP sur la dernière période, et les résultats nettement plus convaincants de la gestion socialiste.

- La fin unilatérale et totale de toute forme de cumul des mandats: cette maladie française gangrène depuis longtemps notre système politique. Monsieur Jospin avait tenté (trop timidement) d’en limiter les effets. La France manque-t-elle à ce point de personnel politique qualifié pour qu’on doive voir les mêmes individus aux postes de maire, de député, de conseiller régional, etc. Outre l’aberration productive du système (on ne peut prétendre assurer correctement toutes ces tâche simultanément), il collabore d’une décridibilisation du personnel politique. N’évoquons pas sur ce point le caractère proprement stupéfiant d’individus qui, en tant que ministres, se présentent à des élections (législatives) pour une fonction à laquelle, en cas de victoire, ils ne pourront prétendre.

- L’union des dirigeants de la gauche plurielle (inter et intrapartis. Pour le PS de Royale, Fabius, Delanoë, DSK, Hollande, Aubry, etc.) autour d’un programme commun, élaboré à l’occasion d’un événement politique bénéficiant d’une couverture médiatique maximale. Axé sur des points précis, budgété de manière rigoureuse et soumettant au-delà des effets d’annonce, des propositions concrètes et pragmatiques sur des difficultés qui ne le sont pas moins. Un programme qui reflète des prises de positions, et pas le résultat de sondages d’opinions ou des conseils « éclairés » de communiquants semblables à ceux qui affirmèrent (avec le succès que l’on sait) à monsieur Jospin qu’une élection se gagne au centre. Que les dirigeants de la gauche assument ce qu’ils sont, et nous aurons déjà fait un grand pas en avant.

Que les dirigeants de la gauche nous prouvent qu’ils sont capables de faire front commun face aux dérives grandissantes de l’exercice du pouvoir par l’UMP.

Que, face à la personnalisation des fonctions politiques qu’incarne Nicolas Sarkozy, ils choisissent au contraire de réaliser une action collective, concertée et solidaire.

Qu’ils mettent de côté leurs ambitions personnelles (en cas de victoire, il y aura bien assez de postes de haute responsabilité pour satisfaire tous les leaders de la gauche) et laissent aux militants le soin de choisir parmi la demi-douzaine d’individus en question à la fois le président de la République et son premier ministre en cas de victoire.

Qu’ils proposent les réformes institutionnelles requises pour restaurer l’autorité parlementaire sans tomber dans les excès du parlementarisme, et également pour fournir à l’opposition (quant bien même celle-ci serait alors UMP) un réel pouvoir d’inflexion et de proposition sur les politiques menées.

La France est sans doute le seul pays au monde où l’on se gargarise de tels succès démocratiques (taux de participation aux présidentielles par exemple) tout en affirmant sans rire que 53% des votants (47% des électeurs inscrits) peuvent conditionner unilatéralement la vie de 100% des Français.

Ceci étant, je serai le premier surpris, en dépit de mon jeune âge, de voir une telle chose se produire de mon vivant. Non pas que la gauche française en soit incapable, mais nous avons laissé la pratique de la démocratie d’opinion et « l’adaptation » progressive de nos institutions scléroser nos systèmes politiques à un point tel que ceux qui y participent depuis des décennies ne sont sans doute pas les plus enclins à vouloir le réformer…


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François Doutriaux | Juriste et enseignant chercheur
14H51 17/03/2008

Merci beaucoup à Rue89 pour avoir extrait ce commentaire à chaud afin d’en faire une tribune, mais serait-il possible que les fautes d’orthographe ou de typo (claqué ou lieu de calqué, affiliation sur au lieu de affiliation à, isncrits au lieu de inscrits, etc..) soient corrigées?

Désolé pour ces fautes, mais il s’agissait originellement d’un « simple » commentaire (ce qui ne m’excuse pas ceci dit) ^^

 
15H20 17/03/2008

La coquille qui me choque le plus reste le ‘Madame Royal’ avec un E.
Mais bon, ce n’est pas à l’échelle du problème…
Et votre reflexion sur la crise du PS me semble très pertinente.

 
Jana | bretonne en Normandie
15H21 17/03/2008

@ François Doutriaux

Merci pour votre commentaire

Pourriez-vous complèter, plus concrètement :

« mais nous avons laissé la pratique de la démocratie d’opinion et « l’adaptation » progressive de nos institutions scléroser nos systèmes politiques à un point tel que ceux qui y participent depuis des décennies ne sont sans doute pas les plus enclins à vouloir le réformer… »

 
03H22 22/03/2008

Avez vous regardé dimanche soir 16 mars 2008 sur FR3 vers 22h25, le chef du P.S. monsieur F. Hollande déclarer ceci en direct:

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Pour quelqu’un qui est responsable du P.S. méconnaître à ce point ses électeurs c’est profondément révoltant, c’est humiliant pour le peuple qui souffre. A croire que F. Hollande n’est jamais allé sur le terrain et qu’il n’a jamais vu un pauvre et pourtant il y en avait déjà sous F. Mitterrand et lorsqu’il s’est retiré, après tout ce temps passé à l’Elysée, il y en avait toujours autant!

Ouvrez les yeux peuple français!!! Pourquoi le P.S. parle t-il autant des autres? Tout simplement pour ne pas parler des désaccords profonds entre tous ses ténors et pourtant ils se permettent tous de donner des leçons de morale. Lorsqu’ils seront tous d’accord, ils pourront peut-être proposer à la France un programme cohérent, ils en sont incapables aujourd’hui alors c’est la bonne vieille tactique de l’écran de fumée, cela manque de courage politique et c’est justement ce dont à besoin la France. Pourquoi le congrès du P.S. a été reporté après les élections d’après vous? Par pure stratégie électorale, pour la même raison, afin de ne pas prêter à la critique en affichant leurs querelles intestines et ainsi risquer de perdre les élections, ils ont préférer en agissant ainsi tromper les français. Ah, elle est belle la gauche française!!!!!

Et puis enfin, pourquoi la gauche ou la droite d’ailleurs, de monsieur Sarkozy, feraient demain ce qu’ils ont été incapables de faire lorsqu’ils étaient toutes ces années et sont encore au pouvoir.

Il va falloir encore combien de temps aux français pour réaliser cela, que les solutions qui n’ont pas marché hier, ne marcheront pas plus demain. Il faut à la France du totalement nouveau, un rassemblement des plus grandes compétences de quelque bord politique que ce soit, du moment que cela soit réalisé avec du bon sens, commencer par le commencement et puis tenir compte des réalités, de toutes les réalités, ne pas vouloir nier l’évidence. Comme pour l’école en ce moment, la démographie de la France est comme elle est, et comme il y a moins d’élèves et qu’il y en aura encore moins dans les années à venir, nous n’avons pas besoin de tous ces fonctionnaires, ils vont devoir faire comme nous dans le privé, se recycler, se remettre en cause. Et puis arrêtons le nivellement par le bas, encourageons au contraire les jeunes doués pour les études, ne leur mettons pas de freins, de bâtons dans les roues, tout cela pour assouvir (une idée chère à la gauche) son désir d’égalité parfaite. Cela n’existe pas, les hommes n’auront jamais la même égalité des chances, c’est une utopie. Ces jeunes sont l’avenir du pays, ainsi que les autres jeunes du technique dans des domaines différents, tout le monde n’est pas fait pour les études à dominante intellectuelle, c’est un non bachelier qui l’écrit, cela ne m’empêche pas de penser, de réfléchir, de m’occuper sérieusement de l’éducations de nos 4 enfants, avec responsabilité, la responsabilité qui manque tant et tant aujourd’hui, comme aussi le plus élémentaire bon sens. L’homme d’aujourd’hui se croit éminemment supérieur après avoir inventer l’ordinateur, baliverne!!! Sans bon sens, nous n’irons jamais loin, cela débouche rapidement sur l’immobilisme, le repli sur soit, s’arc-bouter sur tous ses petits privilèges sans tenir compte de l’environnement externe avec une grande dose d’égoïsme. Nous ne pouvons plus vivre chacun dans notre coin sans regarder la nécessité absolue de réformer pour le bien-être de la collectivité tout entière.

Quand à monsieur Bayrou, nous le voyons bien, il dérange tout le monde et je peux vous l’annoncer avec certitude, pour encore longtemps, très longtemps. Voila enfin un homme politique qui maintient le cap quoi qu’il arrive, même lorsque les rats quittent le navire (monsieur Morin et toute sa clique). Pourquoi dérange t-il à ce point? Simplement parce qu’il dit la vérité, la France ne se redressera jamais tant qu’il y aura ces coups de barre, un coup à droite, un coup à gauche. C’est exactement comme en voile cela freine le navire. Il apporte le bon sens, la responsabilité, la persévérance, la priorité donné à l’intérêt de la collectivité plutôt que l’intérêt personnel, partisan. Nous ne sommes pas propriétaires de la planète, nous n’en sommes que les locataires, nous devons la transmettre à nos descendants dans le plus parfait état. Il en va de même pour la nation française, il est grand temps de remettre de l’ordre, d’arrêter l’hémorragie de la dette, sinon c’est nos enfants qui paieront l’addition, c’est ce que vous voulez français, françaises? F. Bayrou a du temps, le temps que les français réagissent enfin. Personne ne peut faire le bonheur de son prochain contre sa volonté, les français ont les hommes politiques qu’ils méritent. Nous l’avons bien vu lors des élections présidentielles de 2001, les français ont l’immense chance de vivre en démocratie et ils ne vont pas voter (!!!!!!) comme cette année là au premier tour. Ensuite ils se permettent de sonner le tocsin au deuxième tour lorsqu’ils se rencontrent des conséquences de leurs inconséquences, de ne pas avoir pris encore une fois leurs responsabilités. Au second tour, beaucoup de français ont voté blanc, je répète, nous avons les hommes politiques que nous méritons, il était hors de question, qu’ayant fait leur devoir au premier tour (ce sont les français qui jamais ne manquent une élection), qu’ils votent pour un candidat en qui ils n’ont pas confiance, qu’elles qu’en soient les conséquences. Quand je pense que toute la gauche ou presque a voter CHIRAC, quel reniement, aucun amour propre. Le pire est que les mêmes qui ne sont pas allés voter, sont les premiers à descendre dans la rue lors des manifestations et des grèves.

Sincères salutations.

 
03H25 22/03/2008

Il manque et je ne sais pourquoi la déclaration de F HOLLANDE:

J’ai vu pour la première fois pendant la campagne, sur le terrain, des familles qui n’arrivent plus à s’en sortir

 
15H05 17/03/2008
 
15H17 17/03/2008

Même si l’heure n’est pas à chercher des coupables, mais bien à trouver des solutions, je suis convaincu, et encore un peu plus à la lecture de cette tribune, que Jospin est le principal artisan de la crise identitaire du parti socialiste.

D’abord parce que la tendance à tirer vers le centre vient essentiellement de lui; le fait qu’on le lui ait conseillé ne l’excuse en rien (de la même façon que ses conseillers n’excusent en rien la politique de Sarkozy).

Ensuite, parce que si  » faire de 2002 une victoire de l’UMP est une aimable plaisanterie, » il n’en reste pas moins qu’elle le Waterloo du Parti socialiste, qui a bien du mal à s’en remettre.

Enfin, parce qu’en ces périodes où, quand même bon nombre des dirigeants socialistes s’accordent à dire qu’il faut travailler ensemble, je considère son attitude depuis la défaite de la présidentielle comme particulièrement légère. Disparaitre de la sorte, puis revenir critiquer son propre parti, avant, pendant et après les présidentielles de 2007, n’est pas constructif le moins du monde. Au moment où, effectivement, une participation sans précédent apporte un soutien aussi important à une candidate socialiste, ce qui aurait pu être le socle d’un renouveau, il était néfaste d’écrire un pamphlet à son encontre. Cela ne fait qu’augmenter les dissensions au sein du parti. Pour finaliser le bouquet, s’en vanter lors d’une transmission du courant ‘jospiniste’ à Delanoé, ne présentait vraiment aucun intérêt.

Aujourd’hui, si beaucoup de membres influents du PS sê disent prêts à travailler ensemble, dans un effort commun, il reste qu’il faudra un moteur à ce mouvement. L’expérience montre que François Hollande n’est pas à la hauteur pour mener ce genre de combat (honnêtement, je trouve qu’il n’en affiche même pas la conviction). Comme vous le dites, M Doutriaux, j’ai bien peur que le système ne soit schlérosé et que personne, au sein du parti, n’ait la force, ni ne parvienne le cas échéant, à recréer une unité là où l’habitude fait qu’il y ait des divergences. Même si l’on apprend de ses erreurs et que l’année dernière le PS a tâché de se rassembler derrière un programme commun, les individualités semblent trop fortes pour se rassembler derrière un candidat commun.

 
Jana | bretonne en Normandie
15H52 17/03/2008

@ Gringo

« les individualités semblent trop fortes pour se rassembler derrière un candidat commun. »

sincèrement, je ne pense pas que ce soit les personnalités qui soit trop fortes, je pencherai plus pour les égos…

 
Jana | bretonne en Normandie
15H53 17/03/2008

@ Gringo

« les individualités semblent trop fortes pour se rassembler derrière un candidat commun. »

sincèrement, je ne pense pas que ce soit les personnalités qui soient trop fortes, je pencherai plus pour les égos…

 
Numerosix | Prisonnier dans le village global
15H16 17/03/2008

C’est fou ce que Rue89 a envie de donner comme leçons au PS ..
Arretez de les prendre en pitié ..
Si vous les laissiez se demmerder , un peu . Ils sont grands non ?

 
17H17 17/03/2008

Je n’ai certainement pas une passion pour le PS, et encore moins dans son état actuel, mais sans eux nous sommes morts (façon de parler, bien sûr).

 
17H35 17/03/2008

ok avec toi… à propos du PS, ca les démange, sur R89. Plus que sur l’UMP!

Je ne sais qui est ce noble inconnu qui discourt plus haut : c’est d’un confus!!!
Le PS a gagné des villes, la majo des conseils généraux (8 en plus), il dirige les régions, le Sénat va bouger…
Et le PS devrait dire, aujourd’hui, qu’il est constitué d’une armée de nuls et de bons à rien…

Une campagne gagnée avec un boulot de dingue des militants unis contre la droite.
Un peu de décence!
La révolution de l’info … pas de l’intox!
Imaginez les titres si la droite avait gagné!

Ca bouge au PS! Tout n’est pas parfait! Mais laissons un peu de temps au temps!
L’ambulance? ce n’est pas le PS!
R 89 se trompe de cible … ou alors il faut qu’ils précisent pour qui ils bossent.

 
19H53 17/03/2008

Faut pas t’énerver comme ça, Marie.
Tiens, je vais t’adoucir un peu la bille.
Je ne crois pas que l’UMP ait gagné les présidentielles par la grâce du Saint-Esprit mais bien parce que le PS était trop inconsistant.
Je ne crois pas, de la même façon, que le PS se soit refait la cerise aux municipales. Il a tout simplement bénéficié des 10 mois de gesticulation calamiteuse de Sarko. Un vrai repoussoir.
Il est urgent que la gauche sorte de ce jeu à sommes nulles en proposant une vraie alternative au rouleau compresseur des « réformes  » sarkosistes. Elle n’a pas quatre ans devant elle comme le clamaient les ténors PS hier soir sur les plateaux.
La vraie indécence c’est de laisser les militants ramer sur le sable depuis trop longtemps.

 
08H02 18/03/2008

La vraie indécence c’est de laisser les citoyens, tous, ramer sur le sable, les militants ne représentent même pas 1% des électeurs inscrits au parti ;)

D’où la percée remarquable de la LCR, seul moyen de faire comprendre au PS qu’on en a un peu marre de les voir s’autocongratuler, pousser à la sociale-démocratie en s’alliant au centre mou, et s’enrichir sans que rien de véritablement utile pour le pays ne soit capable de sortir de leur cerveau pendant 12 ans.

 
03H11 22/03/2008

A Numerosix

Je suis d’accord avec vous, il faut les laisser se démerder, car ils sont bien dans la merdre et pour longtemps comme le pays d’ailleurs, mais le problème est clairement que l’auteur François DOUTRIAUX, comme beaucoup de français, veut encore y croire.

C’est aussi la raison de sa petite diatribe : « Si la « rénovation » consiste à intégrer la propagande libérale qui assimile toute forme de protection sociale à un archaïsme dépassé, le PS se suiciderait en empruntant cette voie « centriste ».»

‘’Voix centriste’’ : cette appréciation est toute personnelle à Mr DOUTRIAUX.

Lorsque l’on a déjà barré un voilier, on sait que donner sans arrêt des coups de barre à droite puis à gauche, cela freine le navire et c’est aussi une conduite dangereuse. Cela permet de mieux comprendre les propos de F. BAYROU lorsqu’il reprend cette image pour la conduite de la France.

 
François Doutriaux | Juriste et enseignant chercheur
00H07 25/03/2008

Comme je le précisais il y a peu sur un autre commentaire ici-même, je ne crois guère à la fin de la démocratie d’opinion qui gangréne actuellement notre pays.

En revanche, je suis extrêmement pragmatique : à court terme, le PS est actuellement la seule formation politique susceptible de ravir le pouvoir au niveau national à l’UMP.

La chose est, notamment pour des raisons de sociologie électorale, loin d’être faite.

Si vous êtes réellement convaincu que le redressement de notre pays est impossible, je comprends mal pourquoi vous perdez votre temps sur Rue89, dont la fréquentation quotidienne pése lourdement sur le moral de tout individu normalement constitué ^^.

Quant à considérer que la voie centriste est suicidaire pour le PS au plan national, avez-vous oublié le sort de monsieur Jospin au premier tour des élections 2002?

Je n’ai personnellement rien contre une direction centriste de la France (quoi que je n’ai pas souvenir que la période centriste ait été, sous la V° république, particuliérement remarquable) mais la seule difficulté est…qu’elle n’existe pas.

Les formations centristes ont toujours été, dans notre pays, historiquement liées à la droite.

La stratégie novatrice de Monsieur Bayrou est intéressante (d’autant plus qu’il s’est montré un excellent représentant de l’opposition sous la mandature précédente) mais n’apparaît guère probante au regard des résultats électoraux et se limite pour l’instant au projet dont il est personnellement porteur.

Je suis en l’occurence fortement hostile à toute personnalisation du pouvoir.

Quant à la pittoresque analogie de monsieur Bayrou, elle trouve sa limite dans le « sans arrêts ». Au plan national ,la droite a occupé le coeur du pouvoir sur des périodes infinimement plus longue que la gauche. La comparaison des bilans est également éloquente. Enfin, pour qui observe l’UMP depuis 2002, et particulièrement depuis 2007, il me semble bien difficile de considérer qu’il tire des bords dans une direction unique et cohérente. Et ce sur quelque terrain (politique, social, économique, pénal, etc..) que se soit.

Que nous ayons aux manettes la gauche socialiste, le modem ou une formation nouvelle m’importe peu. Tout ce qui compte à mes yeux est que l’ineptie de la gestion du pouvoir depuis 2002 s’arrête enfin, et que les dérives inquiétantes de nos institutions soient stoppées.

Il me semble que le PS est actuellement la seule formation politique en position pour ce faire. Si le modem réussit cet exploit, je serais le premier à applaudir des deux mains.

Tant que l’affairisme, la gabégie économique, le populisme électoraliste, le dépecage de la protection sociale, la prééminence de l’idéologie et le régne des ambitions personnelles sont stoppés, je me moque éperdument que notre pays soit dirigé par un labrador à poil dur.

 
DidierB63 | Devant un écran
15H18 17/03/2008

Un programme porté par une personne choisie par les militants. Mais avant tout, un programme clair, précis, chiffré et qui ne tient pas compte des sondages mais des problèmes qui ont été identifiés depuis 20 ans (au minimum). Ça parait si évident qu’on ne peut être qu’horrifié que rien n’ait été fait ou présenté avant !

Les partis politiques ont largement les moyens intellectuels et financiers pour réaliser un travail de cette ampleur. Mais, jusqu’à présent, il n’a été question que de conserver les fonctions auxquelles on avait été élu, pas de trouver des solutions.
Réformer le système de santé ou celui des retraites, par exemple, ne semble pas être très porteur politiquement. Alors, on propose des petites réformes, qui n’effrayent pas les électeurs potentiels. Et surtout, on explique rien. Pourtant, plus on avance plus on se rend compte que les français veulent qu’on s’occupe de ces problèmes mais sans détruire ce qui existe.

Il faut que cette transformation du discours et de l’acte intervienne rapidement, avant que la société française ne soit complètement divisée, voir pire…

Et il est de plus en plus évidement que des réformes institutionnelles doivent avoir lieu. L’instauration d’une séparation totale des pouvoirs législatifs et exécutifs me parait indispensable si on veut que l’assemblée puisse faire son travail de législateur.

En tout cas, je rejoint complètement votre commentaire « a chaud », même si y répondre demande bien plus qu’un autre commentaire « a chaud ».

http://polemiquons.over-blog.com/

 
Jana | bretonne en Normandie
15H46 17/03/2008

@ DidierB63

« un programme clair, précis, chiffré et qui ne tient pas compte des sondages mais des problèmes qui ont été identifiés »

Effectivement, qu’est ce qu’il y a de « rouillé » « bloqué » dans le domaine de la conduite de la politique ?
Je me demande souvent pourquoi, les « élites » aux manettes dans les partis disent  » les français veulent que.. nous disent que.. pensent que..  »

Parce qu’ils n’en font pas partie.. des français ?

Vous avez raison, il est utile de raisonner « à froid », en dehors du marketing électoral, ce racolage d’électeurs, en démystifiant les sondages opportunistes, démagogues, plus que discutables.

 
colbert | medecin
20H09 19/03/2008

Un programme chiffré du Ps;inutile,ils n’annonceront pas les mesures restrictives qu’ils prendraient…souvenez vous en 81 avaient-ils annoncé trois dévaluations en 18 mois du fait de leur incurie ? avaient-ils annoncé qu’ils multiplieraient par 10 la dette de l’état entretenue et aggravée ensuite par l’Ump?
Aujourd’hui la dette c’est le budget de l’éducation nationale et les enseignants qui contestent les restrictions de postes et de crédit ne peuvent s’en prendre qu’à eux mêmes:avoir voté pour un escroc et sa clique en 81.
De plus ils ont augmenté l’AN de 128 députés en 88;pourquoi ?
Il convient de reduire de façon drastique le nombre de députés (251 contre 577 ) et réduire le nombre de sénateurs à 100 (comme aux EU ) au lieu de 331.Revoir les avantages des sortants de l’ENA,des différents corps d’état et de leur copinage…un bon coup de balai est indispensable:les socialistes et l’Ump sont trop veules pour rénover et étriller la classe politique;ils tapent dans le même gâteau.

 
15H19 17/03/2008

C’est vrai que la conquète du pouvoir vire de plus en plus à l’absurde : Dati qui affirme, qu’elle ne sera pas forcement maire car elle fait partie d’une liste et qu’il faut qu’elle en parle avec ses « colistiers et non sur un plateau de télévision car tous ceux qui sont là, n’étant pas ses colistiers ne sont pas concernés », Rama Yade, qui ne se présente « que troisième à Colombes »… Voynet (que j’apprécie)qui sera à la fois sénatrice et maire va-t-elle démissioner conformément à ses engagements? Que faire?

 
ex-riverain | x
15H32 17/03/2008

kidnapper jean sarkozy, lui mettre le cerveau de mazarine pour créer un nouveau leader de gauche ? et qui fonctionnerait au biocarburant ?

 
18H58 17/03/2008

En plus de tout ce que vous pointez, je ne vois pas comment le PS peut également échapper à un intense travail de clarification idéologique.
Il s’agit de savoir s’il doit « faire accepter aux militants du parti un modèle économique social et libéral seul à même de répondre à la mondialisation » (Mougeotte, éditorial du Figaro) ou de « proposer un plan réaliste et imaginatif » (Joffrin, éditorial de Libération), ce qui impliquerait dans le deuxième cas que le réalisme ne soit pas brandi au détriment de l’imagination. Une vieille formule prétend qu’on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment. Dans le cas du PS, c’est très précisément l’inverse. Il ne demeurera dans l’ambiguïté qu’à son propre préjudice (et, par conséquent, au nôtre, pour peu qu’on se reconnaisse de gauche).

Ce qui me fait revenir sur la question des alliances. Il est urgent pour le PS de clarifier sa position sur cette question. Son refus de nouer des accords techniques et électoraux sur sa gauche (qui n’auraient pas mis en péril la capacité de gestion des municipalités) aussi bien à Clermont-Ferrand qu’à Toulouse ou Montpellier (entre autres), son maintien au second tour face à des candidats communistes arrivés en tête, tout cela n’augure pas d’une ouverture politique à l’épreuve des balles.
Or cette gauche du PS peut progresser, y compris électoralement : c’est le cas notamment à Clermont-Ferrand (de 13,80% à 15,34%) ou à Montpellier (où une alliance Verts-LCR passe de 16,58% à 18,62%).
En l’état actuel du Modem, je ne vois pas bien que les offres de service à Bayrou soient autre chose qu’une vue de l’esprit. Je le vois d’autant moins que le refus opposé à Sarnez par Delanoë (qui, au passage, contribue à faire perdre le Vème arrondissement) indique au minimum des tiraillements sur ce passage vers le centre.

Où l’on se retrouve au point de départ : quelle orientation politique le PS souhaite-t-il prendre en vue des prochaines échéances ? Et surtout, a-t-il les moyens de clarifier ses positions ?

EDIT : J’oubliais… Je crains beaucoup que le PS ne sache pas éviter un écueil majeur, à savoir le risque de devenir un agrégat de baronnies. Par quels moyens parviendra-t-il à empêcher les affrontements entre leaders locaux, toujours prompts à se poser en exemples ? Pour avoir jadis milité au PS, je dois dire que je ne suis pas plus rassuré que cela…

 
22H28 17/03/2008

D’accord avec vous, sans oublier la victoire de Voynet sur une liste « vraiment de gauche » et le bon score des Verts à Grenoble (près de 23%)

 
déluge | menuisier
16H17 17/03/2008

A mon avis, c’est plutot sur les années 83-86 que le PS doit concentrer sa réflexion. C’est durant cette période qu’il a abandonné son projet de « changer la vie ». Depuis, il se borne à utiliser (de moins en moins) le vocabulaire de gauche, mais en porte également de moins en moins les valeurs.
La gauche ne s’est jamais vraiment remis de cette rupture dans le septenant de Mitterand I, elle accompagne lorsqu’elle est au pouvoir, elle privatise comme jamais, elle déçoit et elle désespère.
L’histoire du PS, sa structure même, le mariage des « carpes » Straus Kahn, Walls, Bockel et des « lapins » Mélanchon, Montebourg, etc, rends impossible une ligne claire et la désignation d’un leader en temps et en heure.
Je ne pense pas qu’il soit possible de « réformer » le PS, trops d’intérêts et de points de vue contradictoires, il faut, je pense « reformer » un parti de gauche avec des valeurs affirmées comme telles.
Mais ils vont s’accrocher. En 2002 ils n’ont rien compris, après les régionales pareil, en 2005 itou, je prends les paris qu’ils tireront pas plus de conclusion après ce scrutin. on a pas fini de pleurer de rage.

 
16H18 17/03/2008

@Thierry Rebout

Tout à fait d’accord avec vous, l’avenir du P.S. c’est la clarification politique de sa ligne, sinon il restera constamment immobile et tiraillé entre son ancrage à gauche et l’appel du centre (qui ressemble à s’y méprendre au triangle des Bermudes).
A cet égard, la crise du « non » au réferendum, qu’il faudra bien un jour régler (mais n’est-elle pas le signe de divergences bien plus profondes) a laissé des traces indélibiles dans le P.S. empéchant toutes discussions sérieuses sur une ligne politique. A 6 mois du congrès, dans l’euphorie des municipales, le silence est assourdissant et les militants de base écartés de toute élaboration politique au profit des discussions de couloirs entre barons.
Le cumul des mandats devient de fait la protection la plus efficace pour les leaders du P.S. de protéger leur statut en maintenant un statu-quo (on s’arrange entre amis et ainsi on évite les discussions qui « fachent »). Pourtant, ce statu-quo se transforme progressivement en bombe à retardement.
La solution appartient aux militants : imposer un réel débat politique pour définir une ligne claire qui sera imposée aux différents leaders par les instances du parti.
Ca n’est pas gagné.

 
16H52 17/03/2008

Monsieur Doutriaux semble faire l’impasse de l’avidité de certains « cadres » du PS qui lorgnaient et lorgnent encore le pouvoir suprème.

Cette avidité ayant dicté les comportements pour le moins inamicaux de certains cadres, sont une des causes, peut-être la seule, de la défaite du PS lors des présidentielles.

Nombreux sont ceux qui, s’estimant dignes de la plus haute marche, ne veulent rien lâcher.

Le système cause-effet est toujours en marche et malgré les dénégations de certains possibles futurs candidats (Delanoë ici même), j’ai bien peur que nous assistions d’ici à 2012 à un bis ter quatro?-répétita.

C’est hélas aux citoyens de faire comprendre au PS que ces luttes intestines sont sa perte.

Au niveau local il n’y a pas de lutte interne. Les résultats suivent.
Au niveau nationnal les résultats prouvent le bien-fondé de cette remarque.

 
Infovite | Plébéien.
16H57 17/03/2008

Trois « chantiers » pour être plus proche des… travailleurs.
Il y a encore du boulot!
http://info-espress.over-blog.com/

 
Asse42 | intérimaire
17H04 17/03/2008

Je ne suis pas d’accord avec cette vision « collective » de l’avenir. Ce n’est pas parce que je suis un individualiste forcené mais parce que je crois qu’il est temps que le PS définisse clairement une ligne politique, un projet, une stratégie et un leader pour le futur.
En l’état actuel il est inaudible car qui peut dire quelle est la ligne politique du parti entre Mélenchon et DSK? Entre Hamon et Royal?
Je crois que cette vision est idéaliste et est reprise hypocritement par certains leaders souhaitant revenir dans le jeu. Car quel projet commun entre les différentes visions? Quel leader choisir pour l’incarner? On va encore se retrouver dans des tractations politiciennes et sur des synthèses abjectes pour le pays.

je crois au contraire qu’il faut un congrès d’affrontement idéologique pour la voie à suivre pour le PS. Il faut une motion soc-dem, une motion plus radicale, une motion d’ouverture,etc… Les militants doivent pouvoir choisir en conscience la voie que doit emprunter le PS pour gagner au niveau national! Car les tactiques collectives à l’ancienne ne servent qu’aux barons du PS mais pas au peuple de gauche…

2008 doit être l’année de départ d’un PS nouveau qui se met en place.

 
17H15 17/03/2008

« Il faut une motion soc-dem, une motion plus radicale, une motion d’ouverture,etc. »

Une véritable motion social-démocrate serait sans aucun doute beaucoup plus radicale que la bouillie tiédasse qu’on nous sert pour le moment. La social-démocratie, ça n’est pas l’abandon de la référence marxiste, ça n’est pas Bad Godesberg et c’est encore moins Strauss-Kahn.
Pour tout vous dire, si le PS était vraiment social-démocrate, je n’aurais aucune peine à m’y retrouver.

En outre, à vous lire de temps à autre, je ne suis pas sûr que vous me suiviez si je vous dis que la question du leader est secondaire.

 
Asse42 | intérimaire
20H16 17/03/2008

« En outre, à vous lire de temps à autre, je ne suis pas sûr que vous me suiviez si je vous dis que la question du leader est secondaire. »

Exact. je dirais même que cette question est capitale pour le futur et pour le présent. Car les gens ont besoin de s’identifier à une personnalité qui, elle, représente des idées. Quelle est cette idée saugrenue de croire que l’on doit porter un projet collectif et sans leader défini? A quoi sert une telle hypocrisie?

Non je crois qu’il faudra trancher le projet politique et donc, bien évidemment, le leader qui va avec. Le leader sera bien sûr accompagné par une équipe autour de lui mais on saura clairement quelle direction le PS prendra.
Sincérement je ne souhaite pas que ce soit la soc-dem ni la radicalité. je suis plutôt partisan du pacte présidentiel qui dans l’esprit a su incarner les valeurs fondamentales de la gauche, répondre aux urgences sociales tout en créant des dynamiques d’avenir sur la recherche, l’excellence environnemental par exemple.
Et puis je crois en l’ouverture politique vers toutes les forces de progrès avec respect. Je ne crois pas au repli sur soi.

 
22H21 17/03/2008

« Quelle est cette idée saugrenue de croire que l’on doit porter un projet collectif et sans leader défini? »

Eh bien, comment dire, de mon point de vue du moins, c’est carrément le b-a, ba de l’engagement à gauche, où on se réunit en vue d’un travail politique à accomplir, et pas en vue de faire élire tel ou telle.
Faire prévaloir la personne sur le programme, c’est selon moi le fruit même d’une idéologie de droite. (Il n’y a pas particulièrement lieu de s’en formaliser, je ne fais que le constater et m’en désoler quand cela affecte la gauche.)

Pour être tout à fait précis, je rêve d’un PS qui se désintéresserait de la présidentielle pour se consacrer très vigoureusement aux législatives, et qui s’y consacrerait pour les gagner. C’est-à-dire qui se déprésidentialiserait. Mais je rêve, nous sommes d’accord.

Je n’ai aucun doute sur le fait que vous êtes « plutôt partisan du pacte présidentiel ». Le « plutôt » me surprend même un peu. Comme je vous l’ai dit, je vous lis avec attention, ne serait-ce que parce que Allez les Verts ;-).

 
22H27 17/03/2008

Enfin le mot Verts apparaît sur cette page ;-)
Nul commentaire du score de Voynet, élue victorieusement avec une liste affichée « vraiment de gauche », contre les appareils (mais pas les militants) PS et PC : c’est curieux, car il me semble que là réside justement une des clefs de la reconstruction de la gauche, autour de l’écologie politique ET des valeurs solidaires.

 
Asse42 | intérimaire
02H22 18/03/2008

Merci pour votre soutien aux verts!;-)

En ce qui concerne mon « plutôt » ce n’est pas du soutien mou mais une orientation autre!…

Sur le leadership je crois qu’il est indispensable qu’une personnalité émerge à gauche. Il me semble que pour gagner les élections nationales il faut que le peuple de France puisse identifier le leader de la gauche. Comme pour Mitterrand par exemple. C’est la condition sine qua non pour exister au niveau national.
Alors dire qu’il faut rester groupir c’est nous ramener comme avant et comprendre que rien ne va bouger jusqu’en 2011. Est-ce réaliste alors que le monde bouge et que l’on dit que la gauche est inaudible?

Kawouede, nous sommes bien d’accord sur l’importance de l’environnement dans le futur. C’est même un chamboulement de société qui nous sera amener à faire. Cette révolution productive doit s’accompagner d’une révolution sociale et culturelle.
Tout partira de la démocratie participative et de la VI ème république. Ce sera la base d’un projet de gauche: respect et honnêteté en seront les piliers fondateurs.

 
17H55 17/03/2008

ben oui nous sommes des centaines de militants à demander un débat de fond depuis une dizaine d’année… résultat… heu… mais si « on a gagné les élections locales… bon d’accord ça vote pas bcp mais bon ce n’est pas grave)….

La droite a perdu… c’est entendu… et maintenant ? —>http://marc.vasseur.over-blog.com/

mais bon nos dirigeants (locaux…) sont contents… n’est ce pas l’essentiel…

 
sevyniloc | ancien cadre supérieur de la fonction pu...
19H36 17/03/2008

Je pense que le seul débat réel qui doit avoir lieu est celui de l’équilibre socio-économique entre le monde de l’argent et celui du travail, sauf bien entendu à s’engager soit dans la voie de l’ultra-libéralisme soit de revenir au communisme.
Comme ce débat ne sera pas engagé par la droite, c’est donc à la gauche de le placer à l’ordre du jour.
En effet, Je pense qu’il ne faut pas s’illusionner sur la future place de la France dans le concert mondial. La France va devenir un pays moyen, dont le marché intérieur n’intéressera pas prioritairement les grands acteurs de l’économie, en terme de gains. Mais cette situation peut être avantageuse car elle dégagera notre pays des grands enjeux et des grandes pressions du monde économique qui seront principalement intéressés par les grands marché intérieur en biens d’équipement comme la Chine, l’Inde, l’Afrique et l’amérique du sud.

Le gâteau sera plus petit quantitativement parlant et il faudra donc mieux le partager et introduire du qualitatif dans nos objectifs: énergies renouvelables vraies ( hydrogène, solaire, éolien et géothermique ), alimentation propre, éducation et formations professionnelles, brevets, investissements productifs.
C’est déjà ce qui se passe au Danemark, au Canada, en Suède, en Irlande etc..

Réduire nos factures extérieures et mettre le paquet sur nos seuls atouts, dont le principal reste le qualitatif humain. Comme nous le disions il y a déjà longtemps: faute de pétrole, il faut des idées et donc de la création.

Ceci ne peut passer que par une volonté politique forte et des moyens budgétaires réels donc, dans un premier temps, une augmentation des prélèvements fiscaux dans tous les domaines qui n’appartiennent pas aux priorités ci-dessus. Cette augmentation aura deux buts: réduire la dette et permettre à l’Etat, directement ou à partir d’agences nationales, d’injecter des moyens dans les domaines prioritaires.

Même le plus idiot des actionnaires sait qu’il faut investir, quelquefois longtemps, quelquefois à perte au départ, pour gagner ensuite.

C’est cette aventure, dont la plupart de nos responsables savent l’importance, qui est et sera le véritable enjeu de notre avenir et pas l’Europe, ou le monde.

En fait, comme le disait Churchill en revenant au pouvoir dans la bataille contre les nazis, « je vous promets de la sueur, du sang et des larmes ».

La seule condition c’est d’avoir le courage de prélever de l’argent là où il y en a afin de financer ce programme  » d’investissement pour la France » afin de miser sur le travail, l’innovation et la qualité.

Dans cette situation, seule une action publique forte, comprise, transparente et controlée, associée à l’équité de traitement dans le domaine humain peut établir le contrat social accepté. Certains pays, comme le Danemark se sont déjà engagé dans cette voie de l’effort national partagé, basé sur la solidarité générale équitable.

A moins d’accepter que la France devienne le parc de loisir des pays du nord, il n’y pas d’autre choix, que ce soit avec ou sans l’Europe.

Et ce choix, seul la gauche peut le mettre en oeuvre, puisque la droite avec CHIRAC puis SARKOZY, a montré et montre qu’elle n’en est pas capable, restant sur des poncifs passéistes, injustes et inefficaces.

Ce choix serait un vrai choix de gauche, puisque basé sur l’humain, créateur de richesses qualitatives et totalement conforme à notre constitution qui précise que la France est  » une république sociale ».

Chiche !

 
22H11 17/03/2008

1) « La France est sans doute le seul pays au monde où l’on se gargarise de tels succès démocratiques (taux de participation aux présidentielles par exemple) tout en affirmant sans rire que 53% des votants (47% des électeurs inscrits) peuvent conditionner unilatéralement la vie de 100% des Français. »
d’accord c’est ringard mais je me souviens d’avoir appris à l’école, il y a une cinquantaine d’années, que la majorité c’était 50% des voix + 1 et que sur cette base la majorité avait la légitimité pour 100 % des électeurs
2) la tendance courte vue des commentateurs est de nier le phénomène de l’abstention : nous sommes passés en 2007 du taux le plus haut de participation à des présidentielles au taux le plus bas à des élections municipales… depuis que la république existe, et cela ne vous interroge pas sur l’immense poids de la désillusion du peuple sur ces prétendues élites qui doivent le représenter ?
3) pour que se dissipent toutes ces illusions et se convaincre que le ps nous propose une alternative à l’ump, je proposerais que le ps
- dénonce la volonté de son élu à strasbourg de créer un eurozone défiscalisée, un mini liechtenstein au centre de l’europe en quelque sorte
- demande à ces maires élus de cesser de financer les clubs de foot pour utiliser cet argent à des fins sociales
ce serait plus simple que votre bavardage

 
Ater76 | Militant Gauche Alternative
06H28 18/03/2008

Pour que le PS soit vraiment de gauche, il faudrait déja qu’il aille rechercher ses fondements à gauche !
On ne peu etre fataliste face au dégats du libéralisme et se proclamer de gauche. Autant s’assumer de droite pour beaucoup d’entre eux comme pour l’emsemble du Modem… la vrais Gauche existe et propose de vrais Alternatives pour une societe basée sur bien mieu que le « Tout pognon »… revenons a des vrais valeur humanismes et solidaires. Apres ils pourront se dire de Gauche.

 
Ater76 | Militant Gauche Alternative
07H19 18/03/2008

A moi à l’ecole, on m’a appris que la Démocratie cétait le Peuple Pour le Peuple… on m’a menti?!!!
En ce qui concerne la prise en compte de la population par nos « politiques », ca fait déja bien longtamps qu’ils en on que faire. Il faut les voir (comme dit plus haut) interpréter les chiffres comme bon leur semble… Pourtant que representent t’ils vraiment ?
ah oui… 21 millions de personnes (PS-UMP) pour 44.5 millions d’inscrits (1er tour 2007)… mais surtout 140 000 adhérents PS et 250 000 UMP… et ils ont les pleins pouvoir ! ca c’est démocratique non ?
Et les autres ? abstentionnistes, non inscrits, privés de droits civiques, étranger en situation régulière ou pas, jeunes non inscrits aujourd’hui mais inscrit demain… sans compter sur la nom représentativité des autres couleurs politiques entre 15% et 25% celon les scrutins… le tout pour + de 70 000 000 d’habitants…
Ils n’ont vraiment aucun scrupules… que le PS revienne à Gauche pour survivre… ou qu’il s’assume de droite… mince l’hemicycle de l’assemblé et pas assez grand a droite… mais au moin on aurait une vrais gauche à gauche.

 
cooper59 | pour la decroissance !
08H43 18/03/2008

bien dit Ater ! ici a Lille Martine Aubry , comme ailleurs , s’est alliée avec le Modem alors qu’elle n’avait pas besoin de ça , Delanoé a fait le contraire a Paris . Que le PS prenne des decisions claires , au niveau national , se refonde en parti social dem et on y verra plus clair .

 
déluge | menuisier
09H33 18/03/2008

Le PS c’est comme le Kremlin avant la chutte du mur: Faut des spécialistes pour en parler.
Pourtant ça devrait pas être si compliqué ça un parti de gauche.
Solidarité, équité, partage des richesses, générosité…
Je veux bien que la mise en musique nécessite quelques débats, mais il suffirait de partir de ça, pour commencer.

 
zénon denon 84 | Bonne
11H23 18/03/2008

J’ai le souvenir qu’au moment ou
Arnaud Montebourg avait lancé (avec qq amis )
le nouveaux parti socialiste _N P S _
il parlait ent’autre,de revenir
à l’essentiel à gauche ,
Donc de reactualiser les fondamentaux !

Il a eu bcp de mal ,comme toujours,
bcp lui ont tiré dans les pattes,avec joie meme,
on en paye aujourd’hui les conséquences .
Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est lui qui
avait raison,mais tout de meme c’était une
excellente piste…
Pour le reste l’eau tiède n’est jamais
une bonne médecine . Ah docteur,c’est grave ?

 OUI

 
Marc_S | Ingénieur
12H07 18/03/2008

Ater, il y a des points où je ne vois pas trop de solutions:
« Et les autres ? abstentionnistes, non inscrits, privés de droits civiques, étranger en situation régulière ou pas, jeunes non inscrits aujourd’hui mais inscrits demain… »
C’est bien beau de dire ça mais comment représenter des gens qui ne votent pas (je parle évidemment des abstentionnistes et non inscrits). On ne peut pas ne pas s’inscrire ou voter et après se plaindre du manque de démocratie.
Les « privés de droits civiques », j’avoue ne pas savoir tous les cas de privation mais j’imagine que ce n’est pas pour rien…
« jeunes non inscrits aujourd’hui mais inscrit demain » il faut bien mettre une limite d’age, ou alors pouvoir voter dès sa naissance puisque si on baisse la limite à 16ans, les jeunes de 14 pourront dire que c’est injuste…
« étrangers en situation régulière ou pas »: pour les municipales les ressortissants de l’UE peuvent voter, faut-il que tous les étrangers puissent voter, pourquoi pas après un certain nombre d’années passées en France. Ceux qui ne sont pas en situation régulière (qui doit être régularisé ou pas n’est pas le débat ici) par définition il me semble ne peuvent pas voter.
Et le fait que les deux principaux partis n’aient « que » 400000 adhérents n’a rien à voir… on peut être intéressé par la politique et avoir des opinions sans être adhérents à un parti. Et pour retourner ton argument, j’imagine que ces deux partis ont le plus d’adhérents en France donc on pourrait en te suivant se dire que finalement c’est normal qu’ils dirigent.

 
Ater76 | Militant Gauche Alternative
15H08 18/03/2008

et pourtant il faudrait bien en trouver des solutions. Comment des personnes qui devraient representer le peuple dans sa plus grande diversitée n’interessent plus que la moitié des adultes en france ? c’est bien qu’il y a probleme !
ce n’est pas une question d’age limite, mais ceux qui on 18 ans depuis les elections en auront 23 aux prochainex… c’est eux qu’il faut interesser et convaincre aussi… le fait de voter est une chose, le fait de voter systematiquement le moin pire comme on peu l’entendre en grand majorité lors des campagnes (vote utile comme ils disent)… n’est plus un acte de democratie, mais une sorte de bonne conciance collective… « Faut voter, alors votons » meme si dans le conciant on sait que c’est du pareil au meme… se qui me choque, c’est cette satisfation permanente de ces chers politiciens a chaque fin de scrutin… jamais de remise en questions sur les fondammentaux… du bla bla et hop.. on passe a une nouvelle campagne.
Regardez le gouvernement Sarko-mard envisage un interessement au benefices et d’autres petit avantages au salariés(pouvoir d’achat oblige et popularité aussi)… a votre avis d’ou vient l’idee ? c’est bien une idee de Gauche la vrais Gauche… pas les Socialo-liberaux qui n’en n’ont jamais fait leur bataille mais bien les autres et aujourd’hui tout le monde va dire que c’est une bonne idee… super !! la plupart des avancées sociales du siecle dernier sont venu de mouvsments dit aujourd’hui d’extreme gauche… bientot il faudra bien faire attention car que ce soit le PS ou l’UMP (meme si ca deja ete fait dans le passé) reprendrons de nouveau des idees a la vrais gauche pour se forger une nouvelle popularité… pourquoi eux ? parcequ’il se partage le gateau depuis 30ans et qu’il parait qu’il est bon… alors moin ils seront a table plus ils pourront en manger… mais a quel prix ????

 
13H42 18/03/2008

Il faudrait simplement que le PS « re »-devienne un parti démocratique.

(Et pas forcément un ambassadeur du CAC40, comme DSK, qui parait-il, est PS !)

Qu’en pensez vous ?

 
15H20 18/03/2008

Avant tout les militants du PS doivent virer du parti ceux qui à sa tête l’ont conduit dans le mur.Hollande Royal Dray Strauss Khan Lang etc…Les traitres trahissent toujours. Nous sommes et nous serons nombreux à préférer l’abstention, le vote à gauche toute et même voter contre ces dirigeants qui ont voté pour l’ennemi de la démocratie et la constitution Française… le 4 février 2008 à Versailles.Malgré le mécontentement de la politique « Palace Elysée » de NPSS l’abstention forte des municipales est révélatrice du malaise né de la trahison des dirigeants et d’une grande majorité des élus PS.

Pour le viol de la constitution

MM. Dominique Baert, Christophe Caresche, Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Armand Jung, Jack Lang, Michel Lefait, Mme Annick Lepetit, MM. Albert Likuvalu, Victorin Lurel, Mmes Jeanny Marc, Dominique Orliac, Sylvia Pinel, MM. Philippe Tourtelier, Manuel Valls, André Vézinhet et Jean‑Claude Viollet.

Spectateurs du viol, s’abstenir pour un élu c’est un comble…

Mme Patricia Adam, M. Jean‑Marc Ayrault, Mmes Delphine Batho, Chantal Berthelot, M. Jean‑Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Jean‑Michel Boucheron, Mmes Marie‑Odile Bouillé, Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean‑Christophe Cambadélis, Mme Martine Carrillon‑Couvreur, MM. Guy Chambefort, Gérard Charasse, Mmes Marie‑Françoise Clergeau, Catherine Coutelle, Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Michel Debet, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, René Dosière, Julien Dray, Tony Dreyfus, Yves Durand, Mmes Odette Duriez, Corinne Erhel, Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, MM. Jean‑Louis Gagnaire, Guillaume Garot, Jean Gaubert, Mme Catherine Génisson, MM. Jean‑Patrick Gille, Joël Giraud, Gaëtan Gorce, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman‑Rispal, M. François Hollande, Mme Monique Iborra, MM. Eric Jalton, Henri Jibrayel, Mme Marietta Karamanli, MM. François Lamy, Jean‑Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Jean‑Yves Le Déaut, Jean‑Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Louis‑Joseph Manscour, Mme Jacqueline Maquet, M. Jean‑René Marsac, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Pierre Moscovici, Pierre‑Alain Muet, Mmes Marie‑Renée Oget, Françoise Olivier‑Coupeau, George Pau‑Langevin, Marie‑Françoise Pérol‑Dumont, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, François Pupponi, Jean‑Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Alain Rodet, Marcel Rogemont, René Rouquet, Alain Rousset, Michel Sainte‑Marie, Michel Sapin, Mme Marisol Touraine, MM. Jean‑Louis Touraine, Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, André Vallini et Philippe Vuilque.

 
16H50 18/03/2008

Ne les citez pas tous…

La blessure est encore trop fraîche.

 
16H27 18/03/2008

Les yeux fatigués, j”ai cru lire :Trois charters pour sortir le Parti socialiste du marasme…! qui mettrait-on dedans ?

 
delavergne | journaliste dans la presse régionale
22H06 24/03/2008

« Que, face à la personnalisation des fonctions politiques qu’incarne Nicolas Sarkozy, ils choisissent au contraire de réaliser une action collective, concertée et solidaire. »

Tout est résumé là/